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Publié le 5 Juillet 2021

Cinéma, film, la fine fleur, catherine frot, avis, chronique

Film de Pierre Pinaud

Avec Catherine Frot, Melan Omerta, Fatsah Bouyahmed

Synopsis ; Eve Vernet a été la plus grande créatrice de roses. Aujourd'hui, elle est au bord de la faillite, sur le point d'être rachetée par un concurrent puissant. Véra, sa fidèle secrétaire, croit trouver une solution en engageant trois employés en insertion sans aucune compétence horticole... Alors que quasiment tout les sépare, ils se lancent ensemble dans une aventure des plus singulières pour sauver la petite exploitation.

Mon humble avis : Et bien les amis, plus jamais je ne regarderai les roses, ni ne les sentirai de la même façon. Je n'imaginais pas qu'il existait tant de variétés, qu'elles nécessitaient tant de soins et de travail, que tant d'hybridations étaient possibles, ni qu'il régnait une telle compétition dans le milieu de la rose, avec d'aussi importantes conséquences pour chacun. Bref, j'ai découvert, grâce çà ce film, cet univers sur lequel je ne m'étais encore jamais penchée.

Bon, un film avec Catherine Frot, je ne me pose pas de question, j'y vais... et rentre rarement, voire jamais déçue. Avec La Fine Fleur, j'ai failli l'être, car j'ai constaté quelques flottements dans le film, d'autant que de prime abord, le personnage d'Eve Verner ne déborde pas de franche sympathie. 

Et puis le charme agit vraiment, les personnages évoluent, s'influencent mutuellement, font tous un pas vers l'autre. Cela donne un film frais, positif, tendre, tranquille aussi. Un peu d'émotions, quelques sourires, mais pas de franche rigolade, nous ne sommes pas dans une comédie.

Ce film rend hommage au travail méticuleux des créateurs de roses, mais aussi, plus largement, à ceux qui travaillent la terre avec passion et dévotion, avec les aléas que l'on connaît hélas. C'est aussi un film d'apprentissage, qui montre l'importance du partage et de la transmission du savoir et des compétences. Il y a un aspect comédie sociales avec deux mondes qui se percutent avant de se rencontrer... Catherine Frot, isolée sur son trône fragilisé et trois personnages bien différents, en réinsertion, qui nous montrent que chacun mérite une deuxième chance, et que la solution aux problèmes émane parfois de notre opposé. Le film nous montre aussi que le travail que l'on fait est aussi important que ceux avec qui on le réalise.

Bref, un chouette film, coloré de roses qui fait autant de bien aux yeux qu'au coeur. A voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 17 Juin 2021

Film de Bernard Stora

Avec Niels Arestrup, Patrick Bruel, Irène Jacob

Synopsis : Avocat célèbre, Luc Germon pense atteindre la consécration lorsque Gilles Fontaine, l'un des patrons les plus puissants de France, lui demande de prendre sa défense. L’homme d’affaires est soupçonné d'avoir acquis dans des conditions douteuses une magnifique propriété sur la Côte d'Azur, la Villa Caprice. Humilié et furieux de s'être laissé piéger, Fontaine compte sur l'habileté de Germon pour le tirer de ce mauvais pas. Mais une étrange relation de pouvoir s'installe bientôt entre les deux hommes, en principe alliés. Qui prendra l'avantage ?

Mon humble avis ; un film qui se suit avec peine durant le premier quart d'heure (beaucoup de noms sont cités), puis avec un certain plaisir par la suite. L'hypnotique Niels Arestrup n'est pas étranger à ce plaisir ! Et puis, il y a l'énigmatique Patrick Bruel, qui joue un rôle qui semble conçu pour lui, et qui donc ne surprend pas. Mais les deux hommes échangent des dialogues subtils et avec des formules élégantes, on se régale de leur face à face. Les histoires de trafic d'influence, de pot de vin, de politique ne sont jamais évidentes à suivre. La manipulation, puisque c'est le sujet du film, mise en place par Patrick Bruel ne se révèle dans son ampleur qu'en toute fin, et fait froid dans le dos.  C'est aussi un film sur le pouvoir, notamment celui de l'argent... Et une fois de plus, l'adage "l'argent ne fait pas le bonheur" se démontre bien... Tous ces gens pleins de pognons, de superbes baraques et de serviteurs ne font vraiment pas envie. Quelles tristes vies.

