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Publié le 24 Janvier 2023

Film de Marc Fitoussi

Avec Laure Calamy, Olivia Coste, Kristin Scott Thomas

 

Synopsis : Adolescentes, Blandine et Magalie étaient inséparables. Les années ont passé et elles se sont perdues de vue. Alors que leurs chemins se croisent de nouveau, elles décident de faire ensemble le voyage dont elles ont toujours rêvé. Direction la Grèce, son soleil, ses îles mais aussi ses galères car les deux anciennes meilleures amies ont désormais une approche très différente des vacances… et de la vie !

Mon humble avis : Un road movie féminin qui ne m'a pas embarquée du tout...  Entre un personnage déprimé ultra négatif et un autre exubérant limite agaçant, j'ai eu du mal à ne pas avoir envie de les baffer tous les deux !  Je n'ai pas ri, peut-être quelque fois des sourires se sont ébauchés, mais guère plus. J'ai trouvé le temps long et l'ensemble plat. Les cyclades pour moi manque de peps, de rythme, de relief, de réelles drôleries ou d'émotions profondes. Ces dernières n'adviennent qu'en toute fin du film. Certes, elles l'éclairent sous un nouvel angle, lui donne plus de sens, mais ce n'a pas été suffisant pour moi. Cette histoire est plus profonde qu'il n'y parait, mais cela tarde vraiment trop à se manifester. Certes, Les Cyclades nous dit bien que chacun à sa façon de vivre la douleur, les épreuves et d'y survivre et que cela se respecte. Certes, les comédiennes ne déméritent pas mais ne renouvelle pas non plus le genre des vacances foireuses. Dommage, en tant que spectateur, on ne profite même pas vraiment des paysages méditerranéens qui sont très peu exploités. C'est très rare mais c'est arrivé pendant cette séance, je me suis penchée vers ma compagne de séance pour dire : "pas  terrible hein" ? ...  avis qui me fut confirmé. Désolé, j'aurais voulu me régaler ! 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 20 Janvier 2023

Film d'Olivier Treiner

Avec Lou de Laâge, Raphaël Personnaz, Isabelle Carré, Grégory Gadebois

Synopsis : Les grands tournants de notre existence sont parfois dus à de petits hasards. Si Julia n’avait pas fait tomber son livre ce jour-là, aurait-elle croisé Paul ? Ou sa vie aurait-elle pris une toute autre direction ?
Nos vies sont faites d’infinies possibilités. Pour Julia, il suffit d’un petit rien tellement de fois ; tous ces chemins qu’elle aurait pu suivre, toutes ces femmes qu’elle aurait pu être…
Choisit-on son destin ? A quoi tiennent l’amour ou le bonheur ?

Mon humble avis : Lou de Laâge porte admirablement bien ce film, avec un talent éclatant ! Elle incarne toutes les Julia possibles, depuis la fin de l'adolescence jusqu'au troisième âge... Avec les changements de look, d'apparences, de personnalités etc. Franchement chapeau !

Le tourbillon de la vie est un beau film, qui interroge sur ces tous et ces petits rien qui forment la vie. Les hasards, les aléas ou les prédilections ? Quoiqu'il en soit, tous ces embranchements de vie mènent à des existences bien différentes, avec des racines et une colonne vertébrale commune... Les parents... Où que la vie nous mène, on a les mêmes et on les perd. Et pour Julia, le piano... Sa passion, son ADN.

On constate avec ce film que les contrariétés du destin ne sont pas forcément une fatalité sur le long terme... Après tout, c'est "la Julia" qui a eu la vie la plus basculée, qui a dû renoncer à tous ses rêves et projets, qui finalement, semble la plus heureuse, la plus épanouie. Celle qui reçoit la reconnaissance du coeur faute de célébrité professionnelle par exemple.

Le film pose aussi la question suivante : Est-ce la vie qui façonne notre caractère ou le caractère qui façonne notre vie ? Pas toujours évident de répondre. Mais dans cette histoire... il n'y a qu'une Julia de 17 ans... et pléthore de Julia à des âges différents. 

