Articles avec #litterature francaise tag

Publié le 23 Novembre 2008

 Résumé : Le 8 mai 2001, jour de ses vingt ans, Jeremy se suicide. Victoria, la femme qu'il aime, l'a rejeté.
Le 8 mai 2002, il se réveille près de Victoria, folle d'amour pour lui.
Est-il vraiment mort ?
Jeremy devient alors le spectateur d'une vie qui lui échappe. Une vie étrange, dans laquelle sa personnalité est différente, change, évolue, l'inquiète.
Au fil des jours et des réveils, Jeremy va dérouler le fil d'un destin qu'il n'a pas choisi... le sien.

 

 

 

 

                            

 

Mon humble avis : J'ai emmené ce livre dans ma valise lors de mon voyage au Moyen Orient... Ah ! Enfin une bonne lecture de vacances, captivante et divertissante à souhait dès les premières pages ! ( chose de plus en plus rare). J'ai réellement dévoré les quelques 200 pages de cette émouvante et éprouvante histoire d'amour absolu dans les couloirs du temps ! Le suspens y est papable et les rebondissements inattendus mais cohérents ... et pourtant, ce n'est pas un thriller, ni un polar. C'est juste une histoire de fou, rocambolesque ! En tout cas, telle était mon impression lors de ma lecture. Et c'est aussi ce que pense Jérémy, le pauvre héros à chacun de ses réveils... il a de quoi s'arracher les cheveux. Que se passe-t-il ? Comment Jérémy va-t-il s'en sortir ? Bien sûr, la réponse nous est donnée dans les dernières pages et elle n'est pas forcément celle que j'attendais. L'auteur aurait pu nous servir une fin ressemblant à "Ils vécurent heureux et eurent...." pour coller aux succès littéraires romantiques actuels. Il n'a pas cédé à cette "facilité" bien au contraire ! Mais je l'avoue, l'explication paranormalo / religioso / surnaturello m'a un peu déçue par sa "simplicité". Mon imagination débordante s'attendait à quelque chose de plus tordu, sans être pour autant capable de mettre des mots et une idée précise sur ce "quelque chose de plus tordu" ! Cette fin est donc en harmonie avec le corps du roman et le message sans doute souhaité par l'auteur. D'ailleurs, on peut tout à fait ne pas être d'accord avec ce message et garder un excellent souvenir de notre passage dans ces pages ! J'ai trouvé sur internet une bande annonce pour ce livre, comme s'il s'agissait d'un film. Curieux ! Prémonitoire ? Je l'espère ! Un tel roman serait une très bonne matière première pour le cinéma, à condition d'exploiter un max le côté suspens insensé de cette oeuvre ! En attendant, courrez acheter le bouquin car, on ne sait jamais, le temps pourrait presser !

 

 Bande annonce de "J'aurais préféré vivre", lauréat du Grand Prix Jean d'Ormesson 2007 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 6 Novembre 2008

Résumé : Epiphane Otos serait-il condamné, par sa laideur, à vivre exclu de la société des hommes et interdit d'amour ? Tour à tour martyr et tortionnaire de ses contemporains, il sera ambassadeur de la monstruosité internationale, juré d'un concours de beauté au Japon, mais aussi et surtout, amoureux. Car que peut une âme sensible enfermée dans un corps disgracié, sinon vénérer l'absolu sous les traits d'une femme ?








                                          

