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Publié le 14 Septembre 2022

Policier - Editions 10/18 - 256 pages - 3.47 €

Parution en 2007

L'histoire : Au Botswana, Mma Ramotswe hérite de son père. Plutôt que d'acheter un commerce comme le voudrait la sagesse, elle décide d'ouvrir une agence de détective à Gaborone, la capitale. L'agence N°1 des dames détectives est donc 100% féminines et c'est une toute première au Botswana, ce qui n'est pas sans provoquer quelques réticences de la part de la gente masculine. C'est le début des aventures pour Mme Ramotswe !

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : Depuis le temps que j'ai appris l'existence de cette série et que ce tome (le 1er) attend dans ma PAL, j'ai ENFIN fait la connaissance de Mma Ramotswe ! Et quel bonheur, c'est vraiment une héroïne hors du commun, attachante, pleine de ressources. C'est aussi une femme tout à fait normale, moderne, libre et généreuse, mais attachée à certaines traditions de son pays. L'histoire se déroule à la fin des années 90.

McCall Smith ouvre ce tome sur la jeunesse de Mma Ramotswe, alias Précious, une jeunesse marquée par le décès de sa mère, son éducation dans l'amour et la bienveillance par sa tante et son père, une intelligence qui se développe et se démarque... puis un mariage très malheureux... avant la liberté retrouvée et assumée.

Ensuite, Précious ouvre son agence de détectives et alors l'auteur alterne les chapitres qui traitent chacun d'une enquête, ou d'un pan de la vie de Précious, ou encore, d'une intrigue qui d'arrière-plan qui couve et grandit au fils des pages. Aucun ennui donc à suivre Mma Ramostwe dans ces différentes enquêtes et de se régaler de ses méthodes, ainsi que de ses réflexions, déductions, doutes etc... Avec elle, les usurpateurs d'identité, les maris volages, les fraudeurs et escrocs en tous genres, crocodiles et serpents n'ont qu'à bien se tenir... Même les sorciers sans scrupules, Précious n'en fait qu'une bouchée (c'est à travers cette enquête que le romancier évoque LE sujet grave et tabou de ce roman, la sorcellerie dont sont victimes les enfants).

C'est une plongée délicieuse, presque désuète et parsemée d'humour que nous propose ici Alexander Mc Call Smith dans l'Afrique du début de ce siècle, et particulièrement au Botswana, un Etat stable et bien géré. Un peu d'Histoire, de la culture, des us et des coutumes, les moeurs, les diamants, les paysages de la savane, voilà une bonne dose d'exotisme bien dépaysante, intéressante et divertissante. Mma Ramostswe nous dit sa fierté d'être Africaine et à travers elle, McCall Smith nous crie son amour pour ce continent qu'il connait si bien, et particulièrement pour le Botswana.

Si l'occasion se présente, c'est avec plaisir que je lirai la suite des aventures de cette héroïne singulière !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 12 Juillet 2022

Thriller - Editions Pocket - 355 pages - 7.00 €

Parution Pocket 2013 (Sonatine 2012)

L'histoire : Une petite ville américaine... Il y a quelques mois, un sérial killer a sévi... puis les meurtres ont cessé, car John Cleaver a tué, sans s'en vanter, le tueur en série. John n'est qu'un ado de 16 ans, mais un ado diagnostiqué sociopathe... qui se tient à des règles strictes pour ne pas se laisser envahir par ses pulsions  intérieures.

Quelques mois plus tard, les meurtres reprennent, mais la signature n'est pas la même.

 

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Deuxième tome d'une trilogie, dont je n'ai pas lu le premier, sans que cela me gêne aucunement. Assez d'informations nous sont données pour saisir le contexte et l'histoire.

Un thriller donc, qui ressemble à tant d'autres, mais qui possède sa particularité. Le narrateur est John, ado de 16 ans diagnostiqué sociopathe, qui travaille avec sa mère dans la chambre funéraire, et qui, dans le tome précédent, a tué le sérial killer qui sévissait dans sa ville.

La première moitié se lit parfaitement bien et nous embarque dans l'histoire et le suspense...