Pléthore, j'exagère un peu... Mais plusieurs Julia et sans doute trop pour moi... Le film suit une cadence folle et passe sans cesse d'une Julia à l'autre (que l'on reconnait par son entourage, ses vêtements etc), sans nous laisser le temps de digérer ce qui est advenu à la Julia que l'on vient de quitter. Il est une Julia que l'on quitte assez rapidement dans la première partie, et que l'on retrouve en toute fin. Bref, c'est assez fatiguant à suivre...  Pour rester purement agréable, je trouve que quelques branches auraient dû être élaguées, pour en laisser d'autres grandir. Car tout ça en 2h00, ça fait beaucoup. Il n'empêche que ce film était un sacré challenge et qu'il est globalement remporté !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 14 Janvier 2023

Film de Mathieu Vadepied

Avec Omar Sy, Alassane Diong, Jonas Bloquet

Synopsis :  1917. Bakary Diallo s'enrôle dans l'armée française pour rejoindre Thierno, son fils de 17 ans, qui a été recruté de force. Envoyés sur le front, père et fils vont devoir affronter la guerre ensemble. Galvanisé par la fougue de son officier qui veut le conduire au cœur de la bataille, Thierno va s'affranchir et apprendre à devenir un homme, tandis que Bakary va tout faire pour l'arracher aux combats et le ramener sain et sauf.

Mon humble avis : Est-ce que ce film est parfait ? Je n'en sais rien et là n'est pas la question...

Tirailleurs est un formidable hommage aux tirailleurs Sénégalais (d'Afrique Occidentale en général), qui ont combattu, le plus souvent contraints et forcés, lors de la 1ère Guerre Mondiale (dans le film), mais aussi lors de la 2ème Guerre Mondiale, en France, dans les tranchées, dans un pays qu'il ne connaissait pas, dont ils ne parlaient pour la plupart même pas la langue. Tirailleurs sort ces hommes de l'oubli individuel, collectif, politique, oubli même jusque dans les manuels scolaires parfois.  Tirailleurs est rend aussi hommage, à mon avis, à tous les combattants, petits soldats qui se battent sur le front, hier, aujourd'hui, demain, ici, là-bas ou ailleurs. Je n'ai pu m'empêcher de penser aux soldats Ukrainiens, et même aux soldats russes, engagés dans une guerre qui les dépasses. Bref, hommage au courage de certains hommes. On est en 2023, mais sur terre, rien de changé par rapport à 1917... Des morts, des morts et encore des morts pour quelques centaines de mètres de territoire perdues, regagnées... Le monde est toujours aussi absurde, malgré les leçons du passé.

En tant que Française petite blanche, c'est boulversée que je suis sortie de la salle de cinéma bien sûre, mais aussi, et surtout amère... devant l'Histoire de Mon Pays. Il n'y a vraiment pas que du beau, il n'y a vraiment pas que de quoi lever fièrement la tête. La France a vraiment considéré les hommes africains colonisés comme de la chair à canon... puis comme de la chair à pétrole, à diamants.... L'homme blanc exploite partout où il passe...

Pour moi le film est juste... Il montre juste la réalité, on pourrait presque être dans un documentaire, s'il n'y avait cette histoire du père et de son fils. Mathieu Vadepied nous emmène dans les tranchées, sur le front, sous les bombes, dans la peur, dans la nuit... Et dans les camps de retranchement, où tous les coups sont permis, même "entre frère", pour survivre, vivre un peu mieux, éviter le front, fuir...

Omar Sy et Alassane Diong (son neveu dans la vie) sont sobres et parfaits, et donc bouleversants et on est forcément remué par ce jeune garçon qui devient homme en quelques jours et quelques morts au bout de son fusil.

Le film nous montre l'Histoire, mais ne s'attarde pas sur l'horreur physique (blessures etc)... L'objectif je pense est de ne pas être potentiellement "rebutant" pour certains, et de laisser toute la place à la réflexion sur l'injustice de la France envers ses combattants noirs, à qui elle avait tant promis pour ne rien donner au final. Et quand j'entends le racisme primaire et suprémaciste de certains qui n'ont jamais eu à se battre pour rien, ça me donne envie de vomir.

Ce n'est pas un film que j'ai vu par "plaisir", mais pour l'Histoire... Un film à voir par devoir de mémoire, par respect envers ceux qui ont défendu nos terres sans rien y gagner, même pas la liberté d'y vivre, même pas de reconnaissance nationale... Rien, l'"oubli".

