Articles avec #litterature francaise tag

Publié le 6 Décembre 2025

Roman - Editions Audiolib - 8h18 d'écoute - 21.45 €

Parution Audiolib et Stock en 2019

Mon pitch : Iouri s'est exilé aux USA. Un jour il reçoit un message : son père est mourant... Il s'envole donc pour sa patrie d'origine, Mourmansk en Sibérie.... Au chevet de ce père terrible, qui n'a jamais su communiquer avec lui et qu'il a toujours craint, Iouri reçoit une mission : retrouver ce qu'il est advenu à Klara, la grand-mère qu'il n'a jamais connu et qui, par une nuit des années 50, fut emmenée de force par des hommes en noir... Sans jamais revenir, et marquer à jamais la destinée de sa famille, Rubin son fils, Iouri son petit fils. 

Une quête commence pour Iouri, pour ne pas oublier Klara.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : PAL audio (Bib de Dinard)

Mon humble avis : Y'a pas à dire, la célèbre navigatrice est une sacrée romancière, qui sait construire une histoire, et qui la sert d'une plume fort admirable et agréable.

Lire Oublier Klara, c'est replonger dans les années du stalinisme politique, du communisme implacable, d'une époque où la vie dépendait d'une simple délation ou de suspicion de traîtrise envers l'Etat. C'est donc le collectivisme, la pauvreté, les murmures, l'embrigadement etc... Nul doute qu'Isabelle Autissier s'est énormément documentée pour reproduire en mots les sensations, les odeurs, le froid, les tristes couleurs, la peur, l'alcool, l'isolement, l'effroi d'alors. Elle décrit avec un réalisme glaçant l'atmosphère et l'âme russe des années cinquante. En fait, ce livre est très visuel, on voit les images nettes dans notre cerveau, on a presque l'impression d'y être tant tout est parfaitement décrit.

L'enquête de Iouri sera surtout administrative, les survivants de l'époque étant rares. Elle sera guidée par le récit des souvenirs du père. Elle nous sera rapportée en alternance : des chapitres sur Klara, des chapitres sur Rubin, des chapitres sur Iouri... Avec les enfances et les jeunesses de ces deux derniers particulièrement bien développées... et là, j'ai eu ma petite pochette surprise : Iouri enfant est passionné d'oiseaux, et adulte, il est ornithologue professionnel. Je me suis donc régalée des quelques pages traitant de cette passion. Par contre, d'autres pages m'ont un peu perdue, longuettes pour moi : celles qui évoquent la vie de marin de Rubin, et de la tentative de Iouri à survivre sur un chalutier... Peut-être que le format audio n'aide pas, car pour ces passages là, l'interprète n'hésite pas à crier pour rendre compte des dialogues au milieu de l'enfer des mers. Mais ces détails maritimes de l'histoire permettent de bien cerner les personnages, la violence qu'ils subissent ou assènent, leur caractère, leur difficulté à se comprendre et s'apprécier, voire se supporter... Bref, Isabelle Autissier maitrise très bien l'art de construire des personnages et de brosser leur portait avec finesse.

Et Iouri découvrira la délation, la lâcheté familiale, le goulag, la torture, le reniement... Klara, éminente scientifique, a -t-elle vraiment trahi son pays ? Quoiqu'il en soit, en disparaissant ainsi, elle est aussi très vite bannie des conversations et de la mémoire familiale..., ce qui impacte les générations suivantes.... Son arrestation jette l'opprobre sur sa famille, soupçonnée de ce fait d'être antirévolutionnaire. Gamin puis ado,  Rubin devra en quelque sorte se racheter pour être accepté des autres...

Vers la fin du roman, il est aussi question de la tribu indigènes des Nénettes et de l'oppression qu'elle subit.

Comme vous le voyez, ce roman est riche de nombre de sujets : le communisme, la mer, la filiation, la trahison, l'écologie, les conséquences de l'Histoire et du contexte sur la vie intime des personnages, les mensonges, et les silences destructeurs... Une immersion passionnante et bouleversante dans le pire de l'Union Soviétique. 

Oublier Klara est aussi un hommage saisissant et nécessaire à toutes les Klara du monde qui, dans des régimes totalitaires, disparaissent pour leurs compétences, leurs opinions, ce qu'elles ont entendu ou non, ce qu'elles ont dit ou tu... Oublier Klara, c'est lire pour ne pas oublier l'Histoire à travers celle puissante de cette famille démolie par le régime soviétique.

Et cette fin ouverte, je l'ai bien appréciée !

