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Publié le 15 Novembre 2019

Film de Nicolas Bedos

Avec Guillaume Canet, Daniel Auteuil, Fanny Ardant, Doria Tillier

 

Synopsis :  Victor, un sexagénaire désabusé, voit sa vie bouleversée le jour où Antoine, un brillant entrepreneur, lui propose une attraction d’un genre nouveau : mélangeant artifices théâtraux et reconstitution historique, cette entreprise propose à ses clients de replonger dans l’époque de leur choix. Victor choisit alors de revivre la semaine la plus marquante de sa vie : celle où, 40 ans plus tôt, il rencontra le grand amour...

Mon humble avis : L'idée du scénario est vraiment excellente et fait preuve d'une belle inventivité. Evidemment, avec Nicolas Bedos aux manettes et aux dialogues, cela ne peut qu'être percutant. Oui, mais il y a aussi beaucoup de tendresse et de belles réflexions sur la nostalgie, sur ce que l'on a fait de sa vie, et ce que l'on peut toujours en faire, malgré l'usure du temps, et l'amour fané, faute d'eau fraîche dans le vase. La belle époque aborde donc avec subtilité et humour plein de petits moments plein de magie.

Ce film est aussi un bel hommage au cinéma et au théâtre, qui emmènent ailleurs, qui ramènent là où l'on veut, ou les décors et le jeu n'empêche pas l'émotion et le reflet de leurs effets sur chacun. Ce retour en décors de théâtre dans les années 70 donne un charme réel à cette histoire. Retourner dans le passé peut parfois être un point de départ pour se réinviter soit même. Donc des éloges oui, mais pas que...

Et pour une fois, à mon humble avis... Le bât blesse au niveau de Guillaume Canet, ou en tout cas, dans son personnage, agaçant au possible, imbuvable et donc les caprices et colères gâche l'atmosphère délicate et surannée qui s'installe. En fait, ses interventions sabotent l'émotion qui s'installe. Son "histoire d'amour" avec sa comédienne est de trop, elle envahit ce qui n'avait pas besoin de l'être. Et le résultat est un aspect un peu brouillon, où chaque départ de feu serait éteint comme si le personnage de Guillaume Canet voulait absolument nous priver de nos émotions et de notre propre questionnement. 

Car évidemment, à la sortie de ce film, on se demande... Et si je pouvais revivre une période personnelle ou historique, laquelle choisirais-je ? Bonne question ! Un medley des meilleurs moments vécus en Guadeloupe entre 1999 et 2001 peut-être pour le perso. Et pour l'historique ? Avoir 20 ans dans les années 70 et être à Woodstock !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 5 Novembre 2019

Film d'Yvan Attal

Avec Yvan Attal, Charlotte Gainsbourg, Eric Ruf, Ben Attal

 

Synopsis :  Henri est en pleine crise de la cinquantaine. Les responsables de ses échecs, de son manque de libido et de son mal de dos ? Sa femme et ses quatre enfants, évidemment ! A l’heure où il fait le bilan critique de sa vie, de toutes les femmes qu’il n’aura plus, des voitures qu’il ne conduira pas, un énorme chien mal élevé et obsédé, décide de s’installer dans la maison, pour son plus grand bonheur mais au grand dam du reste de la famille et surtout de Cécile, sa femme dont l’amour indéfectible commence à se fissurer.

 

 

Mon humble avis : Autant le dire de suite, mes "coséanceurs" étaient bien plus mitigés que moi quant à ce film... que j'ai adoré ! Oui, vraiment, je me suis éclatée tout au long de l'histoire.

Yvan Attal réussit brillamment le mélange de deux genres : la comédie hilarante et le drame. En tant que spectatrice, j'ai beaucoup ri de bon coeur jusqu'à ce que certains passages m'émeuvent et méritent silence et réflexion intérieure. On peut dire que cette famille est gratinée et aucun de ses membres n'échappent n'échappe à ce qualificatif, quelles que soient les différences de chacun.

Mon chien stupide est l'adaptation (modernisée et épurée de certains passages) du roman éponyme de John Fante, paru en 1985... que je n'ai pas lu encore mais, suite à ce film, ça pourrait s'envisager ! C'est donc un film sur un livre qui est lui-même sur un autre livre ! 3 couches donc !

