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Publié le 24 Septembre 2021

Madame B, thriller, Sandrine destombes, avis, chronique, blog

Thriller - Editions Pocket - 360 pages - 7.60 €

Editions Pocket Mars 2021 (Hugo & Cie 2020)

L'histoire : Blanche Barjac, dite Madame B, elle nettoyeuse... Que quelque chose d'illégale vous dérange, elle débarrasse et laisse place nette... Que ce soit un cadavre, des plants de illicite avant une descente de police... Autant dire que ses clients ne sont pas des anges... Hors un jour, l'une de ses missions dérape et un maître chanteur se mêle à la danse... Elle ne sait même plus si elle peut encore se fier au seul être qui compte pour elle : Adrian, son beau père, dont elle est la digne successeur et qui lui a tout appris.

Tentation : Le titre

Fournisseur : Ma CB

 

 

Mon humble avis : Parfois, un titre me suffit à dégainer ma carte bleue ! C'est le cas de celui-ci... Et oui, mon patronyme commence par la lettre B et dans la famille, il y a une "private joke" à ce propos. Aussi, cela m'a amusée.

Voici un thriller original...  Le personnage principal est Blanche, une nettoyeuse... Comme Victor dans Nikita de Luc Besson... Plane aussi l'ombre d'un Léon, comme dans Léon de Luc Besson !!! Autant dire que dans ces pages, on ne fréquente que des aigrefins, puisque l'on peut y ajouter une dose de mafia italienne, une espèce de mère maquerelle toute puissante etc... Ici, les méchants sont "les bons" et les "bons" sont devenus méchants à cause des "bons". Bref, ce sont des personnes dans le fond peu recommandables qui deviennent ici victimes. Et malgré leur soi-disant "code d'honneur", le lecteur s'interroge bien sûr sur leur fiabilité dans ce méli-mélo !

L'histoire commence sur des chapeaux de roue, elle tient en haleine, se suit avec plaisir, les pages se tournent toutes seules, le mystère s'opacifie de plus en plus et devient même pluriel. Et puis, à mi-parcours, le soufflet est un peu retombé, même si le dénouement est intéressant, on a un peu de mal à y croire... d'autant que trop de "comme par hasard" m'ont semblé se superposer. Autre petit hic, j'ai trouvé quelques contradictions, notamment chronologiques. Enfin, les personnages auraient pu être un peu plus creusés... Entre autre, Blanche parait être un peu trop ingénue par rapport à son "métier"...

Il n'empêche, Madame B reste un divertissement sympathique, j'en avais besoin ! Sans être exceptionnel ni provoquer des nuits blanches (pas vraiment de stress pour le lecteur), ce thriller vaut surtout par la singularité professionnelle de ses protagonistes et une histoire tout de même bien trouvée.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 9 Juillet 2021

Franck Thilliez, thriller, Le Syndrome [E], avis, chronique

Thriller - Editions Pocket - 512 pages - 8.40 €

Parution Pocket 2011, Fleuve Noir 2010

L'histoire : A Lille, un film mystérieux et malsain rend aveugle Ludovic qui le regarde.

Près de Rouen, 5 cadavres atrocement mutilés sont déterrés ?

Quel lien y a-t-il entre ces de faits ? C'est ce que le commissaire Sharko et la lieutenant Lucie Hennebel vont devoir découvrir, sans imaginer que ce sera pour eux ue véritable plongée dans les ténèbres humaines.

 

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Hop hop hop ! Allez, un bon petit thriller dans la valise des vacances, voilà qui se lira bien ! 

Effectivement, ce thriller se lit très bien, et évidemment, de plus en plus vite, de plus en plus tard. Car le mystère est vraiment bien épais... On se demande bien jusqu'où il va nous mener et comment les forces de l'ordre vont le démêler.

Pour cela, on voyage un peu, au Caire, puis à Montréal. On voyage aussi dans le temps, puisque c'est dans les années 1950 que se trouvent les racines du mal, ici, au Québec... lors de la période noire de son histoire... Celle véridique, citée et inspirante dans le roman, des orphelins de Duplessis... Effroyable... le pouvoir du gouvernement lié à celui de l'Eglise...

