Articles avec #litterature francaise tag

Publié le 27 Octobre 2008

Résumé :Quelques jours avant son mariage, Julia reçoit un coup de fil du secrétaire particulier de son père. Comme elle l’avait pressenti, Anthony Walsh – homme d’affaires brillant, mais père distant – ne pourra pas assister à la cérémonie.
Pour une fois, Julia reconnaît qu’il a une excuse irréprochable. Il est mort.
Julia ne peut s’empêcher de voir là un dernier clin d’œil de son père, qui a toujours eu un don très particulier pour disparaître soudainement et faire basculer le cours de sa vie. Le lendemain de l’enterrement, Julia découvre que son père lui réserve une autre surprise. Sans doute le voyage le plus extraordinaire de sa vie… et peut-être pour eux l’occasion de se dire, enfin, toutes les choses qu’ils ne se sont pas dites.



                                                 

Mon humble avis : Tout comme moi, il est partagé...
Comme j'ai perdu mon père assez jeune sans avoir le temps de régler certains conflits, je craignais de me plonger dans ce roman. J'avais peur qu'il soit douloureux à lire. Non, de ce côté là, aucune tristesse dans ce livre ! 
Sans hésitation, j'ai trouvé ici ce que l'on cherche chez Levy. L'histoire est mignonne, parfois cocasse, même si improbable. Et selon la recette de Marc Levy, on nage dans un mélange calculé de romantisme et de fantastique. J'ai revécu aussi avec émois un grand événement historique : la Chute du Mur de Berlin... C'était il n'y a pas si longtemps...  Alors pourquoi ne suis-je pas si enthousiaste que cela ? Les longueurs dans le recit ne doivent pas être étrangères à mes sentiments. J'ai l'impression que Levy veut s'américaniser à tout prix - donc écrire des pavés d'au moins 400 pages ! Comme le sujet de "Toutes ces choses..." n'était pas inépuisable sous peine de se répéter, la seule solution était sans doute de rallonger les phrases. Et le résultat est parfois d'une lourdeur pathétique. Exemple : "Viens, le bagagiste retient les portes de l'ascenseur et nous ne sommes pas les seuls à vouloir nous déplacer dans cet hôtel". Cette phrase est tirée d'un dialogue on ne peut plus irréaliste car une personne sensée dirait sans doute : "Dépêche toi, le bagagiste nous attend. On est pas seul au monde.". Bref, les exemples de ce type de lourdeurs sont pléthores. Et que dire des réparties cinglantes et systématiques des personnages qui ne font en rien avancer l'histoire (mais par contre, qu'est-ce qu'elles l'allongent !) ? Ces réparties composent la moitié des dialogues et ne servent à rien, sauf à m'agacer.
Que ce passe-t-il ? Je garde pourtant un excellent souvenir des 5 premiers romans (et du 7ème) de Levy. Il utilise - et c'est bien connu - une recette efficace. Alors pourquoi un avis si mitigé ? Une lassitude du style d'un auteur lu pour la huitième fois ? J'ai pourtant lu des dizaines d'Agatha Christie sans ressentir cela... Non, je crois juste que l'on évolue. Ce qui nous captive à 30 ans peut nous laisser de marbre six ans plus tard. Nos goûts changent, même s'il s'agit de littérature !
Alors, plutôt que de critiquer Levy, je ne le lirai plus et passerai à d'autres auteurs !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 22 Octobre 2008

Résume : « Quand deux pères célibataires réinventent la vie en s’installant sous un même toit, ils s’imposent deux règles, pas de baby-sitter et pas de présence féminine dans la maison… Dans le Village français, au cœur de Londres, une histoire d’amitié, des histoires d’amour, des destins qui se croisent au fil d’une comédie tendre et enlevée."








                      

Mon humble avis :Il n'est jamais plaisant de dire du mal d'un livre car cela signifie aussi que l'on a pas passé un bon moment de lecture, à moins d'être passé à côté du livre lui même. Qui plus est, j'aime beaucoup Marc Levy qui d'habitude me distrait joyeusement avec ses romans ou m'émeut (avec "Les enfants de la Liberté".) Je prends l'oeuvre de Marc Levy pour ce qu'elle - des histoires agréables, originales et distrayantes - est et n'en n'attends pas autre chose. Mais là, pour ce sixième roman, mauvaise note !

