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Publié le 28 Décembre 2011

Thriller, Editions Points (Sonatine) - 474 pages - 7.41 €

 

 

 

Parution en format poche en janvier 2011

 

 

L'histoire : New York. Ethan est un galeriste. Un de ces proches l'appellent. Dans un appartement abandonné du Queens, des cartons. Et dans ces cartons, des dessins qui, assemblés, sont une oeuvre d'art exceptionnel. Ethan expose immédiatement ce chef d'oeuvre dans la galerie... sans avoir de nouvelles de l'artiste qui semble avoir disparu de la circulation. Un grand mystère...

C'est un ancien flic qui approche Ethan. Sur le chef d'oeuvre, il reconnaît les portraits de 4 enfantssauvagement assassinés 40 ans plus tôt.... Et le coupable de ces meurtres est toujours, lui aussi dans la nature...

On recherche donc un artiste et un assassin. Une personne ou deux ? Qu'est-ce qui vous arrange ?

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Ma PAL récente (offre 3 pour 2 de cet été chez les libraires)

 

 

 

 

  

 

 

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Mon humble avis : Ô rage, Ô désespoir ! Non, ce n'est pas ça, je recommence. Ô rage, Ô déception ! Voilà qui sonne mieux pour évoquer un livre.

J'attendais tant de ce thriller que je l'avais laissé de côté quelques semaines pour lui dédier MA semaine de vraies vacances en Turquie. Une semaine où je n'avais rien d'autre à faire que lire,  bronzer et faire plouf dans l'eau depuis ma goélette...

Thriller, terme anglais venant du verbe to thrill. To thrill signifie frissonner, emballer, exciter, donner des émotions fortes. En résumé et en français : foutre les pétoches...

Et bien rien de tout cela dans ce livre qui n'a de thriller qu'un fond d'intrigue policière qui devient plus une histoire de famille, celle de la famille Muller. Car finalement, ces  visages d'enfants assassinés reconnus dans le chef d'oeuvre ne sont que peu évoqués, au profit du personnage énigmatique de Victor Cracke, l'artiste en question. 

L'action se déroule dans les années 2000. Et sitôt que le rythme s'accélérait et captivait presque, l'auteur a eu la mauvaise idée de clore les chapitres pour ouvrir des interludes.... le premier interlude traite de la famille Mulleren 1847... Inutile de vous dire que les pages furent longues, la lecture laborieuse (mélange des noms, des personnage et des époques). En tant que lectrice, j'ai subi, espérant comme d'habitude que tout s'imbriquerait et s'expliquerait au fil de l'histoire. En partie oui. Sauf que ce livre aurait grandement gagné à être plus condensé et cadencé, bref haletant, ce qu'il n'est pas. Je me serais contentée de l'arbre généalogique à compter de 1930, ça aurait suffit à donner les bases et le décors de l'histoire. Et tout le monde aurait gagné en temps et en thrill !!!

Je me suis royalement ennuyée pendant les 300 premières pages (sur 470). La fin a capté mon attention, mais pas au point d'achever ma lecture à 3h du matin  non plus.  Je ne nierai pas avoir été intriguée par cette histoire depuis le début, mais je tournais les pages non pas avec l'impatience de celle qui se dit "oh là là, c'est terrible, il faut que je sache, peux pas m'arrêter là), mais avec l'agacement qui signifiait "Quand va-t-il se passer quelque chose" ? Lors du premier mort, j'ai crié "victoire" à mes compagnons de voyage, "victoire, y'a enfin un mort".... pour avouer ma déception quelques minutes plus tard "fausse alerte, le défunt est mort de façon naturelle". Il ne s'est donc toujours rien passé.

Bon je démolis ce livre depuis quelques lignes et pourtant, je lui octroie 2 étoiles. Pourquoi ? Parce que sort des personnages de Ruth et Victor Cracke m'a émue, et même fascinée et glacée. Ce roman part tout de même d'une excellente idée, l'histoire tient la route et l'intrigue est bien ficelée. Mais trop délayée dans des détails, l'humeur et les amours du narrateur et les va et vient dans le temps. Alors on ne dévore pas ce livre, on le termine, juste parce qu'on a envie de savoir. Ce qui n'est pas une raison suffisante.

Dans la vie, on dit souvent que ce qui importe le plus, ce n'est pas la destination mais le chemin qui y mène. Dans un thriller, les deux revêtent autant d'importance à mes yeux. Et là, le chemin manquait cruellement d'animation !

 

 

Bon, même si "même paspeur", ce roman s'inscrit tout de même dans le challenge de Cynthia !

 

Challenge Thriller

 

 

les avis enthousiastes de Keisha , de Sandrine et de Miss Alfie

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 12 Décembre 2011

Thriller - Editions livre de Poche (Sonatines) - 763 pages -8.00 €

 

 

 

Parution en poche en septembre 2010

 

 

 

L'histoire : En Louisiane, la fille du gouverneur est enlevée et son garde du corps retrouvé mort, atrocement mutilé. Alors que l'enquête piétine, un homme appelle le FBI. Il se prénomme Perez et promet de tout dire à condition qu'il puisse s'adresser à Ray Hartmann, un enquêteur d'Etat de New York...

