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Publié le 16 Avril 2013

    http://pmcdn.priceminister.com/photo/gaude-laurent-le-soleil-des-scorta-cd-album-872788198_ML.jpg 

Roman - Editions VDB pour France Loisir - 6h43 d'écoute - Prix ????

 

 

 

Parution chez France Loisir en 2005

 

 

L'histoire : La saga sur 130 ans d'une famille les Scorta. En plein sud de l'Italie, dans la région des Pouilles, est un village pauvre nommé Montepuccio. C'est là, vers 1866, que née la lignée des Scorta. Naissance dans l'oprobbe, car tout le village la croit issue d'un viol. La famille sera donc maudtite, mais n'aura de cesse, sur des générations, de ce battre pour l'honorabilité, et pour transmettre au sien un héritage, plus moral que matériel

 

tentation : Le pitch et le livre rentre très bien dans deux challenges

Fournisseur : La bib !

 

 

Interprêté par Yves Mugler et Véronique Groux de Miéri

Musique de Thierry Duhamel

 

 

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 Mon humble avis : Tout d'abord, laissez moi vous dire que je suis plus que sous le charme du format sous lequel j'ai découvert ce texte mémorable et couronné du prix Goncourt lors de sa sortie en 2004. Un peu plus haut, j'ai bien noté interprète par... et  non lu par... Car ici, l'histoire est vraiment mise en scène, ce qui la rend on ne me plus envoûtante et captivante. Véroniqu Groux de Miéri interprête les voix féminines, et surtout celle de Carmelia Scorta, le personne centrale de cette saga, le personnage qui devient presque le narrateur puisque une bonne partie de l'histoire provient de sa "confession" auprès d'un prêtre. Carmelia perd la mémoire, alors elle veut que l'histoire des Scorta, la vraie, ne se perde pas et puisse ensuite être transmise. Toujours est il que Véronique Groux de Miéri est la voix de Carmélia, aussi bien lorsque celle ci était adolescente que lorsqu'elle se livre au prête, de sa voix tremblante d'octogénaire. C'est vraiment magistralement interprété.

De même, certains bruitages accompagne la narration, comme les toc toc aux portes qui vous surprennent  dans votre écoute, le grincement de celles ci lorsqu'elles s'ouvrent, le brouhaha d'une foule lors d'une fête, le bruit de la mer, du vent. Tout ces effets vous mène vraiment sur cette terre écrasée de chaleur où seuls poussent des oliviers. Sinon, ce n'est que terre ocre et soleil, le soleil des Scorta. Oui,il y a 100 ans c'était le bout du monde, une terre pauvre et de désolation. Maintenant, c'est devenue une terre de richesse envahie par les touristes. Et la famille Scorta a vécu tout ces changements. Enfin, une musique bien agréable vient en interlude ou en prélude. Alors, vraiment, je ne peux que vous orientez vers cette collection de qualité rare si vous souhaitez découvrir ce texte.

Mais parlons du roman en lui même : La talent de Laurent Gaudé est indéniable pour installer ses personnages, tant dans le temps, que le lieux. Le livre s'ouvre sur un homme, à dos d'âne depuis des jours, qui suit un chemin à travers des paysages désolée, cuit sous le soleil. Son objectif, Montepuccio, le bout de l'Italie. Dès ces premières pages, Gaudé nous emmène là-bas, dans ce village que nous ne quitterons pas, que nous habiterons pendant 130 ans. Nous ressentirons tout. La pauvreté, la haine, la sueur, la beauté des champs d'olivier, la fierté, la jalousie, la méfiance, la fierté, le clan, l'union, le soleil qui rend le temps immobile, les vieux qui jouent aux cartes à la terrasse d'un café.... C'est une immersion totale dans ce village des Pouilles que nous propose Laurent Gaudé. Grandiose. Des personnages qui, même si leur passé nous fait toujours craindre le pire quelque part, sont très vite attachants.

Les sujets développés par l'auteur sont si multiples qu'ils rendent ce roman très très dense. Et de là viendraient mes mini bémols, qui sont vraiment minimes fassent à une telle oeuvre... L'histoire se déroule sur environ 130 ans, aussi, certains sujets sont un peu trop survolés pour moi. J'aurais aimé rester plus longtemps dans certaines époques, sur certains événements vécus par cette famille hors du commun. Et ainsi, peut-être l'émotion m'aurait plus submergée. L'oeuvre est vraiment de toute beauté, on peut effectivement parler de chef d'oeuvre sur l'union et l'héritage familiale qui n'est pas une fatalité systématique pourvu que vous ne craigniez pas la sueur, et que vous profitiez de cette sueur. C'est un livre sur des hommes et une femme qui, toute leur vie, ont juste essayé d'être hommes et femme, de le mieux. Juste cela, mais c'est déjà si énorme. Une histoire poignante, une très belle plume, de la grande littérature !

 

 

 

 

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4ème participation. Ce mois ci, le théme est : livre ayant reçu un prix.

En l'occurence, le soleil des Scorta a reçu le prix Goncourt  2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 A tous prix

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 10 Avril 2013

http://www.babelio.com/couv/CVT_Demain_3100.jpegRoman - X.O Editions - 430 pages - 21.90 €

 

 

 

Parution le 28 février 2013

 

 

 

 

L'histoire : Emma vit à New York en 2010... et Matthew en 2011 à Boston. Un phénomène étrange leur permet de communiquer via un PC... Alors, évidemment, quand Matt propose un rendez vous à Emma, ils partagent l'amère sensation du lapin....

Puis Matt réalise que Emma vit quelques jours avant le décès de sa propre femme un an plus tôt. Il va la supplier de tout faire pour la sauver... Mais que peut on face au destin ? Et d'ailleurs, faut il chercher à le contrarier celui là ?

 

 

 

 

Tentation : Envie de me faire du bien !

Fournisseur : Kdo de mon amie AGFE, merci 1000 fois !

