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Publié le 23 Septembre 2026

Roman - Editions Grasset - 288 pages - 21.50 €

Parution en Mars 2026

Mon pitch : Irène est médecin généraliste à Fontainebleau. Un samedi matin, la police vient lui annoncer la mort de sa soeur Natacha, suite à une chute mortelle dans l'atelier 4 de la multinationale fabriquant du papier écocertifié, où elle était chimiste. Tout le monde conclut vite au regrettable accident ou à un suicide mais Irène, comme la police, s'interroge tout de même... Que faisait Natacha dans cet atelier dont elle n'avait pas l'accès, une nuit où elle n'était pas sensée  travailler....

 

 

Tentation : La 4ème de couv

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : C'est par Atelier 4 que je pénètre dans l'univers de la romancière Hélène Gestern. Entrée pas bien gaie mais qui percute et donne envie de poursuivre la découverte.

On ne lâche pas Atelier 4, même si l'atmosphère, qui devient tension y est pesante. La plume d'Hélène Gestern, agréable et fluide à lire illustre une narration sobre toute en retenue. Comme Irène, vous voulez savoir... Pourquoi, comment...

L'autrice nous emmène dans les arcanes de ces grandes multinationales qui battent "pavillon éco responsable" pour correspondre à l'époque et remporter des marchés... ici, celui de toute la papeterie liée aux J.O. Dans cette entreprise, Natacha est une brillante chimiste, à priori sans histoire de l'avis de tous, même si un certain surmenage se manifestait ces derniers temps. Accident ou suicide, peu importe pour la direction qui, étrangement s'empresse d'indemniser l'époux de Natacha, en échange d'un certain silence, et d'une page tournée... La vie doit reprendre, l'entreprise doit tourner.

En cherchant, en rencontrant discrètement d'anciens de sa soeur, en discutant avec la déléguée syndicale du site industriel, puis en fouillant dans ses affaires, c'est tout autre chose que découvre peu à peu Irène qui s'obstine, quitte à s'isoler des siens à chercher, à démontrer que sa soeur n'était pas suicidaire.

Dans ce roman utile, Hélène Gestern dénonce habillement le management toxique de certaines entreprises, et ses conséquences diverses (comme le burn out) et cachées. Harcèlement moral, psychologique, injonctions contradictoires, rentabilité à tous prix, omerta, licenciements abusifs.... Tout est bon pour faire tourner bourrique ou se débarrasser d'un employé devenu envahissant, d'un employé qui a fait partie  à son insu d'un plan de sabotage, d'un employé qui sait ce que se cache derrière le mensonge public et certaines pratiques illicites de ces fameuses certification éco-responsables...

Une réflexion sans concession sur le monde du travail à une époque où les RH ont tout de la ressource inépuisable et exploitable mais plus rien d'humain. Dans les dialogues, seules les réponses apparaissent, aux lecteurs d'imaginer les questions et de remplir les non-dits.

Le combat d'Irène ne sera pas vain. Si la victoire morale est bien là, la victoire judiciaire est bien loin quand on s'attaque a des pouvoirs financiers illimités et qui ne reculent devant rien.

Nécessaire, Atelier 4 est un roman social d'une grande humanité sur une part inhumaine de notre société, prête à n'importe quel sacrifice pour maintenir l'illusion de la performance et de la perfection, dans une violence invisible aux yeux du monde, des médias etc.... Et un bel hommage à ces lanceurs d'alerte qui se battent dans l'ombre pour qu'éclate des vérités insoupçonnées.

 

Philisine a aimé

Luocine n'a pas aimé

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 9 Septembre 2026

Roman - Editions Albin Michel - 278 pages -21.90 €

Parution en avril 2026

Mon pitch : L'Elysée est confrontée à plusieurs crises, difficilement maîtrisables, dont certaines touchent à la vie intime de son locataire. La démocratie est en danger et pour la sauver le président est prêt à tout, même à se mettre en ballottage.  Peut-être aussi y a t-il du découragement à tenir cette fonction, entre la réélection de l'ingérable Trump, un Poutine qui ne renonce à rien et le toute puissance médiatique et/ou financière de certains patrons du CAC 40.

Nous revoici dans les coulisses du pouvoir...

 

 

Tentation  : j'ai lu le tome 1

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Il y a trois, c'est sans hésiter que j'avais décoré Tsunami de Marc Dugain d'un coup de coeur. En début d'été 2026, j'ai découvert cette parution, la suite... On le sait dès la couv et le titre qui ressemblent beaucoup au tome 1.

