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Publié le 4 Décembre 2015

21 nuits avec Pattie : Affiche

Film d'Arnaud et Jean-Marie Larrieu

Avec Isabelle Carré, Karine Viard, André Dussolier

 

Synopsis Au cœur de l’été, Caroline, parisienne et mère de famille d’une quarantaine d’années, débarque dans un petit village du sud de la France. Elle doit organiser dans l’urgence les funérailles de sa mère, avocate volage, qu’elle ne voyait plus guère. Elle est accueillie par Pattie qui aime raconter à qui veut bien l’écouter ses aventures amoureuses avec les hommes du coin. Alors que toute la vallée se prépare pour les fameux bals du 15 août, le corps de la défunte disparait mystérieusement.

 

 

21 NUITS AVEC PATTIE, film des frères LARRIEU

 

Mon humble avis : La presse a plutôt tendance à encenser ce film et là, j'avoue que cela m'étonne, à moins que le message du film, si tant est qu'il y en ait un, me soit passé complètement au dessus de la tête.

Le pitch me laissait croire à une comédie désopilante. Et bien à mes yeux, ce film n'a rien d'une comédie et est surtout désolant. Certes, à la fin, on rit avec nos compagnons de séances, mais ce sont des rires nerveux, de lassitude, de ce n'est pas possible, vivement que cela se termine.

En fait, le seul aspect plaisant du film, c'est le lieu de tournage, avec cette superbe maison isolée au fond d'une vallée, où l'on se verrait bien passer quelques jours de repos total, loin de tout, et surtout, de tout réseau, à bouquiner, se baigner dans les rivières...

A part cela, l'atmosphère du film devient de plus en plus malsaine, les dialogues, (ou plutôt les monologues de Karine Viard) plus que redondants, sont d'une vulgarité rarement atteinte, même répugnante. Et le pire, c'est qu'ils ne font rire personne.

Quant à l'histoire du cadavre vagabond, et bien elle parait bien improbable (ok, peut-être que je regarde trop de séries où on évoque toujours la rigidité cadavérique). Elle ne mène que vers du macabre mal mené (et finalement pas assez éxploité) par les cinéastes, pour aboutir à une histoire qui n'apporte rien, qui n'enrichit en rien et qui ne fait même pas passer le temps tant celui-ci semble long tout du long !

Cela fait deux films de suite que je vois avec une Karine Viard obsédée par le sexe et qui ne connait que le mot B-I-T-E. Peut-être qu'elle s'éclate à jouer cela, mais en tant que spectatrice, je la préfère nettement dans des rôles plus subtiles, plus fins, plus délicat, où son talent peut exploser à l'écran, et avec la classe qui lui va si bien. Là, dans ces 21 nuits avec Pattie, on a juste l'impression de voir une actrice de série B. J'attends de Karine Viard, dont je vois presque tous les films, qu'elle m'émeuve, qu'elle me boulevers ou qu'elle me fasse rien, mais pas qu'elle me dérange par des dialogues au ras des pâquerettes.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 24 Novembre 2015

 

L'Hermine : Affiche

Film de Christian Vincent

Avec Fabrice Luchini, Sidse Babett Knudsen, Eva Lallier

 

 

Synopsis : Michel Racine est un Président de cour d'assises redouté. Aussi dur avec lui qu'avec les autres, on l'appelle " le Président à deux chiffres ". Avec lui, on en prend toujours pour plus de dix ans. Tout bascule le jour où Racine retrouve Ditte Lorensen-Coteret. Elle fait parti du jury qui va devoir juger un homme accusé d'homicide. Six ans auparavant, Racine a aimé cette femme. Presque en secret. Peut-être la seule femme qu'il ait jamais aimée.

 

 

Mon humble avis : Ce film a plein de qualités mais j'ai trop vu ses défauts. Peut-être ceux-ci m'auraient moins "obsédée" si je n'étais pas une vraie cht'i, même si Bretonne d'adoption depuis quelques années.

