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Publié le 29 Juin 2026

Roman - Editions Audilolib -12h45 d'écoute -19.99 €

Parution Audiolib et Stock en janvier 2024

Mon pitch: 1720 à Paris. A la Salpêtrière, la Supérieure est chargée de sélectionner une centaine de femmes qui seront envoyées en Louisiane pour (re)peupler la colonie française. Là-bas, des maris les attendent, et les enfants viendront.

Nous suivons le destin de trois d'entre elles, depuis la Salpêtrière, jusqu'à la Louisiane sur une dizaine d'année, en passant évidemment par la longue traversée infernale à bord de La Baleine pour ces femmes déportées qui ignoraient tout du monde.

 

Tentation : Pourquoi pas ?

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis : Ce livre audio m'a occupé lors mes trajets voiture lors de mes récentes vacances.

Charlotte, orpheline de douze ans, Pétronille jeune aristocrate désargentée et Geneviève, faiseuse d'anges, n'avaient rien qui les prédestinées à devenir amies et à vivre ensemble cette folle aventure vers l'Amérique. Elles sont toutes trois différentes, mais resteront liées pour la vie.

C'est une sacrée saga que nous propose là l'autrice, Julia Malye, que je ne connaissais pas. On ne peut être qu'admiratifs de l'énorme travail de recherche et d'effet de rédaction pour restituer avec autant de précision une époque, et des faits qui datent . Ce roman a d'abord été rédigé en américain (et relu par des spécialistes de cette époque et même par le chef actuel des indiens Natchez) pour être ensuite réécrit en Français.

En Louisiane, nos trois jeunes femmes, pionnières malgré elles, découvriront un climat différent et pesant, une nature hostile, l'éloignement de la capitale et de la royauté. Mais surtout, elles devront frayer avec la violence des hommes, l'esclavage, et les guerres sanglantes avec les indigènes Natchez...

Ce roman évoque donc la colonisation est ses conséquences sur les indiens (maladies, spoliation de terres etc). Parfois, la cohabitation se passait bien, parfois c'était tout l'inverse.

L'écriture est élégante, soignée et agréable. 

Si j'ai aimé découvrir cette époque, ces personnages et ces faits auxquels je ne pensais pas du tout au point de ne m'être jamais penchée sur ces sujets, j'ai trouvé ce roman trop long, parsemé d'anecdotes et détails inutiles. Les personnages secondaires se multiplient tellement que je me suis perdue. Le pire étant avec les protagonistes masculins (oui les maris décèdent beaucoup).  Donc mon intérêt s'est bien atténué au fil des heures et c'est dommage, car la même histoire narrée plus chronologiquement et avec 200 pages de moins auraient été plus dense donc bien plus captivante. Et pourtant le sujet de départ était des plus prometteurs.

Mais peut-être que mes bémols ne dérangeront pas les amateurs de pavés et de grandes sagas.

Et ce pavé me permet de participé, pour la première fois alors qu'il court depuis plusieurs années, au Challenge Pavés de l'été de Sybilline

 

 

576 pages en Livre de poche

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 22 Juin 2026

Roman - Editions Gallimard - 5h07 d'écoute - 14.99 €

Parution d'origine en France en 1996 (me semble-t-il)

Mon pitch : En Allemagne, Michaël Berg a 15 ans lorsqu'il rencontre par hasard Hanna, une femme qui a plus du double de son âge... Vite il en tombe amoureux et une relation quotidienne ou presque se noue entre le jeune garçon et la femme. Au programme, relations sexuelles, un petit voyage en vélo.... Et souvent Hanna demande à Michaël de lui faire la lecture de roman à voix haute... Un jour Anna disparaît.

Quelques années plus tard, devenu étudiant en droit, Michaël retrouve Hanna.... Dans un palais de justice, sur le banc des accusés pour crimes nazis...

Tentation : La réputation du roman et de l'auteur

Fournisseur : La bib de Dinard

 

Mon humble avis : J'ai lu ce roman allemand pour poursuivre mon objectif d'élargir mes frontières trop franco-françaises en littérature. Certes, il ne date pas d'hier, mais en audio pour mon retour de vacances en voiture, c'était parfait.... Je n'avais même pas regardé la quatrième de couv, bien m'en a pris, car il semble qu'elle soit, une fois de plus, bien trop bavarde...

Dans le fond, Le Liseur pourrait faire écho à une autre de mes récentes lectures coup de coeur : la vie en fuite de John Boyne... Il y a grandement question de culpabilité...

