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Publié le 18 Avril 2015

 

En équilibre : Affiche

Film de Denis Dercourt

Avec Albert Dupontel, Cécile de France, Marie Bäumer, Patrick Mille

 

 

Synopsis : Marc est cascadeur équestre. Un grave accident sur un tournage lui faire perdre tout espoir de remonter un jour à cheval. Florence est chargée par la compagnie d'assurances de s'occuper du dossier de cet homme brisé. Cette brève rencontre va bouleverser leurs équilibres... 

 

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Mon humble avis : J'ai adoré ce film, vu il y a déja une bonne semaine en avant première, en présence de Denis Dercourt et Cécile de France.

En vrac, de très bons arguments d'aller voir ce film... Albert Dupontel, d'une force bluffante une fois de plus. Il ne laisse jamais indifférent, il occupe l'écran, il l'agrandit même. C'est lui qui a effectué toutes les cascades équestres.

Cécile de France, toute en grâce, finesse et subtilité. Elle a appris le piano pour interprêté son rôle, c'est donc elle qui joue les magnifiques passages de piano.

Les images, superbes ! Que ce soient celles d'un cheval au galop sur une plage bretonne, celles tournées dans un box, dans un manège. La proximité des êtres et de l'animal, le tête à tête.

Les couleurs : du vert flamboyant, du bleu azur, le beige du sable.

Le sujet... inspiré d'une histoire vécue. Le synopsis pourrait laisser craindre des flots de larmes, de rage, de colère... Il n'en n'est rien. Pas l'ombre d'un pathos ni d'une pitié, que se soit de la part du réaliseur ou des personnages. Le sourire se dessine et s'agrandit sur nos lèvres au fil du film.

C'est l'histoire d'un combat contre l'injustice de la vie. C'est la passion, c'est l'homme qui ne s'abandonne pas dans l'amertume, mais au contraire, se bat et met tout en place pour vivre le plus possible comme avant, pour remonter à cheval. Cet homme cloué dans un fauteuil va bousculer Florence, enlisée dans une vie de réussite à l'opposé de ses aspirations d'origine.

En équilibre est un film classe, sobre, qui interroge sur les choix que la vie nous impose ou non dans la vie : fait on ce que l'on veut, ce que l'on peut, ou trouve t'on un équilibre entre les deux ?

 

 

Qui c'est la star ? Cécile ou moi ?

Qui c'est la star ? Cécile ou moi ?

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Avril 2015

Les Châteaux de sable : Affiche

Film d'Olivier JAHAN

Avec Emma de Caunes, Yannick Renier, Jeanne Rosa, Alain Chamfort

 

 

Synopsis : Éléonore, la trentaine, vient de perdre son père. Il lui a légué sa maison en Bretagne, dans les Côtes d’Armor. Elle est photographe, a connu un certain succès mais les affaires ne marchent plus comme avant. Il faut absolument qu’elle vende cette maison.
Elle s’y rend avec Samuel, son ancien compagnon dont elle s’est séparée il y a quelque temps, parce qu’elle ne se sent pas d’aller seule dans cette maison où elle n’est pas retournée depuis la mort de son père. Mais elle joue avec le feu - car elle sait bien que leur relation ne s’est pas franchement apaisée, même si elle a eu depuis quelques aventures et que Samuel vit à présent avec Laure. Claire Andrieux, l’agent immobilier, s’est occupée d’organiser des visites durant les deux jours où Éléonore et Samuel vont rester dans la maison.
 

 

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Mon humble avis : J'ai bien aimé ce film intimiste, qui se déroule presque en huit clos. Cependant, j'avoue que je suis dubitative quant au postulat de départ. En effet, si mon amoureux m'annonçait partir en Week End avec son ex, même pour les meilleures raisons du monde, je dirais "Ok, mais je t'accompagne" ! Or ici, la jolie Laure laisse partir son beau Samuel avec la décomplexée ex Eléonore... Bon passons.

C'est la bande annonce qui m'a attirée vers ce film. On n'y voyait de beaux paysages bretons, notamment sous la forme de clichés photos. En fait, presque tous ces paysages sont montrés dans la bande annonce. Le film ne révèle pas beaucoup plus des Côtes d'Armor, car il se déroule surtout à l'intérieur de la maison dont Eléonore vient d'hériter de son père défunt. Dans la maison, sur la terrasse, dans le jardin.

Il n'empêche que le charme discret de ces Châteaux de sable m'a touchée. Les personnages sont intéressants, bien creusés et évidemment bien interprêtés. Quel plaisir de retrouver Emma de Caunes sur le grand écran ! Le personnage de Claire, la jeune agent immobiliaire, m'a particulièrement parlé. Gaffeuse, voulant bien faire, enthousiaste mais toujours un peu à côté de la plaque. Mais sa méthode fonctionne. Un peu perdante aussi, elle se motive elle même tous les matins. Tous les jours ou presque, un train passe dans sa vie, mais elle n'y monte jamais. Elle se retrouve toujours "là", à reprendre courage.

