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Publié le 20 Novembre 2024

Film de John Wax

Avec Audrey Lamy, Eden Lopes, Nicolas Chupin

Synopsis : Pauline est la maman d’Andréa, 6 ans et demi, un petit garçon formidable à qui on a diagnostiqué un TSA : un « trouble du spectre autistique ». Il n’est pas vraiment au niveau mais il est toujours scolarisé et s’apprête à faire sa rentrée en grande section de maternelle. Pour Pauline, sans revenus fixes et récemment séparée de Fabrice, le père d’Andréa, tout semble concourir à faire de sa vie une succession d’échecs. Or pour Andréa, c’est une année cruciale qui va déterminer s’il peut ou non rester scolarisé et obtenir ainsi une meilleure chance de voir son état s’améliorer. Mais pour cela, Andréa a besoin de stabilité et pour Pauline, la lui apporter, c’est un peu (beaucoup) gravir l’Himalaya en tongs…

Mon humble avis : Ce film est une livre adaptation de la pièce de théâtre éponyme de Marie-Odile Weiss, où celle-ci raconte son quotidien de mère célibataire d'un jeune garçon autiste.

Dans ce film, on va des larmes au sourire, en passant par quelques instants de rire. Heureusement, il y a dans l'entourage de Pauline des personnages bien salés qui prête donne par moments des aspects comiques à cette chronique quasi quotidienne.

Audrey Lamy, qui est de toutes les scènes, est bouleversante et très convaincante en mère courage dépassée. Quant au jeune Eden Lopes, qui interprète le petit Andréa, il est tout simplement bluffant. Certes, il a été coaché pour acquérir démarche, gestes, débit de parole d'un enfant lourdement autiste, il n'empêche, on ne peut que saluer sa prestation qui apporte tant à la réussite de ce film.

Ce film devrait être vu par tous, pour qu'enfin l'autisme soit réellement connu dans toute sa diversité, dans toutes ses conséquences, et loin de clichés et lieux communs distillés par les médias parce que spectaculaires. Dans cette histoire, on voit parfaitement la détresse parentale devant les obstacles que la vie et les administrations dressent face aux parents d'enfants différents. Manque d'accompagnement, de structure, de compréhension de la part du citoyen lambda. Ici, tout se déroule sur une année scolaire... Il est donc question d'école inclusive... Sauf que le problème est que manifestement, les maitresses d'école ne sont pas formées, et encore moins informées sur la nature réel du handicap qu'est l'autisme. En début d'année l'institutrice d'Andréa pense que celui ci joue du piano tel un prodige etc... Alors que l'enfant ne sait pas tracer un cercle. En France, on manque cruellement d'informations réelles, non médiatiques.

Au pied de l'Himalaya est un très beau film, très touchant, une belle déclaration d'amour à cet enfant différent, et un hommage à ces parents et les quelques aidants qui les entourent. Entre gravité et légèreté, il peut séduire tout le monde. Des passages très forts m'ont fait venir la larme à l'oeil. A voir sans hésiter.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Novembre 2024

Film de Clint Eastwood 

Avec Nicholas Hoult, Toni Collette, Zoey Deutch

Synopsis : Alors qu'un homme se retrouve juré d'un procès pour meurtre, il découvre qu'il est à l'origine de cet acte criminel. Il se retrouve face à un dilemme moral entre se protéger ou se livrer.

Mon humble avis : Depuis le temps qu'on le dit, ce film est sans doute vraiment la dernière réalisation de Clint Eastwood, 94 ans... Et quel final ! Quel film ! Quelle puissance psychologique ! On en sort K.O, avec besoin de parler, de se questionner, de se rassurer sur la justice en général et... sur soi-même... Peut-on savoir jusqu'où va notre éthique, voilà la grande question du film.

