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Publié le 21 Juin 2016

Dans les forêts de Sibérie : Affiche

Film de Safy Nebbou

Avec Raphael Personnaz et Evgueni Sidikhine

 

 

Synopsis : Pour assouvir un besoin de liberté, Teddy décide de partir loin du bruit du monde, et s’installe seul dans une cabane, sur les rives gelées du lac Baïkal.
Une nuit, perdu dans le blizzard, il est secouru par Aleksei, un Russe en cavale qui vit caché dans la forêt sibérienne depuis des années. 
Entre ces deux hommes que tout oppose, l’amitié va naître aussi soudaine qu’essentielle.

 

 

Mon humble avis : Ce film est une libre adaptation du livre éponyme et autobiographique de Sylvain Tesson. Libre adaption car Safy Nebbou y a ajouté le personnage d'Aleksei, ce qui apporte un nouveau souffle au scénario en deuxième partie du film. Et surtout, la présence d'Aleksei permet de développer une amitié aussi forte que minimaliste entre deux hommes qui n'auraient jamais dû se rencontrer.

Ce film est tout simplement magnifique, tant par les décors naturels de Sibérie, que par l'aventure humaine qu'il présente. Tout y semble naturel et sobre, rien de grandiloquent ! Tout est dans le silence, les silences entre les deux hommes, les dialogues épurés pour cause de différences linguistiques, le soleil sur la glace, le craquement de la glace, le blizzard, les yeux grands ouverts et ébahis de Raphael Personnaz. La sobriété n'empêche en rien l'émotion, bien au contraire, l'humour, les moments qui sont aussi cocasses qu'inquiétants (comme la scène où Teddy se baigne nu dans la glace et qu'apparait alors un ours !)

Dépaysement, introspection, initiation, partage et apprivoisement d'un environnement hostile et d'un homme désociabilisé, humilité, l'ivresse de la liberté, la solitude, le temps qui passe, la vie autrement, le choix. Le choix, c'est bien la question essentielle du film... Le choix de sa liberté, ou de sa prison. Car oui, il y a une autre façon de purger sa peine qu'en milieu pénitencier.

Bref, j'ai été subjugué par ce film qui m'a permis de vivre au plus près une aventure que je n'aurai jamais le cran de tenter... Ou alors si, mais sur une île déserte avec 30 degrés de plus.

Une mention + + + pour Raphael Personnaz qui trouve ici un rôle magistral, qui lui permet d'exprimer toute l'étendue de son talent, et quel talent ! Il faut savoir que celui-ci est quasiment seul à l'écran sur les trois quarts du film, donc sans dialogues ou presque. Tout passe donc par les expressions du visage, le regard...

Le regard, voilà ce qui nous manque bien aujourd'hui dans notre société de consommation et d'urgence, nous ne savons plus regarder... Dans les forêts de Sibérie nous offre une belle fenêtre et un temps de pause pour voir... autrement.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 17 Juin 2016

Vicky : Affiche

Film de Denis Imbert

Avec Victoria Bedos, Chantal Lauby, François Berléand

 

 

Synopsis : A presque 30 ans, Victoire la petite dernière de la célèbre famille Bonhomme, l'éternelle enfant sage de la tribu, décide enfin de s'émanciper en découvrant l'alcool, le sexe, et... sa voix. Grâce à Banjo, un chanteur de bar et d'Elvis, elle va réussir à prendre son envol en chantant l'amour avec pudeur et le sexe sans tabou, et entraîne sa mère avec elle au grand dam de son père et de son frère.

 

 

Mon humble avis : Je n'irai pas par quatre chemins, j'ai trouvé très peu d'intérêt. Déjà, les seuls bons moments figurent dans la bande annonce, qui de ce fait est aussi alléchante que le film complet décevant.

Ce film s'inspire de la vie de Victoria Bedos (elle-même interprète de Vicky), fille de Guy Bedos et soeur de Nicolas Bedos mais bon...

L'héroïne a presque 30 ans, et c'est là que le bât blesse, car elle manque bien de maturité et ne provoque aucune empathie dans sa maladresse, ses plaintes, sa timidité, son manque de réactivité, sa soumission etc... Bref, ses problèmes existentiels sont loin de nous contrarier !