La platitude de l'histoire, la transparence des personnages, les longueurs, les rebondissements à l'eau de ... guimauve ! Du romantisme à 1.50 € et du "je t'aime moi non plus" en veux tu en voilà. Ce roman est vraiment trop convenu, et les disputes et scènes de jalousie entre les deux protagonistes masculins en deviennent ridicules et horripilantes ! Seul point positif dans l'histoire : the London Way Of Life ! Ce qui nous fera considérer ce livre avec un flegme so british : ce livre n'est pas bon, rien de grave. Le précédent l'était et le prochain le sera. Tout le monde  a droit à l'erreur. Tout cela pour dire que si vous ne connaissez pas encore Levy, lisez n'importe lequel de ces livres sauf celui ci et vous passerez de joyeuses heures de lecture. Pire, vous en redemanderez



                                                                             

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 19 Octobre 2008

Résumé : Les particules élémentaires est la chronique du déclin d'une civilisation - la nôtre - qu'illustre l'existence plate et morose de deux demi-frères, Michel et Bruno, confrontés à leur misérable condition.
Car tandis que Bruno s'abîme dans une quête désespérée du plaisir sexuel, la vie amoureuse de Michel continue d'être un pitoyable désastre. Ni résigné, ni satisfait, ce dernier, chercheur en biologie, reste persuadé que ses travaux seront déterminants pour l'avènement d'une nouvelle espèce, asexuée et immortelle, et la disparition - enfin ! - de l'humanité.





                                      

Mon humble avis : En cette rentrée littéraire, Houllebecq fait encore parler de lui... Mais comme s'il ne suffisait plus à attirer les foules (pardons les lecteurs), il partage la couv' avec son "ennemi" BHL.
Donc pour ne pas être en reste, quelques mots sur " Les Particules Élémentaires" que j'ai lu, péniblement il y a quelques années. Par bonheur, j'étais à l'époque en vacances à la montagne. Le gigantisme et la beauté de ce qui m'entourait compensait la petitesse et la laideur ambiante de ce livre. Ce roman est glauque, trash, limite gore. Il déborde de vulgarité gratuite. Ne parlons pas des longueurs... La neige a eu le temps de fondre ! Certes, ce livre traite, si ma mémoire est bonne, de l'ennui de personnes qui se complaisent ou se débattent maladroitement dans une vie morose. Mais le talent aurait été de rendre cet ennui fascinant ou du moins captivant. Or, là il est répugnant... A moins que je ne sois passée à côté du truc, (car le mot oeuvre me semble immérité pour ce livre) voilà l'impression qui me reste quelques années après ma lecture : Répulsion Élémentaire...


                                                                                        


                                          

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 16 Octobre 2008

Résumé : Ni Dieu ni Diable, Moïra, dans la mythologie grecque, représente la destinée. Et c'est elle qui dans ce roman, observe, commente, juge et parfois intervient dans la vie des personnages. Amoureuse de l'existence terrestre qu'elle ne connaîtra jamais, elle s'attache à faire advenir l'improbable chez ses protégés en brouillant les cartes quand elle les juge mal distribuées.
Ainsi Marion, qui s'est mariée en espérant former un couple moderne, respectueux de la liberté de l'autre, découvrira qu'on souffre comme au temps de Racine même si on a signé le contrat de Sartre et Beauvoir. Mais Moïra veille et lui fera vivre, en marge, une liaison passionnée et inattendue avec un Irlandais un peu fou, un peu poète, comme les Celtes le sont si souvent.
Sa mère Alice, 80 ans, journaliste féministe de choc, grand-mère indigne et pourtant tendre, s'est juré de ne pas se laisser déborder par la vieillesse. Un défi osé, que Moïra invisible et présente, l'aidera à relever avec panache. Alice affrontera son âge avec une lucidité impitoyable et un humour décapant, dans un monde où le jeunisme est érigé en valeur et où "vieillir est un délit". Jusqu'au jour où...
Chacun vit au rythme d'un métronome dont la cadence s'accélère à mesure qu'on se rapproche de la fin. Mais Moïra, cherchant toujours à saisir ce qui rend la vie des humains si désirable, si riche, si tragique parfois va réussir à infléchir le destin des créatures qu'elle s'est choisies.