Ensuite, je me suis un peu lassée des questionnements répétitifs de John sur sa "double" personnalité, à savoir John (le gentil qui essaie d'être normal) et Mr Monster, qui le ronge de l'intérieur et qui a des envies pas très rassurantes. Et puis, d'un seul coup, l'histoire prend une tournure paranormale, qui a failli me perdre... La lecture du 1er tome m'en aurait avertie, mais pas grave. J'ai fini par faire abstraction de cet aspect-là, pour prendre le roman comme ce qu'il est avant tout, un thriller à la tension croissante, qui devient presque insoutenable et qui est somme toute bien mené, qui tient en haleine. Je préciserai tout de même que les âmes très sensibles s'abstiendront peut-être, même si tout est plus suggéré que développé.

L'aspect original et assez intéressant de cette histoire : quand un psychopathe rencontre un sociopathe, les armes du duel sont l'intelligence, le ressenti, l'intuition.

Bon, par contre, la pseudo leçon de moral comme quoi l'Amour peut transformer même la pire des pourritures... Bof bof.

La fin annonce ouvertement le 3ème tome, mais je m'abstiendrai, vu le nombre de livres qui m'attend !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 16 Janvier 2022

Roman policier - Bangkok 8 - John Burdett - Avis - chronique

Policier - Editions 10/18 - 420 pages... Dispo en occas'

Parution 10/18 en 2009, Presse de la cité en 2004

L'histoire : Bangkok 8 est le district où travaillent Sonchaï et son binome, deux flics atypiques car ils sont arhat (Bouddhistes et incorruptibles). Un ancien Marine en poste à l'ambassade américaine est assassiné avec une méthode très cruelle, dans lequel le binome et frère d'âme de Sonchaï perd également la vie... Sonchaï mène donc l'enquête avec une seule idée en tête : venger son ami... Mais qui dit mort d'un citoyen américain en terre étrangère dit intervention du FBI... Sonchaï devra donc faire équipe avec Miss FBI....

 

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Voici un policier noir mais bien divertissant (ce que revendique d'ailleurs l'auteur qui précise en post face qu'il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre). Divertissant mais pas que, car il offre une sacrée dose d'exotisme et de dépaysement, avec quelques rappels de l'Histoire géopolitique de l'Asie du Sud-Est.

J'ai dit exotisme, oui, mais ne vous attendez pas à des palmiers et des plages de sable blanc. Non, ce que nous propose ici John Burdett, c'est une plongée et une immersion dans Bangkok, et pas dans ces plus beaux quartiers ni dans ses temples, ni sur ses marchés flottants !.

John Burdett, à travers cette enquête très bien construite, évoque moult sujets, sans les approfondir et lasser non plus, il ne donne pas matière à écrire une thèse. Mais il est question du Bouddhisme, du commerce et du trafic du Jade, de la corruption endémique à tous les niveaux, de l'hyper urbanisation de la ville au détriment des thaïlandais, de racisme, de karma, des différentes ethnies des environs, du trafic et de la consommation de drogues (notamment liés à des causes sociologiques et d'exploitation dans le monde du travail), de transidentité et de la chirurgie la permettant (Bangkok est très réputée pour ses cliniques)... Et à travers tous ces sujets, c'est la mentalité thaïe qui est développée et l'écart de culture entre l'Asie et l'Occident qui est expliqué.

D'ailleurs, le choc des cultures est vécu par Sonchaï alors qu'il fait équipe avec Miss FBI, ce qui donne lieu parfois à des situations et dialogues drôles et décalées. En fait, dans tous les sujets de fonds traités ici, John Burnett use parfois de tout son sérieux, mais bien souvent aussi, de son humour et de son ironie... Ce qui fait d'autant plus passer les messages !

Le sujet principal reste la prostitution qui est développé ici de façon inattendue (pour quelqu'un comme moi qui n'y connais pas grand-chose), étonnante même, et qui donne même à repenser ce sujet tabou en occident, mais avec une mentalité asiatique. On est loin ici du manichéisme des reportages télés. Vraiment intéressant, l'auteur m'a remuée un peu dans mes opinions tranchées, sans non plus tomber dans l'apologie ni oublier toutes les nuances et les dérives du sujet, qui sont à prendre en compte.

Quant à l'enquête, elle est évidemment surprenante, originale et nous mène en bateau un bon moment. On y croise des américains, des russes, des chinois, des khmers et des touristes de l'extrême (qui courent des risques en toutes connaissances de causes pour faire le buzz sur les réseaux... Comme ici dans ce roman, se faire prendre par la police avec de la coke...). On ne voit rien venir et la vengeance tant espérée par Sonchaï sera mise à mal... Auprès de qui se venger, le responsable ou le coupable ?!!!

