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Publié le 19 Mai 2022

Film de François Uzan

Avec Jacques Gamblin, Pascale Arbillot, Pablo Pauly, Agnès Hurstel

Synopsis : Thierry passe ses journées à classer ses photos de famille, persuadé que le meilleur est derrière lui. Lorsque Claire, sa femme, lui annonce qu’elle le quitte, Thierry, dévasté, lui propose de refaire « Grèce 98 », leurs meilleures vacances en famille. Officiellement, il veut passer une dernière semaine avec leurs enfants avant de leur annoncer la séparation. Officieusement, il espère reconquérir sa femme ! En tentant de raviver la flamme de son couple, Thierry va mettre le feu à sa famille...

Mon humble avis : Un film qui fait du bien, qui divertit, qui ne nous parle pas de guerre, de Covid, d'élections, de pénurie et de pouvoir d'achat ! Bref, un film qui change les idées avec les péripéties d'une famille que le père tente de garder intacte. Il faut composer avec le caractère et les petits vices de chacun, et se faire à l'idée que les enfants n'en sont plus, du moins, sur la carte d'identité.

Alors ça s'engueule, ça se claque les portes au nez, ça multiplie gaffes, taquineries et malchance... pour le plus grand plaisir du spectateur.... Car derrière la façade, et bien ce petit monde s'aime tout de même ! On rit juste ce qu'il faut, pas trop. D'ailleurs, ce film a reporté le prix du jury au festival de l'Alpe d'Huez en 2021.

Voyage donc dans le passé, pour le meilleur et pour le pire. Et même si rien ne se passe comme prévu, on envie les vacances de la famille Hamelin pour les lieux qu'elle arpente. Elle est belle la côte Grecque ! On s'assirait à une table d'un de ces petits restos de bord de mer, à siroter un ouzo ou un rosé, avec une bonne salade grecque, en laissant le temps filer !... Avant de filer nous aussi visiter l'Acropole.

Un savoureux mélange de mélancolie et de drôlerie, avec de bonnes idées, mené énergiquement par un Jacques Gamblin plein de ressources, un Jacques Gamblin trop rare sur les écrans depuis quelques années. Un grand plaisir pour moi que de l'y revoir, cet acteur m'a toujours touchée !

Malgré des dialogues corsés et épicés, ça reste bien savoureux et bienveillant. Et le message est le suivant : Certes, on a de bons souvenirs, certes il ne faut pas oublier, mais garder en tête que le plus beau souvenir est toujours le prochain.

Un film très bien écrit et réaliser, pour se faire du bien, à ne pas bouder !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 8 Mai 2022

Film de Claude Zidi Junior

Avec Michèle Laroque, MB14, Guillaume Duhesme 

Synopsis : Antoine, jeune banlieusard parisien, suit des études de comptabilité sans grande conviction, partageant son temps entre les battles de rap qu’il pratique avec talent et son job de livreur de sushis. Lors d’une course à l’Opéra Garnier, sa route croise celle de Mme Loyseau, professeur de chant dans la vénérable institution, qui détecte chez Antoine un talent brut à faire éclore. Malgré son absence de culture lyrique, Antoine est fasciné par cette forme d’expression et se laisse convaincre de suivre l’enseignement de Mme Loyseau. Antoine n’a d’autre choix que de mentir à sa famille, ses amis et toute la cité pour qui l’opéra est un truc de bourgeois, loin de leur monde.

Mon humble avis : J'aime ce genre de film où il y a confrontation / rencontre entre des milieux que tout oppose. J'aime ces histoires où des jeunes plutôt mal partis dans la vie trouve une main tendue qui leur révèle leur voie, leur donne une chance et qu'ainsi se réalise une belle destinée... Le déterminisme social n'est pas toujours une fatalité. D'autant que ces films finissent en général bien etc...