                           

Mon humble avis :  La touche étoile est aussi un livre du hasard, que l'on m'a prêté à une époque où je n'avais rien à lire (livres en container !)  Qui plus est, ce livre avait été oublié chez l'amie à qui je l'empruntais. Comme c'est curieux, un livre qui passe de mains en mains juste par hasard... J'avais découvert Benoîte Groult,  cette grande féministe de 88 ans qui en apparaît 20 de moins (à priori naturellement) dans l'ancienne émission de Guillaume Durand (Esprits Libres).  La passion et les moultes anecdotes avec lesquelles elle racontait son combat pour l'évolution des droits de la femmes ces 50 dernières années m'avait fascinée. Donc j'étais déjà un peu acquise en ouvrant ce livre... dont lecture ma conquise ! C'est bien écrit, avec légèreté et profondeur, beaucoup d'humour et de dérision. Quelques un des thèmes du livre : vieillir et rester en contact  avec les siens, évoluer avec son temps même si notre époque et notre éducation ne nous ont pas préparé à de tels changements (qu'ils soient informatiques ou sociaux), vieillir en couple, les relations mères/filles et surtout, grand mère/petite fille. Tout ces sujets donnent lieu à des passages touchants, émouvants ou alors, tout à fait cocasses. On se prends à sourire, à se trouver, à y trouver nos grands parents défunts... Bref, un très beau livre ( je pense assez autobiographique) sur les relations humaines, qui se lit en douceur ! Et comme chacun sait, un peu de douceur dans ce monde de brute...

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 14 Octobre 2008

Résumé : Salie vit en France. Son frère, Madické, rêve de l'y rejoindre et compte sur elle. Mais comment lui expliquer la face cachée de l'immigration, lui qui voit la France comme une terre promise où réussissent les footballeurs sénégalais, où vont se réfugier ceux qui, comme Sankèle, fuient leur destin tragique ? Comment empêcher Madické et ses camarades de laisser courir leur imagination, quand l'homme de Barbès, de retour au pays, gagne en notabilité, escamote sa véritable vie d'émigré et les abreuve de récits où la France passe pour la mythique Arcadie ? Les relations entre Madické et Salie nous dévoilent l'inconfortable situation des " venus de France ", écrasés par les attentes démesurées de ceux qui sont restés au pays et confrontés à la difficulté d'être l'autre partout.

                                  

Mon humble avis: Le ventre de l'Atlantique est est un roman que l'on peut deviner témoignage, qui pourrait l'être en tout cas. Il dénonce les deux côtés du miroir de l'immigration... Le point de vue de celui qui reste au pays, ici le Sénégal, mais qui ne rêve que d'une chose, c'est de partir. Partir comme les autres, pour aller mener une vie forcément merveilleuse en France, voire devenir footballer professionnel.  Mais surtout, Fatou Diome insiste sur le point de vue de celui qui est parti, qui vit en France souvent dans une minable chambre de bonne. L'émigré qui subit le racisme et qui peine à joindre les deux bouts en fin de mois. Car il faut aussi économiser pour rentrer de temps en temps au pays et ce retour, et bien, il ne doit pas se faire les mains vides. Personne ne comprendrait au pays qu'un des leurs puissent revenir en vacances sans avoir dans ses bagages au minimum une télé, un magnétoscope etc.... Celui qui est parti est forcément riche ! Et même s'il ne l'est pas, il partagera ses maigres ressources...
Ici l'héroine envoie de l'argent à son petit frère à condition que celui ci soit utilisé au Sénégal, pour ouvrir une épicerie par exemple.
Ce livre est très bien écrit, il affronte l'ambiguïté de vérités difficilement acceptables et dénonce la position peu enviable de ceux qui ont un pied de chaque côté d'une frontière.
Un beau livre donc, touchant,  mais qui traîne un peu trop en longueur à mon goût, malgré une écriture qui ne manque pas d'humour.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 11 Octobre 2008

