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Publié le 28 Octobre 2021

Ah, je l'ai espérée et cherchée celle-ci, la Pitchou ! Et j'ai fini par la trouver mi juillet au cap d'Erquy. Du pur bonheur d'observation et de photos. La Fauvette pitchou était avec ses juvéniles, occupée par ses va et viens pour les nourrir, aussi, ne nous a-t-elle prêté aucune attention... nous avons pu profiter du spectacle pendant une demie heure facile !

 

La Fauvette pitchou vit dans les régions côtières (Manche, Atlantique et Méditerranée) jusque dans le Centre en hiver (pour la France) On la trouve dans des secteurs denses en buissons épineux, ajoncs et broussailles, donc dans les maquis, les clairières boisées et les landes... Celles d'Erquy était donc le lieu idéal pour cette rencontre. On la voit alors circuler au-dessus des buissons, puis se poser quelques instants, très nerveuse, la queue redressée. La Fauvette pitchou reste un oiseau difficile à observer !

Le spécimen que j'ai vu est en plumage nuptial, avec le devant bien rouge-vineux. En plumage d'hiver, l'ensemble est plus terne et moins contrasté. "Pitchou" signifie "Petit" en provencal et évoque la taille menue de cet oiseau.

 

Dès mars, les mâles commencent déjà leurs premiers vols de parade. C'est au mâle que revient la tâche de débuter la construction du nid... Mais c'est la femelle qui fait le plus gros du travail, en finalisant, arrangeant et remettant d'aplomb les herbes entassées par Monsieur, qu'elle complète de tiges sèches de bruyère, de laine, de plumes, du crin, des toiles d'araignées, des poils.

La Fauvette Pitchou niche dans une coupe faite d'herbes et construite près du sol, camouflé par les broussailles. Elle pond jusqu'à 5 oeufs qu'elle couve 2 semaines. Le premier envol des jeunes se fait 2 semaines après la naissance.

Les poussins qui éclosent au bout de 12 ou 13 jours naissent sans duvet et possèdent une peau très sombre. Les deux parents s'occupent du nourrissage des jeunes, les gavant d'insectes et surtout de petites chenilles. Les petits quittent le nid au bout de 12 ou 13 jours mais ils peuvent anticiper leur départ s'ils sont dérangés ou s'ils souffrent d'une trop grosse chaleur. Les fauvettes pitchous mènent à terme deux couvées par saison.

L'alimentation de la Fauvette pitchou est fondamentalement insectivore, elle mange aussi les chenilles des insectes et en hiver, ne dédaigne pas les araignées. Il semble aussi qu'en automne et en hiver, la Fauvette pitchou trouve un complément alimentaire en matière végétale (graines de graminées et fruits sylvestres)

 

La Fauvette pitchou chante souvent en vol en prenant de la hauteur. Sa silhouette évoque alors celle de l'Orite à longue queue. Son vol est quelque peu sautillant.

C'est un oiseau très sensible aux conditions atmosphériques. Lors des hivers rudes dans la partie nord de sa répartition, les décès peuvent être nombreux dans sa population.

C'est une espèce "à surveiller" en France et vulnérable en Europe. Dans son bastion, la péninsule ibérique, on constate une chute lente des effectifs.

 

 

L'iris rouge-orange et l'anneau orbital plus rouge encore forment un trait caractéristique qui est particulièrement visible malgré les mouvements inquiets de cet oiseau; C'est un peu la marque de fabrique de cet oiseau que l'on ne peut confondre avec aucun autre.

 

 

 

Les textes de ce billet sont inspirés ou copié dans mon guide ornitho Belin et sur le site Oiseaux.net .

Les photos sont miennes et donc ma propriété intellectuelle. Reproduction interdite sans mon accord ;)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin ornitho

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Publié le 28 Septembre 2021

Bonjour, aujourd'hui, je vous présente la linotte mélodieuse, donc vous avez ci-dessus un superbe spécimen mâle, tout bien rouge écarlate !

Avec son bec conique, la linotte mélodieuse est principalement granivore (graines qu'elle trouve surtout dans les cultures), mais elle ne refuse pas quelques insectes. Elle cherche toujours sa nourriture au sol.