Ténor est donc dans la droite ligne d'autres films du même style que j'ai vu récemment (comme Compagnons).  L'histoire tient la route, tout comme la réalisation et le jeu des acteurs. Mais ce que je reproche en fait, c'est que ce type de sujet est toujours traité de la même façon, sur le même rythme, dans le même ordre... Présentation des milieux opposés et de la vie des deux personnages principaux... La rencontre... Puis le "pétage de plomb" du jeune, le rejet de sa nouvelle vie par entourage, puis happy end ! Ici, les personnages m'ont paru tout de même bien caricaturaux. Mais c'est peut-être réaliste après tout ? Que ce soit dans les banlieues ou dans les milieux très huppés, les gens ne répondent-ils pas souvent aux stéréotypes de leur environnement ?

Mais l'ensemble reste sincère et touchant, en rapprochant deux univers à priori bien lointain : l'opéra et le Rap ! Et le film nous offre une visite de l'Opéra Garnier avec des images à couper le souffle !

A noter, Ténor est le premier film en tant qu'acteur pour MB14, rappeur, beat boxer et autre réputé, connu du grand public grâce à sa participation remarquée à The Voice il y a quelques années. La comédie, une nouvelle corde à son arc déjà bien garni !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 3 Avril 2022

Film de Louis-Julien Petit

Avec Audrey Lamy, François Cluzet, Chantal Neuwirth

Synopsis : Depuis toute petite, Cathy rêve de diriger son propre restaurant. Mais à quarante ans, rien ne s'est passé comme prévu et elle se retrouve contrainte d'accepter un poste de cantinière dans un foyer pour jeunes migrants. Son rêve semble encore s’éloigner… ou pas ?

Mon humble avis : Deuxième comédie sociale de Louis-Julien Petit après "Les invisibles", la Brigade est un film pétillant qui vise dans le mille, dans le coeur : on sourit, on est ému, on rit, on est heureux, on est amer...

Ce film me fait un peu penser à un autre vu récemment : Compagnons...  où il était question d'entraide et d'apprentissage pour sortir des jeunes de la violence des banlieues... Réintégrer ces jeunes.

Ici, pas de réintégration, mais de l'intégration, celle de "mineurs migrants sans éluder l’épée de Damoclès qu’ils ont au-dessus de la tête (celle d’une expulsion s’ils n’ont pas intégré une formation avant leurs 18 ans)" (Allociné). J'aime ce genre de film, c'est clair !

Nous voilà donc, en même temps qu'Audrey, en immersion dans un centre d'accueil pour jeune migrants... Evidemment, il y a le choc des cultures, des aspirations face à la réalité. Marie Cathy (Audrey Lamy) est depuis longtemps rompue à la rigueur de la Cuisine et d'une Brigade.  Petit à petit, Marie Cathy va elle aussi s'adapter à ce lieu, y trouver comme une famille, et c'est tout ce qu'elle a appris en travaillant dans des restaurants de charme qu'elle va apprendre et transmettre à ces jeunes....  Et là aussi, (même s'il s'inspire d'initiatives existante, le cinéma nous montre que face aux problèmes du monde, des solutions existent, même si, hélas, cela ne fonctionne pas à tous les coups.

Le film est mené tambour battant par une Audrey Lamy bien en forme, qui campe un personnage haut en couleur, un personnage de caractère, un personnage qui a son histoire, somme toute assez parallèle à celles des jeunes gens qu'elle rencontre dans ce centre, auxquelles elles s'attachent et nous aussi.

Les jeunes migrants sont joués par des migrants eux-mêmes, donc des comédiens amateurs. Ils donnent pourtant très bien le change. François Cluzet marche avec des béquilles une bonne partie du film... Ce n'est pas du chiqué, il s'est réellement rompu le tendon d'Achille en début de tournage !

