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Publié le 21 Mars 2009

Résumé : Contrairement à l'idée répandue, les cons ne sont pas réformables ; les campagnes de prévention ou les actions pédagogiques n'ont pas de prise sur eux. Une seule chose peut les amener non pas à changer, mais du moins à se tenir tranquille : la peur. Je veux qu'ils sachent que je les surveille et que le temps de l'impunité est révolu. Je compte à mon actif cent quarante meurtres de cons. Afin qu'ils ne soient pas morts pour rien, je vous enjoins de lire ce manifeste. Il explique le sens véritable de mon combat. » Qui n'a jamais rêvé de tuer son voisin le dimanche matin quand il vous réveille à coups de perceuse? Ou d'envoyer dans le décor l'automobiliste qui vous serre de trop près? Le héros de cette histoire, lui, a décidé un jour de passer à l'action.




                               


Mon humble avis : Dernière lecture dans la sélection de Mars du Prix des lecteurs Livres de Poche.
Le titre est percutant, et le contenu l'étant autant, ne déçoit pas. Cette histoire est rondement mené, même si, sur la fin, j'ai trouvé quelques passages longuets ou répétitifs. C'est un roman divertissant qui se lit avec facilité. L'écriture est simple mais truculente. En effet, les pages sont parsemées de citations sur les cons et la connerie. Citations toujours très justes, parfois hilarantes, mais qui peuvent aussi faire froid dans le dos au fur et à mesure que l'on avance dans notre lecture de l'élaboration d'une grande théorie presque philosophique, voire d'un manifeste sur les cons. Et cette théorie est appliquée par l'anti-héros qui se lance dans l'éradication des cons( quel boulot me direz vous !)

Bien entendu, "Mort aux cons" est à prendre à plusieurs degrés. Un premier et un deuxième et pourquoi pas un troisième. Maintenant, l'ordre dans lequel se classent ces fameux degrés d'interprétation du livre peut dépendre du lecteur !
Au premier degré, le livre est d'une immoralité tellement flagrante qu'on la sait voulue, donc pas choquante. D'autant plus l'écriture tend à le rendre léger, même comique par moment. Le tout sans qu'aucune situation ou vulgarité linguistique ne mettent le lecteur mal à l'aise. Ensuite, qu'autant de meutres pourraient être commis par une seule et même personne sans être élucidés ou punis refroidit un peu. Et pourtant, ce qui rend la situation presque hilarante, c'est qu'au début de ses méfaits, le narrateur est persuadé d'agir pour le bien fait de l'humanité, pour le rapprochement des êtres...

Au deuxième degré, on s'éclate ! On est soulagé. On se sent moins seul. Oui, nous sommes entourés de cons mais nous ne sommes pas les seuls au courant ! Et notre narrateur qui zigouille tout con qui croise son chemin et lui pourrit la vie semble parfois exécuter (ah le jeu de mots), nos rêves et fantasmes les plus enfouis ! Car, qui oserait nier qu'il n'ait rêvé un jour d'empoisonner le chien de son voisin qui aboie toute la sainte journée, de torde le coup à l'agent administratif qui reste sourd à vos emmerdements etc, etc... Bien sûr on est dans le romanesque donc tout est possible. Malgré cela, le lecteur peut se dire : le pire, c'est qu'il a raison. Et il y a un autre pire, c'est que je ne peux pas vous raconter la fin mais tout de même le narrateur...

Le troisième degré serait terrifiant ! Car tout le monde connaît la théorie de base qui stipule que nous sommes tous le con de quelqu'un ! Hors,  comme le dit Marc Levy  "Et si c'était vrai" ?! Va falloir faire gaffe ! On serait alors tous en danger de mort !?
Conclusion : Lisez ce livre cynique et drôle à la fois. Vous réfléchirez un peu sur votre connerie ou celle des autres et vous amuserez beaucoup. Car jusqu'à maintenant, la lecture reste un plaisir qui ne tue pas !

                                                                                    Livre lu dans le contexte
                                                                                         


Les avis enchantés de
Belledenuits, d'A Girl From Earth
(Si vous avez lu ce livre, donnez moi votre lien via un comm' pour que je puisse l'ajouter !
Comme je le disais, dernière lecture de la sélection mars du PDL, ne reste qu'à voter. Alors, réflexion !