Mon humble avis :Tout d'abord, je précise que ma première lecture de ce livre date de juin 2001. Pour en parler "en toute connaissance de cause", j'en achève tout juste ma relecture de ce "vieux Nothomb" de 1999.
Amélie Nothomb attire autant détracteurs que fans inconditionnels, alors je commence par satisfaire les premiers d'entre eux... Oui, j'ai trouvé quelques longueurs dans l'action d'"Attentat". Voilà !
Maintenant, en temps que fan inconditionnelle, j'encense !
Quel délice de renouer avec la plume singulière d'Amélie Nothomb : directe et efficace, elle ne perd pas le lecteur dans un dédale de détails gnangnans. Elle use d'un français toujours aussi bien maîtrisé, à tel point que lectrice, je découvre avec plaisir des mots qui me sont inconnus et aussitôt savoureux. Ces mots me mènent naturellement dans les pages de mon dictionnaire trop inusité.
Grâce à des personnages loufoques aux qualités et aux travers exagérés, l'auteure nous propose une vision non complaisante, mais autant cynique que réaliste de notre société. Sous les feux de la rampe de ce roman : l'amour et l'hypocrisie qui fait prétendre chacun que la beauté intérieure prime sur la beauté physique. Foutaise, il n'y a qu'à voir les modèles dont nous assomme la publicité ! Et quels traits résument notre description du prince charmant ? La laideur ? Certainement pas ! Bien entendu, on remarque des parcelles de nous même dans chaque personnage...Une fois de plus, Nothomb nous renvoie avec humour nos contradictions en pleine figure. Et là, qu'elle conforte ou qu'elle dérange, Amélie nous interpelle !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 31 Octobre 2008

Résumé : Dans trois heures, le lieutenant Pontoise pourra quitter son commissariat. À cet instant précis, une femme entre dans le commissariat désert et demande à être arrêtée pour avoir assassiné son mari. « Comment ? » En le poussant pas la fenêtre de leur appartement du 11e étage. « Quand ? » Il y a dix ans. « Pourquoi ? » Parce qu'il était sadique, irresponsable et qu'il la battait, elle et ses enfants. « Comment se fait-il qu'elle n'a jamais été inquiétée ? » Parce qu'elle a dit qu'il s'agissait d'un suicide et comme son mari sortait d'un hôpital psychiatrique après avoir plusieurs fois tenté de se tuer, tout le monde l'a crue. « Pourquoi se dénoncer si longtemps après ? » Parce qu'elle a des remords. « Et pourquoi justement ce soir ? » Parce que c'est, jour pour jour, le dixième anniversaire du décès et que demain le crime sera prescrit… Le lieutenant n'en croit pas ses oreilles. Pendant quelques heures, la meurtrière et le policier vont s'affronter avec une violence rare. Elle veut qu'on l'arrête. Il s'y refuse absolument.

                                          

Mon humble avis :Ce livre de Jean Teulé s'est retrouvé dans ma PAL suite à un achat compulsif. La 4ème de couv' m'a tant interpellée. C'est vrai qu'elle semble promettre un bon moment de lecture...
Certes, l'idée d'origine est excellente : un huit clos entre une meurtrière qui supplie un flic de l'arrêter. Hélas, le reste ne suit pas. En tant que lectrice, j'ai trouvé le temps aussi long que le protagoniste qui trouve interminables  les 3 heures le séparant de minuit. Le roman est pourtant très court, 130 pages. L'écriture manque de limpidité. Je ne compte pas le nombre de fois où j'ai repris des phrases à leur début pour bien en distinguer le sujet, le complément d'objet direct ou indirect, le verbe... bref, pour trouver le sens des phrases. C'est dommage. Par contre, comme l'idée est bonne je le répète, je me disais pendant ma lecture qu'avec un bon scénario et des dialogues piquants, cela ferait certainement un film original et prenant, à condition qu'on y trouve Agnès Jaouis et Jean Pierre Bacri dans les rôles principaux. Les imaginer dans ces rôles a tout de même épicé un peu ma lecture qui manquait cruellement de saveur. 

                                       
                

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Octobre 2008

Résumé : Oscar a dix ans et il vit à l'hôpital. Même si personne n'ose le lui dire, il sait qu'il va mourir. La dame rose, qui le visite et "qui croit au ciel", lui propose, pour qu'il se sente moins seul, d'écrire à Dieu.