Et puis être "fille de", y'a pire. Le frère dans le film est tellement imbuvable et con que cela en est ridicule. L'ensemble reste superficiel, le sujet n'est pas creusé. Le jeu pas toujours juste. La participation de Benjamin Biolay et on ne peut plus cliché et semble être un parfait copier/collé de toutes ses participations cinématographiques. Rien de nouveau ! Pour que l'on puisse considérer Biolay comme comédien, il faudrait qu'il propose autre chose que sa propre image, en tous cas, l'image publique qu'il donne.

Bref rien de surprenant jusque dans l'issue du film. Même les bons moments de musique et l'interprétation très juste de Chantal Lauby ne m'ont pas sauvée de l'ennui. Bref, je pense qu'il y a bien d'autres film à aller voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Juin 2016

Retour Chez Ma Mère : Affiche

Film d'Eric Lavaine

Avec Alexandra Lamy, Josiane Balasko, Mathilde Seigner

 

 

Synopsis : Aimeriez-vous retourner vivre chez vos parents ? À 40 ans, Stéphanie est contrainte de retourner vivre chez sa mère. Elle est accueillie les bras ouverts : à elle les joies de l'appartement surchauffé, de Francis Cabrel en boucle, des parties de Scrabble endiablées et des précieux conseils maternels sur la façon de se tenir à table et de mener sa vie… Chacune va devoir faire preuve d’une infinie patience pour supporter cette nouvelle vie à deux. Et lorsque le reste de la fratrie débarque pour un dîner, règlements de compte et secrets de famille vont se déchaîner de la façon la plus jubilatoire. Mais il est des explosions salutaires. Bienvenue dans un univers à haut risque : la famille !

 

 

Mon humble avis : Sur un sujet on ne peut plus actuel - le retour des trentenaires/quadras chez leurs parents pour cause de chômage, Eric Lavaine réussit un joli tour !

Dans la première partie, il parvient à nous faire oublier le drame de départ pour nous faire rire de la cohabitation intergénérationnelle entre mère et fille.

Et dans la deuxième partie, le drame, auquel on ne s'attend pas, prend sa place mais, traité sur le ton de l'humour caustique, il nous fait encore plus rire que la première.

Eric Lavaine a eu la bonne idée de mettre 2 parties dans son film. Car le premier sujet aurait peu s'essouffler sur la durée totale du film. Du coup, ce n'est pas le cas puisqu'à mi-parcours, on repart de plus belle avec l'arrivée de nouveaux personnages... et des dialogues qui deviennent autant comiques que cyniques, mais qui font bien mouche !

Il y a comme un aspect pièce de théâtre dans ce film qui se déroule la plupart du temps en huit clos dans l'appartement de Josiane Balasko... Et dans les scènes du dîner familial qui frôlent le pugilat. Les diners réglements de comptes ne sont pas nouveaux au cinéma, mais celui-ci remplit tout à fait son office. Comme l'ensemble du film, il traire des sujets comme la fratrie et ses rancoeurs, l'entraide, la vie et la sexualité des séniors après un deuil.

Bref, Eric Lavaine réussit une chouette comédie populaire avec un duo de choc - Balasko / Lamy qui fonctionne à merveille. Et une fois de plus, Josiane Balasko surprend par sa justesse.

Retour chez ma mère ne brille pas forcément par son originalité, mais il vous donne une heure trente de bon plaisir, de rire, d'émotion et de divertissement !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 5 Juin 2016

Ils sont partout : Affiche

Film d'Yvan Attal

Avec Yvan Attal, François Damiens, Charlotte Gainsbourg, Valérie Bonneton...

 

 

Synopsis : Yvan se sent persécuté par un antisémitisme grandissant et il a l’habitude de s’entendre dire qu’il exagère, qu’il est paranoïaque. Lors de séances chez son psy, Yvan parle donc de ce qui le concerne : son identité, être français et juif aujourd’hui. Mais ces rendez-vous sont aussi et surtout une sorte de fil rouge reliant entre elles plusieurs histoires courtes qui tentent de démonter, sur le mode tragi-comique, les clichés antisémites les plus tenaces.