                                                             
                                   

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 16 Mars 2009

Résumé : Une maison, un narrateur, une fille. Ça ne vous suffit pas? Il vous faut des détails ? Un chat ? Des puces? Et quoi encore? Ma puce est le sixième roman de Jean-François Dupont












                                          
Mon humble avis :Ce court roman de 72 pages fait lui aussi parti de la collection "En attendant le bus" de l'Editeur Jacques André. Comme je lis hélas lentement, j'appellerai plutôt cette collection un Rennes / Paris aller simple ou un Paris / Lille aller retour. Avertissement, ce livre est présenté comme roman pour ado... Que nenni !
Il s'agit ici d'un huit clos : une homme, une fille et un chat. Entre eux, la vie est soit une partie de jeu de Cluedo ou alors une guerre sans merci. Au début, c'est peu déstabilisant car on ne parvient pas à savoir d'il s'agit d'une fillette ou du femme... On craint un instant le pire. Puis on apprend que c'est un "je t'aime moi non plus", "je te tiens tu me tiens par la barbichette" entre un jeune quadra et une lolita de 22 ans. Ouf l'honneur est sauf. Forcément, le quadra a peur de perdre sa jeunette qui le fait tourner pourtant bourrique. Impossible de savoir qui est le plus tordu dans l'histoire : Charlie ou le narrateur ou l'auteur lui même. Car Charlie comme le narrateur ne manquent pas d'imagination dans leur vengeance personnelle. Hors, ces deux personnages sont forcément sortis eux même de la tête de l'auteur. Cela tourne au burlesque qui laisse perplexe. Mais il y a bien un message au second degré ! Un livre divertissant pour ceux qui aiment ce style, vite lu entre deux pavés !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 14 Mars 2009

Résumé : Dans ma classe, une immense dame maigre et très laide avec des cheveux courts et des gros sourcils m’a demandé de recopier le mot écrit au tableau. J’ai essayé d’imiter les traits droits comme du blé un jour sans vent, c’était très difficile, mes doigts glissaient sur la mine colorée. La dame s’est approchée et elle a dit : Mon dieu ! J’ai dit que j’étais pas dieu mais que si elle voulait m’appeler comme ça, pourquoi pas. Elle a répété :
― Mon dieu… Tu ne sais même pas écrire « maman » ?
― Non, ça sert à rien que je l’écris puisque je dis jamais maman.
― Tu…tu ne dis jamais maman !
― Non, je l’appelle Zélie parce que c’est trop mignon et en plus c’est personnel et assumé pour de vrai.
La dame m’a dit de ne pas parler sur ce ton, j’ai répondu que je ne mangeais pas de poisson parce que sinon, on allait vider la mer.

Du haut de ses neuf ans, Ninon observe le monde. Un monde où les adultes ne s’aiment plus, où les mots n’ont pas de sens, où les mensonges sont rancuniers... Parce qu’elle ne le comprend pas, Ninon décide de s’en détourner et de vivre avec son père qui n’a plus rien. Rien, sauf elle.
Ensemble, ils refont leur monde, construisent une maison à partir de rien, traient les chèvres, vendent sur les marchés, oublient l’école et les bonnes manières, sans se soucier des bien-pensants, ni de madame Kaffe, l’assistante sociale.

Dis oui, Ninon est une histoire d’amour. Celle d’une petite fille pour son père et celle d’un homme pour la liberté.



Aujourd’hui est un jour comme un autre. Le soleil a peur de s’enrhumer, les enfants jouent dans la cour de récré, les humains se cherchent ou s’oublient, la vie s’étire sans se faire remarquer… C’est un jour comme un autre pour tout le monde, sauf pour moi.

Ninon a fugué, elle voulait voir le monde, elle voulait écouter les gens et rire en cachette, leur parler aussi, alors elle s’est levée en douce et est allée s’installer à la petite librairie du coin ou à la grande Fnac, je ne sais pas, je n’ai pas encore osé aller la retrouver.

Sur un étal parmi des bleus, des blancs ou crèmes, une petite framboise timide attend qu’une main se pose sur elle.

Elle s’appelle Ninon, n’oubliez pas…




Mon humble avis :Je n'ai pas encore pu lire ce livre mais tiens à en parler ici pour donner un petit coup de pouce à mon humble niveau à cette auteure qui a déjà la qualité d'être adorable, accessible, disponible et à l'écoute... donc très humaine. Ça je le sais car nous avons échangé des mails en privé, à mon initiative. C'est moi qui était en demande envers Maud qui a répondu immédiatement à mes questions, puisque nous partageons ou avons partagé certaines choses.

