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Publié le 15 Mai 2026

Roman - Editions Lizzie - 7h06 d'écoute - 19.99 €

Parution d'origine en 2021  et Lizzie en 2024

Mon pitch : Qui est ce presque septuagénaire dont les doigts agiles courent sur les pianos publics dans les gares devant des spectateurs voyageurs médusés par tant de talent ?...

Joe (Joseph) raconte son histoire, qui a commencé plus d'un demi-siècle plus tôt. Ses parents et sa soeur meurent dans un crash d'avion. Seul, Joseph est placé dans un orphelinat lugubre aux confins des Pyrénées en mai 1969...

Mais au dehors dans une grande demeure, vit Rose, fille d'un des mécènes de l'orphelinat... 

C'est pour elle que joue Jo chaque jour que dieu fait, au cas où Rose reviendrait, et reconnaitrait sa façon unique d'interpréter Beethoven.

Tentation : une seconde chance

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Il y a quelques années "ma reine", premier roman (multiprimé) de Jean-Baptiste Andréa m'avait laissée insensible malgré une belle plume. Aussi depuis, j'ai ignoré cet auteur, malgré son prix Goncourt en 2023. Et puis, la possibilité de lire ce titre en audio m'a incité à m'intéresser de nouveau à cet écrivain... Oui, en audio, comme ça, si je n'aime pas, pas grave, je fais autre chose en même temps. Et cette fois, Andréa m'a bien séduite.

Ce n'est pas tant la forme narrative choisie qui m'a plu... Le côté Jo a 70 ans et il se rappelle. L'aspect présent n'apporte pour moi pas grand-chose d'autre que du romanesque dans cette histoire dont le coeur se suffit à lui-même. Par contre, le récit de la jeunesse puis de l'adolescence de Jo, son arrivée dans cet orphelina catholique, son "intégration", sa rencontre avec ses paires d'âges variés (qui donnent lieu à de beaux portraits de gamins cabossés par la vie), tout cela m'a emportée et bouleversée. Parce que c'est bien écrit et que cela touche en plein coeur, parce que la tension augmente au fur et à mesure, parce que c'est dur, violent... Ces dernières années, langues se délient, les archives s'ouvrent... Et les traitements accordés par les religieux à la tête de ce type d'établissement n'ont plus de secret pour personne hélas, même si cela parait toujours ahurissant. Et c'est pareil quel que soit le pays (l'Irlande, le Canada, la France etc).

On s'attache diablement à cette petite bande de gamins, à leurs rêves, à leurs mensonges, leur espoir. On tremble pour l'un ou pour l'autre... Les mauvais traitements ne sont jamais loin. Il y a emprise, harcèlement, violence physique, privation, enfermement, humiliation, soumission... et tout cela sous la bénédiction et au nom de Dieu... Point question de réelle éducation et encore moins d'affection.

Et puis il y a Rose, qui un temps, sera l'échappatoire de Joe... Son immense talent pour le piano oblige les pères à accepter que celui-ci aille donner quelque cours à Rose, fille d'un mécène de l'établissement.

Jo fait partie des enfants les plus âgés... Et puis avec les années, il a analysé avec maturité cette époque-là. Et pour l'auteur, c'est l'occasion d'aborder le sujet pas si manichéen que ça du bien et du mal, des diables et des saints... Dans ce livre évidemment, on sait très vite qui se cache derrière chacun, malgré les apparences... Mais la réflexion est poussée... sur le mal et sa fabrication "héréditaire" en quelque sorte. Des passages subtils où l'auteur constate, explique, sans condamner personne.

Un roman qui serre le coeur, qui tient en haleine, qui parle de deuil, d'adolescence, d'amitié, de résilience et d'avenir. On sait désormais ce qu'il s'est passé dans ces lieux, mais il faut toujours le lire pour le croire, tant c'est indicible. Sincère, sans misérabilisme exacerbé, vraiment beau et bien mené. Servi par une plume des plus agréables.

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 9 Mai 2026

Roman - Editions Lizzie - 9h12 d'écoute - 17.71 €

Parution Lizzie & Albin Michel en février 2024

Mon pitch : 1960, Réno dans le Névada.

Pauline, originaire de Paris, est femme de chambre au Mapes Hôtel. Une de ses collègues étant blessée, elle est appelée en remplacement pour s'occuper de la suite 614. Pauline commence le ménage alors qu'elle croit la chambre vide, une femme, hagarde, apparaît dans son plus simple élément... Pauline ne le sait pas encore, mais il s'agit de Mrs Arthur Miller, alias Marilyn Monroe. Une rencontre qui va bouleverser à jamais la vie de la jeune femme... Qui quarante ans après, alors que le fameux hôtel est démoli, se souvient de cette année-là...

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : La bib de St Lu

Mon humble avis : De Marilyn Monroe, je ne savais pas grand-chose... Des images, des photos, une réputation, un happy birthday Mr President bouboupidou, et une liaison avec Yves Montant, dont il y est aussi question, de loin, dans ces pages. En les écoutant, j'ai aussi réalisé que je n'ai vu aucun film de Marilyn...

Poussière blonde m'a donc permis de faire plus ample connaissance avec cette star mythique. Marilyn passe deux mois à Reno pour tourner "Les désaxés" qui verra la fin de son mariage avec Arthur Miller.