Celui ci se retrouve contraint à retourner à la Nouvelle Orléans.... Et à écouter Perez qui lui raconte sa vie, étape par étape. Seulement, et seulement lorsqu'il aura terminé, Perez donnera l'adresse où il retient la fille prisonnière.

Mais Perez n'est pas un homme comme les autres. Toute sa vie, il a été tueur à gage pour la mafia...

Le temps presse et Perez semble prendre tout son temps... Une guerre des nerfs pour nos agents du FBI et pour le lecteur !

 

 

 

Tentation : Mon coup de coeur pour Seul le silence du même auteur

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : ( vendetta = vengeance en Italien) Ellory confirme ici sa maestria du récit. Car même si Vendetta comporte certains éléments que je n'aime pas trouver dans un roman, il faut bien avouer que j'ai été agrippée par  ce livre à l'atmosphère étouffante et au suspens implacable.

Ma relative aversion pour les pavés commence à être connue de tous.... je fais une ou deux exceptions dans l'année, Vendetta en est une. Et pourtant, je maintiens.... Pourquoi autant de pages ? Franchement, 200 pages de moins n'aurait pas nuit à mon intérêt, au contraire, j'aurais alors octroyé  à ce livre les 4 étoiles que son sujet mérite. Mais je me suis souvent lassée des états d'âmes conjugaux très redondants de notre agent Hartmann et des inquiétudes familiales de notre mafieu Perez, toutes aussi répétitives, même dans les mots choisis pour en parler. A mes yeux, c'est le premier bémol de ce livre.

Un 2ème bémol pour la route.... La profusion des personnages, tant dans les forces de l'ordre que du côté de la mafia, qui m'ont un peu perdue et fait survoler quelques passages qui ressemblent à un listing de noms et de titres mafieux. Certes, Ellory voulait écrire un roman sur la mafia et, manisfestement, il s'est excessivement bien documenté et maîtrise son sujet à la perfection... Mais l'aspect documenté est parfois trop visible.

Mais mais.... Vous lirez ce livre car malgré mes bémols, Vendetta est un monument ! Tout d'abord, les atmosphères....

Celle de la Nouvelles Orléans, de la Havane, de Chicago, de Miami, de New York... et même du bureau où Hartmann reçoit les confessions de Perez : on y est. On transpire à cause du climat, on tousse à chaque cigarette allumée, on perçoit les cris du carnaval, on  grelotte dans les rues de Chicago et malgré cela, à chaque page, c'est une certaine touffeur qui règne.

Ce roman vous fait traverser un demi siècle.... de l'histoire des Etats Unis et de Cuba. Où l'on voit Castro se saisir du pouvoir peu à peu, Kennedy se faire assassiner, Nixon avoir quelques aqua soucis... Et Ellory qui y va de ses hypothèses... Et si la mafia n'était pas loin de tout  cela ?

Vendetta est bien sûr une plongée dans le monde de la mafia, est même si cet univers est à l'opposé de notre culture, de nos valeurs, il s'immisce en nous comme une fascination. Surtout que le mot mafia est très peu usité dans le livre, remplacé bien sûr par le mot " La famille", et la Cosa Nostra (cette chose qui est la nôtre). Et Ellory est assez fort pour ne pas juger et nous amener à nous interroger. Car franchement, au cours de ma lecture, je me suis demandée si ces hommes autant craints qu'admirés, qui justifient tout par une loyauté sans faille à La Famille, ne sont pas pour la plupart des moutons sans cervelle, qui suivent un mouvement bien encadré.... Ou bien des hommes morts de trouilles à l'idée de s'affranchir d'une famille enfermante (il y a d'ailleurs je pense dans cette notion de famille mafieuse un parallèle possible avec les effets d'une famille lambda disséquée dans tout cabinet de psy !)

Même Perez, ce tueur à gage qui nous raconte parfois dans le détail tous les crimes qu'il a commis, on ne sait pas si on finit par l'admirer (pour son sang froid, sa culture et "sa présence", si on doit le plaindre ou le détester... Mais finalement, un attachement apparait parfois pour disparaitre plus tard. Rien n'est figé, rien n'est immuable. Et c'est une sensation de lecteur très intéressante.... Ne pas savoir ce que l'on ressent pour un personnage, gênés que nous sommes par nos valeurs...

Enfin, the last but not the least, un final grandiose, inattendu, même si un peu aidé par une relative incompétence du FBI qui a bien arrangé notre auteur..... Mais dans les 20 dernières pages, vous réaliserez qu'Ellory vous a baladés pendant les 740 premières. Un coup de bluff génial. Chapeau l'artiste ! Une Vendetta sacrément subtile !

 

 

"Le recul est un outil extraordinairement efficace pour déterminer le bien-fondé d'une décision, malheureusement, il est alors toujours trop tard"... "Ce qui est parfait à un moment précis ne le sera pas nécéssairement 5 minutes plus tard. Il y a toujours la variable ultime : Les gens."