En début de lecture, j'ai un peu rechigné, trouvant des redites et me demandant si un tome 2 était vraiment justifié, utile et pas que l'exploitation d'un bon filon. Et puis non, peu de temps après, j'ai été embarquée et passionnée par ma lecture. Quand le divertissement rejoint l'esprit critique sur notre époque, quand on rit jaune, quand on se dit "c'est hier ou demain", quand on se demande si c'est la fiction qui dépasse la réalité ou l'inverse, quand il y a matière à réflexion et indignation, c'est que l'ensemble fonctionne sacrément bien pour moi.

Dans le livre, on est potentiellement demain, puisque références sont faites à Macron au passé. A sa place au palais de l'Elysée et aux manettes du pays, un homme qui parait bien plus humain, dans le doute etc... Peut-être que cette impression est accentuée par une narration à la première personne du singulier, qui nous fait participer à toutes les réflexions, stratégies, déceptions, découragements, stress, cynismes, trahisons... Le tout en temps réel. Le pouvoir, son vertige et son poids, est entre les mains du lecteur.

Dugain nous offre une nouvelle fois une fine analyse de notre société, de son système, de ses dirigeants, de la fracture sociale à travers une toute petite dystopie d'une ou deux années. Les pages sont sacrément documentées. Le tout, servi d'une écriture vive et fluide, dans un rythme trépident, comme celui de l'actualité. Car la submersion est générale devant l'afflux des catastrophes, des crises et des guerres. Si les politiques m'insupportent (leur égos, leurs verbiages, leurs guéguerres internes et stériles qui les maintiennent si loin des préoccupations des électeurs) je n'envie guerre leur place non plus.

Car rien qu'en allumant la télé à 20h, je suis déjà submergée... D'ailleurs, de tout l'été, je ne l'ai allumé que 2 fois à cette heure là, pour l'éteindre aussitôt, et me ruer vers mes livres qui peuvent, eux, me laisser la douce impression que tout n'est que roman captivant !  Quand c'est dans un roman, on s'en repaît. Quand c'est dans la réalité on vomit tout cela !

Bref, j'ai aimé être submergée par Dugain... Et me demande si dans 3 ans, avec la matière que lui fournira le futur président, Dugain écrira un 3ème tome, dont on peut se prendre à rêver qu'il ne s'y passe que des bonnes nouvelles, tout en restant dans la veine "page turner"

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 7 Septembre 2026

Roman - Editions Albin Michel - 155 pages - 18.90 €

Parution le 19 août 2026 : Rentrée littéraire

Mon pitch : Quadragénaire, Alban se retrouve subitement parent adoptif d'un tout jeune perroquet, un Gris du Gabon, que son voisin lui a mis dans les mains sans beaucoup plus d'explication... Apprivoisement, attachement réciproques semblent s'installer jusqu'à ce que Jo le Perroquet entre en crise d'adolescence et fasse de la vie d'Alban un enfer...

Tentation : Mon RDV annuel

Fournisseur : Ma CB

 

 

Mon humble avis : Lu en un après-midi sur la plage, à l'ombre de mon parasol.

Récemment, une amie m'a dit : "Amélie, c'est comme Woody Allen, il ne faut pas tout voit ou tout lire". Je pense que je devrais l'écouter... Car même si je suis toujours excitée devant l'idée "où Amélie va m'emmener cette année" (d'autant plus quand elle quitte le sujet familial/nippon )mon enthousiasme total s'espace de plus en plus.

L'an dernier, "Tant mieux" m'avait ravie... Cette année, l'adolescence du perroquet me laisse perplexe... Et pourtant, le roman commence fort, avec l'agacement manifeste de l'autrice devant les absurdités de notre époque, ici, concernant les visites au Louvre. Un début comme je les aime, qui dénoncent des aberrations de plus en plus courantes, tellement courantes, qu'elle devienne habitude et qu'on ne pense plus à s'en rebeller.

Puis arrive Jo, le Perroquet... Et là, j'ai envie de dire qu'il y a deux lectures possibles...