La première partie aurait pu me laisser de glace, tant les relations d'initiations plus ou moins sexuelles entre une adulte et un adolescent sont loin de mes sujets de prédilection. Mais j'ai pu apprécier l'écriture élégante, bien que dépouillée et sans fioriture de l'auteur. Un style efficace, qui frappe, comme j'aime. Et puis il y a ce mystère du côté d'Hanna.... Michaël ignore tout de sa vie, sauf qu'elle est receveuse dans le métro.

Puis advient la deuxième partie, quelques années plus tard. Et là, un fois de plus, c'est une gifle littéraire que j'ai reçue, une gifle qui laisse une empreinte et pourtant, une gifle comme j'aimerai en recevoir plus souvent... 

Bernhard Schlink nous dit alors que pour certaines personnes, leurs conditions, ce qu'ils sont, sont bien plus honteuses à avouer que les actes atroces qu'ils ont commis... Qu'une personne peut préférer prendre la responsabilité d'un geste qu'elle n'a pas commis plutôt que de concéder un secret intime vécu comme une humiliation... Et que c'est même le camouflage de cette honte qui conduit à lui préférer les actes ignobles et l'infamie. Bouleversant et inédit pour moi !

Il y a donc cette honte d'être ce que l'on est, ou ce que l'on n'est pas, la honte d'avoir aimé une personne qui a autant de sang sur les mains, la honte et le remord d'avoir reproché à ses parents une certaine inertie sans connaître les conditions historiques de l'époque... Bernard Schlink écrit sur la différence entre comprendre et juger. Il évoque aussi le rapport entre le bourreau et ses victimes. A travers Michaël, l'auteur nous parle de ces jeunes allemands nés après-guerre, portant un passé qui les marque et avec lequel ils doivent vivre, sans être responsable de rien... Car est on coupable des crimes de nos parents ? Et qu'aurions nous fait à leur place ?

Le narrateur, c'est Michaël, homme d'âge mûr devenu professeur en histoire du droit... Il se souvient donc... Et durant toutes les années de détention d'Hanna, il gardera un rôle auprès d'elle... Celui d'être son liseur... En lui envoyant régulièrement des cassettes audio de livres lu à voix haute par lui-même.

Je comprends parfaitement l'énorme succès de ce roman.... Parce que oui, il marque à vie je pense. Malgré ses actes, Hanna reste un personnage inoubliable.

Je pense que je vais essayer d'en regarder l'adaptation ciné.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 17 Juin 2026

Roman - Editions CDL - 7h30 d'écoute - 22 € 

Parution d'origine chez Albin Michel en 2013

Mon pitch : Une fresque familiale, sur cinq générations, en Hongrie, dans la même maison posée au milieu des rails de la gare de Budapest.

Il est question du communisme, de sa chute, et de la vie d'après.

Tentation : le sortir de ma PAL audio

Fournisseur : Ma PAL audio (bib de Rennes)

 

Mon humble avis : Il y a un an et demi, j'entrais enfin dans l'univers d'Alice Zeniter via sa dernière parution : "Frapper l'épopée". Avant de rédiger ce billet ci, j'ai relu celui de Frapper l'épopée.... Et cela m'a vraiment "frappée". Car quelque part, je pourrai écrire la même chose mot pour mot... La seule différence étant le contexte géopolitique (La Nouvelle Calédonie pour Frapper l'épopée et la Hongrie avant et après la chute du mur de Berlin pour ce roman ci.)

J'ai mis des années à sortir ce roman de ma PAL audio, tout simplement parce que les dimanches, quand j'étais jeune, je n'aimais pas cela... Messe, repas de famille puis devoirs scolaires dans ma chambre. Rien à voir avec le contenu de cette histoire finalement.

Comme pour "Frapper l'épopée" j'ai été intéressée par ce roman qui m'a fait prendre conscience à quel point la chute du communisme et du Mur de Berlin n'a pas été perçu de la même façon, selon que l'on était ou non, directement concernés par cette barrière. Car avec Sombre dimanche, Alice Zeniter nous montre bien que même si d'un coup les frontières sont tombées et le monde s'est élargi, pour les petites gens de Hongrie, la vie a gardé la même étroitesse.... par manque de moyen.... Et puis, finalement, par culture peut-être. Les personnages reprochent au système et à l'Histoire leur immobilisme...Alors que finalement, aucun d'entre eux n'a eu l'idée ou le courage de monter dans un de ces trains qui cernaient la maison familiale pour aller voir l'ailleurs...