J'ai découvert Maud par le blog de Catherine qui y a interviewé cette auteure qui semble avoir plus d'une corde à son arc. Pour lire cette interview, cliquez
ICI

Vous pouvez retrouver aussi Maud et son univers sur son blog http://maudetlesmots.free.fr/

Quand à moi, dès que je me serai sortie de ma tourmente livresque avec mon prix des lecteurs Poche plus tous les autres livres qui m'ont été envoyés ou me le seront bientôt, donc dès que ma PAL de ressemblera plus à une tour de Pise, de dirai Oui à Ninon !



L'avis de Sylire sur ce livre ICI

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 7 Mars 2009

Résumé : Stéphanie a treize ans, un chat confident nommé Garfunkel, du culot, des problèmes - parmi lesquels ses mauvaises notes à la Ferme (le lycée) et la mésentente de ses parents - un goût discutable pour les sandwiches aux cornichons et au chocolat, une vision dérangeante sur les adultes et un style, une verve inimitables qui font de son journal un événement littéraire, un document sans précédent, authentique parce que non tronqué, sur le monde de l'adolescence. Le texte original de ce livre a été consigné sur des cahiers d'écolier par Stéphanie X.















Mon humble avis :
Bon là, les garçons, vous sortez, c'est une histoire de filles  !
Qui n'a pas lu dans ses années collèges "Des cornichons au chocolat de Stéphanie X". En tout cas, je fais partie de la génération de ces adolescentes qui ont lu ce livre sorti en 1983. J'imagine que comme la plus part d'entre vous, j'avais trouvé dans ce livre : une soeur, une meilleure amie, un journal intime remis clés en main, une bible, une confessionnal... Une révélation : non, je ne suis pas seule à penser tout cela. Comme Stéphanie, j'avais mes listes "A faire, à ne pas faire, à ne surtout pas faire", les histoires avec les copines, l'école était un jour l'enfer et le lendemain le paradis si un certain Benjamin m'avait parlé... Bref, nous étions toutes des Stéphanie, à ne pas comprendre l'évolution de monde, à rêver d'être Sophie Marceau dans la Boum, à attendre ou vivre notre puberté, à penser aux garçons. Voilà un souvenir de lecture d'adolescente que l'on garde toute sa vie.

Et voici qu'hier, je me promène sur le blog d'Eldweve et que j'y trouve
cet article. Et là, c'est stupeur, ahurissement, stupéfaction....
Car dorénavant, la couverture de ce livre est celle ci :
Et l'auteur aussi a changé. Certes, cela mériterait une enquête plus profonde, mais il semblerait que ce soit Philippe Labro (l'écrivain journaliste) qui ait écrit ce livre à partir du journal de Stéphanie X.

Si j'avais quinze ans et découvrait cette supercherie, je me sentirais flouée, trahie, humiliée d'avoir "fait confiance" à Stéphanie, qui avait mon âge alors que derrière elle, se cachait Philippe Labro, qui avait 40 ans de plus que moi... Là, avec vingt ans de plus, je suis bluffée que ce soit un auteur alors âgée de la cinquantaine et non une ado qui ait écrit ce roman.
J'avoue qu'hier soir, cette nouvelle pourtant dérisoire m'a un peu déboussolée et c'est pour cela que j'en écris billet.


Pourquoi ce changement maintenant, 20 ans après.... Pour un coup de pub, pour recréer ce qu'on appelle maintenant un buzz (mot très à la mode) autour de ce livre... Pourquoi sortir de l'anonymat ?
Mais au fait, j'y pense, si ça se trouve, c'est une écrivaine célèbre qui aurait pu écrire "l'herbe bleue"....
Et "Moi Christiane F, droguée, prostituée".... Ça pourrait être une célébrité allemande de l'époque ?...

Bref, qui écrit quoi ? Qu'en pensez vous ?

Notre amie blogueuse Schlabaya a mené une enquête et à trouvé
ceci qui explique cela...
Bref, pour moi, j'ai tout de même un goût amer de manipulation de lecteurs dans la bouche...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 26 Février 2009

