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Publié le 1 Juin 2019

Film , Sibyl, avis, Virginie Efira

Film de Justine Triet

Avec Virginie Efira, Adèle Exarchopoulos, Gaspard Ulliel

 

Synopsis : 

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Le film est présenté en compétition au Festival de Cannes 2019

Sibyl est une romancière reconvertie en psychanalyste. Rattrapée par le désir d'écrire, elle décide de quitter la plupart de ses patients. Alors qu'elle cherche l'inspiration, Margot, une jeune actrice en détresse, la supplie de la recevoir. En plein tournage, elle est enceinte de l'acteur principal… qui est en couple avec la réalisatrice du film. Tandis qu'elle lui expose son dilemme passionnel, Sibyl, fascinée, l’enregistre secrètement. La parole de sa patiente nourrit son roman et la replonge dans le tourbillon de son passé. Quand Margot implore Sibyl de la rejoindre à Stromboli pour la fin du tournage, tout s'accélère à une allure vertigineuse…
 

 

Mon humble avis : J'ai détesté ce film, je m'y suis ennuyée, je l'ai trouvé tellement malsain. Et pourtant, j'avais une envie dingue de le voir, quitte à déplacer plusieurs fois ma séance dans mon agenda. Parce que j'aime beaucoup l'actrice Virginie Efira.

Celle-ci crève toujours l'écran ici mais je ne sais pas, les émotions ne sont pas passées, ne m'ont pas envahie. Tout ou presque m'est passé au-dessus de la tête et bien loin du coeur. Quelle déception ! Même les histoires de manipulation psychologique sont bien faibles et peu réalistes.

Et pourtant, le scénario était autant alléchant que la distribution. Mais il est beaucoup trop sinueux, tant dans les névroses de chaque personnage que dans le temps, entre passé, présent, imagination... D'ailleurs, il y a même des personnages dont on peine à dire quels liens réels les unissent à cette Sibyl. Les invraisemblances ne manquent pas et les scènes de sexe, qui reviennent à un rythme régulier comme s'il fallait réveiller l'intérêt du spectateur, mettent très mal à l'aise. Quant à Adèle Exarchopoulos, il n'y a quasiment pas de scène où elle n'est pas larmoyante. Bref, j'ai eu envie de baffer un peu tout le monde dans ce film, qui ressemble plus à une "masturbation psychique et névrotique collective" qu'au film annoncé comme frôlant le génie et une actrice au sommet de son art. D'ailleurs, puisqu'il est question de sexe... il y a vraiment un truc qui m'énerve. Pourquoi, dans les scènes de C... se sont toujours les femmes qui se touchent ou qui se font toucher les parties intimes et jamais les hommes ? Sans doute parce que l'aspect extérieur masculin ferait basculer le film dans la catégorie X.  Pas très féministe tout cela... La femme doit tout montrer et l'homme rien. Où est l'égalité là-dedans ?

Le film s'achève en eau de boudin et la conclusion ou la leçon du film, "Ma vie est une fiction, j'en fais ce que je veux"...ne colle pas du tout avec l'atmosphère du film. Non mais, du gnangnan comme ça après ce défilé de névroses, de qui se moque-t-on ?

A moins, à moins que... Tout soit imaginé par la romancière Sibyl, que rien ne soit réel, que Sibyl ne s'inspire pas de son quotidien pour écrire son roman ? Là, ce serait une autre vision du film passablement intéressante, mais je ne pense pas être sur le bon chemin...

Bref, à éviter.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 26 Mai 2019

cinéma, claude Lelouch, avis, blog

Film de Claude Lelouch

Avec Jean-Louis Trintignant, Anoul Aimée, Marianne Denicourt, Monica Bellucci

 

Synopsis :  Ils se sont connus voilà bien longtemps. Un homme et une femme, dont l’histoire d’amour fulgurante, inattendue, saisie dans une parenthèse devenue mythique, aura révolutionné notre façon de voir l’amour.
Aujourd’hui, l’ancien pilote de course se perd un peu sur les chemins de sa mémoire. Pour l’aider, son fils va retrouver celle que son père n’a pas su garder mais qu’il évoque sans cesse. Anne va revoir Jean-Louis et reprendre leur histoire où ils l’avaient laissée…

 

 

Mon humble avis : Les plus belles années d'une vie est un beau film, mais un Lelouch, donc comme souvent, lorsque les lumières se rallument, on est un peu dérouté, hésitant. A-t-on aimé ou pas ? 

