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Publié le 15 Septembre 2025

Thriller - Editions Livres de poche - 320 pages - 8.90 €

Parution poche janvier 2024 (Editions du Rouergue en 2022)

Mon pitch : Darwyne Massily a 10 ans, vit avec sa mère à Bois Sec, un bidonville de Cayenne, et est légèrement handicapé, ses pieds étant de travers. Il voue un amour inconsidérable pour sa mère qui ne jure que par Jésus Christ et les hommes... Régulièrement, un nouvel amant de Yolanda s'installe dans leur bicoque, après que le précédent ait disparu.

Ca ne plait pas à Darwyne, qui trouve souvent refuge dans la forêt toute proche... Cette forêt qu'il connait par coeur, qu'il a appris à voir, à écouter, à sentir, à écouter, à deviner...

Et voilà que Mathurine débarque à Bois Sec. C'est une employée de la protection de l'enfance... Suite à un signalement anonyme, elle doit effectuer une évaluation sociale chez Darwyne...

 

Tentation : Ma lecture de "Entre fauves" du même auteur

Fournisseur : La Bib de St Lunaire

Mon humble avis : Décidemment, après mon enthousiasme pour "Entre Fauves" et la lecture de Darwyne, je peux dire que Colin Niel est un auteur qui me convient parfaitement, que je n'ai pas fini de lire et de découvrir !

Si pour "Entre fauves" j'avais émis le bémol de quelques longueurs et répétitions, il n'en n'est rien ici. Darwyne se dévore littéralement. Sa lecture est si addictive que l'on n'a qu'une seule idée, y retourner au plus vite, sitôt les contingences quotidiennes bouclées.

Avec Darwyne, nous voici "de nouveau" en Guyane. De nouveau car il y a une dizaine d'années, Colin Niel a écrit une trilogie amazonienne (qui est donc dans mes projets). La destination et le sujet (la forêt) sont parfaitement maîtrisés puisque Colin Niel a vécu plusieurs années en Guyane, en qualité d'ingénieur dans la préservation de la biodiversité eaux et forêts...

Mathurine enquête donc sur la famille de Darwyne. Mais le gamin est très rétif, la fuit et ne répond pas à ses questions. Alors, suite à une remarque du maître d'école, Mathurine l'emmène en forêt. Et là, la relation avec l'enfant devient tout autre, dépasse les limites de la mission, et se passe de mot. Car Darwyne sait la forêt... Darwyne est en fait extraordinaire aux yeux de Mathurine. Pas à pas, elle parvient à "l'apprivoiser".

Les passages qui se déroulent en forêt sont somptueux... Colin Niel nous entraîne avec lui sous la canopée, dans ce temple de la nature malmenée par les hommes mais toujours ô combien vivante et peuplée parfois d'invisibles. A travers le personnage de Darwyne, et de ses connaissances qui échappent à tout le monde, Colin Niel montre que la forêt amazonienne est loin d'avoir délivrer tous ses secrets, ses ressources, ses mystères. Et des mystères, il y en a beaucoup dans cette histoire qu'on ne lâche pas, dans cette atmosphère fantasmagorique. De cet univers qui en effrayerait plus d'un tant nombreux sont les dangers tapis dans l'ombre, Colin Niel nous livre une description féérique, jamais éloignée du fantastique.

A travers les personnages de Yolanda, de Darwyne, de Jhonson, de Mathurine et de ses collègues, Colin Niel traite aussi ici des sujets de la parentalité et de son désir, de la différence et de son rejet, du manque de moyens et de bras dans les services de la protection de l'enfance, et de la situation plus que précaire des immigrants clandestins vivants entassés dans des cabanes faites de tôles et de bois.

Alors que se tournent les pages le lecteur hésite sans cesse sur la source du danger, sur la source du bien et du mal et la notion de ces derniers dans une tension qui va crescendo. Colin Niel nous engloutit autant dans les profondeurs de la forêt que dans celles de l'âme humaine... dont le plus grand besoin depuis toujours est d'être aimée.

Et quand le mot fin apparaît, une suggestion fait froid dans le dos et quelques mystères restent entier... Peut-être seront ils levés dans "Wallace", la "suite" parue en l'an dernier et dans lequel on retrouve le personnage de Mathurine, en autre. Un roman que je vais m'empresser de réserver à la médiathèque !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 11 Septembre 2025

Thriller - Editions Calmann Levy - 400 pages - 19.90 €

Parution en mars 2024 (mars 2025 en poche)

L'histoire : Suite à un appel anonyme, la police criminelle de Strasbourg retrouve les corps de deux adolescents, marqués au fer d'un triangle noir, dans la forêt des Vosges. Le commandant Max Keller, connu pour son intégrité et sa persévérance, mène l'enquête qui le mène dans le tréfond de l'âme humaine.

Parallèlement, et avec d'autres méthodes (avec l'IA) c'est un autre homme qui entre dans la danse de l'enquête : le brillant criminologue Pierre Martignas, dont la dernière expertise s'est terminée en drame.

