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Publié le 11 Mai 2026

BD - Editions Vuibert - 208 pages - 24.90 €

Parution en octobre 2024

4ème de couv : Début 1970, à La Réunion, Lucie est victime, comme des milliers d’autres femmes, d’une interruption de grossesse forcée, assortie d’une stérilisation. Sur l’île, les médecins blancs se croient tout permis, avec la complicité de la Sécurité sociale. Lucie prend son courage à deux mains et porte plainte.

Au même moment, dans l’Hexagone, Marie-Anne, élève de terminale, assiste à la naissance du Mouvement de libération des femmes (MLF) et aux premiers débats sur l’IVG. Elle a elle-même avorté clandestinement quelques mois auparavant.

Leurs destins croisés témoignent des difficultés et des paradoxes extrêmes de la lutte menée par les femmes, en France, pour disposer de leur corps.

 

Tentation : Le sujet et le nom de l'autrice

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis :  Encore un ouvrage très utile, qui déterre des faits réels inconnus de la plupart, car mis volontairement aux oubliettes par les grandes instances.

A la fin des années 60 début des années 70, sur l'île de la Réunion, la population croît. A tel point que l'Etat craint qu'une fois grands tous ces bambins nés ou à naître viennent envahir la métropole.... Bambins créoles de peau sombre il va s'en dire, et d'origine sociale plutôt pauvre... Alors, l'Etat Français a trouvé la parade.... Avorter et stériliser en masse des femmes sans leur consentement, sans les en informer... Le tout en prétextant une opération de type appendicite. A la Réunion, nous suivons Lucie, qui vient de subir cet affreux traitement à son insu... Avec d'autres victimes, elles portent alors plainte contre la clinique et quelques médecins. Les pages concernant la partie réunionnaise de cette histoire sont en monochrome sépias, avec quelques expressions créoles sous-titrées.

Alors que les femmes réunionnaises sont avortées de force, à 10 000 km de là, à Paris, les femmes avortent dans la clandestinité, et se battent pour obtenir la légalisation et la gratuité de l'avortement, avec le droit de disposer de leur corps comme elles le souhaitent. Ceci, principalement via le M.L.F C'est à travers le personnage de Marie Anne, élève de terminale, que la situation métropolitaine est incarnée, dans une teinte monochrome bleue. Mais que ce soit en sépia ou en bleu, en métropole ou sous les tropiques, les femmes luttent pour la liberté du corps, depuis un point de vue différent.

Cet album lève le voile sur un autre pan de l'ignominie et l'hypocrisie tant humaine, sociale, que politique. Et montre à quel point les femmes sont traitées comme un outil de production... d'enfants.... Une production qu'il faut réguler suivant le lieu et la couleur de peau...

Bref, parfaite illustration de l'expression et de ce qu'elle sous-entend : être né quelque part...

Bien entendu, lors de ce procès retentissant, seules les plaignantes étaient de couleur. Les médecins, les journalistes, les juges étaient blancs et masculins... L'époque est très bien reconstituée surtout dans les ignobles et méprisant propos misogynes et sexistes qui m'ont fait bondir de colère.

L'ahurissement et la colère, voilà quelles ont été mes émotions de lecture. Il m'a manqué l'occasion de m'attacher vraiment aux personnages, notamment celui de Marie Anne dont le contour est moins net que celui de Lucie. Egalement, malgré des dessins agréables, j'ai trouvé difficile de distinguer les personnages secondaires entre eux.

Il n'empêche, ce roman graphique est des plus nécessaires et a le sacré mérite de remonter à la surface ce scandale qui révèle une autre facette bien peu reluisante elle aussi, honteuse même de l'Histoire de France, pays des droits de l'Homme. Manifestement la vie n'a pas la même valeur partout, et la politique nataliste française n'est pas la même partout, malgré les "liberté égalité fraternité" sur les frontons des mairies...

J'ignore si l'Etat Français est récemment revenu sur ce scandale, si l'Etat a reconnu sa faute et demandé le pardon...

Je suis loin d'avoir tout dit, alors lisez cet ouvrage, vous y apprendrez beaucoup.

 

L'avis d'Antigone

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 1 Mai 2026

BD - Editions Marabulles - 128 pages - 23.95 €

Parution en novembre 2024

4ème de couv : Deux journalistes d’investigation, Alex et Marise, infiltrent un voyage d’affaire en Corée du Nord en se faisant passer pour des négociants en chocolat.
Une idée culottée pour tenter de croiser Kim Jong Un. Nos deux héros, pas plus confiseurs qu’espions, ne sont pas au bout de leurs surprises.