J'ignore si ce film est parfait, et peu m'importe en fait car je l'ai regardé avec grand plaisir. La Brigade est un film de rencontre, d'espoir, de solution, qui nous dit que tout n'est pas foutu et que si le système y mettait un peu plus du sien, il y aurait une réponse possible à chaque problématique. Et surtout, La Brigade donne voix et visages à ces jeunes migrants que l'on nous montre si peu, ces jeunes sur qui leur famille a tout miser en les envoyant en France, ces jeunes qui pensaient qu'en France ce serait facile vu qu'il y a tout, ces jeunes qui ont tout perdu et fui des situations atroces aussi. Mention spéciale également pour les hommes et femmes qui se dévouent corps et âme pour parvenir à intégrer ces jeunes.

Un film qui dit qu'ensemble tout est possible, et qui donne envie d'être ensemble. Evidemment que ça fait du bien, donc je recommande !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 22 Mars 2022

Cinéma , Goliath, Pierre Niney, Emmanuelle Bercot, avis, chronique, gilles lellouche

Film de Frédéric Tellier

Avec Pierre Niney, Emmanuelle Bercot, Gilles Lellouche

Synopsis : France, professeure de sport le jour, ouvrière la nuit, milite activement contre l’usage des pesticides. Patrick, obscur et solitaire avocat parisien, est spécialiste en droit environnemental. Mathias, lobbyiste brillant et homme pressé, défend les intérêts d’un géant de l’agrochimie. Suite à l’acte radical d’une anonyme, ces trois destins, qui n’auraient jamais dû se croiser, vont se bousculer, s’entrechoquer et s’embraser.

Mon humble avis : Un film parfaitement mis en scène et interprété, un film d'utilité publique... qui fait tout de même bien froid dans le dos.

L'atmosphère est celle d'un thriller sauf qu'ici, l'histoire est inspirée de faits réels, de sujets sociétaux et très contemporains : le lobbying des pesticides VS les agriculteurs et les riverains des grandes exploitations qui subissent les épandages. Goliath contre David... Les lobbyistes, qui sous prétexte qu'ils favorisent l'emploi et les besoins alimentaires grandissants, sont prêts à tous les mensonges et à se garantir des soutiens qui vont jusqu'aux politiques. Tuer pour nourrir... Tuer pour nourrir en s'enrichissant... Evidemment. Alors que bien protégé dans les coffres des sociétés de pesticides, dorment des preuves vivantes et connues des fabricants des conséquences mortifères et cancérigènes de l'usage de ces produits.

Un film qui dénonce avec brio les arcanes du pouvoir et de la finance... Depuis le "petit agriculteur" jusqu'au parlement européen. C'est une immersion dans un milieu qui nous est pour la plupart bien inconnu... Pour construire son film, Frédéric Tellier a enquêté durant cinq années sur le sujet, autant dire que Goliath est très bien documenté et réaliste.

On est captivé par ce film et évidemment, bouleversé par le destin de certains personnages, et admiratif de la pugnacité d'autres. Comme dans la réalité, le sujet n'est pas clos, la fin du film reste "ouverte".

Un film qui nous dit qu'il est temps de changer de modèle de société, de mode de consommation... Les lobbyistes clament qu'il est urgent d'accélérer la cadence de production et de rendement agricole si l'on veut nourrir tout le monde... Alors que, s'il y avait moins de gâchis alimentaire, la planète entière mangerait à sa fin...

A renoter tout de même, l'interprétation de chaque acteur, magistrale, dans des rôles inhabituels pour eux !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 16 Mars 2022

Film de François Desagnat

Avec Jean-Paul Rouve, Julie Depardieu, Ramzy Bedia

Synopsis : Fabrice, acteur de comédie, réalise qu’il n’a pas sa carte de fidélité alors qu’il fait ses courses. Malgré la menace d’un vigile, il parvient à s’enfuir. Commence alors une cavale sans merci, pour celui qui devient rapidement l'ennemi public numéro 1. Alors que les médias s’emparent de l’affaire et que le pays est en émoi, le fugitif, partagé entre remords et questions existentielles, trouve un point de chute inattendu, quelque part en Lozère.

Mon humble avis : Film librement adapté de la fameuse BD éponyme de Fabcaro, que j'avais adoré et chroniqué ici il y a déjà quelques années.