 

 

 

Tentation : Mon coup de coeur pour Solitudes, de Niko Tackian

Fournisseur : la bib de St Lunaire

Mon humble avis : J'avais adoré mon audiolecture de Solitudes, roman par lequel j'avais découvert Niko Tackian. Un des arguments de mon enthousiasme était notamment l'absence de tics de langage souvent récurrent dans les polars, avec ces expressions toutes faites que l'on retrouve d'un auteur à l'autre.

C'est donc très confiante que je suis entrée dans ce triangle noir. Je n'ai fait qu'une bouchée du premier tiers du livre, happée par l'histoire et le suspense bien menés. Et puis, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais patatras... Comme si j'avais soudain ouvert les yeux, ou alors que l'auteur et son entourage avait baissé leur vigilance dans leur travail

Le style m'est alors paru lourd, pauvre, grotesque, voire pathétique, avec moult adjectifs amplifiant les mots auxquels ils sont accolés (genre silence assourdissant... un froid glacial et transperçant...).  Les considérations météorologiques se multiplient, dont certaines bien improbables. Vingt centimètres de neige, mais pani pwoblem, les voitures roulent "à vive allure" comme en été... Alors qu'aux infos, 5 cm de neige suffisent à faire la une et à paralyser la moitié de la France. Je n'ai pas compté le nombre de coquilles, mais certaines m'ont fait bondir (comme verre au lieu de vert), il y a donc je pense un manque cruel de relecture.

De même la crédibilité n'est pas assez travaillée... Exemple : un des méchants prend un flic en otage mais lui laisse son flingue !!!! D'autres scènes m'ont fait tiquer pour leur invraisemblance... Comme lors de l'assaut au château...

Le développement de l'intrigue est finalement assez mince, si l'on ôte la météo et le voyage qu'entreprend le criminologue aux Etats-Unis...  A part pour laisser à l'auteur l'occasion d'évoquer et de décrire des lieux assez confidentiels mais bien connus de lui sans doute, cet aller-retour aux States n'apportent rien à la résolution de l'énigme... à moins que cela m'ait échappé. Alors qu'il y a tellement de "trous" dans cette enquête. Dommage.

Enfin, Max trouve soudainement le nom de Durand comme par intuition, une illumination sans aucune explication pour le lecteur. Ma lecture s'est donc achevée parsemée de soupirs d'exaspération devant ces manquements et maladresses. Quant à la résolution de l'enquête et les motivations des méchants, rien de bien nouveau... C'est le MAAAAAAL...ABBBSSSOLLLUUUU !!!

Me voilà bien dépitée... Comment peut-on adouber un auteur pour ensuite être aussi déçue par son dernier ouvrage ? Pourtant, sur Babelio, Triangle noir a tout de même la note de 3.87/5...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 7 Juin 2025

Thriller - Editions Lizzie - 10h39 d'écoute - 22.99 €

Parution Fleuve noir et Lizzie en 2022

Mon pitch : Dans un coin reculé des Vosges où vivent des HES, une jeune femme est retrouvée en hypothermie, à moitié nue, dans un chalet. A côté d'elle, un homme dont la tête a été réduite en bouillie à l'aide d'un tisonnier. Quel lien entre eux ? C'est ce que dois découvrir l'enquêtrice Camille. Mais problème, la suspecte a complètement perdu la mémoire... Mais juste avant, elle a pu raconter son histoire au psychiatre qui l'a prise en charge. Et celui-ci n'avait jamais rien vu de pareil tout au long de sa carrière... Il y a 5 protagonistes... Cinq femmes... "La Kidnappée", "La journaliste", "La romancière" et "La psychiatre"...La 5ème apparaîtra juste à la fin, pour sans doute tirer le fil et sans doute sortir de ces véritables labyrinthes.

 

Tentation : Thilliez, pas lu depuis trop longtemps

Fournisseur : La bib de Dinard

 

 

Mon humble avis : Labyrinthes de Thilliez en audio, c'est pile poil pour faire un Saint Malo/ Avignon - Avignon/ Saint Malo, en stoppant l'écoute lors des correspondances ! Je ne le savais pas, mais Labyrinthes fait partie d'une trilogie... "Le manuscrit inachevé" et "Il était deux fois" précèdent Labyrinthes... Cette impasse ne m'a pas empêchée de bien apprécié ma lecture.

Labyrinthes est une histoire tordue à souhait, franchement bien ficelée. Dans ce texte en trompe l'oeil, Franck Thilliez manipule autant ses personnages que ses lecteurs. J'ai apprécié la facilité à suivre le texte, dont la narration est vraiment fluide et ne nous égare pas "physiquement" (on ne se mélange pas dans les personnages etc). Car psychologiquement, c'est autre chose, et notre cerveau fonctionne sans cesse à tenter de découvrir le lien entre les personnages, mis à part les dessins de labyrinthes et la maîtrise des échecs. Chacune de ces femmes occupent un chapitre après l'autre.