 

"Malgré tout ce qu'il avait fait, Perez n'avait jamais prétendu être autre chose que lui même"

 

"L'âge est un juge et une cour et un jury. Vous vous tenez face à vous même et vous voyez votre vie comme si elle était une pièce à conviction dans un procès. Vous vous interrogez, vous vous posez des questions et attendez des réponses et quand vous avez fini, vous délivrez votre verdict".

 

"Le recul est lui aussi un juge, mais il est biaisé et ne montre pas les choses telles qu'elles étaient sur le moment. C'est un paradoxe"

 

L'année dernière, R.J Ellory a eu l'extrême gentillesse de répondre à mes questions

ICI en VO et LA en VF

 

 

Challenge Thriller

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 27 Juillet 2011

Thriller - Editions Pocket - 472 pages - 7.90 €

 

 

Parution en fomat poche en mars 2010

 

 

L'histoire : Jusqu'à quel point connaît-on vraiment son enfant ? Mike et Tia ne cessent de se poser la question : leur fils Adam, seize ans, a changé. Réfugié dans sa chambre, il ne quitte plus son ordinateur. Malgré leurs réticences, ils se décident à installer un logiciel de contrôle.

Un jour, un mail inquiétant. Et Adam disparaît. Sans un mot…

C'est alors que tout bascule

 

 

 

 

 

Tentation : Coben = Label de qualité

Fournisseur : Ma PAL !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Pas de doute, ce livre est un bon cru de l'auteur mais il ne reste pas très longtemps en bouche. Donc je n'en ferai pas un millesime.

"Sans un mot" est un roman "indépendant" dans l'oeuvre d'Harlan Coben. A savoir que l'on n'y retrouve pas Myron Bolitard, le héros récurrent de l'auteur. Ce qui est pour moi (et je ne suis pas la seule)  un critère de selection !

Une plongée dans un thriller de Coben vous garantit toujours la captivité volontaire d'une intrigue haletante, un livre scotché à la main, scotché au double face ! "Sans un mot" ne déroge pas à la règle, même si, sur mes étagères, reposent d'autres Coben bien plus paroxystiques.

Le sujet de fond de ce roman est très actuel, il aurait d'ailleurs été improbable il y a une quinzaine d'années. Jusqu'à quel point des parents doivent surveiller, voire espionner leurs enfants. Où s'arrêtent l'éducation et la sécurité et où commencent l'intimité et l'expérience d'un adolescent... Il est vrai que "de mon temps", les parents avaient aussi peu de moyenspour fliquer leur progéniture que celle-ci n'avait d'espace personnel insaisissable par ses aînés. Par d'internet, pas d'ordinateur dans chaque chambre, pas de facebook ni de twitter. Pas même de téléphone portable individuel, mais un vieux combiné au beau milieu du foyer familial... Alors oui, ce sujet donne d'intéressantes réflexions et une base d'intrigue plus qu'honorable. J'ai cependant regretté quelques redondances et des digressions trop nombreuses, qui ralentissent l'ensemble, cassent le rythme et ôtent un certain naturel. Comme souvent dans ce genre de livre, 50 pages de moins c'est une intensité "plus intensive" !!!

Autre point négatif... J'aurais préféré que l'histoire ne se déroule pas dans une Amérique si parfaite d'apparence : belle banlieue new yorkaise, maman avocate, papa forcément chirurgien très réputé.... Bref, pas nécessaire pour  passer le message : ce genre d'histoire arrive dans tous les milieux, méfiez vous de l'eau qui dort.

J'ai été admirative devant la maestria de l'auteur à construire son intrigue, à poser des personnages qui paraissent si éloignés. On se doute qu'il existe un lien entre tout ce petit monde, mais lequel ? Et franchement, c'est un pur plaisir d'assister à cet entrelacement qui devient un gros noeud qui sera dénoué patiemment fil après fil, avec des rebondissements et des fausses pistes qui ne font que resserrer un noeud tel qu'il ne tiendrait même pas dans un sac. Je suis admirative de ce professionnalisme, même si ce terme semble limiter aussi la spontanéité, c'est tout de même sacrément bien ficelé... Mais cela fonctionne bien, cela captive et distrait. Et puis imginez... j'ai voulu finir ce livre lors d'un trajet en train... A l'arrivée, il me restait 20 pages à lire... Comme j'étais attendue, j'ai du patienter jusqu'au milieu de la nuit pour finir ma lecture !!! Oui, des fois, on aimerait que le train prenne du retard !!! Même si j'ai connu bien plus thrillant chez Coben !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 25 Janvier 2011

Polar - Editions Points (Métailié) - 348 pages - 7 €

 

 

L'histoire : Tout commence par la découverte sur un chantier d’un squelette vieux de soixante ans par le commissaire et son équipe. De qui s’agit-il ? Pourquoi l’avoir enterré là ? Au même moment, Erlendur apprend que sa fille est plongée dans le coma à l’hôpital. Pour la soulager, sur les conseils du médecin, il lui raconte son enfance de petit paysan et la quête de vérité qui l’anime… Entre les événements du passé et ceux du présent, comment nouer les fils d’une enquête bien mystérieuse ?