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 6 Janvier 2023

Film de Christian Duguay

Avec Pio Marmaï, Mélanie Laurent, Carmen Kassovitz, Kacey Mollet Klein

Synopsis : Née dans le haras de ses parents, Zoé a grandi au milieu des chevaux et n'a qu'un rêve : devenir jockey ! Tempête, une pouliche qu'elle voit naître, va devenir son alter ego. Or, un soir d'orage, Tempête, affolée, piétine le dos de Zoé et vient briser tous ses rêves, elle ne marchera plus. Elle va pourtant s'accrocher, coûte que coûte pendant des années, et va tenter l'impossible pour renouer avec son destin.

Mon humble avis : Un très beau film, avec de superbes images équines et équestres. Film familial, pourquoi pas, mais pas avec de trop jeunes enfants. J'ai en effet vu des mamies quitter la salle avec leurs petits-enfants. Ce n'est pas un film "mièvre" pour enfant sur les chevaux, malgré le titre et le prénom de l'héroïne, et le fait qu'il soit l'adaptation d'un roman jeunesse. On n'est pas dans une histoire rêvée. 

Car il est question de handicap, de résilience, de dépassement de soi, de courage, de la famille qui surmonte les crises. Mais aussi des soucis financiers d'un haras, avec son rachat par un Américain, et l'importance que les chevaux gagnent des courses pour renflouer les caisses... Tout cet aspect-là doit complètement dépasser les trop jeunes.

Tempête offre une plongée dans le quotidien d'un haras, mais aussi, dans le monde des courses hippiques.... Avec entre les deux, les entrainements etc... C'est très intéressant... Le tout filmé par le réalisateur de Jappelou, qui sait donc y faire autant avec les chevaux et les caméras ! A noter, film réalisé quasiment sans doublures.

C'est un film sincère, qui s'intéresse autant aux chevaux qu'aux êtres humains qui les entourent. La gorge se noue puis le sourire ému revient, les émotions et les valeurs défendues sont belles. Le tout porté par des comédiens qui n'ont plus rien à prouver et qui font donc parfaitement le job, sans trop en faire, avec naturel. Il y a une petite nouvelle, qui ne démérite pas du tout bien au contraire ! Faut dire qu'elle a de qui tenir : Carmen Kassovitz, une comédienne à suivre !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 12 Décembre 2022

Film de Bruno Chiche

Avec Yvan Attal, Pierre Arditi, Miou Miou, Pascale Arbillot

Synopsis : Chez les Dumar, on est chefs d'orchestre de père en fils : François achève une longue et brillante carrière internationale tandis que Denis vient de remporter une énième Victoire de la Musique Classique. Quand François apprend qu'il a été choisi pour diriger la Scala, son rêve ultime, son Graal, il n'en croit pas ses oreilles. D'abord comblé pour son père, Denis déchante vite lorsqu'il découvre qu'en réalité c'est lui qui a été choisi pour aller à Milan…

Mon humble avis : Un très beau film, que j'ai beaucoup aimé, qu'apprécieront les mélomanes mais pas que, le sujet étant vraiment universel et transgénérationnel. Ici, il est mis en scène à travers les personnages de deux chefs d'orchestre père et fils... mais il peut se rapporter à bien d'autres domaines et même à la "petite" vie quotidienne.

Il est question de la parentalité, des espoirs d'un père posé sur un fils, du poids de ces espoirs pour le fils, de la peur constante de décevoir, de ne pas être à la hauteur, voire de devenir meilleur que le modèle... Mais aussi de la concurrence entre un père et son fils, limite de la jalousie. Le film nous dit qu'à un moment, il faut oser tracer sa route, être soi-même, se délier des attentes qui pèse sur soi. Ici s'ajoute la célébrité, et la difficulté de se faire un prénom, puisque le nom est déjà fait ! Mais, c'est comme dans la vie, comment ne pas être que "le fils de", "la soeur de" etc...

Et puis c'est aussi une histoire de réconciliation, avec l'autre, avec soi, avec les différences et les choix des autres. J'aurais bien aimé voir, en flash-back, la scène secrète ou père et fils se rejoignent. En tous cas, la fin m'a vraiment surprise, et sincèrement émue.

Donc de belles émotions dans cette histoire, mais aussi des passages plus légers qui amènent à sourire et au final, un film qui fait du bien, et dont on ne boude pas les scènes musicales.