Résumé : À quarante ans, Madeleine vit seule, à Brest. Elle travaille comme agent immobilier, connaît des « amours de passage », comme l’on dit, des hommes qui ne s’attachent pas, qu’elle aimerait bien retenir mais qui se contentent d’une fois, d’une petite fois avec elle et qui disparaissent. Un matin, elle reçoit un appel de Paris à l’agence. Un certain Castellot cherche des maisons dans la région. Il arrivera dès le lendemain. Lui va s’attacher à elle. Au début, Madeleine n’y croit pas vraiment, se raisonne, se dit que cet homme marié et père de famille ne reviendra jamais ni dans son lit ni dans sa Bretagne glacée. Elle se trompe. Castellot revient et, tandis que Madeleine décide qu’il est l’homme de sa vie, lui songe à en changer, de vie, de femme, de climat affectif. On dit souvent qu’un bon roman, c’est la rencontre d’un auteur et d’un personnage. Pour son premier roman chez Stock, Amanda Sthers nous en livre deux, un homme et une femme qui n’avaient rien pour s’aimer ni se comprendre, que l’amour réunit, un amour impossible : un type comme Castellot ne devrait pas s’enterrer à Brest, se coucher dans des draps toujours froids, jamais secs. Tous deux semblent inconsolables mais ce n’est pas le même chagrin qui les étreint ni la même maladie. Celui ou celle qui se sortira le mieux de cette drôle d’aventure n’est évidemment pas celui qu’on croit.

                                                         

Mon humble avis: J'étais impatiente et curieuse de lire une oeuvre de cette auteure. Je l'avoue sans honte, sa "peopolarisation" de ces dernières années n'y est pas pour rien. Mais j'ai aussi vu Amanda Sthers lors de la rentrée littéraire alors qu'elle présentait son dernier né : "Keith me" dans l'émission café littéraire. Là, elle m'a bluffée de classe, de caractère, d'érudition et d'aisance dans son élocution. Ma curiosité était attisée et la sélection du Prix des Lecteurs Livres de Poche 2009 s'est chargé de la satisfaire.

C'est un très beau portrait, très touchant,  que nous livre ici Amanda Sthers, celui de Madeleine. D'ailleurs, son prénom est souvent répété, comme pour représenter le côté répétitif, organisé, banal, triste et surtout morne de sa vie de célibataire dans le Finistère. Le style est en douceur et pudeur et parfois saccadé. La cruauté de la vie apparaît dans la crudité de certains mots et de quelques scènes une fois encore dérangeantes. Comme si de la lecture on devait revenir dans le quotidien, la réalité. Pourquoi ?? Il règne dans cette écriture une atmosphère mélancolique, comme peut en provoquer un crachin breton qui ne cesse pas. Les phrases sont souvent courtes... Comme par brouillard, on n'y voit pas à trois mètres.

Ce n'est pas un livre sur une fille pour les filles loin de là. Ce roman peut-être lu par tous pour comprendre, ne pas juger, ou se sentir compris(e).

Pour moi, le sujet principal de ce livre concerne foule d'entre nous... les célibataires qui approchent la quarantaine seul(e)s, sans vraiment s'expliquer pourquoi... Ces célibataires qui n'ont jamais su aimer ou se laisser aimer, peut-être parce qu'on ne leur a pas appris, peut-être par manque de confiance... Des coeurs trop ouverts ou trop fermés.  Peut-être aussi comme Madeleine ne leur a t-on pas dit qu'ils étaient beaux ou qu'elles étaient belles malgré leurs éventuels défauts. Bref, ces célibataires prêt(e)s à tout pour guérir leur plaie ouverte qui suinte de solitude, de manque d'amour spirituel et sexuel et qui sont prêts à supporter l'insupportable pour panser leur plaie, en pensant être sur le bon chemin bien entendu...

C'est ce que fait notre héroïne lorsqu'elle croise et laisse entrer ce parisien dans sa vie. Comme Madeleine, il doit affronter un deuil, celui de son père. Madeleine, elle, c'est le deuil du temps qui passe. Ce sont deux souffrances qui se soignent d'une curieuse façon. Mais, malgré la mélancolie et une certaine tristesse qui longe l'histoire de Madeleine, il en ressort de l'optimisme.... Le temps, une rencontre, le déclic, l'acceptation de soi, le combat de ses peurs, l'ouverture consciente ou inconsciente de son coeur et de sa vie.... Toutes ces petites choses qui font que parfois tout peut arriver...

En résumé : Un beau livre, un portrait émouvant d'une femme très contemporaine... J'ai été très touchée par ce livre aussi car je "rentre" dans certains critères qui font que je pourrais être une Madeleine.