D'Isabelle Autissier, j'avais  aussi beaucoup aimé "seule la mer s'en souviendra"

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 4 Décembre 2025

Roman - Editions Albin Michel - 288 pages - 21.90 €

Parution le 20 août 2025 : Rentrée Littéraire

Mon pitch : Marie est née en 1912 dans une ferme de Corrèze... Elle est toute jeune lorsque son père part au front en 1914, et l'est toujours à son retour quatre ans plus tard. Mais le père n'est plus le même.... Est-ce que qui conditionnera toute sa vie, celle de sa mère, de ses enfants, de ses petits-enfants ? Marie ne quittera jamais cette ferme, quelques soient les décennies qui passent, les conflits, les joies, les malheurs...

Marie était la grand-mère de Franck Bouysse...

 

 

 

Tentation : Mon auteur chouchou

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Dans les romans que j'ai lus de Franck Bouysse, il était surtout question d'hommes, de duels ou de duo, avec des histoires comportant très peu de personnages...

Virage complet pour l'auteur avec "Entre toutes". Ce sont les femmes qui sont à l'honneur et au premier plan, les femmes de son arbre généalogique : sa grand-mère Marie et son arrière-grand-mère Anna.  

Ce sont des femmes de caractères à qui la vie n'a pas fait de cadeaux, mais comme beaucoup d'autres à ces époques-là. Ce sont des femmes qui, sans le demander, sans s'y attendre, sont devenues libres et responsables de leur destin et de celui de leurs proches à une époque où la femme tenait la cuisine quand l'homme gérait le reste. C'est avec courage qu'elles ont assumé cette liberté inconnue. Ce sont des femmes qui, quand elles s'effondrent, restent debout parce qu'ainsi va la vie, parce qu'il faut manger, parce que la ferme et les saisons n'attendent pas. Ce sont des femmes fatiguées par le labeur mais qui avancent... Comme le temps, comme les années, les décennies, le progrès matériel, le progrès scientifique, la nouvelle notion/injonction de productivité, même si certaines de ces choses se déroulent loin d'elles.

Dans cette fresque familiale, Franck Bouysse dresse magistralement le portrait de deux femmes extraordinaires dans une vie quotidienne et courante. On sent beaucoup de tendresse, d'amour et d'admirations de la part de Franck Bouysse envers ces deux personnes, dont l'une qu'il n'a pas connu.

Dans ce livre, il y a les horreurs des deux guerres, la dureté de la vie, et la grandeur et la force des personnages que sont les paysans. On retrouve évidement l'aspect terroir et l'attachement à la terre cher à l'auteur. Il y a de la noirceur par moment, mais aussi de la lumière, tout comme dans la plume de Franck Bouysse qui n'oublie pas la valeur des mots et l'enchantement de la poésie. Alors pourquoi pas un coup de coeur ? Parce qu'il m'a manqué un peu d'aspérités dans cette histoire qui par moment, me semblait un peu plate, un peu longue... Et pourtant, oui, je sais c'est l'histoire de la vie...

Quoiqu'il en soit, "Entre toutes" est un magnifique hommage à ses aïeules, et qui, en cours de lecture, incite à s'interroger sur la vie quotidienne, la jeunesse de nos propres ancêtres disparus, et que l'on a toujours connus "vieux". Et dont on sait finalement si peu de chose.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 28 Novembre 2025

Roman - Les éditions de Minuit - 217 pages - 20 €

Parution en 2023, existe en poche désormais

Mon pitch : Lors des funérailles de son grand-père, Simon apprend par la bouche d'un oncle par alliance une grande absence en ce jour de deuil. En effet, à la fin de la guerre, d'une liaison avec une allemande, Malsuci a eu un fils... Dont il n'a jamais été question dans le cercle familial. Ce dénommé M devient une obsession pour Simon qui cherche dans ces racines ce que son propre couple en dérive ne peut plus lui offrir.

Tentation : Pour mon club de lecture

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Et oui, encore une histoire de secret de famille... Et pourtant, ce roman ne date pas de cette rentrée littéraire 2025. Celle-ci porte sur l'un des 400 000 enfants nés durant la seconde guerre mondiale de liaisons éphémères mais non moins passionnelle entre Allemand et Français... Donc par la suite, élevé par la mère seule, le père soldat ayant rejoint sa patrie et fondé une nouvelle famille après l'Armistice. 

J'ai apprécié que l'auteur se penche sur le sort de ces enfants, qui bien plus tard, quand les langues se sont déliées, furent parfois recherchés par des membres de leur famille inconnue. Il est aussi question de leurs mères, qui forcément, furent sujettes à l'opprobre générale... Car évidemment, quand il y a "faute" hors mariage, la honte se pose toujours sur la femme qui en porte preuve et non sur l'homme qui repart la fleur au fusil...