Car oui, ce film s'adresse d'abord au plus profond de notre être, à la bonne opinion que nous avons en général de notre morale personnelle, sans que jamais nous n'ayons été confrontés au pire, à un cas de dilemme aux conséquences potentielles dévastatrices pour soi, notre entourage, ou pour l'autre. Il y a dans ce film l'éternelle question que résume parfaitement JJ. Goldman dans sa chanson culte "Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt"... Sur ce sujet, Juré N°2 est vraiment un film magistral, qui bouleverse, remue... Et donne peut-être les limites de la moralité... et de la justice... Qu'un homme soit de suite jugé pour ce qu'il est et non pour ce qu'il a peut-être fait et qu'un autre ne le soit pas parce qu'il est "bien sous tous rapports". La moralité fait pencher dans un sens... mais... Eastwood laisse chacun se débrouiller avec l'ambiguïté morale.

Juré N°2 est un film de procès, mais surtout de délibération du jury, puisque c'est là qu'il s'étend le plus, c'est là que tout peut basculer dans un sens ou dans l'autre, c'est là que la tension, le suspense et l'inconnu montent, montent, montent... Et Eastwood de pointer du doigt la faillibilité d'un système judiciaire dont dépend le reste de la vie d'un homme :  Enquête bâclée, jurés qui n'ont pas envie d'être là et ne pensent pour certains qu'à retourner au plus vite chez eux, visées et conséquences politiques pour un magistrat... Eastwood démonte l'ordre établi, les certitudes d'une justice et de son système pensées pour les privilégiés, distille du doute là où la société n'en met plus... Et montre que la justice, sans preuve irréfutable, est parfois bien illusoire.

La réalisation de ce huis clos est parfaite, épurée mais ne néglige aucun détail. Tout est limpide pour le spectateur qui n'est jamais perdu ni dans la procédure, ni dans ce qui est dit. Et pourtant, le trouble est partout, jusque dans les expressions faciales du jurés N°2 qui ne peut partager avec personne son effroi et son débat intérieur.

En fait, ce film donne le vertige... Le vertige devant ce qui s'y passe, et devant ce dont personne n'est à l'abri, où qu'il soit assis dans le tribunal. Et moi, je me dis que jamais ô grand jamais, je ne voudrais être juré d'un procès.

Un film captivant, implacable et magistral, à ne pas manquer !

A noter tout de même, tout ce drame prend naissance à cause d'un téléphone portable dans une voiture...  2 secondes d'inattention et...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 31 Octobre 2024

Film De Gilles Lellouches

Avec François Civil, Adèle Exarchopoulos, Mallory Wanecque, Malik Krikah

 

Synopsis : Certaines scènes violentes peuvent heurter un jeune public

Les années 80, dans le nord de la France. Jackie et Clotaire grandissent entre les bancs du lycée et les docks du port. Elle étudie, il traine. Et puis leurs destins se croisent et c'est l'amour fou. La vie s'efforcera de les séparer mais rien n'y fait, ces deux-là sont comme les deux ventricules du même cœur...

Mon humble avis : Un film qui me divise, alors on va prendre la bonne vieille méthode du pour et du contre !

Pour :  L'originalité ! C'est certain qu'on ne voit pas souvent ce genre de film dans les productions françaises, cette espèce de mélange des genres : Romance, violence, gangsters, drame social, adolescence, musical. Il est évoqué une comédie romantique ultra violente. Le côté comédie je ne l'ai pas vu, parce que l'humour, bien présent par moments, notamment dans des dialogues, est purement situationnel et non général dans le ton du film... qui lui est plutôt grave. Pour moi, la prédominance reste dramatique.

La bande originale, excellente ! 

Un visuel parfaitement réussi, on est au coeur des années 80/90, tant au niveau des lumières que des décors, que de m'ambiance. La caméra est maitrisée, et le montage hallucinant, fougueux et frénétique. On est par moment comme dans un clip, ou sur une pochette de disque de l'époque.

Un casting de haute volée. Du côté des comédiens déjà plus que confirmés, pas surprenant. Mais du côté des jeunes... Il y a la de la graine de star. Mallory Wanecque, que j'ai déjà vue dans plusieurs films, a déjà tout d'une grande. Sûr qu'une grande et belle carrière l'attend, si elle fait les bons choix.