La fin survient brutalement, vraiment inattendue et laisse sans voix et surtout mal à l'aise. Car on se dit que l'on vient de voir un film qui n'a pas de morale, malgré son élégance et ses magnifiques décors.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 4 Juin 2021

The father, le père, cinéma, Florian Zeller, Anthony Hopkins, avis, chronique, blog

Film de Florian Zeller

Avec Anthony Hopkins, Olivia Colman, Rufus Sewell, Imogen Poots

Synopsis : THE FATHER raconte la trajectoire intérieure d’un homme de 81 ans, Anthony, dont la réalité se brise peu à peu sous nos yeux. Mais c’est aussi l’histoire d’Anne, sa fille, qui tente de l’accompagner dans un labyrinthe de questions sans réponses.

Mon humble avis : Et voilà ! Je suis retournée au cinéma, dans celui de ma nouvelle ville, qui est tout neuf et à maxi 10 mn en voiture, stationnement compris ;) J'irai moins qu'avant durant l'été... Car les couchers de soleil m'attendent sur la plage !

Je ne pouvais manquer un film deux fois oscarisés : meilleur scénario adapté et meilleur acteur pour Anthony Hopkins. Et c'est vrai que c'est on ne peut plus mérité ! Pour rappel, The father (le père) est l'adaptation de la pièce de théâtre éponyme crée par Florian Zeller en 2012, d'après l'oeuvre de Christopher Hampton. Le film a été tourné en anglais... juste parce que Florian Zeller voulait Anthony Hopkins pour le rôle principal.

Quid du film en lui-même ? Un coup de coeur oui, et pourtant, dieu comme j'ai été malmenée durant cette séance, sans doute comme tous les autres spectateurs de la salle. Impossible de sortir de là indemne. N'ayons pas peur des mots, ce film traite de la maladie d'Alzheimer... Et franchement, ça glace. Car certes il y a l'oubli, mais surtout les souffrances qu'amène cet oubli. On sait tous que cette maladie existe, on en a tous conscience, sauf ceux qui en sont atteints... Ils ont oublié que cela existe. Cruauté sans nom de la vie. Ce film permet vraiment de se confronter à ce mal, de prendre conscience de ce "qu'est" être Alzheimer, et de vivre avec un proche qui en est atteint. Pour cela, Florian Zeller nous emmène dans le cerveau d'Anthony et nous fait subir ce que le personnage vit. A savoir, ne rien comprendre... Ne plus avoir de repères. Toutes proportions gardées, nous sommes comme Anthony, plus rien ne fait sens, ni les murs de l'appartement, ni les visages familiers ou croisés, ni la ligne du temps qui se joue de nous... jusqu'au jour où le soi-même devient un autre, étranger, inconnu. Florian Zeller nous fait vivre une expérience mentale et viscérale. C'est vraiment magistralement réalisé, très déroutant et malaisé pour le spectateur, mais en même temps, essentiel.... 

C'est aussi un film sur la vieillesse, la fragilité et l'amour filial malgré le drame et ses irréparables conséquences. La question "faut-il renoncer à sa propre vie pour soigner son aîné" est aussi posée.

Un film puissant, bouleversant, marquant au fer rouge, et un Antony Hopkins époustouflant !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 28 Octobre 2020

Cinéma, Albert Dupontel, Adieu les cons, film, Virginie Efira, avis, chronique, critique

Film d'Albert Dupontel

Avec Albert Dupontel, Virginie Efira, Nicolas Marié

 

Synopsis : Lorsque Suze Trappet apprend à 43 ans qu’elle est sérieusement malade, elle décide de partir à la recherche de l'enfant qu’elle a été forcée d'abandonner quand elle avait 15 ans.
Sa quête administrative va lui faire croiser JB, quinquagénaire en plein burn out, et M. Blin, archiviste aveugle d’un enthousiasme impressionnant. À eux trois, ils se lancent dans une quête aussi spectaculaire qu’improbable.

 

 

Mon humble avis : Ah, enfin une salle de ciné pleine ! (autant que la situation actuelle de distanciation sociale le permet). Ca fait du bien d'être plus qu'une poignée à regarder un film sur grand écran et à s'esclaffer de concert.