Et pourtant, mon intérêt en cours de lecture fut très fluctuant...Jaillissant dans les premières pages, souterrain pendant un bon moment, puis résurgent sur quelques passages et sur la toute fin qui m'a touchée. Mais j'ai comme eu l'impression que Sylvain Prudhomme n'avait pas assez de matière pour développer son sujet et que, pour aboutir à un volume raisonnable, il emplissait les pages de détails inutiles, qui pour moi ont empêché un approfondissement du thème et des réactions de l'entourage. D'autant que ces passages-là ont été très ennuyeux, sans intérêt (le kébab etc)

Le style narratif ne m'a pas convenu non plus... Du genre qui, pour se donner un style, empêche une lecture fluide... Les dialogues qui ne sont pas séparés de la phrase précédente, les à la lignes subits etc font qu'à plusieurs reprises, j'ai dû relire certaines phrases pour être sûre de qui en était l'auteur. D'autant que la longueur de certaines sentences n'aide ni à leur compréhension, ni à la libre circulation des émotions. A trop parler de lui, le narrateur nous éloigne du sujet qui nous a emporté, nous emmène plutôt dans la confusion sur la raison réelle de ce silence décennale, et du coup, nous égare avant de nous reconquérir dans les dernières pages... toute en nous laissant sur une sorte de faim... Pour moi, c'est un roman qui ne partage pas assez avec ses lecteurs.

C'est dommage, car avec un tel secret, avec une telle famille qui entoure l'arrière-grand-mère de presque cent ans, il y aurait eu de quoi faire une très chouette roman, et une histoire bouleversante. Alors qu'au final, j'ai eu plus l'impression d'un auteur qui se regarde écrire une sans peut-être autofiction. Après, n'étant pas écrivaine, je ne sais pas comment j'aurais développé cette histoire de silence...  Néanmoins, il y a deux phrases dont j'aurais aimé être l'autrice, ou qui m'ont beaucoup parlé : 

"Je voudrais vivre dans un monde où les choses puissent se dire en face, la vérité s'affronter. Où chacun de nous soit assez libre et fort pour accueillir la liberté des êtres qui l'entourent"

"J'ai pensé que comme M, je faisais partie des êtres qui ont un problème avec le monde, n'arrivaient pas à s'en contenter tel quel, devaient pour se le rendre habitable le triturer, le rêver autre."

Il y a 5 ans, j'avais lu et chroniqué "Par les routes" de Sylvain Prudhomme. Et en relisant mon billet de l'époque, je retrouve les mêmes impressions que celles d'aujourd'hui. Je pense donc que Prudhomme est un auteur qui ne me convient pas, à l'univers et au style qui ne me touchent pas. Je ne renouvellerai donc pas.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 24 Novembre 2025

Roman - Editions Audiolib - 9h09 d'écoute - 22.99 €

Parution La Manufacture de livres et Audiolib 2019

Le pitch : Dans le secret du confessionnal, on confie au père Gabriel une mission. Récupérer à l'asile voisin, sous la jupe d'une femme dont il doit bénir le corps, de mystérieux cahiers. C'est ainsi que sortent de l'ombre les carnets de la jeune Rose, ceux dans lesquels elle a conté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin.

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib de Dinard

 

 

Mon humble avis : C'est curieux, à certaines périodes, on collectionne les lectures fades et à d'autres, on cultive les coups de coeur...

Né d'aucune femme, voilà quelques années que j'en repousse la lecture tant les avis lus sur la blogo à l'époque de sa sortie étaient unanimes. Superbe mais horrible. Aussi, j'avoue je m'attendais à un roman intolérable... Certes, l'histoire et la destinée de Rose sont vraiment terribles, abominables même, mais j'ai déja lu pire ou similaire.

On trouve un peu de tous les styles romanesques dans ce roman... Il y a l'aspect conte (avec le méchant chatelain et la jeune bonniche), on est aussi dans un thriller tant la tension et le suspense sont intenses...Avec Franck Bouysse, on n'est jamais très loin du  terroir. Et on flirte parfois avec la philosophie et la spiritualité à travers les pensées de Rose.

L'introduction de l'histoire est originale et bien cherchée. Quant à la narration, elle est on ne peut plus maitrisée, tant dans le style aussi brillant que ciselé, que dans le rythme qui ne faiblit pas, sans cesse relancé par des rebondissements de plus en plus sombres.

Le sujet principal est la domination de la femme par l'homme, des pauvres par les riches etc. Le sort des jeunes femmes pauvres, le sort des femmes dont on attend un héritier, le sort des femmes qui ne répondent pas aux attentes.... En fait, Rose est issue d'une famille très pauvre... Et son père l'a vendue à un riche châtelain et à sa marâtre de mère, pensant bien faire tant pour Rose que pour assurer la survie de sa famille. Mais c'est en enfer qu'il envoie sa fille et plonge sa famille entière, hélas.

On imagine que l'histoire se déroule au XIXème siècle, pourtant, dans le fond, elle n'est en rien démodée. C'est la forme qui l'ancre dans son époque.