                                                         Livre lu dans le contexte 
                                                                


L'avis de Belledenuits ICI et de Fleur LA

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 11 Février 2009

Résumé : Blanche, sous l'emprise d'une mère indigne et d'un prince qui se veut charmant, travaille dans une entreprise agro-alimentaire dirigée par un ogre. Sa vie est morne, la solitude la ronge. Puis elle croise un chat, botté, et tout devient possible. Lorsque vous aurez lu ce court roman, vous ne porterez plus le même regard sur les chats en général, et le vôtre en particulier. Un conte cruel, écrit par une humoriste à l'anglaise mais d'une tendresse toute française, qui vous rappellera ce qui s'est toujours raconté depuis la nuit des temps: les hommes et les femmes s'aiment, mais ne savent ni le montrer ni le démontrer. Quant au bébé, sa cuisson reste une affaire bien délicate.






                                                                                      
                                                                                             


Mon humble avis :  C'est avec plaisir que j'ai retrouvé l'humour "so british" de Mary Dollinger. Ce roman court, comme le précédent ," Journal désespéré d'un écrivain raté", est édité dans dans la collection "En attendant le bus".
Ici, il s'agit d'un conte sans fée. De toute façon, maintenant que l'on a un peu grandit, on sait bien que les fées n'existent pas et que les contes sont de gros mensonges. En tout cas, ceux que l'on m'a lus dans ma jeunesse ne m'ont pas appris "à gérer mes sentiments" comme le dit l'éditeur dans la préface. Ils m'ont juste induite en erreur, me faisant croire que le prince charmant existait !
Dans ce conte, c'est un chat capricieux qui déclenche tout : l'arrivée d'un homme dans la vie d'une célibataire dédaignée par une mère "plus jeune qu'elle". Et avec cet homme, c'est l'amour qui passe le pas de la porte et qui transforme notre célibataire presque aigrie et transparente en une femme superbe et jeune cadre dynamique. Le conte dit vrai, je confirme, j'ai déjà vérifié pour vous... L'amour vous transforme physiquement, moralement, socialement. L'amour vous rend désirée alors que vous rêviez d'être désirable depuis si longtemps. Mais trop tard, vicieux mâteurs, je suis prise !! Fallait me regarder autrement avant !
Mais cet homme sera-t-il juste amour, prince, charmant ou tout à la fois. Et ce chat offert par la mère, une bénédiction du ciel ou un cadeau empoisonné ? Et bien pour le savoir, il faudra lire le livre !!
Vous l'aurez compris, c'est un conte différent, car il règle ses comptes avec la vérité. Surtout, il nous surprend jusqu'à la chute.  L'écriture est truculente et à certains moments très cruels. On rit de toutes les couleurs : rose, jaune et noir. Et on est contente : Enfin, on ne nous prend plus pour des idiotes avec des Cendrillons et des Blanche Neige !

De la même auteur sur ce blog : "
Journal désespéré d'un écrivain raté",  et une interview exclusive
Vous pouvez retrouver l'humour de Mary sur les billets de son blog

Et enfin vous trouvez l'avis d'Aifelle ICI , de Karine LA et de Midola ICI et LA
Continuons, Catherine donne aussi son avis

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Février 2009

Résumé : Au secours pardon raconte l’histoire d’un homme qui se croit libre comme la Russie, et qui va s’apercevoir que la liberté n’existe pas. « C’est l’année de mes quarante ans que je suis devenu complètement fou. » A Moscou, Octave Parango est chargé par une marque de cosmétiques de trouver la plus jolie femme du monde. Lena a la détermination boudeuse des jeunes filles et la beauté d’un ange démoniaque. On se damnerait pour la sauver ou se perdre avec elle. A Moscou, puis à Saint-Petersbourg, Octave fera les deux. Dans la cathédrale récemment reconstruite, il confesse ses turpitudes à un pope qui hoche la tête avec compassion. Lequel des deux sauvera l’autre ? Lequel des deux périra le premier ?


                                                  
                                     


Mon humble avis :  Houlala, je sens que faute de faire couler l'encre, un billet sur roman de Beigbder va faire cliqueter les claviers... Le livre commence par une préface de Marin de Viry, de la revue des deux mondes. Selon cette préface, en résumé, Frédéric Beigbeder serait conscient d'être ce qu'il est et de ne pas être ce qu'il n'est pas. Préface bidon, provoc ou pour clouer le bec aux détracteurs, je l'ignore.

Ensuite, le roman retranscrit le récit plus ou moins ordonné de la confession du narrateur auprès d'un pope orthodoxe Russe. Qui dit confession dit secret. Donc je me tais et j'arrête là cette chronique !