Tentation : Le sujet

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Cette BD est inspirée de la propre expérience d'Antoine Dreyfus, l'un des auteurs, qui est aussi journaliste. C'est en 2008 qu'avec une collègue, il a infiltré le pays le plus fermé du monde, pour espérer sortir du seul circuit touristique imposé et peut-être rencontrer Kim Jong Un. Le récit a été réactualisé par rapport au contexte actuel (puisqu'il y ait question de covid, de l'Ukraine etc).

On ne fait qu'une bouchée de cette histoire sans temps mort, toujours sous tension... Entre les préparatifs du voyage, la couverture, et les sept jours passés à Pyongyang sans se trahir et en se méfiant de tout le monde.

Antoine Dreyfus l'annonce dès la préface : "Dans cette histoire presque entièrement véridique, ce qui est le plus improbable est, précisément, ce que nous n'avons pas inventé".

Effectivement, nos deux journalistes vont observer ou subir des scènes des plus ubuesques. Si le décor n'était pas la Corée du Nord et de tout ce que cela comporte, on serait dans le tragique-comique.

A chaque page ou presque, les auteurs nous enfoncent dans cette dictature, avec tout l'insolite et l'ignominie que cela comporte.. C'est vraiment toute la bêtise du système avec un grand B qui prête à rire... Entre le l'agent de la circulation en plein milieu d'un carrefour désert (voitures interdites), des balayeurs qui balaient des rues propres, la vénération affichée du grand leader... Sauf que l'on sait bien que derrière ce qui prête à rire, il y a la pauvreté, la famine certaines années, la torture et les exécutions pour n'importe quel prétexte, jusque dans l'entourage familial du dirigeant.

Il est toujours important de rappeler que si nous occidentaux, nous débordons d'informations, d'images etc, les Nord-Coréens ignorent tout de la guerre en Ukraine et au Moyen Orient, du réchauffement climatique ou autre... Vue que les médias sont aux mains de l'état. Il est aussi question de l'économie à bout de souffle, improductive à souhait de la Corée du Nord.

J'ai dévoré cette BD qui n'a rien de plombant vu la façon dont elle est traitée, laissant de la place à l'humour, au cynisme et à la dérision. Les dessins ne sont pas de ceux qui me plaisent du tout, mais j'avoue qu'ils servent efficacement le sujet. Quant aux bulles, elles oublient d'être trop bavardes... Parce que oui, des fois, le choc des dessins est aussi fort que le poids des mots.

A lire évidemment !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 25 Avril 2026

BD - Editions Dargaud - 112 pages - 21.50 €

Parution en octobre 2025

Mon pitch : La psychiatre déjanté Eva Rojas est dans le bureau de son psychiatre escortée par deux policiers... Est elle entendue comme coupable ou témoin ? Quoiqu'il en soit le corps d'un homme a été retrouvé raide mort dans une couche de béton...  Eva raconte par le détail les sept jours qui ont précédé cette découverte... Sept jours pendant lesquels elle a cherché un de ses patients disparu, Joao, 19 ans, star montante du football. Et dans cette enquête, elle a pu compter sur "les voix" qui l'accompagnent.

 

 

Tentation : Le nom de l'auteur

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : C'est à Jordi Lafebre que l'on doit la magnifique BD "Malgré tout", qui a tourné sur la blogo il y a quelques années. D'où mon choix de Je suis un ange perdu. Ce dernier est en fait la suite de "Je suis leur silence", paru en 2023... je l'ignorais, mais cela n'a pas gêné dans ma lecture.

Une enquête sur des chapeaux de roue, bien intéressante, qui ne manque pas de rebondissement, d'humour et de réalisme social...  Dans cet opus, Jordi Lafèbre de frotte aux sujets du sport de haut niveau, du néonazisme, de la prostitution et des maladies mentales. Et pour traiter certains de ces sujets, il ne manque ni d'humour ou de cynisme.

Les dessins sont dynamiques et colorés comme je les aime.

J'ai cependant deux regrets : Que l'auteur exploite si peu le fait que cette histoire se déroule à Barcelone (en fait, on aperçoit une fois de loin la Sagrada Familia et c'est tout), mais qui aurait pu être dans n'importe quelle grande ville (qui a un grand club de foot !!!) Un reproche aussi... Lecture conseillée dès 15 ans... Et pourtant, les cases où Eva Rojas n'a pas une clope au bec ou à la main se compte sur les doigts de la même main. Je ne sais pas si je suis vieux jeu ou pas, mais j'ai trouvé que c'était un mauvais exemple, comme si la cigarette faisait le style du personnage... C'est plutôt incitatif... alors que les médias nous bombardent de campagnes de prévention...