  

Tentateur : La blogo et réputation de l'auteur

Fournisseur : Les étagères d'Yza, merci pour le prêt !

 

 

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Mon humble avis : Et bien.... Si je m'attendais à un sujet aussi dur, je pense que j'aurais lu ce livre à un autre moment. Mais ce qui est fait est fait . J'aurais pu refermer le livre ? Non, certainement pas, car lorsque Indridason vous prend dans ces filets, vous n'en sortez plus. Et "La femme en vert" confirme grandement la réputation de l'auteur. Et pourtant, c'est un livre sans grands effets, sans actions, sans coups de feu. Pas de psychopathe ni de Sérial Killer. Juste un squelette dont on ne sait même pas s'il résulte d'un meurtre ou des aléas de la vie en Islande. Et pourtant, Indridason nous emmène dans les plus bas fonds de l'âme humaine qu'il m'ait été donné de cotoyer par la lecture me semble -t-il. Car il s'agit ici d'une violence particulière et banalisée et même pas réprimée à une époque. Une violence dont on dit qu'elle fait une victime par jour en France. Une violence qui pourrait s'abattre sur votre voisine, votre soeur, votre amie ou vous même, sans que personne n'en sache rien ou n'y prête attention, ou  n'ose bouger. La violence conjugale. A l'extrême. Celle qui bat le corps et assassine l'âme. Nous assistons à cela. L'auteur nous fait pénétrer au coeur de ce modeste foyer islandais. Et là, à plusieurs reprises, on retient notre souffle. On rentre la tête dans les épaules, on aimerait que notre regard fuit ces scènes insupportables de violence physique et psychologique...

Deux narrations parallèles dans ce livre... L'histoire d'une femme, appelée "elle" ou "la mère" ou "leur mère" et de ses enfants face à la brutalité de l'homme. On réalise ensuite que cette histoire ne date pas d'hier et qu'elle pourrait avoir un lien avec ce squelette découvert et daté des environs de la 2ème guerre mondiale.

Et à côté, nous avons Erlendur et son équipe qui mène une enquête qui devient presque secondaire dans ce livre. Tant nous importe plus le sort de l'autre famille et celui d'Eva Lind, fille de notre inspecteur, plongée dans le coma suite à... à quoi, une overdose ? Une fausse couche ? Et là, l'auteur nous passionne dans ces difficiles rapports humains qu'il décrit ici avec brio et pudeur en même temps. On en sait un peu plus sur Erlendur, homme brisé et solitaire qui a fui

sa famille. Je suis fatiguée des flics désabusés et alcooliques, qui sont devenus comme tels à cause d'un métier prenant et des atrocités qu'ils côtoient. Erlendur n'est pas de ceux là. Sa blessure vient de bien plus loin et le rend différent à mes yeux, très touchant, fragile. J'ai envie de le connaître mieux. De le suivre dans sa relation paternelle plus que tendue et difficile.

Bien sûr, les deux époques et les deux récits vont se rejoindre, ce n'est pas un secret de polichinelle. Quand, comment ? Quelques fausses pistes et pas mal de suspens plus tard... Ce n'est comme on l'imagine. Et c'est là que l'on ne peut que s'incliner devant un tel talent d'écriture. Plus qu'un polar : un roman très noir, ou prime les émotions et la révolte de chacun, le tout, dans une atmosphère glaciale, celle de l'Islande d'Indridason. Et grâce à de tel livre, on apprend qu'il n'y a pas que des volcans en Islande.

 

Du même auteur sur ce blog : La cité des Jarres

 

 

L'avis de Keisha

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 19 Novembre 2010

Thriller - Edition Michel Lafon - 364 pages - 19.50 €

  

 

Parution le 12 novembre 2010

 

 

4ème de couv' : Steve Dark devrait être au fond du gouffre : la femme qu’il aimait est morte par sa faute, massacrée par le même psychopathe qui a tué ses parents adoptifs.

Mais Dark n’est pas un homme ordinaire. C’est un chasseur, capable de se glisser dans la peau des tueurs les plus aguerris et d’infiltrer leurs pensées meurtrières pour mieux les traquer. Loin de baisser les bras, il se sent désormais investi d’une mission qui n’est pas limitée par les règles de la police et qu’il ne soumet à aucune autorité, qu’elle soit gouvernementale ou morale. Une mission qui, il l’espère, lui permettra enfin de restaurer la justice.

 

 

"Tentateur" : Mon énorme engouement pour le Tome 1 + l'éditeur

Fournisseur : Michel Lafon, merci pour l'envoi.

 

 

 

 

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Mon humble avis : J'ai tellement aimé Level 26, tome 1, Dark Origin l'hiver dernier. Tout : l'intrigue, le suspens à coupé le souffle, les personnages et l'innovation de ce roman : des séquences du livre se déroulaient sur vidéos internet, qu'un code nous permettait de visualiser.(cyber interactivité !) J'attendais impatiemment la sortie du tome 2... Sauf que celui ci est peut-être sorti un peu trop tôt et aurait mérité une relecture...

Où est passé le génie de Zuiker, le non moins génialissime créateur de la série TV mondialement célèbre "les experts" ?