 

Contre : La longueur... 2h40, alors qu'on n'est ni dans un péplum, ni dans un film historique etc... Et encore, Gilles Lellouche a coupé 1h de rush... Franchement, nombre de scène de gangsters auraient pu être écourtées, voire supprimées.

A trop mélanger les genres, le risque est de perdre ceux qui ne sont pas fan d'un certain genre. En l'occurrence, les films de gangsters ultra violents, ce n'est pas ma came. Avec un titre comme "l'amour ouf" je pensais avoir plus d'amour que de battes de base-ball. Si la première partie, plutôt charmante, peut toucher, la deuxième n'est quasi que violence de gang et l'amour y est bien absent. Un tel titre et si peu d'amour à l'écran, c'est un peu trompeur. Certaines scènes sont très violentes, même si suggérées car le visuel nous est souvent épargné, psychologiquement, c'est bien là. Trop de coups de poings, pas assez d'amour.

En fait, je retiens surtout le gâchis de ce drame social. Mais ai-je été bouleversée par cet amour ouf, non. Car il est pour moi trop absent de l'écran. Peut-être qu'il y a un peu trop de tout pour avoir le temps de s'émouvoir. Cependant, je ne regrette pas ma séance, ne serait-ce que pour l'aspect visuel du film, et cette plongée dans les années de ma jeunesse, même si je ne les ai pas vécues dans le même milieu social.

L'avis de Pascale

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 14 Octobre 2024

Film de François Ozon

Avec Hélène Vincent, Josiane Balasko, Ludivine Sagnier, Pierre Lottin

Synopsis : Michelle, une grand-mère bien sous tous rapports, vit sa retraite paisible dans un petit village de Bourgogne, pas loin de sa meilleure amie Marie-Claude. A la Toussaint, sa fille Valérie vient lui rendre visite et déposer son fils Lucas pour la semaine de vacances. Mais rien ne se passe comme prévu.

Mon humble avis :  J'étais partie pour aller voir Lee Miller... Et à mon entrée dans le hall du ciné, le caissier dit haut et fort "salle complète pour Lee Miller"... Qu'il est loin le temps du Covid où nous n'étions qu'une poignée à chaque séance. Et c'est tant mieux... Impensable de de rentrer chez moi "bredouille", donc c'est parti, à l'aveugle sans rien savoir de ce film pour "Quand vient l'automne".

Un bon film bien qu'il soit sacrément diesel. Mais j'ai aimé cette histoire et ses personnages. On sort de la séance troublé, hésitant sur nos sentiments envers les protagonistes. Il y a la raison, qui voudrait qu'on les juge, et les sentiments qui fait qu'on les aime, malgré ce qu'ils ont (peut-être) fait ou tu. Car ces personnages ne méritent-ils pas une autre chance, un autre regard que celui  imposé par leur passé ?  Michelle, Marie-Claude et son fils Vincent sont tous en manque d'amour et/ou victime de leur réputation. Ils pensent tous bien faire... Certes, dans cette histoire, il y en a une qui protège son fils au mépris de son amitié "à la vie à la mort" avec son ancienne collègue. Mais Michelle et Vincent, sont ils mauvais, ou aux abois ? Méritent ils le mépris qu'ils inspirent à leurs proches ou à leur entourage... D'ailleurs, même les actes qui déclenchent les drames, sont ils vraiment accidentels ? On sort du cinéma avec un doute, surtout pour l'acte de Michelle... J'aime ce doute là, qui me laisse libre de "condamner" ou pas leurs auteurs, loin de toute législation... A moi de définir ma frontière entre le bien et le mal. Juste le contexte et mon âme et conscience.

Autour de cela, il y a l'automne... La saison des champignons. Mais sur le sentier de la vie, l'automne est aussi l'aube de l'hiver et de sa longue nuit... La vieillesse, la solitude, le quotidien routinier et rituel, la perte des proches, les bilans, la transmission. Et ici, la retraite d'une profession dont on parle peu au cinéma. Je ne peux en dire plus sous peine de spoiler ce film ambigu, superbement réalisé et très justement interprété. Mais avec de telles actrices à l'affiche, il ne pouvait en être autrement.