Résumé : Il y a ceux qui veulent gendarmer le langage et le mettre à leur botte, comme le terrible Nécrole, dictateur de l'archipel des Mots, et la revêche Mme Jargonos, l'inspectrice dont le seul idéal est d'« appliquer le programme ».
Et puis il y a ceux qui ne l'entendent pas de cette oreille, comme Jeanne et Thomas, bientôt traqués par la police comme de dangereux opposants... Leur fuite les conduira sur l'île des Subjonctifs. Une île de rebelles et d'insoumis. Car le subjonctif est le mode du désir, de l'attente, de l'imaginaire. Du monde tel qu'il devrait être...




                                    


Mon humble avis :"Les Chevaliers du subjonctif" est la suite de "
La grammaire est une chanson douce" .Avant d'entamer la "critique" sérieuse, je précise qu'il n'est pas nécessaire de d'avoir lu le premier tome pour apprécier le deuxième !

Alors, après la découverte de l'île des mots, Erik Orsenna nous emmène au grès des temps, donc de la conjugaison.
Dans l'archipel des mots, cette fois ci, nous séjournons sur  l'île du Subjonctif. Et c'est une nouvelle fois un véritable enchentement. Le sourire ne quitte pas nos lèvres de la première à la dernière page. Comme il est rare de lire ainsi le sourire aux lèvres. Nous retrouvons notre capacité à l'émerveillement comme lorsque nous étions enfant. D'ailleurs, ce livre est vraiment à mettre entre les mains de toute personne âgée de 7 à 97 ans (77 ans étant à notre époque une référence bien dépassée qu'il faut donc changer !).

Presque à chaque page de ce conte philosophique, ode à l'onirisme et à l'Amour, Erik Orsenna nous offre des phrases magnifiques, qui mériteraient de devenir des citations littéraires à elles seules. Dans "citations", j'entends une phrase superbement écrite, une définition qui crie la vérité d'un auteur et touche le lecteur en plein coeur. En voici un exemple : " Les subjonctifs sont les ennemis de l'ordre... Des insatisfaits perpétuels. Des rêveurs, c'est à dire des contestataires... Du matin jusqu'au soir, ils désirent et ils doutent."
"Le subjonctif est l'univers du doute, de l'attente, du désir, de l'espérance,de tous les possibles".

Alors, en disant " Je voudrais que le Monde soit meilleur", je deviens partisane du subjonctif. Oui, c'est avec honneur et plaisir que je me nomme "chevalière du désordre du Subjonctif" ! Allez, faites campagne avec moi pour le subjonctif, lisez ce livre ! Vous en reviendrez grandis et joyeux !
  

                                                    

                                                                                                             

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 29 Septembre 2008

Résumé : Kiffe kiffe demain est le roman autobiographique de Doria, une lycéenne de 15 ans, vivant seule avec sa mère dans une cité de la banlieue parisienne à Livry-Gargan. Il y a quelques mois, son père est rentré au Maroc, l'abandonnant avec sa mère, femme de ménage dans un Formule 1 de Bagnolet.

Kiffe kiffe demain pourrait être un livre désespéré. En relatant un an de la vie de Doria, Faïza Guène dresse au contraire une galerie de portraits pleine d'humour et de poésie.




            