Le film est assez fidèle à la BD. Cependant mon sentiment est peut-être que si on n'a pas lu celle-ci et que l'on ne connait pas l'univers et sa façon particulière de s'exprimer, on peut être très déboussolé devant l'écran.

Le film est désopilant et use du non-sens pour montrer du doigt les terribles non-sens de nos vies et de nos sociétés actuelles. Le burlesque pour mettre en image l'absurdité, l'abus, le fanatisme, la normalisation, l'ultra médiatisation, l'hystérie collective pour la moindre bagatelle. C'est délirant à souhait et servi par des dialogues très pince sans rire, très bien sentis ! Je me demande vraiment comment les comédiens ont réussi à rester sérieux en déclamant de tels textes ! A mon avis, ils ont dû renouveler les prises maintes fois !

Cependant, je m'attendais à rire beaucoup plus. Peut-être parce qu'une anecdote qui, dans la BD, se déroule sur une ou deux planches, dure plus longtemps à l'écran et du coup, moins percutant qu'un flash d'une bulle ou d'une case qui laisse libre cours à l'imagination du lecteur.

Quoiqu'il en soit, nous avons ici une comédie très originale, qui détonne par les temps qui courent, qui bénéficie d'une distribution impeccable !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 6 Mars 2022

Film Compagnons, de François Favrat, Agnès Jaoui, Pio Marmaï, Najaa, avis, chronique

Film de François Frajat

Avec Najaa, Pio Marmaï et Agnès Jaoui

Synopsis : À 19 ans, passionnée de street art, Naëlle est contrainte de suivre avec d’autres jeunes un chantier de réinsertion, sa dernière chance pour éviter d’être séparée de ses proches. Touchée par la jeune fille, Hélène, la responsable du chantier, lui présente un jour la Maison des Compagnons de Nantes, un monde de traditions qui prône l’excellence artisanale et la transmission entre générations. Aux côtés de Paul, Compagnon vitrailliste qui accepte de la prendre en formation dans son atelier, Naëlle découvre un univers aux codes bien différents du sien... qui, malgré les difficultés, pourrait donner un nouveau sens à sa vie.

Mon humble avis : J'ai beaucoup, beaucoup aimé ce film, et c'est difficilement que j'ai retenu ma petite larme à la fin... Larme de belle émotion et non de tristesse.

Compagnons s'ouvre sur la violence urbaine et sociale de la cité Bellevue à Nantes. On y suit Naëlle, l'héroïne du film, une jeune fille toute en violence, en révolte, mais au bon coeur. Une chouette nana avec les valeurs qu'elle peut se permettre dans le milieu dans lequel elle évolue. Elle s'évade dans le graff mais n'a d'autres choix pour survivre à la violence environnante que de répondre... par la violence...

Jusqu'au jour où elle reçoit une vraie main tendue... Celle d'Agnès Jaoui, "mère" dans une maison de Compagnons, mais aussi bénévole sur un chantier de réinsertion. C'est elle qui la fera rentrer dans Les Compagnons du devoir, dans l'espoir qu'elle y passe un CAP et trouve sa voie, mais surtout, pour qu'elle échappe à son milieu... Evidemment, le chemin de Naëlle au sein des Compagnons du devoir ne sera ni simple ni direct, mais il sera beau et portera ses fruits, de très beaux fruits.

J'ai aimé le pont créé entre différents arts... Naëlle aime le graff, ce qui l'aimera à aimer les vitraux. Deux arts aux antipodes sociales et pourtant, avec une apparence et une approche artistique très proche.

