Articles avec #litterature francaise tag

Publié le 22 Octobre 2019

Roman - Editions Audiolib - 4h42 d'écoute - 19 €

Parution d'origine aux éditions Le Seuil en 2014

L'histoire : C'est celle d'Eddy Bellegueule, un enfant né dans un milieu très populaire en Picardie. Eddy n'aura de cesse de quitter ses parents, la pauvreté, sa classe sociale faite de racisme et de violence. Il s'insurge contre tout cela, mais surtout contre le monde qui s'est insurgé contre lui depuis toujours, le voyant comme une source de honte. Car Eddy est différent d'eux et pour eux, différent tout court.

 

 

Tentation : La blogo en son temps (et oui déjà 5 ans, je suis parfois longue à la détente !)

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Edouard Louis raconte son enfance. Il aurait pu, pour cela, choisir la forme d'un essai, d'une enquête ou d'un témoignage. Il a préféré donné un espace littéraire à la violence qu'il a subi, la littérature étant un travail de langage. Et il a ainsi eu plus de liberté pour montrer dans ce livre comment la violence est située dans un langage, et qu'elle s'exprime par des mots. La forme du roman lui a donc permis de restituer la violence d'un langage et des mots qui aurait eu un moins d'impact via un autre support d'écriture. Edouard Louis superpose donc deux langages qui s'entrechoquent : celui d'Eddy enfant et de son milieu, et le sien devenu adulte et romancier. C'est comme cela qu'il peut rendre cet aspect si réel et compréhensible.

Le travail de l'auteur est donc admirable et terriblement abouti. Ce livre, on ne le lâche pas. Alors pourquoi seulement trois pattes de chats ? Parce que ce roman n'en n'est pas un, mais une histoire vraie. Et ce genre d'histoire vraie me met très mal à l'aise, tant la violence réelle m'est insoutenable. Ce type de lecture n'est pas du tout confortable pour mon âme sensible et révoltée face aux injustices, face à l'acharnement envers les plus faibles (en apparence) et sans défense, surtout dans un milieu où plaidoyer restera toujours vain. Eddy est différent, efféminé, délicat, curieux de culture dans un monde de brutes enfermé dans des codes, qui n'a pas été ouvert à la culture et aux différences. Un monde où un garçon doit devenir un homme, un vrai, un dur. D'où un racisme très présent dans les propos de la famille d'Eddy... Bien que ce racisme primaire se trouve aussi couramment dans des CSP +++ hélas.

Edouard Louis décrit la violence verbale, les moqueries, l'humiliation, l'incompréhension subit par Eddy, que ce soit par les siens ou par l'extérieur (l'école ou autre), cette violence insidieuse qui est souvent invisible de l'extérieur du foyer familial et qui évolue dans l'indifférence générale.  Celle-ci m'a trop chamboulée pour que je puisse sauter d'enthousiasme envers cet ouvrage sur les dominés qui a pourtant tout de remarquable dans sa finesse, sa construction, son écriture, les émotions qu'il dégage et qui appelle à devenir autre chose que ce que notre condition a fait de nous.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 16 Octobre 2019

Roman - Editions Aux forges de Vulcain - 251 pages - 19 €

Parution le 23 août 2019, Rentrée Littéraire !

L'histoire : Tchernobyl, 1986. Léna et Yvan sont amis depuis toujours, et leur adolescence tend à transformer cette amitié en amour. Soudain, c'est le drame à la centrale. Très vite, la père de Léna emmène toute sa famille pour un périple jusqu'à la Normandie. Yvan et ses proches restent "sur place", mais déplacés.

Pour Léna, c'est donc le début d'une vie d'exil, un exil qu'elle n'acceptera jamais au plus profond d'elle-même. Pour Yvan, c'est l'attente fidèle puis désespérée. Est-ce qu'un jour ?

 

Tentation : Le nom de l'auteure

Fournisseur : Ma CB

 

 

Mon humble avis : C'est le nom d'Alexandra Koszelyk qui m'a incitée à acheter ce livre. Pour l'instant, ce nom ne vous évoque peut-être personne... Puisque c'est un premier roman... Mais de pas n'importe qui dans le monde de la blogosphère... Dans notre univers, Alexandra est très connue en tant que blogueuse, celle du blog Bricabook. C'est donc curiosité et solidarité qui ont motivé mon achat.... et provoqué une certaine appréhension de lecture.... Bien vite levée !

Car quelques pages m'ont suffi pour deviner que j'entrais dans la coquille d'une huitre où se trouvait une perle d'une rare beauté, très fine, naturelle.