 

 

Mon humble avis : Yvan Attal, acteur réalisateur, s'attaque à un sujet sensible qui le touche de plein fouet : l'antisémitisme. Mais à travers ce film, il s'interroge sur tous les racismes primaires accompagnés bien entendus de clichés et d'idées préconçues. Donc ce film pourrait très bien s'adapter au racisme de couleur, d'origine ethnique ou sociale.

La forme de ce film est originale. Yvan consulte un psychiatre, car sa femme le trouve obsédé par l'antisémitisme. On assiste donc à ses séances, et entre chaque séance, un sketch met en scène un préjugé envers les juifs. Chaque sketch est interprété par une sacrée brochette d'acteurs. Là, y'a pas à dire, on est gâtés ! Certains sketchs sont juste comiques, d'autres tragi-comiques. Celui des rabbins qui étudient le Talmud et tentent de résoudre l'énigme des ramoneurs blanc et noir est juste hilarant et mériterait de rentrer dans les annales, dans la culture collective au même titre que la célèbre réplique du Diner de cons : "il s'appelle Juste Leblanc"...

Le premier sketch, qui met scène une "copie" à peine dissimulée de Marine Le Pen est franchement bien trouvée. Par contre, le sketch avec Gilles Lellouche, qui permet à un agent du Mossad de remonter dans le temps à l'époque de Jésus m'a paru partir en vrille, même s'il fut le préféré ou presque des amis qui m'ont accompagnée au ciné.

L'ensemble est audacieux, qui pose les bonnes questions, qui montrent aussi le ridicule de certaines d'entre-elles. Ils sont partout interroge sur la question primordiale : "qu'est-ce qu'être juif" et pourquoi tant de haine primaire. Qu'est-ce qu'être juif, je m'attendais à des réponses plus poussées et approfondies car ce que je comprends, c'est que quelque part, nous sommes tous un peu juifs. Oui, car être juif, c'est transmettre. Et après tout, nous sommes bien tous sur terre pour transmettre non ? Que ce soit de façon individuelle auprès des nôtres ou de façon collective et inter-générationnelle ?

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 17 Mai 2016

 

Ma Loute : Affiche

Film de Bruno Dumont

Avec Fabrice Luchini, Juliette Binoche, Valéria Bruni Tedeschi

 

Synopsis : Eté 1910, Baie de la Slack dans le Nord de la France. De mystérieuses disparitions mettent en émoi la région. L'improbable inspecteur Machin et son sagace Malfoy (mal)mènent l'enquête. Ils se retrouvent bien malgré eux, au cœur d'une étrange et dévorante histoire d'amour entre Ma Loute, fils ainé d'une famille de pêcheurs aux mœurs bien particulières et Billie de la famille Van Peteghem, riches bourgeois lillois décadents.

 
 
Mon humble avis : Quel film inclassable ! Un OVNI cinématographique, rien qui ne ressemble à ce que j'ai pu voir au ciné ces 30 dernières années, "ou alors j'ai oublié" !
Comédie, oui ! Drame, oui ! Policier, oui ! Gore, oui ! Burlesque oui puissance cent !
Si j'ai voulu voir ce film impérativement, c'est parce qu'il a été tourné dans les paysages de ma jeunesse, dans les environs d'Ambleteuse, au pied des falaises du Blanc-Nez. Alors oui, on voit bien la silhouette du Fort d'Ambleteuse et le Triphonium de Wissant. Mais le film étant d'époque, il y a beaucoup de reconstitutions de paysages, et cela se voit. Volontaire ou pas ? Est-ce pour ajouter au côté kitch assumé du film ? Je l'ignore.
Dès les premières scènes, on devine qu'on plonge pour deux heures de burlesque décomplexé, au point que les traits des personnages sont poussés jusqu'au grotesque. Après, on aime ou on n'aime pas. Mais l'on rit beaucoup justement de ce grotesque surprenant et limite osé. Lucchini est parfaitement méconnaissable, tant physiquement que dans sa diction qui le rend en général reconnaissable à l'aveugle. Binoche est hystérique, et Valéria Bruni-Tedeschi tantôt lumineuse, tantôt "transparente" comme un fantôme. Les autres comédiens sont pour la plupart des non professionnels. Les deux flics ne sont pas sans rappeler Laurel et Hardi et les Dupont et Dupond.
Certaines scènes et nombre de dialogues sont succulents et méritent de rentrer dans les annales. Malgré l'aspect déluré et parfois décousu du film, on voit bien que Bruno Dumont se moque de la grande bourgeoisie du Nord et y dénonce les mariages industriels tout comme l'inceste et la consanguinité. Le sujet de la recherche de l'identité sexuelle est aussi bien présent dans le film.
Ma loute est donc un film vraiment surprenant, original, je dirais presque expérimental ! Dommage qu'il ne sorte pas grand-chose de l'histoire et que la fin patauge dans l'eau de boudin !
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 15 Avril 2016