Mais on ne fait pas que rire dans cet excellent film de Dupontel. Car ici, on est vraiment dans une tragédie... Mais une tragédie burlesque qui oscille sans cesse entre rire et émotion bouleversante sur un rythme effréné... mais savamment dosé pour nous laisser le temps de vivre pleinement chaque sensation. C'est en fait une véritable farce cruelle et tendre que nous livre Albert Dupontel... Comme l'est la vie en fait. Ici, il réunit deux personnages paumés, abîmés : JB qui peut vivre mais ne le veut plus et Suze qui voudrait bien vivre mais ne le peut plus. Alliés dans une quête autant qu'une enquête, ils vont subir moult mésaventures et faire aussi de belles découvertes. Il y a un côté Bonnie and Clyde dans ce duo qui fonctionne à merveille. Et Monsieur Blin, l'aveugle qui l'accompagne n'est pas de trop pour transformer un film duo en trio savoureux.

De ce cynisme savoureux et de sa causticité légendaire, Dupontel montre doigt l'inhumanité et les aberrations de notre système : jeunisme, le tout connecté, le tout numérisé (en 3 clics on sait tout de vous) et surtout, l'inertie, l'opacité de l'administration française qui ne traite que des numéros et non des humains. La médecine, la police, les renseignements en prennent aussi pour leur grade

C'est curieux, Dupontel se dit plus doué pour l'image que pour écrire un texte, et pourtant, ces dialogues sont tous truculents, qu'ils soient décalés, touchants ou tendres et assumés. J'ai eu l'impression que les répliques faisaient mouche à tous les coups ! Quant à l'image, la mise en scène, les effets spéciaux, ils donnent une atmosphère aussi spectaculaire qu'onirique. Chapeau ! 

Que dire des interprètes ? Doués, lumineux, bouleversants, drôles sans le vouloir, donc sans en faire des caisses.

Bref, Dupontel n'a décidemment pas son pareil pour faire du drôle avec du désespéré et du désespéré avec du drôle, le tout en restant efficacement distrayant et cruellement réaliste ! Il frappe vraiment en plein de le 1000. Un énoooorme coup de coeur ce film unique et son auteur atypique ! Courez au cinoche, pendant que vous le pouvez encore ! Car en cette période, un tel bonbon acidulé fait un bien fou au ciné ! Et au moins pendant plus d'une heure et demi de bulle cinématographique, vous pouvez dire "Adieu les cons" !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 12 Octobre 2020

Film d'animation Josep, Espagne, Franquisme, Aurel, réfugiés espagnols

Film d'Aurel

Avec les voix de Sergio Lopez, Valérie Lemercier, Gérard Hernandez, Bruno Solo

 

Synopsis : Février 1939. Submergé par le flot de Républicains fuyant la dictature franquiste, le gouvernement français les parque dans des camps. Deux hommes séparés par les barbelés vont se lier d’amitié. L’un est gendarme, l’autre est dessinateur. De Barcelone à New York, l'histoire vraie de Josep Bartolí, combattant antifranquiste et artiste d'exception.

 

 

Mon humble avis : Un OVNI dans les salles françaises... A l'époque où les films d'animation son sur-vitamités, sur-colorés, sur-pixelisés, sur réalistes au point qu'on ne sait parfois plus distinguer le réel de l'animation, voici Josep, qui nous fait faire un bond en arrière, tant dans le temps et l'époque décrite (1939), que dans la méthode... Comme si l'on revenait aux origines de l'animation. D'ailleurs, l'effet est très étrange et au début, il faut tout de même un petit temps d'adaptation à cette animation lente, saccadée, parfois immobile.  En fait, une fois que l'on est immergée dans l'histoire, car bien sûr, on ne peut que l'être, on a vraiment l'impression de lire une bande dessinée, de parcourir chaque planche avec attention et presque de tourner les pages soi-même. Et évidemment, tout cela devient comme magique, intimiste. Les décors et paysages sont minimalistes et pourtant, ils semblent prendre de la place et jouer leur rôle de sensation d'étouffement, de froid, de faim, de temps qui passe, d'ennui, de violence, d'horreur. 