Franck Bouysse nous plonge dans ce que l'humain a de plus vil, de plus pervers, de plus violent, de plus abjecte et dans la culpabilité de toute une société au mépris des plus démunis de la part des bourgeois, médecins, religieux etc... Tout une domination qui est réelle et dont les médias nous en a révélé de nombreux exemples, pas si anciens que ça, en France, en Irlande, au Canada etc... 

On comprend bien vite comment le curé a récupéré les journaux de Rose. Puis au fil des pages, alternent les moments très durs et les passages poétiques, à travers les voix des différents personnages. Et tout cela donne un roman vraiment grandiose, beau, triste, sombre, dur mais qui se termine sur une lueur des plus inattendues. Impossible d'en dire beaucoup plus sous peine de spoiler.

Un roman incontournable, bouleversant, terrible. Un chef d'oeuvre et une héroïne, Rose, de celle qu'on n'oublie pas.

Cette lecture est incluse dans mon Challenge Lisez votre chouchou... Dont je suis une bien piètre organisatrice et animatrice (et je m'en excuse) ! D'ailleurs, je réalise que celui-ci est censé être clos... Bon, comme j'ai encore un roman de Franck Bouysse sous le coude, je prolonge donc ce challenge de quelques semaines et un bilan sera publié en décembre.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 12 Novembre 2025

Roman - Editions Points - 160 pages - 7.90 €

Parution Points en février 2025

Mon pitch : Lors d'un séjour à Dakar, Alain Mabanckou rencontre Alioune, apprenti romancier Sénégalais de 18 ans. Après quelques échanges passionnés sur leurs lectures respectives, le jeune Alioune interroge Mabanckou et lui demande conseil : comment devenir romancier. L'auteur y répond par de longues lettres, clairvoyantes, tendres, avisées, bienveillantes et humbles.

Tentation : Conseil de l'auteur lui-même !

Fournisseur : Ma CB au salon du livre de Rennes 2025

 

 

 

Mon humble avis : Un titre qui fait référence à d'autres... Que je n'ai pas lu.

Récit, autofiction, essai ou roman ? Peu importe, ce livre vous cueille pour sa sagesse et ses bons mots... Cela ne m'était pas arrivé depuis une éternité, mais dès les premières pages j'ai ressorti mon crayon à papier pour inscrire des petites croix dans les marges à chaque fois qu'une phrase visait particulièrement juste et me touchait.

Il est clair qu'à travers ce texte, Alain Mabanckou revient sur sa carrière de conteur et d'écrivain depuis son plus jeune âge... Celui où à la maison, on ne parle pas Français mais où l'on écoute avec fascination les histoires de Maman. Et c'est aussi ici que l'auteur Congolais redéclare son amour pour la langue Française et la fraternité des sentiments partagés qui lie les lecteurs, quelques soient leur nation, leur couleur de peau, leur langue d'origine... Car Mabanckou revient sur son apprentissage de la langue Française d'une façon qui m'a bien émue et porté à la réflexion sur l'apprentissage d'une langue étrangère :

"Nous apprenions ainsi à parler français en même temps que nous lisions - nous étions, nous autres des quartiers populaires, un peu en retard, les enfants des familles aisées s'exprimaient en français à la maison (...) Nous nous moquerions d'eux plus tard puisqu'ils avaient des tics du français oral, ils disaient qu'ils allaient "au boulanger " et "au coiffeur", des fautes que nous ne commettions pas parce que nous découvrions la langue directement dans sa version écrite. (...) Pour nous exprimer en français, nous jouions un rôle, nous étions de ce fait des "personnages" au sens étymologique (...) S'exprimer en langue française était par conséquent porter un costume cravate en pleine canicule à la place d'un ample boubou au pagne multicolore. (...) On nous présentait subséquemment la langue française dans son utilité sociale : elle était un escalier, un ascenseur"...

C'est avec sagesse et beaucoup d'humanité qu'Alain Macbankou rédige ces lettres à destination du jeune Alioune. Il y est question de son rapport à l'écriture, à la langue et aux mots, et de sa façon de voir le monde qu'il transmet ainsi.

Au fil des lettres, il est ainsi question du pouvoir la langue, du don de raconter, du désir d'écrire, de la publication, du succès, de la page blanche, de la relation "auteur-lecteur", du fameux roman emblématique, de la postérité etc.

Bien évidemment, vous vous doutez qu'Alain Mabanckou ne donne pas ici de recette magique pour devenir un romancier (à succès qui plus est) puisque celle-ci n'existe pas. Mais il retrace son parcours depuis un quartier populaire de Brazzaville jusqu'à son poste d'enseignant à Los Angeles, en passant évidemment par ses parutions, celles obtenue dans la sueur de l'obstination, celles réalisées grâce à une rencontre providentielle, celles qui sont restées confidentielles, celles qui ont fait son succès et sa réputation. Le tout avec humilité et modestie, et une dose d'humour !