Car voilà, là où le bât blesse, ou me blesse le plus, c'est que "L'hermine" est une caricature XXL du Nord. L'histoire se déroule à Saint Omer. Pourquoi ne pas tourner ce film dans une région différemment réputée, d'où l'on ne montre une fois de plus et quasi systématiquement les cas sociaux ? Pourquoi le tournage s'est-il fait en saison hivernal, d'où ne sort pas un pet de lumière ni de rayon de soleil ? Pourquoi chaque figurant, chaque personnage ou chaque juré semble être une parodie, avec l'accent à couper au couteau, avec des idées souvent ras des pâquerettes et des réactions clichés à la pelle ? Curieux tout de même que pour un procès, tous les jurés soient d'origine prolétaire, sauf un, ou plutôt une... La médecin, qui est danoise ! Bref, cela m'a agacée. La France est un savoureux mélange, et bien le Nord aussi figurez-vous ! Et le film se cache bien de le montrer.

Cependant "L'hermine" offre comme chacun sait un beau rôle à Luchini (prix d'interprétation à Venise) qui par amour de la magnifique et super classe Sidse Babett Knudsen, de l'homme détesté devient un homme humaniste. Comme quoi l'amour peut changer un homme ! Cette histoire d'amour, filmée tout en délicatesse et pudeur, on y croit, le reste manque de consistance. Certes, on assiste à un procès d'assise presque de A à Z, ce qui est intéressant. Mais l'on n'est surpris que ce soit lors du procès que l'on réalise que l'enquête fut quelque peu bâclée, nous n'assistons pas à la délibération des jurés... Bref, il manque peut-être une demi-heure de film pour que le spectateur soit plus empathique envers les personnages du procès et ne sorte pas de la salle de cinéma avec une sensation d'incomplétude frustrante.

Une phrase de Luchini fait froid dans le dos tout de même :"La justice n'est pas là pour faire éclater la vérité, mais pour faire respecter la loi".

Bref, L'hermine est un film qui oscille entre finesse et caricature qui doit beaucoup à ses deux principaux comédiens.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 14 Novembre 2015

Ange & Gabrielle : Affiche

Film d'Anne Giafferi

Avec Patrick Bruel, Isabelle Carré, Laurent Stocker...

 

Synopsis : Gabrielle élève seule sa fille Claire. À 17 ans celle-ci est enceinte de Simon qui refuse de se voir imposer ce bébé. Gabrielle prend les choses en main et décide de demander de l’aide au père de Simon. Elle débarque donc dans le bureau d’Ange, mais celui-ci, célibataire endurci et grand séducteur, n’a jamais assumé sa paternité et n’a aucune intention de le faire. C’est une première rencontre explosive mais Gabrielle ne manque ni de charme, ni de détermination.

 

 

 

Mon humble avis : Ange et Gabrielle est une très sympathique comédie romantique qui remplit parfaitement son office et l'attente du spectateur. A savoir : divertir, amuser, distraire, émouvoir (positivement), changer les idées et donner la banane !

On ne s'esclaffe pas à tout va, mais l'on sourit avec plaisir devant les mésaventures des personnages et parfois, un bon éclat de rire résonne dans la salle. Le rythme n'est pas endiablé, les scènes sont exempts de vulgarité, on est juste bien et c'est ça qui est bien, car le film sonne juste et n'en fait pas trois tonnes.

Certains passages ne sont pas sans rappeler "3 hommes et un couffin", sauf que cette fois ci, c'est Bruel qui s'y colle et en tant que grand-père potentiel ! Et oui, les années passent !

Isabelle Carré retrouve enfin un rôle où elle ne joue pas une "timide effacée godiche gaffeuse", puisqu'elle est ici une femme déterminée, qui prend les choses en main.

Bruel est parfait dans son rôle de quinqua presbyte mais qui n'a que la presbytie pour avouer son âge... et désavouer son comportement immature.

Le dénouement est bien amusant, avec ce mélange de générations inattendu !