Divertissant, original, dépaysant et instructif, un bon polar ! J'ai bien aimé !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 26 Mai 2021

Roman noir, polar, Thomas H. COOK, avis, chronique, l'étrange destin de Katherine Carr

Polars - Editions Points - 349 pages - 7.30 €

Parution Points 2015 (Seuil 2013)

L'histoire : Il y a sept ans, le corps de Teddy, le jeune fils de l'écrivain voyageur George Gates, a été repêché dans la rivière. On n'a jamais retrouvé le meurtrier. Depuis, Gates rédige des portraits de personnalités locales pour le journal local où il s'est retiré. Et passe ses soirées au bar O'Shea's, accablé par le souvenir de cette journée terrible où il n'est pas allé chercher Teddy à l'arrêt du bus... Lorsqu'un flic à la retraite, jadis spécialisé dans les personnes disparues, lui parle de Katherine Carr, poétesse vue pour la dernière fois vingt ans plus tôt, il sort de sa torpeur. Katherine Carr s'est volatilisée, laissant un texte - fiction, expérience vécue? - qui va amener Gates à reconsidérer le drame de son fils et ses propres interrogations. Récit dans le récit où le surnaturel fait une incursion troublante, roman atmosphérique aux résonnances gothiques: L'Etrange destin de Katherine Carr donne des frissons dans le dos.

Tentation : Le pitch

Fournisseur : la cabane à livres en bas de chez moi

Mon humble avis : Première pioche dans une boite à livre pour moi... Bon ben mauvaise pioche !

Pour une fois, ci-dessus, j'ai recopié (ou plutôt copié/collé) telle quelle la quatrième de couv. Ceci m'aidera à expliquer pourquoi cette lecture fut si désastreuse pour moi. Et puis, je ne vais pas me "fouler" à rédiger un autre résumé, j'ai déjà perdu assez de temps avec ce roman !

Rien, je n'en retire rien...  A part un ennui mortel et l'exaspération qui grandit au fil des pages, lorsque l'ensemble devient de plus en plus nébuleux et que l'on pressent que cela terminera de la même façon.

Plusieurs récits se superposent...  L'un d'eux est d'ailleurs indigeste à lire, qui se divise aussi en deux récits. Il est question d'un point commun entre l'histoire de Katherine et celle de George... Et bien ce n'est rien d'autre que la ville et la proximité de la rivière. On s'attend, puis on espère que les deux histoires vont être reliées par un fait précis... Mais non, en vain on désespère, on surmonte les longueurs, les digressions, les descriptions, les répétitions tout ça pour rien : pas de frissons dans le dos, aucun ressenti atmosphérique, on ne distingue rien de la façon du George reconsidère le drame de son fils. Et l'on se demande si l'auteur est bien parvenu là où il voulait nous emmener, s'il avait un objectif avec ce roman et si celui-ci est atteint.

Et en fermant cet ouvrage, je m'interroge : ce roman a été publié aux Etats-Unis, puis en France par les éditions Seuils puis encore par Points... Dans ce cursus, un éditeur a-t-il seulement lu ce roman, ou celui-ci fut il publié grâce à la réputation de son auteur ? Je sais, ça peut paraître brutal ! C'est peut-être pour ne pas évoquer une autre possibilité : je suis débile et je n'ai rien compris à ce bouquin ! Bon, au suivant !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 30 Janvier 2021

John Le Carré, Un traitre à notre goût, avis, critique, chronique, espionnage

Thriller - Editions Audiolib - 12h49 d'écoute - 20€95

Parution Audiolib et le Seuil en 2011

L'histoire : Deux jeunes amoureux s'offrent des vacances de rêve à Antigua une île caribéenne. Perry est un austère enseignant d'Oxford, Gail une avocate londonienne prometteuse. Ils font la connaissance de Dima, milliardaire russe fantasque et truculent. Dima est en fait l'un des plus grands blanchisseur d'argent sale au monde. Il n'a qu'une envie, être accepté sur le territoire Anglais pour y protéger sa famille. En échange, bien sûr, d'informations juteuses. Et il choisit Perry pour être son intermédiaire avec les services secrets britanniques.

Tentation : Curiosité

Fournisseur : Bib N°2

Mon humble avis : Je ne connaissais John Le Carré que de réputation, qui le nomme maître incontesté du roman d'espionnage anglais. Et pour cause, il fut lui-même espion de la couronne britannique. J'ai choisi ce titre un peu au hasard, et parce que la 4ème de couv mentionnait Antigua, une île des Caraïbes où j'ai eu la chance de me rendre !