L'écrin de cette perle, c'est l'écriture, le style, les mots choisis, qui témoigne d'un sens et du talent et de l'amour d'Alexandra pour l'esthétisme de la langue française. (Dans la vie, Alexandra est prof de Français et de latin/grec). Il y a ce don mais aussi une culture littéraire et générale accomplie, placée en douceur et à propos, comme une source d'inspiration potentielle pour le lecteur. Sans faire de mauvais jeu de mot étant donné le sujet, la plume d'Alexandra irradie, pénètre par tous les pores de la peau, mais avec la douceur du calcium lacté.

Quant à l'histoire, qu'elle est belle, qu'elle est forte et puissante. Elle prend racine dans l'accident nucléaire de Tchernobyl, accident qui a déraciné toute une population. C'est donc un roman sur l'exil... L'exil peut être lointain, transfrontalier, transculturel, translinguistique comme pour Léna. Mais l'exil peut être que de quelques kilomètres, comme ce fut le cas pour Yvan et de centaines de  familles... Les habitants de la zone de Tchernobyl ayant été déplacés de force par l'Etat. Dans une belle palette d'émotions, de constatations, d'interrogations, Alexandra évoque avec justesse et délicatesse les conséquences individuelles et collectives de l'exil, et la façon très personnelle qu'a chacun de le vivre.... Même si l'on découvre vers la fin que parfois, ces réactions d'exilés sont presque inscrites dans les gènes.

A crier dans les ruines rend aussi un formidable hommage aux oubliés. Ces hommes, femmes et enfants qui quelque temps après l'émoi international provoqué par la catastrophe de Tchernobyl, sont entrés dans l'amnésie collective quand ils n'étaient pas considérés comme des pestiférés. 

Enfin, ce magnifique roman est une ode à la nature, et à ceux dont elle est les poumons et ne peuvent pas se passer d'elle. Cette nature qui reprend ses droits, qui survit, qui se transforme et qui revit.

Alors si vous ne connaissiez pas le nom d'Alexandra Koszelyk, maintenant, c'est chose faite. Et si vous lisez cette pépite littéraire, vous n'êtes pas prêts de l'oublier.... Et de toute façon, c'est un nom que l'on reverra certainement dans les vitrines et sur les étals des libraires. Tout ne fait que commencer !

 

4/6

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 12 Octobre 2019

Récit - Editions Pocket - 416 pages - 8.30 €

 

Parution d'origine aux Editions Robert Laffont en 2008

Le sujet : L'Histoire de l'Afrique du Sud, depuis l'arrivée des premiers néerlandais, jusqu'à l'élection de Nelson Mandela à la présidence de la république d'une nation enfin arc en ciel. 

 

Tentation : Toujours dans ma découverte de l'Afrique du Sud via les livres

Fournisseur : Les étagères de Môman !

 

 

 

Mon humble avis : Ce livre est un pur récit historique, aucunement un roman, voilà pourquoi ma lecture fut assez longue et fastidieuse. Car j'étais tout à fait en dehors de ma zone de confort... Je ne lis presque que des romans et de ce fait, je fus bien incapable de lire 50 pages d'affilé. Et pourtant, ce récit de l'Histoire de l'Afrique du Sud est fascinant, captivant et, hélas et évidemment, bien souvent glaçant. Il est écrit de façon fort agréable à lire, comme une saga, avec des "petites" histoires qui se mêlent à la grande. Mais ces "petites histoires" sont aussi réelles que l'autre.

C'est avec cet ouvrage que j'achève mes lectures "sud-africaines" et je réalise ma bêtise. En effet, c'est l'aspect "récit" qui m'a fait le mettre au bas de ma petite pile de livres sur le sujet, alors que j'aurais dû commencer par celui-ci... Car ce récit de Dominique Lapierre aide à comprendre la nation sud-africaine, qu'elle soit passée ou présente, et donc à mieux saisir les sujets de sa littérature, et le fonctionnement de ses personnages. Donc, si jamais vous prenait comme moi la lubie de vous plonger dans la littérature de cette Afrique, je vous conseille de commencer par ce livre de Dominique Lapierre.

Evidemment, je ne vais pas vous détailler l'oeuvre, qui raconte plus de 350 années d'événements historiques mouvementés et parfois complexes... 