Il est question de plusieurs sujets dans ce roman. Le plus "insupportables" est celui de la violence dans l'art, dont le body art. Là, il faut avoir le coeur bien accroché pour imaginer qu'autant d'horreurs puissent être issue de cerveaux humains et élevées au rang de l'art pour quelques happy few... (On parle entre autres ici de snuff movies etc). Là, Thilliez nous emmène dans le tréfond très sombre, machiavélique et sadique de l'âme humaine. Ce n'est pas ce qui me passionne le plus, mais cela fonctionne. Là où l'auteur attire toute mon attention, c'est lorsqu'il traite de pathologies psychiatriques, psychiques ou neurologiques, qui peuvent un jour devenir le lot de quiconque, jusqu'à la plus équilibrée des personnes. Cela Thilliez le fait toujours à merveille. Ici, c'est l'amnésie, la paramnésie, la fugue dissociative, le stress post traumatique. Il est aussi question des électro-hypersensibles (les HES) et de leurs conditions de vie, à l'écart dans des zones blanches. Tout cela m'a franchement intéressée.

Quand le lien entre les cinq femmes nous est enfin révélé...Et bien on hallucine pour deux raisons... On n'a rien vu venir et on ne peut être qu'admiratif devant la construction de ce roman et l'imagination sans limite de son auteur. La version audio offre une plage d'écoute à Franck Thilliez, qui explique sa démarche narrative et les recherches qu'il a faite pour mener à bien ces Labyrinthes. Et oui, cela fait froid dans le dos... tout cela existe...

Mon seul petit bémol... Un truc qui m'a paru bizarre dans le dénouement, comme s'il me manquait une explication... Réalité ou manque d'attention lors de mon écoute... Je ne pourrais dire, puisque j'ai effacé mon ficher audio.

Un sacré thriller psychologique, franchement original, étourdissant, de plus en plus oppressant !.... Qui clos une trilogie.

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 17 Avril 2025

Polar noir - Editions Métaillé - 192 pages - 18 €

Parution en mars 2024 (en Poche mars 2025)

Mon pitch : En Dordogne de nos jours, une femme veut une piscine dans son jardin. En creusant, les ouvriers mettent à jour une grotte avec des ossements qui datent de .... 35 000 ans avant J.C, à l'époque de l'Aurignacien. Et sur les parois, une multitude de pochoirs de mains avec des coupés.  Evidemment les travaux sont stoppés en les lieux envahis de scientifiques... Et c'est là que commence vraiment le roman, avec la vie supposée d'Oli, cette femme qui repose là depuis si longtemps à côté d'un autre corps, lui victime de meurtre, les scientifiques en sont sûrs. Nous sommes donc devant ce qui est supposé être la première scène de crime de l'Histoire. Qui, quand, comment, pourquoi ?  

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : J'espérais lire ce roman lors de mes vacances en Dordogne en septembre dernier, mais ma médiathèque ne l'avais pas encore acquis.  Pas bien grave finalement, car cette lecture retardée, après avoir campé (bungalow hein !)  au bord de Vézère (Rivière moult fois citée dans le livre) et visité quelques troglodytes et grottes  (dont Lascaux), j'ai pu m'immerger autant dans mes souvenirs culturels de mes vacances que dans les paysages alentours, même si ceux-ci ont dû pas mal changer sous l'intervention humaine.

J'élève Les doigts coupés au rang de coup de coeur pour son originalité et son audace. Parce que vraiment, il ne ressemble à aucun autre livre que j'ai pu lire jusqu'à maintenant. Et c'est vraiment chose rare... Souvent, tel bouquin nous fait penser à tel autre etc. Ici, impossible.

Les chapitres s'alternent.... tantôt par des extraits de la conférence d'Adrienne Célarier, la paléontologue qui est donc arrivée en premier sur les lieux et qui fait tout pour garder "l'affaire" ! Ces passages sont évidemment à forte consonnance scientifique, documentés, référencés et forcément intéressant, quel que soit notre niveau de connaissances paléontologique. Mais les chapitres qui sont les plus longs, les plus récurrents et les plus captivants (mais aussi distrayants) sont ceux qui nous ramènent 35 000 ans plus tôt, aux côtés d'Oli. Oli pourrait être aussi la première féministe de l'histoire, elle qui se rebelle contre le sort des femmes dans son clan (la chasse leur est interdite, et tout manquement ou toute parole déplacée leur vaut l'amputation de quelques phalanges). Oli s'enfuit, s'émancipe, réfléchis, découvre des vérités ignorées de tous, rencontre d'autres tribus, témoigne de ce qu'elle a vu et vécu...  En sortant le monde de son ignorance, de sa passivité, en incitant les femmes à refuser de se soumettre à l'homme, Oli serait-elle à l'origine du grand chaos ? 