En fait, j'ai commencé cet audiolecture deux jours avant l'annonce du décès de John Le Carré. Paix à son âme.

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, je n'ai pas du tout apprécié ce roman. Peut-être n'ai-je pas pioché le bon titre pour appréhender l'univers de ce romancier. Mon enthousiasme émoustillé du début s'est très vite émoussé pour devenir un ennui profond... pire même, je me suis surprise à reporter des séances de lectures, comme si je faisais un rejet envers cette histoire. Mais comme je ne sais pas abandonner un livre entamé, je suis allée jusqu'au bout... J'espère toujours qu'une éventuelle pirouette de fin me ferait reconsidérer entièrement mon ressenti. Ca arrive parfois. Et bien pas ici.

Certes, nous côtoyons des agents des services secrets et assistons pas à pas à la mise en place d'une mission, qui doit, au final, aboutir à l'accueil en Angleterre d'un banquier Russe très spécialisé dans l'argent sale. Donc pas d'autres espions de l'autre côté, mais la mafia russe dans toute sa splendeur (et de ça, je ne suis vraiment pas fan). Perry et Gail n'auront d'autres choix que de devenir apprentis espions et d'entrer dans la danse. Mais tout est très longs, les dialogues sont interminables. Je n'ai jamais ressenti l'urgence, partager le stress, éprouvé l'éminence d'un réel danger... Et tout au long de ma lecture, j'ai attendu qu'il se passe quelque chose de percutant. En vain. Quant aux personnages, ils n'ont pas su générer la moindre empathie de ma part. Mais il est aussi possible que la finesse de l'intrigue m'ait échappée... Mais je reconnais que le style est parfait, très élégant, agréable. D'où mes deux papattes !

Bref, une rencontre ratée avec ce grand maître. J'ai trop de livre en attente dans ma PAL pour prévoir me refrotter sereinement à un autre de ses romans. Comme le dit le dicton "chat échaudé craint l'eau froide".

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 3 Novembre 2020

la disparue de la cabine N°10, Ruth Ware, thriller, avis, chronique, critique, croisière

Thriller - Editions Pocket - 457 pages - 8.20 €

Parution d'origine chez Fleuve Noir en 2018

L'histoire : Lo est "petite" journaliste dans un magazine de tourisme. Sa rédac chef étant enceinte, elle dépêche Lo pour la remplacer lors de croisière inaugurale sur un yatch de luxe : l'occasion pour Lo de gagner des galons !

Sauf que, lors de la première nuit à bord, Lo entend un cri dans la cabine voisine de la sienne, puis un "Plouf" et aperçoit une trace de sang sur la terrasse. A priori, voici Lo témoin d'un meurtre... Sauf qu'aucun passager ne manque à l'appel le lendemain et que le personnel de bord se montre très sceptique quant à l'histoire de Lo. Peu importe, Lo insiste... Sans doute un peu trop !

 

Tentation : Une invitation à une croisière !

Fournisseur : Les étagères d'Armelle, merci pour le prêt !

 

Mon humble avis : Etrange étrange... Sur internet, ce thriller a le vent en poupe et des avis battent pavillons plutôt bien positifs... Et le mien est plus que tempéré...

Pourtant, l'intrigue tient vraiment le cap ! On ne sait jamais comment sera la prochaine vague ni si les embruns éclabousseront au point de mener au frisson. Cependant elle se perd dans les filets de la rédaction, à moins que l'écueil résulte de la traduction. Quoiqu'il en soit le style m'a souvent donné le mal de mer... au point, par moments, que je veuille quitter le navire. Mais c'est un thriller, alors on s'accroche au bastingage jusqu'à connaitre le nom de l'éventuel coupable ! Le texte est irrégulier, truffé de répétitions et de quelques incohérences, développe un vocabulaire aussi peu varié qu'un banc de corail désaffecté, des coquilles, une pêche surabondante de verbes auxiliaires ou d'autres aussi peu iodés que "faire", "sentir", "aller"... Lo frisonne toutes les pages et demie, et sursaute de terreur presque aussi souvent. Parfois, les mêmes verbes ou noms communs se retrouvent dans des phrases accolées. Aussi énervant qu'une mèche de cheveux rabattue sur le visage par un vent du nord... Voilà ce qui m'a le plus empêchée de voguer "tranquillement" dans cette histoire.