Et puis il y a aussi la "belle mère" qui n'a jamais été aussi importante que la "mère" aux yeux du "père" pour être présentée à la "fille". Elle a aimé discrètement, secrètement mais follement.

La réalisation m'a bien plu aussi. Il y a une voix off narratrice (presque comme dans un livre) qui nous invite à observer les personnages, qui nous en dit plus que ce que ceux ci veulent bien avouer. Sauf que, parfois, ces mêmes personnages s'arrêtent face à la caméra et s'expriment, devenant narrateurs à leur tour. J'ai trouvé le procédé original.

Les châteaux de sable... il est question de deuil, d'amour, d'Oedipe, de passion, de rancune. De passage...

Le titre du film vient d'une chanson de Brassens. Les chateaux de sable sont construits, détruits, reconstruits... fragiles.

Un beau film, plaisant, atmosphérique... Un film français, avec ce qui va avec... dont la subtilité !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 22 Mars 2015

The Voices : Affiche

Film de Marjane Satrapi

Avec Ryan Reynolds, Gemma Arterton, Anna Kendrick

 

Synopsis : Interdit aux moins de 12 ans

Jerry vit à Milton, petite ville américaine bien tranquille où il travaille dans une usine de baignoires. Célibataire, il n’est pas solitaire pour autant dans la mesure où il s’entend très bien avec son chat, M. Moustache, et son chien, Bosco. Jerry voit régulièrement sa psy, aussi charmante que compréhensive, à qui il révèle un jour qu’il apprécie de plus en plus Fiona - la délicieuse Anglaise qui travaille à la comptabilité de l’usine. Bref, tout se passe bien dans sa vie plutôt ordinaire - du moins tant qu’il n’oublie pas de prendre ses médicaments... 

 

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Mon humble avis : Un thriller et une comédie dans le même film ? Si si, c'est possible, avec The Voices !  Pris au premier degré, ce film est on ne peut plus tragique et thrillant, mais la mise en scène originale en fait une comédie bien drôle et originale. En fait, tout dépend si l'on voit se film a travers le regard de Jerry qui prendrait gentiment ses médicaments mais qui, du coup, voit le monde qui l'entoure et sa vie tels qu'ils sont... Où s'il ne prend pas ses médocs et alors, il voit la vie en rose, c'est le cas de le dire.

Jerry entend des voix. Pas n'importe lesquelles... Celle de son chien, toujours arrangeante, et celle de son chat, plutôt dangereuse, qui le pousserait bien à tuer un peu plus.

C'est la dualité du personnage de Jerry qui transparait à travers ces deux voix. On peut penser que Jerry serait atteint de schizophrénie majeure, depuis son départ pas facile dans la vie, à l'époque de son enfance. Bref, notre brave Jerry porte de lourds bagages.

Il y a deux ou 3 scènes difficiles, certains moments très thrillants et d'autres hilarants ! J'ai adoré les dialogues entre chien et chat, qui représente bien les caractères de chaque espèce. "Etouffe toi avec tes boules de poils" dit le chien !

Bref, c'est un film qui ose le délire et qui sort des habituels films où les animaux parlent et qui sont le plus souvent, des comédies un peu basiques et faciles. un mélange des genres aussi, puisque l'on approche par moment de l'horreur, mais le tout, plus en parodie qu'en réel objecif. Bref, un exercice de style franchement originale, qui scotche au siège et distrait bien aussi.

En rentrant chez moi, j'étais rassurée. Certes, je parles à mes chats, mais ils ne me répondent pas (encore) oralement !

 

 

 

 

Un homme idéal : Affiche

Film de Yann Gozlan

Avec Pierre Niney, Ana Girardot, André Marcon

 

Synopsis : Mathieu, 25 ans, aspire depuis toujours à devenir un auteur reconnu. Un rêve qui lui semble inaccessible car malgré tous ses efforts, il n’a jamais réussi à être édité. En attendant, il gagne sa vie en travaillant chez son oncle qui dirige une société de déménagement…
Son destin bascule le jour où il tombe par hasard sur le manuscrit d’un vieil homme solitaire qui vient de décéder. Mathieu hésite avant finalement de s’en emparer, et de signer le texte de son nom...
Devenu le nouvel espoir le plus en vue de la littérature française, et alors que l’attente autour de son second roman devient chaque jour plus pressante, Mathieu va plonger dans une spirale mensongère et criminelle pour préserver à tout prix son secret…

 

 

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Mon humble avis : Et bien l'Homme idéal est glaçant de machiavelisme ! Donc mieux vaut un homme moins idéal !

Après Yves Saint Laurent, Pierre Niney brille tout autant dans la peau d'un homme vivant dans l'angoisse d'être démasqué dans son imposture. Plus son angoisse grandit, plus l'atmosphère du film devient lourde et stressante.

Ce Matthieu, à qui l'on donnerait le bon dieu sans confession, devient de plus en plus calculateur et sans état d'âme. On serait prêt à lui pardonner son premier pêché, presque humain... mais la suite.... oh que non.