Ici, il prend les même matériaux et recommence. Mais ça ne prend pas.

La fin du tome 1 laissait présager que Dark et Riggins, les deux surflics des affaires spéciales, se lançaient à la poursuite d'un copycat du monstrueux Squeeguel. Et bien non ! Bonne surprise de ce côté là, l'histoire du tome 2 commence 5 ans plus tard, alors que Steve Dark a quitté les affaires spéciales. Mais son instinct et quelques événements tombés du ciel le remettent dans le droit chemin. Le voici, plus ou moins légalement, à la poursuite du Tueur aux cartes, qui s'inspire des cartes de tarot pour commettre ses crimes.

 J'ai aimé : L'idée justement qu'un tueur suive les cartes du tarot, les explications données sur ces fameuses cartes par Hilda, la cartomancienne. Je ne connaissais pas cela, j'avoue, ça m'a intéressée.

Mais le reste... L'écriture frôle parfois le grotesque et des soupirs d'agacement ont ponctué ma lecture. Je ne savais plus si j'étais dans le super thriller ou dans un Harlequin. Les déductions qui permettent d'avancer dans l'enquête sont tellement raccourcies qu'elles semblent tomber du ciel également, tout comme le personnage de Lisa qui obtient mystérieusement tout d'un claquement de doigt. Je n'ai rien contre le mystère, sauf quand il semble prétexte à contourner les difficultés, bref, à tout simplifier... car à ce moment là, la crédibilité en pâtit. Dans les 100 premières pages, on patauge dans les tourments psychologiques récurrents de ce pauvre Steve Dark qui hésite, toutes les 5 mn, à s'occuper de sa fille ou à combattre son démon intérieur qui lui dicte de poursuivre ce nouveau tueur. Enfin, Constance et Riggins, ces anciens collègues des affaires spéciales qui se mettent à le soupçonner juste sur une vague intuition inexpliquée et quelques hasard, comme des bleus, sans doute pour égarer le lecteur...  Ils ne font que l'agacer... Feraient mieux de s'occuper du vrai méchant au lieu faire une fixette franchement improbable, malgré les révélations de la fin du Tome 1, révélations fascinantes et intrigantes que je tairais ici bien sûr. Elles sont tout juste évoquées ici et franchement pas à bon escient.

Dommage, vraiment. Mais je reste persuadée qu'il y a dans ce concept (livre + internet) et dans ces personnages, une très bonne matière. Alors j'attends le 3ème tome en espérant qu'il soit plus soigné. Alors Mr Zuiker, prenez votre temps ! Un thriller doit rester dans "l'implacable" pour captiver, et ne pas sombrer dans la mièvrerie.

 

 

La grande Stef a aimé , Latite a adoré

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 19 Septembre 2010

baldacci_cadavrestropbavardsm_1283936616.jpg Thriller , Editions Michel Lafon, 374 pages, 21 €

   

 

Parution : 9 septembre 2010

RENTREE LITTERAIRE

 

Résumé : S’étant fixé pour mission de contrôler les dérives du pouvoir américain, le Camel Club et son fondateur Oliver Stone se sont fait quelques alliés, et surtout beaucoup d’ennemis, dont certains sont prêts à tout pour camoufler leurs activités illégales.

Et Stone s’y connaît en activités illégales ! Quand il était à la CIA, sous le nom de Jason Carr, il a dû « liquider » des traîtres communistes durant la Guerre froide. Mais le fils de l’un de ces prétendus traîtres s’est juré de venger son père.

Un à un, les proches d’Oliver Stone succombent. Sa seule chance : que le tueur ne découvre pas sa nouvelle identité car, officiellement, Jason Carr n’est plus qu’un cadavre…

 

   

 

 

Tentateur : Silvana, service presse Michel Lafon

Fournisseur : Michel Lafon. Un grand merci !

 

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Mon humble avis :  Très friande des livres et des films d’espionnage, j’adore  quand il est question de CIA ou autres agences plus ou moins officielles mais encore plus secrètes. Je suis fascinée par ces surhommes ultra entrainés, rompus au danger et aux missions les plus improbables ! Et les mots « secret d’état » attisent ma curiosité, c’est systématique. J’étais donc une lectrice acquise pour ce roman. Il lui restait à ne pas me décevoir.