Tatiana de Rosnay nous offre deux facettes de la star... Celle illuminée et très maquillée dans tous les sens du terme côté célébrité, et celle plus sombre, pleine de fêlures et d'addictions, mais plus sincère et profonde, côté intimité... Et quelle bonne idée, pour développer cet aspect-là de cette icône que de créer le personnage d'une femme de chambre qui pénètre quotidiennement dans l'intimité de Marilyn...

"Être femme de chambre, c'était précisément cela : faire intrusion sans le vouloir dans l'intimité d'autrui, voir le contenu des corbeilles à papier, remarquer les titres des livres, lire les premières phrases des cartes, lettres et petits mots qui traînent. Tout était là, en pâture ; la vie entière de quelqu'un, dissimulée dans une chambre d'hôtel. »

Pauline, toute jeune mère célibataire nouera avec l'actrice un lien très particulier loin des projecteurs qui lui permettra de connaître et d'apprécier la femme derrière l'actrice. Un lien qui changera sa vie, et lui permettra de s'émanciper de sa petite condition sous emprise d'un homme. On découvre d'abord une Pauline timide et soumise... Sa rencontre et les moments qu'elle passe avec Marilyn dans sa suite, leurs conversations, les conseils de la star la transformeront et, et s'est une jeune femme qui s'affirme qui se déploie au fil de l'histoire.

Outre le portrait de deux femmes qui n'auraient jamais dû se rencontrer si la destinée ne s'en n'était pas mêlée, Poussière blonde offre un flash-back dans les années 1955 - 1960 dans la plus grande des petites villes, en plein milieu du désert : Réno. Il est aussi beaucoup question des fameux chevaux sauvages de la région : Les mustangs. Leurs violentes captures, le trafic et la maltraitance qu'ils subissaient à l'époque (notamment pour les besoins du tournage) sont ici dénoncés. Enfin, l'autrice revient sur les causes possibles du décès de Marilyn Monroe.

Le début de ma lecture ne m'a pas captivée parce que je ressentais une impression de mièvrerie. Et puis, au fil des heures d'écoute, je me suis surprise à éprouver un réel plaisir, à me sentir bien dans cette histoire. Car oui, même si ce n'est pas le roman du siècle, cette amitié fictive qui illustre à quel point une rencontre des plus incertaine peut changer une vie fait du bien. Poussière blonde, sans éviter les lieux communs, reste une une belle histoire, c'est déjà pas mal. Par contre, je ne suis pas sûr que les aficionados de Marilyn y trouvent leur compte.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 17 Avril 2026

Roman - Editions Pocket - 192 pages - 8.00 €

Parution Pocket janv 2025 -Julliard janv 2024

Mon pitch : Eté 1985 sur l'île de Ré. Philippe, François et Christian trois jeunes amis, se retrouvent et accueillent Nicolas dans leur bande. Plus tard ils lient connaissance avec Alice et son frère Marc, des parisiens en vacances avec leurs parents.

Cinq garçons et une fille... Qui profitent de la vie, de leur jeunesse, entre fêtes, discothèque et plages.

On se regarde sans forcément voir celui ou celle qui nous regarde. 

Des désirs montent, d'autres se découvrent, et sans doute d'autres aussi se taisent.

Et puis un soir, c'est le drame, sans que personne n'ait rien vu venir...

 

Tentation : J'aime la plume de Philippe Besson

Fournisseur : Achat à la braderie de ma médiathèque l'été dernier

Mon humble avis : Philippe Besson revient à l'autofiction, ce qui n'est pas le genre de lequel je le préfère. Mais il n'empêche, il le fait parfaitement bien.

Philippe Besson convoque ses souvenirs de l'été 1985, celui de ses dix-huit ans, après une année harassante en prépa. Comme chaque année, avec ces parents, c'est destination l'île de Ré, chez des amis de toujours. Il y retrouve ses deux potes qui travaillent déjà, l'un dans le camion boucherie de son père, l'autre sur le bateau de pêche de paternel. Et puis il y a Nicolas, un nouveau résident sur l'île... C'était l'époque où l'île de Ré n'était pas encore un bastion de luxueuses résidences secondaires, où le must du must, c'était le camping du coin... Ré était encore une île sans pont.

Il y a dans ce livre la nostalgie de cette époque, où se retrouver dans un lieu fréquenté restait aléatoire faute de téléphone portable. Pas de portable non plus pour occuper les moments d'ennuis, les nouvelles arrivent par les journaux ou la radio, et quand 5 gars et une fille sont à une terrasse d'un café, personne ne prend de selfie souvenir, personne ne regarde un écran. Cette époque-là, je l'ai vécue, et j'avoue que j'en suis nostalgique pour tout cela, même si j'utilise bien des techniques modernes même dans mes divertissements.  Alors j'étais bien dans cette ambiance, et évidemment, la play list et les souvenirs cinéma m'ont bien parlé !

Dans ce roman, il y a aussi les différences sociales, entre les résidents annuels, qui sont alors de vrais provinciaux, et les vacanciers, souvent parisiens... Les uns et les autres ne se fréquentent pas, ou peu, il y a comme un dédain mutuel. Et puis il y a ceux qui s'apprêtent à être transfuges de classe, via leurs études supérieures et les autres, qui se pensent englués à jamais dans une profession héréditaire.