Mon humble avis :Ce livre a fait la une des médias il y a quelques années. Tapage médiatique lié à la jeunesse de l'auteur ou naissance d'un véritable talent ??? Telle était la question que je me posais jusqu'à ce qu'une amie me prête son livre. J'étais à cette époque en déménagement transcontinental et mes livres enfermés pour quelques mois dans un conteneur... Je n'avais alors à me mettre sous les yeux que les livres que l'on voulait bien me prêtait. Je les appelle les livres du hasard. Et tout le monde sait que le hasard fait parfois bien les choses... C'est le cas pour  Kiffe Kiffe demain ! Faïza ne mâche pas ses mots. Elle use d'un langage familier et d'un style directe. Nombre de ses répliques attireraient l'attention de quiconque lors d'un dîner, dîner du 93 ou du 75 007 qu'importe !  Les sujets traités sont graves et "classiques" à la fois. (Et oui, à notre époque, le malaise des banlieues devient hélas un sujet classique, et chacun s'inquiète de son propre avenir, dans le 18ème comme à Versailles). Mais Faïza y met de la légèreté, du naturel et de l'authenticité qui font de cette première oeuvre un livre plus qu'agréable à lire !
Et de mon côté, je prends un énorme plaisir sur ce blog à passer "du coq à l'âne". N'est-ce pas génial de pouvoir présenter ce livre juste après L'or de Cendrars. La lecture nous accueille partout où notre curiosité nous mène !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 28 Septembre 2008

Résumé : Blaise Cendrars publie L'Or en 1925. Le narrateur évoque la mythique ruée vers l'or en racontant l'histoire de Johan Suter. Le passage se situe au moment où, fermier paisible du Missouri, Suter est intrigué par ce que les gens de passage lui racontent de l'Ouest...Suter  prend la route vers l'Eldorado...L'histoire véridique mais néanmoins romancée du premier pionnier Suisse qui s'installa dans l'Ouest américain et y fit fortune, avant de se voir totalement et très injustement ruiné par la découverte de l'or sur ses terres.





                                     

Mon humble avis :L'or est pour moi une ancienne lecture... Néanmoins, je garde un excellent souvenir de ce passionnant récit de cette non moins fascinante ruée vers l'or de l'Ouest Américain... L'époque où le monde serait devenu fou. Car encore maintenant, que ne ferait on pas pour "tout l'or du monde" ? Ce livre est autant un roman qu'une leçon d'Histoire. En tout cas, rares sont les "classiques" que l'on lit sur la journée qui plus est sans y être forcé ! L'or est de ceux là !
Voilà, j'ai rendu à Cendrars ce qui lui appartient, puisque dans un précédant article, je l'avais fustigé à propos d'une autre de ces oeuvres
: "Le lotissement du ciel".

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 26 Septembre 2008

Résumé : Que voit-on du monde et des gens quand on les voit du point de vue d’une caissière de grande surface ? Que sait-elle de nous en voyant ce que nous achetons, ce que nous disons, les questions que nous posons ? Le passage en caisse est en réalité un moment très particulier. À tort, nous pensons que tout est neutre dans cette opération et nous ne nous surveillons pas. La caissière est pour nous un regard aveugle, à la limite elle est elle-même une machine. Nous nous montrons donc comme nous sommes. Et lorsque la caissière s’appelle Anna Sam, qu’elle est titulaire d'un diplôme universitaire de littérature et qu’elle n’a pas les yeux dans la poche de sa blouse, elle saisit sur le vif nos petits mensonges, nos petites lâchetés, nos habitudes plus ou moins bizarres, et elle en fait un livre qui ne ressemble à aucun autre.
Anna Sam a vingt-huit ans, elle est titulaire d’une licence de lettres modernes et a travaillé plusieurs années dans la grande distribution.

                                                   

Son livre reprend en quelques Top 10 diverses situations vécues en supermarché, toutes plus cocasses ou irritantes les unes que les autres. Le client est décortiqué dans ses moindres replis. Personne n'est épargné Aie ! je me suis reconnue dans la cliente qui, lorsqu'un code barre ne Biiip pas ,dit à la caissière « c'est gratuit » alors ! Je sors là mon plus bel humour, n'imaginant pas qu''à cet instant, Anna a déjà entendu 10 fois cette blague débile ce matin. Mais comme je l'ai fait avec le sourire.... Faute avec le sourire et avouée est donc pardonnée !