Avec le Syndrome [E], Frank Thilliez nous plonge dans le cerveau humain et ses possibilités, ses manipulations, l'influence et le pouvoir de l'image tant implantés dans chaque instant de nos vies et ce que la science peut en faire, sous couvert ou non de l'armée et du gouvernement. Sous le signe du progrès, ou sous le signe purement commercial avec le neuromarketing.

C'est dans ce roman que les deux héros récurrents de Thilliez, Sharko et Hennebel, se rencontrent et se lancent dans une enquête haletante, dangereuse mais sincèrement intéressante pour le lecteur.

Mais j'ai tout de même deux bémols. Le premier, sur la forme, le style en fait. J'ai trouvé très lassantes, très répétitives et parfois même un peu mièvres ces parties de textes qui remplissent, ne font en rien avancer l'action et sont sensés nous expliquer les ressentis intimes des personnages. J'ignore combien de fois le mot "ténèbres" est utilisé, mais j'en avais ras la casquette. Le livre aurait pu économiser une bonne trentaine de pages, et conserver son intact son rythme et son attrait, sans agacement pour le lecteur. J'ignore si, dans ses récents ouvrages, Franck Thilliez use toujours des stéréotypes de la littérature policière.

Deuxième bémol : la fin, un cliffhanger... Et oui, il y a une suite... même plusieurs. Qui ont certes toutes paru depuis un moment, mais que je n'ai pas envie de lire maintenant, même si j'aimerais bien savoir tout de même !

Bref, j'ai donc hésité entre 4 et 3 pattes de chats. A vous de voir !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 24 Mai 2021

Thriller, littérature française, Bernard Minier, Soeurs, avis, chronique, blog

Thriller - Editions Audiolib - 12h58 d'écoute - 21.50 €

Parution d'origine chez X.O en 2018

L'histoire : En 1993, deux soeurs sont retrouvées assassinées, vêtues d'aubes de communiantes.  Martin Servaz, qui vient d'intégrer la P.J de Toulouse, s'intéresse de près à Erik Lang, auteur à succès de thrillers, dont l'un des romans comporte une scène étrangement similaire au meurtre des deux jeunes filles.

En février 2018, Erik Lang découvre sa femme assassinée, elle aussi habillée en communiante. Martin Servaz a pris du galon depuis... C'est lui qui mène l'enquête.  Y-a-t-il un lien entre les crimes de 1993 et celui de 2018... L'enquête de l'époque aurait elle été bâclée ?

Tentation : Le pitch

Fournisseur : la bib

 

Mon humble avis : C'est avec "Soeurs" que je plonge pour la première fois dans l'univers de Bernard Minier, auteur prolifique de thriller, de très bonne réputation, dont certaines oeuvres sont aussi portées à l'écran.

L'enquête, menée sur deux époques, est réellement intéressante. Elle ne manque ni de révélations, ni de coups de théâtre. Bref, c'est bien pensé, bien construit.

Oui mais voilà, j'espérais autre chose, un texte plus haletant qui m'aurait fait trembler, m'interdisant ainsi d'interrompre trop souvent ma lecture pour justement dépasser ces moments au suspens intenable... Et cela, je ne l'ai pas trouvé, l'ensemble étant pour moi plutôt "plan-plan" dans la méthode et le déroulement des faits. Plus polar que thriller en fait. 

L'histoire aurait gagné à être plus concise et moins longuette, allongée qu'elle est par des descriptions et des digressions qui ne semble être là que pour justifier les scènes finales. Renseignement pris, Servaz est un personnage récurent de Minier.... Aussi, logique tout de même que le romancier étoffe son héro au fil des romans... mais quand on en prend un au hasard comme cela, on ne voit pas bien l'intérêt de décrire autant sa vie personnelle, sauf le volume que cela génère.