Tout pour être heureux : Affiche

Film de Cyril Gelblat

Avec Manu Payet, Audrey Lamy, Laure Atika

 

Synopsis : Antoine, bientôt quarantenaire, dilettante, égoïste et insatisfait ne s’est jamais réellement senti investi d’une mission pour s’occuper de ses filles, âgées de 5 et 9 ans.Infantilisé par sa femme Alice, Antoine n’arrive pas à trouver sa place dans son foyer et décide subitement de la quitter pour une histoire sans lendemain.Lorsqu’Alice lui confie leurs filles quelques jours par surprise, Antoine va se retrouver sur un continent inconnu. Et alors qu’il était incapable d’assumer son rôle de père à l’intérieur du noyau familial, il va finir par devenir une véritable « mère juive ».Après avoir quitté sa femme par nostalgie de sa liberté d’antan, le nouvel Antoine va se retrouver confronté à une nouvelle nostalgie, celle de sa vie de famille…

 

 

Mon humble avis : "Tout pour être heureux" parle de ces bonheurs que l'on a au creux des mains sans s'en apercevoir et que l'on gâche, évidemment. Ici, c'est la vie de famille, les enfants, la paternité.

Pour évoquer cela, Cyril Gelblat met en scène un adulescent presque quadragénaire. Adulescent, car irresponsable, qui vit comme un gamin en donnant la priorité à ses potes et à sa poursuite d'un hypothétique succès dans son job de producteur musical. Sauf qu'à la maison, il a femme et enfants. Femme qui ne supporte plus l'irresponsabilité de son délitant de mari. Comme je la comprends. Le personnage incarné (certes à la perfection mais tout de même) par Manu Payet, on a franchement envie de lui donner des coups de pieds aux fesses : insupportable ! Heureusement, il va se réveiller et s'éveiller à la présence imposée de ses enfants pendant deux semaines et là, on commence à l'apprécier cet Antoine, qui nous offre de belles émotions et de superbes scènes d'échanges filiaux, pimentées par des réflexions et questions enfantines délicieuses.  D'ailleurs, les deux gamines (dont l'une est jouée par la fille du réalisateur) sont des rayons de soleil. L'évolution de la relation entre ce père qui se révèle et ses filles qui le découvrent est vraiment touchante, comme l'est aussi celle entre Antoine et sa soeur (Aure Atika). J'ai beaucoup apprécié aussi cette relation fraternelle.

Ce film n'est pas une grosse comédie, mais une observation sociétal sur ces adultes qui oublient de grandir. Rien n'est caricaturé, ni manichéen, depuis le début jusqu'au dénouement qui ne cède pas à a facilité.

Autre atout du film à ne point bouder, de superbes scènes d'enregistrements musicaux en studio et la découverte, pour moi, d'une chanteuse géniale, talentueuse et touchante : Joe Bel, qui joue pour la première fois au cinéma. Donc inutile de préciser que la bande originale est très présente tout au long du film, et très pénétrante ! Un pur bonheur musical !