J'ai vraiment adoré suivre Oli aussi bien dans ses pérégrinations que dans ses réflexions, ses raisonnements, ses observations et sa rébellion qui est en font une grande forme d'intelligence et de sagesse. Finalement, elle est celle qui sait, elle est aussi celle qui remet l'homme à la place qui devrait être la sienne : à égalité, voire même pour Oli non essentiel.

Même si l'histoire est tragique, il y a des moments assez drôles, mais aussi pas mal de passage assez philosophiques (facile hein !) . C'est un roman noir, préhistorique et féministe. Mais aussi, un roman qui traite du racisme, de la découverte d'autres peuples (avec les néandertaliens), du métissage, le voyage qui forme la jeunesse etc. Préhistorique mais tellement contemporain sur le fond de son sujet : la place de la femme dans la société.

Et ce qui est particulièrement audacieux, c'est la langue, qui est tout à fait actuelle, voire parfois familière (notamment dans les insultes etc). L'autrice part du principe que ce n'est pas parce que les langages d'alors ne sont pas gravés dans les grottes qu'ils n'existaient pas, et que nos ancêtres ne s'exprimaient pas uniquement par des cris et des borborygmes comme on le voit dans certaines productions visuelles. L'écriture est donc au premier abord très surprenante et très vite, on se dit qu'elle fonctionne à merveille, et tient sa part dans notre amusement.

En tous cas, Oli est une de ses héroïnes de roman que l'on oublie pas de sitôt !

C'est ma première lecture d'Hannelore Cayre, mais sûrement pas la dernière... En espérant y retrouver autant d'originalité !

 

L'avis de Keisha et de Je lis je blogue

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 18 Janvier 2025

Thriller - Editions Moissons noires - 279 pages - 7.20 € en poche

Parution en 2019 

Mon pitch : Louis est un homme très ordinaire, prof dans un collège et amoureux de Lilly, qui termine ses études en biologie... Sauf qu'un beau jour, il se réveille dans l'obscurité d'une cave, un poignet attaché à une chaîne longue de trois mètres, tout juste assez pour frôler la lourde porte en fer.  Qui est son géolier ? Pourquoi lui ? Juste pourquoi ? Et comment ne pas devenir fou de désespoir ? En remontant le temps, petit à petit.

Tentation : Pitch + mon challenge auteur chouchou

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

 

Mon humble avis : Ah, j'ai dévoré savoureusement cette histoire qui fut pour moi comme un bol d'air étouffant après certaines récentes lectures dont pensante. Voilà mon intro pour glisser des oxymores !

Même si l'intrigue et les motivations du geôlier ne sont pas d'une grande originalité, leur traitement, sous la plume de Franck Bouysse leur donne une teinte toute particulière et assez inédite. Mon auteur chouchou  nous régale de son écriture, phrases courtes, mots qui claquent, le tout avec une certaine poésie abrupte, et nous tient en haleine avec une construction narrative atypique pour ce genre de thriller. 

Car pour ne pas sombrer dans la folie du désespoir, Louis va plonger dans ses souvenirs et remonter le temps, jusqu'à sa rencontre avec la lumière de sa vie : Lilly.  Ses souvenirs, on les vit réellement, et ils nous permettent, comme à Louis, de nous échapper de cette cave humide et complètement obscure, où Louis vit à tâtons. Et c'est en tâtonnant aussi dans sa mémoire, dans des détails furtifs, qu'il espère trouver la raison de sa présence sous terre au bout d'une chaîne. Et nous, nous côtoyons le policier qui mène l'enquête, ainsi qu'une collègue de Louis...

Franck Bouysse nous immerge parfaitement dans l'instinct de survie humain comme au coeur de la folie démoniaque. Pour celle-ci, il n'y va pas de main morte, rien que d'imaginer certaines scènes me donnent autant la nausée que des sueurs froides. Heureusement, l'auteur ne s'étend pas dans les détails et descriptions. Il se concentre sur l'atmosphère, qui est vraiment oppressante.

Quant à dénouement, en quelques lignes, il dit tellement d'une société où l'empathie fait de plus en plus défaut...

Un livre qu'on ne lâche pas !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Challenge Lisez votre chouchou

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Publié le 14 Novembre 2024

Thriller - Editions Lizzie - 10h57 d'écoute - 20.99 €

Parution en 2020

L'histoire : Au coeur des Marquises, archipel le plus isolé du monde, cinq lectrices ont été sélectionnées par un célèbre auteur de best seller et participent au séjour atelier d'écriture que celui-ci dirige, dans une pension nommée: Au soleil redouté. Sont elles toutes là vraiment par hasard ? Très vite, le romancier disparaît et une première lectrice est retrouvée morte. Ce séjour au paradis pourrait bien devenir un enfer.