                          

Mon humble avis : Oscar est en phase terminale de la leucémie. Mamie Rose lui rend visite et parle avec lui afin de l'accompagner dans son épreuve et de l'aider à appréhender la vie, la mort et la souffrance sous un autre angle. Ainsi, lorsqu'Oscar lui avoue sa peur de mourir jeune et vite, elle lui propose de faire comme si chaque journée durait 10 ans. Oscar décide donc de vivre les grandes étapes de la vie en quelque jours. Et le soir, il se confie à Dieu. Ainsi, nous lisons les dix lettres qu'Oscar adresse à Dieu à chaque âge de la vie (ainsi chaque lecteur peut s'y retrouver et se sentir concerné). Tout cela pour dire que ce petit livre d'une cinquantaine de page est un grand conte philosophique accessible à tous. Eric Emmanuel Shmitt traite ici d'un sujet insupportable : l'agonie et la mort d'un enfant. Et pourtant, ce livre se lit avec émotions certes, mais facilement. Schmitt use de moult métaphores comiques (jusque dans le surnom des autres petits malades). De son génie, il transforme l'hôpital en lieu "vivant". De plus, Schmitt a eu l'audace de distiller beaucoup d'humour dans cette innocente correspondance. Car Oscar écrit avec son coeur et avec ses propres mots. Ses lettres débordent d'amour, d'incompréhension, de joie mais aussi de révolte face au comportement des autres devant sa maladie. Pour lui, rien de pire que le silence. Et je ne sais pas, la mort est sensée être froide. Pourtant, je suis sortie de ce livre avec une sensation douce et chaude de tendresse... Oscar et la dame rose : un livre magique alors ? Peut-être. En tout cas, Oscar et Mamie Rose resteront longtemps dans mon esprit !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 27 Octobre 2008

Résumé :Quelques jours avant son mariage, Julia reçoit un coup de fil du secrétaire particulier de son père. Comme elle l’avait pressenti, Anthony Walsh – homme d’affaires brillant, mais père distant – ne pourra pas assister à la cérémonie.
Pour une fois, Julia reconnaît qu’il a une excuse irréprochable. Il est mort.
Julia ne peut s’empêcher de voir là un dernier clin d’œil de son père, qui a toujours eu un don très particulier pour disparaître soudainement et faire basculer le cours de sa vie. Le lendemain de l’enterrement, Julia découvre que son père lui réserve une autre surprise. Sans doute le voyage le plus extraordinaire de sa vie… et peut-être pour eux l’occasion de se dire, enfin, toutes les choses qu’ils ne se sont pas dites.



                                                 

Mon humble avis : Tout comme moi, il est partagé...
Comme j'ai perdu mon père assez jeune sans avoir le temps de régler certains conflits, je craignais de me plonger dans ce roman. J'avais peur qu'il soit douloureux à lire. Non, de ce côté là, aucune tristesse dans ce livre ! 
Sans hésitation, j'ai trouvé ici ce que l'on cherche chez Levy. L'histoire est mignonne, parfois cocasse, même si improbable. Et selon la recette de Marc Levy, on nage dans un mélange calculé de romantisme et de fantastique. J'ai revécu aussi avec émois un grand événement historique : la Chute du Mur de Berlin... C'était il n'y a pas si longtemps...  Alors pourquoi ne suis-je pas si enthousiaste que cela ? Les longueurs dans le recit ne doivent pas être étrangères à mes sentiments. J'ai l'impression que Levy veut s'américaniser à tout prix - donc écrire des pavés d'au moins 400 pages ! Comme le sujet de "Toutes ces choses..." n'était pas inépuisable sous peine de se répéter, la seule solution était sans doute de rallonger les phrases. Et le résultat est parfois d'une lourdeur pathétique. Exemple : "Viens, le bagagiste retient les portes de l'ascenseur et nous ne sommes pas les seuls à vouloir nous déplacer dans cet hôtel". Cette phrase est tirée d'un dialogue on ne peut plus irréaliste car une personne sensée dirait sans doute : "Dépêche toi, le bagagiste nous attend. On est pas seul au monde.". Bref, les exemples de ce type de lourdeurs sont pléthores. Et que dire des réparties cinglantes et systématiques des personnages qui ne font en rien avancer l'histoire (mais par contre, qu'est-ce qu'elles l'allongent !) ? Ces réparties composent la moitié des dialogues et ne servent à rien, sauf à m'agacer.
Que ce passe-t-il ? Je garde pourtant un excellent souvenir des 5 premiers romans (et du 7ème) de Levy. Il utilise - et c'est bien connu - une recette efficace. Alors pourquoi un avis si mitigé ? Une lassitude du style d'un auteur lu pour la huitième fois ? J'ai pourtant lu des dizaines d'Agatha Christie sans ressentir cela... Non, je crois juste que l'on évolue. Ce qui nous captive à 30 ans peut nous laisser de marbre six ans plus tard. Nos goûts changent, même s'il s'agit de littérature !
Alors, plutôt que de critiquer Levy, je ne le lirai plus et passerai à d'autres auteurs !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 22 Octobre 2008