Une enquête qui se révèle être une lecture agréable et divertissante, et une héroïne déjantée mais bien attachante. Un mélange de genre qui se fait bien : comédie, polar, drame.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Avril 2026

BD - Editions Hygée - 120 pages - 22 €

Parution en novembre 2025

Le pitch : Une exploration lumineuse et sensible de la santé mentale, où une psychiatre, un dessinateur et un écrivain vous invitent à un dialogue profond et décalé sur les troubles psychiques. Entre conversation intime et enquête documentaire, ce roman graphique dessiné par Laurent Richard déjoue les idées reçues sur la psychiatrie. À travers un échange vivant entre Jasmina Mallet, psychiatre spécialiste des neurosciences, et Benoît Broyart, écrivain passionné par les liens entre maladie mentale et création artistique, découvrez une approche à la fois humaine des troubles bipolaires, schizophrénie, autisme : ce livre lève le voile sur ces réalités qui concernent près d'un Français sur cinq. Un parcours initiatique qui mêle histoire de la psychiatrie, témoignages, anecdotes personnelles et réflexions sur notre rapport à la santé mentale. 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Prêt d'une dame de mon club de lecture, merci :)

Mon humble avis : Un ouvrage qui hélas ne peut être exhaustif tant le sujet est vaste et délicat, mais qui offre tout de même un large panorama sur les différentes afflictions mentales, cérébrales ou psychiques dont souffre un cinquième de la population, le plus souvent en grande discrétion. Mais il n'empêche que les dysfonctionnements et les souffrances sont là, tues parce qu'incomprises. Quand on lit cette BD et le pourcentage de personnes atteintes par chacune des pathologies, on en viendrait presque à se dire que personnes "saines" d'esprit ne sont plus majoritaires... Et qu'être sain d'esprit à un moment donné n'est aucunement une assurance de l'être à jamais.  

Dans ce contexte, comment définir la normalité et de ce fait, son opposé, l'anormalité. Cet ouvrage tente de répondre à cette délicate

question par des pistes assez simples et compréhensibles par tous. Et qu'est-ce qui définit la maladie... C'est une rupture avec l'état précédent de la personne.

Certaines maladies mentales surviennent chez des personnes prédisposées génétiquement ou biologiquement. Mais il faut aussi prendre en compte l'environnement, qu'il soit social (précarité, surmenage etc) , naturel (les pesticides, les perturbateurs endocriniens etc), alimentaire etc. Le contexte géopolitique a aussi son importance... Sur terre, tout le monde ne fait pas face aux mêmes stress, voire aux mêmes traumas. Les addictions peuvent être dans les causes... ou les conséquences. Quoiqu'il en soit, personne n'est à l'abris. Par exemple, chaque année en France, 3 millions de personnes traverse un gros épisode dépressif, et les femmes sont plus souvent touchées.

Les pathologies ou handicaps développés ici sont : les troubles bipolaires, les troubles dépressifs, les troubles du spectre de l'autisme, la "folie ?", les troubles du stress post traumatique, les troubles du comportement alimentaire, les troubles de la personnalité et les troubles schizophréniques. 

Il est question de médecine psychiatrique dont les buts premiers sont de soulager les patients, soigner (selon différents moyens) et guérir, si possible... Ou du moins, que le patient retrouve une vie acceptable sans souffrances. Et ceci, par un accompagnement pluridisciplinaire (psychiatre, psychologues, infirmier etc)

Une BD qu'on ne lit pas pour se divertir et qui demande de l'attention. Une BD nécessaire qui déstigmatise, explique, remise au placard les idées reçues sur telle maladie ou tel handicap qui ne sont pas forcément des fatalités, mais juste des raisonnements différents qui ne trouvent pas écho dans le monde tel qu'il est, le monde qui encourage et célèbre l'engagement, l'investissement, la réussite, la rentabilité etc...

La recherche scientifique et médicale est évoquée aussi, tout comme l'Histoire de la psychiatrie et la psychiatrie de demain (avec les écrans, les IA etc). Oui, de plus en plus de personnes sont diagnostiquées TSA ou TDAH par exemple... Ce n'est pas qu'il y en a plus ou que ce soit une mode, c'est juste que la médecine a évolué et progressé, ce qui permet de diagnostiquer plus tôt un trouble, et donc d'apporter un soulagement plus rapidement.