Philippe Besson nous conte des amitiés de toujours ou d'autres qui se créent pour durer à jamais ou le temps d'un été. A l'âge où si l'on ne travaille pas, on paraisse langoureusement. Une période de l'année où l'on profite juste de l'instant présent, on se pense adulte tout en jouissant inconsciemment d'une totale insouciance. Certains se sont trouvés et assument, d'autres se cherchent, tout le monde vit ses premiers émois. Une époque où l'on était libre de s'ennuyer sans s'en rendre compte, juste parce qu'on ne faisait rien de spécial, qu'on vivait dans la légèreté.

Et puis il y a ce drame qui écourte ce bonheur simple, et qui brise à jamais ce sentiment s'insouciance et d'immortalité, que rien n'est grave... Ce drame qui propulse ces jeunes de plein pied et sans retour en arrière possible dans l'âge adulte. Ce drame qui interroge autant qu'il rompt cette innocence en basculant vers des pensées de possible culpabilité... Pourquoi n'a-t-on rien vu ? Que savons-nous de l'autre ? Sommes nous trop nombrilistes, centrés sur nos petites préoccupations, regarde -t-on vraiment l'autre. Malgré une amitié partagée, qu'y montrons nous de nous même, de nos fissures et de notre part de mystère derrière une apparences de légèreté... Laissons nous la place et l'occasion à l'autre de se dire dans son entièreté ? Est-ce qu'une attention particulière peut éviter un drame ? Tant de questions que ces jeunes vont se poser, et si peu de réponses...

De son écriture élégante, souvent poétique et parfois crue, Philippe Besson évoque avec intelligence et délicatesse cet été 1985, les drames qui coupent la vie en deux par un avant et un après...  Et les absences qui hantent encore longtemps après et dont l'une d'elle a inspiré ce livre doux amères très touchant. Un roman sincère et réussi, mais qui n'a pas la force de "Vous parler de mon fils" ou de "Ceci n'est pas un fait divers".

« A un moment, Christophe dit : « on est bien, là, non ? » « François répond en notre nom à tous : « oui, on est bien, là »
Quand j'y repense, ces mots, ces mots tout simples, étaient justes, profondément justes. On avait été bien »

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 15 Avril 2026

Roman - Editions Audiolib - 5h48 d'écoute - 14.99 €

Parution le 21 août 2024

Mon pitch : Dans le hameau qu'on appelle "Les montées", vit durement la famille des deux jumelles Ambre et Aelis, leurs enfants, ainsi que la veille Rose. La vie est rude, d'autant que les Montées se trouve sur les terres d'un Seigneur qui réclame son dû, et de son fils qui sème la terreur.

Jusqu'au jour où la famille découvre à l'orée de la forêt une petite fille sauvage et affamée. La voici adoptée et prénommée Madelaine. Certes, c'est une bouche de plus à nourrir, mais Madelaine se montre courageuse, travailleuse, efficace.... Mais aussi, rebelle. Cette insoumission à l'ordre du monde signera -t-elle le début d'un drame ?

Tentation : Blogo et médias

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis :  J'avais classé ce roman, l'un des plus attendus de la Rentrée littéraire septembre 2024 dans ma liste des "non urgents"... Les multiples billets que j'avais lus à l'époque allaient des plus enthousiastes aux plus mitigés... Et voilà que j'en ai trouvé la version audio, donc hop hop hop ! 

Troisième roman que je lis de Sandrine Collette, après "On était des loups" et "Juste après la vague" .

Une fois de plus, l'autrice à l'art de nous happer, voire de nous enfermer dans un univers bien à elle, glaçant, atemporel, qui semble sans issue, au coeur d'une nature hostile, isolée. C'est un presque huis-clos, sans dialogue entre les quelques protagonistes bien malmenés, par les épreuves insurmontables que leur autrice leur fait vivre. Mais les personnages que crée Sandrine Collette ne sont pas du genre à se laisser abattre, ils se battent bec et ongle contre vents et marée... Ils sont dans la survivance.

Ici, nous sommes dans un hameau où vivent quelques familles... On ne sait pas où, ni quand.... Cela pourrait être une histoire moyenâgeuse comme post apocalyptique... Aucune technologie moderne, même le soc de charrue n'est pas une évidence pour les paysans. La terre est désolée, donne peu, les hivers sont glacés, puis les pluies diluviennes etc... Il est vrai que les descriptions de ce contexte de misère impitoyable (famine, froid, maladie etc...) et de lutte quotidienne pour la survie sont insistantes. Mais même temps, elles décrivent un quotidien qui reprend dès chaque levé du jour, même avant l'aube... Il n'empêche elles sont parfois lourdes à supporter, même si elles concourent à sombre atmosphère du roman. 

Et puis, dans toute cette misère, arrive Madelaine la sauvageonne aussi forte qu'un garçon... que la petite communauté adopte et apprivoise. Qui deviendra un rayon de soleil qui va chambouler l'équilibre du hameau. Madelaine la différente, la courageuse et l'insoumise, dont le caractère bien trempé va bouleverser l'ordre des choses et semer la graine de la révolte et peut-être, des représailles.