Je ne pense pas que ce film me marquera à long terme mais quoiqu'il en soit, il permet de passer un agréable moment dans un fauteuil en velours !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 5 Avril 2016

 

Good Luck Algeria : Affiche

Film de Farid Bentouni

Avec Sami Bouajila, Chiara Mastroiani, Franck Gastambide

 

 

Synopsis : Sam et Stéphane, deux amis d’enfance fabriquent avec succès des skis haut de gamme jusqu’au jour où leur entreprise est menacée. Pour la sauver, ils se lancent dans un pari fou : qualifier Sam aux Jeux Olympiques pour l’Algérie, le pays de son père. Au-delà de l’exploit sportif, ce défi improbable va pousser Sam à renouer avec une partie de ses racines.

 

 

Mon humble avis : Dommage que titre et affiche soient ce qu'ils sont car ils risquent de n'attirer que le spectateur en demande de grosse comédie. Déjà, ceux-ci seront déçus car même si certaines scènes sont drôles, ce film est bien plus qu'une grosse comédie, je dirais même que le fond est sacrément sérieux. Ce film est bien mieux qu'une grosse comédie.

Certes, il lui manque le "petit quelque chose" pour en faire un grand film et j'ai ressenti quelques longueurs.

Il n'empêche, ce film est à voir car il représente une formidable leçon  de courage ! N'hésitez pas à emmener au ciné les membres de votre entourage qui attendent que tout leur tombe du ciel ou simplement, qui traverse une crise de découragement !

Surtout que ce film est inspiré d'une histoire vraie, à savoir celle du frère du réalisateur. Donc, ce n'est pas que du cinéma !

En fait, j'aime beaucoup une phrase du Dauphiné Libéré qui dit : ""un film qui bascule de la fantaisie cocasse d’une situation comique à un questionnement progressif et sensible sur l’identité."

C'est tout à fait cela ! Car le personnage de Sam (forcément bien interprété, voire même génialement interprété par Sami Bouajila, ne cessera de se questionner tout au long du film : Sur son entreprise, sur la viabilité de celle-ci, sur le réalisme de ce projet fou qu'est son inscription pour les J.O, sur sa capacité physique et psychologique à aller au bout de ce challenge. Mais aussi sur ses liens à sa famille, à ses racines algériennes qu'ils semblent avoir tant négligées. A travers les personnages de Sam, de son père algérien, de sa mère française, Good Luck Algéria offre aussi une belle réflexion sur la bi-nationalité, le déracinement, l'intégration et les différences culturelles qui séparent la famille restée au bled et celle qui a émigré.

Le père de Sami est très touchant, accroché qu'il est à ses racines, mais tourné vers l'avenir de ses enfants en France comme il a toujours été, et comme il sera toujours : que ses enfants est la chance de... le choix de...

Good Luck Algeria est donc un film qui fait du bien, profondément humain, universel,et qui offre, par-dessus le marché, pour la "modique" somme d'une place de ciné, un magnifique voyage dans nos montagnes enneigées et dans une Algérie qui nous est plutôt inconnue. Et je le répète, une formidable leçon de courage !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 28 Mars 2016

 

Rosalie Blum : Affiche

Film de Julien Rappeneau

Avec Noémie Lvovsky, Kyan Khojandi, Alice Isaaz, Anémone

 

Synopis : Vincent Machot connaît sa vie par cœur. Il la partage entre son salon de coiffure, son cousin, son chat, et sa mère bien trop envahissante. Mais la vie réserve parfois des surprises, même aux plus prudents... Il croise par hasard Rosalie Blum, une femme mystérieuse et solitaire, qu'il est convaincu d'avoir déjà rencontrée. Mais où ? Intrigué, il se décide à la suivre partout, dans l'espoir d'en savoir plus. Il ne se doute pas que cette filature va l’entraîner dans une aventure pleine d’imprévus où il découvrira des personnages aussi fantasques qu’attachants. Une chose est sûre : la vie de Vincent Machot va changer…

 

 

Mon humble avis : Ah Rosalie Blum, une comédie fraiche et profonde à la fois, touchante, émouvante et forcément subtilement drôle. Même si la trame du film est assez tragique, puisque nous avons affaire à des personnages qui vivent chacun de leur côté dans une profonde solitude.