Mais comme pour "Frapper l'épopée", malgré mon intérêt, et bien ce roman n'a fait naître aucune émotion en mois (excepté lorsque l'on découvre la lettre du grand-père, qui mène à la fameuse question "et si j'étais né à Leidenstadt qui me plait tant). L'écriture d'Alice Zeniter est soignée et belle mais elle a quelque chose de trop factuel et de distant qui me laisse émotionnellement au dehors de l'histoire qui m'est contée. Une fois de plus, je ne me suis attachée à aucun personnage, d'autant que le récit est plutôt terne, sans événement qui paraisse majeur.

Je crois juste qu'en fait, Alice Zeniter, malgré sa réputation et les nombreux prix littéraires qu'elle a reçu, ne me convient pas. Et pourtant, la Hongrie me bottait bien comme destination littéraire...

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 15 Juin 2026

Roman - Edtitions Audiolib - 8h45 d'écoute - 17.71 €

Parution Calman Levy et Audiolib en 2024

Mon pitch : A Vienne en 1910, Gustave Klimt peint "Portrait d'une dame" qu'il retouche en 1916. La toile, achetée alors par un collectionneur anonyme, se retrouve dans un musée... En 1997, il est volé avant de réapparaitre en 2019, dans les jardins d'un musée d'art moderne en Italie. Aucun expert en art, aucun inspecteur de police ne sait qui est cette jeune femme représentée sur ce tableau...

Camille de Peretti a sa petite idée... Et nous propose l'histoire de Martha et de sa descendance, depuis Vienne en 1900, en passant par le Texas, l'Italie et New York sur une période qui couvre tout le vingtième siècle et 110 années.

 

Tentation : Le billet de Violette

Fournisseur : la bib de St Lunaire

Mon humble avis : Enorme succès pour ce roman lors de sa sortie, accompagné d'une multitude de prix littéraires. Et pourtant, l'Inconnue du portrait ne me tentait pas. Vu qu'il y est question de Gustave Klimt, j'ai eu peur que ces pages ne contiennent que des références picturales et un étalage de culture que je n'ai pas dans ce domaine. Et puis le format audio est arrivé à ma Médiathèque. Alors... On y va...

Il m'a fallu quelques chapitres pour entrer dans le livre et m'habituer à la narration non linéaire, trouver mes repères. Et dès que ce fut fait, L'inconnue du portrait ne fut pu que plaisir de lecture proche de l'addiction et surtout une admiration croissante et totale pour la romancière Camille de Peretti pour la construction tellement magistrale de cette histoire qui ne manque pas de mystères, de rebondissements, de révélations. Je n'ai pas été bouleversée par ma lecture mais fascinée et vraiment admirative du talent et de l'imagination de son autrice. Cette fresque familiale qui se déroule sur cent dix ans pourrait à elle seule, à mes yeux, illustrer à merveille le mot "romanesque". Divertissant, intelligent, probable mais complètement fictif, qui traverse les époques et propose une version d'un mystère avec comme postulat de départ une toile et quelques dates existantes.

Les chapitres nous emmènent d'une période à l'autre et d'un continent à l'autre. De façon non linéaire, nous rencontrons Martha, puis son fils Isidore... et des décennies plus tard, Pearl, fille illégitime d'Isidore, qui ressemble trait pour trait à la dame du portrait. Durant ces décennies, Isidore a tout vécu... De domestique en Autriche, on le retrouve cireur de chaussures à New York pendant la Grande dépression, avant qu'il ne fasse fortune et devienne richissime avec une entreprise de brosse à dents et de dentifrice.... Un sacré défi à l'époque où ces deux produits étaient loin d'être une évidence pour tout le monde...

A travers ses personnages qui évoluent au cours des décennies et qui tentent de s'adapter à chaque nouvelle situation ou condition, Camille de Peretti traite avec délicatesse et nuance du sujet de transfuge de classes. Il est question aussi de schémas familiaux qui se reproduisent. Le tout avec une plume des plus fluides, qui varient très subtilement en fonction des époques traitées et des personnages qui s'expriment, sans jamais se perdre dans des détails inutiles. Le tout restant magnifiquement harmonieux et très agréable à lire et/ou à écouter.

Avec l'inconnue du portrait, Camille de Peretti n'en n'était pas à son premier coup d'essai, et pourtant, je n'avais jamais entendu son nom. Après un tel roman, nul doute que dorénavant, je vais le guetter.