Cette histoire est très politiquement incorrecte ! En effet, Henri, en pleine crise de la cinquantaine, met la somme de ses échecs (dont surtout son manque d'inspiration d'auteur) sur le dos de ces enfants, et ce pas toujours avec bonne foi. Il ne rêve que du départ de ses enfants, il veut sans débarrasser. Et l'arrivée de Stupide le chien dans la famille va servir de détonateur à une situation déjà explosive. Ajoutez à cela le temps qui passe, la fatigue, la lassitude, les regards dans le rétroviseur, les rêves jamais réalisés, l'usure du couple, le machisme, les différents caractères forts qui composent une famille censée être un nid douillet, vous avez là les principaux ingrédients de ce film bien piquant et épicé, et bien sûr, sans temps mort ni baisse de régime !

De ce fait, nous avons des situations et des dialogues DELICIEUX, drôlissimes, cyniques à souhait. Ce film est loin d'être lisse, il est drôle, féroce et très touchant et, à mes yeux, parfaitement interprété. A voir évidemment !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 28 Octobre 2019

Film d'Olivier Nakache et Eric Toledano

Avec Vincent Cassel, Reda Kateb, Hélène Vincent

 

Synopsis :  Bruno et Malik vivent depuis 20 ans dans un monde à part, celui des enfants et adolescents autistes. Au sein de leurs deux associations respectives, ils forment des jeunes issus des quartiers difficiles pour encadrer ces cas qualifiés "d'hyper complexes".

 

 

Mon humble avis : Un film bouleversant et d'une absolue nécessité. Un film d'utilité publique, sociale, médicale et humaine. Un film qui prouve l'urgence de la situation et cette urgence est particulièrement ressentie et "accentuée" par un tournage à caméra à l'épaule. On suit Vincent Cassel et Reda Kateb H24, dans toutes les situations qu'ils rencontrent, et ce, toujours sur le fil... Hors normes n'est pas précisément un film sur l'autisme, mais une dénonciation grand public du manque de moyens d'encadrement et de prises en charge de ces personnes en grand handicap en France.

Hors normes est tiré d'histoires vraies, et inspiré d'associations et de personnes réelles. Les autistes sont joués par des autistes... Aussi, on peut imaginer le travail d'immersion et d'adaptation que ce film a du représenter tant en préparation qu'en tournage, tant par les réalisateurs que pour les comédiens. Chapeau archi bas pour Vincent Cassel et Reda Kateb et tous les autres d'ailleurs, car on sent un travail d'équipe en bienveillance magistral. Nakache et Toledano l'ont déjà prouvé, ils ont le sens des dialogues percutants, une fois de plus. Et cela fait du bien, apportant de temps en temps un léger humour ou une dose de causticité bien placés et qui font mouche et disent les choses comme elles doivent être dites !

Dans ce film, tout est hors normes... Les enfants et adolescents autistes dont personnes ne veut, à qui la société n'offre aucun cadre humain et approprié à leur pathologie. Les associations qui font un travail de dingue et obtiennent des résultats, mais le tout sans autorisations officiels, sous le mode de la "débrouille", sans le sous, dans des conditions hors normes etc.... Des institutions et des milieux hospitaliers, débordés et non armés pour ces pathologies, font eux même appels à ses associations... C'est le serpent qui se mord la queue, dans cette France qui ne prend pas ses responsabilités et préfère s'embourber dans la lenteur administrative, la suspicion et les normes officielles, avant de se rendre compte qu'elle n'a rien de mieux à proposer... Sont hors normes également ces jeunes de banlieue désocialisés et sans place dans la société, qui parviennent, par un encadrement adéquat et une formation sur le terrain, à trouver leur place et une raison d'être en devenant référent d'un enfant autiste. La preuve qu'avec patience et logique, tout le monde peut trouver sa place et jouer un rôle dans la société. Il suffit de trouver le meilleur chez chacun et le laisser s'exprimer. Il y a d'ailleurs un parallèle entre ces jeunes de banlieue et les autistes... "On" les croit vides, alors qu'ils sont pleins de ressources.

Enfin, sont hors normes ces deux hommes que vouent toute leur vie à leurs associations et aux jeunes autistes, en en oubliant leur vie personnelle, en se battant contre vents et marées, en y croyant dure comme fer, parce que parfois, un petit miracle, un petit progrès chez un de leurs jeunes leur prouve qu'ils ont raison de persévérer dans leur combat. Et puis, sans eux, où iraient la quarantaine d'autistes dont ils se chargent ? Nulle part, car en France, ils n'ont nul part où aller... Et oui, ces associations hors normes sont indispensables.