Je ne dis pas que ce film mérite de rentrer dans les annales des comédies romantiques, mais si vous voulez passer un bon moment de fraicheur et de légèreté sans tomber dans la bêtise gratuite, je vous prescris alors "Ange et Gabrielle". ORDONNANCE !!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 6 Novembre 2015

Nous trois ou rien : Affiche

Film de Kheiron

Avec Kheiron, Leïla Bekhti, Gérard Darmon, Zabou, Breitman

 

Synopsis : D’un petit village du sud de l’Iran aux cités parisiennes, Kheiron nous raconte le destin hors du commun de ses parents Hibat et Fereshteh, éternels optimistes, dans une comédie aux airs de conte universel qui évoque l’amour familial, le don de soi et surtout l’idéal d’un vivre-ensemble.

 

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Mon humble avis : Soyons clairs de suite, cela fait bien longtemps que je n'avais pas vu un aussi bon film !

Kheiron, le réalisateur, met en scène dans ce film le destin hors du commun de ses parents. Destin tragique s'il en est, mais évoqué ici avec beaucoup d'humour, ce qui permet au spectateur de ne pas se sentir plombé et bien au contraire, de sortir ragaillardi de la séance !

Pas de pathos non plus, ni de mièvrerie dans les scènes de séparations, de retrouvailles etc. De la justesse, tout simplement, sans artifice, spontanée. Et pourtant, les moments bouleversants ne manquent pas. La gorge serrée, l'émotion est forte, mais l'instant d'après, Kheiron nous invite à rire. C'est aussi la façon d'être des personnages qui de ce fait, sont très attachants, tous autant qu'ils sont, même et surtout le cleptomane vestimentaire !!!

Mais il ne s'agit pas non plus d'éluder des vérités. Aussi, les scènes en prison irannienne, la torture sont évoquées avec authenticité, même si les coups sont plus suggérés que montrés.

Nous trois ou rien est aussi et surtout une bonne piqûre de rappel sur l'histoire relativement contemporaine de l'Iran qui, se pensant délivrée de la dictature du Shah d'Iran, s'est retrouvée sous celle de l'Ayatollah Khomeini. Le film montre bien ce qu'est vivre sous une dictature, surtout quand on est un opposant actif au régime. Ce qui était le cas des parents de Kheiron, qui ont du fuir l'Iran pour rester en vie et poursuite le combat ailleurs, en demandant l'asile politique à la France.

Kheiron joue superbement le rôle de son propre père et Leïla Bekhti, bluffante, celui de sa mère.

Ce film tombe à point nommer dans l'actualité de la crise des migrants. J'espère qu'il permettra à certaines personne de considérer ces migrants différements. Nous trois ou rien montre bien ce qui pousse les migrants à fuir leur pays. Si de telles situations étaient vécues en France, combien de Français partiraient sur les routes et demanderaient l'asile à un autre Etat ? Un bon paquet j'en suis sûre, dont certainement en premier ceux qui s'insurgent devant "l'invasion des migrants". Car Nous trois ou rien montre ce que chacun peut apporter à l'autre et est donc un superbe film sur l'intégration et le vivre ensemble.

C'est un film à voir absolument ! J'ai tellement aimé que j'espère qu'il sera récompensé par un César, car il le vaut bien. Un film d'une grande intelligence, dans le fond comme dans la forme !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 4 Novembre 2015

Lolo : Affiche

Film de Julie Delpy

Avec Dany Boon, Julie Delpy, Vincent Lacoste, Karin Viard

 

 

Synopsis : En thalasso à Biarritz avec sa meilleure amie, Violette, quadra parisienne travaillant dans la mode, rencontre Jean-René, un modeste informaticien fraîchement divorcé. Après des années de solitude, elle se laisse séduire. Il la rejoint à Paris, tentant de s'adapter au microcosme parisien dans lequel elle évolue. Mais c’est sans compter sur la présence de Lolo, le fils chéri de Violette, prêt à tout pour détruire le couple naissant et conserver sa place de favori.