Une chose est sûre, il vaut mieux être malade aujourd'hui qu'il y a "150 ans", où tout le monde, toutes pathologies confondues était traité de fou et mélangé à tous dans des asiles d'aliénés. La science et la société ont progressé c'est certain, mais le chemin sera encore long pour que les moyens de prises en charge soient à la hauteur du nombre exponentiel de patients, et pour que ces maladies ne soient plus stigmatisées.

Il n'empêche, je salue cet ouvrage nécessaire qui insiste bien sur les souffrances et l'isolement des personnes atteintes, et démontre parfaitement que la "volonté" de ces personnes n'est en rien responsable de leur état.

Un ouvrage qui devrait être lu et relu par tous.

Pour ma part, il me concerne particulièrement puisque je suis TSA,  TDAH, actuellement aussi en stress posttraumatique et que des dépressions bien profondes j'en ai déjà fait.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 4 Avril 2026

BD - Editions Grasset - 176 pages - 20.90 €

Parution en octobre 2025

Le pitch : A la fin du XIXème siècle, dans une ville des Caraïbes en Colombie, Florentino Ariza et Fermina Daza tombent éperduement amoureux. Mais quand Fermina choisit, contre toute attente, d'épouser un médecin riche et bien né, Florentino est dévasté. Il se réfugie dans la poésie et commence une carrière de séducteur, sans jamais oublier son ancienne fiancée. Lorsque le mari de Fermina finit par mourir, Florentino assiste à ses funérailles. Après cinquante-trois ans, sept mois et onze jours, ils se retrouvent enfin.

Tentation : La beauté de la couv + le nom Garcia Marquez

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Quarante ans après la parution d'un des titres emblématiques de l'écrivain colombien nobélisé, Ugo Bertotti  le transpose en roman graphique en espagnol, dont les éditions Grasset & Fasquelle nous offre ici une magnifique adaptation Française.

Si j'ai plongé dans cet album, c'est parce que je n'ai pas encore lu le roman d'origine... Mais j'avoue que suite à cette lecture, qui est je pense une mise en bouche, j'ai bien envie de remettre Garcia Marquez dans mes auteurs à lire. Parce je pense qu'il est difficile via des bulles de bénéficier de la saveur d'un style littéraire ! Mais l'essentiel est que cette mise en bouche me motive vraiment à découvrir l'oeuvre d'origine qui provient d'une époque qui va finir par tomber dans les limbes de l'oubli...

Evidemment, Ugo Bertotti a dû faire usage de l'ellipse pour parcourir un demi-siècle et parfois, les transitions entre les années (ou décennies) sont un peu brutales.

Mais les dessins sont splendides et nous transportent aussi bien dans le temps que sous d'autres latitudes (Carthagène au XIXème siècle). L'atmosphère luxuriante Caribéenne et les us et coutumes d'alors en matière de moeurs sont magnifiquement rendus. Il y a aussi le contexte... Avec l'épidémie de Choléra, les corps morts qui flottent sur les fleuves, et les bateaux qui battent pavillon jaune lorsqu'ils ont un cas de Choléra à bord et qu'ils se retrouvent donc en quarantaine.

Une obsession amoureuse qui dure plus de cinquante ans, et une belle histoire d'amour qui dit que, pour être aimé, il ne faut pas être le fantôme de soi-même, mais purement soi-même.

Franchement, je trouve ingénieuse l'idée (de plus en plus courante) d'adapter des grands romans en BD... Cela permet ainsi d'en connaître les sujets et les atmosphères sans forcément les lire, et de donner envie de découvrir les originaux. C'est un bon pas en avant pour chacun dans culture générale, avec toujours une notion de plaisir et de divertissement.

Une BD à découvrir, à offrir, à savourer !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 25 Mars 2026

BD - Editions Gallimard - 216 pages - 24.90 €

Parution le 5 novembre 2025

Le pitch : Au coeur de la forêt des Landes, dans l'intimité d'une nuit d'été, une mère de famille apparemment sans histoires confie à sa fille un secret. Sensibilité, finesse psychologique, humour tendre... Lola Lafon et Pénélope Bagieu conjuguent leurs talents dans un récit où l'émotion naît de la justesse.

Tentation : Le nom des deux autrices

Fournisseur : La Bib de St Lunaire

 

 

Mon humble avis : Lorsque j'ai ouvert ce roman graphique, un cri de presque effroi m'est sorti de la bouche "mon dieu, que les dessins sont moches"... Une impression à la va vite, les couleurs sont très contrastées etc... Et bien finalement, je m'y suis bien habituée et j'avoue qu'ils illustrent parfaitement cette histoire très touchante, qui, bien qu'elle soit différente, me rappelle celle de la BD "Je vais rester".