Mais saviez-vous par exemple que la colonisation de l'Afrique du Sud par les Européens est prend encore une fois racine dans la religion... En l'occurrence, ici, le Calvinisme. A l'origine, la colonisation n'était pas prévue.... La pointe du Cap devait juste servir de lieu de culture et donc de ravitaillement pour les navires néerlandais qui se rendaient vers les Indes. En fait, tout commence avec des salades... Puis arrivent les huguenots et d'autres européens et surtout, les Anglais avec des envies de pouvoir et d'annexions et les guerres qui suivront. Viendra alors l'époque du grand voyage en chariots, le grand trek, ces boers qui s'enfoncent dans le pays pour créer leur nation indépendante entre autre. Evidemment, il faut compter avec la présence d'ethnies diverses, dont les guerriers zoulous qui ne se laissent pas faire. Les années passent et les noirs ne sont plus que des fakirs sans aucun droit ni identité pour la plupart... Or et diamants sont découvert et donc une ruée s'en suit.  En 1912, se crée l'ANC (African National Congress) qui luttera pendant plus de 40 ans, pacifiquement, pour le droit des noirs.... avant de prendre les armes dans les années 60 avec Nelson Mandela à sa tête.... Mandela qui sera emprisonné à vie dans le bagne de Robben Island en 1964... D'où il ne ressortira libre que 27 ans plus tard en 1990, pour ensuite accéder au pouvoir 4 ans plus tard.

L'apartheid tient évidemment une large place dans ce récit, et mon dieu, comme c'est glaçant. Dans ma vie de cette époque, collégienne puis lycéenne que j'étais, pour moi, l'Apartheid, c'était "juste" (mais déjà inconcevable pour moi), des bancs, des restos, des hôpitaux, des bus pour les blancs et d'autres pour les noirs. C'était pour moi "la séparation" (Apartheid en Afrikaans) . C'est avec ce récit que j'ai pris conscience de l'horreur, de l'ignominie de cette période qui s'est étendue sur des décennies, dont les pratiques étaient largement inspirées du nazisme hitlérien (avec au centre la suprématie et la préservation de la race blanche.) Le gouvernement de Pretoria imposait une véritable dictature, laissant pour compte (au minima, je ne m'étendrai pas sur les tortures, les exécutions, les arrestations sommaires, les carnages et la déportation de millions de noirs etc...) les noirs et ce, malgré les pressions internationales. Après tout, la Bible, si chère aux calvinistes et aux afrikaners, qu'ils soient Boers ou non, ne leur a-t-elle pas dictée qu'ils étaient "le peuple élu pour élever cette terre". A savoir qu'à l'époque de l'Apartheid, les blancs étaient 4 millions et les noirs... 25 millions... bien souvent entassés dans les Township et vivant dans une extrême pauvreté.

Bref, cette lecture est vraiment enrichissante, fascinante. Mais surtout terrifiante de bêtise et de cruauté "humaines" édifiantes. . Même si un peu fastidieuse pour moi par sa densité, par son aspect historique (ben oui, on essaie de tout retenir, ce qui est impossible), et par certains événements qui se superposent plus ou moins dans le temps, et qui amènent parfois l'auteur à remonter dans le passé avec des bonds parfois difficiles à suivre. Mais bon, c'est assez anecdotique comme bémol.

Que vous vous prépariez ou non à un voyage en nation arc en ciel, je ne peux que vous conseiller cet excellent récit (non exhaustif, il est tout de même bon de le préciser) Vous ne pourrez qu'en sortir enrichis.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 4 Octobre 2019

Roman - Editions Pocket - 184 pages - 6.40 €

Parution d'origine aux éditions First en mai 2018

L'histoire : Chloé est une journaliste de terrain et de fronts de guerre, qui ne vit que par et pour l'adrénaline du danger.... Au point d'en oublier d'être sympathique, accessible et quelque part, humaine... Ce qui conduit à une terrible altercation avec Alexandre, son boss. Celui-ci décide d'envoyer Chloé en mission reportage aux antipodes de ce qui semble être fait pour elle : au Danemark, dans le petit village de Gilleleje, qui vient d'être élu "village le plus heureux du monde". Elle va devoir donc faire un papier sur le Hygge, cet art de vivre Danois qui mène au bonheur. Va-t-elle droit vers le clash ?

 

 

Tentation : Pitch et couv

Fournisseur : Ma CB cet été.

 

Mon humble avis : Je boude souvent la littérature dite "feel good", sous prétexte qu'elle ne m'enrichit pas culturellement. Et je réalise avec ce roman que j'ai vraiment tort... Puisque ce genre littéraire existe pour faire du bien.... Et c'est mission accomplie par cette mission Hygge ! Certes, je ne me mettrai pas à lire que ce style de livres mais je me pencherais peut-être sur eux avec moins d'à priori ou de "sévérité".

Car oui, je me suis sentie bien dans ces pages à l'écriture fluide, ces pages qui se laissent lire si facilement, ces pages qui m'ont emmenée dans un trou paumé du Danemark où la particularité des habitants est d'être heureux, de savoir l'être. Ainsi, l'on découvre la façon de vivre de ces Danois qui évoluent dans une certaine félicité, malgré les épreuves de la vie qui ne les épargnent pas pour autant.