Un film sur l'appel à l'espérance et à l'ouverture et à la tolérance, notamment dans le milieu de l'entreprise. Un film à voir, qui remue évidemment, qui émeut. Un film dont il faut parler pour que personne n'ignore cette réalité et qu'enfin, les pouvoirs politiques et sociaux mettent en place des structures adaptées... Ah oui, mais c'est vrai, ça coûte de l'argent et il paraît qu'en France, il n'y en n'a plus... Par pour cela en tout cas...

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 14 Octobre 2019

Film de Nicolas Vanier

Avec Jean-Paul Rouve, Mélanie Doutey, Louis Vasquez

 

Synopsis :  Christian, scientifique visionnaire, étudie les oies sauvages. Pour son fils, ado obnubilé par les jeux vidéos, l’idée de passer des vacances avec son père en pleine nature est un cauchemar. Pourtant, père et fils vont se rapprocher autour d’un projet fou : sauver une espèce en voie de disparition.

 

 

Mon humble avis : Ce film est un bijou, une rivière de diamants ! Magnifique à tous points de vue ! C'est un film qui, évidemment, s'adresse à toute la famille !

Les visuels sont simplement époustouflants de beauté : que ce soit au niveau des paysages ou des volatiles, les prises de vue sont exceptionnelles et offrent un sacré bon bol d'air.

L'histoire, inspirée en partie d'une histoire vraie, est très touchante et pédagogique. Elle montre l'importance de préserver la biodiversité... quelques soient les moyens ! Le tout est de s'investir, de s'engager, de connaître, d'avoir des idées et d'y croire, aussi incongrues que ces idées puissent être. Et oui, qui ne tente rien n'a rien. Mais, il faudrait surtout que la lourdeur administrative française s'allège un peu...

Les relations humaines sont très importantes dans le film. On voit un gamin geek se transformer au contact de son père fantasque, qui parvient à l'intéresser à sa passion et à lui transmettre. Le rapprochement père fils qui s'opère devant nos yeux fait vraiment du bien, autant qu'aux personnages qui rayonnent de plus en plus au fil de la croissance des oies et de l'avancée du projet fou et titanesque. Donne-moi des ailes montre donc aussi une belle reconstruction familiale. Une fois de plus, Jean-Paul Rouve m'a bouleversée. Il est si juste dans ce genre de rôle. Les autres comédiens sont bien sûr tout aussi excellents, et menton spéciale au jeune Louis Vasquez. Mais ce Jean-Paul Rouve en sauveur d'oie du fin fond de sa Camargue et qui devient enfin père, c'est juste magistral !

Donne-moi des ailes, film sur l'environnement et la transmission émerveille, émeut et fait rire, car certaines situations sont bien cocasses mais on reste toujours dans le "mignon", le frais, le naturel. Bref, Donne-moi des ailes nous donne des ailes pendant presque deux heures, nous permet d'y croire encore, et fait de nous des oiseaux. Oui, on vole.... avec les oiseaux au dessus de la moitié de l'Europe.

A voir absolument, à revoir même... A montrer au grand d'aujourd'hui et de demain (donc les petits actuels !).... pour que notre planète reste toujours aussi belle et peuplée d'une belle diversité animale !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Octobre 2019

Film de Géraldine Nakache

Avec Géraldine Nakache, Leïla Bekhti, Patrick Timsit

 

Synopsis :  Vali et Mina sont deux sœurs que tout oppose. L’une est chanteuse, rêveuse et émotive. L’autre est thérapeute, distante et rationnelle. Leur père finit par trouver l’occasion rêvée pour peut-être les réconcilier : Vali a décroché une audition à Paris et c’est Mina qui va devoir l’y emmener.

 

Mon humble avis : Un coup de coeur pour moi ! Cela ne veut pas forcément dire que c'est le film du siècle, mais juste qu'il m'a beaucoup "parlé" et touchée.

Une comédie... où l'on rit... dramatique... qui nous émeut, sans doute en fonction de la sensibilité propre à chacun, de l'histoire personnelle aussi.

Que les allergiques à Céline Dion (et oui, il en existe), se rassurent ou ne  se ferment pas une belle porte, "J'irai où tu iras" n'est pas un film sur la vedette et sa musique (celle du titre) n'est entendue qu'une fois ou deux.

En fait, le film porte sur l'intime, sur le fonctionnement familial après un deuil, celui d'un des deux parents... Et la difficile communication entre tous en fonction de personnalité de chacun, de sa façon de vivre le deuil, de l'exprimer. Et de s'en relever, d'une façon ou d'une autre.