Tous les ingrédients sont là pour aimer en tout cas... La mélancolie, la nostalgie, l'amour. La mémoire et les souvenirs qui sont là, parfois, peut-être, on ne sait pas. Ils viennent et repartent, magnifiés, imaginés, rêvés, ou bien réels. Réels, ils le sont bien pour elle, Anouk Aimé. Pour Jean-Louis Trintignant, on ne sait pas. Personne ne sait et même Claude Lelouch laisse un flou là-dessus... A chacun d'interpréter le film.

Quoiqu'il en soit, c'est avec justesse, finesse, délicatesse que Lelouch film ses acteurs et ce qu'ils ont à se dire, à se faire comprendre, à se rappeler cinquante ans après leur rencontre. Il y a vraiment beaucoup d'émotion, dans des non-dits, dans des regards perdus ou au contraire bien fixes, un sourire soudain qui vient de si loin dans le temps. Beaucoup d'instant de grâce tant les deux acteurs sont merveilleux. Et comme Lelouch insère des passages d'origine "d'un homme une femme", il est forcément émouvant de constater le vieillissement et ses effets, inégal suivant les êtres. Alors évidemment, c'est aussi un film sur la vieillesse et la mémoire qui s'effrite. Mais ce que ce film dit c'est que dans la vie, il ne faut pas hésiter à vivre des moments forts, car ce sont ces moment là qui résistent à l'usure de la mémoire et au temps.

L'interprétation magistrale mérite à elle seule cette séance de ciné, malgré quelques longueurs et le style Lelouchien parfois difficile à saisir, à cerner. Mais je pense que Jean-Louis Trintignant mériterait moult récompenses officielles, tant on croit en son personnage. On a vraiment l'impression d'être face à une personne atteint d'Alzheimer et c'est bouleversant.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 8 Mai 2019

Film de Guillaume Canet

Avec Marion Cotillard, François Cluzet, Gilles Lellouche, Laurent Laffite...

 

Synopsis :  Préoccupé, Max est parti dans sa maison au bord de la mer pour se ressourcer. Sa bande de potes, qu’il n’a pas vue depuis plus de 3 ans débarque par surprise pour lui fêter son anniversaire ! La surprise est entière mais l’accueil l’est beaucoup moins... 
Max s’enfonce alors dans une comédie du bonheur qui sonne faux, et qui mettra le groupe dans des situations pour le moins inattendues.
Les enfants ont grandi,  d’autres sont nés, les parents n’ont plus les mêmes priorités...  Les séparations, les accidents de la vie... Quand tous décident de ne plus mettre de petits mouchoirs sur les gros bobards, que reste-t-il de l’amitié ?

 

 

Mon humble avis : Bon, la presse égratigne pas mal, moi, j'encense, même les arguments évidents me manquent pour le faire. C'est vraiment du ressenti personnel. 

J'aime retrouver ces personnages, cette bande de potes dont je pourrais être, ou dont l'un des protagonistes me ressemble tant qu'il pourrait être moi. Bon certes, dans ce groupe d'ami, y'a du pognon, quoique... Mais sinon....

Huit ans se sont écoulés depuis Les petits Mouchoirs. Huit ans pour nous, spectateurs, mais aussi pour les personnages... Donc, on a tous évolué, qu'on le veuille ou non. On apprend juste au début qu'il y a eu une dispute 3 ans plus tôt avec Max et que personne ne l'a revu depuis... Au fil du film, Guillaume Canet donne des indices pour emplir ses neufs années de vie de Marie et les autres, dont nous ignorons tout, au début. Et tout est fait avec délicatesse, juste quelques phrases à droite à gauche.

Guillaume Canet a toujours l'art de nous faire passer du rire aux larmes, de l'extrême légèreté aux situations dramatiques et bouleversantes, mais sans en faire des tonnes. Avec lui, c'est comme dans la vraie vie... Avec des acteurs qui m'époustouflent toujours, Marion Cotillard en tête... et un cadre naturel toujours aussi idyllique !