J'ai aimé découvrir en profondeur les Compagnons du devoir. Je n'avais qu'une vague idée de ce qu'ils étaient et ignoraient tout de leur mode de vie et leurs valeurs. Je ne connaissais que leur réputation d'excellence artisanale. Jusqu'à 2004, c'était un univers uniquement masculin. Le film montre bien que l'entrée des femmes dans ce milieu n'est pas encore tout à fait acquise pour tout le monde, que les préjugés sont encore là. Leur devise est : "Capable, digne, libre et généreux"

Et ces qualités, c'est à force de courage et de travail que Naëlle va les acquérir, mais aussi, grâce à l'aide et l'entraide prônée par les compagnons. Au long du film, Naëlle se transforme magnifiquement... parce qu'elle a trouvé des personnes auprès de qui déployer ce qui dormait à l'intérieur d'elle-même faute de place et conditions pour se manifester, s'épanouir.

Le film montre bien que nombre de jeunes de ces banlieues pourraient s'en sortir, s'ils rencontraient les bonnes personnes, si des mains solides se tendaient vers eux. Mais tendre la main n'est pas suffisant... Outre leur donner l'accès à un réel apprentissage et à une éducation sérieuse, il faut avant tout les débarrasser des boulets qu'ils trainent et qui les collent au sol. Connaître et comprendre avant de juger.

Les scènes de chants des compagnons sont particulièrement belles et émouvantes. Comme pour le personnage de Naëlle, quand on ne connait pas, au début, elles peuvent prêter à sourire et puis, on réalise leur puissance, leur symbolique et l'émotion nous gagne.

Un très beau film donc, qui met en lumière le travail manuel (les mains aussi peuvent être intelligente), un film qui fait du bien, de belles valeurs qu'il est bon de retrouver et de constater qu'elles ont quelque part des temples qui les protègent et les maintiennent en vie. Et surtout, une magnifique, puissante et bouleversante actrice, en la personne de Najaa... Je pense qu'avec un tel rôle à son actif, sa carrière va prendre un bel élan plus que mérité !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 9 Février 2022

Cinéma, film, Une jeune fille qui va bien, de Sandrine Kiberlain, avis, chronique

Film de Sandrine Kiberlain

Avec Rebecca Marder, André Marcon, Anthony Bajon

 

Synopsis : Irène, jeune fille juive, vit l’élan de ses 19 ans à Paris, l’été 1942. Sa famille la regarde découvrir le monde, ses amitiés, son nouvel amour, sa passion du théâtre… Irène veut devenir actrice et ses journées s’enchaînent dans l’insouciance de sa jeunesse.

Mon humble avis : Appréciant beaucoup Sandrine Kiberlain l'actrice, j'étais curieuse de découvrir ce qu'elle avait à nous raconter en tant que réalisatrice et scénariste.

C'est un film sobre, élégant, raffiné qu'elle nous propose ici. Et très lumineux malgré le contexte ombrageux.

Une jeune fille qui va bien est un beau portrait de la jeunesse parisienne sous l'Occupation. La jeunesse filmée ici et celle qui ne vit que par ou pour le théâtre, en préparant le concours du conservatoire. Une jeunesse qui semble insouciante de ce qui se passe autour d'eux, près d'eux, chez eux. Une jeunesse qui prépare son avenir. Et que leur famille tente de protéger. Mais l'antisémitisme se déploie. Les juifs doivent donner à l'"Etat" leurs téléphones, leurs radios, leurs vélos... La mention Juive doit être apposée en rouge sur leur carte d'Identité. Puis vient le port de l'étoile jaune sur la veste.

Malgré cela, Irène ne démord pas... Elle est une jeune fille française avant d'être juive et nie la réalité. Et elle croque sa jeunesse à pleines dents, découvre l'amour, répète inlassablement ses scènes de théâtres. On retrouve bien l'esprit Kiberlain dans ce film : la légèreté d'apparence ne cache pas la gravité.

Le casting est impeccable et ne fait pas d'ombre au sujet. Tout est filmé avec justesse, et de manière intemporelle. Les images, les décors font dire que cette histoire pourrait être aussi n'importe où et n'importe quand.... dans un contexte similaire. Par exemple, on ne voit pas d'Allemand et l'horreur de la situation est réellement exprimée que par la dernière image. J'ai juste regretté quelques longueurs / lenteurs. J'ai beaucoup aimé le personnage de Marceline, la grand-mère d'Irène.