Mais comme ce film fait du bien, comme il est doux à regarder, avec le sourire et une profonde affection pour chacun des protagonistes, sauf pour la mère ignoble, caractérielle et castratrice de Vincent, interprétée par Anémone. Ceux-ci ont chacun les blessures secrètes ou criantes, leur fantaisie... Le personnage de Rosalie, joué par la sublime Noémie Lvovski, est intrigant, touchant, mystérieux. On s'interroge sur la pesanteur de son passé qui la maintient dans un état de lassitude, de mélancolie, de nostalgie... Jusqu'à l'apparition de ce Vincent dans sa vie, qui va donner un autre éclat à son regard pour la mener à l'émerveillement.

Adaptation d'un roman graphique éponyme, que je n'ai pas lu mais qui avait connu un succès retentissant sur la blogo à l'époque, l'histoire de Rosalie est une réelle invitation au bonheur simple, à l'ouverture à l'autre.

La réalisation est soignée et originale, même si l'on ne prend conscience de cette singularité qu'à la moitié du film. On sent vraiment l'amour de Julien Rappeneau pour ses personnages, pour ces gens de l'ombre qu'il met dans la lumière, pour ces personnes qui paraissent ternes au premier abord mais que le réalisateur grandit en révélant la belle et unique personne qui sommeille en elles. Des personnes qui éclosent au contact des autres, du rêve, du possible.

Rosalie Blum est un film profondément humain, qui donne envie de gentillesse, qui évoque aussi la deuxième chance de chacun, la première chance à saisir aussi, le poids insupportable d'une mère possessive et envahissante.

Une première fin inattendue, et une deuxième fin qui explique en 30 secondes la genèse de l'histoire.

En tout cas, j'ai vraiment adoré cette jolie histoire. Rosalie Blum est un film absolument charmant, qui fait du bien, qu'il faut voir, bien sûr ! Et puis, dès la première minute, il y a un super matou !!!

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 23 Mars 2016

Médecin de campagne : Affiche

Film de Thomas Lilti

Avec François Clusez, Marianne Denicourt, Isabelle Sodoyon

 

 

Synopsis : Tous les habitants, dans ce coin de campagne, peuvent compter sur Jean-Pierre, le médecin qui les ausculte, les soigne et les rassure jour et nuit, 7 jours sur 7. Malade à son tour, Jean-Pierre voit débarquer Nathalie,  médecin depuis peu, venue de l’hôpital pour le seconder. Mais parviendra-t-elle à s’adapter à cette nouvelle vie et à remplacer celui qui se croyait… irremplaçable ?

 

 

Mon humble avis : Quel joli, beau et bon film ! Le cinéma Français sait vraiment rendre hommage à ses concitoyens, les plus isolés, les plus discrets, ceux qui sont loin des projecteurs.

Pour moi qui suit citadine et donc loin des déserts médicaux, ce film prend tout de même un goût de nostalgie. Celle de l'époque de mon enfance en banlieue calme, où le médecin "de famille" (terme qui avait une signification alors), se déplaçait à domicile, avec sa mallette et soignait, auscultait, vaccinait toute la famille en même temps ou presque. Médecin qui connaissait notre environnement de vie, notre cuisine ou notre salle à manger.

Maintenant, on attend une heure dans une salle d'attente pleine de microbes et l'auscultation est chronométrée. Enfin bref...

Thomas Lilti, le réalisateur, est avant tout médecin généraliste, même s'il ne pratique plus réellement depuis 3 ans (je le sais car film vu en avant-première en présence de celui-ci et de François Cluzet). Mais comme l'a dit si justement une spectatrice dans la salle, avec ce film, Thomas Lilti soigne la médecine générale, et il diagnostique le pourquoi de ses souffrances. Le médecin de campagne est dévoué corps et âme à ses patients, jours et nuits, 7 jours sur 7. Il s'embourbe avec sa voiture dans les chemins de terre, se "bat" contre les animaux de basse-cours, est autant médecin généraliste, qu'assistant social, que psy, qu'ami, que membre à part entière de la vie locale. Hors il semble que les étudiants en médecine ne veulent plus de cette vie, rendue encore moins attrayante devant la difficulté du conjoint du médecin à trouver un emploi dans ces zones reculées.