Bref, pour moi, cette lecture manque de contraste et de peps malgré une intrigue bien ficelée. Je tenterai sans doute un autre titre de Bernard Minier, plus tard.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 9 Avril 2021

Roman, Thriller, la femme du monstre, Jacques Expert

Thriller - Editions Livre de Poche - 219 pages - 7.40

Parution Anne Carrère 2007 - LDP 2009

L'histoire : Quand elle a épousé le monstre, toute étonnée qu'un tel homme puisse la choisir elle, elle n'avait que 22 ans. Seize ans de vie commune en tant qu'épouse et mère dévouée de deux enfants, à priori sans histoire... un couple normal aux yeux des autres. Pouvait elle se douter qu'un jour, la police viendrait arrêter Simon et que deux ans plus tard, se tiendrait le retentissant procès du monstre, où elle se tiendra à la barre en qualité de témoin ? Témoin ? Uniquement ? Vraiment ? 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Un roman qui glace, qui agace, qui met à mal, qui interroge. L'apprécie -t-on vraiment, je ne saurai dire. Par contre, on ne peut être qu'admirative du talent et de la maîtrise de Jacques Expert pour développer, mettre en scène et animer son sujet.

Quelque part, ce texte m'a fait penser à une autre lecture récente : Les choses humaines, de Karine Tuile. Point du tout pour la forme et les faits narrés. Mais pour le fond et les interrogations qu'il génère. Le sujet de "La femme du monstre" est la notion de la culpabilité, qu'elle soit morale ou légale. Et tout au long des pages, on se demandera si la femme du monstre est coupable de silence ou victime de son aveuglement. Réponse dans les dernières phrases... Coup dans le plexus.

C'est la femme du monstre qui raconte.... Au présent lors du procès, et en flash-back, elle égrène les souvenirs majeurs de ses seize années de mariage avec Simon. Elle le fait avec son style à elle, et les émotions, analyses et observations dont elle est capable...

Jacques Expert nous glace vraiment avec ce portait d'une femme à priori sans problème... sous le joug d'un homme impitoyable. Le lecteur oscillera avec des impressions de soumission, de maltraitance, de faiblesse, de bêtise même, d'ignorance... A moins que tout ne soit que calcul et stratégie par intérêt, celui de garder un certain standing de vie...  Au début, on prend vraiment en pitié cette femme du monstre, puis on a envie de la baffer... Car oui, elle est oui, ignare elle l'est sans aucun doute, mais elle se révèle aussi méchante et mesquine, égocentrique. Tout aussi monstrueuse que son mari, même si elle a les mains propres. Du coup, coupable légalement ou non ? A priori sans preuves réelles, se doutait-elle vraiment de l'ampleur de la vie de son mari ? J'ai eu vraiment du mal à me faire ma propre opinion.

Vraiment rondement mené et psychologiquement très abouti.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Décembre 2020

Olivier Norek, Roman, Entre deux mondes, thriller, Jungle de Calais, Migrants, avis, chronique, critique

Thriller - Editions Pocket - 376 pages - 7.60 €

Parution d'origine chez Michel Lafon en 2017

L'histoire : Il existe un endroit en France où l'on peut tuer sans conséquences... C'est la Jungle de Calais. Deux flics le découvrent. Bastien, nouvellement installé à Calais... Et Adam, qui vient d'arriver, après 6000 kilomètres parcourus depuis la Syrie où il fut policier. Ces deux là vont se rencontrer... entre deux mondes... 

 

Tentation : envie d'approfondir Norek

Fournisseur : Ma CB

 

 

Mon humble avis : Impossible de sortir indemne de ce roman qui est un électrochoc, qui est presque un match de boxe, avec un lecteur très vite proche du K.O mais qui résiste par respect pour les personnages. Et parce que ce roman, très réaliste, est extrêmement bien ficelé et rédigé.

La 4ème de couv d'origine du roman en dit très peu... Aussi, on entre dans ce livre sans savoir où l'on met les pieds. On le découvre bien vite... Et là, je me suis demandé si j'avais vraiment envie de lire "ça" "maintenant", si j'étais taillée pour le match... En fait, on ne l'est jamais. Mais comment se dire humaine, empathique, concernée et révoltée par le sort du monde si l'on ne sait pas ne serait-ce qu'être malmenée par un roman.