 

 

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Mon humble avis : Encore une bande annonce trompeuse, qui nous fait croire à une franche comédie. Sauf que durant les deux premiers tiers du film, l'aspect franche comédie ne saute pas aux yeux ou plutôt à la gorge : pas de rire à gorge déployée, mais plutôt une impression de déjà vu, avec le sujet, mille fois traité, du fils qui refuse l'intrusion du beau-père dans sa vie. Ce n'est que qu'un quart d'heure avant la fin que l'on saisi l'objectif de Julie Delpy la réalisatrice. Ce film est plutôt un drame, voire un thriller, sur le complexe d'Oedipe. Dommage que la réalisatrice n'est pas sû choisir un genre précis dans tout cela. Si Lolo avait été traité en mode thriller, j'aurais été surprise, scotchée sans doute.

Autre bémol, la vulgarité des dialogues entre Karine Viard et Julie Delpy, les deux meilleures amies. Un peu plus de classe, de subtilité n'aurait pas nuit au film. Même si la première tirade fait rire, la deuxième provoque un petit sourire et la troisième, de l'agacement.

Bon, maitenant, rendons à César, l'interprétation est réussie et il y a tout de même de bonnes petites trouvailles, mais cela s'arrête là.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 27 Octobre 2015

La Glace et le Ciel : Affiche

Film de Luc Jacquet,

Avec Claude Loruis et Michel Papineschi

 

 

Le sujet : Le film est présenté en clôture du Festival de Cannes 2015

Luc Jacquet met en scène l’aventure de Claude Lorius, parti en 1957 étudier les glaces de l’Antarctique. Il nous raconte l’histoire d’une vie extraordinaire de science et d’aventure, consacrée à percer au plus profond des glaces de l’Antarctique les secrets bien gardés du climat.

 

 

 

Mon humble avis : La glace et le ciel n'est pas un film mais un documentaire constitué d'un mélange d'archives et de prises de vue actuelles.

Au début, j'avoue avoir été perturbée, n'ayant que très peu lu d'infos sur La glace et le ciel, je pensais qu'il s'agissait d'un film reconstituant les aventures de Claude Lorius via un scénario et des comédiens. Bon, ok, je ne suis pas toujours "fute fute" ! Une fois habituée aux archives format 16/9ème et aux passages contemporains où l'on voit Claude Lorius et ses 80 ans arpentant des lieux extraordinaires de la planète, je suis complètement entrée dans ce monde glacial qu'est l'Antartique et les enjeux de toutes ces expéditions.

Claude Lorius est sans doute assez peu connu du grand public. Et pourtant, c'est un grand glaciologue Français dont les découvertes ont des répercussions dans les politiques écologiques actuelles. Au fil des décennies et des expéditions polaires, il a mis en évidence l'évolution climatique sur les 40 000 dernières années et l'accélération de celle-ci depuis l'ère industrielle. Ce qu'il avait prédit il y a 30 ans se réalise aujourd'hui et malgré cela, il reste bon nombre de sceptiques dans ce domaine. Imaginez que Claude Lorius et ses équipes ont retrouvé des traces, dans la neige antarctique qui s'entasse année après année, siècle après siècle, de particules nucléaires d'Hiroshima.

Ce documentaire ne nous inonde pas d'informations techniques ou scientifiques indigestes, le profane s'y retrouve tout à fait.

Et bien sûr, nous ne pouvons être qu'admiratifs devant ses hommes de l'extrême, qui endurent l'inhumain, pour qui canicule veut dire moins 20 degrés, qui bravent tous les dangers par passion, et par engouement scientifique. Il est intéressant, voire amusant, de constater l'évolution du matériel, des conditions de vie en Antarctique, et des "tenues" vestimentaires au fil des décennies. Et il est rassurant quelque part de constater que même en pleine Guerre Froide, les USA, l'URSS et la France pouvaient se donner la main pour fonder d'autres expéditions et réunir leurs compétences et leurs moyens.