Bref, tout cela est magistralement, subtilement filmé par Thomas Lilti et l'interprétation est bien sûre irréprochable, que ce soit par les têtes d'affiche, que par les rôles secondaires jusqu'aux figurants. On a vraiment l'impression d'être au coeur d'une communauté, on sent ce lien invisible mais qui lie tout le monde. Il y a dans cette histoire une impression de bien vivre ensemble, impression qui n'est pas édulcorée et qui n'élude pas les difficultés. Quoi qu'il en soit, même si certains passages sont "durs" ou très touchants, ce film fait du bien. Quelque part, sans être une comédie (même si quelques passages prêtent à rire), ce film donne la banane et de l'espoir.

Enfin, et surtout, je décerne mon César de la meilleur actrice à la sublissime, lumineuse, juste,  solaire, magnifique, douce et déterminée Marianne Denicourt ! Si merveilleuse qu'elle en ferait presque de l'ombre au grand François Cluzet !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 14 Mars 2016

ON A TOUS UN RÊVE DE GOSSE !

DieuMerci ! : Affiche

Film de Lucien JEAN-BAPTISTE

Avec Lucien Jean-Baptiste, Baptiste Lecaplain, Firmine Richard, Michel Jonaz

 

Synopsis : À sa sortie de prison, Dieumerci, 44 ans, décide de changer de vie et de suivre son rêve : devenir comédien. Pour y arriver, il s’inscrit à des cours de théâtre qu'il finance par des missions d'intérim. Mais il n'est pas au bout de ses peines. Son binôme Clément, 22 ans, lui est opposé en tout. Dieumerci va devoir composer avec ce petit "emmerdeur". Il l’accueille dans sa vie précaire faite d'une modeste chambre d'hôtel et de chantiers. Au fil des galères et des répétitions, nos deux héros vont apprendre à se connaître et s’épauler pour tenter d'atteindre l'inaccessible étoile.

 

 

Mon humble avis : "Dieumerci ! On a tous un rêve de gosse" est un joli film : intéressant, intelligent, émouvant et drôle aussi. Oh, pas hilarant non plus, ce n'est pas son but, mais certains passages donnent l'occasion de rire avec plaisir.

Il faut savoir que le scénario s'inspire partiellement de la vie même de Lucien Jean-Baptiste, à savoir : tout plaquer pour réaliser son rêve de gosse suite à un drame familial (à savoir la perte d'un enfant, dont il est aussi question dans le film). Le passé professionnel du personnage est donc pur invention.

L'histoire oscille entre profondeur et légèreté, et même les scènes qui pourraient paraître légères cachent un sens profond sous couvert de l'humour. Point de burlesque ici, mais de la nuance et une belle observation contemporaine sociétale et ... artistique.

Car bien sûr, notre Dieumerci qui décide à 44 ans de se lancer dans le théâtre professionnel rencontre bien des déconvenues, des bâtons dans les roues, des désapprobations de ses proches, de l'incompréhension, des moqueries. Et il doit aussi faire face aux préjugés liés au racisme primaire... Il n'y a pas de rôle pour les noirs au théâtre comme au cinéma.

Mais Dieumerci va s'accrocher contre vents et marées, va se coltiner un petit con d'apprenti-comédien collé à ses basques (Baptiste Lecaplain), petit con plus qu'insupportable mais fera tout pour parvenir à ses fins.

C'est qu'il a un sacré talent ce Dieumerci. Et quel plaisir pour nous, spectateurs, d'assister aux répétitions d'une école de théâtre. Ces répétitions sont bouleversantes, pour s'achever en apothéose lors du concours général ! On réalise à quel point Dieumerci est talentueux, sa voix vient nous cueillir jusqu'au fond du ventre, on redécouvre la splendeur et la magie des textes et pièces classique ! On sort ému de ce film, mais avec la banane, car Dieumerci est avant tout un feel good movie plein d'espoir. Et surtout, il nous donne envie de (re)plonger corps et âme dans le patrimoine littéraire, qu'il soit français ou so british !

Quel plaisir aussi de retrouver la chaleur, les saveurs, les expressions antillaises avec cette chère Firmine Richard !

A ne pas bouder, bien au contraire !

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Rédigé par Géraldine

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