D'ailleurs, on met bien du temps à monter à bord et à atteindre la pleine mer, le coeur du sujet. Le fameux "plouf" entendu par Lo n'advient qu'à la page 122 ! Auparavant, nous assistons au cambriolage que Lo doit affronter chez elle. Certes, il laisse quelques séquelles traumatiques sur l'héroïne, mais il n'est pas exploité vraiment par la suite. Donc une longue présentation des personnages qui, au final, donne l'impression d'écoper à l'envers. Un remplissage pour assurer un certain tonnage, oups, un certain nombre de pages. Et cela se poursuit ensuite avec les monologues intérieurs de Lo qui sont plus que redondants, qui coupent les déferlantes de tension que l'on pourrait se prendre dans la figure et donne au final une sensation de mer bien trop plate par rapport aux prévisions météo maritimes. En tant que lectrice, je n'ai pas tangué plus que ça, et globalement, même pas vraiment peur. A vouloir trop soigner et remplir son embarcation, la capitaine du navire perd plutôt ses passagers.

Heureusement, dans la huitième et dernière partie, la mer s'agite un peu, les balises entrevues ne sont que des chimères et toucher terre ne suffit pas à clore l'affaire, d'autres mésaventures et surprises attendent aussi bien Lo que les bouquineurs. L'arrivée au port est donc un peu plus glorieuse que la traversée. C'est vraiment dommage car je le répète, l'intrigue est bien pensée et manigancée, mais mal développée. Après, ce thriller se lit vite et divertit assez pour un après-midi sur la plage ! Et tout ceci n'est que mon humble avis !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 11 Août 2020

Toute la vérité, thriller, karen cleveland, espionnage, russie, CIA, avis, chronique, blog

Thriller - Editions Pocket - 394 pages - 7.95 €

Parution d'origine chez Robert Laffont en 2018

L'histoire : Vivian est mariée à Matt depuis 10 ans. Ensemble ils ont 4 enfants et vivent dans un quartier bourgeois de Washington. Le couple parfait... Vivian est analyste contre espionnage à la CIA section Russie. Un jour, dans une série de photos d'agents dormants, elle trouve celle de Matt ! Qui est l'homme avec qui elle partage tout depuis 10 ans et qu'elle pensait si bien connaître ? Et surtout comment sauver sa famille tout en restant loyale envers son pays ?

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Ma CB déconfinée !

 

 

Mon humble avis : Dans la catégorie "Page Turner", j'attribue sans hésiter la note de 10/10 à ce thriller... Lu absolument sous tension, voire même pression artérielle, en apnée une page sur deux, et le palpitant qui palpite tant qu'il semblait résonner dans ma chambre !

Toute la vérité est un thriller psychologique d'espionnage... Enfin, maintenant, on dit "renseignement ou "contre-renseignement". Mais n'ayez aucune crainte, il est très facile à suivre, sans prise de tête, puisqu'il n'y a pas ici trente-six ramifications en présence. Juste les américains et les russes, en territoire US. Pas non plus de scènes sanguinolentes ou de tortures. On va donc dire que c'est soft et pourtant, le lecteur est sous-tension non-stop !

Comme Vivian, l'héroïne et la narratrice qui découvre que son parfait mari est un espion dormant à la solde des Russes. D'ailleurs, celui-ci ne nie pas lorsque Vivian lui fait part de cette découverte. Pour Vivian, dix ans de vie commune s'effondrent... Et régulièrement, au fil des chapitres, elle relit son passé pour comprendre où le mensonge a commencé et pour déceler des traces de celui-ci. Jusqu'où la manipulation s'est-elle immiscée dans son couple et sa vie ? Pourtant, Matt maintient qu'il l'aime, qu'il n'a pas pu faire autrement, qu'il était piégé...

Et pour sauver sa famille, Vivian va se retrouver piégée à son tour... Oui, Vivian est une américaine pure souche et on le sait : famille et patrie sont le socle de la vie. Donc comment sauver sa famille sans trahir sa patrie... Voilà le périlleux et surtout dangereux exercice que Vivian doit surmonter, malgré les menaces qui s'approchent et se multiplient. Et cette question qui ne la quitte jamais : Menteur ? Sincère ? Sincère et menteur à la fois ? En qui faire confiance ? Bref, l'expression tomber dans un nid d'espion prend tout son sens ! Karen Cleveland sait maintenir son lecteur dans ce nid par des révélations inattendues jusqu'à la fin, la toute fin même qui fait froid dans le dos !