Dans ce thriller, il n'y a pas d'enquête à proprement parler... et pourtant, la tension est on ne peut plus palpable.  Olivier Norek nous emmène entre deux mondes... Là où les hommes ne sont pas encore en Angleterre, et ne sont plus en Syrie, au Soudan, en Afghanistan... Et on pourrait même ajouter qu'ils ne sont pas vraiment en France non plus... Ils survivent dans cette Jungle de Calais, et administrativement, ils ne sont rien ni personne. Norek nous emmène donc en immersion dans cette Jungle et dans ces environs... Et pour être vrai et au plus proche de la réalité, Olivier Norek a fait ce "voyage". Il est allé dans cette jungle, il y a rencontré les migrants et les policiers. Et c'est juste intenable, quel que soit le côté où l'on se trouve. Les migrants usés, les policiers désabusés et à bouts de nerfs... le tout dans une équation inextricable sur une poudrière. En fait, cette histoire est comme un documentaire, plutôt comme dix documentaires réunis... Puisqu'ici Norek couvre l'entièreté du sujet "migrants"... Leur vie dans leur pays d'origine et ce qui les poussent à émigrer... Le grand voyage, la traversée, les passeurs... Le quotidien des migrants dans la Jungle dans des conditions de vie et d'hygiène innommables... Les barrages enflammés et l'assaut des poids lourds de nuits pour y grimper en espérer passer ainsi douanes et frontières. Les échanges musclés avec la police. La police qui n'en peut plus, tous les soirs, la même chose, aucune solution ni politique ni sociale ni sanitaire, la police où se multiplient les arrêts pour dépression et les tentatives de suicide, à qui on refuse même les mutations faute de remplaçants volontaire pour venir à Calais... Le roman évoque aussi la position des calaisiens, qui voient leur ville désertée par les touristes, leurs magasins fermer, leurs biens saccagés ou volés... Et enfin, les bénévoles humanitaires qui contre vents et marées essaient d'apporter chaque jour le sourire dans cette Jungle, en plus d'un repas et des biens de première nécessité. Comme un documentaire donc, sauf qu'il y a une histoire, des personnages qui se rencontrent et auxquels on s'attache profondément, des personnages dont Norek nous livre le plus profond de l'âme, de leur coeur, de leurs espoirs, de leur désespérance, de leur bonté... et même de leur grandeur ! "Même si l'on ne parvient à en sauver qu'un, ça vaut la peine"... Pour rester humain, fidèle à soi-même, à ses idéaux. Ca ne change pas le monde mais ça permet de se regarder dans une glace.

Au niveau polar pur et suspense, l'action tournera autour d'un grand recruteur de Daesh que la DGSI veut choper (et oui, la Jungle est hélas un lieu idéal de recrutement pour l'E.S), et le sauvetage d'un gamin soudanais qu'Adam veut sauver des griffes des Afghans et prend sous son aile, mais qui court un grand danger. Il faut donc absolument le faire passer en Angleterre.

Rhaa, je suis encore une fois longue et pourtant, j'ai l'impression de n'avoir pas dit grand- chose, en tout cas pas l'essentiel... mais je pense que cet essentiel est indicible. Même s'il est humainement très dur à supporter, ce roman est à lire et à mettre dans de nombreuses mains pour le témoignage très éloquents sur la vie des migrants et l'impuissance générale, qu'elle soit individuelle, collective ou politique et géopolitique. Ce roman nous rappelle bien la chance d'être né au bon endroit pour notre époque.

Effectivement, le problème des migrants qui tentent de traverser la mer pour rejoindre le Royaume Unis semble insoluble... Et pourtant, pendant ma lecture, le journal télévisé a annoncé un nouvel accord entre la France et l'Angleterre pour lutter contre ces traversées : augmenter le nombre de navires patrouilles de surveillance. Hum hum ? "Une solution" qui laisse vraiment un goût amer...

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 5 Décembre 2020

sang famille, roman, thriller, michel bussi, avis, chronique, critique, lecture

Thriller - Editions Lizzie - 12h28 d'écoute - 21.90 €

Reparution en 2019

L'histoire : Colin, orphelin de père et de mère suite à de terribles accidents, vit depuis dix ans chez son oncle et sa tante. Cet été, il vient sur l'île de Mornesey pour un camp de vacances "voiles". Mornesey est aussi l'île de son enfance...  Un jour, alors qu'il remonte de la plage il voit un homme dans une voiture. Il en est sûr, il s'agit de son père, ce qui confirme l'intuition qu'il a toujours eu... Son père est vivant. Et le voici alors embringuer dans une terrible aventures, pleines de révélations et de dangers. Simultanément, deux repris  de justice se dont évadés de la prison de l'île... Et le corps de l'un des deux est retrouvé enterré sur la plage...