Ce documentaire montre donc parfaitement l'impact de l'activité humaine sur le climat et donc sur nos propres conditions de vie actuelles ou futures. La terre survivra, mais pour ce qui est de notre espèce, rien n'est moins sûr. Bref, nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 21 Octobre 2015

L'Etudiante et Monsieur Henri : Affiche

Film d'Ivan Calbérac

Avec Claude Brasseur, Noémie Schmidt, Guillaude De Tonquedec

 

Synopsis : A cause de sa santé vacillante, Monsieur Henri ne peut plus vivre seul dans son appartement parisien. Particulièrement bougon, il finit néanmoins par accepter la proposition de son fils Paul de louer une chambre à une jeune étudiante. Loin de tomber sous le charme, Henri va se servir d'elle pour créer un véritable chaos familial… 

 

 

 

Mon humble avis : Le scénario est assez classique et offre ma foi peu de surprise. Néanmoins, la mayonnaise prend parfaitement et ce film, aussi frais que cynique offre un très agréable momnt de cinéma, dont il serait dommage de se priver.

Adapté d'une pièce de théâtre éponyme, L'étudiante et Monsieur Henri est avant tout une chouette comédie, qui oscille constamment entre humour, vacherie et profonde émotion. On rit, la gorge se noue, les yeux s'humidifient.

Les dialogues sont cinglants, les répliquent mémorables ("Oui, j'aime bien l'humour surtout quand c'est drôle"... moi, j'adore !!)

Sous un aspect de légéreté, ce film n'en n'est pas moins profond.

La cohabitation entre des générations opposées, les difficultés à réussir ses premiers pas dans la vie d'adulte, le poids des traditions familiales (surtout quand elles sont professionnelles et vous empêche de choisir votre propre vie), les proches qui ne voient que vos échecs mais non vos efforts ou vos succès, la difficulté à dire son amour aux proches, ou à comprendre les petites preuves d'amour. Mais le véritable sujet du film, c'est le respect de choix des autres.

Ici, les personnages vont tous s'apporter quelque chose, vont tous, d'une façon ou d'une autre, ouvrir les yeux de l'autre, ce qui les confortera dans leur choix ou au contraire, élargira leurs horizons. Le tout, avec autant de maladresse que de tendresse, ce qui rend chacun des personnages, même le plus irrascible, très touchants.

Claude Brasseur est excellent en vieux grincheux, Noémie Schmidt est pétillante en étudiande malchanceuse et Guillaume De Tonquedec est on ne peut plus convaincant en fils malmené par son père.

Bref, un très bon film, malgré un scénarion pas forcément original.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 9 Octobre 2015

 

Un début prometteur : Affichef

Film d'Emma Luchini

Avec Manu Payet, Fabrice Luchini, Veerle Baetens, Zaccharie Chasseriaud

 

 

Synopsis : Martin, désabusé pour avoir trop aimé et trop vécu, retourne chez son père, un horticulteur romantique en fin de course. Il y retrouve Gabriel, son jeune frère de 16 ans, exalté et idéaliste, qu’il va tenter de dégoûter de l’amour, sans relâche. Mais c’est sans compter Mathilde, jeune femme flamboyante et joueuse, qui va bousculer tous leurs repères... 

 

 

UN DEBUT PROMETTEUR, film d'Emma LUCHINI

Mon humble avis : Je ne vais pas y aller par quatre chemins, je me suis royalement ennuyée durant cette séance de cinéma.

Un début prometteur est un peu une histoire de famille. Réalisatrice : Emma Luchini. Acteur : Fabrice Luchini. Adaptation d'un  roman de Nicolas Rey, compagnon d'Emma Luchini.

Emma Luchini explique son choix de réalisatrice :  "J'ai adoré l'idée de ces deux frères se croisant à deux stades totalement opposés de leur existence. (...) C'est l'opposition entre forces sombres et forces lumineuses qui m'a attirée dans cette histoire. C'est aussi la vision des trois hommes face à l'amour."