Franchement, ce qui me vient le plus en tête après ma lecture, c'est 20/20 en construction et narration romanesque, avec une imagination des plus délicieuses. A lire, évidemment !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 15 Mai 2026

Roman - Editions Lizzie - 7h06 d'écoute - 19.99 €

Parution d'origine en 2021  et Lizzie en 2024

Mon pitch : Qui est ce presque septuagénaire dont les doigts agiles courent sur les pianos publics dans les gares devant des spectateurs voyageurs médusés par tant de talent ?...

Joe (Joseph) raconte son histoire, qui a commencé plus d'un demi-siècle plus tôt. Ses parents et sa soeur meurent dans un crash d'avion. Seul, Joseph est placé dans un orphelinat lugubre aux confins des Pyrénées en mai 1969...

Mais au dehors dans une grande demeure, vit Rose, fille d'un des mécènes de l'orphelinat... 

C'est pour elle que joue Jo chaque jour que dieu fait, au cas où Rose reviendrait, et reconnaitrait sa façon unique d'interpréter Beethoven.

Tentation : une seconde chance

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Il y a quelques années "ma reine", premier roman (multiprimé) de Jean-Baptiste Andréa m'avait laissée insensible malgré une belle plume. Aussi depuis, j'ai ignoré cet auteur, malgré son prix Goncourt en 2023. Et puis, la possibilité de lire ce titre en audio m'a incité à m'intéresser de nouveau à cet écrivain... Oui, en audio, comme ça, si je n'aime pas, pas grave, je fais autre chose en même temps. Et cette fois, Andréa m'a bien séduite.

Ce n'est pas tant la forme narrative choisie qui m'a plu... Le côté Jo a 70 ans et il se rappelle. L'aspect présent n'apporte pour moi pas grand-chose d'autre que du romanesque dans cette histoire dont le coeur se suffit à lui-même. Par contre, le récit de la jeunesse puis de l'adolescence de Jo, son arrivée dans cet orphelina catholique, son "intégration", sa rencontre avec ses paires d'âges variés (qui donnent lieu à de beaux portraits de gamins cabossés par la vie), tout cela m'a emportée et bouleversée. Parce que c'est bien écrit et que cela touche en plein coeur, parce que la tension augmente au fur et à mesure, parce que c'est dur, violent... Ces dernières années, langues se délient, les archives s'ouvrent... Et les traitements accordés par les religieux à la tête de ce type d'établissement n'ont plus de secret pour personne hélas, même si cela parait toujours ahurissant. Et c'est pareil quel que soit le pays (l'Irlande, le Canada, la France etc).

On s'attache diablement à cette petite bande de gamins, à leurs rêves, à leurs mensonges, leur espoir. On tremble pour l'un ou pour l'autre... Les mauvais traitements ne sont jamais loin. Il y a emprise, harcèlement, violence physique, privation, enfermement, humiliation, soumission... et tout cela sous la bénédiction et au nom de Dieu... Point question de réelle éducation et encore moins d'affection.

Et puis il y a Rose, qui un temps, sera l'échappatoire de Joe... Son immense talent pour le piano oblige les pères à accepter que celui-ci aille donner quelque cours à Rose, fille d'un mécène de l'établissement.

Jo fait partie des enfants les plus âgés... Et puis avec les années, il a analysé avec maturité cette époque-là. Et pour l'auteur, c'est l'occasion d'aborder le sujet pas si manichéen que ça du bien et du mal, des diables et des saints... Dans ce livre évidemment, on sait très vite qui se cache derrière chacun, malgré les apparences... Mais la réflexion est poussée... sur le mal et sa fabrication "héréditaire" en quelque sorte. Des passages subtils où l'auteur constate, explique, sans condamner personne.

Un roman qui serre le coeur, qui tient en haleine, qui parle de deuil, d'adolescence, d'amitié, de résilience et d'avenir. On sait désormais ce qu'il s'est passé dans ces lieux, mais il faut toujours le lire pour le croire, tant c'est indicible. Sincère, sans misérabilisme exacerbé, vraiment beau et bien mené. Servi par une plume des plus agréables.

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 9 Mai 2026

Roman - Editions Lizzie - 9h12 d'écoute - 17.71 €

Parution Lizzie & Albin Michel en février 2024

Mon pitch : 1960, Réno dans le Névada.