 

 

 

 

 

 

 

 étoile3etdemi

 

 

Mon humble avis : Chez les libraires, les livres de Guillaume Musso sont classés dans la littérature française. Certes ! Mais s'il n'était cet aspect romance et bluette qui fait la marque de fabrique (revendiquée) de l'auteur, celui ci pourrait placer ses oeuvres dans le rayons d'en face : catégorie Thrillers. Juste à côté de ceux de son frère sans doute ! (que je n'ai toujours pas lu soit dit en passant). Certes, le style n'est pas celui d'un thriller, mais le rythme et l'intrigue le sont ! 

Guillaume Musso est l'auteur français qui vend le plus de livre en France, normal donc qu'il soit celui qui ait le plus de détracteurs qui ne l'ont peut-être jamais lu d'ailleurs. "C'est toujours pareil" est un refrain qui revient souvent à l'évocation de Guillaume Musso.

Alors peut-être qu'il y a un canevas de fond, mais honnêtement, c'est comme la recette Coca, j'aimerais en connaitre le secret... car j'ai englouti "Demain" en très peu de temps. Et pourtant, ce n'était pas gagné. L'aspect bluette des premières pages m'a un peu fait tiquer, mais surtout, j'ai cru que le personnage d'Emma ne me divertirait pas du tout de ma propre personne. Je m'en ouvre par texto à AGFE qui me répond : sûr que la plume Musso va mener vers l'optimisme. Ma blogo copine s'y connait en Musso, car prévision vérifiée !!!! En fait, on quitte assez vite la romance pour voyager dans les couloirs du temps, puis dans une enquête qui va nous mener euh... Non, je ne peux pas le dire, juste que c'est incroyable, inimaginable, super bien trouvé et surtout, on ne peut plus captivant. "A page turner", avec moult rebondissements ! Même si la toute fin est relativement prévisible, tous les élements et événement qui y mènent sont surprenants. Juste un problème Guillaume, si vous passez par là, je n'ai pas vu ou compris le pourquoi des images truquées... Mystère évoqué mais qui ne revient pas en surface avec une explication claire.

Y'a pas à dire, l'auteur a le sens du rythme, du récit, du suspens. Les personnages sont creusés, l'intrigue bien ficelée et le tout vraiment plaisant... au point que je viens d'y passer mon après midi non stop, moi qui ait de plus en plus de mal à lire de façon suivie et continue.

Il y a quelques jours, via Le Journal d'un serial Killer de Frédéric Mars, je vous conseillais de vous méfier de l'ami bien attentionné qui vous tendra un verre d'aspirine lors de votre prochaine céphalée...

Avec Demain de Guillaume Musso, je vous conseille de bien y réfléchir à deux fois avant de dire Oui devant Monsieur le Maire. C'est vrai quoi, on ne sait jamais qui on épouse !

Efficace, un bon cru Musso ! 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 6 Avril 2013

 http://actualitte.com/blog/sophielit/files/2013/01/Quand-nous-serons-frere-et-soeur.jpg Roman - Editions Myriapode - 217 pages - 18 €

 

 

 

Parution le 17 janvier 2013

 

 

 

L'histoire : Louisa est une jeune métisse parisienne qui ne ménage pas ses efforts pour "Réussir". De sa mère décédée, il lui reste une couleur et des origines inconnues. De son père absent depuis toujours, juste un nom de famille.

Jusqu'au jour où un courrier notarié lui apprend le décès de celui ci et l'existence d'un héritage conséquent. Mais pour le toucher, Louisa devra vivre un mois en compagnie de Matthias, son frère de sang, venu de nulle part, et dont elle ignorait même l'existence... Louisa imagine tout ce qui pourrait l'attendre, sauf la réalité.

 

 

 

 

 

Tentation : Le pitch et la curiosité, l'auteure étant une blogueuse

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Avec un tel titre, je ne pouvais que lire ce livre... Quand nous serons frère et soeur... C'est souvent la question que je me pose avec des variantes... Sommes nous frère et soeur ? Quand nous étions frère et soeur avant que la vie nous mène dans 3 directions diamétralement opposées. Est-ce l'état civil qui fait de nous des frère et soeur, le sang qui coule dans nos veines, le temps que nous passons ensemble, l'éducation commune que nous avons reçue, l'obligation, l'envie, le désir, l'évidence, le partage, l'amour ? Bref, autant de questions que je me pose, moi qui suis la 2ème d'une famille de 3... Une soeur ainée très pratiquante et mère de 9 enfants... moi, athée, célibataire, sans enfant et en galère, et mon frère, qui a vécu 9 ans au Mexique et qui réussit maintenant en France sa vie personnelle et professionnelle. Pas de jalousie, mais des pourquoi. Et puis beaucoup de silence, une famille bavarde mais une famille de taiseux sitôt que l'on aborde l'intime...

Aussi, j'ai lu ce livre avec une émotion intense, parfois la gorge nouée. Non parce que nous nous empations dans le pathos, mais juste parce que cette histoire est belle. Belle et simple.

Louise va donc aller à la rencontre de son frère Matthias, au fin fond de la France, là où son portable ne capte pas... Une hérésie pour elle qui travaille dans la téléphonie mobile. Un mois à tenir avec cet être aux abords bourru. On se demande vraiment comment Sophie Adriansen va faire évoluer cette histoire, rien n'est écrit à l'avance, sauf peut-être la fin qui se devine avec les derniers rebondissements. On est tenu en haleine. Avec Louise, on écoute chaque mot et tous ces moments de silence que la fratrie partage. Car ces deux êtres que tout oppose sauf le sang vont devoir s'accepter, se découvrir, faire fi de leurs différences, s'apprivoiser. Et pour cela, il faudra compter sur le temps et remettre en cause les idées reçues. Et surtout, être curieux de l'autre, patient, à l'écoute. Recevoir le moindre mot comme une invitation ou un cadeau.