Mais non ! Je vais vous en dire un peu plus, peut être même vous ouvrir l'appétit. Car pour moi "Au secours Pardon" ressemble à une baguette de pain bien fraîche, tartinée de beurre salé et parsemée de carrés de chocolat amer...
Vous devez me croire aussi "givrée" que l'auteur... Laissez moi expliquer chacun des ingrédients de mon régal, car oui, je me suis régalée dans ma lecture.

La baguette bien fraîche : sa croûte  croustille sous vos dents et puis vous découvrez la mie et sa douceur. Là, c'est pareil. Beigbeder c'est le poids des mots et le choc des phrases croustillantes et percutantes à souhait. C'est curieux, on passe d'un paragraphe sarcastique à l'extrème, limite salace et vulgaire (car forcément, c'est du FB, donc on parle un peu de C.., de C......s, de Coke...), à trois pages d'une poésie formidable et d'envolées presque lyriques sur la beauté et les sentiments. Si si !

Le beurre salé : Et bien parce que le beurre aide parfois à faire passer bien des choses. Salé, parce que j'habite en Bretagne et que certaines phrases ou théories de FB sont sacrément salées... Mais comme c'est du beurre, ça finit toujours pas passer.

Le chocolat amer : Parce que quand vous mangez votre baguette, vous ignorez quelle sera la bouchée qui vous fera rencontrer un carré de chocolat. Dans Au secours Pardon, on a la même sensation. Le narrateur va-t-il disjoncter à nouveau ou pas ? Et puis le chocolat, ça peut fondre dans la bouche... et parfois, il faut mordre dedans pour l'avaler.  Et là, une fois de plus, FB va si loin dans le caustique qu'il faut parfois croquer pour avaler les énormes provocations, horreurs qu'ils distillent, presque innocemment, dans un bout de phrase.

Et pourquoi du chocolat amer en particulier ? Parce qu'il ressort de ce livre très fort une sensation d'amertume.
Frédéric Beigbeder a construit son roman sur quelques constats désenchantés : La décadence de notre monde qui ne s'attarde plus que sur la beauté physique, qui vit non plus une dans une société de consommation mais de tentation, et dont la déchéance le pousse à ne même pas réaliser qu'alors qu'il se croit libre, il vit sous le joug d'une nouvelle dictature , celle d'un effroyable besoin, celui de l'éternelle jeunesse. C'est pour cela que FB dérange, car il nous renvoie en pleine figure une multitude de vérités souvent attroces dans le concept. Et ces vérités, nous refusons souvent d'accepter qu'elles nous concernent également, chacun d'entre nous, mais dans diverses proportions. Et en plus, Beigbeder aime la cruauté tant dans les mots que dans les propos, pour mieux nous remuer, je suppose. Ou pour mieux nous déranger ? Après tout, un lecteur qui n'est pas dérangé ne finit-il pas par s'ennuyer ?

Et pour cela FG n'hésite pas à égratigner le monde de la pub, de la cosmétique (notamment une firme célèbre et son slogan international), de la mode et des dérives du mannequinat plus ou moins connues mais complètement ignorées. Il dresse un portrait peu complaisant mais réaliste d'une certaine Russie, qui depuis qu'elle n'est plus un empire emmurée dans un communisme terrifiant, s'embourbe dans un capitalisme mafieux et n'a pas vraiment libéré ses enfants.

Conclusion : Au secours Pardon fut pour moi une lecture jubilatoire. Je savais dès le début, qu'en entrant dans ces pages, je ne partais pas me promener à la campagne par un beau matin de printemps. Même si j'avoue m'être dit par moments "bon là, il exagère, c'est vraiment dégueu... je ne compte pas le nombre de croix que j'ai apposées dans la marge au crayon à papier. Ces croix, ce sont ce que j'appelle des citations, des phrases tantôt magnifiquement poétiques, tantôt ignobles, mais tellement vraies et bien écrites.

                                    livre lu dans le cadre de
                                                        
                                                                               
Belledenuits vous donne son avis  plus mitigé
ICI et celui relativement neutre de Fleur LA

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Janvier 2009

Résumé : La terre, Mélina la connaît depuis toujours. Dès l'enfance, son père lui a fait découvrir tous les secrets de la truffe, cette " demoiselle noire " qui pousse sous les chênes des forêts périgourdines. Mais cet amour profond de la nature et des bois n'empêche pas une question de la hanter: pourquoi sa mère n'est-elle plus là? Qui a allumé l'incendie où elle a péri? Lorsqu'elle en parle, son père devient comme fou. Il prend son fusil, s'en va sous les chênes et tire... Portrait d'une femme solitaire, fière et blessée, ce nouveau roman de l'auteur de "Bleus sont les étés"est une quête de la vérité : vérité du passé, vérité d'un destin ; vérité profonde, aussi, émanant de cette terre dont Christian Signol sait merveilleusement nous faire sentir les secrets, gages d'une sagesse ancestrale.