Le Perroquet pourrait représenter n'importe quel animal de compagnie, donc pourquoi pas... un chat ?! C'est ainsi que j'ai transposé les confidences du narrateur dans mon esprit et donc ma propre vie... La découverte, l'apprivoisement, l'apprentissage des besoins de l'animal et l'adaptation à ceux-ci, l'attachement...  L'animal qui comble la solitude, qui remplace potentiellement un enfant, qui vit parfois mieux qu'un enfant. Les dégâts matériels qu'il occasionne dans l'intérieur, la complicité, mais aussi parfois l'impossible communication faute de langage commun, et surtout, la forte propension de l'humain à sombrer dans l'anthropomorphisme envers les bêtes qu'il estime "de compagnie". On peut peut-être voir dans Alban un portrait de toutes ces personnes qui adoptent/achètent un animal en toute méconnaissance des besoins de son espèce, qui s'emballent quand c'est petit et mignon, puis qui déchantent bien vite quand les couacs arrivent.... Sauf qu'Alban est un être conscient de sa responsabilité envers son Jo, et qu'il assume son "choix".

Autre lecture possible... Le perroquet pourrait être la métaphore d'un enfant humain.... Tout aussi mignon tout drôle à qui ont pardonne tout jusqu'à un certain âge, l'adolescence. Cet âge ingrats où la communication parent/enfant devient difficile, où l'ado veut de l'air, ou l'ado se forge sa propre identité, teste sans les limites de ses géniteurs, où l'ado est dans l'imitation de l'autre (d'où le choix du perroquet ?!) où l'ado commence à détester les parents qu'il vénérait quelque temps plus tôt... Et cette détestation, impossible de dire combien de temps elle durera... Sera-t-elle qu'un maudit passage, ou deviendra elle intrinsèque à l'être et à la relation... Car la plupart du temps, les parents aiment inconditionnellement leurs enfants pour la durée de leur vie, il n'en n'est pas forcément de même en sens inverse. Rien ne peut garantir qu'un enfant aimera ses parents, car l'amour n'est pas un dû... Et ce, quelque soit le dévouement, les sacrifices l'affection reçu, le retour sur investissement n'est jamais garanti. C'est ainsi avec les enfants, entre adultes consentants... Et étrangement, c'est plus rare avec les animaux de compagnie.

Dernière lecture possible : Un conte, une histoire d'homme, de perroquet et de vie qui part en vrille, avec quelques métaphores et messages disséminés deci-delà...

Encore que, il y a peut-être une d'autres lectures possibles et peut-être parmi elle celle voulu par l'autrice mais je ne les ai pas trouvées.

Reste que la lecture est agréable, aérée, divertissante, qui frôle et évidemment originale. Avec quelques passages savoureux et un humour décalé.

Malgré tout cela, le cru Nothomb 2026 ne restera pas mémorable pour moi. Et si, depuis un moment, j'étais en crise d'ado envers mon autrice favorite et historique ?!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 26 Août 2026

Roman - Editions Lizzie - 4H51 d'écoute - 11 €

Parution Julliard & Lizzie en janvier 2026

Mon pitch : Dans les années soixante lors de vacances familiales dans une pension en Toscane... Paul et Gaby se séparent brutalement... Gaby ramène leurs deux filles à Nice... Cet été là sera suivi de cinquante année de silence...  Jusqu'à ce que le narrateur interroge sa mère, qui n'était à l'époque qu'une petite fille... Philippe Besson, héritier de cette histoire, part en quête de vérité.

 

Tentation : Besson fait désormais partie de mes valeurs sûres

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis : Si de Besson, je préfère les romans qui traitent de faits divers plus éloignés de sa vie personnelle, j'avoue qu'il m'a encore une fois cueillie avec cette histoire qui laisse comme une impression de stupeur évidente, et d'évidence stupéfiante. Encore une fois, sans artifice, mais des vocables bien choisis, des sentiments dépeints à merveille. La délicatesse des émotions contenues, qui affleurent à peine tant elles sont sous le joug du secret et ne s'offrent qu'un regard ou un mot, nous pénètre subtilement jusqu'à devenir nôtre. Si vous ne comprenez pas ce que je veux dire, lisez Besson, car je suis amoureuse de sa plume, et ce ne sont pas les amoureuses qui parlent le mieux.

Besson part donc en quête de vérité... Qui était son grand-père, cet homme qu'il n'a jamais connu ? Il interroge sa mère et ses pas vont le mener en Italie, là où tout a commencé. Le roman ne m'a pas percutée dès son début, qui présente l'époque, les personnages et le contexte géographique. Mais lorsque les deux principaux protagonistes se rapprochent, l'intensité a pris sa place et ne la cédera plus... Et pourtant, pas de grande surprise dans les sujets abordés ni dans leurs issues quand on connaît un tant soit peu Philippe Besson. Et pourtant, il y a dans ces pages énormément de tendresse, de justesse et de pudique émotion lorsque Besson frappe à la bonne porte en Toscane, après plus de cinquante ans de secret de famille.