Le drame est annoncé des les premières pages, mais c'est à la toute fin du roman que l'on en découvre la teneur et ses conséquences. Ce qui fait qu'effectivement, le rythme peut paraître lent et l'intrigue retenue. Madelaine avant l'aube est donc plus un roman d'atmosphère sur les liens familiaux, la domination des puissants, et la place des femmes dans une société. On l'apprécie ou pas pour son âpreté, la beauté de son écriture qui emprunte parfois à la poésie, son originalité et son personnage principal... Madeleine, une jeune fille en avance sur son temps, qui ne se laisse pas faire, éprise de justice...

J'ai aimé cette audiolecture, sans être forcément transportée. J'ai eu du mal à discerner les personnages masculins des uns des autres (peut -être à cause du support de lecture). Et j'aurais aimé en savoir un peu plus sur Madelaine... D'où vient elle, qu'elle fut sa vie avant d'être trouvée proche du hameau. Et ce cumule de misère est effectivement par moments lourd à supporter.

Et je me dis que dans quelques années, Sandrine Collette pourrait nous donner des nouvelles de Madelaine un peu moins sombres... J'ai déjà le titre : Madelaine après le crépuscule !!! Et même si je n'ai pas été bouleversée par cette histoire, je serais alors au rendez-vous, car Madelaine reste un personnage fort, attachant, marquant. Et puis dans cette histoire atemporelle, presque sous forme de conte cruel, Sandrine Collette évoque des sujets vieux comme le le monde, mais toujours contemporains.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 6 Avril 2026

Roman - Editions Audiolib- 7h44 d'écoute - 21.95 €

Parution Charleston & Audiolib en 2024

Mon pitch : Depuis plus de vingt ans, Abigaëlle vit recluse dans un couvent de Bourgogne, où elle a fait voeux de silence. Sa vie d'avant lui paraît très brumeuse, elle ne sait même plus ce qui l'a poussé à ce choix de vie. Mais, elle suit la vie de Gabriel, son frère artiste parisien, qui lui rend visite toutes les deux semaines.

Quand ce dernier rencontre Zoé et en tombe amoureux, Abigaëlle s'inquiète... Elle seule connaît le lourd passé de son frère... Alors, elle prend la parole, elle écrit...

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib de Dinard

Mon humble avis : Une autrice que je ne connaissais pas, mais dont un roman a été brillamment adapté en série TV diffusée l'automne dernier : Désenchantées. Voilà pourquoi j'ai finalement opté pour cette lecture audio.

Et bien aucun regret. Je n'ai fait qu'une bouchée ou presque de cette audio lecture tant elle est addictive et bien menée, servie qui plus est par une écriture sobre et efficace mais très agréable, tout à fait adaptée au douloureux sujet.

Il s'agit d'un roman polyphonique... Plusieurs personnes s'expriment, dont Abigaëlle, un psychiatre etc...

Le thème de "La dernière allumette" est la violence conjugale et familiale, l'héritage de la souffrance et ses possibles conséquences, notamment de répétition, sur les générations à suivre.

Suite à son enfance marquée, Gabriel a toujours fui les relations durables, s'empêchant de tomber amoureux, pour être sûr de ne jamais reproduire le schéma familial. Jusqu'à ce qu'il rencontre Zoé, qui ne peut pas avoir d'enfant, qui vit l'exacte opposé de sa soeur Aline, heureuse en ménage et mère de quatre enfants.

Marie Vareille fait preuve d'un talent et d'une justesse inouïs pour décrire, sans en avoir l'air au début, le climat de la violence conjugale et de ses conséquences sur les enfants. Tout est dit ou suggéré avec une délicatesse qui fait aussi froid dans le dos. Et pourtant on ne lâche pas ce roman des plus addictifs, parce que l'on sait qu'un nouveau drame se met en place et que la tension gagne sans cesse du terrain. Et puis, et puis, deux révélations des plus inattendues vous prennent à la gorge, et démontre une fois de plus qu'il ne faut pas se fier aux apparences, aussi heureuses soient elles. Car elles font voir (ou relire) l'histoire de façon différente et révèlent un sacré talent romanesque. Marie Vareille m'a "baladée".

Un roman à la construction narrative judicieusement pensée, à la psychologie des personnages étudiée et décrite à merveille. C'est sobre, implacable, sans fioriture ni sensationnalisme et pourtant terriblement nécessaire. L'autrice détricote la spirale infernale de la violence conjugale, depuis le plus infime geste ou indice, depuis la parole que l'on pardonne parce que... Elle montre bien que l'on ne se sort pas seul de cet enfer, que l'on soit bourreau ou victime. Parmi les passages les plus forts, ceux qui se déroule dans le cabinet d'un psychiatre, qui écoute sa patiente et qui tente, petit à petit, de lui faire prendre conscience qu'elle subit une violence conjugale intolérable et impardonnable. On sent que le psy marche sur des oeufs, et tout est dit ou suggéré avec énormément de douceur qui tranche avec virulence des confidences. Oui, un roman des plus utiles, qui devraient être lus par tous et toutes, et surtout par les personnes directement concernées, qu'elles soient victimes ou responsables... Car peut-être ce roman peut aider certains à ouvrir les yeux, et à nommer ce qu'ils vivent ou ce qu'ils infligent, sans en avoir réellement conscience. Et par les autres, pour qu'ils puissent peut-être percevoir un signe, un indice, et alors peut-être, stopper cette spirale infernale et sauver un(e) proche...

Sombre, poignant et lumineux, un gros coup de coeur pour moi.