Mission Hygge m'a offert comme une pause dans mes propres "courses" (je ne parle pas de celles à l'hypermarché), les courses, challenges ou défis personnels que je m'impose envers et contre tout. Quelques bonnes leçons à retenir au fil de cette histoire pour vivre autrement (on va essayer). Et notamment :" Ce n'est pas parce que tu es malheureux que tu dois être triste" (l'inverse fonctionne aussi).... et "Vivre comme s'il n'y avait plus de café demain".... Ces danois de ce coin du monde n'hésitent pas à célébrer le moindre événement qui paraît dérisoire (comme l'achat d'un nouveau vélo), et n'oublie pas le confort bien cosy. Mais surtout, ils vivent en petite communauté qui n'hésite pas à s'entraider. Je me suis sentie bien dans cette petite bourgade où nous partageons la vie d'une poignée de personnages.

Et bien sûr, notre Chloé en acier (certes un peu caricaturale et vraiment détestable et cynique au début) va rendre les armes et fendre l'armure, suivre une belle évolution, et réaliser que le bonheur, ou du moins le bien être n'est pas forcément là où l'on se persuade qu'il est.

Bref, une lecture bien agréable et dont les effets resteront en moi le plus longtemps possible, je l'espère.

 

Sur le même sujet (l'art du bonheur Danois) mais version essai (agréable et pas prise de tête), vous pouvez lire "Heureux comme un Danois", de Malène Rydhal

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 28 Septembre 2019

Roman - Editions de L'aube - 176 pages - 20 €

Parution le 5 septembre 2019, Rentrée Littéraire

 

L'histoire : Elle vit avec lui et Petit Chose, le bébé... Et le 14 juillet, alors que claque le feu d'artifice, le couple éclate... Elle se retrouve seule avec Petit Chose, toute une vie à réorganiser, une parentalité à assumer seule. Elle va se réveiller, s'éveiller à elle-même, et réaliser qu'elle peut se réaliser.

 

Tentation : La 4ème de couv

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi.

 

 

Mon humble avis : Etant donné le bandeau qui l'accompagne, je pensais me plonger dans un roman presque léger, facile à lire. Ce qui n'est pas tout à fait le cas. Il n'est ni plombant, ni drôle à mon sens, même si quelques réflexions bien lancées prêtes à sourire, "Les femmes sont débordées" dégage une puissante rare. Dans les propos bien sûr, dans l'analyse des situations.

Ce roman autant féminin que féministe, s'adresse à toutes et à tous, solo, couples, parents, célibataires, parents solo, dont il est particulièrement question ici.

Samira El Ayachi démontre admirablement bien que le combat des femmes ne s'est pas terminé avec le droit de vote, l'accession à la contraception et la possibilité d'avorter. Le monde évolue et la femme doit, en plus de ses "devoirs" séculaires, assumer la vie active, sociale, professionnelle, et ceci, de plus en plus seule, puisque le nombre de divorces n'est un secret pour personne. La femme d'aujourd'hui est donc occupée, assiégée par tout ce que la société, la famille et l'entourage attendent d'elle : Etre une performeuse sur tous les plans tout en restant dans le moule de la bonne mère.

Oui mais, lorsque le mâle qui partageait vie et tâches disparaît, lorsque l'épaule et l'équilibre s'évaporent, il faut tout reconstruire.... Couler d'abord, terrifiée devant l'immensité des responsabilités parentales solitaires (qui freinent la construction de l'être en tant qu'individu), la pitié inspirée, la désertion masculine, l'agenda quotidien tant professionnel que parental, et la société qui n'est pas du tout conçue pour les mères célibataires... Puis peu à peu, reprendre pied, et faire un pied de nez à la vie, au regard des autres. Osciller entre obstacles et petites victoires. Oui, on peut réussir seule, oui, on peut être heureux sans être deux, sans être sous la coupe d'un /des hommes. La femme peut être libre sans entrer dans le moule sociétal. Mais assez du prix de cette liberté, qui semble gratuite chez les hommes !

Dans ce roman, l'héroïne est elle, tu, donc chacune d'entre nous. Nous ne connaissons pas son prénom, ainsi, libre à chacun de se glisser dans le "tu" , ou de se sentir interpellé par la "voix" de la romancière. Samira El Ayachi dresse un portrait sociologique de la femme d'aujourd'hui, le roman étant bien ancré dans notre époque, puisqu'il y est question des mouvements "mee too" et "gilets jaunes".

