LA PROMESSE DES CHIENS, de Claudie GALLAY
Publié le 29 Octobre 2026
Roman - Editions Le cercle ouvert - 336 pages - 22.50 €
Parution le 20 août 2026 : Rentrée littéraire
Résumé : En Alaska, il y a cent ans, une formidable chaîne de l'espoir - habitants, mushers, chiens de traîneaux - sauvait de la diphtérie les enfants d'une petite ville isolée pa l'hiver et la glace. Un roma dédié à l'amitié et la solidarité.
Tentation : Le sujet
Fournisseur : La bib de St Lunaire
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Mon humble avis : J'ai aimé ce livre qui m'a emmenée loin et dans une autre époque. Un livre se démarque vraiment de la production actuelle (secrets de famille, quête identitaire, actualité sociale) dont je me lasse tant qu'elle me paraît redondante.
On a ici une histoire vraiment romanesque, même si elle est inspirée de faits bien réels : La course au sérum de 1925 . Ada Blackjack, Inuit d'Alaska a existé (1898 - 1985). L'écriture et les dialogues sont à l'économie... Rien de trop et pourtant les quelques descriptions suffisent aux lecteurs pour se créer tout un paysage, un environnement rude et une époque dans leur esprit. Le froid, la glace, la petite ville dont on ne quitte pas les quelques rues principales et dont nous fréquentons une poignée de personnages, dont Ada, la colonne vertébrale du roman. Ada est une native, aussi, grâce à elle, nous apprenons sur les rites et les légendes locales... ainsi que l'attachement à la terre, même si l'hiver, elle n'est que glace. Nous sommes aussi dans la tête du seul médecin qui doit faire face à une épidémie de diphtérie avec des fioles de sérum périmées depuis plusieurs années... Pas d'autre choix que d'en faire venir d'Anchorage par train jusqu'à la dernière gare.... située à près de 1000 km de la petite ville. C'est un pari fou que lance le médecin... Créer un relais de mushers et de chiens pour ramener les précieuses fioles en bon état (pas trop gelées, etc.), dans une ville et des hameaux alentour qui se confinent.
Les communications radio étant ce qu'elles étaient à l'époque, il est impossible de savoir exactement où se situe le convoi… Alors, avec les habitants de la ville, on attend... on guette... autant les chiens que tout signe d'infection chez un enfant.
Et puis, il y a Betty, une fille de la ville (Seattle) qui passe là l'hiver chez son oncle Will... Betty est photographe. Comme j'ai aimé chacun des passages qui l'évoquaient avec son Leica en main. Il y a aussi le menuisier, l'infirmière, Madame Augusta (qui tient une maison close) et ses colombes, Constances et Nora, femme et fille d'un Musher parti. Et les chiens, et les chiens. Symbole de survie dans cette contrée. J'étais bien auprès de ses personnages bien croqués dans leurs doutes, leurs instincts, leurs rêves, leurs peurs, leur accommodation avec une certaine réalité, leurs rapports à une nature que nous occidentaux décririons comme hostile… Et ce lien qui les unit tous. Mon seul regret est de ne pas avoir passé plus de temps sur les traîneaux avec les mushers... Mais c'eut été sans doute un autre livre.
Une lecture que je recommande "chaleureusement" malgré le froid glacial qui y règne.
"Toutes les merveilles du transport mécanique des temps modernes ont faibli en présence de éléments. D'autres moteurs pourraient geler, s'étouffer, mais le plus ancien de tous les moteurs, le coeur, dont le carburant est le sang et dont l'étincelle est le courage ne cale jamais qu'une seule fois."
"Réserve tes jamais pour les points essentiels, lui dit Betty en plantant des petites bougies. Et tes toujours aussi."
"Cette épidémie est une épreuve. Et une épreuve appelle le calme et l'entraide."
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