Heureusement, la fin, grandiose, montre bien qu'aucun crime ne peut-être impuni. Si ce n'est pas par la loi, ce sera par la vie !

Maintenant, le reproche que j'adresserai à ce film et que la spirale infernale dans laquelle tombe Matthieu Vasseur fait un peu preuve de facilités scénaristiques et de "comme par hasard". De même, ce qu'il advient du zodiac (voir le film pour se poser la question) que Vasseur empreinte et abandonne en pleine nuit et mer... Personne ne sait, mais personne ne s'étonne, ne s'interroge, ni semble en remarquer l'absence logique au ponton.

Il reste que ce film se regarde bien, que l'ambiance est étouffante, notamment dans l'aspect huit clos ensoleillé et qu'il confirme le talent d'un acteur dont on n'a pas fini d'entendre parler, et qui mérite bien son récent César !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 14 Février 2015

Papa ou maman : Affiche

Comédie de Martin Bourboulon

Avec Marina Foïs, Laurent Lafitte, Alexandre Desrousseaux

 

 

 

Synopsis : Florence et Vincent Leroy ont tout réussi. Leurs métiers, leur mariage, leurs enfants. Et aujourd’hui, c’est leur divorce qu’ils veulent réussir. Mais quand ils reçoivent simultanément la promotion dont ils ont toujours rêvée, leur vie de couple vire au cauchemar. Dès lors, plus de quartier, les ex-époux modèles se déclarent la guerre : et ils vont tout faire pour NE PAS avoir la garde des enfants

 

 

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Mon humble avis : En ce jour de la St Valentin, parlons d'un film sur le divorce. Soyons à contre courant, comme l'est Papa ou Maman. Le plus souvent, lors d'un divorce, les futurs ex époux se battent pour obtenir la garde des enfants. Ici, c'est le contraire. Alors tous les coups bas sont permis, et comme dans tout divorce, les enfants en sont les premières victimes. Bien sûr, comme c'est une comédie, tout est exagéré. Martin Bourboulon montre l'inverse pour démontrer la réalité.

Les réparties sont succulentes, les acteurs s'en donnent à coeur joie. De mon côté, j'adore Marina Foïs. Elle a pour moi une diction reconnaissable entre mille. Un peu comme Catherine Frot, il suffit qu'elle se mette à parler pour me faire rire, même si les propos ne sont pas forcément drôle. 

Ce film est franchement divertissent et résolument décomplexé et s'amuse à être bien politiquement incorrecte. Donc un film on ne peut plus inhabituel !

Mais je pensais rire un peu plus et sur la fin, j'ai eu une impression de too much là où un peu plus de finesse aurait pu rendre le film encore plus méchant !

Mais cette comédie reste de très bonne facture, et à ne pas bouder !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 21 Janvier 2015

Les Souvenirs : Affiche

Avec Annie Cordy, Michel Blanc, Matthieu Spinosi et Chantal Lauby

 

Synopsis : Romain a 23 ans. Il aimerait être écrivain mais, pour l'instant, il est veilleur de nuit dans un hôtel. Son père a 62 ans. Il part à la retraite et fait semblant de s'en foutre. Son colocataire a 24 ans. Il ne pense qu'à une chose : séduire une fille, n'importe laquelle et par tous les moyens. Sa grand-mère a 85 ans. Elle se retrouve en maison de retraite et se demande ce qu'elle fait avec tous ces vieux.
Un jour son père débarque en catastrophe. Sa grand-mère a disparu. Elle s'est évadée en quelque sorte. Romain part à sa recherche, quelque part dans ses souvenirs…

 

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Mon humble avis : Quel film magnifique ! Pas de grands effets, juste de la douceur, de la subtilité, de la justesse, de la fantaisie et le tout, bien sûr, sur un matelas de cruauté. Parce que la vie est cruelle. Elle vous impose la retraite, elle vous impose la vieillesse, la perte des proches, et le régence de vos proches. Car il vient un âge où se sont les autres qui décident pour vous, et pense que le mieux pour vous (et pour leur tranquilité, de bonne foi tout de même), c'est la maison de retraite. Bref, s'il fallait réunir les sujets du film en un seul, ce serait : "le passage à l'étape suivante".

Alors, pour surfer sur ces sujets sensibles et néanmoins donner la banane aux spectateurs, leur remplir le coeur de belles émotions sans les conduire aux larmes, et bien il faut la fantaisie de David Foenkinos et la délicatesse de Jean Paul Rouve réunies. Ils dédramatise le drame sans le sous-estimer, sans lui manquer de respect. J'adore ces deux hommes, tant par leurs oeuvres que par l'image qu'ils offrent au public, alors, bien entendu, ce film était incontournable pour moi, et j'espère qu'il le sera aussi pour vous.

J'ai lu le livre "Les souvenirs" de Foenkinos dont ce film est l'adaptation il y a déjà 3 ans et j'ai l'impression que c'était hier. Et je peux vous dire que le film est très fidèle au roman (malgré quelques ajouts et quelques coupes) Normal en même temps, puisque Foenkinos a participé à l'écriture du scénario.