Une intrigue originale, aussi troublante que perturbante et deux héroïnes complexes et hors du commun. A voir. Et faites-vous votre opinion... Michelle est elle juste une mamie gâteau délaissée ou une femme vénéneuse prête à tout pour l'amour de son petit-fils ? Ozon nous livre ici un comme un thriller émouvant et très intéressant, qui va au delà des apparences, dans un sens comme dans l'autre.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 18 Septembre 2024

Film de Daniel Auteuil

Avec Daniel Auteuil, Grégory Gadebois, Alice Belaïdi, Gaétan Roussel

Synopsis : Depuis qu’il a fait innocenter un meurtrier récidiviste, Maître Jean Monier ne prend plus de dossiers criminels. La rencontre avec Nicolas Milik, père de famille accusé du meurtre de sa femme, le touche et fait vaciller ses certitudes. Convaincu de l’innocence de son client, il est prêt à tout pour lui faire gagner son procès aux assises, retrouvant ainsi le sens de sa vocation.

Mon humble avis : Un film qui joue sans cesse sur le fil... Celui de nos émotions, de nos certitudes, de nos doutes, de l'apparence de la vérité... Tout peut basculer sans cesse... Et le fil, le petit bout fil bleu retrouvé coincé sous l'ongle de la victime c'est aussi l'unique preuve potentielle de la culpabilité de Nicolas Milik... Un fil qui peut décider d'un verdict, d'une vie libre d'innocent ou emprisonnée de coupable... La justice parfois ne tient qu'à un fil... Tout comme la possibilité d'une erreur judiciaire. La justice est-elle la vérité alors qu'elle ne repose bien souvent que sur l'intime conviction.

Voilà le fil de ce film magistral, qui vous tient en haleine, ou plutôt en apnée, du début à la toute toute fin, qui après deux rebondissements des plus inattendus, vous laisse complètement abasourdis... Et qui vous fait dire que c'était à un fil...

Beaucoup d'humanité dans cette réalisation de Daniel Auteuil, autour de son personnage d'avocat qui veut par-dessus tout sauver son client, alors que sa magistrature ne lui demande que de le défendre. L'atmosphère y est tendue, voire étouffante et trouble, et les images rendent parfaitement cela... même si là est mon unique bémol... La caméra joue énormément sur la profondeur de champs, sur un focus qui n'est pas vraiment précis qui passe d'un personnage en premier plan à celui en deuxième plan... Donc beaucoup de flou, et de grain à l'image. Cela m'a été tellement peu agréable que j'ai reculé de quelques rangs dans la salle, pensant un moment que ma vue me jouait des tours. Bref, je n'ai pas aimé la photographie de ce film, alors que son découpage, et chaque plan sont judicieusement élaborés.

Cette histoire est inspirée de faits réels, et cela fait froid dans le dos. Aime-t-on un innocent ou un coupable. L'accusé est-il démoniaque ou juste un innocent paumé simplet, à côté de ses pompes, pas gâté par la vie, un colosse aux pieds d'argile ? Ce qui est sûr c'est que jamais je n'aurais pu être avocate et que j'espère ne jamais être convoquée comme membre d'un jury dans un tribunal.

Un twist final tranchant, saisissant, effroyable même.

A voir, très très bon film, si l'on met de côté ma réserve visuelle. Et on n'en n'attendait pas moins, un Grégory Gadebois exceptionnel !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Août 2024

Film d'André Téchiné

Avec Isabelle Huppert, Hafsa Herzi, Manuel Pérez Biscayart

Synopsis : Lucie est une agent de la police technique et scientifique. Son quotidien solitaire est troublé par l’arrivée dans sa zone pavillonnaire d’un jeune couple, parents d’une petite fille. Alors qu’elle se prend d’affection pour ses nouveaux voisins, elle découvre que Yann, le père, est un activiste anti-flic au lourd casier judiciaire. Le conflit moral de Lucie entre sa conscience professionnelle et son amitié naissante pour cette famille fera vaciller ses certitudes…

Un petit film en passant, avant de revenir dans 10 jours :)

Mon humble avis : Un film sur tout ce qui nous sépare... La vie / la mort... et surtout, les opinions politiques.  Une amitié peut-elle survivre à leurs divergences profondes. C'est la question intelligente, assez inédite me semble-t-il, que pose ce film. Ici, une relation de voisinage, qui devient amitié exclusive, alors que l'une cache qu'elle est policière et que l'un est un black bocs bien connu des services de police justement.