Une pension en Italie est l'histoire d'une parenthèse suspendue de 3 jours qui bouleverse toute une vie, et bien d'autres aussi. Une parenthèse qui révèle l'être à lui-même, et qui offre ou pas, comme dans "La route de Madison" (cité dans le livre), de saisir l'occasion de descendre ou non du véhicule, d'être enfin soi pour toujours ou dans le déni et le mensonge à jamais. Un choix qui, aux yeux des autres, sera courageux ou lâche. Et ce choix, que l'on peut parfois payer toute sa vie, dont Besson fait habilement un roman, ne se rencontre pas qu'en Amour... Avoir le courage d'être soi, contre vents et marées, c'est souvent prendre le risque de s'isoler pour se retrouver soi-même et une autre forme de bonheur. Et puis c'est aussi "juste" parfois accepter le sang qui coule dans nos veines depuis des générations.

Un très beau roman finalement très lumineux. Et un Grand-Père réhabilité après plus d'un demi-siècle de silence... 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 9 Juillet 2026

Roman - Editions Iconoclaste - 354 pages - 20.90 €

Parution le 21 août 2025

Mon pitch : Dans la famille, il y a le père "le Napolitain", la mère Véro, qui est une véritable cagole, le chien prénommé Pastis et enfin la fille Clara, tout l'opposé de sa mère. Cette dernière a quitté Marseille et le giron familial il y a quelques années pour Paris, les grandes études, et la thèse qu'elle prépare, tout en assurant des cours en tant que doctorante en sociologie. 

Et puis Clara rencontre Raphaël, fils de politique, de famille catho traditionnaliste et très bourgeoise... Clara fait tout pour s'intégrer à ce milieu qui n'est pas le sien... Et quand enfin elle présente Raphaël à sa famille Marseillaise, c'est Véro, la mère qui fait tout pour supporter celui qu'elle surnomme "Le girafon"...  De loin et avec ces méthodes, Véro garde un oeil sur sa fille, et elle fait bien...

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis  : Le billet de Keisha est le 1er que j'ai lu à propos de ce roman coloré et bien vivant, qui est sorti du lot des autres drames sombres sortis lors de la Rentrée Littéraire de l'été dernier. D'autres billets ont suivi, je dois être l'un des derniers blogs à la chroniquer. Pas bien grave, parce que La Bonne mère est en partie une lecture tout indiquée pour la période estivale.

Attention, sous des abords légers et drôle (qu'il est bien au début), ce roman est en fait bien plus profond qu'il n'y parait et franchement, il est bien foutu et très agréable à lire... Aussi parce que l'évolution de l'histoire vers le drame, on ne la voit pas venir. 

Chacun leur tour, les chapitres donnent la parole à Clara (la fille brillante)... qui s'exprime dans un langage châtier et sobre, se pose les questions de son âge, tente de s'intégrer dans un milieu qui n'est pas le sien, et fait tout pour gommer les traces de ses origines sociales. Puis c'est Véro, la mère cagole qui prend le relais, qui nous donne sa version des faits, sans prendre de gants. Véro est cash et pétulante mais a le coeur en or. C'est une femme sacrément forte alors que sa fille est ultra fragile-sensible...  Avec un tel grand écart entre Paris/Science Po et Marseille cagole, évidemment, bons mots et expressions délicieuses, situations décalées et descriptions vestimentaires/ comportementales sont rafraichissantes, amusantes et portent à rire ou sourire...

Et puis le roman glisse peu à peu vers son véritable sujet - en dehors des différences de classe - et ce sujet, c'est la violence masculine... Et sa vision bien différente en fonction des générations. Pour la mère, la violence c'est quand on finit à l'hôpital, pour la fille, ça commence bien avant.... Et il va falloir du temps à la mère pour accepter de mettre le bon mot sur ce que subit sa fille. 

Au milieu de tout cela, l'hypocrisie du milieu catho tradi PAM (pas avant le mariage) est bien démontrée.

Et quoique certains puissent penser de l'apparence et du comportement de Véro, et bien Véro se révèle, sans mode d'emploi, être une bonne mère, sous les yeux de La Bonne mère, qu'elle entrevoit depuis la fenêtre de sa cuisine. Même si Clara aurait aimé avoir un autre genre de mère... Et bien cette mère, elle l'aime même si elle oscille envers elle entre amour et honte.

Un premier roman qui sonne vrai, qui divertit autant qu'il émeut et pose les bonnes questions, très bien construit. Et surtout, qui dénote d'une véritable originalité dans le paysage littéraire français de ces derniers temps.