Le film de serait rien sans les comédiens, qui sont tous extraordinaires. Mention spéciale pour Annie Cordy qui est bouleversante et pour Matthieu Spinosi qui est, comment dire, lumineux ! Quelque part, il me fait penser à Guillaume Canet à ses débuts. Pourvu qu'une aussi belle carrière l'attende. Mais pour l'instant, je parirais bien sur un César pour Annie Cordy.

Bien sûr, comme lors de la lecture du bouquin, ce film réveille en moi un regret personnel, celui de ne pas avoir partagé de telles relations avec mes grand-mères, mais bon, cela fait belle lurette qu'il est trop tard pour bien faire.

Quant à vous, filez vite fait au ciné !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 14 Janvier 2015

L’ Affaire SK1 : Affiche

Avec Raphaël Personnaz, Olivier Gourmet, Nathalie Baye

 

Synopis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Paris, 1991. Franck Magne, un jeune inspecteur fait ses premiers pas à la Police Judiciaire, 36 quai des Orfèvres, Brigade Criminelle. Sa première enquête porte sur l’assassinat d’une jeune fille. Son travail l’amène à étudier des dossiers similaires qu’il est le seul à connecter ensemble. Il traque, pendant une décennie, l'un des sérial killers français les plus connus : Guy Georges, "le tueur de l'Est parisien".

 

 

Mon humble avis  : Même si on ne va pas voir ce film pour se divertir, tout de même, le tout début fout un coup au coeur car : Au 36 quai des Orfèvres, les flics portent des pseudos...Et le chef de section décide que le pseudo de Franck sera... Charlie (car Charles... Magne...). Et quand votre séance ciné est juste avant le grand rassemblement du 11 janvier... Hum, hum.

Ce film retrace les dix ans d'enquête qui aboutirent à l'arrestation, puis au procès de Guy Georges. En ce sens, il est forcément passionnant, captivant, et quelque part aussi, horrifiant, même si aucune agression n'est filmée. Nous n'avons à supporter "que" les scènes de crime.

Ce qui est horrifiant, ce sont les lenteurs de l'administration et des procédures sur lesquelles butent l'équipe en charge des enquêtes. Ce qui est horrifiant, c'est que, même face à un sérial killer, certains policiers se mènent une guéguerre et refusent le partage des infos. Ce qui est horrifiant, c'est le manque de moyen de la police de l'époque. L'équipe de la Crime que nous suivons a eu son premier PC juste deux ans avant moi ! Ce qui est horrifiant, c'est de constater à quel point cette enquête obsède les flics au point de les amener à négliger leur propre vie. Ce qui est horrifiant, c'est d'entendre les propos de Guy Georges lors de sa déposition : "Quand je sortirai de prison, je recommencerai, parce que c'est plus fort que moi, c'est un besoin"

Ensuite, il y a ce qui est perturbant. Le film est assez bien construit pour, par moment vous faire douter de la culpabilité de Guy Georges. Pire, vous vous surprenez presque à ressentir l'ombre d'une compassion pour lui.

Enfin, il y a ce qui est surprenant... Ce film m'a amenée à reconsidérer mon regard sur la profession d'avocat de la défense, dans des cas de viols et meutres multiples comme nous l'avons ici. Fred, l'avocate brillammment interprêtée par Nathalie Baye, fait bien comprendre son points de vue, son but, sa mission. Elle dit à Charlie "vous traquez le monstre, moi, je traque l'humain qu'il y a dans le monstre". Tout cela amène à quelques scènes bouleversantes, où l'on retient son souffle.

Charlie, c'est Raphaël Personnaz, très convaincant. Je suis heureuse pour lui, le cinéma lui propose des rôles de plus en plus intéressant, pas justifiés juste par sa belle gueule d'ange. Et il le vaut bien.

Quelques mini bémols... Le film fait des aller-retour entre l'époque de l'enquête et celle du procès, presque 10 ans plus tard. De ce fait, on perd un peu le fil du temps justement, j'ai eu du mal à me figurer que toute cette histoire s'étalait sur autant d'années.

Et puis, pour retranscrire l'ambiance des années 90, certes, il y a des voitures démodées, mais les cinéastes sont ils à court d'inspiration pour presque limiter les années 90 à : Tout le monde fume, et partout. C'est un peu agaçant, même si réflecteur de cette décennie. Bon, je râle pour pas grand chose, car l'affaire SK1 (Sérial Killer 1, Guy Georges, le premier Sérial Killer Français confondu par son ADN), brille par son réalisme et sa sobriété.

Ah oui, j'y repense... petite erreur anachronique dans le décors... Sur les murs de la crime en 1991, un poster de l'affiche de Tavernier L627... sorti fin 1992 ;) J'ai l'oeil !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Janvier 2015

Une heure de tranquillitéSynopsis : Michel, passionné de jazz, vient de dénicher un album rare qu’il rêve d’écouter tranquillement dans son salon. Mais le monde entier semble s’être ligué contre lui : sa femme choisit justement ce moment pour lui faire une révélation inopportune, son fils débarque à l’improviste, un de ses amis frappe à la porte, tandis que sa mère ne cesse de l’appeler sur son portable… Sans parler du fait qu’il s’agit ce jour-là de la fameuse Fête des Voisins… Manipulateur, menteur, Michel est prêt à tout pour avoir la paix. Est-il encore possible, aujourd’hui, de disposer d’une petite heure de tranquillité ? 