La séparation sera en fait le début de la propre découverte de soi-même, de son évolution, de sa révolution et de son émancipation réussie. Vous l'aurez compris, ce roman est courageux, audacieux et puissant. Force est de constater que même si ce n'est pas reconnu, le poids et la rotation du monde repose sur les femmes. Un monde fait par les hommes et pour les hommes. Devenir une mère monoparentale semble encore être considéré comme une maladie. Mais la révolution se poursuit et les choses changent, petit à petit. Mon petit bémol personnel irait à au style, qui n'est pas de ceux que j'apprécie, un peu trop haché, phrases très courtes etc. Un peu trop "urgent". Mais ce n'est qu'une question de goût qui n'enlève rien à la grandeur de l'oeuvre.

 

« Le monde est fait pour deux catégories de personnes. Les hommes. Les femmes riches. Les autres se retirent sur la pointe des pieds en riant doucement, et en s'excusant. »

"L'absent sera glorifié, sera le Héros. Les absents ne font jamais d'erreur".

 

3/6

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 26 Septembre 2019

Roman - Editions Audiolib - 6h44 d'écoute - 21.50 €

Parution d'origine aux Editions Robert Laffont en août 2016

L'histoire : Juan Del Monte Jonova, plus connu sous le nom de Don Fuego, mais le feu sur la scène du Buena Vista Cafe depuis des années. Il ne vit que pour chanter. Mais le castrisme évolue vers une autre économie plus libérale et du jour au lendemain, Don Juan se retrouve licencié. A soixante ans, le voilà misérable à courir le cachet dans les rues de la Havane. Sa vie n'a plus de saveur, jusqu'à ce qu'il rencontre Mayensi, mystérieuse jeune femme de quarante ans sa cadette.

Tentation : Envie d'un petit tour à La Havane !

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Je n'ai pas vraiment adhéré à ce roman, même si j'ai apprécié de me retrouver dans les rues de La Havane et d'en apprendre un peu plus sur la vie cubaine sous le régime Castriste.

La plume, très soignée, trop sans doute, m'a parue mielleuse, limite "violons" parfois. Peut-être un peu éculée par rapport au sujet. Ceci se prolongeant jusque dans les dialogues souvent caricaturaux et presque dignes d'un théâtre antique où l'acteur déclame son texte.

Mon coeur fut incapable d'éprouver la moindre empathie envers le personnage de Don Fuego, que j'ai trouvé pédant, autocentré, prétentieux et assez naïf en même temps. Le premier tiers du livre déploie ses apitoiements sur son sort, aussi injuste soit-il.

Puis vient sa rencontre avec la mystérieuse Mayensi, âgée d'à peine vingt ans. Et c'est surtout là que le bât blesse dans ma mentalité. Des histoires de "vieux" qui s'émeuvent devant la jeunesse, ça me déplaît. C'est si facile de tomber en amour et dévotion devant la beauté que le temps n'a pas encore abîmée. Et le sujet de "l'amour rend aveugle", j'ai la sensation d'avoir tout lu sur lui, ou presque. Certes, Mayensi semble détruite de l'intérieur. Mais je n'ai pas vraiment cru à cette romance débordante de bons sentiments et de pseudo leçons de vie. Certes, dans le dernier tiers, des explications éclairent le personnage de Mayensi et relancent un peu le rythme et/ou l'intérêt, mais qui, chez moi, sont vite retombés.

Bref, les quelques qualités ne cet ouvrage n'ont pas suffi à me convaincre. Comme ils me semblent loin les uppercuts de "L'attentat" ou de "L'équation Africaine" de Yasmina Khadra.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 5 Septembre 2019

Roman - Editions Audiolib - 14h10 d'écoute - 24 €

 

Parution d'origine chez Albin Michel en janvier 2018

L'histoire : Février 2017, le tout Paris assiste aux obsèques de feu Marcel Péricourt, qui laisse ainsi sa fille Madeleine à la tête de son empire financier. Et le même jour, Paul, jeune fils de Madeleine, fait une tentative de suicide qui le laissera lourdement handicapé à vie.

Cupide et pensant être bien entourée et conseillée, Madeleine consacre donc beaucoup plus de temps à son fils qu'aux affaires... Quelque temps plus tard, Madeleine est ruinée. Mais Madeleine n'a pas dit son dernier mot. Au fil des années, elle va bâtir une revanche implacable contre ceux qui l'ont trahie.

Tentation : Ma lecture d'Au revoir là-haut

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Ce roman est comme une suite d'Au revoir là-haut. "Comme" car pas vraiment. Au cinéma, on dirait que c'est un spin off. Un personnage est repris et développé. Aussi, nul besoin, je vous assure, d'avoir lu le premier roman pour apprécier celui-ci à sa juste valeur.