Ces retrouvailles de potes sont vraiment touchantes, avec les uns qui ont mûrit, les autres qui découvre la galère et, finalement, l'amitié plus forte que tout et l'humanité.  C'est "mes amis, mes amours, mes emmerdes", avec une bande originale qui donne une patate d'enfer ! Pour moi, cette suite est une parfaite et réussite, toute en justesse ! Simple et vraie. Bon, Guillaume, tu nous réunit de nouveau ta bande de potes dans 8 ans ? Perso, j'aimerais vraiment bien et ce serait forcément intéressant, humainement parlant, de tous les retrouver avec 8 ans de plus dans les pattes !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 6 Mai 2019

Mais vous êtes fous, cinéma, affiche, Pio Marmaï

Film d'Audrey Diwan

Avec Pio Marmai, Céline Sallette, Carole Franck

 

Synopsis :  Roman aime Camille, autant qu'il aime ses deux filles. Mais il cache à tous un grave problème d'addiction, qui pourrait mettre en péril ce qu'il a de plus cher. L'amour a-t-il une chance quand la confiance est rompue?

 

 

Mon humble avis : Mais vous êtes fous est vraiment un film coup de poing, qui pourrait vous laisser K.O s'il n'était pas aussi un film démontrant la bienveillance dont l'humain est aussi parfois capable.

La bande annonce le dit... et dès le début, on est mis dans le bain... Roman est addicte à la cocaïne en secret de tous, sauf de son dealer évidemment... Un soir, Bianca, la fille du couple, fait une crise de convulsion... Les analyses médicales le prouvent... C'est une overdose de cocaïne.

Dès lors, deux questions se posent, pour la police et pour l'avocate de Roman... Comment la petite fille a-t-elle était empoisonnée par la drogue ? Et était-ce un acte volontaire ? Les réponses viendront et seront étonnantes. Elles prouvent à elles seules que les conséquences d'une telle addiction sont bien méconnues et du grand public, et des drogués eux-mêmes.... Ce film démontre vraiment et à la perfection les dégâts inimaginables provoqués par des stupéfiants, ici, la coke. Sur le consommateur lui-même (ça, on le sait en général), mais aussi sur l'entourage.... Et ce, aussi au niveau médical.

Après, il y a aussi évidemment le sujet de la trahison, de la confiance trahie. Et l'Amour dans tout cela ? Mais vous êtes fous, qui est inspiré d'une histoire vécu, montre un aspect assez inédit pour moi de l'amour dans un couple... Il peut y a voir amour plus fort que tout.... et même si la confiance est rompue à jamais malgré les efforts pour la retrouver ou la mériter de nouveau, celle-ci ne revient jamais. Mais une autre forme d'amour apparaît et ici, les adultes parviennent avec intelligence à vivre autrement... par amour justement d'eux-mêmes et surtout de leurs enfants.

Ce film est magnifiquement interprété et prend aux tripes, avec des passages durs bien sûrs, des moments de suspens qui arrêtent le temps (mais nous ne sommes pas dans un thriller, "juste" dans une vie de famille en crise). Mais il donne une belle note d'espoir.... Avec du courage et un bon entourage, tout le monde peut se sortir de cette merde, même si certaines cicatrices ne se referment jamais tout à fait. Evidemment, la leçon première de "Et vous êtes fous" est de ne jamais commencé à consommer toutes ces merdes que l'on peut vous proposer à droite à gauche et qui semblent dans un premier temps solutionner quelques problèmes. Non ce sont des vraies merdes... Et même si vous ne vous aimez pas mais que vous aimez vos proches, alors jamais, n'y touchez jamais. Car, en vous mettant en danger, vous en faites sans le savoir courir un danger potentiellement mortel pour ceux qui vous sont essentiels.

A voir, évidemment !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 24 Avril 2019

cinéma affiche , Raoul Taburin, Benoït Poelvoord

Film de Pierre Godeau

Avec Benoît Poelvoorde, Edouard Baer, Suzanne Clément, Victor Assié

 

Synopsis :  Raoul Taburin, c’est l’histoire d’un petit garçon devenu grand sans savoir faire du vélo. L’histoire d’un immense malentendu vécu comme une malédiction. Un imposteur malgré lui.

 

 

Mon humble avis : Un film qui sent bon le soleil  et la poésie de la Provence, ça fait du bien ! Ca réchauffe, tout en étant rafraîchissant. Ca donne envie se laisser aller à être bien, et de sourire tout simplement... Oui simplement... 

Raoul Taburin est un film simple, sans prétention, parce qu'il n'en n'a pas besoin. Son objectif n'est pas dans les grands effets ni quoique ce soit.... L'univers du film montrant le bonheur d'une vie simple dans un environnement bienveillant.

Les décors naturels sont magnifiques. Le petit village où se déroule l'histoire est charmant, reposant, même si évidemment, certaines devantures ont retrouvé un aspect rétro pour respecter une atmosphère d'un autre temps, même si quelque part atemporelle... Comme celle de Sempé, puisque Raoul Taburin est inspiré d'une bande dessinée de Sempé.