J'ai adoré cette lecture, me suis sentis très très bien dans ces pages.

"J'allais plus tard, pendant mon adolescence, que la langue française, comparée à nos multiples langues congolaises, était une langue portée sur l'abstraction, que l'on pouvait beaucoup parler sans rien dire et paraître néanmoins intelligent."

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 8 Novembre 2025

Roman - Editions Ecoutez Lire - 7h36 d'écoute - 15.99 €

Parution Gallimard en 2018

Mon pitch : Et moi je vis toujours est l'histoire de l'Histoire, la Grande. Elle est le sujet de ce roman, depuis l'époque des chasseurs cueilleurs jusqu'aux dernières guerres mondiales. Elle en a vu défiler des époques, des gens, des grands qui font le monde, d'autres qui le pensent...  Mais comme la science a démontré que l'Histoire avait un début, elle aura forcément une fin.

 

Tentation : Curiosité

Fournisseur : Ma PAL audio

 

Mon humble avis : Récemment, ma Médiathèque a fait ses cartons de déménagement. J'y ai participé et en empaquetant les livres "côtés" "O", je suis tombée sur Et moi je vis toujours. Cela m'a rappelé que ce titre dormait dans ma PAL audio depuis quelques années, voici donc l'occasion de l'en sortir.

Quelle belle, originale et facétieuse idée de Jean d'Ormesson de faire de l'Histoire le sujet actif de ce roman, à travers moult personnages ! Certes, c'est une lecture loin d'être aisée, j'ai parfois lâché le fil, d'autant que tout n'y est pas chronologique et que l'on passe parfois du coq à l'âne... Comme l'Histoire. Par moment, j'avais aussi l'impression d'être au milieu d'une litanie sans fin... Comme l'Histoire.  Le tout, doublé d'un sentiment de vertige. Oui, ce roman est vertigineux, comme l'est l'Histoire de l'Humanité. En perpétuel mouvement, d'un continent à l'autre, d'une époque à l'autre, d'un régime à l'autre, d'une révolution à l'autre, d'une découverte à l'autre, d'un couronnement à l'autre, d'un échec à l'autre, d'une victoire à l'autre, d'une découverte, d'un progrès à un retour en arrière, à une destruction, à une reconstruction. C'est simple dans ce texte on côtoie aussi bien Alexandre le Grand que Napoléon, Platon que Molière, Copernic que Darwin, j'en passe et des meilleurs, la liste est longue comme ce livre ! On découvre le feu, on traverse les civilisations primaires, puis la Grèce, la Rome, l'Egypte de l'antiquité. L'Europe du Moyen Age, celle de la guerre des tranchées... Il y a des horreurs, il y a des grandeurs... En passant par l'invention de l'imprimerie... qui permettra la transmission du savoir et... les livres...

L'Histoire est la somme de mille et unes décisions personnelles et de choix collectifs. Chacun de nous participe à l'Histoire bien souvent sans s'en rendre compte. Mais l'Histoire nous forge aussi. Elle nous fait autant qu'on la fait. Au cours des siècles, les individus veulent la paix mais les peuples font la guerre. Il y a des Histoires locales et d'autres qui sont universelles. L'Histoire où rien n'est immuable mais où tout se répète. L'histoire où tout passe, tout s'écroule, tout recommence : les empires, les gloires, les amitiés, les amours. C'est comme ça qu'elle fonctionne l'Histoire, jamais là où on l'attend, jamais quand on l'attend... Elle est le juif errant qui nous survivra tous... Mais, un jour, elle s'arrêtera, puisqu'elle a commencé. Comme nous sommes nés pour mourir, l'Histoire va vers une fin. Et elle en aura vu passer ! Mais pour l'instant, elle vit toujours.

Alors oui, cette lecture est très exigeante car foisonnante et riche... Et peut-être faut-il l'appréhender par petites doses. Je ne sais pas si je serai venue à bout d'une version papier rapidement. Ce n'est pas toujours plaisant, il y a des longueurs mais c'est toujours ahurissant, fascinant et passionnant. C'est vertigineux, suffocant et sublime à la fois... Tout ce qui nous a précédé est globalement cité ici... Et au fil de la lecture, on se dit "Waou"... Effectivement, l'Histoire ne s'arrête jamais, même si parfois semble prendre quelque repos pour ressurgir plus loin, plus tard, quand on ne l'attend pas.