Sa juste valeur d'ailleurs, qu'elle est-elle ? Génialissime ! Quel régal de lecture ! Quelle succulence ! J'ai adoré vraiment, et même, j'ai préféré ce tome-ci au précédent. Couleurs d'incendie est moins grave et dur, il est même souvent drôle. En effet, ce livre ne commence pas en pleine guerre des tranchées et n'évoque pas le douloureux sujet des gueules cassées.

Nous sommes à Paris, entre les années 1927 et le début des années 40. Pierre Lemaitre déroule pour nous plus d'une décennie de vie parisienne très documentée, dans différents milieux : bourgeois, populaire, financier, politique, industriel. Il est d'ailleurs assez étonnant de constater que presque un siècle plus tard, les préoccupations, les revendications, les mécontentements, les fonctionnements et dysfonctionnement politiques sont toujours les mêmes. A croire que personne n'apprend rien du passé. C'est donc un réel kaléidoscope de toute une époque, et l'époque joue autant son rôle dans l'histoire que les personnages réels. Vous vous demandez sans doute la signification du titre : couleurs d'incendie ? C'est qu'au fil des années, les gens et le Monde changent de couleurs, des couleurs qui s'intensifient et qui deviendront l'énorme incendie que fut la deuxième Guerre Mondiale.

Certes, le livre est épais (contraire à mes principes et mes goûts), mais vraiment, je n'ai pas vu le temps passer. J'adore la façon subtile, fine mais limpide qu'a Pierre Lemaitre de  se moquer de ses personnages et de leurs travers, voire de leurs vices. C'est souvent drôle et toujours délectable !

Quant à Madeleine, elle offre un magnifique portrait d'une femme des années 30, car la condition des femmes de cette époque est bien entendu un des sujets en toile de fond de ce roman. Elle est très attachante et devient réellement admirable d'intelligence, de finesse, de détermination, d'esprit et d'imagination pour mener à bien sa terrible vengeance. Quatre personnes, qui l'ont plus ou moins directement menée à la ruine, pour des raisons que vous découvrirez avec plaisir lors de votre lecture, en feront les frais, et quels frais ! Dans l'épreuve, Madeleine est devenue une femme implacable.

Bonus de la formule audio, comme pour "Au revoir là-haut", le texte est lu par Pierre Lemaitre lui-même, avec brio et une vivacité telle que le livre semble vivre réellement ! Captivant !

Vous l'aurez compris, ce roman est INCONTOURNABLE !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 28 Août 2019

Amélie Nothomb 2019, soif, roman, blog, avis, chronique

Roman - Editions Albin Michel - 152 pages - 17.90 €

 

Parution le 21 août 2019 : Rentrée Littéraire !

Le pitch : Pour éprouver la soif, il faut être vivant !

 

Tentation : l'attente de 364 jours comme d'hab'

Fournisseur : Ma CB, comme d'hab aussi !

 

 

 

 

Mon humble avis : Eh bien, quelle surprise ! Quel changement de cap ! Quel renouvellement ! Enfin, c'est que qui m'a semblé lors de ma lecture, même si l'écriture d'Amélie Nothomb reste reconnaissable entre mille !

Pour la première fois, Amélie Nothomb s'exprime en "Je" mais sans être "Elle". En fait, elle s'exprime pour ou à travers Jésus, depuis son procès, jusqu'à la résurrection, en passant par le chemin de croix, la crucifixion et la mort. J'avoue que je suis restée baba devant une telle audace, une telle idée (non mais où mon écrivaine bien-aimée trouve-t-elle toutes ses idées ?!).

Au début, je me suis tout à fait amusée, comme d'habitude, de cette parodie de procès où, en présence de Pilate, les témoins à charge défilent à la barre... Lazare, l'ancien aveugle, les mariés de Cana. Bref, les 37 miraculés officiels de Jésus viennent tous se plaindre de quelque chose lié au miracle dont ils ont bénéficié... Ben oui, quand on fait, il y a toujours des gens pour se plaindre de ce que l'on n'a pas fait, ou de ce que l'on aurait pu faire. Même si nous sommes en l'an 33, on se croirait vraiment en 2019, sur les réseaux sociaux ou autre, où chacun déverse sa haine, son idiotie, et surtout son ingratitude envers et contre tout et tous ! Très contemporain tout cela.

Puis vient la nuit que Jésus passe au cachot, le chemin de croix, la crucifixion, l'agonie interminable, la mort et la résurrection. Tout au long de ces étapes, nous sommes dans la tête de Jésus, dans ses pensées, dans celles que suggère Amélie Nothomb. A travers toutes ces pensées, c'est l'être humain qui est vu et revu sur toutes les coutures, pour le pire comme pour le meilleur, des pires vices aux plus grandes bontés, de ses besoins vitaux à ceux on ne peut plus superflus. Et parmi ses besoins, il y a la soif ! Et la soif, ce peut être un grand verre d'eau, le nectar d'un vin... mais aussi, l'envie de... l'envie, le projet, le besoin, l'énergie.