J'ai beaucoup aimé les symboliques que délivre cette belle histoire.... La difficulté de vivre dans le mensonge.... Mais aussi, le fait que parfois, même si  celle-ci née d'un malentendu, il est aussi plus facile de vivre dans une légende de soit même que de confronter notre réalité au regard des autres, même si pour soi-même, la position n'est pas forcément agréable. Le film montre bien le poids du regard des autres devant une faille personnelle, une différence, une honte inavouable.

L'humour est fin et tout n'est que délicatesse et tendresse... Sans mièvrerie et pourtant ce film est vraiment adapté à un public familial. Une jolie fable optimiste, où rayonnent tous les comédiens, Benoit Poelvoorde et Edouard Baer en tête !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 16 Avril 2019

Film d'Etienne Chatiliez

Avec Sabine Azéma, André Dussolier, Eric Berger

 

Synopsis :  16 ans plus tard, Tanguy, qui a maintenant 44 ans, revient chez ses parents avec sa fille Zhu sous le bras car Meï Lin l’a quitté. Catastrophés de voir leur "tout-petit" dans cet état, Paul et Édith font tout pour lui redonner goût à la vie, sans réaliser que ce faisant, ils tressent la corde pour se pendre. Car Tanguy recommence à se sentir bien chez ses parents…

 

 

Mon humble avis : Un grand succès il y a 16 ans.... et un prénom qui est presque devenu un nom commun.... Tout le monde sait ce qu'est un Tanguy...

Oui mais les Tanguy reviennent à 40 ans chez leurs parents... Un divorce, une perte d'emploi ou les deux à la fois parfois...

C'est le point de départ de ce nouvel opus de cette famille.... Seize ans plus tard, après s'être fait largué par sa chinoise de femme, Tanguy quitte la Chine et débarque chez ses parents, son adolescente de fille sous le bras.

Alors, certes, le film ce regarde bien, on jubile devant le duo que forme Sabine Azéma et André Dussolier, leur complicité crevant l'écran. Et puis eux-mêmes ont pris de l'âge et font face à d'autres soucis de la vie, liés à l'âge. Mais si l'on apprécie le film, c'est plus par nostalgie du premier que par réelle réussite du second... 

Celui-ci est très long à démarrer, même si Tanguy débarque assez vite dans l'histoire. Le rythme s'accélère enfin quand viennent les vengeances et la férocité pour faire déguerpir le rejeton quadra... Mais cette guéguerre ne dure guère longtemps et n'offre pas beaucoup de nouveauté par rapport au premier film.

En fait, ce n'est qu'à mi film que les rires commencent à s'élever dans la salle.

Certes, la fin offre un rebondissement inattendu, du genre l'arroseur arrosé... Mais bon, la réelle impatience à voir ce film n'est pas franchement récompensée.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 14 Avril 2019

cinéma,  lutte des classes, Edouard Baer

Film de Michel Leclerc

Avec Edouard Baer, Leïla Bekhti, Ramzy Bedia, Tom Levy

 

Synopsis :  Sofia et Paul emménagent dans une petite maison de banlieue. Elle, brillante avocate d’origine magrébine, a grandi dans une cité proche. Lui, batteur punk-rock et anar dans l’âme, cultive un manque d’ambition qui force le respect ! Comme tous les parents, ils veulent le meilleur pour leur fils Corentin, élève à Jean Jaurès, l’école primaire du quartier. Mais lorsque tous ses copains désertent l’école publique pour l’institution catholique Saint Benoît, Corentin se sent seul. Comment rester fidèle à l'école républicaine quand votre enfant ne veut plus y mettre les pieds? Pris en étau entre leurs valeurs et leurs inquiétudes parentales, Sofia et Paul vont voir leur couple mis à rude épreuve par la « lutte des classes ».

 

 

Mon humble avis : Suite aux avis très élogieux de mes proches sur ce film, j'en attendais un peu plus. Il n'empêche, La lutte des classes est drôlement bien fichu et pensé. Très actuel, très contemporain et sociétal évidemment... Du fond sérieux avec une tranche d'humour par-dessus... L'humour est aussi l'image du détachement et aux idées arrêtées de Paul.... Qui évidemment, ne mènent pas loin dans la problématique de cette famille. Aussi, l'humour tend à disparaître doucement, pour laisser plus de place à la gravité du sujet.