Un thriller parfait pour la plage ou sous la couette en hiver !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 3 Août 2020

Thriller, roman, Radgoll, enquête, Daniel Cole, avis, chronique, lecture, blog

Thriller - Editions Audiolib - 12h24 d'écoute - 21.05 €

Parution d'origine chez Robert Laffont en 2017

L'histoire : Un cadavre... mais 6 victimes... La police Londonienne découvre un corps cousu composé de membres et parties de corps de 6 personnes... Très vite, la presse nomme ce corps "Ragdoll". Pour la Metropolitan Police de Londres et l'inspecteur "Wolf", le temps presse... Il faut retrouver les propriétaires des membres de Ragdoll, et surtout, protéger 10 personnes dont le tueurs à dresser la liste... 10 personnes qui mourrons à des dates et heures précises... En fin de liste, l'inspecteur "Wolf" lui-même.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Que les lecteurs au coeur sensibles se rassurent : même si le crime principal de cette affaire est peu ragoûtant, et que les meurtres se multiplient dans cette histoire, Daniel Cole ne prend pas un malin plaisir dans des descriptions glauques interminables. Non, celles-ci sont réduites au minimum pour avoir tout de même un minimum d'effet.

Dès le début, nous sommes prévenus, ce crime est en rapport avec d'autres commis il y a des années et sur lesquels Wolf et son équipe avait enquêté en pur perte... puisque le procès avait reconnu le "Tueur crématiste" de 27 victimes non coupable... Cette histoire avait plongé Wolf près de la folie et conduit à son internement...

Quatre ans plus tard, Wolf a réintégré son poste lorsqu'arrive Ragdoll (poupée de chiffon en français, et race de chats aussi !)... La police découvre très vite que l'une des parties du corps appartient au Tueur Crématiste. Qui sont les autres, et quel lien avec la liste des  10 futures cibles du psychopathe ?

Une enquête qui tient en haleine, avec différentes ramifications, de vraies et de fausses pistes, les vraies étant plutôt méprisées par la police tant elles semblent incroyables, inconcevables. Heureusement, il y a Edmunds , un bleu qui vient de la brigade financière après une formation en "profilage". Il va remuer un peu une équipe embouée dans ses certitudes.

Dommage cependant que les indices comptant réellement dans l'enquête soient si peu développés et expliqués aux lecteurs pour que ceux-ci aient le temps de s'installer dans leur esprit et de gagner en clarté... Car cela rendrait peut-être la fin un peu moins grandiloquente et abracadabrantesque... Donc un peu décevante même si très surprenante.

Dans ce roman, Daniel Cole s'attache à dénoncer les usages et débordements de la presse lors d'affaires policières de cette ampleur... Les médias répondent-ils à l'attente du public ou créent-ils cette attente, cette fascination pour le morbide ? Quoiqu'il en soit, les meurtres deviennent des produits marketing...

Quant aux personnages policiers, ils ont des comportements qui paraissent assez improbables. Mais bon, nous sommes dans un roman, donc pourquoi pas, on tourne les pages pour se distraire et parce que l'on est pris par cette histoire.

Je déconseille la version audio... Certains personnages sont interprétés avec des voix insupportables et/ou caricaturales.

Bref, un thriller imparfait mais qui fait tout de même bien le job !

PS : Pour les volontaires, je viens d'apprendre qu'il y a une suite sous les titres de "l'appât"et de "Les loups".

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 8 Juin 2020

Littérature, polar, Ecosse, Edimbourg, Le club des philosophes amateurs, avis, chronique, blog; éthique appliquée

Polar - Editions 10/18 - 285 pages - 7.80 €

Parution d'origine aux Editions des deux terres en 2005.

L'histoire : A Edimbourg, Isabel Dalhousie est responsable de la revue "Ethique Appliquée" et dirige le club des philosophe amateurs. Un soir, alors qu'elle assiste à un concert de musique classique, un jeune homme tombe, devant elle, depuis le balcon supérieur, et s'écrase mortellement sur les fauteuils rouges en dessous. Isabel est persuadée qu'il ne s'agit pas d'un accident et se lance dans une enquête, plus ou moins dirigée par l'éthique appliquée.

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : Ah ! Les mystères de la littérature et de sa soeur sans laquelle elle n'existerait que peu : l'édition.