Pauline, originaire de Paris, est femme de chambre au Mapes Hôtel. Une de ses collègues étant blessée, elle est appelée en remplacement pour s'occuper de la suite 614. Pauline commence le ménage alors qu'elle croit la chambre vide, une femme, hagarde, apparaît dans son plus simple élément... Pauline ne le sait pas encore, mais il s'agit de Mrs Arthur Miller, alias Marilyn Monroe. Une rencontre qui va bouleverser à jamais la vie de la jeune femme... Qui quarante ans après, alors que le fameux hôtel est démoli, se souvient de cette année-là...

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : La bib de St Lu

Mon humble avis : De Marilyn Monroe, je ne savais pas grand-chose... Des images, des photos, une réputation, un happy birthday Mr President bouboupidou, et une liaison avec Yves Montant, dont il y est aussi question, de loin, dans ces pages. En les écoutant, j'ai aussi réalisé que je n'ai vu aucun film de Marilyn...

Poussière blonde m'a donc permis de faire plus ample connaissance avec cette star mythique. Marilyn passe deux mois à Reno pour tourner "Les désaxés" qui verra la fin de son mariage avec Arthur Miller.

Tatiana de Rosnay nous offre deux facettes de la star... Celle illuminée et très maquillée dans tous les sens du terme côté célébrité, et celle plus sombre, pleine de fêlures et d'addictions, mais plus sincère et profonde, côté intimité... Et quelle bonne idée, pour développer cet aspect-là de cette icône que de créer le personnage d'une femme de chambre qui pénètre quotidiennement dans l'intimité de Marilyn...

"Être femme de chambre, c'était précisément cela : faire intrusion sans le vouloir dans l'intimité d'autrui, voir le contenu des corbeilles à papier, remarquer les titres des livres, lire les premières phrases des cartes, lettres et petits mots qui traînent. Tout était là, en pâture ; la vie entière de quelqu'un, dissimulée dans une chambre d'hôtel. »

Pauline, toute jeune mère célibataire nouera avec l'actrice un lien très particulier loin des projecteurs qui lui permettra de connaître et d'apprécier la femme derrière l'actrice. Un lien qui changera sa vie, et lui permettra de s'émanciper de sa petite condition sous emprise d'un homme. On découvre d'abord une Pauline timide et soumise... Sa rencontre et les moments qu'elle passe avec Marilyn dans sa suite, leurs conversations, les conseils de la star la transformeront et, et s'est une jeune femme qui s'affirme qui se déploie au fil de l'histoire.

Outre le portrait de deux femmes qui n'auraient jamais dû se rencontrer si la destinée ne s'en n'était pas mêlée, Poussière blonde offre un flash-back dans les années 1955 - 1960 dans la plus grande des petites villes, en plein milieu du désert : Réno. Il est aussi beaucoup question des fameux chevaux sauvages de la région : Les mustangs. Leurs violentes captures, le trafic et la maltraitance qu'ils subissaient à l'époque (notamment pour les besoins du tournage) sont ici dénoncés. Enfin, l'autrice revient sur les causes possibles du décès de Marilyn Monroe.

Le début de ma lecture ne m'a pas captivée parce que je ressentais une impression de mièvrerie. Et puis, au fil des heures d'écoute, je me suis surprise à éprouver un réel plaisir, à me sentir bien dans cette histoire. Car oui, même si ce n'est pas le roman du siècle, cette amitié fictive qui illustre à quel point une rencontre des plus incertaine peut changer une vie fait du bien. Poussière blonde, sans éviter les lieux communs, reste une une belle histoire, c'est déjà pas mal. Par contre, je ne suis pas sûr que les aficionados de Marilyn y trouvent leur compte.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 23 Avril 2026

Roman - Editions Audiolib - 11h31 d'écoute - 17.99 €

Parution d'origine en avril 2023. Existe en poche aussi.

Mon pitch : 1946... Adolescente, Gretel et sa mère fuient la Pologne, la honte chevillée au corps et la peur au ventre. Elles s'installent à Paris.

2022 : Gretel est une veuve nonagénaire et vit depuis quarante ans à Londres dans une résidence chique. Arrivent de nouveaux voisins... Un couple et leur jeune garçon. Leurs attitudes réveillent des souvenirs que Gretel pensaient enfouis à jamais. Et qui la mèneront au choix cornélien... Se taire et sauver sa peau, ou se mettre en péril et sauver un enfant.