Ici, le sujet principal est l'école... de la république, et donc le fondement de notre avenir... Et bien sûr, le film pointe le doigt sur les illogismes nombreux que l'on trouve dans l'univers scolaire.... L'école publique qui manque de moyens. La mixité  raciale et culturelle qui se déplace vers les écoles privées offrant plus de moyens, un meilleur enseignement et surtout, un encadrement plus strict... du fait de l'absence des cancres aussi. Curieux aussi de constater qu'à l'école publique, donc laïque, le sujet de la religion entre les gamins est bien plus présent qu'en école privée.

Bref, tout cela est bien mis en scène et nous mets en face de la complexité de notre monde actuel et de ses contradictions. La lutte des classes met les adultes face aux limites de certaines de leurs convictions ou de leurs idées bien arrêtées, et surtout de leurs répercussions sur leurs enfants dans leur environnement scolaire. Car pas facile pour un enfant éduquées dans des convictions qu'aucun de ses camarades de classe ne connait, de partage ou même ne conçoit. Bref, les convictions ne sont pas toujours faciles à respecter et parfois... ben il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis...

Et bien sûr, le fil dénonce les préjugés et les amalgames religieux ou sociétaux, ce qui est inévitable avec lorsque l'on traite d'un tel sujet.

Un film qui fait rire mais pas que... Qui pousse à la réflexion sur le reflet de notre société... mais aussi, qui fait passer un bon moment de ciné.... Grâce à des comédiens que l'on a toujours plaisir à retrouver sur grand écran !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 8 Avril 2019

Film d'Eric Lavaine

Avec Alexandra Lamy, José Garcia, Michaël Youn, Anne Marivin

 

Synopsis :  Béatrice célèbre avec les siens la sortie de son livre, dans lequel elle raconte l’accident de son mari qui a bouleversé leur vie. Frédéric a perdu la vue et ne peut s’empêcher de dire tout ce qu’il pense : c’est devenu un homme imprévisible et sans filtre bien que toujours aussi drôle et séduisant. Mais ce livre, véritable hymne-à-la-vie, va déclencher un joyeux pugilat car même si Béatrice a changé les noms, chacun de ses proches cherche à retrouver son personnage. Le groupe d’amis et la famille tanguent… mais certaines tempêtes sont salutaires.

 

 

Mon humble avis : La presse n'est pas vraiment tendre envers ce film... Et bien moi, je vais l'encenser !... Par ce qu'il le vaut bien.

Il y a un peu "des petits mouchoirs", des "Bronzés", "du Prénom", du "Barbecue" dans ce film, avec toute une galerie de personnages "bien campés"...

Un film sur des potes en vacances.... Donc forcément, de l'humour, des personnalités que s'exacerbent, des piques affectueuses et d'autres beaucoup moins. 

Mais attention, il y a aussi et surtout le handicap... A savoir, José Garcia qui est devenu aveugle 5 ans plus tôt suite à un accident de scooter. Aveugle mais pas que... Une atteinte neurologique le désinhibe dans les gestes et la parole... Il possède la mémoire du passé mais celle du présent s'efface au fur et à mesure.

Alors, il y a le comportement de l'entourage, les soutiens étouffants, les absents (et l'on apprend pourquoi). Ce film est avant tout un formidable hommage aux accompagnants (aidants) des handicapés, en l'occurrence, ici, celui de l'épouse. L'admirable et lumineuse Alexandra Lamy, malgré le poids qui pèse sur ses épaules. Le jeu de José Garcia est aussi très bluffant.

Et puis il y a ce fameux livre écrit par Béatrice sur l'histoire de son mari et ses conséquences, cette autofiction où les noms ont été modifiés et où chacun des amis semblent si reconnaître, pas forcément dans le bon personnage, et sans forcément saisir le sens des mots de l'auteur...

Il y a vraiment de bonnes répliques très drôle et d'autres qui transpercent le coeur, qui montre la bêtise humaine, la jalousie et l'incapacité des uns à se mette à la place des autres... L'un des personnages balance tout de même à Béatrice : "Tout le monde n'a pas la chance d'avoir eu de l'argent qui tombe du ciel"... En l'occurrence, cet argent est celui de l'assurance suite à l'accident qui a bouleversé la vie de Béatrice et son mari...