La bande annonce est alléchante, et distille une sacrée tension... Que l'on retrouve dans le film, mais à dose homéopathique, avec un manque cruel de relief, d'un rythme un tant soit peu prenant et d'un dénouement un peu plus percutant. Tout est en lenteur, en répétition de scènes... Notamment, celles d'Isabelle Huppert qui fait son jogging comme un forcenée... robotisée. En même temps, à 71 ans, j'imagine que je n'aurais pas une allure plus naturelle qu'elle.

De plus, j'ai eu l'impression que le film cumulait les manques de crédibilité... Isabelle Huppert est mesurée lors d'une scène... 1.58... Alors que la taille minimale d'une femme dans la police est d'1.63 m... Hafsa Herzi est prof dans le secondaire, sans doute français, histoire géo ou philo, vu les copies bien griffonnées de texte qu'elle doit corriger. Or son élocution, même si d'un français tout à fait correct, est très proche d'une jeune de banlieue quant à l'accentuation. De même, deux personnages on va dire quinquagénaire, d'origine africaine mais arrivés en France à l'âge de 5 ans, ont encore un accent africain ultra prononcé alors que chacun est fonctionnaire de police, dont l'un à priori, haut gradé. Ce genre de détails, je les remarque, peut-être parce que je m'ennuie.

Et pourtant, l'idée était bonne, celle de montrer le vivre ensemble malgré les opinions opposées, celle de montrer que personne n'est toute noire ni toute blanche... mais vouloir y ajouter les fantômes des morts, une flic complètement paumée qui devient dépendante d'une relation malsaine, c'est un peu trop de mélange pour traiter avec profondeur le sujet principal. D'ailleurs, plutôt que les scènes avec le fantôme de son conjoint, j'aurais préféré que plus de temps soit laissé à Yann, le black boc lorsqu'il expose le pourquoi de ses convictions anti-flic et anticapitalistes et qu'Isabelle Huppert lui renvoie les contradictions d'un tel raisonnement dans la figure. Car ce Yann, qui aime détruire tout ce qui représente le capitalisme, est tout de même bien content, en tant qu'artiste peintre, de trouver des gens fortunés pour lui acheter ses toiles...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 17 Juillet 2024

Film de Takis Candelis

Avec Bernard Campan, Raphaël Brottier, Maria Apostolakea

Synopsis : Sur l'île de Kalamaki en Grèce, Yannis, un jeune enfant autiste, rythme ses journées en mesurant l'ordre du monde : les bateaux qui accostent, les prises des pêcheurs, le va-et-vient des clients du café. L'arrivée inattendue de son grand-père, Alexandre Varda, homme d'affaires de renom qu'il n'a jamais rencontré, va perturber l'équilibre fragile de son quotidien. Malgré leurs différences apparentes, une relation profonde et bouleversante se tisse entre ce grand-père distant et ce petit-fils aux talents singuliers.

Mon humble avis : Je garde un excellent souvenir de ma lecture de "L'enfant qui mesurait le monde", de Metin Arditi, aussi, j'ai voulu voir son adaptation ciné, et vue qu'hier soir il tombait des trombes d'eau, rien d'autre à faire que d'aller en salle obscure... Et puis je savais que ce film serait la promesse de ciel bleu, de Méditerranée, de petites ruelles à maison blanche, de petite terrasse avec trois clients en bord de mer, sans forcément tomber dans l'image d'épinal... Bref, de la lumière et l'atmosphère bucolique d'une petite île grecque hors saison touristique.