 

Le billet de Violette

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 7 Juillet 2026

Roman - Editions Audiolib- 7h09 d'écoute - 16.99 €

Parution Calman Levy 2023 - Audiolib 2024

Mon pitch: A 6 ans, Anna rêvait d'être astronaute. A 46 ans, elle est bien loin des étoiles... Médecin généraliste, mère de jumeaux bientôt adulte et d'un enfant parti trop vite, d'une maladie grave. Mais personne dans son entourage à oublier ce rêve de gosse. Aussi le soir de son anniversaire, une grande surprise l'attend : une inscription au concours de l'ASE (Agence Spatiale Européenne) qui recrute dans cette session ouverte à tous candidats du grand public, ses futurs astronautes.

Sans trop y croire, Anna s'y prépare, se prend au jeu et passe les premières sélections... Mais surtout, elle rencontre d'autres candidats qui ont tous un rêve peut être plus grand qu'eux, pour compenser une faille ou une blessure personnelle. C'est donc une aventure aussi humaine que physique et exigeante qui attend Anna.

Tentation : Un livre cool pour l'été

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis : Depuis La chambre des merveilles, je lis de temps en temps les romans de Julien Sandrel, parce que je devine le moment de lecture agréable et sans prise de tête, même si je sais que la littérature n'y sera pas révolutionnée. Un auteur, comme d'autres qu'on voit peu sur la blogo, parce que plutôt estampillé "feel good". Et pourtant, les trois personnages principaux de cette histoire sont loin d'être épargnés par la vie. Mais ils se battent, contournent, affrontent, assument, provoquent, ou s'inclinent honorablement devant l'inéluctable, mais sans gâcher un instant de leur vie.

Nous avons donc l'héroïne, Anna... Qui a grandi sans sa mère, qui s'est suicidée alors qu'Anna n'avait que deux ans...Anna a toujours été persuadé que sa mère ne l'aimait pas assez pour vivre... Puis, bien plus tard, un de ces enfants, atteint de la mucoviscidose, n'a pas survécu. C'est donc une femme qui assume sa vie mais qui n'en profite pas. 

Dans les autres candidats, nous suivons de près Nabila, qui semble être une bimbo proche de l'original (l'influenceuse) que "nous connaissons" tous... Ici, Nabila, à l'accent marseillais à couper au couteau, est d'une énergie de dingue et à un coeur immense... Elle porte un secret, qui sera révélé plus tard. Ensuite, nous avons Diego, un espagnol beau comme un dieu et qui parait insupportable.... Evidemment, il ne l'est pas et nous découvrirons aussi pourquoi il s'est lancé dans un tel défi.

Bien sûr, peu des candidats parviendront à la sélection finale, mais ce n'est pas cela qui importe... Un peu comme la destination qui compte moins que le chemin parcouru pour y arriver... ou pas. Ces trois personnages sont franchement attachants, entre leurs péripéties, leurs échanges intimes et leurs moments de décompression, on ne s'ennuie pas... Il y a aussi un ancien astronaute qui gravite dans l'histoire, et qui libèrera Anna du poids qu'elle porte depuis sa jeunesse, même si cela n'est pas sans danger.

Le roman est bien documenté et mené tambour battant. Sans être un chef d'oeuvre mémorable, il est une lecture idéale de détente et de plage en cette période estivale pour les lecteurs friands de ce type de littérature. Ceux qui ne jurent que par les bouquins "Goncourables", les classiques de 700 pages et des auteurs germanopratins passeront leur chemin plutôt que de critiquer ensuite.

De mon côté, ce bouquin est tombé au bon moment à la suite d'une lecture très pesante d'un prix Nobel ! Par moments, les bons sentiments font franchement du bien. Et la lecture, ça sert aussi à ça !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Juin 2026

Roman - Editions Audilolib -12h45 d'écoute -19.99 €

Parution Audiolib et Stock en janvier 2024

Mon pitch: 1720 à Paris. A la Salpêtrière, la Supérieure est chargée de sélectionner une centaine de femmes qui seront envoyées en Louisiane pour (re)peupler la colonie française. Là-bas, des maris les attendent, et les enfants viendront.

Nous suivons le destin de trois d'entre elles, depuis la Salpêtrière, jusqu'à la Louisiane sur une dizaine d'année, en passant évidemment par la longue traversée infernale à bord de La Baleine pour ces femmes déportées qui ignoraient tout du monde.