Résume : « Quand deux pères célibataires réinventent la vie en s’installant sous un même toit, ils s’imposent deux règles, pas de baby-sitter et pas de présence féminine dans la maison… Dans le Village français, au cœur de Londres, une histoire d’amitié, des histoires d’amour, des destins qui se croisent au fil d’une comédie tendre et enlevée."








                      

Mon humble avis :Il n'est jamais plaisant de dire du mal d'un livre car cela signifie aussi que l'on a pas passé un bon moment de lecture, à moins d'être passé à côté du livre lui même. Qui plus est, j'aime beaucoup Marc Levy qui d'habitude me distrait joyeusement avec ses romans ou m'émeut (avec "Les enfants de la Liberté".) Je prends l'oeuvre de Marc Levy pour ce qu'elle - des histoires agréables, originales et distrayantes - est et n'en n'attends pas autre chose. Mais là, pour ce sixième roman, mauvaise note !

La platitude de l'histoire, la transparence des personnages, les longueurs, les rebondissements à l'eau de ... guimauve ! Du romantisme à 1.50 € et du "je t'aime moi non plus" en veux tu en voilà. Ce roman est vraiment trop convenu, et les disputes et scènes de jalousie entre les deux protagonistes masculins en deviennent ridicules et horripilantes ! Seul point positif dans l'histoire : the London Way Of Life ! Ce qui nous fera considérer ce livre avec un flegme so british : ce livre n'est pas bon, rien de grave. Le précédent l'était et le prochain le sera. Tout le monde  a droit à l'erreur. Tout cela pour dire que si vous ne connaissez pas encore Levy, lisez n'importe lequel de ces livres sauf celui ci et vous passerez de joyeuses heures de lecture. Pire, vous en redemanderez



                                                                             

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 19 Octobre 2008

Résumé : Les particules élémentaires est la chronique du déclin d'une civilisation - la nôtre - qu'illustre l'existence plate et morose de deux demi-frères, Michel et Bruno, confrontés à leur misérable condition.
Car tandis que Bruno s'abîme dans une quête désespérée du plaisir sexuel, la vie amoureuse de Michel continue d'être un pitoyable désastre. Ni résigné, ni satisfait, ce dernier, chercheur en biologie, reste persuadé que ses travaux seront déterminants pour l'avènement d'une nouvelle espèce, asexuée et immortelle, et la disparition - enfin ! - de l'humanité.





                                      

Mon humble avis : En cette rentrée littéraire, Houllebecq fait encore parler de lui... Mais comme s'il ne suffisait plus à attirer les foules (pardons les lecteurs), il partage la couv' avec son "ennemi" BHL.
Donc pour ne pas être en reste, quelques mots sur " Les Particules Élémentaires" que j'ai lu, péniblement il y a quelques années. Par bonheur, j'étais à l'époque en vacances à la montagne. Le gigantisme et la beauté de ce qui m'entourait compensait la petitesse et la laideur ambiante de ce livre. Ce roman est glauque, trash, limite gore. Il déborde de vulgarité gratuite. Ne parlons pas des longueurs... La neige a eu le temps de fondre ! Certes, ce livre traite, si ma mémoire est bonne, de l'ennui de personnes qui se complaisent ou se débattent maladroitement dans une vie morose. Mais le talent aurait été de rendre cet ennui fascinant ou du moins captivant. Or, là il est répugnant... A moins que je ne sois passée à côté du truc, (car le mot oeuvre me semble immérité pour ce livre) voilà l'impression qui me reste quelques années après ma lecture : Répulsion Élémentaire...