Sophie Adriansen nous emmène alors à Lougeac, en Haute Loire, pour 200 pages lumineuses et fraiches. L'écriture l'est sans aucun doute, même si j'ai parfois regretté l'usage trop récurrent des verbes auxiliaires. Mais les sons, les sensations, les couleurs, les odeurs, la lumière du soleil parfois écrasant sont là. Sans connaitre le village, on imagine parfaitement les scènes et les lieux. Oui, je réalise maintenant qu'il n'y a pas une page ni un lieu décrit (la maison, la place du village...), que j'ai lue sans m'en dessiner une idée précise dans la tête. Le personnage de Louisa n'y est pas étranger. On l'imagine féline, naturelle, l'urbaine qui devient belle des champs. Je me suis installée dans le hamac du jardin, et j'étais là sur le banc de pierre quand le frère et la soeur échangeaient 3 mots ou partageaient un silence.

C'est un roman sur deux mondes parallèles : Le Paris bruyant et excluant... contre le village où tout le monde se connait et où l'on prend le temps de ne rien faire.

C'est un monde sur deux époques opposées : Celle du XXI siècle à Paris où l'on panique sitôt que l'on n'est plus relié au monde par un fil ou une onde... et celle du XXI siècle dans un village où rien n'a changé depuis une éternité.

C'est un roman qui incite à réfléchir sur le sens que l'on donne à sa vie et à sa réussite. Qui prouve une fois de plus qu'en rencontrant l'autre, on se découvre soit même. C'est un roman centré sur l'essentiel, et qui vous invite à y retourner. Oui, un roman essentiel sur l'essentiel. Une très belle histoire, qui fait du bien...

 

 

PS 1 : Une lecture qui laisse présager que mes vacances de juillet dans un lieu aussi reculé mais dans le Cantal ne pourra que m'être bénéfique.

 

PS 2 : Un livre qui donne envie de réécouter la chanson "L'agriculteur" de Ridan

 

PS 3 : Un livre qui, par certains points, m'a fait pensé à la liste de mes envies de Grégoire Delacourt 

 

 

                                                                             5ème participation : Haute Loire

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 31 Mars 2013

http://images.gibertjoseph.com/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/i/107/9782070140107_1_75.jpgRoman - Edition Gallimard - 330 pages - 19.50 €

 

 

 

Parution le 10 janvier 2013

 

 

 

L'histoire : Un dimanche, le narrateur ressent une vive douleur dans le dos. Une nouveauté. Sur un barème de 1 à 10, cette douleur ne la quittera plus pendant des semaines. Tour à tour inquiet ou résigné, il se met à la recherche d'une solution, qu'elle soit médicale... ou non... au point de remettre toute sa vie en question. Car qui sait, si ça se trouve, il en a juste plein le dos ?

 

 

 

 

Tentation : Ma fanitude pour l'auteur

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Foenkinos approche de la quarantaine... Partagerait-il avec nous ses angoisses de ce tournant douloureux ? Celui où les enfants grandissent tellement qu'ils quittent la maison ? Celui où l'on ne sait plus si l'on s'aime d'amour ou d'habitude ? Celui où tout semble parfait en apparence mais où tout s'écroule dès que l'on gratte un peu un delà de la surface ? Celui où l'on se retourne et où il faut bien regarder devant tout de même ? Le tournant du bilan ? De la remise en question nécessaire ? Celui où, si votre esprit ne voit rien, votre corps est là pour vous le rappeler ?

Car c'est bien de tout cela, en un hyper résumé, dont il s'agit dans ce livre. Suite à une subite mais continue douleur dorsale, le narrateur va faire un voyage médical certes, mais aussi un voyage un coeur de sa vie et de son entourage. Il va réaliser qu'il subit bêtement ce qu'il pensait apprécier. Malgré les IRM, les psy, les magnétiseurs and co, l'homme va, plus ou moins délicatement, faire le ménage dans sa vie. S'en sentira-t-il mieux ou pas ? Le livre vous le dira. A-t-il une maladie grave ou une douleur psychosomatique ? Réponse dans les dernières pages. Mais quoiqu'il en soit, la maladie, c'est le corps qui se manifeste d'une façon ou d'une autre, qui s'exprime. Littéralement, le mal a dit...

J'avoue avoir été moins emportée par ce roman que par mes précédentes lectures Foekiniennes... Moult raisons à cette sensation...

Une douleur, comme un mal de dos, devient lancinante... Et je pense que pour bien faire comprendre cette présence qui vous empêche de vous asseoir ou modifie votre humeur, l'auteur a choisi quelques redondances dans les propos.

Je n'ai pas lu ce livre au bon moment dans ma vie. Hélas, ce n'est pas un choix dans un sens ni dans l'autre. Sans trop spoiler, le narrateur perd son travail au moment où mes patrons nous annoncent notre licenciement économique à tous dans ma petite entreprise. Donc je me suis retrouvée dans la même situation que le personnage, avec la sensation de vide devant moi. Mais en même temps, quand on réussit à être la première sur liste d'attente à la bib pour le nouveau Foenkinos... et bien on le prend...

J'ai trouvé le style de l'auteur légèrement différent... En fait, l'ensemble est moins léger que les autres oeuvres de l'auteur. A sujet grave, développement plus grave, moins enjoué, un peu moin fantaisiste. Même si, à droite à gauche, on retrouve les incongruités dont seul David Foenkinos a le secret (comme dans les comparaisons entre autre), les petites évidences de la vie qui deviennent très drôles, cocasses ou cyniques sous cette plume que l'on aime. Même si l'auteur ne se départit pas de son côté "décalé" et de son optimisme, qu'il donne joliment à réfléchir sur les événements de nos vies par de chouettes aphorismes ou de simples phrases, j'aurais préféré un peu plus de légèreté... Mais ce livre est à ne point bouder, outre le réel plaisir de lecture, il vous donnera plein de petits et grands conseils, finalement, pour peut-être, vous aussi, aller mieux... Et puis du Foenkinos, c'est toujours plus réjouissant, plus joyeux à lire, plus "pas comme les autres" et moins répugnant que du... bon non, je ne donne pas de nom aujourd'hui. Allez, allons mieux, lisons ! 