Maestro(s) est évidemment servi par un casting impeccable et bien choisi !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Novembre 2022

Film de Julien Rambaldi

Avec Eye Haïdara, Ahmed Silla, Léa Drucker

 

Synopsis : Angèle, jeune femme ivoirienne, s’en est toujours sortie grâce à sa tchatche et à son culot. Pour s’éviter les représailles d’une bande de malfrats, elle parvient à se faire embaucher comme nounou d’Arthur, un garçon de 8 ans des beaux quartiers.
En découvrant les conditions de travail des autres nounous et leur précarité, Angèle décide de prendre les choses en mains.
Sous l’œil admiratif d’Arthur et avec l’aide d’Édouard, jeune avocat qui ne tarde pas à tomber sous son charme, Angèle va alors se battre pour rendre justice…

 

Mon humble avis : Une bonne petite comédie, rythmée, mais qui n'en fait pas trop, n'oublie pas l'émotion et le message social.

Les femmes du square est un bel hommage à toutes ces immigrées, souvent sans papier, qui travaille scrupuleusement en tant que nounous des riches familles parisiennes, qui bien souvent hélas, ne respectent pas leurs droits, les jettes comme des mouchoirs usagers. Ces femmes qui passent plus de temps avec les enfants qu'elles gardent qu'avec les leurs, quand elle ne travaille pas pour gagner de l'argent et faire venir leur enfant rester au pays. C'est donc un microcosme assez méconnu du grand public que Julien Rambaldi nous fait découvrir ici, nous proposant de vivre les deux pans des vies de ces femmes... Dans les grands appartements lumineux des patrons... et dans les petites chambres de bonne tout juste salubres.

Un film qui utilise l'humour pour dénoncer, pour éveiller les consciences, réveiller le monde devant les injustices que subissent ces femmes dont les droits sont bafoués alors qu'elles tissent de véritables relations avec les enfants dont elles ont la charge.

Et qui mieux que Eye Haïdara pour nous bousculer tout en nous donnant le sourire ? Personne, Julien Rambaldi a parfaitement choisi sa tête d'affiche ! Vous ne connaissez pas Eye Haïdara ?! Mais si, rappelez-vous ! L'assistante forte en gueule et en caractère de Pierre Bacri dans "le sens de la fête !" Rien que pour elle, le film mérite d'être vu. Et comme le reste tient tout à fait la route (bonnes répliques, rebondissements, love story mais pas dégoulinante), pourquoi se priver ? Allez donc faire connaissances avec ces femmes du square ! Vous passerez un très bon moment !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 26 Novembre 2022

Film de Roschdy Zem

Avec Roschdy Zem, Maïwenn, Sami Bouajila

Synopsis : Moussa a toujours été doux, altruiste et présent pour sa famille. À l’opposé de son frère Ryad, présentateur télé à la grande notoriété qui se voit reprocher son égoïsme par son entourage. Seul Moussa le défend, qui éprouve pour son frère une grande admiration. Un jour Moussa chute et se cogne violemment la tête. Il souffre d’un traumatisme crânien. Méconnaissable, il parle désormais sans filtre et balance à ses proches leurs quatre vérités. Il finit ainsi par se brouiller avec tout le monde, sauf avec Ryad…

Mon humble avis : J'aime beaucoup Roschdy Zem et Sami Bouajila en tant qu'acteurs, voilà pourquoi je suis allée voir ce film, même si le sujet m'interpelait aussi.

Roschdy Zem est aussi le scénariste (avec Maïwenn) et le réalisateur. Il s'inspire d'une histoire vécue par son propre frère, et donc par sa famille et lui-même.

Je pensais que le film flirterait plus avec la comédie, or cet aspect-là, pourtant évoqué par certains dont Roschdy Zem, m'a échappé. J'y ai plus vu le côté dramatique.

Celui de la maladie qui frappe un membre d'une famille... Qui se pensait unie... Mais les conséquences de la maladie font remonter pas mal de passif... Avant que tout le monde s'apaise et retrouve le bonheur d'être ensemble dans le partage. On y voit la difficulté et l'incompréhension face à la maladie, mais aussi, la difficulté à supporter le tempérament changeant du patient. Et l'on assiste aussi à la déchéance sociale du malade, qui perd son emploi etc.

Le casting est impeccable, la réalisation aussi... Et pourtant, il m'a manqué quelque chose pour déborder d'enthousiasme. Comme l'impression de survol, que le fond du sujet n'est pas assez exploité... Et que nous avons donc, au final, un énième film sur des règlements de compte familiaux, dans le format chronique, qui nous laisse un peu à l'extérieur.