                                    

Mon humble avis :   Hum...Hum... Que dire...
Christian Signol fait en général l'unanimité, si on en juge les divers avis de lecteurs laissés sur les sites commerciaux. C'est par pure curiosité livresque que je me suis dirigée vers cet auteur, et par hasard que j'ai choisi ce livre dans sa bibliographie bien achalandée. Certes, c'est bien écrit. On découvre une région et personnellement, j'ai appris beaucoup de choses sur l'univers des truffes. Cependant, c'est un livre dont je garde un souvenir d'une tristesse à mourir... A côté de Mélina, la jeune héroïne, Cosette passerait facilement pour Cendrillon. Alors certes, c'est un livre sur le terroir. Mais ce terroir et son histoire ne sont pas les miens, ni même celles de mes aïeuls. Alors, même si je n'ai pas été insensible aux malheurs de Mélina, je ne me suis pas sentie "Concernée". Ce livre n'était pas fait pour me plaire, à moins que je ne sois pas "formatée" pour prendre plaisir à ce style de littérature qui, je le répète, est certainement pleine de qualité pour qui y est sensible. Je devrais tenter des romans sur le terroir Breton ou Nordiste...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Janvier 2009

Voici un excercice d'un genre nouveau pour moi !
Vous parler d'un livre que je n'ai pas lu, qui d'ailleurs n'est pas encore sorti, ce qui ne saurait tarder. En effet, c'est aujourd'hui la sortie presse du dernier né de l'auteur Nicolas Ancion. L'auteur a décidé d'envoyer le PDF de 44 pages du livre à quelques blogueurs "triés sur le volet" selon son expression, et je suis très flattée d'en être ! Me voici d'un seul coup transformée en journaliste, attachée de presse ? Bref, c'est avec plaisir que je vais vous présenter ici, et de mon mieux, ce livre avec le matériel qui m'a été donné. Je vous rappelle que Nicolas Ancion a eu la gentillesse d'intervenir plusieurs fois sur ce blog, m'apportant de nombreux visiteurs. Je lui renvoie donc l'ascenseur et prends un grand plaisir à ce nouvel exercice !!!

Interview exclusive de Nicolas Ancion sur ce blog,


D'après l'auteur lui même, ce nouvel ouvrage est "un recueil de textes sots et nostalgiques sur les années université", publié par les Editions de l'Université de Liège . Ce recueil est illustré par les desseins de Kroll (le plantu Belge), comparse de Nicolas Ancion. On y trouve aussi quelques photos délurées des batiments de l'université de Liège. Vous devez vous dire, ça fait beaucoup de Liège tout ça. Il ne manquerait plus qu'un bouchon (lol, plaisanterie de bas étages, mais je n'ai pas pu m'en empêcher.) C'est que notre auteur est belge convaincu, a grandi et étudié en Belgique à Liège, même si, on ne sait pour quelle raison, il s'est installé dans le sud de notre douce France !!!

Des souvenirs de fac ou de lycées, on en a tous forcément une petite collection personnelle. Nicolas Ancion rend la sienne publique ! Son regard sur ce microcosmose qu'est une université devrait être tantôt féroce, ironique, humoristique, juste, subtile, profond, indulgent mais vrai. Il décortique la vie estudiantine, ses traditions, ses travers parfois en exagérant un peu sans doute, mais juste pour le besoin du récit et captiver encore un peu plus le lecteur.
Qui n'a pas envie de se replonger dans ces années de jeunesses, de se retrouver dans l'un ou l'autre des personnages, dans une situation cocasse ou stressante sachant que ohé, c'est fini, y'a plus d'exam à passer, pas d'interro surprise le lendemain ! C'est une lecture juste pour le plaisir, comme il devrait en être de chaque lecture. Allez retrouver vos facultés, car forcément nous avons pas tous vécus les mêmes... Entre le BTS Tourisme de 2 ans et les 10 ans de médecine, ce n'est pas forcément pareil !