 

 

 

 

L'avis de l'Irrégulière

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Mars 2013

http://1.bp.blogspot.com/-ro-C7tgwVsQ/UOSOaSV-KFI/AAAAAAAAH8E/nznGxwAk9kU/s1600/06.jpg     

Roman - Editions Buchet Chastel - 240 pages - 15 €

 

 

Parution le 3 janvier 2013

 

 

L'histoire : Troyes. Après un énième weekend passés chez ses parents vieillissants, Cécile Duffaut monte dans le train de 06h41, qui la ramène à Paris, dans sa vie.

Une place reste libre à ses côtés. Un homme s'y assoit. Il s'agit de Philippe Leduc, un homme qui va sur Paris rendre visite à un ami.

Ces deux êtres se connaissent et ne se sont pas vus depuis 27 ans, lors d'un séjour Londonnien où l'un des deux avait rejeté l'autre dans la plus pure tradition de la goujaterie.

Une heure et demie de voyage jusqu'à Paris... Cécile et Luc vont ils se reconnaître, se pardonner, se raconter ces 27 dernières années ou de simples banalités. Vont-ils simplement s'ignorer ?

 

 

 

Tentation : Le "label" Blondel

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

 Mon humble avis : Qu'ai-je fait de ma vie ? Qu'es tu devenu ? C'est la question que se posent deux voix en parallèle tout au long de ce livre. Tout aussi parallèles que les rails qui forment les voies de chemin de fer. D'ailleurs, l'histoire se passe dans un train province/Paris. Deux quadra bien avancés se retrouvent voisins. Ils ne se sont pas vu depuis 27 ans, depuis leur désastreuse rupture après une courte histoire d'amour de 4 mois.

J'ai beaucoup aimé ce livre, même si ma préférence va à l'opus Blondel de l'an dernier "Et rester vivant". Le style est percutant, vif, les phrases courtes, et les mots justes. Pas de fioriture, nous sommes dans la tête de deux humains ordinaires. Le roman se lit vite. Je suis sûre que c'est un livre qui peut se lire en temps réel (train TER Troyes /Paris pour tout lecteur moins lent que moi).

Alors, ces deux voix parallèle.... Vont elles se rejoindre à l'infini comme en mathématiques ? Vous n'aurez pas à attendre aussi longtemps, juste à vous laisser plonger dans les souvenirs de ces deux personnes. L'une touchante dans sa victoire contre les élements, l'autre touchante de tant de gâchis.... ce qui fait que pour ce personnage là, j'ai plus éprouvé de la pitié, voir du mépris... En même temps, ne l'a-t-il pas un peu cherché ? Mais, notre comportement à 20 ans doit il nécessairement nous poursuivre toute notre vie ?

Chacun leur tour, Cécile et Luc s'interrogent intérieurement sur eux mêmes et sur l'autre." Me reconnait elle" ? "Mais si, c'est lui, comme il a changé".  Un frôlement de genou et une excuse lorsque l'un se lève pour aller aux toilettes. Puis chacun retourne dans ses pensées.

Il y a 27 ans, l'un d'eux était transparent, insignifiant et prenait les quelques grammes d'amour que l'autre lui donnait. L'autre était la classe, l'aisance, la fierté, la provocation, la goujaterie personnalisée. Aujourd'hui, la tendance s'est inversée. Ce n'est plus le même personnage que tout le monde remarque dans ce train. L'un a tout réussi ou presque, l'autre a tout râté ou presque. Que reste il de leur histoire ? De la haine, de la rancoeur, une envie de pardon ? Et l'un de se dire... Si ça se trouve, c'est grâce à son ignominie envers moi que je suis devenu ce que je suis, par cette décision soudaine prise 27 ans plus tôt que jamais, non plus jamais, on ne me traiterait comme ça. Peut on sortir victorieux et le devoir entre autre à notre pire ennemi, ou en tout cas, à notre pire souvenir ? Parler, il faut parler.

De très très belles réflexions dans ce livre sur l'influence d'événements douloureux sur notre vie et la façon que l'on a de la prendre en main, avec les moyens du bord. Bien sûr, chacun pourra se reconnaître plus ou moins dans l'un ou l'autre des personnages (dont je tais volontairement ici les qualités et défauts afin que la découverte soit totale pour vous. On ne sait dans ce billet qui est dans la "loose").

Et moi, que ferais-je si je me retrouvais dans une telle situation.... Tout d'abord, choisir la personne qui m'a fait le plus de mal dans ma vie de lycéenne mal dans sa peau et d'amoureuse en général... Pffou, ça fait du monde... Il y a ceux qui l'ont fait par action, d'autre par omission.Le problème, c'est qu'il y a de forte chance que je sois du côté de la loose et que je ne puisse me targuer de grand chose. Pas de vengeance de l'opprimée ! Bon, je choisis une cible... A y'est, j'ai trouvé... en piochant dans la catégorie "action" : Je lui demande : Pourquoi  ? Pourquoi moi et ensuite, je lui tord le cou. La vengeance est un plat qui se mange froid, quelques soient les couverts. Mais là, je sors complètement du sujet de 06h41. Pour remonter dans le train, achetez et lisez le bouquin qui fait d'ailleurs un tabac. Cinquième réimpression, je ne suis pas la seule à l'apprécier !

 

 

 

 

 

L'avis de Clara, Stéphie, Lucie, Antigone

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 16 Mars 2013

http://i.ebayimg.com/00/s/NDUwWDUwMA==/$(KGrHqN,!jME-eD9m)g2BP)fwJc25!~~60_1.JPG?set_id=8800005007     

Roman - Editions Lire dans le Noir - 5h d'écoute environ - 21 €

 

 

 

Parution en Août 2005.