L'histoire d'Irène, c'est celle d'un destin brisé, un parmi des centaines de milliers durant cette période.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 27 Janvier 2022

Cinéma - Film - Tendre et Saignant - Christopher Thompson - Arnaud Ducret - Avis - Chronique

Film de Christopher Thompson

Avec Arnaud Ducret, Géraldine Pailhas, Alison Wheeler

Synopsis : Rédactrice en chef d’un magazine de mode, Charly hérite de la boucherie familiale. Alors qu’elle s’apprête à la vendre, elle rencontre Martial, l’artisan-boucher de son père, bien décidé à se battre pour sauver le commerce. Séduite malgré elle par le charisme de Martial, Charly pourrait être amenée à changer d’avis…

Mon humble avis : Voici une comédie romantique et bien sympathique, mais pas que !

Déjà l'humour n'y ait pas lourd, en fait on ne rit pas tant que ça, mais on sourit de plaisir, et c'est déjà bien. Mais surtout, c'est un film qui met lumière les valeurs de l'artisanat, du commerce de proximité, des structures familiales, du bien manger, de la gastronomie française. Plus que le bien manger, c'est le consommer sain et équitable qui est prôner aussi, via de la viande issue d'élevages qui observe un cahier des charges stricte, tout comme la filière qui suit. Notre boucher va lui même dans les campagnes choisir ses bêtes etc. C'est aussi les coulisses d'une boucherie que nous montre ici Christopher Thompson et c'est franchement intéressant. La viande est ici élevée et filmée comme un produit de luxe, ce qu'elle est de toute façon pour une bonne partie de la société.

C'est aussi la confrontation de deux univers : celui des strasses, des paillettes, de l'hyper communication du monde de la mode, avec celui de la boucherie, du travail manuel, du terroir. Mais les compétences de l'un vont servir à l'autre... Et les rôles vont pour le peut s'échanger jusqu'à ce que chacun réalise que rien ne vaut le "bonnes vieilles racines" qui correspondent à nos valeurs et qui nous ont construits, et où les relations sont solides !

Le tout est filmé sur un bon rythme, avec une très jolie lumière qui rend le film résolument gai. Et le duo Arnaud Ducret / Géraldine Pailhas fonctionne à merveille.

A ne pas bouder, car film vraiment plaisant, charmant et bien cuisiné, assaisonné juste ce qu'il faut... Sauf si vous êtes végans ou végétariens, dans ce cas là, mieux vaut jeuner et ne pas s'aventurer dans ce menu !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 18 Janvier 2022

Film, cinéma, Virigine Efira, Romain Duris, en attendant bojangles, avis, chronique

Film de Régis Roinsard

Avec Virginie Efira, Romain Duris, Grégory Gadebois

Synopsis : Camille et Georges dansent tout le temps sur leur chanson préférée Mr Bojangles. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. Jusqu'au jour où la mère va trop loin, contraignant Georges et leur fils Gary à tout faire pour éviter l'inéluctable coûte que coûte.

Mon humble avis : Ce film est l'adaptation ciné du roman éponyme En attendant Bojangles, que j'ai lu il y a quelques années. Pour savoir de quoi il retourne, je vous invite à lire ou relire mon avis de lecture d'alors... Car mon avis de cinéphile est exactement le même ! Un enthousiasme et une émotion sans borne. J'ai adoré cette histoire assez fidèle dans mon souvenir à celle d'origine.

Régis Roinsard c'est magnifiquement emparé de cette histoire pour la transposer dans les années 50-60, celles d'une certaine insouciance. La réalisation m'a semblé parfaite et idéale pour transposer en image la fantaisie délicieuse qui règne dans les pages du roman.