 

 

Tentation : Mon enthousiasme pour Trois vies par semaine, du même auteur 

Fournisseur : Bib de Betton, Merci Cécile

Mon humble avis : Le titre "Au soleil redouté" est extrait d'une chanson de Jacques Brel "les marquises". Inutile de préciser que l'ombre du grand Jacques plane au travers de ces pages, tout comme celle de Gauguin. Un mystère bien opaque dont on veut connaître les clés, quelques coutumes marquisiennes distillées de-ci-de-là et un décor autant mythique que de rêves, voilà les seuls attraits de ce roman dont la lecture devient infernalement longue, interminable et agaçante...

Car en fait dans cette histoire, rien n'est crédible...  Les personnages ne se connaissent que depuis 3 jours et déjà l'on parle d'amitié à la vie à la mort, on se tape dans le dos etc... L'écrivain disparait, chacun le prend comme un jeu qu'il aurait inventé pour les faire écrire... Puis le corps d'une première lectrice est découvert, le cou percé de poinçons de tatoueur. Et quelques heures après, toute la fine équipe loue une voiture pour aller se baigner dans les eaux bleues du pacifique. Sur place, l'enquête est menée par un policier métropolitain (le mari d'une des lectrices), et d'une ado de 16 ans (fille d'une autre lectrice), parce qu'évidemment, le flic n'appelle pas la brigade de Papeete. Et à eux deux, ils dressent une liste de questions (numérotées !!!) comme on dresse une liste de course...

Bussy fait évidemment référence à Agatha Christie et ses dix petits nègres... Mais mon Dieu, qu'il est loin de la reine du crime. Les personnages sont caricaturaux et pas attachants du tout. Le style est d'une lourdeur sans nom, gnangnan, répétitif à souhait, il y a même des phrases ou expressions qui crispent tout le corps et qu'on ne veut plus entendre... Car le récit est la suite d'extraits des journaux des protagonistes, donc ça donne, à chaque entrée de chapitre "le journal de... ma bouteille à l'océan... avant de mourir je voudrais... Le tout, accentuée par la lecture mielleuse et enjouée qui en est faite dans ce format audio... Comment peut-on avoir "peur" et trembler avec une telle interprétation ?

Dommage, avec un tel lieu qui offre un huis clos idéal, il y avait de quoi écrire un vrai bon thriller bien terrifiant... Là c'est juste l'ennui qui devient mortel. A éviter vraiment, où alors, à proposer à des lecteurs jeunes ados qui lirait là leur premier "policier"... A 13 ou 14 ans, ça peut peut-être plaire.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 2 Octobre 2024

Policier - Editions Lizzie - 10h23 d'écoute - 23.99 €

Parution Presses de la cité & Lizzie 2023, existe en pocket

Mon pitch : Dans une vallée des Ardennes, un corps est retrouvé sans vie... Suicide, accident, meurtre ? La question se pose car dans la voiture du défunt, trois permis de conduire parfaitement vrais avec trois identités différentes mais une seule et même photo sont retrouvés.  Un sacré sac de noeuds pour la capitaine Katell Marelle, d'autant que le danger rode toujours avec deux hommes aux visages brûlés... Et nous apprenons que trois femmes attentent le retour du défunt... Celui-ci, sous ses airs calmes et tranquilles menait il une triple vie ?

 

 

Tentation : Le pitch + envie d'un polar

Fournisseur : Bib de St Lunaire

Mon humble avis : Troisième lecture pour moi de cet auteur de romans policiers parmi les plus lus en France, et c'est enfin la bonne ! Yes ! J'ai vraiment beaucoup aimé cette histoire, très prenante, sans "glauquerie" mais avec un mystère XXL, facile à suivre, sans multiples personnages qui nous égarent. Le style est simple sans être simpliste ni bâclé, sa fluidité correspond tout à fait au sujet et à mon attente. Bref, facile et très agréable à suivre, à écouter, même en voiture, malgré quelques interruptions entre les trajets. Je recommande donc sans hésitation ce format de lecture, d'autant que l'interprétation en est impeccable.

Et quelle originalité dans cette intrigue si bien pensée et menée ! Celle-ci prend racine de l'autre côté du rideau de fer, en Tchécoslovaquie, à l'époque où le communisme et tout ce qui va avec étaient le maître mot, ou plutôt le maître à penser. Mais le développement de l'histoire est quant à lui bien contemporain. Il est aussi beaucoup question de l'art des marionnettes, très développé dans la région de la Bohême. D'ailleurs, les marionnettes tiennent une belle place dans ces pages, Charleville Mézière étant la capitale mondiale de cet art. Il est évidemment question d'illusions et de fils tirés...

Renaud Duval est retrouvé mort... mais manifestement, il est aussi Pierre Rousseau et Hans Bernard... Tous trois ont le même visage, la même date de naissance... mais en trois lieux différents... Charleville Mézière, Paris, et la Lozère. Tous les documents officiels le confirment, depuis les actes de naissances, les dossiers scolaires, les permis de conduire. Le premier est ingénieur, le deuxième danseur professionnel dans des tournées internationales et le troisième, chauffeur routier. Comment diantre est-ce possible ?