Tout cela est bien présent dans le film et est donc très agréable et apaisant à regarder. Les photos sont belles, les cadres bien pensés.

L'histoire reste prenante - malgré de nombreuses libertés par rapport au roman) les personnages attachants et très bien interprétés. De tout cela, rien à redire.

Par contre, par rapport à mes souvenirs littéraires, je pense que Takis Candelis a fait des choix peut-être pas très judicieux. En effet, il semble oublier le titre, "L'enfant qui mesurait le monde" au profit d'un sujet secondaire : le projet de construction d'une ignoble complexe hôtelier sur un site naturel et historique magnifique. Projet contre lequel, feu sa fille, se battait. A force de donner la première place à cette histoire immobilière et la situation économique de la Grèce, l'aspect "qui mesurait le monde" est vite oubliée et pour l'évolution de la relation entre le petit fils et le grand-père, on doit se contenter de quelques scènes, ce qui est peu pour être vraiment bouleversé.

Le film est donc à mes yeux juste agréable et bien interprété, qui peut plaire à un large public, quand le roman fut pour moi inoubliable.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 12 Juillet 2024

Film de Florent-Emilio Siri

Avec Roschdy Zem, Jeanne Michel, Laëtitia Eïdo

Synopsis : Elyas, ancien soldat des Forces Spéciales, solitaire et paranoïaque, devient garde du corps pour Nour, 13 ans et sa mère Amina, venues du Moyen-Orient. Tandis que l’ex-guerrier et la jeune fille s’apprivoisent, un mystérieux commando les prend pour cibles. Elyas ne reculera devant rien pour la sauver.

Mon humble avis : Dire qu'avec cette météo pourrie, j'en suis "réduite" à aller au ciné en plein après-midi en juillet... bref, parlons du film !

Elyas, c'est Roschdy Zem, très crédible dans ce rôle d'ex soldat d'élite, devenu garde du corps, mais toujours sous l'emprise du Stress Post traumatique avec lequel il est revenu d'Afghanistan. A cause de cet ESPT, il a des visions, des cauchemars. De ce fait, durant la première partie du film, on se demande s'il hallucine, s'il est en proie à la paranoïa ou s'il y a vraiment un commando sur entraîné aux trousses de ses clientes... et pourquoi. Le personnage d'Elyas est assez bien étoffé, touchant, et ses mystères se dévoilent au fur et à mesure.

Autre thème abordé par le film (qui d'ailleurs s'inspire d'un fait réel), la mariage forcé des très jeunes et riches héritières au Moyen Orient.

Voici un film d'action, d'aventure et thriller français qui n'a rien n'a envier à ses prédécesseurs américains. L'action ne manque pas, la violence est archi présente, les rebondissements se suivent... Bref, le film est haletant, bien ficelé niveau scénario, et la réalisation, archi énergique, est tirée au cordeau.

Nous avons donc un divertissement bien efficace, musclé et spectaculaire qui remplit bien le cahier des charges du genre.  Dommage qu'il n'évite pas les poncifs et certaines surenchères. Sans ces derniers, le film aurait gagné en délicatesse et n'aurait pas été, à mes yeux, juste un énième film d'action. 

Mais il y a le très charismatique Roschdy Zem que j'aime beaucoup...

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Juin 2024

Film de Bruno Podalydès

Avec Sandrine Kiberlain, Denis Podalydès, Daniel Auteuil, Bruno Podaydès

 

Synopsis : Justine, son mari et toute leur bande d'amis trouvent une solution pour résoudre leurs problèmes d'argent : organiser une fausse croisière romantique pour Franck, un gros investisseur, qui cherche à séduire une femme.

Mon humble avis : Une comédie franchement réussie, tout comme j'aime ! Je me suis esclaffée de bon coeur, au point d'avoir mal au ventre, cela faisait longtemps que cela ne m'était pas arrivée.