 

Avec Christian Clavier, Carole Bouquet

 

 

 

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Mon humble avis : J'ai vu ce film la semaine dernière. Si je l'avais vu après les "événements", mon avis aurait sans doute été plus positif, par ce que rire pour rien m'aurait fait du bien.

Mais non, c'était samedi dernier, la France coulait des jours "heureux" en ce début d'année.

Donc le film ? Réalisé par Patrice Leconte... Mais où est Patrice Leconte, son talent et sa finesse dans cette Heure de tranquillité. J'ai plus eu l'impression d'un film de débutant voulant faire rire à tout prix quitte à devenir lourd, long, à tomber dans l'exagération.

Alors certes, il y a de bons moments, de bonnes réparties, même le film démarre bien. Mais cela s'enlise au fur et à mesure que l'eau monte dans l'appartement. J'ai évidemment souri quelques fois, mais l'hilarité n'est jamais venue.

Christian Clavier ne réitère pas son coup de maître de "mais qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu" où il jouait avec une réelle subtilité. Ici, il fait du Clavier qui exagère.

Heureusement, un peu d'émotion dans les dernières jolies minutes du film, avec l'apparition de Jean Pierre Marielle dans une scène grandiose.

Bref, du bruit pour pas grand chose.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 30 Décembre 2014

Le Temps des aveux : Affiche

Le temps des aveux

Film de Régis Wargnier

Avec Raphaël Personnaz et Kompheak Phoeung

 

L'histoire : Cambodge, 1971.
Alors qu’il travaille à la restauration des temples d’Angkor, François Bizot, ethnologue français, est capturé par les Khmers rouges. Détenu dans un camp perdu dans la jungle, Bizot est accusé d’être un espion de la CIA. Sa seule chance de salut, convaincre Douch, le jeune chef du camp, de son innocence. Tandis que le français découvre la réalité de l'embrigadement des Khmers rouges, se construit entre le prisonnier et son geôlier un lien indéfinissable… 

 

4*

Mon humble avis : Je voulais absolument voir ce film, la bande annonce montrant clairement des images du Cambodge que j'ai eu la chance de visiter il y a quelques années. La BA s'attardait également sur les milliers de portraits des victimes dans le camps S21, qui fut une école transformée en centre de torture, et depuis, en musée de la mémoire. Musée qui se visite dans un silence de mort...

Et puis, Le temps des aveux est signé Régis Wargnier, une belle référence dans le cinéma français.

Et puis encore, il y a Raphaël Personnaz, que je n'avais pas encore eu l'occasion de voir dans un grand rôle loin des bonnes comédies divertissantes.

Je n'ai pas particulièrement reconnue la Wargnier 's touch, même si la réalisation est impeccable. Le sujet ne tolérant aucun glamour. Mais j'ai retrouvé les temples d'Angkor, les allées verdoyantes parcourues par des cambodgiennes en bicyclettes. Mais j'ai visité ce pays en temps de paix, et ce film se déroule en temps de guerre civile, la révolution Khmer. On se rend vraiment compte de l'embrigadement communiste, de la cruauté, de la bêtise, de l'aveuglement, de la "rééducation". Raphaël Personnaz est vraiment grandiose dans le rôle de prisonnier des Khmers Rouges, entre sa révolte devant l'injustice, sa peur de la balle dans la nuque et sa droiture. Quand à la fin du film il découvre qui était vraiment son géolier, qu'il accepte un tête à tête, on est vraiment devant deux systèmes de pensée diamétralement opposés. Pour l'un, la fin justifie les moyens, pour l'autre, il ne peut en être question.

C'est un film à voir absolument, car l'Histoire avançant, certains événements historiques, qui plus est lointains géographiquement, tombe dans l'oubli. Qui plus est, cette période de l'Histoire du Kampuchéa (Le Cambodge) est très peu connue en France. Je trouve juste dommage que Régis Warngier n'est pas insisté plus sur la notion de génocide pour que le spectateur "ignorant" saisissent vraiment l'ampleur de l'horreur vécue par ce pays au début des années 70. Certes, les 12000 victimes du camp S21 sont évoquées, mais le film ne dit pas qu'à cette époque, le Cambodge a perdu un tiers de sa population. Les Cambodgiens n'ont pas fini de "payer" cette dramatique époque, puisque le pays est loin d'être déminé...

A savoir tout de même, Le temps des aveux est l'adaptation de l'hisoire vécu par François Bizot lui même (le personnage principal) et évoquée dans son livre paru en 2000 : "Le portail".