Pour Agnès, l'épouse officielle de Renaud Duval, ce sera un mystère et une enquête qu'elle tentera de mener aux côtés de la capitaine Marelle. Pour Vicky, qui n'a plus de nouvelles d'Hans, ce sera un mystère qu'elle voudra résoudre malgré les dangers, en parcourant les routes de France. Et pour Eléa, cette jeune parisienne Asperger, le silence radio de Pierre devient une énigme à résoudre, un jeu de piste...

Evidemment, l'on se doute qu'au fil des pages, les trois femmes qui se pensent trompées mais, prétendant toutes être la véritable élue de cet homme au yeux si gris, se rencontreront. Surprises, retournements de situation, suspense, rebondissements ne manquent pas, d'autant que les deux hommes aux visages brûlés ne sont jamais loin, pour accomplir une vengeance et éviter qu'une prophétie du siècle dernier ne se réalise. Le palpitant du lecteur accélère sacrément. Mais les révélations finales nous soulagent et nous font dire... Quelle finesse dans cette intrigue, bravo Michel Bussi ! C'est haletant, sans temps morts, sans longueurs.  Pourtant, après lecture, je me dis qu'il y a des indices que j'aurais pu déceler, des questions que j'aurais pu me poser deviner une partie de la résolution de cette enquête. Mais non, je n'ai rien vu, Bussi tire très bien les ficelles et la lectrice que je suis a été une bonne marionnette ! J'ai juste regretté le côté un peu caricaturale de la jeune autiste Asperger et ses "dialogues" avec son brain, qui se font un peu lourd par moment. Bref, ces trois vies par semaine m'ont parfaitement tenu compagnie lors de mes trajets me menant en Touraine pour un mariage familial. Un très bon divertissement !

Du coup, je suis prête à signer de nouveau avec cet auteur qui jusque-là, ne m'avait pas emballée plus que cela. Comme quoi, cela vaut parfois la peine de persévérer !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 26 Septembre 2024

Thriller - Editions livre de poches - 376 pages - 8.90 €

Parution poche janvier 2022 - Editions du Rouergue 2020

Mon pitch : Apolline a 20 ans et est une excellente archère. Pour son anniversaire, son riche de père lui offre un arc ultra perfectionné... et une chasse au trophée, un lion en Namibie.

Komuti est un jeune Himba en Namibie et un vieux lion, connu pour ses massacres sur le bétail vient de décimer le troupeau de chèvre de son père.

Martin est garde dans un parc National des Pyrénées. Sa mission notamment, protégée le dernier ours du Béarn.

Et enfin, Charles est le vieux lion, celui qui marquera à jamais la vie des trois personnages.

 

Tentation : la blogo

Fournisseur : La cabine à livre en bas de chez moi

Mon humble avis : Ne jamais sous estimer sa proie...

Un an et demi que ce roman m'attend sur ma table de chevet, et je l'ai enfin... dévoré. Car oui, il est captivant et rondement bien mené par un auteur qui sait de quoi il parle, déjà par sa formation professionnelle et ensuite par moult rencontres et recherches pour rédiger cette histoire.

Celle-ci malmène l'amoureuse des animaux sauvages ou non que je suis, l'anti-chasse de loisir que suis aussi, même si l'auteur est très loin d'en faire l'apologie. Mais évidemment, même si les détails sont tus, la souffrance animale lors de scènes de chasse n'est pas éludée.

Les trois personnages humains prennent la parole à tour de rôle et représentent une position sur la chasse, sur la préservation de la biodiversité, sur la cohabitation humains animaux.

Komuti est celui qui vit au dépend de la préservation de la faune sauvage et des espèces en voie d'extinction décrétées par les instances internationales. Les éleveurs de son village subissent régulièrement les assauts d'un vieux lion solitaire sur leurs troupeaux. Cow killer, individu problématique, le gouvernement signe la mise à mort du lion, mise à mort proposée au plus offrant... Ce sera la Française Apolline accompagnée de son père, un abruti de première classe.

Apolline est née dans une famille qui ne jure que par la chasse aux trophées et à 20 ans, son palmarès comme son bilan carbone font frémir. Elle est passionnée et connait parfaitement ses proies et son arme : un arc 2.0 etc. Ses proies qu'elle s'approprie .... Mon lion, mon zèbre. Son trip, le perfect shot, le tir fatal, sur toute cible, son pouvoir sur la destinée de l'animal dans son viseur. Mon trip à moi, le perfect shot en photo, et jamais en dérangeant sciemment le modèle. 

Martin est un passionné de nature... et un obsédé de Cannellito, le dernier ours du Bearn dont plus aucune trace n'a été relevée depuis trop longtemps. Ca, c'est la façade officielle. Car sur internet, il est l'un des modérateurs d'un groupe d'extrémistes anti-chasse, groupe qui livre en pâture à l'opinion/vendetta publique photos, identités et coordonnées de certains chasseurs aux trophées qui se ventent de leurs chasses exotiques, photos à l'appuis, sur les réseaux.