Mais ce qui change dans ce film... Et bien c'est que nous suivons une famille d'origine maghrébine... Mais que jamais il n'est question des origines, de la religion, des traditions etc... Une famille française, comme toutes les autre, avec ses forces, ses différences internes,  et ses distancions !

Cela reste un joli film, bien réalisé, mais j'en attendais plus !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 13 Novembre 2022

Film d'Edouard Deluc

Avec Pio Marmaï, Camille Chamoux, Philippe Rebbot

Synopsis : Au cœur des Pyrénées, deux amis ont l'idée du siècle pour se sortir de la précarité : lancer une chevauchée fantastique à travers la montagne, pour touristes en mal de nature, de silence, d'aventure.

Mon humble avis : "Les randonneurs" version équine ! Rien de bien nouveau sous le soleil, un scénario type déjà éprouvé mais qui fonctionne toujours, qui amuse, qui pique où ça fait mal, qui divertit... Même si le point de départ est plutôt dramatique : précarité, séparation etc. La réalité sociale n'est pas tue. Avec cette fois-ci, la beauté des paysages pyrénéens, un bon bol d'air, un bain de nature et une atmosphère un peu western, tant dans la photographie que de la bande originale.

Mais dommage, nombres de situations sont comme interrompues et point menées jusqu'au bout. Le film fait une incursion dans le loufoque /barré et ce n'était pas nécessaire. Un personnage est là on se demande bien pourquoi, puisqu'il n'intervient que dans deux ou 3 scènes et ne prononce qu'une phrase ou deux... Etrange. 

Quelques belles scènes émouvantes, notamment dans le rapport à l'animal, l'acceptation de soi, la réconciliation avec soi, et les autres... Et quelques réparties qui font mouche. Bref, assez classique et formaté, malgré un mélange des genres. Disons qu'il manque une touche d'originalité par rapport aux films sur le même thème : vacances galères mais au final, tout le monde est content, tout s'arrange.

Donc au final, "aurait pu mieux faire, pas le film de l'année, mais se regarde sans déplaisir.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 8 Novembre 2022

Film de Nicolas Bedos

Avec Pierre Niney, François Cluzet, Isabelle Adjani, Marine Vacth

Synopsis : Lorsqu’un jeune gigolo tombe sous le charme d’une sublime arnaqueuse, c’est le début d’un plan machiavélique sous le soleil brûlant de la Côte d’Azur. Les deux amoureux sont-ils prêts à tout pour s’offrir une vie de rêve, quitte à sacrifier celle d’une ancienne gloire du cinéma et d’un agent immobilier ?

Mon humble avis : J'ai bien aimé ce film qui passe au vitriol et tourne en ridicule une partie de la population de la Côte d'Azur : Les "riches qui se font passer pour plus riche qu'ils ne sont (comme dit) dans le film, et leurs parasites...

Mascarade nous rend heureux de n'être pas si riche que ça (disons que rien d'essentiel ne me manque) et d'avoir assez d'ambition et d'amour propre pour ne pas se prostituer au sens propre comme au sens figuré, et ne pas voir l'argent comme synonyme bonheur. D'ailleurs, dans ce film, chacun brasse des petites fortunes plus ou moins bien acquises, mais personne n'est vraiment heureux. C'est assez effarant de constater la naïveté des uns et la cupidité des autres. Les naïfs et riches ne cherchent qu'à être aimé par tous les moyens, sans forcément aimer eux-mêmes, ou sans se poser des questions sur leur propres motivations et celles des autres. Bref, des vies de mensonges et d'apparences... S'ils ne sont pas pathétiques dès le début, les personnages le deviennent tous ou presque et participent tous à la mascarade.

Le scénario est vraiment super bien ficelé et tient en haleine, jusqu'à surprendre même à la fin, ajoutant une mascarade supplémentaire aux autres déjà bien empilées, et celle-là, je ne l'ai vraiment pas vue venir. La réalisation est impeccable et les images majestueuses. Le rythme ne faiblit pas, au contraire, la tension monte au fur et à mesure que l'on approche de ce que l'on pense être le dénouement, sur lequel le film s'ouvre...  Les dialogues sont bien souvent aux petits oignons bien acides, mémorables pour certaines répliques.