La linotte mélodieuse s'observe à peu près partout en France et ce, toute l'année (mais en fonction des conditions météo... neige etc). Vous la trouverez dans des milieux ouverts tels que les landes, les vignobles, les prairies et compagnes cultivées, les jeunes plantations, les friches.

La linotte mélodieuse est une espèce monogame, qui revient assez tardivement sur son lieu de reproduction (entre mi avril et fin mai suivant les régions). Le couple qui se forme est uni pour la saison pour classiquement deux nichées successives. Parfois, dans le sud et en conditions clémentes, une troisième nichée peut voir le jour. Les nids sont faits d'herbes, de brindilles et de mousses, tapissés de matériaux soyeux (comme de la laine de mouton ou des plumes), dans un buisson à faible hauteur. Jusqu'à 5 oeufs couvés deux semaines ! Les jeunes s'envolent du nid vers 2 semaines. C'est le mâle qui défend un territoire restreint autour du nid. La recherche de nourriture se fait hors du territoire, parfois assez loin du nid.

Voici deux photos de linottes mélodieuses juvéniles :

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici une photo de la femelle linotte mélodieuse :

En période nuptiale, elle est beaucoup moins visible que le mâle, voilà pourquoi je n'ai presque pas de photo d'elle. Elle ne porte pas de rouge sur le torse, ce qui la rend aussi plus discrète au regard.

C'est la femelle qui construit le nid, le mâle ne fait que l'accompagner en chantant !

La femelle incube seule pendant une 12e de jours. Le couple nourrit les jeunes au nid une 15e de jours puis encore quelques jours après l'envol. Mais la femelle réinvestit souvent rapidement dans une 2e reproduction, ce qui fait que c'est surtout le mâle qui a la charge des jeunes volants. La femelle construit un nouveau nid car l'ancien, couvert de fientes, n'est plus apte à accueillir une ponte.

 

Dans les tout premiers jours de leur vie, les poussins sont nourris également de larves d'insectes mais ils passent rapidement eux aussi à un régime granivore.

La linotte mélodieuse est une espèce grégaire, commune et courante, qui n'est pas menacée de disparition. Elle est néanmoins protégée par la loi française et n'est donc plus consommable, ni chassable.

 

 

 

Son vol est onduleux, résultant de l'alternance de battements rapides et énergiques des ailes et de brefs temps de repos ailes fermées. Le vol est direct et rapide, ponctué des petits cris décrits plus haut. A la saison de reproduction, le couple se déplace ensemble tant qu'il n'a pas charge d'âme. A la mauvaise saison, les linottes sont toujours en groupes compacts pour les déplacements.

 

L'espèce est migratrice partielle. Les linottes du sud de l'aire sont sédentaires ou du moins erratiques, tandis que celles du nord et du nord-est de l'Europe sont migratrices. 

En hiver, le mâle et la femelle se ressemblent... Ce n'est qu'au fur et à mesure que le printemps avance, que le plumage s'use, que le rouge écarlate du torse du mâle apparaît.

 

 

 

Le chant du mâle est une phrase musicale consistant en une suite rapide, voire précipitée, de notes variées, certaines douces, d'autres plus dures, absolument pas stéréotypée. 

Quant à l'expression "être une tête de linotte"... Il paraîtrait que les linottes oublient parfois où est leur nid... et doivent chercher... chercher...

 

Voilà, le texte est picoré sur le site "oiseaux.net" et sur min guide ornitho Belin.

Toutes les photos ont été prises par moi et restent donc ma propriété intellectuelle. Merci de ne pas copier sans mon accord. Elles ont toutes été prises sur la côte d'Ille et  Vilaine !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin ornitho

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Publié le 27 Août 2021

Ornithologie, tarier pâtre, oiseau

Bonjour ! Reprenons l'habitude pas encore totalement acquise : celle de vous présenter un oiseau par mois ! Pas totalement acquise car jusqu'à ce jour, je ne l'ai fait que 3 fois depuis février ! Mais avec la rentrée, on se reconcentre !

Aujourd'hui, je vous parle du tarier pâtre, le premier inconnu pour moi que j'ai découvert lorsque j'ai commencé à observer et photographier nos amis à plumes en janvier !