Enfin, Charles le lion, trop vieux, a été banni par son clan. Il erre donc seul dans un pays où la sécheresse sévit de plus en plus, où les proies sauvages diminuent d'autant. Charles n'a d'autres choix que de s'approcher des troupeaux et des humains s'il veut manger et survivre. C'est l'auteur qui prend la parole pour lui.

Colin Niel nous permet de pénétrer l'âme de chacun et d'être au plus près de ses convictions, de ses choix, pour les comprendre, sans forcément les excuser. Les comportements des personnages sont finement analysés et rapportés.

Evidemment, pour X raisons qui constituent une bonne partie du roman, cette chasse pourtant facile car tellement organisée en amont va tourner au désastre et à la catastrophe. Et celle-ci aura des répercussions dramatiques aussi dans les sommets pyrénéens.

Colin Niel use d'un formidable talent de conteur pour provoquer notre affection pour un personnage, affection qui devient abjection ensuite ou vice et versa. On reste dans l'empathie pour Komuti car dans l'absolu, il est le moins responsable dans ce carnage et il en subit directement les conséquences. Mais Colin Niel nous montre bien, dans cette histoire, que même si certains pensent bien faire ou être dans leur bon droit, nul n'est tout noir ni tout blanc. Evidemment que ce roman est globalement anti chasse, même s'il pose des bémols suivant les conditions... puisque la lectrice que je suis comprends que ce lion puisse être abattu. Mais Colin Niel est implacable envers la marchandisation extrême de ces chasses aux trophées et de certains de ces chasseurs qui prennent le monde entier comme un terrain de jeux ni plus ni moins.

Mais ce que Colin Niel dénonce sans détour, c'est la vanité humaine et ses inconséquences qu'elles soient passées ou contemporaines, ses aveuglements. Car ce sont elles, et uniquement elles qui sont à l'origine de ces drames. Le pire des fauves, c'est bien l'humain, qui n'est mu ici que par sa fatuité et qui se contente des apparences pour se forger une opinion. Il en va ainsi pour les trois personnages principaux, comme pour chacun de nous, même si bien moins directement... Car, si pas de réchauffement climatique, moins de sécheresse, moins d'attaque de faune sauvage sur les troupeaux... donc...

Pourquoi pas un coup de coeur ? C'est vrai, j'en étais tout près... Mais les deux chasses, à l'animal en Afrique et à l'homme dans les Pyrénées m'ont paru trop longues et répétitives dans leur narration.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman qui pose les bonnes questions, expose les arguments des uns et des autres tout en nuançant les propos, laissant libre le lecteur de se faire son opinion. Colin Niel, un nouvel auteur pour moi que j'ai bien l'intention d'approfondir !

 

L'avis de Violette

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 16 Septembre 2024

Thriller - Editions Audiolib - 10h23 d'écoute - 23.95 €

Parution Editions du Masque & Audiolib 2021

Mon pitch : Dans un appartement parisien, le Commissaire Paul Starski et la lieutenante Yvonne Chen découvre les corps sans vie d'un flic marseillais à la dérive et d'un homme d'affaire sud-africain, alors qu'une prise d'otage leur avait été annoncée... Quel lien entre les deux ? D'autant, que très vite dans l'enquête, apparaît Chloé de Talence, une brillante biologiste... Mais aussi grand amour de jeunesse de Starski.

Celui-ci va-t-il garder la tête assez froide pour mener à bien ses investigations et protéger Chloé de tueurs qui semblent prêts à tout ? Il va pouvoir compter sur le pragmatisme glacial de sa collègue. D'autant que d'autres meurtres adviennent, des décès passés deviennent suspect, et le tout les emmènent dans les ignominies pharmaceutiques, ici, de l'Apartheid.

 

Tentation : Un auteur que je ne connais pas, découvrons !

Fournisseur : La bib de Betton, merci Cécile !

Mon humble avis : Commençons par la fin... qui m'a laissée dubitative. Bien trop ouverte à mes yeux pour un polar... Et renseignements pris post lecture... me voici entrée dans une trilogie. Aïe, il me semble que la jaquette du livre audio ne le mentionnait pas. Mais peu importe en fait, car un volet de cette histoire est tout de même bien refermé.

J'ai trouvé ce roman un peu diesel, mais qui dit diesel, dit quand la vitesse de croisière sera atteinte, elle ne s'arrêtera plus. Oui, on est pris dans cette intrigue très originale et extrêmement bien fouillée et construite, même si parfois un peu alambiquée à suivre, mais rien rédhibitoire non plus. On suit tout de même bien le fil général. Pour approfondir le mystère, Nicolas Lebel use de la mythologie grecque (Avec notamment Les furies, déesse du châtiment), les rituels protocolaires de la chasse à courre, la suprématie blanche lors de l'Apartheid et les recherches pharmaceutiques d'alors pour stériliser, et donc éradiquer la population noire. Cela donne une intrigue vraiment machiavélique et en trompe l'oeil. Car oui, le gibier innocent tombe bien dans le piège qui se referme inexorablement sur lui. Dans cette histoire en trompe l'oeil, tout n'est que manipulation, et je pense que les tomes suivants ne doivent pas manquer de révélations/réactions à ce sujet.