Il règne une folie douce, ou une douce folie dans ce film un brin décalé et fantasque. J'y ai adhéré dès la première scène et ce jusqu'à la fin de cette croisière de bras cassés farfelus qui finalement ne s'en sortent pas trop mal, parce que le client est bon joueur, et que ce qu'il voulait, c'était justement cela, sortir de son ordinaire morose. Des personnages qui bricolent une arnaque avec les moyens du bord, ça donne un film qui semble être fait avec les moyens du bord, à la légère et pourtant, tout fonctionne parfaitement, avec bien plus de subtilité qu'il n'y parait. Le message est clair, pas besoin de milliers d'Euros pour se divertir, s'amuser et changer d'air, pour se renouveler etc. De la bonne débrouille, de l'imagination et un esprit d'enfant malicieux peuvent suffire. L'inattendu ne coûte pas forcément une fortune. Pendant le générique, j'ai eu une affectueuse pensée pour le chef décorateur de plateau, vu le nombre d'objets et de petites trouvailles à mettre en place sans surenchère envahissante ou déplacée

Et pour le spectateur, un sacré bonus, la quiétude des rives du canal, ce voyage au fil de l'eau, la beauté des paysages et des lumières, ça donne vraiment envie de s'offrir un tel petit périple qui semble mener hors du temps.

Nul doute que les comédiens ont du bien s'amuser à tourner ce film, ces scènes et dialogues qui s'apparentent souvent à de la savoureuse dinguerie, et mériteraient de devenir cultes ! Je recommande ! Il y a un côté nonchalance exaltante qui fait du bien dans ce film ! A bien y réfléchir, il y a aussi un côté pièce de théâtre.

 

L'avis de Pascale

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 26 Mai 2024

Film d'Arthus,

Avec Arthus, Clovis Cornillac, Alice Belaïdi, Arnaud Toupense, Marie Colin

Synopsis : Pour échapper à la police, un fils et son père en cavale sont contraints de trouver refuge dans une colonie de vacances pour jeunes adultes en situation de handicap, se faisant passer pour un pensionnaire et son éducateur spécialisé. Le début des emmerdes et d’une formidable expérience humaine qui va les changer à jamais.

Mon humble avis  : Puisque tout le monde parle de ce film, je suis allée le voir. Et quel bonheur de se trouver dans une salle comble pour un film français. Ca ne m'était pas arrivée depuis... une éternité !

Je pensais que le film serait hilarant, je craignais même éventuellement quelques mauvais goûts. Et bien ni l'un ni l'autre. La salle ne rit pas aux éclats, je pense que chacun sourit plus de l'émotions que ce film dégage qu'il ne rit des bons mots et bonnes répliques qui pourtant ne manquent pas. Pas de mièvrerie, pas de poncif sur le handicap psy... A la limite, le seul personnage qui soit un peu trop cliché pour moi est celui du truand interprété par Clovis Cornillac.

Et l'émotion qui émane du P'tit truc en plus, c'est justement de voir un film normal, qui ne traite pas des handicaps mentaux (ceux-ci ne sont d'ailleurs jamais nommés), mais joué par des personnes en situation de handicap qui sont traitées et mises à l'écran comme des acteurs, des personnages de film, ce qu'ils sont d'ailleurs, et tous avec brio, chacun avec sa différence, son p'tit truc en plus, sa malice, sa lumière dans l'oeil, son sourire, ses rêves, sa douce folie, sa discrétion... Et en commun, la bonne humeur, la joie d'être là et ensemble. Ils sont tous présents à l'écran à part égale, et ne sont pas là en faire valoir. Ils sont le film.

Le film est donc un très bel hommage à toutes ces personnes qui ont tant de capacités et que l'on voit si peu dans le PAF... mais aussi, à leurs accompagnants, leurs éducateurs qui à eux tous, forment une belle famille.

Cependant, il faut avouer que le scénario n'est pas vraiment surprenant, et ressemble à ces nombreux films type colo/vacances entre amis. La différence et la force du film viennent du casting atypique et des situations qui en découlent.

Plus qu'un film drôle, je dirais qu'un p'tit truc en plus est un film joyeux, du bonheur d'être ensemble, de vivre une parenthèse ensoleillée et bienveillante.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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