 

 

L'histoire : Le célèbre romancier remonte dans son arbre généalogique, peuplé de personnage très fantasques et dont l'héritage, encore aujourd'hui, est parfois lourd à porter.

 

 

Tentation : La curiosité

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Et bien pour une fois, je ne vous conseillerai pas ce format de lecture - donc d'écoute - pour ce roman. Car mon premier désagrément est arrivé bien vite... et sans doute le format audio en est responsable. C'est Alexandre Jardin, donc l'auteur, qui lit lui même son texte. Problème : sa voix ne m'a pas été particulièrement agréable, mais surtout, il lit à une vitesse supersonique... Comme s'il ne prenait ni le temps de respirer et encore moins de déglutir. Et moi, lectrice, cela m'a empêcher de déguster le style et la langue, qui bien sûr, sont de belle qualité et très enjoués. Mais à peine mon cerveau remarquait une jolie phrase ou une expression amusante et bien visée que l'auteur changeait presque de chapitre. Dommage, dommage, un livre desservi par son propre auteur...

Qui plus est, le contenu réel de ce roman ne m'a pas captivée plus que cela. Déjà, j'avoue m'être bien perdue dans cette arbre généalogique qui pourtant ne remonte que sur 3 ou 4 générations. Mais des pièces rapportées viennent compliquer les choses, quand ce ne sont pas les surnoms où les initiales qui nomment ces personnages. Et les amours des uns et des autres qui se transmettent de père en fils. Mouais... Sans plus.

Certes, l'aspect fantasque et naturellement romanesque de la famille Jardin et de tous ceux qui la composent donnent lieu à de sympathiques moments, où le burlesque se dispute avec le réel. Mais comme l'auteur ne nous laisse pas vraiment le temps de nous y attarder, on passe vite à la suite.

D'autres passages m'ont plus intéressée. Ce sont ceux où Alexandre Jardin conte son rapport avec l'écriture et le grand écart qu'il y a souvent entre ce qu'il écrit et ce qu'il vit. Ainsi, plus jeune, je le prenais pour un grand romantique en lisant l'ïle des gaucher, l'autobiographie d'un amour... Sauf que sa vie personnelle était alors bien moins merveilleuse que le monde merveilleux qu'il créait dans ses romans.

Une lecture écoute supersonique, qui sortira sans doute aussi vite de ma mémoire. Dommage je le redis !

 

 

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                                                          Challenge chez Val, 3ème participation

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 28 Février 2013

 Roman - Editions J'ai Lu - 191 pages - 4.80 €SAM_1671.JPG  

 

 

Parution chez J'ai lu en mars 2012

 

 

L'histoire : Ah, le couple, l'Amour, les années !

Méfiez vous d'un homme qui devient suprenant et qui s'affale dans un hamac... Cela peut conduire à des ruptures amoureuses et une suite de conséquences inimaginables... 

 

 

 

 

 

 

 

Tentation : Bah, le nom de l'auteur pardit !

Fournisseur : Ma PA J'ai Lu, merci Silvana

 

 

 

 

 

 

 

 

 étoile3etdemi

 

 Mon humble avis : Encore un livre emmené sous les tropiques et finalement lu sous la couette bretonne !

Alors, je peux un peu développer le pitch... Jean Jacques et Claire sont maintenant mariés depuis plusieurs années. Ils ont une petite fille. Ils partagent réussite professionnelle et familiale (quel modèle aux yeux du monde), routine et le repas dominical chez les beaux parents, incontournable, et qui s'achève par le "vous boirez bien une petit prune" que Jean Jacques bois et déteste.

Envie d'autre chose, l'adultère et ses merveilles du début, le soupçon de l'autre, qui pousse chaque membre du couple à se deviner cocu... La séparation et là.... Le manque.

David Foenkinos décortique ici le couple, son usure jusqu'à la ruine... Vous me direz, rien de particulièrement original jusqu'ici. Oui, sauf que sous la plume de Foenkinos, l'amer prend une toute autre saveur ! Ton décalé, tendre et cruel, drôle et cynique mais jamais méchant, même si très vrai... Les travers des uns et des autres, le tout dans l'allégresse d'une écriture dont seul notre auteur fétiche a le secret ! Il faut dire qu'il manie aphorismes et métaphores, aussi pertinentes qu'incongrues, comme personne ! C'est jubilatoire ! Et ce drame que nous lisons se transforme en comédie satirique ! Même si ma culture dans ce domaine est minime et lointaine, j'ai comme l'impression que le procédé de Foenkinos, version 21ème siècle, n'est pas si éloigné de celui d'un certain Molière en fait. Bon que les puriste de Molière me pardonne si je me trompe, mais mon impression est sincère.

On pourrait craindre que l'histoire se perde en longueur, mais c'est sans compter les facéties de l'auteur qui exécute parfaitement deux pirouettes triple salto arrières pour relancer la machine, ce qui fait que la sensation de longueur approchante dans la deuxième partie s'efface très vite.

Dans cet opus, David Foekinos a posé ses obsessions sur les ascenseurs, les portes dans les bureaux,les hamacs, les gigots, la petite prune, la routine...

Mais que l'on se rassure, nous avons affaire à un auteur résolument optimiste, qui croit bien à l'amour d'ici et maintenant, pas à celui d'hier, ni à celui promis par le bureau d'à côté, par la nouveauté et la jeunesse. Non, il croit bien à l'amour lorsque celui ci est reconnu dans son ensemble, et pas forcément dans un petit détail.

Encore un livre qui fut un délice à lire, que j'ai parsemé de petite croix... Allez, j'en partage quelques unes :

 

"La séduction nous pousse à paraître plus qu'à être"

 

" Ce ne sont jamais les couples qui s'effritent ; ce sont les restes du monde et de l'humanité qui, lentement, reprennent leur place ; qui lentement, grignotent le terrain momentanément cédé à l'amour."