La première partie est nous enivre d'une allégresse dans un tourbillon bienvenu, tant dans les scènes, que dans les couleurs, les sourires affichés sur chaque visage, que dans des dialogues plus que délicieux, assez théâtraux (puisque fidèles aux personnages et à leur philosophie de vie). On aimerait en apprendre certains par coeur. On rit, on y croit, on se délecte utopie libératrice.

La deuxième partie annonce l'orage, qui finit par éclater... Et là, on est bouleversé au plus profond, même si l'on espère encore, que l'on a encore envie d'y croire.

Que dire de la distribution ? Romain Duris est toujours aussi talentueux, je suis fan. Son rôle ici fait penser au début à celui de "L'arnaqueur", mais avec bien plus de nuances, de profondeur, de saisissement. Mais je savais déjà qu'il savait faire. Virginie Efira, je suis fan aussi, mais elle m'a une fois de plus subjuguée et bluffée dans un rôle vraiment pas facile. Elle est bouleversante et j'imagine que pour elle, le rôle de Camille a dû être épuisant à interpréter, tant elle passe d'une minute à l'autre d'une émotion à son contraire. Quel chemin parcouru par cette comédienne qui a commencé dans des comédies romantiques. Quel talent ! Moi je dis : Un César et même un Oscar pour Virginie Efira !

Bref, un film à vraiment voir, une magnifique et originale histoire d'amour, un film sur la folie douce qui devient pathologique, source de souffrance pour celui qui en est atteint, comme pour ceux qui l'entourent. Mais ce que le film nous dit aussi, c'est que si le monde était plus doux et moins contraignant, il y aurait peut-être moins de folie...

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 14 Janvier 2022

Film de Fred Cavayé

Avec Gilles Lellouche, Daniel Auteuil, Sara Giraudeau

Synopsis : Paris 1941. François Mercier est un homme ordinaire qui n’aspire qu’à fonder une famille avec la femme qu’il aime, Blanche. Il est aussi l’employé d’un joaillier talentueux, M. Haffmann. Mais face à l’occupation allemande, les deux hommes n’auront d’autre choix que de conclure un accord dont les conséquences, au fil des mois, bouleverseront le destin de nos trois personnages.

Mon humble avis : 

Mon humble avis : Un très beau et bon film, de ceux qui sont indispensables pour ne pas oublier l'Histoire et que celle-ci ne se renouvelle pas.

Adieu Monsieur Haffman est un film intense où la tension va vraiment crescendo, jusqu'à certains moments où l'on retient sa respiration... Les coups de théâtre ne manquent pas ! Fred Cavayé nous y montre l'ambiguïté intrinsèque à nombre d'individu, qui se laissent hélas transformer par le pouvoir de l'argent... 

Car oui, au début, Gilles Lellouche, admirable dans cet étrange collabo qui se vante de bien faire pour protéger les siens, d'homme adorable et gentil devient un ignoble personnage... Parce qu'il a désormais l'argent... mais pas que, dans cet environnement de chasse aux juifs, il y a aussi la peur... et celle-ci semble lui donner droit à tout, et surtout à l'hypocrisie.  On se demande s'il bascule vraiment du mauvais côté, et les réponses arrivent... Fred Cavayé n'appelle pas forcément les spectateurs à juger, puisque l'Histoire s'en charge parfaitement... Mais il y a à réfléchir, et dans notre tête, la chanson bien connue qui résume tout de Jean-Jacques Goldman... Et si j'étais né en 1917 à Leidenstadt. La peur peut-elle tout expliquer, tout pardonner ? Sommes-nous tous à l'abri de devenir notre opposé ?

Face à lui, un Daniel Auteuil sobre et résolument intègre. Et dans ce presque huis-clos, Sara Giraudeau en bonne épouse de Lellouche, évolue discrètement pour ne pas mettre le feu aux poudres. Bref, un casting exceptionnel pour une mise en scène élégante et juste, qui n'en fait pas trop.

Ce film est l'adaptation ciné de la pièce de théâtre éponyme qui a reçu 4 Molière... C'est dire s'il est à voir, et à réfléchir.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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