 

Tentation : Pourquoi pas ?

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis : Ce livre audio m'a occupé lors mes trajets voiture lors de mes récentes vacances.

Charlotte, orpheline de douze ans, Pétronille jeune aristocrate désargentée et Geneviève, faiseuse d'anges, n'avaient rien qui les prédestinées à devenir amies et à vivre ensemble cette folle aventure vers l'Amérique. Elles sont toutes trois différentes, mais resteront liées pour la vie.

C'est une sacrée saga que nous propose là l'autrice, Julia Malye, que je ne connaissais pas. On ne peut être qu'admiratifs de l'énorme travail de recherche et d'effet de rédaction pour restituer avec autant de précision une époque, et des faits qui datent . Ce roman a d'abord été rédigé en américain (et relu par des spécialistes de cette époque et même par le chef actuel des indiens Natchez) pour être ensuite réécrit en Français.

En Louisiane, nos trois jeunes femmes, pionnières malgré elles, découvriront un climat différent et pesant, une nature hostile, l'éloignement de la capitale et de la royauté. Mais surtout, elles devront frayer avec la violence des hommes, l'esclavage, et les guerres sanglantes avec les indigènes Natchez...

Ce roman évoque donc la colonisation est ses conséquences sur les indiens (maladies, spoliation de terres etc). Parfois, la cohabitation se passait bien, parfois c'était tout l'inverse.

L'écriture est élégante, soignée et agréable. 

Si j'ai aimé découvrir cette époque, ces personnages et ces faits auxquels je ne pensais pas du tout au point de ne m'être jamais penchée sur ces sujets, j'ai trouvé ce roman trop long, parsemé d'anecdotes et détails inutiles. Les personnages secondaires se multiplient tellement que je me suis perdue. Le pire étant avec les protagonistes masculins (oui les maris décèdent beaucoup).  Donc mon intérêt s'est bien atténué au fil des heures et c'est dommage, car la même histoire narrée plus chronologiquement et avec 200 pages de moins auraient été plus dense donc bien plus captivante. Et pourtant le sujet de départ était des plus prometteurs.

Mais peut-être que mes bémols ne dérangeront pas les amateurs de pavés et de grandes sagas.

Et ce pavé me permet de participé, pour la première fois alors qu'il court depuis plusieurs années, au Challenge Pavés de l'été de Sybilline

 

 

576 pages en Livre de poche

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 24 Juin 2026

Roman - Editions Babel - 224 pages - 7.90 €

Parution d'origine en 2013

Mon pitch : En 1982, Sarah est montée dans un avion pour Uummannaq au Groenland. De ce séjour de quelques semaines qui devait être pour elle comme une résurrection après des années difficiles, Sarah n'est jamais revenue. 

Rien... même si plus tard, son sac à dos sera retrouvé. Sur elle rien, pas une trace... Pour ces parents et Lisa, sa petit soeur alors adolescente, c'est le début d'une attente d'un potentiel retour, d'un petit signe qui durera des décennies.

Vingt-six ans plus tard, Lisa devenue mère de famille, monte aussi dans un avion, sur les traces de sa soeur... Elle veut comprendre et peut-être trouver...

 

Tentation : Envie de poursuivre avec cette autrice

Fournisseur : Achat lors de la braderie de ma médiathèque l'été dernier.

 

Mon humble avis : Plus de cinq années déjà que j'ai dévoré "Un paquebot dans les arbres"  et  "Kinderzimmer" de Valentine Goby. Je pensais poursuivre mon élan avec elle et puis, comme d'hab, j'ai été happée par d'autres lectures et d'autres horizons. L'année dernière, lors de mon Challenge Lisez votre chouchou, Violette avait fait de Valentine Goby sa chouchoute, ce qui m'a donné envie de remettre le pied à l'étrier, tout en prenant mon temps !!!

Même si les sujets de ce roman sont tragiques, je pense qu'un tel titre ne peut que vous rafraichir en cette période de canicule.

La disparition d'une enfant.... Parce qu'elle est majeure, la disparition de Sarah est un non-événement pour les institutions officielles, puisque celle-ci peut être volontaire.

Pour ses parents et sa soeur, c'est l'incompréhension, l'attente, l'espoir, le désespoir, le vide, le néant... Le père montre moins sa souffrance mais ne la renie pas, la mère sombre dans une espèce de léthargie mais toujours en alerte au cas où Sarah reviendrait... Lisa devient l'enfant périphérique... Celui qui est là mais dont on se préoccupe peu, qui doit se construire seule avec cette place vide qui prend toute la place à côté d'elle. C'est avec un talent et une délicatesse infinis que Valentine Goby décrit de poids de l'absence.