Retrouvaille familiale entre Mamounette et ses 3 grands enfants... Qui continuent à se chamailler comme dans leur enfance. Y'a de l'ambiance, d'autant que les trois jeunes adultes ne se privent pas de mettre leur mère en boite avec ses petites habitudes etc...

Effectivement, Mamounette (divorcée depuis longtemps du père de ses enfants) semble mener une vie, pleine de principe, et réglée comme du papier à musique.

Après le repas, on joue ! On ressort les jeux qui ont tant occupé les soirées d'antan ! Ce sera "Tabou". A Mamounette de faire découvrir le mot "Audace"... En 3 mots, elle raconte qu'une fois, elle a traversé un bois à pied pour aller à une soirée... Ces deux garçons s'en vont, elle reste avec sa fille... Et raconte toute l'histoire de cette fameuse soirée souvenir, qui remonte à plus de vingt ans.

L'originalité de la construction narrative est l'une des forces de cet album... Car oui, tous les sujets qui y sont abordés le sont avec justesse, délicatesse, émotions (autant pour celle qui raconte que celle qui écoute) et douceur, puisque l'on est ici sur le ton de la confidence... puis que secret entre une mère et sa fille.

Il y a de la nostalgie dans ces pages, celle de la jeunesse, des vacances en famille et de quelques jours pas comme les autres dans une vie monotone et pleine de surcharge parentale... Quelques jours, et une nuit qui n'ont pas eu de conséquence, mais qui sont restés comme un doux souvenir. Une rencontre, et pour Mamounette, l'audace de sortir de sa ligne directrice, de suivre son envie, son instinct, son plaisir, son petit brin de folie qu'elle s'autorise... Penser à elle et être un part d'elle, même si ce n'est que quelques heures.

En tant que lecteur, on ne saura jamais si le chauffe-eau est vraiment tombé en panne ! En tout cas, moi, j'ai un sérieux doute !!!

Quoiqu'il en soit, une histoire simple d'une personne simple, qui une fois dans sa vie, a eu l'audace de...

Très touchante, et traité avec délicatesse !

 

L'avis de Philisine, d'Antigone et Gambadou

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 27 Février 2026

BD - Editions Futuropolis - 224 pages - 29 €

Parution en novembre 2025 

Le pitch : Treize ans après Voyage aux îles de la désolation, l'auteur raconte son retour aux terres australes, dans les îles Kerguelen, où il est invité par Christophe Guimet, responsable des programmes éléphants de mer, pour rendre compte de leur travail. Son récit témoigne des changements à l'oeuvre sur ces terres à cause du réchauffement climatique et de l'évolution de la société locale.

 

Tentation : Le dernier Lepage, enfin, quoi !!!

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : L'année dernière, j'avais déjà embarqué sur le Marion Dufresne avec Emmanuel Lepage via sa merveilleuse BD "Voyage aux îles de la désolation". Il y était surtout question de logistique, le Dufresne allant d'île et île des TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises) pour les ravitailler et assurer les rotations humaines des scientifiques hivernants etc... 

Cette fois-ci, c'est focus sur un archipel, les Kerguelen, puisque Lepage y reste près d'un mois. L'album réclame du temps et une attention de lecture. Parce que les dessins sont toujours aussi sublimes, ils sont à eux seuls des chefs d'oeuvre que l'on admire en détails. Mais également parce que les bulles sont aussi importantes et intéressantes que les traits de pinceaux.

Cet album est centré sur deux sujets principaux : le vivre ensemble dans une région de désolation, avec très peu, avec des personnes d'origines, d'âges, de sexes, d'expériences et de caractères différents. Tous sont là avec une mission et un rôle bien précis, tous sont là volontairement : pour la plupart, c'est un rêve, ou une parenthèse ou un aboutissement... Mais tous repartent transformés par cette expérience humaine et naturelle hors du commun.  D'ailleurs, ils insistent bien sur le terme expérience, et n'usent pas de celui d'aventure. Et surprise pour Emmanuel Lepage en arrivant à Kerguelen... Sa BD "Voyage aux îles la désolation" a suscité des vocations !!!

Les temps changent... Il y a maintenant des femmes scientifiques qui viennent en TAAF là où, il y a quelques décennies, l'univers étaient exclusivement masculin. Les balises GPS posées sur quelques oiseaux ou lions de mer n'existaient pas. Il n'est plus question de sonder les sols à la recherche de richesses, mais juste de comprendre, d'étudier, de protéger, de préserver... ou de remettre en état. Car ce n'est que maintenant que l'on réalise les erreurs passées, lors des premières missions, avec l'introduction d'espèces animales et végétales européennes... Ce qui est un désastre pour l'écosystème local. Dans ces pages, le gros problème, c'est le chat, introduit à la base pour lutter contre les rongeurs... mais qui a désormais une influence catastrophique sur la faune aviaire qui se reproduit sur place.