Moi, je n'ai pas vu tout ça dans ce film, sans doute parce qu'à force de trop vouloir me le montrer, c'est devenu lourd et maladroit, plus souvent dans la caricature que dans la finesse.

Sans doute aussi que l'ajout de la rencontre d'une femme de 35 ans (qui n'existe pas dans le roman) a peut-être était de trop, ne me paraissant pas super réaliste, traitée de façon assez légère, laissant peu de place à l'émotion.

La bande annonce laisse imaginer une belle comédie. Hors non. Si l'on sourit 3 fois et que l'on rit une fois, après je me suis plutôt apitoyer.

Certes, le film traite de beaux sujets, mais loin d'être inédits : comme l'enchantement, le désenchantement, l'enthousiasme, qui ne sont pas forcément liés à l'âge. Mais ça part un peu dans tous les sens pour ne s'ancrer nulle part, dommage.

Par contre, la force + + + du film, c'est la prestation incroyable de Manu Payet dans le rôle de l'alcoolique Martin. Extraordinaire. L'acteur que l'on voit souvent joué avec son petit air mutin lutin mignon, ne joue pas du tout ici de ses atouts naturels. La transformation est stupéfiante !

Bref, le début du film est prometteur, mais la suite, à mes yeux ne suit pas ! A vous de voir !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 6 Octobre 2015

Premiers crus : Affiche

Film de Jérôme Le Maire

Avec Gérard Lanvin, Jalil Lespert, Alice Taglioni, Laura Smet

 

 

Synopsis : Fils de viticulteur, Charlie Maréchal a quitté la Bourgogne pour devenir un œnologue parisien réputé, auteur d’un guide à succès dont les notes font chaque année trembler tous les vignobles.
Mais en Côte-d’Or, son père a perdu le goût du vin et ses errements précipitent l’exploitation viticole familiale vers la faillite.
D’abord réticent, Charlie revient en Bourgogne. Il doit rechausser ses bottes et remonter ses manches, devenir viticulteur et se confronter à un métier qu’il ne connait pas, sous le regard dubitatif de son père.
Entre une météo capricieuse et un cépage délicat, Charlie va devoir prouver à son père qu’il est digne de ce terroir transmis de génération en génération dans leur famille.
Il est facile de noter un vin, mais comment fait-on un grand vin ? 

 

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Mon humble avis : Premiers crus est un film agréable, comme le sont les téléfilms du terroir que l'on aime à regarder sur France 3. L'histoire est assez classique : conflits familiaux et interfamille, sur fond de vigne. Le dénouement offre peu de surprise, mais peu importe, on se laisse emporter dans ce monde que qui cultive la terre chaque année pour en tirer un excellent millesime, malgré les difficultés et les aléas météorologiques.

Je suis allée voir ce film car une de mes cousines est vigneronne, aussi, connaitre mieux son métier m'intéresse. 

Les images et photos des vignobles bourguignons et de cette campagne sont magestueuses et rendent magnifiquement hommage à cette belle région française et à son patrimoine premier : le vin, la terre et ses hommes. 

Premiers crus est un beau film sur la transmission intergénérationnelle, mais aussi sur le courage de ceux qui font le choix d'interrompre cette transmission qui peut être un poids, qui empêche certains de choisir leur propre vie.

C'est aussi une belle leçon face à la crise socio-économique que le monde traverse. Pourquoi miser sur la quantité et non sur la qualité ? Et la qualité ne peut se gagner qu'accompagnée d'un retour vers les valeurs et les méthodes du passé.

Les comédiens servent bien ce film. Néanmoins j'ai un bémol sur le rôle de Gérard Lanvin en vieux vigneron bougon. Il est à mon goût trop bougon et de ce fait, ce personnage tombe dans la caricature. Dommage.