 

 

 

Nature : Affiche

Documentaire de Patrick Morris

Avec la voix de Lambert Wilson

 

Le sujet : Des entrailles de la terre aux déserts brûlants, des profondeurs de l’océan aux cimes glaciales, nous voyageons pour découvrir que la nature, peuplée de créatures extraordinaires, est encore plus fascinante que tout ce que nous pensions savoir. Alliant images somptueuses et découvertes exceptionnelles, Nature est une véritable révélation visuelle. 

 

3*1/2

Mon humble avis : Ah que le Terre est belle, même si elle se montre parfois hostile et dangereuse, même pour un univers aussi éloigné du nôtre : Le règne animal et végétal en Afrique. Nature est un magnifique documentaire animalier (pour le principal), tourné avec des technologies inédites pour le documentaire : la 3D de pointe...et de ce fait... et bien nombre d'images m'ont parues inédites et wahou, plus que splendide. Même si je n'aime toujours pas les crocodiles, franchement quelle expérience extraordinaire que de se retrouver presque dans sa gueule, à 2 cm des machoires les plus puissantes sur terre. Jamais non plus je n'ai eu l'occasion, en toute sérénité, de me retrouver dans des énormes vagues, de parcourir tout ce rouleau, des éclaboussures venant jusqu'à moi grâce à la 3D mais me laissant sèche archi sèche, juste ébahi devant un tel spectacle. De même, jamais un éléphant, heureux de profiter de son environnement naturel et pas enfermé derrière les barrières d'un zoo, ne m'a caressé le bout du nez de sa trompe (encore une fois, grâce à la magie 3D). Ces images révolutionnaires, toutes plus éblouissantes les unes que les autres, montrent aussi bien l'infiment grand que l'infiniment petit. Je sais à quoi ressemble le sable des dunes du désert du Namib agrandies j'imagine par 100 millions. Mais comme les images ne sont pas statiques mais vidéo, je me suis senti partie de ce sable. Enfin, ces plantes, qui dans les hauteurs étiopiennes, vivent chaque jours de l'année l'hiver glacial et l'été torride, c'est bien simple, j'ai eu envie de les prendre dans mes bras. Comme j'ai eu envie d'adopter un éléphanteau, un bébé gorille, un lionceau.... Mais on va dire que deux chats à la maison, c'est déjà pas mal !

Un petit bémol... J'ai regretté l'ajout de bruitages, pour moi inutile. J'aurais préféré entendre le vrai bruit d'un troupeau d'éléphant, plutôt que des gongs qui ne sont là que pour accentuer l'effet, l'effet que l'on n'entend plus... du coup !

Bref, un film a voir sur grand écran en 3D, seul, en couple, entre amis, avec les enfants pendant que la Terre peut encore s'offrir le luxe d'être belle !

Ah oui, j'allais oublier ! Le fil conducteur de ce documentaire est l'eau !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 20 Décembre 2014

Les Héritiers : Affiche

LES HERITIERS, film de Marie-Castille MENTION SCHAAR

Avec Ariane Ascaride.

 

D'après une histoire vraie.
Lycée Léon Blum de Créteil, une prof décide de faire passer un concours national d'Histoire à sa classe de seconde la plus faible. Cette rencontre va les transformer.

 

4*

 

Mon humble avis : Il est bon d'avoir une collègue cinéphile... Sans cela, je serais passée à côté de ce film, et c'eut été une grave erreur.

La première demi-heure est plutôt inquiétante, on craint un deuxième "Entre les murs" et on est atterré par le comportement scolaire de la jeunesse actuelle. Envers les profs, envers le système, et envers eux mêmes. Tout n'est que violence, confrontation, provocation. Ce sont des comportements presque "animal", où il est question de domination et de préservation de son territoire, On a quelque part envie de baffer ces ados, mais comme l'époque a changé, on se dit qu'ils seraient capable de nous écraser en retour. Et je me souviens de mes années lycée, public, mais pas ZEP. Les agitateurs étaient 2 ou 3 sur une classe de 35. Dans les héritiers, c'est l'inverse. Je ne pense pas que l'école nous intéressait foncièrement, mais on n'avait pas le choix, on ne se posait pas la question. Les profs ne devaient pas ruser ni faire preuve d'imagination pour capter notre attention, et notre respect. Les cours de devaient pas être "divertissant" pour être écoutés et appris. Et à l'époque, en sortant de l'école, nous savions lire, écrire, nous avions une certaine culture. Alors je ne sais pas ce qui cloche, mais ça cloche ! Je pense que tant que le problème ne sera pas pris à la base - l'éducation familiale -, l'éducation nationale ne peut pas faire de miracle.

Même si dans ce film, il est question de miracle... en la personne de la prof d'histoire géo... et d'Ariane Ascaride. Alors les aprioris tombent. Oui, chacun a du bon en soit, chacun est capable de construire quelque chose de bien, ou d'y participer... Si d'autres personnes croient en lui. La transformation de cette classe entière (moins un jeune qui s'exclue de lui même) est bouleversante. De l'émotion, on se surprend à garder le souffle coupé tant cet "équilibre" instauré par la prof est fragile, tant on sent que d'une parole mal interprêtée, ce château de carte peut s'écrouler. Mais l'on sent bien que ce qui manque à ces jeunes, se sont des projets collectifs, dans lequel chacun apporte sa pierre, chacun trouve sa place et son talent.