C'est donc une multitude de portraits et de dialogues avec toutes ces personnes qui vivent le temps d'une année sur les îles Kerguelen que nous offre ici Emmanuel Lepage. On est vraiment tourné vers l'humain, la façon et le choix de vivre l'éloignement etc. Il est sans cesse question d'émerveillement, de passion même si chacun travaille dur dans des conditions difficiles. Mais chaque personne est consciente de sa chance d'être là, dans une atmosphère joyeuse, faite de solidarité, de concessions, de passages de relais, d'entre aide, de débrouille et d'amusement avec les moyens du bord sans jamais oublier les précautions de sécurité... ou de respect de l'environnement naturel (par ex, le soir, chaque cabanon ferme systématiquement les rideaux pour ne pas déranger la faune par la lumière électrique.) Evidemment, chacun(e) de ces scientifiques témoignent des effets du réchauffement climatique, et regrette que la communauté du savoir et de la recherche soit écoutée mais si peu entendue...

Et pourtant, je trouve qu'il y a beaucoup d'espoir dans ces pages... Parce que la plupart des personnes dessinées et interrogées sont jeunes, très jeunes... Très loin de l'image des glandeurs à capuches et scooter de mon quartier, très loin aussi de tous ces influenceurs qui passent leur vie devant un écran à nous vendre des choses dont on n'a pas besoin, et encore plus loin de ceux qui font régner la terreur pour de la poudre blanche dans certaines zones de grandes villes. Oui, passer du temps avec Lepage et tous ces jeunes qui ont tant à m'apprendre même s'il leur reste encore toute une vie de découverte, ça m'a fait chaud au coeur, malgré le vent glacial qui s'abattait sur les îles.

On aimerait être avec eux, pour discuter plus longtemps, ne pas se contenter d'extraits de conversation, pouvoir poser des questions etc... Car évidemment, même s'il aborde moult sujets, Lepage ne peut pas tout dire ni tout approfondir. Cet album est trop court en fait ! et ce billet pourrait faire trois pages !

"Je fais des livres pour ne pas désespérer du monde...pour trouver de la beauté malgré tout... pour tisser des liens et vivre plus intensément avec eux... je fais des livres sur des gens qui cherchent et qui se cherchent... Pour apprendre à penser autrement... pour être un peu moins con" (Emmanuel Lepage)

Et moi, c'est pour cela que j'aime tant lire les ouvrages de ce grand Monsieur au talent exceptionnel. A lire, à découvrir, à offrir... Et ne pas hésiter à lire ou relire "voyage aux îles de la désolation" en premier... Cela permet d'appréhender différemment ce tome ci, avec déjà quelques connaissances sur les TAAF dans notre caboche.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 26 Janvier 2026

BD - Editions Dargaud - 208 pages - 30 €

Parution le 28 mars 2025

Le pitch : 1962. Antoine, 8 ans, voit son père – Georges de Caunes – tout quitter et partir sur une île déserte, Eiao, située à mille lieues du premier être humain, pour y tenir une chronique quotidienne sur la vie d’un Robinson moderne.

2025. Antoine de Caunes, 71 ans, se rappelle son choc d’enfance et s’inspire avec son coauteur des chroniques diffusées par son père et du journal intime que tenait alors ce dernier pour nous raconter une aventure hors du commun.

Tentation : Le passage de De Caunes à C à vous

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Dans la famille De Caunes, je connais plus "le père" Antoine et la fille Emma que l'aïeul Georges... Lorsque ce dernier était à la une des magazines ou sur les écrans TV, j'étais très jeune, donc aucun souvenir.

Il n'empêche, cette BD, je voulais la lire, parce qu'entre autre elle se passe sur une île, qu'elle répond au fantasme individuel mais tellement collectif de "partir sur une île déserte" quand tout déborde.

Georges De Caunes l'a fait, même si rien ne débordait, juste par goût du challenge, de l'expérience... Il voulait vivre une robinsonnade sans naufrage. Sauf que la seule île sur laquelle il a été autorisé à mener son expérience était loin du chimérique lagon tropical ombragé de palmiers et caressé par les alizés imaginés par Daniel Defoe.

Eiao, dans les Marquises, est des plus inhospitalière... Un seul arbre, des moutons, des moustiques et autres bestioles en tous genre et un soleil de plomb.