L'histoire est intéressante, elle permet de prendre réellement conscience de ce que furent les camps de la honte en France, leurs conditions de non vie, le comportement ignoble de certains français...

L'histoire est aussi émouvante, poignante et passionnante. Il y règne un certain suspense et l'on ne peut qu'être touché par le destin des personnages. 

Mais surtout, l'histoire est très habilement construite et présentée, en prenant le postulat des souvenirs d'un vieillard narré à son petit-fils qui découvre ainsi tant le passé de son grand-père, qu'une partie de l'Histoire de France. On est donc dans la transmission. Un film d'animation magnifique à voir, pour que rien ne tombe dans l'oubli, qui rend hommage à l'artiste et résistant Josep Bartoli, et qui place bien le dessin et le crayon comme un outils de résistance.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 26 Septembre 2020

Cinéma, Film Boutchou, avis, chronique, critique, clémentine Célarié, Carole Bouquet, Stefi Celma

Film d'Adrien Piquet-Gauthier

Avec Stéfi Celma, Clémentine Célarié, Gérard Darmon, Carole Bouquet, Lannick Gautry, Pascal Nzonzi

 

Synopsis : Paul et Virginie viennent d’avoir un petit garçon. Heureux de découvrir leur nouvelle vie de jeunes parents, ils n’imaginaient pas que leur Boutchou allait devenir l’enjeu d’une lutte sans merci entre les grand-parents... Pour gagner l’exclusivité du petit adoré, grand-pères et grand-mères sont prêts à mettre en place tous les stratagèmes...

 

 

Mon humble avis : Enfin une comédie qui ne me déçoit pas, et ces derniers temps, ça n'a pas couru les cinoches ! Pauvres cinémas d'ailleurs, les salles sont désespérément vides ou presque... 10 ou 15 personnes un vendredi soir de pluie... Cela manque de synergie et de rires communicatifs de ce fait, enfin... En plus, sur Allociné, la presse ne se donne même plus la peine de publier des critiques, trop occupée qu'elle est sans doute à courir après le Covid...

Boutchou est vraiment un film sympathique, frais, rythmé et assez drôle. C'est un peu une "guerre des roses" versions papy-mamie, a qui gardera le Boutchou quand les parents travaillent. Sauf qu'à vouloir gagner des points auprès des parents, les grands-parents multiplient bassesses et bourdes monumentales. Chaque couple de comédiens fonctionne à merveille et l'on sent que ces derniers ont dû bien s'amuser pendant le tournage. Les situations comiques s'enchaînent mais n'oublient pas non plus l'émotion et les angoisses parentales devant un premier nouveau-né ! De l'humour "gentiment vache", touchant, le moment de cinéma, même s'il n'est pas inoubliable, est franchement sympathique, détendant ! Boutchou a le mérite de changer vraiment les idées et convient à tout public, sans vulgarité, sans actualité, sans déprime. Bref, ça fait du bien ! En ces temps moroses, je recommande !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 16 Septembre 2020

Film le bonheur des uns de Daniel Cohen, cinéma, avis, critique, Vincent Cassel, Florence Foresti

Film de Daniel Cohen

Avec Bérénice Bejo, Vincent Cassel, Florence Foresti, François Damiens

Synopsis : Léa, Marc, Karine et Francis sont deux couples d’amis de longue date. Le mari macho, la copine un peu grande-gueule, chacun occupe sa place dans le groupe. Mais, l’harmonie vole en éclat le jour où Léa, la plus discrète d’entre eux, leur apprend qu’elle écrit un roman, qui devient un best-seller. Loin de se réjouir, petites jalousies et grandes vacheries commencent à fuser. Humain, trop humain ! C'est face au succès que l'on reconnait ses vrais amis… Le bonheur des uns ferait-il donc le malheur des autres ?