Je pense lire d'autres romans de cette autrice, de ses plus récents, puisque d'après ce que j'ai lu, elle a commencé à se faire connaitre par du feel good, avant d'aborder la face obscure de l'humain, celle qui m'intéresse.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 2 Avril 2026

Roman - Editions Liana Levi - 160 pages - 19 €

Parution le 15 janvier 2026

Mon pitch : Dans les Landes où elle passe tous ses étés depuis son enfance, Béa, 45 ans  tente de monter pour la première fois sur un surf. Pour elle s'est la révélation. Le surf devient une passion absolue, de celles qui dirigent votre vie et vos sentiments. Vivre sa passion lui devient vital.

Tentation : La 4ème de couv

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

 

 

Mon humble avis : Lors d'un passage en librairie pour la médiathèque, cette couverture a eu un effet magnétique sur moi... Et la quatrième de couv me disait : ce roman est pour toi.

Alors hop, dans le carton médiathèque avec d'autres ouvrages.

Un roman pour moi qui ne suis jamais montée sur un surf et ne le ferai jamais parce que je serai morte de trouille à l'idée d'affronter ces rouleaux... La baignade en mer, ça me va jusqu'à la taille en eau bretonne... 

Par contre, la passion, ou les passions, découvertes par hasard ou presque et qui configurent ma vie pour un temps, devenant presque envahissantes et par certains aspects isolantes, je connais par coeur. Une passion qui fait oublier le reste, qui implique souvent une notion de dépassement de soi... Tout ce processus est parfaitement  décrit dans une très jolie plume, élégante tout en restant fluide comme je les aime.

Mais aussi, Marie Pointurier nous emmène sur les vagues, sur l'océan, avec rien que l'horizon dans le dos et l'attente de la bonne vague, celle que l'on choisit. Ces moments d'union avec les éléments et ou avec quelques autres surfeurs avec qui un regard ou un geste suffit pour communiquer et partager, et bien ces moments sont somptueux.  Ils mettent des mots et des ressentis que chacun peut s'octroyer le temps d'une lecture qui nous emmène dans un inaccessible qui, même s'il effraie, fascine toujours... Les photos, les reportages ou les films dont une partie se déroule sur une planche de surf rencontrent toujours un succès mémorable... Et puis, il y a ces surfeurs qui savent aussi bien lire et prédire l'eau que le ciel et le souffle du vent. Cela me fascine.

Mais Béa n'est pas une surfeuse comme les autres, même débutante. Elle a 45 ans, prend des cours avec des ados, puis surfe avec des jeunes en pleine force de l'âge, des jeunes dont le corps ne connaît pas de limite. Celui de Béa, malgré une volonté farouche, ne fait pas ce qu'elle veut, mais ce qu'il peut. Les bras tirent plus vite, la fatigue, les courbatures sont plus fortes et s'incrustent plus longtemps. Et ce corps, qui a fait deux jolies grandes filles et qui plait toujours à son mari, dit son âge même après la séance de surf... Si la présence de Béa sur l'eau est justifiée, l'est-elle en dehors de l'eau, dans les fêtes sur la plage, dans les bars où se retrouvent les jeunes surfeurs... Que se passe-t-il lorsque dans une amitié intergénérationnelle, le désir s'immisce ? Un jeune corps athlétique séduit toujours... Et pourtant, comme le coeur, un corps, qu'il soit vaillant ou éprouvé, garde ses limites, parfois discrètes, inconnues... Marie Pointurier rappelle qu'au-delà des belles images et des moments d'adrénalines inoubliables que l'on veut sans cesse retrouver, que le surf peut s'avérer très dangereux...

Un très beau premier roman sur une femme de 45 ans qui se découvre une nouvelle passion, une nouvelle liberté, qui retrouve une forme physique, mais qui ignore qu'une telle rupture dans sa vie bien réglée pourrait bien la fissurer.

Pourquoi 4 pattes et pas un coup de coeur... parce que sur la fin, le coeur tend à prendre plus de place que le corps, et que ce n'est pas ce à quoi je m'attendais. J'espérai un roman sur la passion, loin des tumultes des sentiments. C'est donc juste une question de goûts personnels.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 13 Mars 2026

Roman - Editions Grasset - 192 pages - 7.90 € en poche

Parution en septembre 2019

Mon pitch : Pamina et son compagnon vivent dans une maison isolée au coeur des Vosges... Le matin, sur le terrain, régulièrement, des traces de passages de gros mammifères. Puis Pamina rencontre Léo, un photographe naturaliste passionné par les grands cerfs. Le terrain de Pamina se révélant idéal pour les observer, il obtient l'accord pour y construire un affût. Commence alors entre Léo et Pamina une relation basée sur la nature, son apprentissage. Car bientôt, Pamina ira seule dans cet affût, sera saisie par l'émotion intense de tout ce qu'elle voit, devine ou ne voit pas... Et au fur et à mesure que certains grands cerfs disparaissent... Pamina s'intéresse à la gestion de la forêt, la régulation de ses habitants... Entre fascination pour les bêtes et consternation envers l'humain, Pamina décide d'écrire un livre de son expérience, pour alerter et espérer être entendue.