Et voilà Georges débarqué avec quelque matériel et son chien Eder, pour un séjour solitaire d'un an, dont il devait faire le rapport chaque soir à la radio. Et même s'il est seul avec son chien, les dangers ne sont pas pour autant absents...

Antoine De Caunes (aux textes) et Xavier Coste (aux dessins, magnifiques et chatoyants) retracent cette (més)aventure, à l'aide d'archives, de carnets de bord retrouvés après la mort de Georges et des souvenirs d'enfance d'Antoine. D'ailleurs, celui-ci apparaît régulièrement en l'enfant qu'il était, imaginant son père tel un héros, mais un héros qui l'a abandonné à Paris. Ces pages-là sont en noirs et blancs, avec toujours un vêtement rouge. Les autres pages sont très colorés, qui représentent l'île déserte, la mer, les oiseaux etc...

L'humour n'est pas absent de ces pages, puisque De Caunes imagine les pensées du chien, qui se retrouve bien malgré lui dans cette galère.

Outre l'hommage à un père fantasque, cet album est aussi et surtout une belle réflexion sur la solitude, l'isolement physique, géographique, social et intellectuel. Sur le besoin qu'a l'homme de pousser toujours plus loin ses limites, de se mettre en danger pour se sentir exister. Il est aussi question de routine que l'on fuit et que l'on finit toujours par retrouver. Ce à quoi l'on veut échapper sans le dire, en prétextant l'aventure. Il est question d'aveuglement de nos propres limites, d'obstination qui mène aux portes de la folie. Sur les prisons, même à ciel ouvert, que l'homme se crée lui-même, même s'il est en quête de liberté. La liberté peut aussi devenir une prison. Et il y a aussi la part d'égo, d'égoïsme dans ces tentations d'héroïsme.

J'ai aimé le leitmotiv que Georges De Caunes ne cesse de clamer... L'essentiel n'est pas d'arriver, mais de partir. Jusqu'au jour où il réalise et accepte enfin que l'essentiel n'est pas d'arriver, mais de savoir arrêter.

J'ai aimé aussi que sur l'île, Georges constate que la présence de son chien n'est pas que réconfort, mais aussi source de soucis... Et oui, il est responsable de lui devant les dangers et son chien ne manque pas de lui flanquer plusieurs frousses.

Une BD qui rappelle qui ne faut pas croire tout ce que nous dit la littérature... Car la littérature est là pour nous évader d'un quotidien, nous faire rêver, pas forcément pour être vécue.

Bref, une bien belle BD sur une aventure et un homme hors du commun, qui incite à la réflexion, même si elle ne donne pas toutes les réponses. Georges De Caunes s'est éteint avec encore bien des mystères en lui.

Pour ma part, j'aurais préféré un format BD plus classique, fait de planches et de cases, mais qui je le reconnais aurait peut-être été "trop" classique pour cette histoire très proche d'un récit de voyage.

Des documents d'époque forment un cahier post face bien intéressant.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 14 Janvier 2026

BD - Editions Bamboo - 64 pages - 15.90 €

Parution en janvier 2025

Le sujet : Joue-t-il à l'idiot ou est-il réellement bête ? Mystère ! En 1980, l'ancien acteur de Western, Ronald Reagan, est élu président des États-Unis. Incapable de se concentrer, maîtrisant mal ses dossiers, amateur de grasses matinées, de siestes, passant ses week-ends dans son ranch de Californie, Reagan n'est pas vraiment un bourreau de travail. En revanche, c'est une bête de communication, multipliant les blagues - qu'il collectionne et apprend par coeur - et apparaissant ainsi comme un président sympathique. Son comportement sans filtres décontenance Gorbatchev qui ne voudra plus négocier qu'avec ses conseillers. Qu'importe. Reagan se présente comme grand vainqueur et comme l'homme qui a gagné la guerre froide...

Tentation : Le titre

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : J'avais neuf ans quand Reagan est arrivée à la maison blanche, et dix-sept ans quand il l'a quittée en janvier 1989... A neuf ans, j'ignorai qu'il y avait une guerre froide. A dix-sept, je le savais, on me l'avait appris au collège et au lycée. Mais cette guerre froide ne changeait pas ma vie du tout et était très très loin des préoccupations familiales, peut-être aussi parce qu'à l'époque, pas d'internet, donc pas de bombardement d'informations et de fake news.