Ce nouvel opus d'Amélie Nothomb est vraiment rondement mené et maîtrisé dans une logique nothombienne parfaite. J'en loue vraiment l'originalité Oui mais... Cette année, je n'ai pas trouvé dans le roman que j'attends le plus, le divertissement intelligent, cynique, drôle malgré le tragique des situations. Et puis aussi, évidemment, on connait la fin de l'histoire. J'en profite pour préciser que les très très cathos risquent de crier au blasphème ! En fait, l'agonie de Jésus m'a paru interminable, tout comme son monologue qui m'a perdue durant quelques pages. J'ignore si la parution du roman "Ainsi philosophait Amélie Nothomb" a influencé ma romancière favorite, mais j'ai souvent eu l'impression que nombre de phrases par page auraient pu, à elles seules, être un sujet pour le bac de philo... Aussi, point de repos pour l'esprit, si l'on veut apprécier pleinement tout ce qui y est dit, il faut être concentré. Mais comme les paroles importantes qui méritent réflexion, voire dissertations, sont très denses et se suivent avec certaine cadence, ben, je n'ai pas pu prendre le temps de méditer vraiment sur ces sujets.

Conclusion : Je pense que Soif est le roman d'Amélie Nothomb le plus original de ces dernières années, mais que, pour le coup, il ne m'a pas offert ce que j'attendais : cette lecture succulente, divertissante dans laquelle je me retrouve à chaque fois. Mais cela ne m'empêche pas de dire : vivement l'année prochaine !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 22 Août 2019

Roman - Editions Audiolib - 3h09 d'écoute - 20.90 €

 

Parution d'origine chez Albin Michel en 2015

L'histoire : Une femme est assise sur un banc, en pleine nuit, en gare de l'Est. Elle confie ce qui l'a amenée sur ce banc. Quelques heures avant, Nelly était sur la scène d'un théâtre et jouait une pièce de Pirandello... lors que dans la salle, elle a aperçu un homme qu'elle pensait avoir oublié.... C'est alors la crise de panique attaque, et la comédienne s'effondre.

 

 

Tentation : Pourquoi pas ?

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Ce roman n'est pas du tout un coup de coeur, et je ne pense pas qu'il me restera longtemps en mémoire. Et pourtant, j'ai pris énormément de plaisir à l'écouter. Parce que la lecture qu''en fait Véronique Olmi est magistrale, très habitée mais aussi très enveloppante. J'ai appris via l'interview de Véronique Olmi en fin d'enregistrement qu'elle est aussi auteure de pièces de théâtre et comédienne, ceci explique cela. L'interprétation du texte vaut à elle-seule cette écoute.

L'écriture aussi est magnifique, soignée, ciselée, chaque mot semble choisi avec précision. Le style est pénétrant, envoûtant. L'ensemble m'a paru... voluptueux... Oui, c'est le mot qui me vient à l'esprit.

J'ai aimé me sentir comme la confidente de Nelly, cette femme de 47 ans, qui se raconte sur un banc de la gare de l'Est, en pleine nuit. J'ai aimé la façon dont elle fait dérouler ses réflexions, ses observations sur la vie, la sienne, celle de ses proches... ou des inconnus. Nelly nous parle aussi de théâtre, son métier qui l'habite entièrement, jour et nuit, sauf le lundi. Chaque jour de la semaine est vécu par Nelly la comédienne comme un cheminement vers LE moment extrême, celui du lever de rideau, où tout disparaît, même le trac...

Mais ce soir-là, elle l'a aperçu, l'homme qu'elle avait enfoui au fond d'elle pour l'oublier, au point de ne même plus jamais prononcer son prénom. Et là voilà qui s'effondre, qui ne peut plus jouer... La panique attaque, le cauchemar de tout acteur de théâtre. La pièce s'interrompt.

Ce court roman est donc un bel hommage au théâtre et à celles et ceux qui le font. Il se concentre sur le fameux moment de "la bascule", ce moment et ses ingrédients qui font que plus rien n'est possible comme avant. J'aimais mieux quand c'était toi plonge dans l'âme et le corps, car il s'interroge sur la question : que faisons-nous de ceux que nous avons aimé après la rupture. Jusqu'à quelle profondeur les enfouissons-nous, et que faut-il pour les faire re surgir ? Cette deuxième partie, qui touche à l'amour passionnel, m'a moins beaucoup parlé que la première. Mais le style et l'interprétation étaient toujours aussi délicats et agréables à écouter.