Le récit alterne entre des souvenirs de l'époque où Sarah était vivante parmi eux, des épreuves qu'elle a traversées (la mort de sa meilleure amie), de son retour à une certaine forme de vie et ce départ, comme un nouveau saut dans la vie. Il y a ensuite l'attente, les mots laissés sur la porte en cas d'absence, le téléphone vers lequel on court et dont on vérifie 10 fois que le répondeur fonctionne si l'on doit sortir etc... Puis Lisa, adulte et mère de famille, qui se retrouve coincée au Groenland en 2010, alors qu'elle marche sur les traces de sa soeur, par ce qu'un certain volcan islandais paralyse le trafic aérien mondial.

Si je suis entrée dans ce livre avec entrain et les yeux écarquillées devant une si jolie plume, je dois avouer que j'ai peiné à l'achever... Par ce que si la 4ème de couv évoque une enquête, il n'en n'est pas vraiment question, ou alors au sens philosophique du terme. Ce qui fait que ce roman est bien plus contemplatif que je ne l'imaginais et que ce n'était pas ce genre que je souhaitais lire pendant mes vacances.

Mais il faut reconnaitre que ce roman est beau et de qualité... Banquises avec un "S", cela ne vous aura pas échappé. L'analogie est parfaitement choisie par l'autrice.... Il y a Sarah qui disparaît sans laisser de traces, et la banquise du Groenland qui disparait aussi, qui fond de plus en plus vite, modifiant littéralement la locale d'abord. Et cette disparition comme cette fonte ont des répercussions qui peuvent autant être discrète (pour celui qui est loin et/ou peu concerné) que violente et irrémédiable pour celui qui la vit de près, de l'intérieur. Et lorsque fond la banquise, les plaques de glaces s'éloignent les unes de autres, comme ceux qui constituent une famille amputée d'un de ces membres.

Un beau roman sur l'impossible deuil quand il n'y a pas trace de ce qui est perdu.... Mais qui ne m'a pas capté dans la façon trop contemplative et digressive dont le sujet est traité. Mais lu au bon moment et par des lecteurs qui apprécient particulièrement ce genre de récit, Banquises peut plaire énormément et même sans doute bouleverser.

 

Le billet de Violette

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 17 Juin 2026

Roman - Editions CDL - 7h30 d'écoute - 22 € 

Parution d'origine chez Albin Michel en 2013

Mon pitch : Une fresque familiale, sur cinq générations, en Hongrie, dans la même maison posée au milieu des rails de la gare de Budapest.

Il est question du communisme, de sa chute, et de la vie d'après.

Tentation : le sortir de ma PAL audio

Fournisseur : Ma PAL audio (bib de Rennes)

 

Mon humble avis : Il y a un an et demi, j'entrais enfin dans l'univers d'Alice Zeniter via sa dernière parution : "Frapper l'épopée". Avant de rédiger ce billet ci, j'ai relu celui de Frapper l'épopée.... Et cela m'a vraiment "frappée". Car quelque part, je pourrai écrire la même chose mot pour mot... La seule différence étant le contexte géopolitique (La Nouvelle Calédonie pour Frapper l'épopée et la Hongrie avant et après la chute du mur de Berlin pour ce roman ci.)

J'ai mis des années à sortir ce roman de ma PAL audio, tout simplement parce que les dimanches, quand j'étais jeune, je n'aimais pas cela... Messe, repas de famille puis devoirs scolaires dans ma chambre. Rien à voir avec le contenu de cette histoire finalement.

Comme pour "Frapper l'épopée" j'ai été intéressée par ce roman qui m'a fait prendre conscience à quel point la chute du communisme et du Mur de Berlin n'a pas été perçu de la même façon, selon que l'on était ou non, directement concernés par cette barrière. Car avec Sombre dimanche, Alice Zeniter nous montre bien que même si d'un coup les frontières sont tombées et le monde s'est élargi, pour les petites gens de Hongrie, la vie a gardé la même étroitesse.... par manque de moyen.... Et puis, finalement, par culture peut-être. Les personnages reprochent au système et à l'Histoire leur immobilisme...Alors que finalement, aucun d'entre eux n'a eu l'idée ou le courage de monter dans un de ces trains qui cernaient la maison familiale pour aller voir l'ailleurs...