On ne peut qu'être admiratifs devant tant d'érudition, ce concentré de savoir qu'était Jean d'Ormesson. Et que dire de sa maîtrise de la langue française ! On dirait qu'il joue avec elle sans la gâcher en rien bien au contraire, en la sublimant. On n'est pas forcément surpris de tout cela car on connaît le personnage. En écoutant ce texte, on revoit les yeux bleus de Jean d'Ormesson, on se souvient de sa gestuelle, et de la fascination qu'il exerçait sur nous à chaque passage télévisé. Et on regrette une chose : que JDO ne soit plus là pour nous raconter la grande Histoire, et toutes les autres, plus petites, plus anecdotiques, mais toujours savoureusement narrées.

Et c'est bien aussi, parfois, de se poser avec un livre qui permet de prendre conscience de tout ce qui nous a précédé et qui fait ce que nous sommes. Car nous sommes au coeur d'une véritable épopée, c'est ce que nous dit l'immortel JDO, qui aimait tant les livres, qui aimait tant les hommes.... au point de leur dédier ce roman !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres audio, lectures audio, #Littérature française

Repost0

Publié le 27 Octobre 2025

Roman - Editions Stock - 140 pages - 16.90 €

Parution en mai 2025

Mon pitch : Quand l'homme le plus puissant du monde met à prix la tête d'autres grands puissants qui dérangent le monde qui retrouve la stabilité...

"Mon idée est toute simple non ? Je suis étonnée de ne pas y avoir pensé plus tôt " (Elon Musk)

 

Tentation : Couv et titre

Fournisseur : Bib de St Lunaire

 

 

Mon humble avis : La couverture donne le ton ! Voici un livre qui rebondit très vite sur l'actualité et qui la prédit peut-être, puisque nous sommes ici dans une très légère dystopie... Très légère car Trump vient d'être réélu mais ici, il est encore copain comme cochon avec Elon. Elon, l'homme le plus puissant du monde puisque le plus riche, et si proche d'un chef d'Etat d'une toute aussi grande puissance.

Dystopie donc mais burlesque, car les traits des personnages principaux sont poussés à l'extrême dans leur débilité outrancière et leur mégalomanie égocentrée, même si l'extrême semble avoir déjà été atteint dans la réalité... Il y a donc des passages bien cocasses mettant en scène les deux bouffons d'outre-Atlantique et le chef du Kremlin.

Comme rien ne va plus dans le monde, Elon décide de frapper à coup de milliards de dollars... Il offre des primes à qui tuera Poutine et deux de ses plus proches collaborateurs... Et figurez-vous que cela fonctionne très bien et que le monde retrouve une certaine stabilité, que la guerre en Ukraine s'arrête etc... Ah le pouvoir de l'argent, le pouvoir et l'argent, l'argent du pouvoir !!! Quand la folie est au pouvoir... 

Les dysfonctionnements du monde se règlent donc sans la moindre moralité et à coup de dollars : retour dans l'époque western...

Dans ce roman, Philippe Claudel interpelle sur le pas que prend le pouvoir financier sur le monde politique et la dangerosité de cet état de fait. Il est aussi question de l'augmentation exponentielle de la débilité dans le monde, avec par exemple, parmi les étudiants des grandes universités américaines, le nombre de "platistes" qui augmente sans cesse...   En fait, Wanted est à mi-chemin entre la grande (fausse) farce et la réalité... Aussi, il se lit parfois en souriant parce qu'on situe tellement les personnages, parfois un froid dans le dos parce que Claudel est si près de la possibilité. 

Quelle audace de la part de Philippe Claudel d'oser un tel roman ! Même si celui-ci est imparfait, inégal au fil des pages... Mais il a dû être écrit et publié rapidement, puisque Donald est revenu au pouvoir en janvier et que ce livre est sorti en mai... Cela laisse peu de temps mine de rien, ce qui parait bien logique : une légère dystopie risque toujours de se faire rattraper, voire dépasser par la réalité... Donc faut faire vite ! Mais quoi qu'il en soit, il donne sacrément à réfléchir sur la tournure inquiétante que prend notre planète et ses dirigeants. Quand on ne sait plus s'il faut en rire ou en pleurer, Claudel propose d'en rire un peu tout de même !

Divertissant aussi, ce titre est parfait entre d'autres lectures plus conséquentes. On sent aussi que pour Philippe Claudel, cet ouvrage satirique est un entre deux où il a voulu se faire plaisir et se lâcher, sans doute aussi ahuri que moi est-il devant sa télé à voir la marche du monde. Et en ce sens, Wanted est réussi.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 24 Octobre 2025

Roman - Editions Julliard - 126 pages - 18 €

Parution le 21 août 2025 : Rentrée littéraire

Mon pitch : Julien est journaliste photographe... Dans les ruines de Gaza, il aperçoit un vieil homme, assis devant un commerce qui déborde de livre. Y voyant un symbole fort, Julien met le libraire dans ce viseur... Mais celui-ci l'interrompt et l'invite à s'asseoir près de lui, et à écouter son histoire avant de prendre sa photo. Entre thés partagés, livres donnés, poèmes lus, Nabil se confie et remonte dans le temps...