 

Tentation : Envie de découvrir un nouvel auteur

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis : Je suis contente, cette année, j'arrive à respecter globalement un objectif de lectures... Explorer de nouveaux auteurs (pour moi) et sortir plus souvent de ma zone de confort trop "franco-française" comme je dis.  Me voilà donc partie à la découverte de grands auteurs étrangers qui semblent incontournables... Voici donc ma première lecture de l'irlandais John Boyne.... Et pas la dernière !

Car quel roman ! J'en suis sortie toute "waouh", comme frappée par autant de talent, ébahie de pouvoir être encore autant surprise, captivée et perturbée par un roman. La vie en fuite est dorénavant un de mes grands grands coups de coeur de ces dernières années je pense.

Les grands sujets de cette histoire sont la culpabilité et la responsabilité. Une adolescente de 12 ans peut-elle être tenue pour responsable des actes de ses parents, ou de leur non dénonciation au fil de sa vie d'adulte.  Même quand on grandit au milieu de l'indicible qui devient la norme, ou que l'on côtoie cet indicible sans en prendre part mais en se taisant... Quand le sentiment de culpabilité se déclare-t-il, doit-on le porter toute sa vie ? Sommes-nous tous égaux devant ce sentiment qui peut ronger sur des décennies.

Je l'ignorais, mais "la vie en fuite" est la suite de "le garçon au pyjama rayé" paru en 2009 à destination du public jeunesse. Cette méconnaissance ne m'a gênée en rien, et la vie en fuite est bel et bien un roman adressé aux adultes.

Les chapitres s'alternent entre deux temporalités où l'on suit Gretel. 1946 lorsqu'elle arrive à Paris avec sa mère. Elles vivent pauvrement après une vie sans privation. Elles se déclarent allemandes de Berlin. Mais Gretel évoque souvent "l'autre endroit", qu'il est interdit de nommer. Lecteurs, nous comprenons vite qu'il s'agit d'Auschwitz, mais "du bon côté de la clôture". Le père et le petit frère sont morts, et c'est en état de sidération que nous découvrirons les causes et les circonstances de leur mort.

Dans les années 50, nous partons quelque temps avec Gretel en Australie. Alors qu'elle le fuit, elle rencontre son passé.

Le reste du temps, nous sommes à Londres avec Gretel qui a 91 ans, et que son fils aimerait placer en Epadh pour vendre le luxueux appartement. Sauf que Gretel a la patate et que ce n'est que les pieds devant qu'elle quittera son cocon... Et puis arrivent les nouveaux voisins et le petit Henry, dont le comportement alerte la vieille dame. Et là, un autre sujet important prend place : la violence intra familiale et l'emprise morale...  Je ne peux pas en dire plus sans risquer de spoiler...

Et puis il y a aussi la "jeune" voisine de Gretel... 20 ans de moins qu'elle mais déjà atteinte d'Alzheimer. Gretel s'en occupe en bonne voisine et garde toujours un oeil sur elle. 

Quel sacré personnage cette Gretel qui, quelque part, nous pousse sacrément dans nos retranchements, et ballote bien nos intimes convictions. Est-elle pénalement coupable, est-elle moralement responsable quand ce qui pourrait lui être reproché s'est déroulé alors qu'elle était enfant ? 

Moi-même, je n'arrive pas à me décider. Il y a en fait dans ces pages un aspect que j'appelle l'aspect "et si j'étais né en 17 à Leidenstadt" (Chanson de Jean-Jacques Goldman). Mais je n'ai pas réussi à la détester cette Gretel... Comme quoi, on peut facilement donner son affection à quelqu'un pour ce qu'il est actuellement, quand on ignore tout de son passé... Et là encore, reste à savoir si cette personne est responsable de son passé... Terrible questionnement dont ceux qui auront une réponse claire et nette seront bien chanceux ou alors tout à fait manichéens. Car quelque part, on sent que même John Boyne est indécis, et laisse le choix aux lecteurs.

Un roman magistral, bouleversant, puissant, incontournable, et quelque part atemporel... Pour moi, la vie en fuite est un chef d'oeuvre d'une rareté qui le rend encore plus marquant. Un livre qu'on ne lâche pas, qui pose les bonnes questions sans donner la réponse. Parce que souvent, dans la vie, les choses ne sont pas si limpides que les apparences le suggèrent.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Avril 2026

Roman - Editions Audiolib - 5h48 d'écoute - 14.99 €

Parution le 21 août 2024

Mon pitch : Dans le hameau qu'on appelle "Les montées", vit durement la famille des deux jumelles Ambre et Aelis, leurs enfants, ainsi que la veille Rose. La vie est rude, d'autant que les Montées se trouve sur les terres d'un Seigneur qui réclame son dû, et de son fils qui sème la terreur.