 

Tentation : Mon coup de coeur pour la BD inspirée par ce roman

Fournisseur : Ma CB à la Braderie de ma médiathèque

 

Mon humble avis : Il y a presque deux ans, j'étais terrassée par un terrible coup de coeur pour la BD "les grands cerfs" Gaétan Nocq, adaptée de ce roman. Je vous invite donc à lire ce billet, ce qui m'évitera d'être principalement dans la redite dans ce billet.

Evidemment, dans le roman, plus de dessins, plus d'images, au lecteur d'imaginer complètement les décors qui l'entourent. Le roman est à mon avis moins accessible que la BD, qui apporte toujours un divertissement supplémentaire.... Pour apprécier ces pages, il faut aimer profondément la nature, l'écriture poétique, la contemplation, le vocabulaire lié aux observations naturalistes, et l'aspect parfois décousu de l'histoire. On est aussi bien en immersion dans la nature que dans l'esprit de Pamina, de ses ressentis, de ses réflexions, de ses révoltes, de ses doutes, de ses incompréhensions... Et de son envie de savoir à tout prix, même si c'est douloureux, même si elle n'est pas d'accord, même si tout annonce la fin de quelque chose, la fin d'un règne. Quand Dame Nature est sacrifiée sur l'autel des enjeux économiques, politiques... Et sous prétexte de traditions ancestrales. L'autrice milite contre tout cela, et je suis bien de son côté, même si comme elle, je n'ai pas réponses ou solutions à toutes les questions. Mais il faut repenser tout cela. L'homme se donne soi-disant un rôle et un droit important dans la gestion de la nature, comme si celle-ci lui appartenait quand ça l'arrange, or, ceci est la plupart du temps juste par un opportunisme systémique et financier.

Un livre où je le suis sentie bien, malgré quelques passages un peu longs. Un livre qui donne envie de s'enfoncer encore plus dans Dame Nature et de s'éloigner des hommes pétris de contradiction, de certitudes et de supériorité.

Des pages qui vous diront tous des grands cerfs, depuis leurs amours jusqu'à la chute de leur ramure.

Et moi, je ne peux toujours pas comprendre et accepté que justement, cette ramure, avant qu'elle ne tombe, devienne un trophée pour le chasseur qui a tué la bête... oups, pardon, il faut dire hypocritement "prélevé la bête... Je ne comprends pas que donner la mort à un être qui ne vous a rien fait puisse être source de plaisir et de défi.

Un livre qui nous emmène dans ce que la nature a de plus lumineux et secret parce que discret. Mais il conduit aussi à la douleur, la colère... Car plus on s'intéresse à la nature et son vivant, plus on est confronté à sa perte annoncée qui se constate chaque jour un peu plus.

 

Je découvrais « l’effet affût » : le monde arrive et se pose à nos pieds comme si nous n’étions pas là. Comme si nous n’étions pas, tout court. On constate que le monde se passe de nous. Et même davantage : il va mieux sans nous.

la gestion du cerf : Dans ce conflit, il faut tout prendre en compte. L'aspect biologique, physiologique et sociologique, mais aussi la gestion et l'aménagement du territoire, et le côté réglementaire, juridique, administratif. Je veux vraiment avoir une vision globale de la question. Je veux savoir. Je veux me battre, a conclu Léo. Mais il n'a pas bougé.
Et moi, est-ce que j'ai bougé davantage ? Non. Je campais sur ma position, voilà tout.
La défection de Léo m'affectait profondément. J'y voyais une trahison. D'ailleurs, quand j'ai eu fini d'écrire l'épopée des cerfs et que je l'ai donnée à lire à Léo, c'était normal, il est carrément devenu menaçant, et il a exigé que je ne nomme pas la boucherie. Je pouvais donner les noms des cerfs. Pas le nom de la boucherie. Il m'a assuré que l'adjudicataire allait se retourner contre moi. - Un coup de feu est vite parti, lui ai-je répondu, je sais Léo, je sais.
- Et l'ONF, si tu le nommes, va te poursuivre, parce que c'est l'État et qu'on ne s'attaque pas à l'État. Et moi aussi, je vais te poursuivre pour diffamation, a ajouté Léo.
Ainsi, je me suis retrouvée avec les deux partis contre moi, l'ONF et les chasseurs. Plus Léo. Alors, comment fait-on quand on veut écrire le roman du réel, aujourd'hui ? Quand on veut l'aborder frontalement ? Comment parler du monde et de ce que l'écrivain y a découvert et qui le ronge, puisque c'est le monde d'aujourd'hui qui le passionne, qu'il veut connaître et faire savoir? Ce monde qu'on hallucine, les yeux grands ouverts.
Oui, comment fait-on ?
En passant outre.

9ème participation 

au challenge Gravillons d'hiver

(livre de moins de 200 pages)

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 7 Mars 2026

Roman - Editions Calmann Levy  - 195 pages - 18.50 €

Parution le 2 janvier 2026

Mon pitch : 2018, par une nuit enneigée du Grand Est, Julien, Marie et leurs deux jeunes enfants rentrent chez eux. Une violente dispute éclate, car Marie avoue avoir un amant. Elle demande à Julien de s'arrêter, et elle descend de la voiture. Crânement, Julien poursuit sa route sur une centaine de mètres avant de faire demi-tour. Sauf que dans ce petit laps de temps, Marie a complètement. Recherches et enquête de gendarmerie ne donneront rien.  Julien, Ninon et Gaspard tentent de faire leur deuil et doucement, se reconstruise.