 

Tentation : Envie de découvrir Bussi

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Michel Bussi est l'un des auteurs qui vend le plus de livre en France, et il était toujours inconnu à mon bataillon. Je voulais donc faire la connaissance de son univers. Ce titre et sa couverture (j'aime les îles) semblaient parfaits pour cette découverte. Hélas, "mauvaise" pioche.

Sang famille est en fait le premier roman écrit et publié de Michel Bussi, en 2009, indisponible depuis et donc réédité en 2019. Pourquoi pas... Sauf qu'à l'origine, ce thriller s'adressait à un public d'ado & young adults. Certes, l'auteur l'a remanié pour le rendre plus tout public... Mais narration et style ne m'ont pas convaincue. En effet, l'un des narrateurs est Colin, le jeune héros de 16 ans... Il s'exprime un chapitre sur deux. Quand ce n'est pas lui, c'est l'auteur qui reprend les rênes pour suivre les actions de l'autre personnage principal : Simon, étudiant en droit et qui fait un job d'été sur l'île de Mornesey. Les aventures, les dangers et l'enquête sont donc dans les mains de très jeunes hommes, et cela se sent : dans les dialogues, dans la façon de penser, dans l'enthousiasme, la naïveté etc. Cela m'a dérangée, disons plutôt agacée, car cela est vraiment en dehors de mes clous de lecture.

Néanmoins, j'ai vivement apprécié l'intrigue, sa construction, ses moults révélations et rebondissements. Elle est franchement bien pensée et ficelée... Car au-delà des secrets de famille, de la manipulation machiavélique dont Colin est victime, il y a aussi l'histoire d'un fameux trésor. Mythique ou pas ? Bon nombre de personne le cherche encore... Ce trésor s'appelle "La folie Mazarin"... Car c'est grâce à lui que Mazarin aurait fait fortune pour ensuite investir la couronne française. Et ce fameux trésor ne délivrera ses secrets (vraiment inattendus) qu'en toute dernière page !

Autre atout de toute ce roman... Elle nous emmène sur une île imaginaire, dans la Manche, pas très loin des îles anglo-normandes. Et en période de confinement, cela fait toujours du bien de voyager ailleurs, sur une île très bien décrite, qui donnerait bien envie d'aller y passer quelque temps.

Ce roman n'était donc pas tout à fait pour moi, ne correspondait pas à mes attentes. Mais nul doute qu'il plaise au public plus jeune qui lui était destiné à l'origine. Rien de grave, je rempilerai bientôt dans une autre oeuvre de Michel Bussi, pour me façonner mon avis sur cet auteur.

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 23 Novembre 2020

Thriller, David Khara, Le projet Bleiberg, nazisme, manipulation génétique, Histoire, avis, chronique, critique

Thriller -  Editions 10/18 - 307 pages - 7.50 €

Parution d'origine aux Edition Critic en 2010

L'histoire : Jay Novacek est un trader newyorkais à la dérive. Un jour deux hommes en uniforme impeccable de l'Air Force est décédé... Alors que Jay ne l'a pas vu depuis plus de vingt ans. En héritage, Jay reçoit un drapeau américain et un médaillon... nazi. Puis c'est sa mère qui est assassinée alors que Jay échappe de justesse à une mort certaine, sauvé de justesse par une étrange personnage venu de nulle part. Aucun doute, voilà Jay en piste pour une véritable course contre la montre, qui le mènera jusqu'aux heures les plus sombres de l'Histoire.

                                        

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : David Khara nous offre ici un thriller très agréable à lire : l'intrigue est aisée à suivre, malgré les nombreux personnages, notamment historiques, et les allers et retours dans le temps (entre 1924 et 1946). Nul besoin de fouiller dans les pages précédentes pour s'y retrouver. Excellent point. Par une narration bien tonique, David Khara nous emmène vraiment dans une histoire de dingue, sans pour autant se montrer prétentieux... pas de prise de tête, un style très fluide et de ci delà quelques pincées d'humour bienvenues. Le tout avec une intrigue qui tient vraiment la route, et qui prend racine dans des faits historiques avérés.