Jusqu'au jour où la famille découvre à l'orée de la forêt une petite fille sauvage et affamée. La voici adoptée et prénommée Madelaine. Certes, c'est une bouche de plus à nourrir, mais Madelaine se montre courageuse, travailleuse, efficace.... Mais aussi, rebelle. Cette insoumission à l'ordre du monde signera -t-elle le début d'un drame ?

Tentation : Blogo et médias

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis :  J'avais classé ce roman, l'un des plus attendus de la Rentrée littéraire septembre 2024 dans ma liste des "non urgents"... Les multiples billets que j'avais lus à l'époque allaient des plus enthousiastes aux plus mitigés... Et voilà que j'en ai trouvé la version audio, donc hop hop hop ! 

Troisième roman que je lis de Sandrine Collette, après "On était des loups" et "Juste après la vague" .

Une fois de plus, l'autrice à l'art de nous happer, voire de nous enfermer dans un univers bien à elle, glaçant, atemporel, qui semble sans issue, au coeur d'une nature hostile, isolée. C'est un presque huis-clos, sans dialogue entre les quelques protagonistes bien malmenés, par les épreuves insurmontables que leur autrice leur fait vivre. Mais les personnages que crée Sandrine Collette ne sont pas du genre à se laisser abattre, ils se battent bec et ongle contre vents et marée... Ils sont dans la survivance.

Ici, nous sommes dans un hameau où vivent quelques familles... On ne sait pas où, ni quand.... Cela pourrait être une histoire moyenâgeuse comme post apocalyptique... Aucune technologie moderne, même le soc de charrue n'est pas une évidence pour les paysans. La terre est désolée, donne peu, les hivers sont glacés, puis les pluies diluviennes etc... Il est vrai que les descriptions de ce contexte de misère impitoyable (famine, froid, maladie etc...) et de lutte quotidienne pour la survie sont insistantes. Mais même temps, elles décrivent un quotidien qui reprend dès chaque levé du jour, même avant l'aube... Il n'empêche elles sont parfois lourdes à supporter, même si elles concourent à sombre atmosphère du roman. 

Et puis, dans toute cette misère, arrive Madelaine la sauvageonne aussi forte qu'un garçon... que la petite communauté adopte et apprivoise. Qui deviendra un rayon de soleil qui va chambouler l'équilibre du hameau. Madelaine la différente, la courageuse et l'insoumise, dont le caractère bien trempé va bouleverser l'ordre des choses et semer la graine de la révolte et peut-être, des représailles.

Le drame est annoncé des les premières pages, mais c'est à la toute fin du roman que l'on en découvre la teneur et ses conséquences. Ce qui fait qu'effectivement, le rythme peut paraître lent et l'intrigue retenue. Madelaine avant l'aube est donc plus un roman d'atmosphère sur les liens familiaux, la domination des puissants, et la place des femmes dans une société. On l'apprécie ou pas pour son âpreté, la beauté de son écriture qui emprunte parfois à la poésie, son originalité et son personnage principal... Madeleine, une jeune fille en avance sur son temps, qui ne se laisse pas faire, éprise de justice...

J'ai aimé cette audiolecture, sans être forcément transportée. J'ai eu du mal à discerner les personnages masculins des uns des autres (peut -être à cause du support de lecture). Et j'aurais aimé en savoir un peu plus sur Madelaine... D'où vient elle, qu'elle fut sa vie avant d'être trouvée proche du hameau. Et ce cumule de misère est effectivement par moments lourd à supporter.

Et je me dis que dans quelques années, Sandrine Collette pourrait nous donner des nouvelles de Madelaine un peu moins sombres... J'ai déjà le titre : Madelaine après le crépuscule !!! Et même si je n'ai pas été bouleversée par cette histoire, je serais alors au rendez-vous, car Madelaine reste un personnage fort, attachant, marquant. Et puis dans cette histoire atemporelle, presque sous forme de conte cruel, Sandrine Collette évoque des sujets vieux comme le le monde, mais toujours contemporains.

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 6 Avril 2026

Roman - Editions Audiolib- 7h44 d'écoute - 21.95 €

Parution Charleston & Audiolib en 2024

Mon pitch : Depuis plus de vingt ans, Abigaëlle vit recluse dans un couvent de Bourgogne, où elle a fait voeux de silence. Sa vie d'avant lui paraît très brumeuse, elle ne sait même plus ce qui l'a poussé à ce choix de vie. Mais, elle suit la vie de Gabriel, son frère artiste parisien, qui lui rend visite toutes les deux semaines.