 

Le tarier pâtre est visible dans toute la France, sauf dans les Alpes au dessus de 2000 mètres !... et ce toute l'année !

Long de 12.50cm c'est un oiseau de petite taille, plus petit que le moineau domestique. Son poids  oscille autour des 15 grammes.

Le mâle adulte en plumage nuptial (comme celui-ci à droite) est facilement reconnaissable grâce à son plumage tricolore... Roux, blanc et tête capuchonnée de noir.

C'est une espèce où il existe un dimorphisme sexuel (apparence différente entre mâle et femelle). La femelle porte un peu les mêmes couleurs que le mâle, mais en beaucoup plus terne, comme si passé plusieurs fois à la machine ! Pour rester poétique et artistique, on va dire que la femelle est plus pastel, alors que le mâle est plus acrylique ! La voici : 

Pour faire simple et vous évitez une dissertation, on va dire que le juvénile ressemble à la femelle, mais avec une bouille toute mimi de jeune pas terminé 😂 En voici un, de face et de profil !

 

 

 

 

 

 

 

 

Le tarier pâtre a un bec fin. C'est donc un insectivore... presque exclusif ! Mais à l'occasion, il ne dédaigne pas les petits mollusques terrestres, les petits vers et petits lézards. La part végétale de son régime est infime et sera représentée par des petites graines et des baies. Il chasse à l'affût depuis un post dominant mais peut aussi le faire en vol stationnaire avant de retourner au perchoir d'origine. En saison de nidification, si vous voyez des tariers pâtres le bec plein d'insectes, c'est certainement qu'il fait ses courses pour aller nourrir ses petits au nid !... comme c'est le cas sur ces deux photos (femelle à gauche, mâle à droite)

 

 

 

 

 

 

 

 

Le tarier pâtre vit dans des milieux ouverts riches en buissons et plantes hautes et fréquente des habitats plutôt secs. On peut donc l'observer entre autres près des lacs, étangs et marais, dans les landes, les prairies et friches, sur les littoraux et en bordure de mer. Il est sédentaire en climat doux et vit en couple toute l'année. Des raisons climatiques le poussent parfois à une migration partielle. Dans ce cas, les couples se séparent et se retrouvent au printemps suivant. Le tarier pâtre n'est pas un oiseau grégaire.

Etant sédentaire, le tarier pâtre n'a pas besoin d'un vol rapide. Ses ailes sont courtes. Son vol est onduleux, bondissant, et peut être papillonnant quand il survole son territoire. Quand il chasse, il fait aussi du sur place. Le vol onduleux est du fait que ses ailes ne battent pas en permanence, mais par séquences.

 

Le tarier pâtre est territorial est monogame. La saison de reproduction s'étend de mars à août. Durant cette période, les couples peuvent avoir deux nichées, dans un nid au sol ou a faible hauteur bâti par la femelle. Chaque nichée comporte 5 à 6 oeufs bleutés tachetés finement de brun rouge. Ils sont couvés uniquement par le femelle pendant 15 jours. Les premiers jours, c'est elle aussi qui s'occupe des oisillons au nid. Puis les deux parents nourrissent les petits pendant 15 jours et jusqu'à 4 à 5 jours après l'envol des petits.

Le tarier pâtre est une espèce commune, qui n'est pas menacée, sauf parfois localement.

Et évidemment, la tariers pâtres bretons sont les plus beaux de France, lorsqu'ils se posent sur les ajoncs et genêts 😁

PS : Toutes ces informations (non exhaustives) ont été picorées sur mon guide ornithologique Belin et sur le site oiseaux.net 

Les photos sont les miennes et restent ma propriété ! Merci de ne pas copier/piquer sans mon autorisation ;)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin ornitho

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Publié le 28 Mai 2021

Pic épeiche, oiseau, photo, ornithologie

Bonjour, finalement, après un long débat avec moi-même, j'ai décidé de vous parler aujourd'hui du pic épeiche, et non de la sittelle torchepot comme je l'avais annoncé ! Son tour viendra aussi !