Ces jeunes découvrent avec leur prof et le projet collectif les horreurs de la guerre, de la déportation et des camps nazis. Leurs réactions sont étonnantes, touchantes. On sent qu'ils s'élèvent tous à un autre niveau de conscience, de conscience extérieure à eux même.

Un film sans fioriture, magistralement interprêté, qui est un coup de poing dans l'estomac et un bel hommage à un certain corps enseignant ! Un film qui dit : si on sans donne la peine, rien ni personne n'est perdu ! A voir absolument !

La Famille Bélier : Affiche

LA FAMILLE BELIER, film d'Eric LARTIGAU

Avec Louane Emera, Karine Viard, François Damien, Luca Gelberg

 

Dans la famille Bélier, tout le monde est sourd, sauf Paula. A 16 ans, elle gère le lycée, sa vie d'adolescente, les travaux de la ferme de ses parents, les soucis économiques de la ferme et sert d'interprête à sa famille. Un jour, participant à la chorale du lycée, elle découvre qu'elle a une sacrée voix, voir une voix sacrée. Son prof de chant lui conseille de se présenter au concours de Radio France. Oui, mais, cela veut dire s'éloigner de sa famille pour qui Paula est indispensable.

 

4*

 

Mon humble avis : Quel film ! Frais, joyeux, drôle, positif, mais en même temps intelligent et poussant à prendre conscience de ce que peut être la vie, dans d'autres conditions. Donc l'émotion est bien là aussi !

On ne peut être qu'admirative devant cette jeune fille qui gère tout dans la joie et la bonne humeur. Le handicap des parents et du frère de Paula (la surdité) l'ont obligée à murir bien vite que la normale et lui impose bien souvent de s'oublier. Sa vie d'entendante n'est pas simple et lui donne un rôle familial surdimensionné pour une enfant.

La famille Belier est donc là pour rappeler la difficulté des entendants qui gère des malentendants, mais aussi pour rappeler que les malentendants sont aussi des gens comme les autres, qui ne veulent pas êtres exclus, qui devrait avoir accès aux mêmes fonctions que les autres etc. Qu'il est dur aussi, lorsque l'on est malentendant, d'avoir une fille entendante. Cela crée des craintes d'incompréhension, d'éloignement, de différences majeures au sein d'une famille.

Et voilà que son prof de chorale lui découvre un talent rare, une voix extraordinaire. Et le choix de ce talent apporte toute la finesse et la subtilité du film. Paula aurait pu se découvrir un talent d'artiste peintre ou de sportive, non, c'est le chant... le chant que ses parents n'entendent pas et ne pourront jamais partager avec elle. D'ailleurs l'émotion du chant est étrangère à ses parents qui, de ce fait, ne comprennent pas l'engouement de leur fille.

Mais Paula saura partager cela avec eux, à sa façon, qui se transforme pour nous spectateur en réel et pur moment de grâce !

A noter que Paula est interprêté par Louane, une ancienne de The Voice... Donc les passages liés à la musique et au chant sont vrais et magnifique. Car Louane est avant tout une chanteuse, qui a appris le jeu et la langue des signes pour ce film, son premier film et c'est prometteur.

Une fois de plus, même sans parler autrement qu'avec ses mains et ses expressions, Karine Viard, en mère malentendante, ne déçoit pas, mais épate toujours.

La famille BELIER, à voir donc, pour tout plein de bonnes raisons, notamment l'envie de bonne humeur !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 3 Décembre 2014

Finalement, j'opte pour une solution intermédiare, "piquée" chez Dasola, qui chronique plusieurs films sur un même billet !

Cela me permettra tout de même d'évoquer les films que je vois au ciné, même si c'est de façon succinte. Si certains ne passent peut-être déjà plus dans votre ville, cela vous éclairera un chouillat si un jour, vous pouvez les voir en DVD, VOD où lors de leur passage TV. Si votre cinéma les programment encore, il sera encore temps (ou pas), de vous précipiter dans la salle obscure aux fauteuils de velours !

 

 

Film Américain de David Dobkin, avec Robert Downey Jr, et Robert Duvall

Film Américain de David Dobkin, avec Robert Downey Jr, et Robert Duvall

Un grand avocat de Chicago, plutôt cynique et sans scrupules, revient dans sa ville natale pour l'enterrement de sa mère. Il se retrouve alors à devoir défendre son père, grand magistrat de la ville depuis 35 ans, alors accusé de meurtre...

 

3* et 1/2 !

 

Mon humble avis : J'ai beaucoup aimé ce film qui nous emmène dans l'amérique profonde. Le grand sujet du film est l'honneur qui semble supplanter la vérité, mais l'Honneur avec un grand H, pas celui qui mène à la vengeance ou autre. L'honneur qui rendra respectables vos actes et décisions de ces 30 dernières années. Il y est aussi question des difficiles relations entre un homme magistrat et son fils, le conflit ayant pris racine il y a des années, sans être vraiment exprimé, mais il n'empêche pas l'amour, même si c'est un amour refusé et maladroit. Ce film évoque aussi les conséquences parfois désastreuses de l'indulgence.