Rien à redire sur le casting impeccable... Sauf sur Isabelle Adjani, dans la peau d'une vieille star de cinéma plutôt oubliée mais sur le retour.... Certes, elle a le visage "parfait" pour jouer une femme qui plonge dans le jeunisme... le problème est qu'elle fait par moment plus jeune de visage que la magnifique Marine Vacth, et que seul son regard exprime encore de réelles émotions. A mes yeux, elle semble jouer une caricature d'elle-même... Alors qu'Emmanuelle Devos est simplement sublime avec ses rides expressives et son âge.

C'est cruel, cynique, amoral, drôle et palpitant, c'est à l'opposé de ma vie et de ce que je suis, et c'est ça que j'aime aussi au cinéma.... L'opposé ! A ne pas bouder !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 31 Octobre 2022

Film d'Olivier DAHAN

Avec Elsa Zylberstein, Elodie Bouchez, Rebecca Marder

Synopsis : Le destin de Simone Veil, son enfance, ses combats politiques, ses tragédies. Le portrait épique et intime d’une femme au parcours hors du commun qui a bousculé son époque en défendant un message humaniste toujours d’une brûlante actualité.

Mon humble avis : Deux semaines que je reporte ma séance pour de plus ou moins bonnes raisons, j'ai même failli renoncer... Et c'eut été dommage.

Non pas que le film soit parfait à mes yeux... je l'aurais préféré plus linéaire dans les faits, pour y constater mieux l'évolution et du personnage, de l'Histoire, et des mentalités des époques traversées. Mais peu importe... Le réalisateur Olivier Dahan explique son choix... Il souhaitait que chaque moment important de la vie publique de Simone Veil fasse échos, rime avec une période de sa vie passée et personnelle.

Ce film est évidemment dur à regarder, mais aussi fascinant et captivant. En fait, je ne connaissais pas Simone Veil, qui pour moi, se "résumait" (quel horrible mot mais je n'en trouve pas d'autre) à la loi sur l'IVG et sa survivance aux Camps de la mort. Ce qui est déjà admirable et terrible. Mais elle a fait tellement plus que ça... J'ai réalisé dans le noir de la salle obscure tout ce que je devais à cette femme si obstinée, si juste, honnête, si courageuse, dans ma vie de tous les jours. A elle, et sans doute à d'autres que je méconnais. Mais c'est surtout Simone Veil que l'Histoire retiendra il me semble. Elle a tant fait la France, l'Europe, la paix, pour les femmes, les Hommes en général pour qu'ils retrouvent une dignité même dans les pires moments de leur vie... Et le tout, sans étiquette politique. Je ne pense pas qu'il y ait en ce moment des hommes ou des femmes de cette stature dans ceux qui nous gouvernent... Mais j'espère qu'il y en aura d'autres, qui comme elle, feront vraiment changer les choses par intimes convictions humanistes, parce qu'elles sont justes et pas pour la gloriole personnelle et les petites guéguerres médiocres entre politicien. 

Nombre de scènes se déroulent dans les années 70, ma décennie de naissance.... Et j'ai été choquée de constater un tel machisme, un tel sexisme, une telle misogynie dans les hémicycles politiques d'alors... Les femmes étaient vraiment considérées comme de la triple merde incapable et non dignes de respect si elles sortaient de leur cuisine. Même si le chemin sera encore long avant que les femmes soient vraiment considérées comme les égales des hommes, il y a tout de même eu quelques avancées à ce niveau-là... Au moins dans les lois, même si certains individus, publics ou non, ont bien du mal à les appliquer et à les respecter.

Bref, c'est un film à voir... Un film qui parle de transmission, et d'obstination à transmettre et à installer une vie plus juste pour que... plus jamais ça. Et étant donnée l'actualité politique de certains pays européens, ce film n'en n'est que plus d'actualité, pour que les consciences collectives et individuelles ne s'endorment pas sur leurs lauriers et leurs conforts... On y voit également les évolutions sociales et sociétales en France, dont certaines m'avaient échappé à cause de ma jeunesse...  Au-delà du beau portrait d'une femme, ce film est aussi une chronique historique.

Inutile d'ajouter que la distribution est impeccable... Elsa Zylberstein et Rebecca Marder incarnent une Simone Veil plus que convaincante en différentes périodes de sa vie... Et aussi, le plaisir de revoir Elodie Bouchez sur grand écran.

En fait, ce film donne espoir. Oui, c'est comme ça que je le ressens... Dans les hautes sphères de la magistrature, du pouvoir et de la politique, il a existé des personnes intègres et justes... Alors, peut être que cela peut arriver de nouveau...

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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