J'irai où tu iras montre magnifiquement les voies et voix que les uns et les autres peuvent choisir, parfois inconsciemment. Il y a celle qui ne vit que par et pour son travail très altruiste, celle qui a retrouvé la voix et une certaine forme de bonheur et de vie grâce à la chanson. Et enfin le père qui ne pense qu'à alléger ses filles par ses blagues, son excentricité et ses petites habitudes (tocs ?) qui créent un lien de reconnaissance familiale et affectueuse. L'humour comme bouclier, avec des moments mémorables !

Et dans tout cela, la personne qui semble la plus "handicapée" des sentiments ou de la vie n'est pas forcément celle que l'on pense. Encore que ? Et de toute façon qui sommes- nous pour juger la façon dont chacun exprime ses sentiments, qu'ils soient enthousiastes et mélancoliques ? Pour mépriser la façon que chacun à de se relever, quelque soit la béquille utilisée ? Plutôt que de juger, mieux vaut sans doute faire un pas vers l'autre et commencer à comprendre, prendre conscience de cette différence de fonctionnement intime.

Tout ceci est parfaitement mis en scène par Géraldine Nakache, dans un film rythmé et piquant, drôle et émouvant, mais sans pathos. Le tout en misant sur sa complice de toujours pour interpréter sa soeur : Leila Behkti. Elles sont toutes les deux au diapason dans leur antipode. Et, et, Patrick Timsit succulent dans ses bizarreries et son coeur qui déborde pour ses filles.

Vraiment j'ai adoré ce film aussi bien senti que mené.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 8 Octobre 2019

Film de Nicolas Pariser

Avec Fabrice Luchini, Anaïs Demoustier, Nora Hamzawi

 

Synopsis :  Le maire de Lyon, Paul Théraneau, va mal. Il n’a plus une seule idée. Après trente ans de vie politique, il se sent complètement vide. Pour remédier à ce problème, on décide de lui adjoindre une jeune et brillante philosophe, Alice Heimann. Un dialogue se noue, qui rapproche Alice et le maire et ébranle leurs certitudes.

 

 

Mon humble avis : Ce film est résolument brillant... Même parfois un peu trop, je plaisante. Mais en fait, il est tellement dense en pensées et dialogues à la lisière de la philosophie que l'on aimerait parfois pouvoir appuyer sur le bouton "pause" pour assimiler vraiment ce qui y est dit, et pouvoir méditer sur notre propre avis sur les questions et sujets qui y sont débattus.

Dans ce film, le rôle de Fabrice Lucchini lui impose d'être relativement abattu, donc point ou peu d'envolée "Lucchinienne"... Mais au contact d'Alice, l'étincelle revient dans les yeux de ce maire déprimé et alors là, c'est délicieux, toute l'évolution se fait par petites étincelles discrètes et délicates.

Les grands débats de ce film portent sur les "Idées", l'action et la réalité du terrain. Les grands intellectuels et/ou politiques qui planent à cent lieues au-dessus de la mer sans être conscient qu'ils parlent chinois au peuple dont ils se disent très près et préoccupés.

Il est évidemment question de vanité et de modestie, assez rare dans le milieu politique, fût-il qu'"au niveau" d'une grande cité comme Lyon. D'ailleurs, ce fameux milieux (et toute sa cour) et gentiment égratigné et moqué par Nicolas Pariser, le réalisateur, qui donne ici un film qui devient de plus en plus une valse à mille temps, mais compté en minutes. Du genre : "dans 3 mn, le maire vous reçoit 2 mn". Pour la simple citoyenne que je suis, tout ce ballet de couloir, d'escalier, d'entre-porte et de convoi humain parait tellement ridicule, risible et disproportionné... Bref, il flotte comme une marée de sérieux avec des vagues de vanité... C'est comique... Et encore, nous ne sommes pas à l'Elysée ! Ce film offre un beau face à face entre l'ancien monde de la culture, de la philosophie et de la littérature comme mode de pensée au nouveau, formé par les technocrates et les communiquants.

Bref, Nicolas Pariser montre de l'intérieur ce milieu politique auquel plus grand monde ne croit. Et dans cette ruche, il y a une magie qui s'installe, avec l'arrivée d'Alice, dont le rôle est de donner conseils et idées au maire. La présentation de son poste est hilarante ! Le duo que forment Fabrice Lucchini et Anaïs Demoustier est aussi subtil que délicieux !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 2 Octobre 2019

Film de Nicolas Boukhkrief

Avec Sandrine Bonnaire, Charles Berling, Pablo Pauly, Jérémy Senez

 

Synopsis :  1999 - Olloy - Les Ardennes belges.
Un enfant vient de disparaître. La suspicion qui touche tour à tour plusieurs villageois porte rapidement la communauté à incandescence. Mais un événement inattendu et dévastateur va soudain venir redistribuer les cartes du destin…

 

 

Mon humble avis : L'adaptation du roman éponyme de Pierre Lemaitre est bien réussie, et très fidèle à son atmosphère et à la tension qui s'y installe au fur et à mesure que le piège se referme sur le personnage d'Antoine.