 

"Il y a des gens formidables qu'on rencontre au mauvais moment de notre vie. Et il y a des gens qui sont formidables parce qu'on les rencontre au bon moment de notre vie"

 

"On avait des assurances pour la mort, pour la voiture, et pour la mort en voiture. Mais qui nous protègera du bonheur ? Il venait de comprendre que ce bonheur, en devenant si fort, était la pire chose qui pût lui arriver."

 

"Il était Christophe Colomb. Le corps de Sonia, après temps de monogamie et d'appauvrissement sensuel, son Amérique. Et face à l'Amérique, on se sent toujours un peu petit."

 

 

 Je vous en promets plein d'autres bien meilleurs, mais qui doivent être lues dans leur contexte, sous peine de perdre saveur et drôlerie !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 24 Février 2013

http://www.valerietongcuong.com/images/couvertures/latelierdesmiracles.jpgRoman - Editions JC Lattès - 266 pages - 17 €

 

 

Parution en janvier 2013

 

 

L'histoire : Millie, Mariette et Monsieur Mike sont tous les 3 au bout du rouleau. L'un est SDF, l'autre en burn out professionnel et familial, et la dernière Millie... Est bien elle n'a rien, personne, un désert de solitude et le poids de la culpabilité... Tous 3 bien cabossés par la vie, hospitalisés pour des raisons différentes... A leur sortie, ils s'ont accueilli par Monsieur Jean, responsable d'une association caritative, qui leur propose une petite étape par l'atelier des miracles. Là, ils pourront se reposer, se réapporprier leur vie avant de s'envoler à nouveau avec des nouvelles armes pour affronter l'extérieur. Un coup de main pour revenir de plein pieds dans la vie !

 

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Ma CB, achat compulsif...

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : J'aime ces livres qui mettent en scène la fragilité des personnages... Sachant que chaque fragilité a son histoire et qu'il n'y a pas un chemin précis pour "en arriver là"... Il suffit d'un abandon ou d'un reproche familial, de la persécution et l'humiliation venant tant des élèves que d'un mari dominant, ou encore, d'un désaccord avec la hierarchie suprême, qui mène à la désertion, donc à l'abandon de l'uniforme, ce qui vous rendait admirable au yeux des autres. C'est en tout cas l'histoire de nos 3 personnages principaux.

Tout d'abord, j'ai été très surprise, tant ce roman m'a fait penser à Tout près, le bout du monde, de Maud Lethielleux. Certes, les 3 personnages de Maud Lethielleux sont des enfants ou des ados... mais ils sont "récupérés" aussi dans un lieu particulier et comme dans l'Atelier des miracles, s'expriment chacun leur tour par chapitre, avec leur style bien à eux. Je me suis demandé s'il n'y avait pas une forte source d'inspiration ici... Mais ce doit être ma pauvaise petite voix...

Il n'empêche que j'ai beaucoup aimé le roman de Valérie Tuong Cong. Car il est criant de vérité et de ne se cache pas les yeux. En effet, le caritatif est mis en exergue bien sûr, mais les jalousies des uns, les mauvaises intentions des autres, les manoeuvres plus ou moins respectables et les motivations pas uniquement altruistes sont mises au grand jour... Comme quoi, nul n'est parfait, même celui qui, à raison, reçoit l'admiration et les remerciements de tous... En même temps, l'objectif est atteint, puisque les pensionnaires se remettent sur pieds et retrouvent leurs propres armes, celles enfouies à l'intérieur d'eux même depuis trop longtemps, voire en découvrent de nouvelles. Cette belle histoire montre bien que lorsque l'on touche le fond, on ne peut s'en sortir seul, sans solidarité, sans chaine humaine... Mais là, attention à qui vous croisez, tout le monde n'est pas forcément bien intentionné. Il s'avère qu'ici, ce Monsieur Jean, même s'il use de méthodes parfois contestables, tire le meilleur de ses portégés et les révèle à eux mêmes... au point qu'il est lui même dépassé par ses révélations et leurs conséquences.
Car la question du livre est la suivante : Faire du bien aux autres, oui, mais à quel prix ? La fin justifie-t-elle les moyens ? J'avoue que je n'ai pas de réponse bien nette dans mon esprit (pour ce qui est des personnages et du roman en lui même).
La lecture est agréable, pleine de révoltes, de bons sentiments et d'espoir renaissant, cela ne nuit à personne. On s'attache au personnage... Celui dont je me suis sentie la plus proche est Millie, bien que Mariette se révèle pleine de ressource admirable. Comme quoi, quand on a pas la tête tenue sous l'eau par la vie, l'entourage, le monde, on peut être une personne formidable et de caractère.

Maintenant, un petit bémol... L'aspect un peu simpliste du message de Jean "la solution est en vous" et la rapidité avec laquelle nos 3 abimés remontent la pente. J'ai un peu de mal à y croire. Mais c'est un roman ! Peut-être me faudrait il un atelier des miracles ?

 

 

 

 

 

 

 

L'avis de Lucie, d'Antigone, Clara

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 20 Février 2013

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782877634359.jpgRoman - Editions Orphie - 264 pages - 17 €

 

 

 

Parution fin 2008

 

 

 

L'histoire : L'histoire vraie et romancée (par lacunes historiques) de Sitarane, personnage célèbre à la Réunion, enterré au cimetière de St Pierre. Depuis plus de 100 ans, un culte survit autour de sa tombe... On l'invoque pour commettre un méfait plus ou moins grave et il provoque toujours la terreur.

Car Sitarane, faisait partie de la bande du Sud, bande menée par Saint Ange Gardien, alias Pierre Elie Calendrin.

La bande du Sud, de menus larcins, est passée à l'étape de voleurs hors paire avant de passer à l'irrévocable statut de tueurs en série faisant régner la terreur dans toute la Réunion du Sud. Ils deviennent alors la bande des buveurs de sang, puisqu'ils boivent le sang de leurs victime.