Mais comme pour "Frapper l'épopée", malgré mon intérêt, et bien ce roman n'a fait naître aucune émotion en mois (excepté lorsque l'on découvre la lettre du grand-père, qui mène à la fameuse question "et si j'étais né à Leidenstadt qui me plait tant). L'écriture d'Alice Zeniter est soignée et belle mais elle a quelque chose de trop factuel et de distant qui me laisse émotionnellement au dehors de l'histoire qui m'est contée. Une fois de plus, je ne me suis attachée à aucun personnage, d'autant que le récit est plutôt terne, sans événement qui paraisse majeur.

Je crois juste qu'en fait, Alice Zeniter, malgré sa réputation et les nombreux prix littéraires qu'elle a reçu, ne me convient pas. Et pourtant, la Hongrie me bottait bien comme destination littéraire...

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 15 Juin 2026

Roman - Edtitions Audiolib - 8h45 d'écoute - 17.71 €

Parution Calman Levy et Audiolib en 2024

Mon pitch : A Vienne en 1910, Gustave Klimt peint "Portrait d'une dame" qu'il retouche en 1916. La toile, achetée alors par un collectionneur anonyme, se retrouve dans un musée... En 1997, il est volé avant de réapparaitre en 2019, dans les jardins d'un musée d'art moderne en Italie. Aucun expert en art, aucun inspecteur de police ne sait qui est cette jeune femme représentée sur ce tableau...

Camille de Peretti a sa petite idée... Et nous propose l'histoire de Martha et de sa descendance, depuis Vienne en 1900, en passant par le Texas, l'Italie et New York sur une période qui couvre tout le vingtième siècle et 110 années.

 

Tentation : Le billet de Violette

Fournisseur : la bib de St Lunaire

Mon humble avis : Enorme succès pour ce roman lors de sa sortie, accompagné d'une multitude de prix littéraires. Et pourtant, l'Inconnue du portrait ne me tentait pas. Vu qu'il y est question de Gustave Klimt, j'ai eu peur que ces pages ne contiennent que des références picturales et un étalage de culture que je n'ai pas dans ce domaine. Et puis le format audio est arrivé à ma Médiathèque. Alors... On y va...

Il m'a fallu quelques chapitres pour entrer dans le livre et m'habituer à la narration non linéaire, trouver mes repères. Et dès que ce fut fait, L'inconnue du portrait ne fut pu que plaisir de lecture proche de l'addiction et surtout une admiration croissante et totale pour la romancière Camille de Peretti pour la construction tellement magistrale de cette histoire qui ne manque pas de mystères, de rebondissements, de révélations. Je n'ai pas été bouleversée par ma lecture mais fascinée et vraiment admirative du talent et de l'imagination de son autrice. Cette fresque familiale qui se déroule sur cent dix ans pourrait à elle seule, à mes yeux, illustrer à merveille le mot "romanesque". Divertissant, intelligent, probable mais complètement fictif, qui traverse les époques et propose une version d'un mystère avec comme postulat de départ une toile et quelques dates existantes.

Les chapitres nous emmènent d'une période à l'autre et d'un continent à l'autre. De façon non linéaire, nous rencontrons Martha, puis son fils Isidore... et des décennies plus tard, Pearl, fille illégitime d'Isidore, qui ressemble trait pour trait à la dame du portrait. Durant ces décennies, Isidore a tout vécu... De domestique en Autriche, on le retrouve cireur de chaussures à New York pendant la Grande dépression, avant qu'il ne fasse fortune et devienne richissime avec une entreprise de brosse à dents et de dentifrice.... Un sacré défi à l'époque où ces deux produits étaient loin d'être une évidence pour tout le monde...

A travers ses personnages qui évoluent au cours des décennies et qui tentent de s'adapter à chaque nouvelle situation ou condition, Camille de Peretti traite avec délicatesse et nuance du sujet de transfuge de classes. Il est question aussi de schémas familiaux qui se reproduisent. Le tout avec une plume des plus fluides, qui varient très subtilement en fonction des époques traitées et des personnages qui s'expriment, sans jamais se perdre dans des détails inutiles. Le tout restant magnifiquement harmonieux et très agréable à lire et/ou à écouter.

Avec l'inconnue du portrait, Camille de Peretti n'en n'était pas à son premier coup d'essai, et pourtant, je n'avais jamais entendu son nom. Après un tel roman, nul doute que dorénavant, je vais le guetter.

Franchement, ce qui me vient le plus en tête après ma lecture, c'est 20/20 en construction et narration romanesque, avec une imagination des plus délicieuses. A lire, évidemment !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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