Prenez un jeune trader qui depuis un tragique accident se noie dans l'alcool... Ajoutez un père qui refait surface en étant mort, une mère assassinée, des révélations familiales qui change le regard sur une vie et le monde, une petite nénette agente de la CIA, un monstrueux agent du Mossad, des courses poursuites, des mystères, des pièges, quelques embuscades et fusillades, quelques exécutions sommaires et efficace (pas d'hémoglobine dégoulinante ni de scènes de tortures insupportables) et vous avez là un très bon thriller qui, de New York, vous amène en Suisse, en Israël et en Belgique. On y rencontre Hitler, Himmler et un étrange et terrifiant docteur sévissant secrètement dans les camps de la mort, où il trouve là tous les cobayes nécessaires à ses "petites" expérience. Oui, David Khara base son histoire avec les manipulations génétiques sur les juifs internés... Donc évidemment, on replonge un peu dans l'horreur des camps, mais l'auteur n'insiste pas plus que nécessaire sur ceci. Mais quel rapport peut-il y avoir entre les exactions nazies des années 40 et le présent mouvementé que Jay subit ? Réponse dans le livre.

Les trois personnages principaux deviennent de plus en plus attachants et c'est tant mieux. Car leur humour, leurs erreurs, leur étonnement de novice pour l'un d'entre eux égayent une atmosphère bien tendue... Ce qui donne à ce thriller cet aspect si distrayant, malgré un sacré suspense. Bon la fin est n'est pas très originale (d'ailleurs, je l'avais en partie soupçonnée), mais elle n'enlève rien au plaisir de lecture. C'est vrai quoi, une fin, c'est 10 pages, et le roman 307 pages. Cela laisse pas mal de places aux surprises et rebondissements !

PS : Le projet Bleiberg est le premier tome d'une triologie, mais peut se lire en one shot !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 2 Septembre 2020

Thriller, L'oeil de Caine, Patrick Bauwen, téléréalité, avis, lecture, blog, littérature

Thriller - Editions Livre de Poche - 476 pages - 8.10 €

Parution d'origine chez Albin Michel en 2007

L'histoire : Ils sont dix candidats, d'origines diverses, a attendre de prendre le bus qui les mènera au Palace le Mirage de Las Vegas pour participer à "L'oeil de Caine", le reality show qui passionne l'Amérique. Lors de ce programme, chacun dévoilera son secret. 

Lors de trajet en bus... l'histoire vire au cauchemar. Un intrus violent, l'incendie d'une station service... Puis le trou noir... Le lendemain, nos dix candidats se réveillent hébétés, en plein déserts, dans un lieu sinistre... à mourir. Une ancienne mine abandonnée. Paula une candidate, est retrouvée morte, puis c'est autour de Nina... Manifestement un psychopathe rode... avec des plans machiavéliques en tête. 

 

Tentation : Ma PAL (depuis 7 ans !)

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : L'Oeil de Caine est le premier roman de Patrick Bauwen, qui depuis, est devenu bien prolifique et qui présente un nouveau titre en cette rentrée littéraire : "L'heure du diable". 

Revenons à nos moutons : L'Oeil de Caine se lit tout seul, de plus en plus frénétiquement, comme le veut le genre littéraire. Mission remplie donc et divertissement assuré. Même si, en cours de lecture, on tique un peu, on pense déceler des imperfections, peut-être des invraisemblances... Mais pas évidentes à distinguer quand il y a un taré fini dans l'histoire ! Et puis n'est-ce pas too much par moment ? Peut-être mais est-ce grave, puisque nous sommes dans un roman, dans de la littérature !  

Et puis, soudain, coup de théâtre ! Patrick Bauwen nous a complètement menés par le bout du nez, il nous a bien eu. Chapeau ! Tout s'explique. Son roman est une véritable oeuvre en trompe l'oeil... de Caine ! Et l'intrigue se révèle dans toute son ingéniosité diabolique, et finement ficelée. Un beau coup de bluff !