Ce roman est publié dans la collection "Grands détectives".... Sauf que d'enquête, il n'est que très peu question : quelque réflexions et déductions, une ou deux rencontres avec les possibles protagonistes d'un potentiel crime, rien de plus... Et une fin toujours sous le sceau de l'éthique appliquée : où commence la culpabilité, au sens moral et au sens légal ? Et surtout, le châtiment est-il toujours nécessaire ? (En résumé hein !!)

Quant au Club des Philosophes amateurs, avec qui l'on s'attend à passer de bonnes soirées, ou éventuellement des tea times en philosophant à bâtons rompus, et bien il n'est que mentionné, donc on ne le rencontre jamais... Au point que l'on pourrait douter de son existence.

La philosophie n'est présente ici qu'à travers quelques réflexions d'éthique appliquée. Ce sont celles d'Isabel, qui émanent au fil de ses lectures d'articles supposés étayer sa revue ou encore au moindre plus ou moins petit incident quotidien qu'elle rencontre. Rien de grandiose donc, et ces incartades philosophiques prennent place lors de petites digressions. Oui, petites, qui donne donc au lecteur envieux de remuer un peu ses neurones de le faire, mais qui ne permet pas au "philosophe" plus chevronné d'éventuellement s'éclater et de discuter autant avec Isabel qu'avec lui-même très longtemps.

Le titre du roman et la collection de l'éditeur sont donc très trompeurs et pour cela, sa lecture se fait décevante et sans grand intérêt.

Et pourtant, et c'est là que les mystères de la littérature surgissent de nouveau, ma lecture n'en fut pas pour autant désagréable. Peut-être est-ce le charme British, que dis-je scottish qui a agi ? Je ne saurai dire... laissons une part de mystère !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 29 Mai 2020

L'affaire cendrillon, polar, thriller, hollywood, Mary Higgins Clark, avis, blog, chronique, livre audio

Thriller -  Editions Audiolib - 9h11 d'écoute - 22.90 €

Parution d'origine chez Albin Michel en 2015

L'histoire : Laurie Mauran, productrice d'une émission de télévision que revient sur des meurtres jamais élucidés, se penche sur l'Affaire Cendrillon...

Ce cold case remonte à 20 ans. Suzanne, une belle étudiante est retrouvée morte à Hollywood alors qu'elle aurait du se trouver à un casting pour un premier rôle.

Laurie et ses collègues reprennent donc l'enquête à zéro, en s'appuyant sur l'entourage de l'époque de Suzanne. Ce qui va évidemment réveiller certaines personnes qu'il vaut mieux laisser dormir...

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib et donc ma PAL audio.

 

Mon humble avis : Depuis toujours, je préfère lire des auteurs vivants que morts. Et depuis des années, je les empile dans ma PAL. Sauf que les écrivains sont comme tout le monde, ils décèdent aussi... J'ai donc de plus en plus de livres orphelins dans mes PAL papier et audio... Voilà pourquoi j'en ai sorti ce thriller, écrit mains de Mary Higgins Clark 'décédée récemment) et d'Alafair Burke. Ce titre ne doit être que le 3ème que je lis de la reine du crime américain. Donc je ne suis pas grande connaisseuse de cette grande dame de la littérature à suspense.

Mon audiolecture fut très agréable et franchement réussie. Les décors sont bien plantés, les personnages variés et bien campés, le style agréable malgré quelques passages ou dialogues que j'ai perçus comme étant un peu "nunuches". Disons que ce roman est très classique dans le genre et par rapport à d'autres thrillers qui jouent horriblement (dans tous les sens) avec vos nerfs, celui-ci m'a paru comme un peu désuet, mais d'une désuétude agréable, reposante

Il n'empêche, cette intrigue est diablement efficace, rondement menée et construite avec maestria, jusqu'en ses moindres recoins. C'est vraiment une histoire à tiroirs et régulièrement, la suspicion du lecteur change de cible parmi les protagonistes de l'affaire, et ceci, quasiment dès le début. D'autant que l'écrivaine ne tarde pas à ajouter quelque nouveau cadavre dans l'équation.

Si quelqu'un découvre ou a découvert le nom du tueur avant la fin, et bien qu'il me le dise !

Un bon moment de lecture doté d'un excellent suspense, à ne pas bouder donc, surtout en cette période estivale approchante et propice aux lectures plus légères !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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