Un soir sept ans plus tard, on sonne à la porte. Sur le seuil se tient Marie... Elle a été enlevée mais est parvenue à s'enfuir après sept jours de captivité. Oui, Marie est persuadée qu'elle n'est partie de la maison que sept jours, et non sept ans. Que se passe-t-il ? Un retour qui va susciter autant de question que la disparition.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : la bib de St Lunaire

Mon humble avis : Malgré une fin très désappointante, voire potentiellement frustrante, ce roman est un énorme coup de coeur tant le plaisir de lecture fut XXL.

Sept jours a tout du thriller, mais pourtant il n'en n'est pas un. Mais entre le cadre, le mystère épais, la tension qui monte, l'atmosphère qui devient de plus en plus malaisante et troublante, et le rythme soutenu mené par l'auteur, tout y est sauf... Chut, je n'en dirais pas plus.

Sept jours est un livre magnétique, qu'on ne lâche pas, et hypnotique, tant nos yeux suivent et dévorent les lignes, les paragraphes, les pages. Le style est d'une fluidité rare, d'une épure appréciable et justifiée, tout en restant bien soigné et les dialogues, nombreux, sonnent on ne peut plus vrai... En fonction de la situation évidemment ! Une lecture très prenante, pas gnangnan mais facile, qui prend racine dans le sujet complexe des disparitions inexpliquées qui seront traitées par les forces de l'ordre en fonction de leur caractère inquiétant... ou non.

Le postulat de départ (une disparue qui réapparait X années plus tard) n'est pourtant pas des plus original. Mais Fabrice Colin, récompensé quatre fois par la Grand Prix de l'imaginaire, nous a concocté une histoire de dingue, qui ne plaira peut-être pas aux cartésiens bien ancrés sur la terre ferme. 

L'un des sujets de ce roman est le temps (pas la météo hein !). Je pense qu'à travers cette histoire hallucinante et pourtant bouleversante d'un drame familial, Fabrice Colin veut démontrer que dans la vie, dans une famille etc, malgré la proximité et la ressemblance des uns et des autres, chacun grandit et avance à son rythme et perçoit le temps à sa propre façon. Si j'ai raison, ce roman pourrait être une grande métaphore, un conte, voire une farce qui potentiellement se joue autant des personnages que des lecteurs.

Il est question de d'absence et de deuil malgré la permanence d'un espoir empoisonné également. Puis vient le deuil du deuil... Quand la personne pleurée réapparait, qu'il faut la réintégrer dans son quotidien, et que celle-ci a manqué sept années de ce fameux quotidien. La nouvelle stabilité durement acquise se retrouve en déséquilibre. A travers Julien, ses enfants, ses proches, ses amis, les "on-dit" au village, c'est toute une palette de réactions différentes que déploie ici l'auteur face au drame, mais surtout, face à l'inexplicable. 

Ce roman est fait avant tout pour nous raconter une histoire aussi prenante qu'insensée qui peut-être frôle avec l'irrationnel, nous questionner, nous plonger dans le mystère. En aucun cas il n'est conçu pour disséquer les choses en profondeurs mais plutôt pour nous dire qu'il y a peut-être une autre réalité que celle que l'on connaît et perçoit. Et surtout, je pense que Fabrice Colin nous dit qu'il faut accepter parfois l'inexplicable, et qu'il est vain de tout savoir, de vouloir tout comprendre et expliquer. En tout cas, si j'ai bien compris l'intention de l'auteur, dans ce cas, même si elle peut paraître frustrante, cette fin qui a déçu certains babéliotes ne pouvait pas être autre. Ce n'est pas la réalité ou la vérité qui compte, mais comment chacun la perçoit et se construit, avec, autour, malgré. En tout cas, on y reste bien longtemps dans ce roman... Je ne connaissais pas Fabrice Colin, mais je me dis que si ses autres romans sont autant "page turner", il pourrait être récurrent dans mes lectures.

8ème gravillon (moins de 200 pages) 

pour le challenge.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 19 Février 2026

Roman - Editions Lizzie -3h04 d'écoute - 16.99 €

Parution en 2020 (Prix Renaudot 2020)

4ème de couv : Le fils, c'est André. La mère, c'est Gabrielle. Le père est inconnu.

André est élevé par Hélène, la sœur de Gabrielle, et son mari. Il grandit au milieu de ses cousines. Chaque été, il retrouve Gabrielle qui vient passer ses vacances en famille.

Entre Figeac, dans le Lot, Chanterelle ou Aurillac, dans le Cantal, et Paris, Histoire du fils sonde le cœur d'une famille, ses bonheurs ordinaires et ses vertiges les plus profonds, ceux qui creusent des galeries dans les vies, sous les silences.