Prions (oups, pardon, Lisons) pour ce livre devienne un best seller. Chaque client con pourrait peut-être s'y reconnaître et devenir un tout petit peu moins con ! On entrerait alors dans une nouvelle aire : l'air de la courtoisie dans les hypermarchés, les restaurant, les hôtels.... Je vois déjà le logo : BIENVENUE DANS L'AIR DE LA POLITESSE DANS TOUS RAPPORTS CLIENTS PAS ROIS ET HOTESSES PAS CONNES..... Ceci pourrait bien entendu s'étendre à toutes activités professionnelles. Et c'est ainsi que naîtrait un nouveau pays :  Francimino réputé pour la Zénitude de des sujets !

Bon trêve de plaisanterie. Bien sûr qu'il faut lire ce livre pour 3 raisons !
La première est d'aider Anna Sam dans sa lutte ! Elle pourrait devenir déléguée syndicale de tout employé déconsidéré par son client. Je vote pour !!!

La Deuxième est qu'après votre lecture, vous ne ferez plus vos courses comme les avant.... Si, si, pendant quelques temps, cela deviendra même un jeu d'observation, une enquête extrêmenent excitante. Faîtes vos courses avec vos amis et faites la course à qui trouvera le plus vite le plus improbable client. Il sera avec un pack de bierres au rayon papier toilette, se dirigeant justement vers les toilettes.... Bref, vos courses en jouant ainsi au Cluedo. Très vite, vous attendrez votre RDV hebdomadaire avec vos copines. Ce Week les filles, c'est Cluedo Cleunay. La semaine prochaine, ce sera cluedo Leader Prices. Oh non, c'est trop petit, pas assez de rayons, c'est pas drôle. Bon alors Géant. Oh oui, vivement samedi prochain. Merci Anna Sam d'avoir transorfmé notre corvée du samedi en un plaisir hilarant.


La troisième est que ce livre, qui se lit très vite, est extrêment drôle. Qu'est-ce que j'ai ri ! J'ai ri de bon coeur et de toutes les couleurs. Et oui, car comme on peut entrer dans colère noire, il y a parfois des moments où on rit jaune, tant on retrouve dans ce livre des expérienses similaires personnelles dont le traumatisme perdure encore.


D'Ailleurs, j'ai quelques bons exemples en réserve dont je devrais faire un livre....

J'ai travaillé quelques années en aéroport, en location de voiture sur Roissy et Pointe à Pitre...
Vêtue d'un uniforme rigide mémé Allemande, qui nous donne une allure de Grosse Bertha avec comme cadeau un noeud papillon. Rien a envier à Anna, alors que je suis en Zone internationale. Imaginez, mon visage est presque le premier et le dernier que les visiteurs voient en arrivant et repartant de France. Attendrissant ? Non, ahurissant !

--- 
Le Paumé (il n'est pas encore mon client, je ne trouve donc pas d'autre terme pour le qualifié :

  • Les toilettes c'est où ?

Moi : Là bas, derrière vous.

  • Le Paumé : J'vois pas où ?

Moi : Monsieur, il y a des grands panneaux lumineux indiquant en 4 langues le mot TOILETTES. IL n'y a qu'à suivre les flèches.

  • Le Paumé : J'vois toujours pas

Moi : Ecoutez monsieur, je ne vais tout de même pas vous y conduire en vous prenant par la main.

Moi mon travail c'est de louer des voitures.

Le Paumé : Ca je vois bien que vous n'êtes pas payée pour être polie.

Moi, pour une fois zen : Monsieur, vous êtes venue vers moi, donc vous m'avez vue. M'avez vous saluée, vous êtes vous excusez de m'interrompre dans mon travail pour un question qui sort complètement de mes prérogatives, m'avez vous dit « s'il vous plait », merci et bonne journée. Non, alors DEBROUILLIEZ VOUS ! (Et en mon fort intérieur, Merde, il m'a fait perdre la page du bouquin de Nothomb que je lisais sous le comptoir !)

  ---

Je suis en pause déjeuner syndicale de 29 mn (temps de queue au Mc Do inclus). Je mange mes frites une par une pour les deguster. Et là, une paumée repert mon uniforme de Grosse Bertha et s'avance... « Excusez moi, où sont les toilettes. »

Moi : Je suis désolée Madame, je mange, tranquillement et le sujet toilette m'importune vraiment »

--- 

Un autre paumé : Pardon M'dame, comment on fait pour descendre à létage d'en dessous ?