 

Mon humble avis : Une bonne comédie acide à souhait, inspirée de la pièce de théâtre "L'île flottante". Un sujet qui fonctionne très bien en France, où la réussite est presque systématiquement suspicieuse et jalousée. Et nous sommes dans un pays où il est de bon ton de développer un talent particulier qui permet de briller et de se distinguer des autres. Un bon casting donc pour évoquer la jalousie et l'hypocrisie face au succès naissant puis gigantesque d'un membre d'un groupe d'amis. Daniel Cohen décortique bien les effets de la cristallisation du succès doublé de la célébrité. "On" dit toujours que le succès change les gens qui le rencontrent, mais peut-être pas en fait. Oui, dans ce film, il est clair que c'est l'entourage de Bérénice Bejo qui ne s'habitue pas à ce nouvel équilibre des forces en présence, que ce soit dans le couple ou la bande de potes. La "petite fragile sans ambition" n'est plus et dépasse les autres au poteau de la réussite telle que bon nombre se la figure : argent et la célébrité comme cerise sur le gâteau. Les personnages sont bien campés, même si d'eux d'entre-eux (Foresti et Cassel) deviennent un peu trop poussifs à mon goût. A mes yeux, le film aurait gagné à être plus délicat et subtil dans le traitement de son sujet avec des personnages moins envahissants.

Mais le moment de cinéma reste bien agréable, les dialogues sont pour la plupart bien sentis, l'aveuglement des uns sur leur propre comportement et bêtise prête vraiment à sourire et à rire de temps en temps. Ah oui, petite précision, ne vous fiez pas, où ne vous découragez pas devant la scène d'ouverture interminable qui semble oublier le vieil adage disant que les meilleures blagues sont les plus courtes. Ma mention spéciale dans ce film ira à l'excellent François Damiens, qui donne vraiment à son personnage une épaisseur attachante.

Le bonheur des uns n'est pas un film exceptionnel, mais il dépasse de loin les autres comédies que j'ai pu voir ces derniers temps. C'est déjà pas mal !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 12 Septembre 2020

cinéma, film, Enorme, Sophie Letourneur, Marina Foïs, avis, critique

Film de Sophie Letourneur

Avec Marina Foïs, Jonathan Cohen, Jacqueline Kakou, 

Synopsis : Ça lui prend d’un coup à 40 ans : Frédéric veut un bébé, Claire elle n’en a jamais voulu et ils étaient bien d’accord là-dessus. Il commet l’impardonnable et lui fait un enfant dans le dos. Claire se transforme en baleine et Frédéric devient gnangnan.

Mon humble avis : Que se passe-t-il ? Il me semble que depuis toujours, je suis une assez bonne cliente des comédies. Sauf que depuis quelque temps, je ne les trouve souvent que gentillettes, voire décevantes. Qui change ? Le cinéma ou moi ?

Pour Enorme, c'est plus qu'une déception, mon sentiment n'a pas de mot je crois. J'aime beaucoup l'actrice Marina Foïs et la bande-annonce laissait présager un film franchement drôle. Hélas....

Déjà, nous sommes dans une histoire diesel, le coeur du sujet prend tout son temps pour se mettre en place. Une fois qu'il est là, je me suis mise à le regretter et j'ai attendu la fin de la séance, ébahie par tant de grotesque, de platitude, de bêtise, de flops dans les dialogues, de laideur, d'impudeur franchement nauséabonde et déplacée dans ce genre de film... donc de public.

Le personnage de Marina Foïs est "absent" une grande partie du film, et celui de Jonathan Cohen manque tant d'un minimum de finesse qu'il n'en est pas attachant du tout. Mon seul moment d'émotion fut quand "Marina" se "réveille et se rebelle d'être sans cesse tripotée de partout par tout le monde. Et tout de même, un peu lors de l'accouchement. Le reste du temps, tout ce que je ressentais était de la lassitude, de l'agacement, voire du dégoût (le gars qui baise sa femme dans la salle de travail à la maternité et qui doit s'interrompre le sexe bien droit... Bof, de très mauvais goût à mes yeux. Certes, le cinéma peut déranger, quand il y a matière et cause. Mais là, je n'en vois pas l'intérêt.

D'autant qu'une autre gêne était présente tout du long. Le format de l'écran, choisi carré par la réalisatrice. Le grand écran se retrouve bien réduit et vraiment inhabituel donc perturbant, déplaisant. En tous cas, c'est ainsi que je l'ai vécu.

Quand je lis sur Allociné "les secrets de tournage", je déduis que Sophie Letourneur a beaucoup intellectualisé et "métaphorisé" son histoire, et qu'une fois de plus, ce n'est pas à propos dans une comédie grand public qui est là pour faire rire, et ne pas se torturer les neurones à réfléchir.

