Publié le 28 Août 2026
Polars - Editions du Rouergue - 384 pages - 9.30 €
Parution d'origine en avril 2017
Mon pitch : Sur l'île de Groix, voilà plus de vingt ans que le meurtre d'Adam Killian est resté inexpliqué... d'autant que ce dernier était déjà mourant... Qui pourrait bien vouloir tuer un homme qui n'a plus que quelques mois à vivre ? Quel secret derrière ce meurtre...
Poursuivant son défi de résoudre des enquêtes non résolu, Enzo McLeode, spécialiste et enseignant de la médecine légale, débarque sur l'île. Il est accueilli par Jane, la belle fille du défunt, qui a respecté la volonté de Killian... Ne toucher à rien dans son bureau où il a semé des indices...
Tentation : Découvrir enfin l'auteur
Fournisseur : Ma CB à la librairie de Groix lors de mon voyage sur l'île en avril 2025
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Mon humble avis : Oh déception ! Depuis le temps que j'entends parler de cet auteur écossais, quand je vois la place qu'occupent ses romans dans les étagères de ma médiathèque, je m'attendais à une révélation et un coup de coeur mémorable... Que nenni !
L'île au rébus est le 3ème tome de la série "Assassin sans visage" qui en compte 7... Donc je suppose la 3ème apparition du personnage Enzo McLeode, Italo Ecossais vivant en France, enseignant la médecine légale à Toulouse et qui, suite à un pari, se lance dans la résolution de cold cases.
Alors certes, j'ai eu plaisir à retourner sur cette île visitée et adorée l'an dernier... Me remémorer les lieux, situer les différents moments dans divers lieux etc... Deuxième certes, la fin tient la route, je ne l'ai pas vu venir, même si les solutions n'étaient pas multiples... Le coupable étant en général dans les personnages côtoyés au fil des pages... Et ici, ils ne sont pas si nombreux que ça.
Pour le reste, à mes yeux, c'est une hécatombe... qui a multiplié mes soupirs d'agacement au fur et à mesure de mon avancement... Est-ce dû à la traduction ? Je l'ignore... L'enquête n'avance pas du tout en surface et ce qui remplit les pages, c'est du blabla sur la météo, les dialogues qui comparent les Whiskys, et des phrases qui durent trois plombes pour assener des vérités d'une banalité absolue... Je ne compte pas les incohérences, les contradictions, les "comme par hasard", les poncifs, les improbabilités et invraissemblances qui parsèment l'histoire accompagnés de précisions inutiles et à côté de la plaque, qui n'ont d'autres effets que de remplir les pages... Le style hésite entre fadeur, lourdeur et grandiloquence déplacée.
Ex : En novembre... Quand il rentra à l'annexe, les oiseaux avaient cessé de chanter... (sauf qu'à part le Rougegorge, aucun oiseau ne chante en novembre)... De même, il gèle à Groix, la boue est gelée... Suis sceptique tout de même, d'autant qu'il pleut aussi. Ensuite, toujours en novembre, l'auteur trouve utile de préciser que lorsqu'Enzo rentre dans sa chambre après le dîner, il fait nuit noire.... Au début du livre, l'auteur dit qu'hors saison à Groix, Enzo risque de trouver les restos fermés... Or, il y passe tous ses repas ou presque... Quand on lit ce roman, on a l'impression qu'à Groix en 2009, les Groisillons n'ont que le feu de cheminée pour se chauffer... Blessé et les 4 pneus de sa voiture crevés, McLeode traverse la moitié de l'île à pieds en pleine nuit au lieu de passer un coup de fil avec son portable.... bref, la liste est longue je m'arrête là... Et je me demande... Mais qu'est-ce qui fait ou a fait le succès de Peter May ? Si vous avez la réponse, je la veux bien !
J'ouvre une nouvelle enquête... Qui me persuadera de lire un autre roman de Peter May tout en me garantissant un enthousiasme imparable ?!
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Chez Phildès, 2eme participation
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