Duvall brille comme toujours, et Robert Downey Jr est fidèle à lui même. Il garde ici le cynisme et les mimics de son personnage dans Iron Man... Aussi, j'aimerai le voir dans un rôle où il s'exprimerait différement.

Une fin à l'Américaine bien sûre, c'est pour moi un léger bémol, qui fait tomber dans des clichés évités jusque là.

 

 

Film de Mélanie Laurent, avec Joséphine Japy, Lou de Laâge et Isabelle Carré

 

Pas forcément bien dans sa peau, la lycéenne Charlène voit arriver dans sa classe une nouvelle élève : Sarah. Celle ci l'hypnothise et une profonde amitié nait entre les deux jeunes filles. Une amitié exclusive, passionnelle et aveuglante, qui conduit droit vers le drame.

3* et 1/2

Mon humble avis : Un film très fort, sur la jeunesse, la recherche d'identité, le narcissisme, le harcèlement parfois invisible et subtile que subissent les écoliers de tous âges, et la manipulation psychologique dans son extrême. Le malaise grandit, on a envie de baffer l'une et de remuer l'autre, mais nous sommes là, impuissants. Les deux comédiennes sont troublante, même si j'ai trouvé le personnage de Sarah un peu stéréotypé. On n'envisage pas la fin qui nous envoie un upper cut dans la tronche et nous laisse KO. On sort du ciné bouleversé, mais sans le sourire au lèvre. Un film dans la même veine que la première réalisation de Mélanie Laurent : Les adoptés. On monte sur un ring sans s'en rendre compte.

 

Film de Matthieu Delaporte, avec Mathieu Kassovitz et Marie-Josée Croze

 

Sébastien Nicolas est un agent immobilier transparent aux yeux de tous. D'une fadeur déconcertante. Il a toujours rêvé d'être quelqu'un d'autre. Alors, il observe, imite... et remplace.... jusqu'au point de non retour. Il ne recule devant rien.

 

4*

Mon humble avis : Même si c'est assez peu vraisemblable, on se laisse prendre au jeu du scénario assez bien ficelé, et qui tient en haleine en mélangeant le style drame social et thriller. Les images sont à "l'image" de l'anti-héro : terne, assez sombre. Point de grand soleil qui brille de temps en temps, où alors on ne le remarque pas, tant Kassovitz fait de ombrage tout l'écran en incarnant Sébastien et ses "victimes". C'est assez bluffant ces transformations physiques, qui doivent autant au talent de l'acteur qu'à la magie du latex. Petit à petit, on se surprend a éprouver une relative sympathie pour ce personnage aussi lisse qu'inquiétant. Son perfectionnisme est plutôt fascinant. Le scénario ne nous emmène pas forcément là où on l'attendait, et c'est tant mieux. La fin m'a bien plu.

Le film permet de s'interroger. Serions nous meilleurs dans la vie d'un autre ? Un autre à notre place nous rendrait il meilleur ? Sommes nous condamné à rester ce que nous sommes, avec notre identité de naissance. Des réponses sympa via un film original, donc version cinoch'

 

 

 

Film de Dan Gilroy, avec Jake Gyllenhaal et René Russo

 

3* 1/2

Branché sur les fréquences radios de la police, Lou parcourt Los Angeles la nuit à la recherche d’images choc qu’il vend à prix d’or aux chaînes de TV locales. La course au spectaculaire n'aura aucune limite...

 

Mon humble avis : Des petites longueurs dans la mise en place de l'intrigue et du personnage serait le seul bémol que je pourrais adresser à ce film. Sinon, tout est magistralement mis en scène, notamment l'immensité de la ville de Los Angeles et son aspect nocturne inquiétant.

Le personnage joué (à merveille, c'est bluffant... un petit Oscar ?!) par Jake Gyllenhall est particulièrement intriguant. On se demande sans cesse s'il est idiot, un peu attardé, ou s'il est surdoué et machiavélique. Bien sûr, le film donne la réponse.

Night Call dénonce la surenchère de certains médias dans les images chocs, glauques à souhait, et qui les considèrent comme de l'information que le public doit connaitre... pour grimper dans l'audimat. Et quand on connait le goût d'un certain public... Et de ce fait,le doigt est plus que pointé sur ces chasseurs d'images qui iront toujours plus loin, trop loin, pour le scoop. Il va sans dire que Night Call est un film on ne peut plus amoral.

Et l'on ne peut que se réjouir de vivre en France, où nous avons un C.S.A qui nous épargne sans doute cette info qui n'en n'est pas une, qui joue sur la peur des gens et l'entretien à grand renfort d'hémoglobine on ne peut plus réelle. Bien que, je me demande si certaines chaines de la TNT ne commenceraient pas à surfer, ou à flirter avec ce type de programmes.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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