A les pics ! Un vrai bonheur, un graal, qui, au début, semblait se refuser à la photographe amatrice que je suis. Et puis, on en voit un... Et au fur et à mesure, on apprend à écouter, on devine les endroits susceptibles de leur convenir.  Au début, les photos sont lointaines, avec des branches devant...Et puis un jour, LE CADEAU de la nature. Un pic à quelques mètres, qui manifestement ne pas pas vue, ni entendue ! Là, il convient de se statufier et d'observer !

 

Le pic épeiche peut s'observer partout en France et toute l'année, depuis le niveau de la mer jusqu'à 2000 m d'altitude. C'est un nicheur sédentaire.

Il habite les forêts, les bois, les parcs et jardins riches en arbres. Il peut se voir aussi en ville dans les endroit bien arboré, et il lui arrive aussi de venir aux mangeoires pour se nourrir en hiver. Ils sont adaptés morphologiquement à la vie arboricole. Leurs pattes solides sont pourvues de quatre longs doigts (rarement trois) terminés de griffes puissantes, deux tournés vers l'avant et deux vers l'arrière.

 

Son plumages est noir, blanc et rouge (au dessous de la queue). Les mâles (comme celui-ci) ont aussi une tâche rouge sur la nuque. Pas de tâche rouge sur la nuque = femelle chez l'adulte ! Chez la femelle, cet endroit est noir.

La taille d'un pic épeiche est en moyenne de 24 cm, son envergure de 34 à 39 cm et son poids varie entre 70 et 98 gramme.  La longévité du pic épeiche peut aller jusqu'à 11 ans.

Le cri de contact avec l'espèce du Pic Epeiche est un "pik" ou "tik" sonore, qui peut devenir un "tek". Le pic épeiche n'a pas de chant de manifestation territoriale. Celui-ci est remplacé par le tambourinage rapide, en moyenne 1 seconde, parfois aussi sur des objets métalliques. Vive le grand bec bien utile ! Un mâle qui n'aurait pas encore trouvé de compagne peut tambouriner jusqu'à 600 fois par jour !

 

Le pic épeiche est un arboricole exclusif. Tout au long de sa vie, il a besoin des arbres. Il s'y nourrit, et il y niche. C'est un oiseau assez solitaire, excepté en période de reproduction. Une fois l'unique nichée menée à bien, il repart pour sa vie en solo.

 

 

 

Le pic épeiche se nourrit surtout d'insectes capturés dans les arbres, ainsi que de graines (notamment de conifères). Il mange aussi des baies et parfois, des oisillons. Les petits sont exclusivement nourris avec des items animaux. Il a une façon bien à lui de procéder pour ouvrir les graines dures comme les noisettes. Il coince la noisette dans une fente d'écorce et tape du bec dessus jusqu'à ce qu'elle éclate.

Les Pics épeiches sont aptes à la reproduction dès leur 2e année civile. Les manifestations nuptiales débutent en décembre et atteignent leur apogée en février mars.  La nidification commence par le creusement dans un tronc ou une branche de la loge destinée à accueillir la ponte. C'est un travail de longue haleine, exécuté essentiellement par le mâle. Le trou est à une hauteur variable, depuis presque le niveau du sol jusqu'à 20 mètres. Les pic épeiches de ne réoccupent jamais d'anciennes loges, qui sont squattées par d'autres espèces, notamment par la sittelle torchepot.

 

La loge elle-même est profonde de 25 à 35 cm, large d'une 12e de cm et le trou d'entrée a un diamètre de 5 à 6 cm. Sacré boulot !
La femelle y dépose en moyenne 5 à 7 œufs blancs, à une date qui dépend des conditions locales, de fin avril à début juin en Europe tempérée. L'incubation dure 10 à 12 jours, assurée par la femelle dans la journée et par le mâle la nuit.

 

 

Les poussins nidicoles sont nourris par les deux parents pendant 20 à 23 jours. Ils resteront encore quelques jours près du nid après l'envol, puis la famille se scindera en deux, chaque adulte prenant en charge une partie de la nichée

Quant à moi, je n'ai pas encore vu de poussins pic épeiche. Mais j'ai mon temps.

NB : Une partie du texte est empruntée ou inspirée du site oiseaux.net 

 

 

 

Les photos sont toutes de moi (copie right)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A droite, une femelle de dos : pas de tâche rouge sur la nuque !