Il règne dans ce thriller une ambiance à la "dix petits nègres" oups, pardon, maintenant, il faut dire "ils étaient dix". Ici aussi ils sont dix au départ, combien en restera-t-il au final... Un cauchemar tant pour les personnages que le lecteur... Suspens... Surprise.

Evidemment dans cette troupe de dix candidats, enfin, très vite neuf... Tout le monde peut-être coupable aux yeux des autres, surtout que chacun a un secret qu'il ne souhaite peut-être pas voir dévoiler... Donc un climat suspicieux s'installe très vite. Et pourtant, nous lecteur, nous savons "qui" depuis le début. Le "comment" paraît bien mystérieux et le "pourquoi" encore plus, qui serait la clé de l'énigme.

Bien évidemment, ce livre est une critique à peine cachée de notre époque de communication, de la télé réalité qui ne connait plus de limite pour faire le buzz, et amasser les dollars. Au passage, l'auteur dénonce aussi la contrefaçon de médicaments et de vaccins, ceux-ci souvent destinés aux pays Africain, et les conséquences meurtrières.

L'Oeil de Caine finit tout de même sur une belle moralité, certes un peu simpliste, mais nous ne lisons pas un traité de philosophie. Nous ne sommes pas que nos erreurs, aussi graves soient-elles... Et tout le monde a droit à une seconde chance pour montrer son vrai visage, ce qu'il est vraiment.

Bref, un chouette thriller original et audacieux, que je verrais bien en film ! Et qui me fait dire que c'est avec plaisir que je lirai d'autres titres de Patrick Bauwen !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Juin 2020

Puzzle, Franck Thilliez, thriller, folie, littérature, paranoïa, avis, chronique, blog

Thriller - Editions Pocket - 479 pages - 8.40 € 

Parution d'origine en 2013

L'histoire :  Ilan et Chloé sont spécialistes des chasses au trésor. Longtemps, ils ont rêvé de participer au jeu ultime, celui dont on ne connaît que le nom : Paranoïa. Le jour venu, ils reçoivent la règle numéro 1 : Quoi qu'il arrive, rien de ce que vous allez vivre n'est la réalité. Il s'agit d'un jeu.
Suivi, un peu plus tard, de la règle numéro 2 : L'un d'entre vous va mourir.

 

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Voilà longtemps que je ne m'étais pas plongée dans un "Thilliez", dont Puzzle est donc ma quatrième lecture (très peu pour un auteur aussi prolifique !). Une lecture qui cette fois-ci, me laisse un peu perplexe. Evidemment, le suspense est au rendez-vous et souvent à ce que l'on pense être son paroxysme, pour augmenter encore quelques chapitres plus tard. Tout est fait pour rendre l'atmosphère anxiogène au possible, depuis le décor, la météo, les personnages qui paraissent tous étranges avec sans doute des secrets par forcément avouables. Les pages se tournent donc toutes seules, et "Paranoïa" s'est même invité dans mes "rêves" nocturnes. Bref, il règne comme une ambiance à la "Shutter Islande" (donc pas forcément originale), mais efficace et troublante... où l'on doute de tout et de tout le monde. D'ailleurs, à mi roman, j'ai eu comme un tilt qui m'a fait voir l'invisible, sans que je puisse m'expliquer ce que je voyais vraiment... la fin m'a donné raison, mais impossible aussi de la relier à mon fameux tilt avec détails et précision.

Néanmoins, malgré l'aspect thriller indéniable, j'ai ressenti quelques longueurs et j'ai été agacée de certaines répétitions, tant dans les situations que dans le vocabulaire qui menaient à un style poussif et à certains poncifs. Il m'a aussi semblé buter contre quelques contradictions, mais nous sommes dans un roman où la frontière avec le réel et l'irréel est si tenue qu'on est parfois bien incapable d'expliquer en quoi tel passage nous paraît contradictoire... Mais il faut avouer que  la fin peut potentiellement expliquer ces maladresses de narration... ce qui ne n'efface pas pour autant ces quelques désagréments en cours de cette lecture qui est vraiment très très sombre et l'ambiance très glauque, malsaine.