Ma collègue : Y'a les ascenseur juste là. Mais si vous voulez aller plus vite, dehors, ils ont mis une échelle avec une corde à noeuds

Quelques minutes plus tard, le paumé revient : « Euh, excusez moi, je n'ai pas trouvé l'échelle »

Et moi, en mon fort intérieur : «  non, mais t'as trouvé ta tête de noeud ».

---

Allez encore une...

 Un client très très paumé, certainement étranger et illettré. Il me pose son billet d'avion devant les yeux, persuadée qu'en louant des voitures, je connais chaque hall d'embarquement.... Sceptique, je regarde son billet, sans croire vraiment que je puisse être utile. Je le suis finalement un quart de seconde dans un éclair de lucidité : Mais Monsieur, votre avion par d'Orly, ici nous sommes à Roissy. Repaeat again in English, spanish, latin. Rien y fait, le gars est Sénégalais et je ne parle pas encore Wolof. Mon 2ème éclaire de lucidité m'apprend que je ne peux plus rien faite pour ce pauvre homme. Son vol décolle dans une demi heure à l'autre bout de Paris...

J'en ai encore d'autres en stock. D'ailleurs, avec mes collègues, on tient maintenant un bétisier. Je garde tout au cas où, cela pourrait aussi devenir un best seller ! 

Allez, régalez vous,avec le livre d'Anna Sam, des petits malheurs de autres ! Rire ne tue pas !!!

                                                  

                                                                                     

Mon humble avis :  C'est l'histoire d'une «petite » caissière qui monte, qui monte, qui monte ! Célèbre tout d'abord derrière sa caisse, puis dans la Blogosphère, puis dans la Région Rennaise (son dernier poste était effectivement au Leclerc de Cleunay) et maintenant dans la France entière ! Chapeau ! En effet, je félicite Anna d'être sortie vivante de telles années assise derrière sa caisse tout en gardant une telle arrogante lucidité, et un humour si décapant ! Anna se plaignait de son invisibilité derrière sa caisse, la voici maintenant lue par un nombre croissant de lecteurs.... Sans doute fera-t-elle un jour la couverture de Voici !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 19 Septembre 2008

Résumé : Layla, une petite fille de cinq ans, disparaît dans un centre commercial d'Orange County, au Sud de Los Angeles.
Ses parents sont brisés et finissent par se séparer. Cinq ans plus tard, elle est retrouvée à l'endroit exact où on avait perdu sa trace.
Elle est vivante, mais reste plongée dans un étrange mutisme.
À la joie des retrouvailles, succèdent alors les interrogations.
Où était Layla pendant cette période ? Avec qui ?
Et surtout, pourquoi est-elle revenue ?




                                                           
Mon humble avis :  Comme c'est curieux ! Si j'avais lu ce livre en « Blind Test », j'aurais hésité à l'attribuer à Marc Levy ou à Harlan Coben... et me serais décidée pour une toute première écriture à quatre mains de ce deux auteurs, pour notre plus grand plaisir ! Levy pour le récit et Coben pour l'extrème maitrise du suspens psychologique. Et bien non, c'est un nouveau Guillaume Musso qui nous est livré là. J'ai lu « Et après », « Sauve moi » et « Seras tu là ». Je commençais à me lasser des trames répétitives de Musso et là et là... J'ai vraiment été embarquée, c'est le cas de le dire, par cette histoire !

Autant dans « Seras tu là », le lecteur pouvait y aller de ses hypothèses concernant l'évolution de l'histoire et son dénouement. Mais dans « Parce que je t'aime », je n'ai jamais eu l'ombre d'un soupçon sur l'orientation de l'histoire ni son aboutissement. Basculerait on dans le thriller psychologique ? Suspens garanti jusqu'à la fin. N'est- ce pas ce que l'on demande à un auteur comme à l'amour de notre vie : nous surprendre, nous émouvoir et nous aimer ! Et bien PARCE que si c'est ça, Guillaume, JE T'AIME !!!!!!


Du même auteur sur ce blog "Seras-tu là ?" 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0