 

 

 

Le mois prochain, je vous présenterai un autre oiseau. Ce n'est pas le choix qui manque. Depuis le 1er janvier, ce sont 88 espèces d'oiseaux que j'ai pu observer et photographier !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin ornitho

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Publié le 29 Avril 2021

Bonjour !

Aujourd'hui, je vous fais une courte présentation d'un oiseau dont j'ignorais l'existence il y a quelques mois, mais que l'on aperçoit à peu près partout et toute l'année durant, si l'on est à l'écoute, à l'affût et plein de patience !

Car cette petite boule de plumes ne tient pas en place et virevolte sans cesse d'une branche à une autre, d'autant qu'elle apprécie les arbres et arbustes assez denses ! Donc en hiver, c'est très sportif de la saisir, d'autant qu'elle se déplace en groupe, bruyant, à la recherche de nourriture ! Il parait qu'elle est plus calme et solitaire en été, je ne peux pas encore confirmer.

Sur ces photo, elle parait "énorme"... C'est parce que ce jour là, et souvent en hiver, il faisait très froid... Et donc l'orite gonfle ses plumes pour se tenir chaud. Mais en vrai, elle est toute petite : 16 à 19 cm d'envergure, 14 cm de long (grâce à sa longue queue !) et ne pèse qu'entre 7 et 9 gr ! Elle est aussi connue sous le nom de mésange à longue queue...Mais c'est une erreur, car elle ne fait pas partie de la famille des mésanges !

Elle se nourrit d'insectes, de larves, d'oeufs d'insectes, d'araignées et de quelques graines.

 

On peut l'observer sur tout notre territoire, dans les milieux boisés ou buissonnants, dans les haies dans les parcs et les jardins, mais aussi en pleine campagne. C'est une nicheuse sédentaire, très rarement migratrice en hiver. Elle occupe ses sites toute l'année.

En bande et en vol, les orites à longues queues s'annoncent par des "tsiii tsiii tsiii", émis en sourdine. Il faut vraiment être à l'écoute et avoir l'oreille avisée pour l'entendre et le remarquer comme annonçant la présence de l'oiseau.  Son cri est un tsirr roulant et souvent répété.

 

 

 

 

Son nid ovale est en forme de bourse fermée, constituée de mousse et de lichens, tapissé de matériaux soyeux et se trouve le plus souvent dans des arbustes épineux. Jusqu'à 12 oeufs peuvent être couvés pendant deux semaines. Les petits s'envolent à l'âge de 2 à 3 semaines.

 

 

 

Rarement observée seule, l'Orite à longue queue passe l'essentiel de sa vie au sein d'un groupe familial.

 

Ce dernier peut compter 3 ou 4 membres au début de la saison de nidification et jusqu'à 20 ou plus après celle-ci, en automne et en hiver. Les groupes plus importants comprennent plusieurs familles. Les membres du groupe défendent un territoire aussi bien durant la nidification qu'en hiver pour s'y nourrir et y dormir. Bien qu'elle erre çà et là à travers les bois et le long de haies en hiver pour y chercher sa nourriture, l'Orite à longue queue ne s'aventure que rarement au loin et reste pendant des années dans le même secteur.

Durant leur incessante quête de ravitaillement, les bandes sont souvent accompagnées

par de véritables mésanges, des roitelets et d'autres petits passereaux forestiers. Les mœurs sociables de l'Orite à longue queue lui permettent de survivre en hiver. En se serrant les uns contre les autres le long d'une branche, le plumage ébouriffé, ces petits oiseaux perdent aussi peu de chaleur que possible.

 

 

Son vol est considéré comme lent et onduleux !

Lors des hivers rudes, la mortalité est forte. Dans le nord, les orites passent les neuf dixièmes de chaque journée d'hiver à se nourrir, parcourant ainsi 7 km environ et restant juste deux minutes dans chaque arbre.

En tout cas, c'est vraiment un oiseau mimi tout plein ! Que j'entends plus que je ne vois, et que je ne parviens à photographier que rarement. J'espèce cet été avoir la chance d'observer des petits !