                                                                                        


                                          

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Octobre 2008

Résumé : Ni Dieu ni Diable, Moïra, dans la mythologie grecque, représente la destinée. Et c'est elle qui dans ce roman, observe, commente, juge et parfois intervient dans la vie des personnages. Amoureuse de l'existence terrestre qu'elle ne connaîtra jamais, elle s'attache à faire advenir l'improbable chez ses protégés en brouillant les cartes quand elle les juge mal distribuées.
Ainsi Marion, qui s'est mariée en espérant former un couple moderne, respectueux de la liberté de l'autre, découvrira qu'on souffre comme au temps de Racine même si on a signé le contrat de Sartre et Beauvoir. Mais Moïra veille et lui fera vivre, en marge, une liaison passionnée et inattendue avec un Irlandais un peu fou, un peu poète, comme les Celtes le sont si souvent.
Sa mère Alice, 80 ans, journaliste féministe de choc, grand-mère indigne et pourtant tendre, s'est juré de ne pas se laisser déborder par la vieillesse. Un défi osé, que Moïra invisible et présente, l'aidera à relever avec panache. Alice affrontera son âge avec une lucidité impitoyable et un humour décapant, dans un monde où le jeunisme est érigé en valeur et où "vieillir est un délit". Jusqu'au jour où...
Chacun vit au rythme d'un métronome dont la cadence s'accélère à mesure qu'on se rapproche de la fin. Mais Moïra, cherchant toujours à saisir ce qui rend la vie des humains si désirable, si riche, si tragique parfois va réussir à infléchir le destin des créatures qu'elle s'est choisies.

                           

Mon humble avis :  La touche étoile est aussi un livre du hasard, que l'on m'a prêté à une époque où je n'avais rien à lire (livres en container !)  Qui plus est, ce livre avait été oublié chez l'amie à qui je l'empruntais. Comme c'est curieux, un livre qui passe de mains en mains juste par hasard... J'avais découvert Benoîte Groult,  cette grande féministe de 88 ans qui en apparaît 20 de moins (à priori naturellement) dans l'ancienne émission de Guillaume Durand (Esprits Libres).  La passion et les moultes anecdotes avec lesquelles elle racontait son combat pour l'évolution des droits de la femmes ces 50 dernières années m'avait fascinée. Donc j'étais déjà un peu acquise en ouvrant ce livre... dont lecture ma conquise ! C'est bien écrit, avec légèreté et profondeur, beaucoup d'humour et de dérision. Quelques un des thèmes du livre : vieillir et rester en contact  avec les siens, évoluer avec son temps même si notre époque et notre éducation ne nous ont pas préparé à de tels changements (qu'ils soient informatiques ou sociaux), vieillir en couple, les relations mères/filles et surtout, grand mère/petite fille. Tout ces sujets donnent lieu à des passages touchants, émouvants ou alors, tout à fait cocasses. On se prends à sourire, à se trouver, à y trouver nos grands parents défunts... Bref, un très beau livre ( je pense assez autobiographique) sur les relations humaines, qui se lit en douceur ! Et comme chacun sait, un peu de douceur dans ce monde de brute...

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 14 Octobre 2008

Résumé : Salie vit en France. Son frère, Madické, rêve de l'y rejoindre et compte sur elle. Mais comment lui expliquer la face cachée de l'immigration, lui qui voit la France comme une terre promise où réussissent les footballeurs sénégalais, où vont se réfugier ceux qui, comme Sankèle, fuient leur destin tragique ? Comment empêcher Madické et ses camarades de laisser courir leur imagination, quand l'homme de Barbès, de retour au pays, gagne en notabilité, escamote sa véritable vie d'émigré et les abreuve de récits où la France passe pour la mythique Arcadie ? Les relations entre Madické et Salie nous dévoilent l'inconfortable situation des " venus de France ", écrasés par les attentes démesurées de ceux qui sont restés au pays et confrontés à la difficulté d'être l'autre partout.