J'aimais mieux quand c'était toi fait donc partie pour moi des romans agréables, mais qui ne me marquent pas au fer rouge, que l'on peut lire sans le regretter, et que l'on peut ignorer sans s'en mordre les doigts !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 20 Août 2019

Récit - Editions Léo Scheer - 205 pages - 18 €

Parution le 21 août 2019 : Rentrée Littéraire

 

Le sujet : Nathalie Rheims a toujours ignoré ses reins. Les reins fonctionnent seuls et sont donc le siège de l'inconscient. Jusqu'au jour où ceux-ci se rappellent subitement et brutalement à elle quelques jours avant que ne paraisse son dernier roman lors de la rentrée littéraire 2017. Ces reins, qui ont emporté toutes ses aïeules par une maladie congénitale, on décidé de ne pas l'épargner. Ce livre est le récit de cette insuffisance rénale aussi foudroyante que soudaine. Et pour la vaincre, il faudra toutes forces médicales, la combativité personnelle et l'amour des proches.

 

Tentation : J'aime beaucoup la plume de Nathalie Rheims

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi.

 

 

Mon humble avis : Pour son vingtième livre, Nathalie Rheims nous offre un récit. Celui de l'insuffisance rénale génétique qui l'a foudroyée il y a deux ans, qui l'a prise presque par surprise. Presque, par ce que l'auteure a toujours fait un déni sur le risque annoncé depuis des générations que cette maladie la frappe un jour. Presque, parce que ce déni empêchait même la romancière de s'alerter aux premiers symptômes, tels que les dix kilos perdus en quelques semaines. Même entre la vie et la mort à l'hôpital, l'auteure refuse d'abord la mise sous dialyse, celle de sa mère de sa mère défunte restant pour elle un traumatisme qu'elle se refuse à vivre... Et sans doute, dans tout cela, se cache la raison réelle de son refus de maternité.

Le récit couvre presque une année... Entre l'entrée aux urgences et la renaissance, presque un an plus tard, via une greffe de rein. Mais ne prenez pas peur devant ce résumé... Car même si les faits ne sont pas contournés, si les choses sont nommées, on ne se noie pas dans un jargon médical, tel n'est pas le but de ce livre. En fait, on est très loin du factuel et du jour après jour, même si, évidemment, le combat contre la maladie se fait parfois répétitif, sous les assauts tout aussi répétitifs du mal, qui ne laisse aucun répit, ni à la patiente, ni à l'équipe médicale, ni aux lecteurs que nous sommes.

La plume magnifique de Nathalie Rheims, si joliment littéraire, nous fait oublier que nous sommes dans un récit, presque un témoignage. Cette plume intense nous saisit de partout, de l'âme au coeur, en passant par le ventre et les tripes. Beaucoup d'émotion dans ces pages, dans les mots, les sensations plus ou moins conscientes, les ressentis, les peurs, la souffrance, les petites joies, les déceptions de cette femme entre la vie et la mort... Entre les mains d'une équipe médicale qui se battra contre vents et marées. Ce livre est donc aussi un formidable hommage rendu au personnel soignant, à sa dévotion, à son opiniâtreté.

Nathalie Rheims nous parle donc de ce à quoi l'on pense lorsque l'on est presque partie, que l'on revient, que l'on s'éloigne de nouveau du rivage et qu'un miracle vous ramène définitivement sur la plage. Ce miracle, c'est celui de l'amour et d'une compatibilité génétique improbable qui rendra possible une greffe de rein. Oui, mais recevoir l'organe d'un être bien vivant, même si cet organe promet la vie, n'est pas si aisé et l'acceptation pas si évidente. C'est un long cheminement, que l'urgence ne vous offre pas forcément. Vous l'aurez compris, ce récit est aussi un vibrant témoignage d'amour et de retour à la vie, même si celle-ci ne sera plus jamais pareille. Il y aura un avant et un après.

Outre les qualités évidentes et la force de l'écriture, ce récit m'a touchée aussi pour une raison personnelle. Et oui, la génétique c'est attaquée à moi aussi et m'a terrassée. Une saloperie de facteur 5 dans le sang qui me vient de la branche paternelle et qui m'a choisi moi, en premier, pour se manifester deux fois et me conduire aux urgences en train de mourir de douleur, d'un AVC. Le genre de malédictions, injustes, qui font que dans la vie, il y a un avant et un après. Alors forcément, les mots de Nathalie Rheims semblaient parfois s'adresser à moi, comme écrits pour moi.

Un très beau texte, à lire évidemment.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0