Un roman entre Histoire, légende et vérité, supposée sorcellerie, magie noire, meurtres, mais surtout, la naissance d'une secte.

 

 

 

Tentation : Achat à Hellebourg, après la visite du cimetière de St Pierre de la Réunion. Donc grosse curiosité bien récompensée !

Fournisseur : MA CB et ma PAL !

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Amis lecteurs, pas d'inquiétude, je ne me passionne pas d'un seul coup pour la bite litt... Non, juste une curiosité pour l'Histoire de la Réunion visitée récemment... Nous sommes loin ici des vampires, mais bien plus proche de la magie noire qui a court dans certaines îles aux croyances confondues.

Tout d'abord, un petit mot sur l'auteur, afin de donner toute crédibilité à ce roman -récit : Daniel Vaxelaire est un écrivain et historien français, devenu spécialiste de l'île de la Réunion.

L'histoire commence en 1906... Saint Ange Gardien, alors misérable hère en fuite, demande pour une nuit le gite et le couvert chez Marie et sa fille Pauline. Il ne repartira plus jamais de chez elles. Dominateur, manipulateur, pervers et narcissique, Saint Ange vient de créer la bande du sud. Avec Pauline, il parcourt les villages et, de ses soit disant dont de guérisseurs et de connaisseurs de plantes, guérira et exorcisera les cas les plus possédés. Ainsi, sur toute cette partie de l'île, il gagnera une réputation et deviendra un homme admiré et respecté.... La population ignorant tout de ses activités nocturnes.... Au fil des mois, Saint Ange recrute pour agrandir sa bande.... Et ainsi, à la moitié du livre, apparait Sitarane, grand noir engagé du continent, aux dents taillés en pointes, au regard aussi inquiétant que son impassibilité en toute situation. L'histoire vous dira pourquoi, de second couteau dans l'histoire, l'Histoire ne retiendra que lui... Peut-être une erreur de signature, au plus haut degré de l'Etat...

Pourquoi ai-je tant aimé ce livre... Déjà, parce que le mystère est intact.. Tout au long du livre, on se pose la question : mais pourquoi Sitarane dans l'Histoire, et non Saint Ange...

L'écriture est agréable, soignée, parfois quelque peut désuette, tout à fait adéquate à la description du début du 20ème siècle. Et puis, le livre est parsemé de quelques dialogues en créole, ce qui ajoute un charme et un exotisme certain à l'ouvrage. Vous n'y connaissez rien en créole : rassurer vous, soit ces dialogues restent tout à fait compréhensibles ou alors, ils ne sont pas nécessaires à la compréhension de l'action.

Les buveurs de sang nous ramène dans la Réunion de 1906, et cet arrière plan historique et local est très intéressant. A l'époque, la Réunion n'était qu'une colonie délaissée par la France, un paquebot arrivait par mois.... Alors que 100 ans plus tard, ce sont au moins deux avions qui viennent de Paris chaque jours... Une Réunion délaissée par la France plus intéressée par ces nouvelles colonies (Madagascar et autre), une réunion où règne une pauvreté extrême, car la crise du sucre est passée par là. Une Réunion créole, ou le mélange des races et leur hiérarchie est bien expliquée. Une Réunion où 5 heures de train séparaient St Denis de St Pierre, où l'on marchait pied nus. Une réunion où l'esclavage n'avait plus lieu d'être et où les esclaves étaient alors remplacé par ces Africains engagés "volontairement" et que l'on ne traitait guerre mieux. Bref, nous avons là une leçon d'histoire... du bout du Monde, et d'un bout de France.

Enfin, il y a l'histoire pour elle même... J'avoue avoir ressenti quelques longueurs, mais vite oubliées par l'effet hypnotique du livre. Car cette histoire pourrait être on ne peut plus actuelle dans le fond. C'est la naissance d'un gourou, d'une intelligence extrême, qui se fera perdre par son excès de croyance en ces pouvoirs qu'il n'avait pas. Il est sidérant de constater comment un tel homme peut ainsi prendre l'ascendant sur ces troupes, même si l'obéissance est plus obtenu ii par une certaine terreur que par une réelle conversion.

Enfin, le livre est postfacé par l'auteur, qui ainsi, fait la part de la fiction et de l'Histoire et s'amuse tout de même à laisser planer un doute. A savoir que la tombe de Sitarane fait toujours l'objet d'un culte plus ou moins sataniste, plus de 100 ans après...

Une lecture très instructive et plaisante, que je ne regrette absolument pas !

 

PS : Conseil, si vous voulez acheter ce livre, rendez vous directement sur le site de l'éditeur.... Car sur d'autres sites marchant, comme A....Zon, il est proposé d'occas à 20 € de plus par un vendeur peu scrupuleux.

 

 

 

 

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Voici la fameuse tombe du triangle de la bande des buveurs de sang, au cimetières de St Pierre de la Réunion : Saint Ange, Fontaine et Sitarane... 3 personnages autant vénérés que craints...

 

 

 

 

 

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                                                                            Pour l'île de la Réunion

 

 

 

 

 

Logo Lystig

                                                ème participation, avec La Réunion, puisque les DOM sont acceptés.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Février 2013

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782356415684.jpgNouvelles - Editions Audiolib - 7h d'écoute - 19 €

 

 

 

Parution Audiolib : Janvier 2013

Albin Michel : 31 octobre 2012

 

 

L'histoire : Donc les histoires, 5 nouvelles plus ou moins longues.

Un couple homosexuel qui se marie symboliquement dans la cathédrale Bruxelloises en même temps qu'un couple hétéro, et la vie parallèle de ces deux couples, jusqu'à la jonction.

Un médecin qui semble n'aimer que les chiens, les chiens d'une race précise... Durant la guerre 39-45, jeune juif enfermé dans un camp, il doit son retour à la vie à un chien...