Ce film, qui ne va pas dans le pathos mais qui met les choses au clair est très subtil, fin, délicat et très intelligent... L'humour est là pour le rendre évidemment tout public et pour qu'il ne soit pas plombant. Et puis il montre aussi que malgré tout, la vie reprend, la vie continue, même si différemment. Et c'est avant tout un film plein d'amour et je le redis, un merveilleux hommage aux accompagnants  (aidants) des personnes en situation de handicap. A voir bien sûr !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 31 Mars 2019

film Rebelles Allan Mauduit cinéma

Film d'Allan Mauduit

Avec Yolande Moreau, Cécide de France, Audrey Lamy

 

Synopsis :  Sans boulot ni diplôme, Sandra, ex miss Nord-Pas-de-Calais, revient s'installer chez sa mère à Boulogne-sur-Mer après 15 ans sur la Côte d'Azur. Embauchée à la conserverie locale, elle repousse vigoureusement les avances de son chef et le tue accidentellement. Deux autres filles ont été témoins de la scène. Alors qu'elles s'apprêtent à appeler les secours, les trois ouvrières découvrent un sac plein de billets dans le casier du mort. Une fortune qu'elles décident de se partager. C'est là que leurs ennuis commencent...

 

 

Mon humble avis : Et oui, c'est assez longtemps après sa sortie (par rapport à d'habitude) que je vous présente ce film... j'ai été quelque peu immobilisée par une opération chirurgicale et la convalescence.

Curieusement, j'attendais un peu autre chose de ce film. Un peu plus ? Différent ? Je ne saurais trop dire... Rebelles est en fait un film de gangsters un peu déjanté, rock'n roll et humour noir. Les femmes y tiennent le premier rôle, ça c'est le côté fun et assez inédit du film. Ensuite, la force de Rebelles est son trio d'actrices... Délicieux, redoutable, équilibré dans les différents caractères et hilarant...évidemment !

Ce film, un peu polar, un peu thriller, un peu comédie féministe, est aussi une chronique sociale, qui une fois de plus et à mon regret, se passe dans le ch'nord, oups, les Hauts de France.... A travers le cinéma, on dirait vraiment que la misère sociale n'existe que dans ma région natale... Et une fois de plus, ça me gonfle un peu... Même si cela montre aussi une autre image de nouzotes, la débrouillardise, la solidarité etc...

Bon c'est parfois un peu décousu, ça part un peu dans tous les sens, mais Rebelles reste un bon divertissement et un excellent jeu de comédiennes !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 26 Mars 2019

Film, cinéma, Daniel Auteuil
Qui m'aime me suive

Film de José Alcala

Avec Catherine Frot, Daniel Auteuil, Bernard Le Coq, Solam Dejean Lacréole

 

Synopsis :  Gilbert et Simone vivent une retraite agitée dans un village du Sud de la France. Le départ d'Étienne, son voisin et amant, le manque d'argent, mais surtout l'aigreur permanente de son mari, poussent Simone à fuir le foyer. Gilbert prend alors conscience qu'il est prêt à tout pour retrouver sa femme, son amour.

 

 

Mon humble avis : Qui m'aime me suive ! Pour moi, un bon petit film charmant, avec un léger côté Road Moovie (ben oui, il faut la suivre Mamie Simone). Un genre de cinéma qui m'est très agréable, même s'il ne me transporte pas non plus dans le firmament. 

De superbes paysages, une luminosité solaire qui fait du bien, et des comédiens que l'on aime, dont le nom sur une affiche suffit à nous amener au cinéma.

C'est une comédie avec de bonnes répliques, quelques bons rires, mais ce n'est pas un gag à la minute. Pas de lourdeur. Et une grande affection qui grandit pour chacun des personnages, aussi antipathiques puissent- ils paraître en début de film.

J'aime ces histoires où l'enfant qui parait va apprivoiser le vieux bourru qui semble incurable. J'aime ces personnages qui sont à un tournant de leur vie (ici la retraite) et qui se retrouvent libres ou non de prendre de nouvelles décisions, aspirant à autre chose, en regrettant d'autres, qui savent désormais dire non à une vie routinière et subie... Et c'est ce "non" qui va changer les choses, même si rien n'est facile, et que la nouveauté s'use vite aussi, et que l'amour et 35 ans de vie commune ne s'efface pas d'un coup de baguette magique. Et ce "non" ouvre aussi les yeux des autres et amène de belle réflexion et remise en cause personnelle.

Qui m'aime me suivre est donc un film plein de générosité, de tendresse, d'humour, de douceur amère, et de joyeuses fantaisies. Un film qui fait du bien, à voir donc !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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