J'ignore jusqu'où cette BD est réaliste mais le titre y va fort !  C'est en tout cas avec elle que j'ai réalisé que Trump n'était pas le premier bouffon élu à la présidence Américaine. Mais là où Trump est salé, je dirai que Reagan était sucré, n'ayant que des "bonnes" blagues à la bouche dans les situations les plus sérieuses etc. Et Reagan voulait vraiment la paix, alors que Trump veut exciter tout le monde, est méprisant et méprisable, et s'éloigne de plus en plus du modèle démocratique... Et surtout, quand Reagan négociait vraiment pour la paix, Trump négocie avant tout des investissements économiques. La géopolitique a bien changé, et cette BD rappelle bien celle des années 80. En cela, elle est vivement enrichissante et intéressante. On croise dans ces pages Trump jeune magnat de l'immobilier, Bush père, et aussi, évidemment Gorbatchev. Au regard de ces dernières années et de là où je suis, je pense que Trump est profondément méchant et mauvais, là ou Reagan était un trublion fainéant, mais intransigeant vis à vis des Russes, décidé à ne rien lâcher. Il faut avouer que le côté clown de Reagan amène dans ces pages de multiples occasions de rire ou de sourire, même s'il est question d'événements majeurs ou graves.

Cette BD montre également le travail titanesque des petites mains de la diplomatie, ces hommes (le plus souvent) et ces femmes qui doivent en plus jongler avec les égos et défaillances de leurs patrons. Mais mines de rien, ces petites main, Reagan et Gorbatchev y sont parvenues.... A une paix à peu près sereine entre l'Est et l'Ouest qui aura duré près de 35 ans...

Une BD que je recommande donc chaleureusement, même si, à mes yeux, elle n'est pas exempte de petits défauts... Elle est très bavarde, et la police de caractère dans les bulles pas bien grande. Si les dessins sont très réalistes, ils ne permettent pas toujours de distinguer un visage d'un autre selon les plans et les axes... Aussi, dans ces cas-là, ce sont les couleurs des cravates et des costumes qui m'ont aidée à me repérer.

Bref, c'est une BD qui se lit avec attention, et qui vous renvoie parfaitement dans la situation politique internationale des années 80. Une BD intelligente, instructive, et grâce à ce personnage décidemment bien hors norme, un peu amusante.

Dommage que les hommes politiques ne retiennent rien de l'Histoire...

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 8 Janvier 2026

BD - Editions Glénat - 128 pages -22 €

Parution en janvier 2025

Le sujet : La photographie du Duce et de sa maîtresse Clara Petacci pendus par les pieds sur la place Loreto de Milan a fait le tour du monde. Et la résonance de ce cliché a souvent occulté dans la mémoire collective la dernière cavale de Mussolini sur les bords du lac de Côme… Mussolini n’est pas mort à Milan. Fuyant la résistance italienne comme les forces alliées, Mussolini et Clara Petacci tentent de rejoindre la Suisse en compagnie de quelques fidèles du régime. Cette fuite désespérée, proche du grotesque, prendra fin une soirée d’avril 1945, sous une pluie fine, en Lombardie.

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : ... Qui sera court ! Sur le papier, je me disais que cette BD allait être excellente et très instructive, mes connaissances à propos de Mussolini étant bien maigres et remontant globalement à mes années lycée. Qui plus est, je suis rarement déçue par les parutions Glénat et les avis sur les réseaux étaient positifs.

Et bien en fait, cela faisait longtemps que je n'avais pas autant détesté une BD... La lecture n'est pas agréable du tout, l'ensemble est confus pour qui ne connaît pas bien la réalité historique du sujet. Du coup, j'ai passé mon temps à tenter de comprendre qui était qui, car qui plus est, les dessins (à mes yeux moches par-dessus le marché) n'aident pas à une lecture aisée. On révise un peu d'Histoire mais en survolant et on n'apprend finalement très peu. Car ce roman graphique donne une large place à l'amour, pardon l'appétit vorace de Mussolini pour les femmes qu'il malmène et maltraite pour la plupart.  Il avait un réel pouvoir de fascination sur la gente féminine. Au fil des pages, nombreux sont les dessins de Mussolini en train de copuler plutôt violemment, et une case est même réservée, en gros plan, à la verge de Mussolini en pleine éjac*lation !!!! 

Non mais allo quoi !!! Ce détail répugnant est-il nécessaire pour cerner un personnage historique. Bref, j'ai trouvé cela de très mauvais goût. Et c'est péniblement que je suis arrivée au bout de ces pages.

Comme cette BD est prêtée à ma Bib par la médiathèque départementale, j'ai conseillé à ma responsable de la retirer de notre catalogue et de la renvoyer à l'expéditeur...

Dommage car historiquement et avec des dessins plus lisibles et explicatifs, cette BD aurait pu être passionnante, là elle est plutôt proche du porno sur pas mal de planches...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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