Et là, je dis mission accomplie ! Je me suis régalée de ces « cadavres trop bavards ». Le style est efficace, les chapitres très courts et l’intrigue ne traîne pas en longueur. Pas une seconde mon intérêt ne s’est vu diminué, au contraire. Trois histoires en une, avec un personnage central. Dans la première, nous avons Annabelle, arnaqueuse de haut vol. Elle vient d’alléger Jerry, patron de casino, de 40 millions de dollars. Car Jerry est aussi l’assassin de sa mère. Alors, Jerry « n’aime plus »  Annabelle qui n’a pas encore terminé sa vengeance.  Ensuite,  Lesya et son fils Finn. Le mystère dure un bon moment. Dans la vie Finn est un bon père de famille made in America. Dans les limbes, il se transforme en tueur. Pourquoi ? Enfin, Oliver… vétéran plus que méritant du Vietnam, ancien tueur à la solde de l’Etat. Mais tout cela, c’était il y a 30. Et pourtant, tout refait surface, alors que les cadavres s’amoncellent. Forcément, ces trois histoires se relient à un moment où un autre, mais pas comme on l’imagine. Les rebondissements ne manquent  pas dans ce thriller mené tambour battant. Les personnages sont fouillés, intéressants ou touchants.  Très humains, ils possèdent tous un côté clair et un côté sombre, parfois très ombrageux d’ailleurs ! Les ramifications très bien ficelées vous mènent du bureau oval, à une célèbre espionne Russe en passant par  une tonne de choses pas bien propres faites au nom de l’état… sous peine de voir l’équilibre du monde et les ambitions personnelles bien menacés. Quelques invraisemblances et dialogues un peu caricaturaux ne m’ont pas dérangée plus que cela. Ils servent à n’en point douter l’aspect romanesque du livre et évitent des scènes interminables.

Dernier aspect de l’ oeuvre à mettre en lumière, et non des moindres pour vous convaincre : les romans d’espionnage sont souvent  difficilement compréhensibles et demandent une extrême concentration. Ce n’est pas le cas ici. L’intrigue est on ne peut plus claire et cette clareté ne nuit en rien au suspens. Au contraire, elle garantit une très agréable, distrayante et captivante lecture.

 

Pour info, David Baldacci est aussi l’auteur de « Pleins pouvoirs », adapté au cinéma par Clint Eastwood.

 

                                                                                                       

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 1 Septembre 2010

Roman - Livre de Poche (Sonatine Editions) - 602 pages - 7,50 €

 

 

 

Résumé : Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps d’une fillette assassinée. Une des premières victimes d’une longue série de crimes.
Des années plus tard, alors que l’affaire semble enfin élucidée, Joseph s’installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d’enfants se multiplient…
Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante.

 

 

 

 

 

Inspirateur : blogs et pourquoi pas !

Fournisseur : Salon de St Malo et présence de l'auteur. 

 

 

 

 

     

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Mon humble avis : Whaou, effectivement, voici un livre que je ne suis pas prête d'oublier. Et pourtant, pas de grandiloquence, ni d'effets spéciaux, ni de tapages nocturnes ou autre dans ces pages. Juste une histoire en Amérique profonde qui couvre plus d'un demi siècle (avec bien sûr, des sauts de puces, voire de géants, dans le temps). En 1939, à 12 ans, Joseph est orphelin de père, la guerre éclate en Europe et les crimes atroces de fillettes commencent dans son village. Joseph découvre lui même un des cadavres, il en sera traumatisé et obsédé à vie. Surtout que le sort s'acharne sur lui et qu'aux yeux du monde, il faut un coupable...

 

Moi qui suis récalcitrante à lire des pavés, j'avoue que celui ci m'a bluffée et engloutie alors que je le dévorais. Ce roman distille un mystérieux magnétisme qui rend tout abandon ou lassitude impossible. Les meutres sont présents, quelques uns décrits de façon raisonnable pour être crédible mais supportable. Mais en même temps, ils ne semblent pas le centre du livre. Le plus important est dans le récit du narrateur Joseph, dans l'atmosphère, le presque huit clos villageois dans la première partie, les conséquences de la 2ème guerre mondiale jusque dans un village isolé de Géorgie, l'évolution ou le surplace de la mentalité du sud des USA, la rigidité du système judiciaire, la manipulation individuelle ou globale. Et puis, il y a aussi la naissance d'un écrivain. Joseph écrit pour lui même, puis pour son institutrice, puis pour un concours local... Y-at-il ici un aspect autobiographique ??? En tout cas, les paragraphes liés à cette chrysalide entre l'enfant/auteur et l'adulte écrivain sont magnifiques, d'une justesse incroyable. Ils donnent lieu à des passages ou des dialogues que l'on ne peut que surligner. Les relations entre les personnages sont finement analysées. Le destin tragique de Joseph ne peut laisser personne indifférent. Ce livre est sombre certes, mais pas plombant. L'écriture est sobre et mélancolique. Le suspens est présent jusqu'à la fin. Mais ici tout est différent. Nous avons ici un livre hors normes !

 

Faute de classer véritablement ce livre dans la catégorie thriller, je n'hésite pas à lui attribuer la médaille de chef d'oeuvre. R.J Ellory fait preuve ici d'un tel talent qu'on en vient même à douter de notre position de lecteur. On ne lit pas un livre, on écoute une histoire, comme si une voix résonnait dans notre tête. On écoute ce qu'Ellory a à nous dire et dans ce cas là, Seul le silence s'impose. Et le silence est souvent signe de respect et d'admiration. C'est le cas ici. Oh oui.  A lire, d'urgence.

