LA BONNE MERE, de Mathilda DI MATTEO
Publié le 9 Juillet 2026
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Roman - Editions Iconoclaste - 354 pages - 20.90 €
Parution le 21 août 2025
Mon pitch : Dans la famille, il y a le père "le Napolitain", la mère Véro, qui est une véritable cagole, le chien prénommé Pastis et enfin la fille Clara, tout l'opposé de sa mère. Cette dernière a quitté Marseille et le giron familial il y a quelques années pour Paris, les grandes études, et la thèse qu'elle prépare, tout en assurant des cours en tant que doctorante en sociologie.
Et puis Clara rencontre Raphaël, fils de politique, de famille catho traditionnaliste et très bourgeoise... Clara fait tout pour s'intégrer à ce milieu qui n'est pas le sien... Et quand enfin elle présente Raphaël à sa famille Marseillaise, c'est Véro, la mère qui fait tout pour supporter celui qu'elle surnomme "Le girafon"... De loin et avec ces méthodes, Véro garde un oeil sur sa fille, et elle fait bien...
Tentation : La blogo
Fournisseur : La bib de St Lunaire
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Mon humble avis : Le billet de Keisha est le 1er que j'ai lu à propos de ce roman coloré et bien vivant, qui est sorti du lot des autres drames sombres sortis lors de la Rentrée Littéraire de l'été dernier. D'autres billets ont suivi, je dois être l'un des derniers blogs à la chroniquer. Pas bien grave, parce que La Bonne mère est en partie une lecture tout indiquée pour la période estivale.
Attention, sous des abords légers et drôle (qu'il est bien au début), ce roman est en fait bien plus profond qu'il n'y parait et franchement, il est bien foutu et très agréable à lire... Aussi parce que l'évolution de l'histoire vers le drame, on ne la voit pas venir.
Chacun leur tour, les chapitres donnent la parole à Clara (la fille brillante)... qui s'exprime dans un langage châtier et sobre, se pose les questions de son âge, tente de s'intégrer dans un milieu qui n'est pas le sien, et fait tout pour gommer les traces de ses origines sociales. Puis c'est Véro, la mère cagole qui prend le relais, qui nous donne sa version des faits, sans prendre de gants. Véro est cash et pétulante mais a le coeur en or. C'est une femme sacrément forte alors que sa fille est ultra fragile-sensible... Avec un tel grand écart entre Paris/Science Po et Marseille cagole, évidemment, bons mots et expressions délicieuses, situations décalées et descriptions vestimentaires/ comportementales sont rafraichissantes, amusantes et portent à rire ou sourire...
Et puis le roman glisse peu à peu vers son véritable sujet - en dehors des différences de classe - et ce sujet, c'est la violence masculine... Et sa vision bien différente en fonction des générations. Pour la mère, la violence c'est quand on finit à l'hôpital, pour la fille, ça commence bien avant.... Et il va falloir du temps à la mère pour accepter de mettre le bon mot sur ce que subit sa fille.
Au milieu de tout cela, l'hypocrisie du milieu catho tradi PAM (pas avant le mariage) est bien démontrée.
Et quoique certains puissent penser de l'apparence et du comportement de Véro, et bien Véro se révèle, sans mode d'emploi, être une bonne mère, sous les yeux de La Bonne mère, qu'elle entrevoit depuis la fenêtre de sa cuisine. Même si Clara aurait aimé avoir un autre genre de mère... Et bien cette mère, elle l'aime même si elle oscille envers elle entre amour et honte.
Un premier roman qui sonne vrai, qui divertit autant qu'il émeut et pose les bonnes questions, très bien construit. Et surtout, qui dénote d'une véritable originalité dans le paysage littéraire français de ces derniers temps.
Le billet de Violette
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