Tentation : Titre et pitch

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

 

Mon humble avis : C'est avec ce titre de la Rentrée littéraire que je découvre enfin la plume de Rachid Benzine, ce qui était aussi une de mes motivations pour entrer dans cet ouvrage. Alors oui, la plume est magnifique, les premières pages m'ont saisie, tant j'avais l'impression d'être à Gaza... puis assise sur un tapis, d'écouter le vieux Nabil.

Avec l'Homme qui lisait des livres, Rachid Benzine narre la vie d'une famille palestinienne, depuis les années 1940 jusqu'à la dramatique date du 7 octobre 2023. C'est donc l'Histoire contemporaine, ô combien compliquée, de la Palestine que l'auteur déroule ici.

Et pour Nabil et sa famille, ce sont des années d'errance, d'occupation, de camp de réfugiés, de misère, de tension, de menace, de lutte, d'exil, d'invisibilité aux yeux du monde, de prison même pour Nabil lui-même... Et pour Nabil, son frère et sa soeur, les études, pour s'en sortir... Le père a tout fait pour que ses enfants étudient, c'était sa façon à lui de leur montrer son amour. Pour Nabil, ce sera la littérature pour devenir professeur. Il y a les livres lus et relus en prison, ou à l'air libre, pour comprendre le monde, s'en extraire ou rester juste à sa lisière.

Ce roman nous dit que derrière tout écrivain ou tout lecteur qui meurt, c'est une part de mémoire collective qui s'éteint... Que derrière chaque photo qui immobilise un moment, il y a l'histoire d'une vie.

Et puis il y a les livres qu'on lit et qu'on relit "autant pour se souvenir que pour les comprendre, ...car derrière l'histoire, il y a un point aveugle... dont on peut découvrir une part inexplorée. Les livres comme éveil de conscience et comme compagnons pour traverser cent ans de solitude...

Même si ce roman est utile, nécessaire et servi d'une très belle plume, je l'ai lu avec intérêt mais sans grande émotion. Peut-être parce que raconter 70 ans d'une vie en cent vingt pages ne permet pas d'approfondir les choses. Et puis, aussi, avec les stéréotypes de la librairie, du libraire, les confidences etc, j'ai eu une impression de déjà lu, de manque d'originalité : un prétexte pour raconter une histoire et lister des oeuvres sans doute très chères à l'auteur. Et du journaliste, nous ne saurons rien, puisque c'est vraiment Nabil qui raconte son histoire, sans qu'il y ait de dialogues réels. Bref, j'attendais plus de cette lecture, même si je ne la regrette pas.

L'avis plus élogieux de Luocine

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 18 Octobre 2025

Roman - Editions Gallimard - 368 pages - 22.50 €

Parution le 5 janvier 2025

Mon pitch : Elle lui avait fait la promesse de ne jamais écrire sur lui... Alors qu'elle le fait en ouvrant ce roman... Claire Lancel est une célèbre romancière, fidèle au genre de l'autofiction. Et là, elle est au tribunal... Dans le box des accusés. Que s'est il passé avec Gilles, ce compagnon qui était si merveilleux ?

Tentation : Mon enthousiasme pour Fille, de Camille Laurens

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

 

 

Mon humble avis : En décembre dernier, j'avais un coup de coeur pour Fille, aussi, quand quelques semaines plus tard Ta promesse est sorti, je savais que je le lirais.

J'avoue, au départ, j'ai eu un peu peur d'être dans le parisianisme et d'être "juste" dans une histoire d'amour toxique... Mais au fil des pages, ce roman s'est révélé être beaucoup plus subtile et carrément prenant, un peu comme un thriller, tant la tension monte....  et que l'on se dit que ça doit bien exploser à un moment ou un autre. Oui, mais quand et comment ? Et il faut un bon bout de temps pour savoir précisément le pourquoi du tribunal.

J'ai beaucoup aimé la construction originale de cette histoire... Une succession de témoignage ou d'interrogatoires, menés par l'avocate de Claire, ou par la juge... En face, Claire ou ses deux meilleures amies, ou encore un ami de Gilles... Ainsi, la version de ce drame devient presque kaléidoscopique, même si le point de vue de Claire est central.