 

L'avis de Stéphie et Ys

 

 

                                                  challenge ABC

                                                               E

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 11 Juin 2010

Roman SF - Editions Robert Laffont - 226 pages - 18 €

 

 

Parution en mai 2010

 

Résumé : Contraint à un exil d'un an à la Fournaise, endroit où règne le chaos et l'immoralité mais où l'on gagne très bien sa vie, pour offrir à sa famille un avenir meilleur, Illidan se réjouit d'être enfin de retour auprès des siens. Or, à sa descente du train, il ne reconnaît ni la femme ni les deux enfants venus à sa rencontre. Avec le soutien inconditionnel de ses fils, il tente de reconstituer le puzzle d'une vie enfuie. Qui est-il vraiment ? Et Sigrid, cette femme à la beauté du diable et à la présence fantomatique, est-elle réellement son épouse ?...

 

 

 

 

 

 

     

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Mon humble avis : Mes incursions dans l'anticipation et la Science Fiction sont extrêmement rares, autant dire que je suis loin d'être avisée sur ce genre littéraire et que je manque cruellement d'élément de comparaison.

Illidan revient d'un an d'exil professionnel. Il a complètement perdu la mémoire et ne reconnaît plus les siens, surtout sa femme. Que c'est il passé là-bas à la Fournaise, lieu de perdition mais où les plus fort peuvent gagner une fortune ? Un mystère s'installe autour d'Illidan mais aussi de Sigrid sa femme. Mystère qui se désépaissi au fil du roman. J'ai passé un  bon moment en lisant ce livre que j'ai trouvé habilement construit et mené. En effet, lors que mon intérêt diminuait, l'auteure trouvait une pirouette pour relancer l'intrigue, avec une simple phrase ou l'introduction d'un nouveau personnage qui reprend la narration. L'auteur rend leurs lettres de noblesses, ou en tous cas leur humanité, aux prostituées à travers Stella, qui J'ai beaucoup Stella, cette prostituée qui nous conte sa vie et sa découverte de l'Amour avec un grand A et de la souffrance qui va avec. Je me suis sentie très proche de ses sentiments même si son univers est  à l'opposé du mien. Cela prouve juste qu'au fin fond du coeur et de l'esprit, chaque homme et chaque femme peut cacher la même fragilité et sensibilité malgré une énorme carapace extérieure. Vraiment Stella est un magnifique personnage de roman, tellement touchant.

Jennifer D. Richard nous conduit dans un monde apocalyptique issu de son imagination, un monde fait de ferraille et d'acier, où les combats humains dans les arènes sont monnaies courantes et ou les enfants vont à l'école en véhicule blindé...  L'atmosphère pesante et inquiétante est majestueusement rendue, sans grandiloquence et "effets spéciaux" j'ai envie de dire. La lecture est rapide, ce livre est une réussite, c'est certain. Mais je n'en ferais pas un coup de coeur. Certaines réflexions auraient pu être plus approfondies et le rythme parfois un peu plus soutenu pour mériter le qualificatif de thriller. Et, petit bémol, la une face de la fin ne m'a pas surprise plus que cela. Quelle face ? Lisez ce livre, et dites moi si vous êtes d'accord ? 

 

 

"Ce qu'elle ne parvient pas à faire avec sa famille, elle le fait avec les autres. C'est, il me semble, sa façon à elle de fuir."

Merci à et aux éditions Robert Laffont logo

                                                                                                                                              

 

 

L'avis de Bouquinbourg et celui de June20

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 30 Avril 2010

 

Policier - Editions Points - 328 pages - 7 €

 

Résumé : Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik. L'inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un " truc bête et méchant "
qui fait perdre son temps à la police... Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans. Et le conduisent tout droit à la " cité des Jarres ", une abominable collection de bocaux renfermant des organes...

 

 

 

 

 

 

                             

 

 

 

 

 

  

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Mon humble avis :   Ca y'est, j'ai enfin fait la connaissance de l'inspecteur Erlendur, qui sévit couvert d'éloges sur la blogosphère littéraire depuis quelque temps. Après les auteurs Scandinaves, il va falloir compter sur les auteurs de la trop volcanique Islande...

J'ai dévoré ce policier non pas d'une traite, mais de trois et la troisième m'a fait accélerer mon rythme de lecture tant je m'interrogeais sur le dénouement.

Erlendur est un flic un peu beaucoup bourru avec une vie personnelle proche du néant. Habituellement, je n'aime pas ce type de personnage. Mais ici, ces défauts ne sont pas remis sur le tapis à chaque début de chapitre. Et surtout, on s'attache à la relation qu'il essaie tant bien que mal de partager avec sa toxico de fille. Ce qui rend ces deux personnages touchants et donne envie de les suivre. Oui, car il existe d'autres aventures d'Erlendur et pour une fois, j'ai été bien inspirée : sans le savoir, j'ai acheté le premier épisode des enquêtes de ce flic...

L'atmosphère Islandaise est très bien décrite et l'intrigue tient on ne peut plus la route. On se demande vraiment comment la police va s'en sortir avec si peu d'indice et un cadavre qui ne côtoyait personne. Et finalement, tout se dénoue et nous conduit dans des conclusions bouleversantes. Je suis donc très enthousiaste envers ce roman. Alors pourquoi ne lui attribué-je que 3 étoiles ? Je vous laisse mener l'enquête !