La réalisation est sobre et oppressante, mais sans exagération. Pierre Lemaitre fait une apparition surprise et rapide dans le personnage du procureur.

J'avais "audiolu" ce roman il y a quelques mois, juste après une opération chirurgicale, donc autant dire, un peu beaucoup dans les vapes et la douleur. Le film m'a donc permis de rafraîchir ma mémoire et de décelé peut-être certaines subtilités perdues dans mes brumes post-opératoires. L'aspect thriller psychologique m'a plus sautée aux qu'aux oreilles lors de mon audiolecture.

Ce polar social reste bien glaçant et laisse libre le spectateur de juger ou non ce coupable innocent, dont le crime du mensonge est bien plus grave que le geste commis et qui aura des répercutions bien plus lourdes que la potentielle justice et qui le gardera à jamais prisonnier d'une vie qu'il n'a pas choisi, face à ses victimes.

Une histoire très prenante, au début classique mais au développement très subtile, brillamment interprétée. A voir donc !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 13 Septembre 2019

Film de Cédric Klapisch

Avec François Civil, Ana Girardot, François Berléand, Camille Cottin

 

Synopsis :  Rémy et Mélanie ont trente ans et vivent dans le même quartier à Paris. Elle multiplie les rendez-vous ratés sur les réseaux sociaux pendant qu'il peine à faire une rencontre. Tous les deux victimes de cette solitude des grandes villes, à l’époque hyper connectée où l’on pense pourtant que se rencontrer devrait être plus simple… Deux individus, deux parcours. Sans le savoir, ils empruntent deux routes qui les mèneront dans une même direction… celle d’une histoire amour ?

 

 

Mon humble avis : Deux moi est un très joli film, entre ombre et lumière, ou plutôt de l'ombre vers la lumière. Un film doux sur les duretés de la vie et le chemin pour les surmonter. Un film sur le deuil, sur les deuils, puisque la vie nous en impose de nombreux, depuis la perte d'un être cher, jusqu'aux changements qui paraissent anodins, en passant par les séparations. Ces événements qui vécus différemment par chacun, à son rythme, mais parfois ne peuvent être digérés à cause du comportement de l'entourage. Et tout cela peut exploser et mener à la dépression....

Dans ce film, le chemin vers la lumière passe par la psychothérapie. Et ainsi, Cédric Klapisch tord judicieusement et subtilement le bras de ceux qui pensent que les psychothérapeutes sont des charlatans, ou que seuls les timbrés du ciboulot sont concernés par les "psy". Klapisch prouve que l'image encore trop bien ancrée dans la pensée collective est erronée.

Le film est donc un chemin vers la rencontre de soi-même, qui va permettre la rencontre de l'autre, la VRAIE rencontre, qui ne sera basée sur aucun mensonge, par action ou par omission. Car il faut d'abord être deux vrais "moi" pour pouvoir être nous. Evidemment l'on devine bien que nos deux héros qui ne font que se croiser, se suivre sans se voir ni se rejoindre, comme deux parallèles dans leur quotidien sont destinés l'un à l'autre pour l'infini. Mais quand ? Des petits signes, mignons, montre que leurs chemins se rapprochent (telle une fumée de cigarette, une musique entendue, un chat qui entre dans leur vie), mais il faut que ce soit le bon moment...

Deux moi est magnifiquement réalisé et interprété (par Ana Girardot et François Civil, qui ont déjà tourné avec Cédric Klaspisch dans "Ce qui nous lie", superbe film également). Mon petit bémol est que j'y ai trouvé quelques petites longueurs... Mais en même temps, Rome ne s'est pas faite en un jour, donc ses petites longueurs sont en adéquation avec le scénario et l'objectif du film. Un bel objectif, maîtrisé et parfaitement atteint.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 9 Septembre 2019

Film de Julien Rappeneau

Avec François Damiens, André Dussolier, Maleaune Paquin

 

Synopsis : Le jeune Théo, surnommé « Fourmi », aimerait redonner de l’espoir à son père, Laurent, un grand gaillard solitaire et désabusé par la vie. L’occasion se présente quand Théo est sur le point d’être recruté par un grand club de foot anglais.