Il y a forcément de l'autofiction dans ce texte, reste à savoir la place que prend celle-ci... Mais la profession de Claire, la perte d'un enfant, un barouf médiatique suite à une certaine phrase prononcée (cf polémique avec Marie Darrieussecq) rappelle évidemment Camille Laurens et ses blessures personnelles

Ta promesse porte du l'emprise émanant d'un pervers narcissique. Cette personne qui semble tant idéale dans les premiers temps... Et puis il y a des petits signaux sur lesquels on passe, qu'on pardonne, jusqu'à ce que l'on (r)écrive l'histoire, qu'on la déconstruise étape par étape... Ces signaux deviennent alors flagrants et alignés, forment une spirale infernale vertigineuse. Tout n'est que mensonges et manipulation. Séduire d'abord, puis nuire et détruire... Tout ce processus est magistralement déroulé, décortiqué et expliqué par Camille Laurens... Comme l'est aussi le fait que les mêmes femmes vont régulièrement tomber sur ce même type d'homme.

Et il y a aussi une critique sociale, à travers l'absence d'empathie qui devient un fléau, chez Monsieur et Madame Toutlemonde comme dans les plus hautes sphères de l'Etat, dans l'intimité d'un couple ou en public sur les réseaux. Les individus évoluent de plus en plus vers la sociopathie.

Tout cela est rondement mené, très bien écrit, addictif en somme.  Ici, on est vraiment dans le gaslihting (idiome que j'ai appris dans ce livre), qui fait douter autant le personnage que le lecteur. Je me suis interrogée sur l'utilité de la présence de quelques pages en vers libres, qui ne m'ont pas parlé et qui m'ont semblé tomber un peu comme un cheveu sur la soupe.

Certes, par moments, j'ai eu envie de baffer Claire pour la réveiller, pour qu'elle réalise à quel point elle était soumise et précautionneuse, enfermant son propre égo à triple tour... Mais mais... Comme le dit Camille Laurens, non seulement l'amour rend aveugle, mais surtout il rend sourd... Et puis l'Amour ne serait-il pas juste une illusion ?

Bref, ce roman tient sa promesse et décidemment, la plume de Camille Laurens me plait beaucoup. A suivre donc !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 14 Octobre 2025

Roman - Editions Ecoutez Lire - 4h01 d'écoute- 14.99 €

Parution Flammarion 2018 - Gallimard 2019

L'histoire : "Voici venir l'hiver de notre mécontentement" sont les premiers mots de Richard III dans la pièce de Shakespeare, personnage que va jouer Candice au théâtre, dans une mise en scène cent pour cent féminine.

L'hiver du mécontentement fut aussi, en Angleterre, celui de 1978-1979, paralysé pendant des mois par un mouvement de grèves inédits...

Et pendant ce temps, au théâtre Warehouse, une femme prend des cours de diction, pour perdre son accent... Bien décidée à prendre le pouvoir, elle deviendra bientôt la Dame de fer.

Tentation : Envie de découvrir l'auteur

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Je voulais découvrir cet auteur, et j'avoue sa plume m'a bien séduite, même si j'ai peiné à garder ma concentration tout au long de mon écoute... Peut-être aussi parce que le sujet est assez politique, lointain dans le temps et dans la culture punk qui m'est bien inconnue. Bref, j'ai sans doute été dépassée par le sujet.

Reverdy nous propose ici un retour vers le passé... Un passé peu glorieux, qui date maintenant de 47 ans... Une époque de grèves, de licenciements, de paupérisation et de lutte de pouvoir en Angleterre. Grèves, manifestations, répressions... Chute des travaillistes et retour des conservateurs.

Et curieusement, les mots et les descriptions de Thomas B. Reverdy m'ont semblé n'avoir pris aucune ride, tant l'époque d'alors m'a fait penser à l'actuelle en France.

Chaque chapitre s'ouvre sur le nom d'un groupe punk et l'une de ses chansons. 

A travers le personnage de Candice, jeune étudiante, livreuse en vélo et actrice de théâtre qui interprète Richard III, Thomas B Reverdy nous emmène dans une réflexion sur le pouvoir, tant à l'époque de Richard III que dans le chaos de la fin des années 70 qui verront l'arrivée de Margaret Thatcher au pouvoir. L'auteur nous donne à examiner les réactions de différentes classes sociales face à ces mouvements de grèves et cette crise politique : nous avons les jeunes et leurs parents, les classes moyennes, le patronat, les artistes...

On a donc ici une chronique autant sociale que politique et historique intéressante à suivre, dans un pays malade au bord du gouffre et de la banqueroute. Un roman qui me fait fortement penser à la situation actuelle de la France, tant financière, sociale que politique... le tout, près de 50 ans après l'accession au pouvoir de Thatcher... A voir ce que cela donnera chez nous.

Cet hiver du mécontentement, j'ai été contente de le lire même s'il ne m'a pas ému. Je ne peux en dire beaucoup plus et je ne pense pas qu'il me restera longtemps en mémoire, malgré son intérêt indéniable.

Du même auteur, j'espère lire bientôt "Les évaporés".

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0