Bref, dommage, le sujet était intéressant et aurait pu accoucher d'un film plus drôle, plus lumineux, plus léger, plus virevoltant. Là, rien d'énorme, tout est lourd, dans tous les sens du terme.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 4 Septembre 2020

Cinéma, film, Effacer l'historique, Blanche Gardin, avis, blog, chronique

Film de Benoit Delépine et Gustave Kervern

Avec Blanche Gardin, Corinne Masiero et Denis Podalydès

 

Synopsis :  Dans un lotissement en province, trois voisins sont en prise avec les nouvelles technologies et les réseaux sociaux. Il y a Marie, victime de chantage avec une sextape, Bertrand, dont la fille est harcelée au lycée, et Christine, chauffeur VTC dépitée de voir que les notes de ses clients refusent de décoller.Ensemble, ils décident de partir en guerre contre les géants d’internet. Une bataille foutue d'avance, quoique...

 

Mon humble avis : Oh rage, oh désespoir, au déception ! Que je suis déçue par ce film que j'attendais avec impatience.

Certes, les comédiens sont au diapason, certes, le film démontre parfaitement le détraquement de notre époque, via une administration aussi rigide, qu'envahissante, parfois plus étouffante qu'aidante... mais aussi via l'invasion des réseaux sociaux et de leurs dérives... Et enfin, via l'incitation permanente à la consommation... qui mène bien évidemment au surendettement... Bref, l'absurdité du système qui tape sur le système.

Le problème à mes yeux et suivant mes attentes, c'est que la bande annonce laisse présager une franche comédie... Et bien non. Deux éclats de rire et s'en vont... bonjour la déprime d'un film très réaliste sur l'époque qui surfe un peu sur loufoque pour attirer.

Et surtout, ce départ en guerre contre les géants d'Internet, qui promet d'être truculente, qui semble être le coeur du film, son sujet... Il n'advient qu'au bout d'une heure vingt de film... Et fait donc plus office de conclusion, qui tourne en eau de boudin, qu'en thème principal. La première "1h20" de film est donc un listing des galères parfois un peu excessives des trois protagonistes laissés-pour-compte.

Bref, à mes yeux ce film est trop politique et pas assez drôle pour me faire passer un bon moment.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 21 Août 2020

cinéma, film, Belle-fille, Miou Miou, Alexandra Lamy, avis, chronique, blog

Film de Méliane Marcaggi

Avec Miou Miou, Alexandra Lamy, Thomas Dutronc

 

Synopsis :  Découvrant que son mari la trompe, Louise décide de penser enfin à elle et part décompresser en Corse le temps d’un week-end. Elle passe une folle nuit avec un bel inconnu... Une seule puisque, au petit matin, il ne se réveille pas. Andréa, la mère de celui-ci,  débarque sur les lieux et prend immédiatement Louise pour la belle-fille dont elle a toujours rêvé! Prise au piège, Louise va devoir jouer le rôle de la belle-fille idéale pour quelques jours. Problème : sa nouvelle belle-mère ne veut plus la lâcher...

 

Mon humble avis : Quel franc bon moment j'ai passé avec cette comédie tout aussi charmante que caustique. Les quiproquos se multiplient sans lourdeur, jusqu'à mener chaque personnage dans un imbroglio à l'échappatoire bien imperceptible. On ne se tape pas les mains sur les cuisses mais l'on rit et sourit avec plaisir, parce que le scénario est conçu en finesse. Devant cette façade comique, ce film déploie une belle tendresse, et de l'humanité.

Miou Miou et Alexandra Lamy sont tous les deux solaires et pétillantes, pour des raisons différentes. L'une pour la fragilité qu'elle surmonte, l'autre pour celle qu'elle va laisser s'exprimer. Les réparties entre personnages sont très bien senties et cerise sur le gâteau, nous sommes béats devant les magnifiques paysages corses, et amusés par ses clichés corses que la réalisatrice prend manifestement plaisir à manipuler ! Belle-fille oscille entre cocasseries et réflexions, sans se perdre dans des extrêmes pesants ou l'indigeste.

Bref, un film qui détend agréablement ,servi qu'il est par la douce musique de Thomas Dutronc, dans cette période morose et incertaine, qui voit pour tout le monde la fin des vacances approcher. Allons au ciné !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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