 

 

Mon humble avis : Ah ! Enfin une pépite ! Enfin un film qui fait du bien, dont on sort avec la banane et le coeur apaisé. Un film où l'espoir renaît, grâce à un petit garçon tout mignon et bon joueur (en tant qu'acteur, en tant que footballeur, et dans la vie) soit dit en passant.

Certes ce film est peut-être plein de bons sentiments mais rien n'est gratuit et surtout, il n'écarte pas les grosses difficultés, celles des parents qui se répercutent sur les enfants. Ce film peut sans problème être vu en famille.

François Damien livre une excellente prestation de père alcoolique qui va enfin se ressaisir et grandir grâce à son fils qui lui donne un but dans la vie.

Le petit Théo invente un mensonge qui paraît gros comme un nuage, mais ce mensonge emmène toute la commune sur ce nuage. Les gens se reparlent, sont de nouveaux joyeux et fiers de leur commune. Un jeune garçon agoraphobe et geek, qui vit enfermé, va même remettre le nez dehors. Tout le monde s'unit derrière le petit Théo et les conséquences de ce mensonge dépassent Théo. Oui, mais celui-ci est découvert...  Et bien l'on se dit que le bien qu'il a provoqué n'est pas vain, loin de là. Et puis, sait-on jamais ? A force de mettre toute sa force, son imagination pour faire croire à ce mensonge, la vie pourrait peut-être apporter quelque surprise non ?

Et Fourmi, pourquoi un tel titre ? C'est le surnom que la meilleure amie de Théo lui donne. Mais les fourmis sont aussi l'espèce animale où il y a le plus d'entraide communautaire.

Même si ce film ne révolutionne pas le cinéma, Fourmi est une tendre et émouvante comédie familiale qui fait du bien, qui fait du bien, qui fait du bien ! Alors, pourquoi s'en priver ?

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Août 2019

Film de Ira SACHS

Avec Isabelle Hupper, Brendan Gleeson, Marisa Tomeï

 

Synopsis :  Frankie, célèbre actrice française, se sait gravement malade. Elle décide de passer ses dernières vacances entourée de ses proches, à Sintra au Portugal.

 

 

Mon humble avis : Comme je me suis.... ennuyée ! Mes "coséanseurs" ont un peu plus apprécié que moi, mais aucun enthousiasme débordant dans notre équipe.

Il faut beaucoup de temps pour comprendre le lien réel entre les personnages, à savoir leur degré de familiarité entre eux et avec Frankie. Du coup, impossible dans les premiers temps de saisir l'éventuelle subtilité de leurs rapports.

Les personnages ne font que se croiser et s'éparpiller, donc le film est comme une succession de saynètes dont le puzzle tarde à se former, et lorsqu'il est achevé, on se demande vraiment dans quel sens il faut le regarder.

On passe beaucoup de temps à voir les acteurs arriver sur un lieu, puis à les voir repartir du lieu. Et dans les dialogues souvent courts, voire inachevé, les personnages sont si distants entre eux qu'ils peinent vraiment à faire passer des émotions alors que le synopsis laisser penser que le film pourrait être vraiment émouvant.

Il semble que toute l'action se déroule sur une journée... Etonnant tout ce que les gens ont le temps de faire dans une journée, tout en ne faisant rien... Impression d'errements ne menant à pas grand-chose.

Et puis, comme je m'ennuyais, j'ai noté des fautes de raccord, des manques de crédibilité...  J'ai vu le film en VO, sachant que les personnages s'expriment tantôt en Anglais, tantôt en français, suivant leur nationalité et leur lieu de vie. Et comme par hasard, le peu de Portugais rencontrés au cours du film parle un Anglais très fluide, sans aucune hésitation de vocabulaire etc... Même un ado qui n'a pas eu le temps de vivre 10 vies s'exprime parfaitement dans la langue de Shakespeare !

Cette chronique d'un deuil annoncé est donc très déroutante, et si qualités il y a, elles doivent être discrètes... Donc si vous aimez les films discrets et mornes, allez-y. Mais de mon côté, je n'ai vraiment pas aimé et je me languis de voir un film qui me réjouisse pleinement, il me semble que ces derniers temps, le cinéma ne m'a pas emportée plus que ça. Mais de très bons films sont annoncés dans les semaines à venir, donc ça ne saurait tarder ! 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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