Une veuve d'un artiste raté épouse en secondes noces un baron qui tombe en amour pour le défunt et son oeuvre et fera tout pour la faire connaitre.

En Islande, deux soeurs, deux fils différents... La tante qui préfère son neveux à son fils... jusqu'au décès de celui ci.... et la transplantation cardiaque du neveux...

Un couple séparé... alors qu'auparavant, ils étaient un modèle de l'Amour. Ils avaient même résisté à la douleur d'un avortement, le foetus étant atteint d'une maladie grave... Jusqu'au jour où un accident place cet enfant qu'ils n'ont pas eu sur leur chemin.

 

 

 

Tentation : L'auteur et le lecteur ne sont qu'une seule et même personne, et pas n'importe laquelle !

Fournisseur : Chloé, d'Audiolib, merci pour l'envoi !

 

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 Mon humble avis :

1/ Résumer un livre n'est point chose aisée... Allumer l'envie sans en dire trop... Résumer 5 nouvelles aussi denses en si peu de lignes relèvent de l'exploit, et je trouve que je m'en sors fort bien !

2/ Quand j'ai rencontré E.E Schmitt l'an dernier, je lui ai avoué l'un de mes fantasmes... Avoir 5 ans, être sa petite fille pour qu'il puisse me raconter des histores avant que je m'endorme... Et bien avec cet Audiolib, certes, j'ai toujours 40 ans, mais j'ai eu E.E Schmitt pour moi toute seule et il m'a raconté des histoires, de belles histoires :

 

- Les deux messieurs de Bruxelles : Je pense que c'est ma nouvelle préférée, même si la suivante m'a profondément émue dans la symbolique. Un couple d'homosexuels, au fond d'une église, profite d'un mariage officiel pour se promettre amour, assistance... pour le reste de sa vie. Et toute leur vie, ces hommes s'aimeront et garderont un oeil protecteur sur leur couple jumeau et sa descendence, sans que ceux ci n'en savent rien. Nouvelles qui tombent à pique dans l'actualité de notre pays. Le mariage, l'amour, l'enfantement pour les homosexuels. Le parti pris de l'auteur est net, parfait, il rejoint le mien. Beaucoup de tendresse dans ce texte, de l'humour aussi, et de la douleur. Un début et une chute orginaux qui encadrent ce réçit et qui prouve que l'engagement et l'amour sont aussi forts ou fragiles, quelques soient le sexe des amants. En conclusion, l'auteur explique qu'un couple homosexuel, une fois qu'il est accepté, à même parfois plus de chance de réussir qu'un couple hétéro...En effet, on attend rien d'un couple homo, pas de déscendance, rien, donc pas de pression sociale... Alors que les hétéros la subissent... Il faut montrer le bonheur parfait !

 

- Le chien : l'histoire de ce médecin, qui vient de se suicider à la mort de son chien, Argos, un Beauceron. Le village reprochait au médecin de préférer les bêtes aux hommes... Où l'on découvre que depuis des dizaines d'années, ses chiens ont toujours été des Beaucerons et se sont tous nommés Argos.

Il est encore question d'amour, d'humanité. Un récit dur, qui se passe en partie dans les camps que E.E SChmitt d'écrit d'un réalisme glaçant... A l'époque, le jeune garçon avec la peau sur les os, traité comme moins qu'une bête par les Allemands, était à un doigt de la tombe... Jusqu'au jour où, à travers le grillage, apparait un chien... le jeune homme joue avec, partage avec lui sa nourriture..A la libération, les deux êtres ne se quitteront plus...

Un texte bouleversant ou la nature s'inverse. C'est l'animal qui rend à l'homme sont humanité et c'est lui aussi qui empêche ce même homme de tomber dans la bestialité. Un chien, qui ne suit et ne répond à aucune idéologie, prend comme il est celui qui le regardera et l'aimera. Et il lui rendra au centuple... bien plus fidèle et bien plus humain que certains hommes qui ne seront délivrés de leur honte (si toutefois ils en ressentent), que par la mort.

 

- Ménage à trois : Une jeune femme se retrouve veuve, avec des enfants et les dettes de son mari sur le dos. Son mari, un coureur de jupon et un artiste raté... Pour sa bonne fortune, un baron danois la demande en mariage. Ce baron se voue d'une passion sans borne pour l'époux défunt et son oeuvre. Il n'a de cesse que de lui rendre justice, tant son talent était immense. J'avoue, cette nouvelle me touchait moins, je la trouvais moins saine... Un mort entre deux vivants... Jusqu'à ce que viennent la dernière phrase (qui commença par me révolter), puis le dernier mot, qui me fit sourire et rire de mon ignorance. Toute cette nouvelle m'est apparue sous un jour nouveau et montre, en un seul mot, l'immense talent de l'écrivain. Renverser une situation avec un seul mot, inattendu, et le dernier ! Il s'est bien joué de moi !

 

Je n'en dirais pas plus et vous laisse découvrir les histoires suivantes, qui ont en commun avec les premières de parler d'amour, d'amour différent, caché, sous-jacent... Il est question en fait de l'invisible amour sous celui de surface... Qu'il soit léger ou beaucoup plus lourd à porter.

Gros bonus de cette version Audiolib, 3 plages de lectures sont consacrées au journal d'écriture d'E.E.Schmitt. Ces sources d'inspirations, la construction de ses personnages, le fil central de ce recueil qui ne lui apparait qu'à la fin et bien sûr, de bonnes réflexions philosophiques à méditer.... Donc à réécouter !

 

 

L'avis d'Yv , de Leiloona

 

Si l'envie vous prend, et je vous comprends : http://www.audiolib.fr/livre-audio/les-deux-messieurs-de-bruxelles-de-eric-emmanuel-schmitt-lu-par-eric-emmanuel-schmitt

 

 

Livres lu dans le cadre de... et bien 3 challenges !

 

 

free-road-trip-games-audio-book

 

chez Val 2ème                    Chez hérisson  10/7                                       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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