Un petit extrait qui vous rappellera votre chambre d'étudiant :

En prison, au monastère, on dirait cellule, tout simplement, mais le terme n’est pas assez vendeur alors tes seize mètres carrés, ton lit, ton évier, ton étagère, le wc sur le palier et la douche à la cave, on appelle ça un kot. Ailleurs, on dirait chambre d’étudiant, placard à balais, garçonnière, logement insalubre, mais ici on dit kot avec un « k » comme dans le mobilier Ikea dont il est équipé, le mot est un peu fort, disons plutôt garni, comme une choucroute en boîte, beaucoup de chou et peu de viande en croûte, une planche sur tréteaux, une cuisine blanche et l’étagère Billy à côté du sommier, droit sous le plafonnier, ampoule économique et interrupteur à l’entrée. C’est ici que tu vas, quatre ou cinq ans durant, te bourrer le crâne et te bourrer tout court....


Souvenirs d'amphi pour certains...
D’un coup.

Un premier monte à la tribune. Un grand à lunettes qui parle au nom du cercle, un deuxième annonce un rendez vous dans le carré, la dernière invite à venir regarder un rectangle blanc où l’on envoie des images et des sons. À chaque cours, c’est la même chanson, avant le prof viennent les prophètes, les membres du comité des fêtes, les délégués à la représentation des élus du conseil, les bruyants, les pressés que la rumeur fébrile vient dissiper. Le professeur arrive. Le sourd, l’aveugle, l’éclopé. Celui que l’on écoute se taire avec respect .Celui qui parle dix minutes à voix basse avant de remarquer  que le micro n’est pas allumé et que l’amphithéâtre est désert...Pour cause de grève sauvage.


Alors, convaincu ???!!! Un livre en plus dans ta LAL ?!!


Pour toutes infos supplémentaires sur l'auteur,
son blog  euh... hétéroclite !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Janvier 2009

Résumé : Difficile, la condition d’écrivain classique. De nos jours, ni Balzac, ni Stendhal, ni George Sand ne trouveraient facilement grâce aux yeux des éditeurs.
Pas plus que tout autre écrivain contemporain...
Vous vous demandez pourquoi ?

Mary Dollinger, avec son humour et son (faux) flegme britanniques vous fournira certaines clés de ce mystère...
Mais qui peut bien être cet écrivain raté ?...




                       


Mon humble avis : J'ai reçu ce livre ce matin dans ma boite aux lettres. C'est Alain, blogueur et époux de l'auteure qui me l'a envoyé, suite à nos multiples échanges de commentaires alors qu'Alain se déchaînait pour me soutenir dans mon objectif "Mode Privilège" !
Ce roman est édité dans une collection que je ne connaissais pas : "En attendant le bus". Des livres qui ne dépassent généralement pas les 80 pages et qui peuvent donc se lire lors d'un trajet en transport en commun, dans une salle d'attente....Bref, une collection qui souhaite vous distraire et vous emmener loin de là où vous êtes.
"Journal désespéré d'un écrivain raté" est donc un livre aussi petit par la taille que grand par l'excellence !
En effet, le lecteur est transformé en petite souris qui se glisse dans le bureau de grands éditeurs parisiens actuels. Ces éditeurs du 21ème siècle reçoivent leurs "poulains", à savoir Victor Hugo, Maupassant, Musset, Zola, Georges Sand et quelques autres encore du 19ème siècle. Et bien figurez vous que ces grands auteurs devenus on ne peut plus classiques et incontournables s'en prennent plein la figure par les éditeurs : "Le titre est mauvais", "C'est bien trop long", "Vous devriez rester dans la poésie, le roman n'est pas pour vous".... Certains de ses auteurs étouffent, s'écroulent, d'autres partent en claquant la porte.
Et pendant ce temps, nous avons Mary, que l'on suppose notre auteure, qui lutte sur un sujet douloureux : mieux vaut être édité à compte d'auteur que pas du tout...
Le tout est formidablement bien écrit par cette anglaise qui s'obstine, d'après son mari, à écrire en Français. C'est drôle, c'est cynique et très ironique... L'explication CQFD que sans doute dans la multitudede manuscrits refusés chaque année, les éditeurs passent sans doute à côté de talents exceptionnels.
En tout cas, du talent, Mary Dollinger en a beaucoup. Une pépite d'or cachée par son éditeur.  Lisez là, vous passerez un court mais excellent moment de lecture !

Ce livre n'est pas son unique roman. Retrouvez l'univers de Mary Dollinger sur son
blog
Et l'avis truculent de AGFE ICI  et de Sylire LA et enfin d'Aifelle ICI et LA

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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