                                  

Mon humble avis: Le ventre de l'Atlantique est est un roman que l'on peut deviner témoignage, qui pourrait l'être en tout cas. Il dénonce les deux côtés du miroir de l'immigration... Le point de vue de celui qui reste au pays, ici le Sénégal, mais qui ne rêve que d'une chose, c'est de partir. Partir comme les autres, pour aller mener une vie forcément merveilleuse en France, voire devenir footballer professionnel.  Mais surtout, Fatou Diome insiste sur le point de vue de celui qui est parti, qui vit en France souvent dans une minable chambre de bonne. L'émigré qui subit le racisme et qui peine à joindre les deux bouts en fin de mois. Car il faut aussi économiser pour rentrer de temps en temps au pays et ce retour, et bien, il ne doit pas se faire les mains vides. Personne ne comprendrait au pays qu'un des leurs puissent revenir en vacances sans avoir dans ses bagages au minimum une télé, un magnétoscope etc.... Celui qui est parti est forcément riche ! Et même s'il ne l'est pas, il partagera ses maigres ressources...
Ici l'héroine envoie de l'argent à son petit frère à condition que celui ci soit utilisé au Sénégal, pour ouvrir une épicerie par exemple.
Ce livre est très bien écrit, il affronte l'ambiguïté de vérités difficilement acceptables et dénonce la position peu enviable de ceux qui ont un pied de chaque côté d'une frontière.
Un beau livre donc, touchant,  mais qui traîne un peu trop en longueur à mon goût, malgré une écriture qui ne manque pas d'humour.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 11 Octobre 2008

Résumé : Il y a ceux qui veulent gendarmer le langage et le mettre à leur botte, comme le terrible Nécrole, dictateur de l'archipel des Mots, et la revêche Mme Jargonos, l'inspectrice dont le seul idéal est d'« appliquer le programme ».
Et puis il y a ceux qui ne l'entendent pas de cette oreille, comme Jeanne et Thomas, bientôt traqués par la police comme de dangereux opposants... Leur fuite les conduira sur l'île des Subjonctifs. Une île de rebelles et d'insoumis. Car le subjonctif est le mode du désir, de l'attente, de l'imaginaire. Du monde tel qu'il devrait être...




                                    


Mon humble avis :"Les Chevaliers du subjonctif" est la suite de "
La grammaire est une chanson douce" .Avant d'entamer la "critique" sérieuse, je précise qu'il n'est pas nécessaire de d'avoir lu le premier tome pour apprécier le deuxième !

Alors, après la découverte de l'île des mots, Erik Orsenna nous emmène au grès des temps, donc de la conjugaison.
Dans l'archipel des mots, cette fois ci, nous séjournons sur  l'île du Subjonctif. Et c'est une nouvelle fois un véritable enchentement. Le sourire ne quitte pas nos lèvres de la première à la dernière page. Comme il est rare de lire ainsi le sourire aux lèvres. Nous retrouvons notre capacité à l'émerveillement comme lorsque nous étions enfant. D'ailleurs, ce livre est vraiment à mettre entre les mains de toute personne âgée de 7 à 97 ans (77 ans étant à notre époque une référence bien dépassée qu'il faut donc changer !).

Presque à chaque page de ce conte philosophique, ode à l'onirisme et à l'Amour, Erik Orsenna nous offre des phrases magnifiques, qui mériteraient de devenir des citations littéraires à elles seules. Dans "citations", j'entends une phrase superbement écrite, une définition qui crie la vérité d'un auteur et touche le lecteur en plein coeur. En voici un exemple : " Les subjonctifs sont les ennemis de l'ordre... Des insatisfaits perpétuels. Des rêveurs, c'est à dire des contestataires... Du matin jusqu'au soir, ils désirent et ils doutent."
"Le subjonctif est l'univers du doute, de l'attente, du désir, de l'espérance,de tous les possibles".

Alors, en disant " Je voudrais que le Monde soit meilleur", je deviens partisane du subjonctif. Oui, c'est avec honneur et plaisir que je me nomme "chevalière du désordre du Subjonctif" ! Allez, faites campagne avec moi pour le subjonctif, lisez ce livre ! Vous en reviendrez grandis et joyeux !
  

                                                    

                                                                                                             

 

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Rédigé par Géraldine

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