Quoiqu'il en soit, voyez en film en bonne compagnie et prévoyer ensuite d'ouvrir une bonne bouteille, car Premiers crus donne envie de déguster un grand cru !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 30 Septembre 2015

Boomerang : Affiche

Film de François Favrat

Avec Laurent Laffite, Mélanie Laurent, Audrey Dana

 

Synopsis : Boomerang : nom masculin, arme de jet capable en tournant sur elle-même de revenir à son point de départ… En revenant avec sa sœur Agathe sur l’île de Noirmoutier, berceau de leur enfance, Antoine ne soupçonnait pas combien le passé, tel un boomerang, se rappellerait à son souvenir. Secrets, non-dits, mensonges : et si toute l’histoire de cette famille était en fait à réécrire ? Face à la disparition mystérieuse de sa mère, un père adepte du silence et une sœur qui ne veut rien voir, une inconnue séduisante va heureusement bousculer la vie d’Antoine… 

 

 

 

Mon humble avis : Voici un très beau film inspiré du roman éponyme de Tatiana de Rosnay. Roman que je n'ai pas lu, donc je ne saurais dire si le film lui est fidèle à 100%.

Le succès du film tiendra aussi grâce à la qualité de l'interprétation. Laurent Laffite est extraordinaire dans un rôle grave dans lequel nous n'avons pas l'habitude de le voir. Mélanie Laurent est tout aussi brillante dans la pudeur, mais son rôle est plus discret, moins présent.

Boomerang peut être perçu comme un thriller familial. Nous sommes presque dans un huit clos familial oppressant, même si celui-ci se déroule entre Noirmoutier et Paris, et que des personnages secondaires interviennent. La tension monte dans tous les sens du terme : pour les spectateurs comme pour les protagonistes de la famille "intramuros", protagoniste d'ailleurs bien fouillé, juste ce qu'il faut pour tenir leur rôle dans cette famille qui préfère le bancal à la vérité depuis plus de 30 ans.

Le thème du film est assez universel. En effet, qui ne vit pas dans une famille qui n'ait de secret, de non-dit, qui ne communique pas, qui peine à montrer l'affection, qui va de maladresse en maladresse sans réaliser les dégâts de celles-ci.

Antoine, jeune quadra juste divorcé mène donc l'enquête sur la mort de sa mère, qui a toujours été présentée comme une noyade accidentelle. Les doutes qu'il a envers cette noyade l'obsèdent, le rendent irascible, irrationnel même pourrait-on dire. Par moment, le spectateur serait presque enclin à penser qu'il s'acharne pour pas grand-chose, car évidemment, on en vient à soupçonner un éventuel suicide, que pourrait-il s'être passé d'autre ? Mais Antoine a besoin de la vérité pour se construire réellement en tant qu'adulte, et père.

J'ai beaucoup aimé la relation qu'Antoine noue avec la jeune femme qui travaille à la morgue. Une relation jolie, délicate, pudique, émouvant tant elle est intelligente.

Par contre, j'ai constaté quelques raccourcis ou improbabilité relationnelles. En effet, en début de film, Antoine est au volant d'une voiture, sa soeur à côte de lui. Leurs échanges viennent d'être violents. Antoine accélère, sa soeur lui demande de ralentir. Il poursuit dans sa lancée et double n'importe comment, pour finir par faire 3 "jolis" tonneaux. Sa soeur sera grièvement blessée, suivront pour elle 3 mois de rééducation. Et le hic pour moi, c'est que jamais cet accident est réévoqué face à la caméra, comme si l'accident comme le comportement d'Antoine étaient anecdotiques. Personnellement, si l'on me faisait un coup pareil, pas sûr  que je sois aussi clémente.

Il n'empêche que lorsque le dénouement s'annonce, nos gorges se serrent et nous nous emplissons d'effroi. Car jamais, ô grand jamais, nous ne pouvions imaginer une telle horreur, et une telle hypocrisie familiale.

A noté que les scènes qui se déroulent à Noirmoutier donnent bien envie d'aller y passer quelques vacances !

 

 

PS : Par contre, ce qui est très perturbant, c'est qu'avec sa barbe, Laurent Laffite ressemble beaucoup à Ben Affleck !!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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