 

Tentation : Durée parfaite pour un trajet voiture

Fournisseur : La bib de St Lu

Mon humble avis : Me voilà aujourd'hui à copier/coller simplement la 4ème de couv et non à pondre un de mes pitch personnel... Tout simplement parce que je suis incapable de résumer ne serait-ce que la genèse de cette histoire. Peut-être mon ressenti de lecture est-il directement relié au format audio de lecture, mais je ne me suis accrochée à rien dans ce roman, qui m'a semblé être une longue litanie généalogique et qui plus est, dans le désordre chronologique avec des retours en arrière incessant. Bref, je n'ai accroché à rien dans cette saga familiale sur des décennies mais moins de deux cents pages... De ce fait, une vague impression de factuel, de rien d'approfondi. Pas un gramme d'émotion, d'empathie ou d'attachement à des personnages ne m'est venu lors de la lecture. Certes, il y a le style et les mots très particuliers de Marie-Hélène Lafon qui restent un plaisir... Car l'autrice a pour habitude de dire les choses telles qu'elles sont, sans tourner autour du pot, avec des termes toujours choisis avec précision. Mais pour le reste, tout ne fut qu'indifférence pour moi.

Avez vous lu et aimé ce roman ?

A ce jour, parmi tous les titres de Marie-Hélène Lafon que j'ai lu, mon préféré reste Joseph

Et pourtant, sur Babelio, les avis sont majoritairement élogieux

 

7ème participation au challenge

Gravillons d'hiver

192 pages en format poche folio

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 11 Février 2026

Roman - Editions Albin Michel - 186 pages - 19.90 €

Parution le 26 mars 2025

Mon pitch : En février 1794, Joseph Herbelin, 19 ans, fervent révolutionnaire, est nommé gardien de la Tour Temple pour un an et demi... Dont les deux derniers prisonniers sont les deux enfants survivants de Louis XVI : Louis-Charles et Marie-Thérèse...

Ses convictions vont être tellement ébranlées que sa vie en sera marqué à jamais. Dès décembre 1795, ayant fuit la Tour du temple, il écrit à sa tante Céleste et lui raconte ce que fut sa vie et celles des occupants dans cette maudite tour.

Un demi siècle plus tard, ces lettres parviennent à la fille de Joseph... Et elles forment ce roman.

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : J'avais adoré Le Bal des folles, émis de grosses réserves sur "Un miracle", et me voici de nouveau on ne peut plus conquise par L'orpheline du temple, dernier titre de Victoria Mas.

C'est un roman que j'ai lu avec passion, vif intérêt et surtout grand plaisir... Et même si l'histoire est déjà écrite, j'avoue qu'une certaine tension s'est emparée de moi quant à l'avenir des protagonistes, qu'ils soient royaux ou non.

Victoria Mas m'a emmenée dans une période que j'explore très peu en littérature, et dont mes connaissances scolaires se sont émoussées depuis bien longtemps... Nous voici en pleine période révolutionnaire, la Terreur etc... Louis XVI et Marie-Antoinette ont déjà été décapités.  Trois membres de la famille royale survivent encore, pour peu de temps pour certains, et sont maintenus prisonnier dans la Tour du Temple (qui se trouvait alors à l'emplacement actuel de l'Hôtel de ville de Paris) : Elisabeth de France et ses neveux Louis-Charles et Marie-Thérèse, fils et fille du roi défunt.

La plume de Victoria Mas sert à merveille cet échange épistolaire unilatéral qui devient à un témoignage d'une une époque révolue. Un aspect suranné, mais très soigné et toujours très fluide, voilà aussi pourquoi ce cette histoire est si agréable à lire. L'autrice mêle avec un talent aussi inouï que judicieux les vérités et contextes historiques, les légendes (celle de la Comtesse des Ténèbres), avec l'imagination créative du personnage de Joseph, ce qui donne un roman très vivant.  Voilà pourquoi j'ai tant aimé ce livre qui m'a permis de me remémorer et de me réapproprier l'Histoire de mon pays, dans l'un de ses moments charnières, et d'y voir aussi l'aspect plus sombre.

Car oui, j'ai été extrêmement choquée des conditions de détentions de Marie-Thérèse et de son petit frère, dans un pays qui étaient déjà celui des droits de l'homme et des citoyens rédigés en 1789. Certes, il faut replacer cela dans une époque sans confort moderne du tout mais mine de rien, quels humains peuvent infliger cela à des enfants, quel que soit leur sang ?!... A travers ses pages, Victoria Mas rappelle que les révolutions se font toujours dans la violence et la cruauté et que les injustices qu'elles dénoncent en provoquent bien d'autres dans le feu de la colère et de l'aveuglement. Bref, l'Homme n'apprend rien de son Histoire, sa cruauté est là, même si ses manifestations évoluent dans la forme...

Joseph, 19 ans, révolutionnaire convaincu, voit ses convictions ébranlées alors qu'il côtoie quotidiennement la Princesse, appelée aussi Madame Royale. Et c'est sous son charme qu'il tombera en silence, et toute sa vie durant, Madame Royale occupera toutes  ses pensées. Cet aspect-là qui apporte une véritable dimension romanesque à ce livre.

Un roman passionnant, dense de multiples sujets, qui invite aussi à la réflexion face à l'arbitralité non exhaustive de l'instruction qui forme nos convictions, avant que le temps nous apporte la distance et la maturité nécessaire à la reconsidération de certains faits.

Evidemment, en fermant ces pages, j'ai ouvert mon ordi pour quelques recherches, pour démêler la vérité historique de l'imagination littéraire et en savoir un peu plus... Et quand je fais cela, c'est que j'ai été passionnée par ma lecture, que j'ai appris, envie d'apprendre plus encore. Bref, qu'au delà du plaisir, une lecture m'a apporté beaucoup.

 

5ème participation au Challenge

Gravillons d'hiver

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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