J'espère qu'en étant un peu plus avertis par cette publication, vous aurez la chance de l'observer ! Quant à moi, depuis le 1er janvier 2021, ce sont 75 espèces d'oiseaux différentes que j'ai eu l'occasion de photographier et de rencontrer. Pour la plupart d'entre elles, j'ignorais leur existence il y a quelques mois. ! La nature est encore riche, observons et protégeons là !

Le mois prochain, je vous présenterais le pic épeiche !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 27 Février 2021

oiseaux, accenteur mouchet

Comment s'est arrivé... Le 12 décembre 2020, premier jour autorisé à plus d'un kilomètre de chez soi, j'ai enfilé mes chaussures de marche pour faire mes 9.2 km près du canal, armée de mon téléphone portable. A mi chemin, j'ai rencontré un pinson, que j'ai pu mitrailler avec les moyens du bord. De retour chez moi, j'ai partagé une photo sur la page facebook "Oiseaux de France"... Et me voilà à passer un temps fou à regarder les photos des autres et à constater que peut-être près de chez moi, existait une multitude d'espèces d'oiseaux ! Le premier janvier, je me suis levée tôt pour aller observer la nature, avec un appareil photo un peu plus puissant que mon portable, mais toujours compact. Je suis rentrée ravie de mes prises et de mes observations d'oiseaux. La graine était germée en moi, une nouvelle passion, un centre d'intérêt obsédant et tellement enrichissant. Depuis, il ne se passe quasiment pas une journée sans que je ne sorte au moins une heure, à la recherche d'oiseaux. Je parcours aussi les berges des étangs d'Ille et Vilaine. En un mois et demi, c'est plus de 20 espèces que j'ai découvert et appris à reconnaitre. Je me suis acheté un guide ornithologique, et ai réinvesti dans un appareil photo bridge avec un zoom plus puissant. Les oiseaux sont devenus pour moi un intérêt spécifique réel, vécu avec et grâce à mon autisterie, à fond la caisse !

Aujourd'hui, je vous présente l'accenteur mouchet, un oiseau dont j'ignorais encore l'existence début janvier, et que je rencontre désormais presque à chacune de mes balades.

L'accenteur mouchet est un passereau qui est le plus souvent solitaire. De par la couleur de son plumage, il est discret, même s'il a la taille d'un rouge gorge. Il peut facilement passer inaperçu et se faufile très souvent dans les buissons. Ses couleurs, de loin ou pour l'oeil non averti, peuvent faire penser au moineau.

Son bec est fin, aussi l'accenteur mouchet est donc principalement insectivore. Mais il ne dédaigne pas les petites baies et quelques graines. Sa diète varie selon les saisons. À la belle saison, il est surtout insectivore et capture ses proies, des insectes et leurs larves et d'autres petits invertébrés, au sol, plus rarement dans la végétation basse, et en tout état de cause, jamais au vol. Son bec fin mais assez robuste est adapté à soulever les feuilles de la litière pour déloger les proies animales qui sont dessous. 

Par grand froid, comme les autres oiseaux, il gonfle ses plumes pour se réchauffer. Le dimorphisme sexuel n'est pas vraiment marqué. Le gris du mâle est juste un peu plus appuyé.

L'accenteur mouchet n'est pas monogame ! Les suivis ont montré l'existence de relations extraconjugales et de partenaires surnuméraires.

L'accenteur mouchet pèse environ 20 grammes, pour une longueur de 14 centimètres et une envergure qui varie entre 19 et 21 cm. Ses couvées vont jusqu'à 5 oeufs, couvés pendant deux semaines. Une femelle peut faire deux couvées par saison de nidification en milieu tempéré.

Son chant est fait de sons grinçants et aigus "tiii" , "triu" et de petites phrases plus flutées.

On peut observer l'accenteur mouchet en Europe, en Afrique du Nord, au Moyen Orient et dans toute la Russie. En Espagne, Italie et Grèce, il ne sera présent qu'en hiver. C'est un migrateur partiel.

L'accenteur mouchet, avec sa tenue de camouflage, est vraiment discret. Mais une fois que l'on a appris à le reconnaitre et à l'observer, on le voit un peu très souvent ! Voilà, j'espère que cette petite présentation de ce bel oiseau vous a donné envie d'aller à sa rencontre !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin ornitho

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