Bon allez, je vais être sympa.... Voici deux indices : un élément du dénouement aurait mérité plus d'explications pour que mon humble petite personne le comprenne dans son intégralité au lieu de juste l'accepter.

Enfin, sadique comme je suis, je m'attendais à encore plus de noirceur et d'immonde concernant cette fameuse cité des jarres, et à une enquête un peu moins "plan plan".

Même s'il est de facture assez classique, ce policier est à lire tout de même, pour le plaisir, les pages qui se tournent toutes seules et pour la découverte d'un auteur et de personnages à suivre !

 

 

                                                    challenge ABC

                                                                I

 

Lecture commune avec Lilibook et Fersenette

 

 DAL PAL : 103 - 26

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 26 Avril 2010

Thriller - Editions XO - 412 pages - 19.90 €

 

Résumé : Brillante neuropsychiatre, spécialiste des troubles de l’âme, Cyrille Blake reçoit un nouveau patient : Julien Daumas. Très séduisant, mais obsessionnel, impulsif, le regard inquiétant. D’emblée, il la tutoie, lui dit qu’il la préférait avec ses cheveux blonds. Cyrilleest pourtant sûre de n’avoir jamais vu cet homme. En vérifiant dans ses dossiers, elle doit se rendre à l’évidence : elle l’a soigné lorsqu’elle terminait son internat de médecine. Comment peut-elle ne plus s’en souvenir ?
Déstabilisée, Cyrille fouille son passé et découvre l’impensable : elle a oublié des pans entiers de son existence. C’est incompréhensible. D’autant qu’au même moment, des événements inhabituels surviennent autour d’elle. Epiée en permanence, traquée jusque dans son appartement, Cyrillecroit devenir folle ! Il faut qu’elle retrouve la mémoire. Coûte que coûte. Sauf que dans certains cas, il vaut mieux ne jamaisse souvenir car, parfois, l’oubli est la seule solution pour continuer à vivre.

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Hé ! Listen to me : This is the thriller of the year !!!! A bon, je l'ai déjà dit à propos d'un autre ? C'est que la cuvée Thriller 2010, poche ou grand format, est d'un très bon cru. Peut-être cette année deviendra-t-elle même un millésime ?!

Cyrille (une femme, peu courant comme prénom féminin) est neuropsychiatre. Elle reçoit Julien Daumas, un nouveau patient, qui semble tout connaître de sa vie. Elle aurait croisé le chemin de cet homme plus qu'inquiétant dix ans plus tôt. Manifestement, Cyrille  a tout oublié. Sa vie vire alors au cauchemar et surfe sans cesse entre la folie et raison, confiance et trahison. Bref, le lecteur qui accompagne Cyrille dans une course contre la montre, contre l'oubli, contre elle même ou contre la terre entière est toujours maintenu dans le suspens et l'indécision et ne sait plus à qui se fier. Qui sont Cyrille, Julien, Benoît (le mari de Cyrille) et tous les personnages qui font leur entrée au fil de l'histoire. Qui est du bon côté de la force ? Bien éclairé est celui qui devinera ce qui s'est passé il y a dix ans ! Qui sont les plus dangereux dans l'affaire ? Qui sont les plus dérangés, voilà les questions que le lecteur se pose au fil des pages.

Elena Sender nous livre ici, avec son premier roman, un pur thriller psychologique, effrayant à souhait, haletant et sans temps mort. Elle emmène qui veut au bord du précipice de la folie et dans un voyage au centre du cerveau, de la mémoire et de ses mystères. De captivant, Intrusion devient aussi passionnant tant l'auteur est extrêmement bien documentée sur son sujet. Pour info, Elena Sender est grand reporter au magazine Sciences et Avenir, spécialiste des secrets du cerveau. On apprend  donc beaucoup sur le contenu de notre boîte crânienne, la psychiatrie, la recherche...même si cela ne rassure pas beaucoup. D'ailleurs, je serais intéressée de savoir où s'arrête la vérité scientifique et où commence le romanesque dans les descriptions et explications médicales si fascinantes de ce roman ?

Intrusion est donc parfait me demanderez vous ?! A mon humble avis oui, j'émets une mini réserve pour la toute dernière page, un peu trop fleur bleue à mon goût. Et j'aimerais savoir pourquoi Julien n'est pas réapparu plus tôt dans la vie de Cyrille. Cette question reste sans réponse. Tiens, pour l'anecdote... Julien Daumas....Je n'ai pas pu m'en empêcher, telle une évidence, c'est l'image d'un Julien Doré hystérique et possédé sur scène qui m'a poursuivie tout au long du livre, dès qu'il était question de ce personnage !

Je conclue :  laissez ce livre s'introduire chez vous, sur votre table de chevet. Je vous promets des frissons et des courtes nuits ! Je rembourse si pas satisfait !!! (euh... joke au cas où, car après tout, chacun ses goûts !)

 

 

                                                                    

 

 

Les avis de : Aifelle - Keisha Stephie - Keisha - Pimprenelle Mango - Hérisson - Clara et Cynthia

 

   Merci à XO, j'avais tant envie de lire ce livre !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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