A préciser que je ne suis pas du tout initiée  à ces fameuses chasses au trésor grandeur nature ni vraiment attirée, donc le la toile principale du roman ne m'a pas captivée plus que cela, d'autant qu'elle est exploitée de façon bien étrange, presque superficiellement... Même si la fin explique aussi cela. Mais pas tout non plus, elle aurait mérité plus de profondeur et de détails.

Bref, j'ai préféré mes autres lectures Thilliez qui mettaient en scène des policiers avec de véritables enquêtes. Il me reste 2 de ses romans dans ma PAL, donc à suivre !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 21 Avril 2020

Thriller, polar, littérature, Nous étions des hommes, Gilles Legardinier, avis, chronique, blog, Alzheimer, dépôt de brevets

Thriller - Editions Lizzie -  11h32 d'écoute - 18.90 €

Parution d'origine aux éditions Fleuve Noir en 2011

Le sujet : En Ecosse, le docteur Kinross et la généticienne Cooper travaillent sur la maladie d'Alzheimer... La maladie galope, atteint des personnes de plus en plus jeunes, comme une épidémie. Aux quatre coins de globe, des carnages se multiplient dans des lieux relativement clos... Comme si des hommes s'étaient entre-tués dans une soudaine folie meurtrière. Kinross et Cooper font une découverte scientifique qui bouleversera la médecine et les connaissances sur l'Alzheimer. Mais leur découverte intéresse beaucoup trop de monde, et pas forcément pour les bonnes raisons. A qui faire confiance ? C'est une course contre le temps et contre la mort qui commencent pour Scott et Jenni !

Tentation : 4ème de couv'

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Je connaissais Gilles Legardinier comme auteur de comédies/romances, j'ignorais totalement qu'il officiait aussi dans le domaine du thriller jusqu'à cette trouvaille dans le rayon "audio" de ma bib'.

Et bien trouvaille bien heureuse ! Car "Nous étions les hommes" se lit ou s'écoute très bien. Construit à merveille, il captive du début à la toute fin, et nous amène à nous attacher aux personnages (dont certains sont vraiment mystérieux), et à méditer sur notre forme de vie, en tant qu'humain. Humain qui veut ou qui doit toujours plus, et qui, pour cela, modifie à tort son cadre de vie et son rapport à la nature... qui court à sa perte. J'ai écouté ce roman en début de confinement et me suis demandé si l'idée était bonne car la maladie d'Alzheimer y est tout d'abord présentée comme pouvant basculer dans la pandémie. Mais j'ai poursuivi et l'auteur m'en a donné raison, car l'histoire est bien plus complexe que cela et elle est franchement intéressante, même s'il m'a semblé qu'il manquait un maillon d'explication scientifique... mais peut-être est-ce mon attention qui m'a joué un petit mauvais tour.

Quoiqu'il en soit, Gilles Legardinier nous emmène tout d'abord en milieu hospitalier auprès des patients atteints d'Alzheimer... Et qui approchent du basculement... Le basculement est cet instant où le patient perd totalement sa mémoire et ce qui fait de lui un être humain... C'est fort à lire et ce sujet est rendu moins dur du fait qu'il est glissé dans une intrigue de thriller, ce qui, par ailleurs, est très original.

Ensuite, l'auteur nous fait découvrir un autre monde. Celui des découvertes scientifiques, des dépôts de brevets, et surtout du gigantesque trafic d'ampleur internationale qui entourent et menacent ces brevets déposés. Certes, un lecteur lambda comme je suis peut facilement imaginer l'appétit vorace des laboratoires pharmaceutiques, mais en fait, les amis, cela va bien plus loin, et c'est terrible ! Car oui, des découvertes révolutionnaires, que ce soit dans le médical, l'alimentaire, les télécommunications voient parfois leur mise à jour et leur accès au grand public empêchés par des personnages peu scrupuleux et très spéculatifs.

Avec tous ces bons ingrédients, Gilles Legardinier nous offre là un thriller original, bien documenté et donc très intéressant, parfaitement maîtrisé dans sa narration. Et dont le sujet principal est certainement l'éthique, sujet qui semble hélas être souvent une espèce menacée.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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