J'ai un peu regretté que le noeud "complet" (pour ce tome) de l'intrigue nous soit livré par le narrateur au lieu d'être découvert par ce duo de flics bien attachants et finalement attachés l'un à l'autre, comme le sont le Ying et le Yang. De même, les critiques figurant sur la 4ème de couv annonçaient "effets de style, gags et rire"... je n'ai rien trouvé de tout cela, aussi, je ne m'attendais pas à une lecture au sujet et développement aussi "grave", même s'il n'y a rien de glauque ou gore, ou sanguinolant dans ces pages. Donc les âmes sensibles peuvent tout à fait lire ce polar très bien ficelé !

J'espère trouver les tomes suivants, (la capture et l'Hallali) déjà sortis (même en poche) en bib', pour avoir le fin mot de l'histoire tout de même !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 29 Août 2024

Thriller - Editions Pocket - 312 pages - 8 €

Parution Pocket oct 2021 (Michel Lafon oct 2020)

Mon pitch : Un mal se propage aux yeux de tous... Des millions de victimes passées, et à venir, si rien n'est fait. Un électrochoc pour Virgil Solal : sa fille en est victime à la naissance... Quelques minutes de vie et puis s'est éteinte à tout jamais. Alors, Virgil Solal entre en guerre contre les grands, les inattaquables. Il kidnappe le PDG de Total, et menace de le tuer si une caution de 20 millions n'est pas versée. Oui, une caution, qui sera rendue si Total s'engage à changer son comportement et à se tourner enfin et vraiment vers les énergies renouvelables... Très vite, la guerre de Solal devient virale...

Tentation : Norek !!!

Fournisseur : Ma CB l'an dernier

 

 

 

Mon humble avis :  Un thriller écologique, qui remue, qui dénonce, qui interpelle, qui rappelle, qui annonce et qui peut se lire d'une traite tant il est captivant et bien mené, et à mes yeux, vraiment bien écrit.

Etant donné le sujet, ce roman est extrêmement bien documenté et chiffré, sans nous inonder de chiffres non plus. Mais cela donne tout de même le vertige... Au-delà de l'enquête romanesque, on peut voir dans ce livre comme une synthèse des grands drames écologiques passés ou annoncés, mais bien souvent tus, ou vite oubliés...

Olivier Norek dénonce l'hyperproduction au détriment de peuples entiers pour le bien des pays hyper consommateurs et hypercapitalistes. Il dénonce l'hypocrisie des multinationales (Les pétroliers, les banques etc) qui se moquent du monde dans leurs tout petits gestes de transition écologique, de l'inertie des politiques qui deviennent muets dès qu'il s'agit de toucher aux entreprises les plus polluantes du CAC 40, et aux failles béantes de la Justice...

Le Constat de Norek est simple. Tant que les plus grands ne changeront pas d'orientation, tant que les donneurs d'ordres et créateurs de lois s'excluent des administrés, nous continuerons à aller droit dans le mur, et sous l'eau. 

Olivier Norek signe là un énième signal d'alarme plutôt courageux, puisque ses lecteurs sont plus habitués à lire ses enquêtes de meurtres, de viols etc, dont ils se sentent tellement loin et pas concernés directement. Alors qu'avec Impact, coupables et victimes, c'est un peu nous tous... Effectivement, Norek prouve par des articles de loi que les victimes de la pollution pourraient se prévaloir de la légitime défense s'ils passaient à "l'action de la vengeance". Car la justice a ses failles... Mais la justice se fout du petit face au grand et l'intérêt économique. Evidemment, sous peine d'accusation de l'apologie de l'écoterrorisme, Norek ne peut pas aller au bout de son raisonnement... Mais celui-ci se tient, et prévient de ce qui risque d'arriver.

Ce roman n'est pas anticapitaliste, et ne prône pas la violence. Il dénonce juste l'hyper (production, consommation, mondialisation). Et il le fait avec brio, avec une enquête qui tient en haleine et des personnages attachants, notamment le flic et la psy chargé des négociations avec Solal, qui se retrouvent pour le coup le cul entre deux chaises... Leur devoir et métier, et leurs convictions. Car dans cette histoire, le criminel, même s'il tort dans la forme, a raison dans le fond, et sa cause et croisade n'est pas personnelle, mais bien universelle.

Bref, j'ai adoré cet Impact, et je le recommande vivement !

 

L'avis de Sandrine... Fanja n'a pas vraiment aimé

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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