Quand ce dernier rencontre Zoé et en tombe amoureux, Abigaëlle s'inquiète... Elle seule connaît le lourd passé de son frère... Alors, elle prend la parole, elle écrit...

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib de Dinard

Mon humble avis : Une autrice que je ne connaissais pas, mais dont un roman a été brillamment adapté en série TV diffusée l'automne dernier : Désenchantées. Voilà pourquoi j'ai finalement opté pour cette lecture audio.

Et bien aucun regret. Je n'ai fait qu'une bouchée ou presque de cette audio lecture tant elle est addictive et bien menée, servie qui plus est par une écriture sobre et efficace mais très agréable, tout à fait adaptée au douloureux sujet.

Il s'agit d'un roman polyphonique... Plusieurs personnes s'expriment, dont Abigaëlle, un psychiatre etc...

Le thème de "La dernière allumette" est la violence conjugale et familiale, l'héritage de la souffrance et ses possibles conséquences, notamment de répétition, sur les générations à suivre.

Suite à son enfance marquée, Gabriel a toujours fui les relations durables, s'empêchant de tomber amoureux, pour être sûr de ne jamais reproduire le schéma familial. Jusqu'à ce qu'il rencontre Zoé, qui ne peut pas avoir d'enfant, qui vit l'exacte opposé de sa soeur Aline, heureuse en ménage et mère de quatre enfants.

Marie Vareille fait preuve d'un talent et d'une justesse inouïs pour décrire, sans en avoir l'air au début, le climat de la violence conjugale et de ses conséquences sur les enfants. Tout est dit ou suggéré avec une délicatesse qui fait aussi froid dans le dos. Et pourtant on ne lâche pas ce roman des plus addictifs, parce que l'on sait qu'un nouveau drame se met en place et que la tension gagne sans cesse du terrain. Et puis, et puis, deux révélations des plus inattendues vous prennent à la gorge, et démontre une fois de plus qu'il ne faut pas se fier aux apparences, aussi heureuses soient elles. Car elles font voir (ou relire) l'histoire de façon différente et révèlent un sacré talent romanesque. Marie Vareille m'a "baladée".

Un roman à la construction narrative judicieusement pensée, à la psychologie des personnages étudiée et décrite à merveille. C'est sobre, implacable, sans fioriture ni sensationnalisme et pourtant terriblement nécessaire. L'autrice détricote la spirale infernale de la violence conjugale, depuis le plus infime geste ou indice, depuis la parole que l'on pardonne parce que... Elle montre bien que l'on ne se sort pas seul de cet enfer, que l'on soit bourreau ou victime. Parmi les passages les plus forts, ceux qui se déroule dans le cabinet d'un psychiatre, qui écoute sa patiente et qui tente, petit à petit, de lui faire prendre conscience qu'elle subit une violence conjugale intolérable et impardonnable. On sent que le psy marche sur des oeufs, et tout est dit ou suggéré avec énormément de douceur qui tranche avec virulence des confidences. Oui, un roman des plus utiles, qui devraient être lus par tous et toutes, et surtout par les personnes directement concernées, qu'elles soient victimes ou responsables... Car peut-être ce roman peut aider certains à ouvrir les yeux, et à nommer ce qu'ils vivent ou ce qu'ils infligent, sans en avoir réellement conscience. Et par les autres, pour qu'ils puissent peut-être percevoir un signe, un indice, et alors peut-être, stopper cette spirale infernale et sauver un(e) proche...

Sombre, poignant et lumineux, un gros coup de coeur pour moi.

Je pense lire d'autres romans de cette autrice, de ses plus récents, puisque d'après ce que j'ai lu, elle a commencé à se faire connaitre par du feel good, avant d'aborder la face obscure de l'humain, celle qui m'intéresse.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 21 Mars 2026

Polar - Editions Audiolib - 8h56 d'écoute - 19.45 €

Parution Audiolib en 2015 (Viviane Hamy 1999)

Mon pitch : Dans les Alpes, de multiples brebis sont soudainement égorgées par une bête dont la mâchoire est gigantesque... Puis c'est Suzanne, une habitante du village, qui est retrouvée morte ensanglantée. Pour les habitants de St Victor Dumont, c'est forcément un énorme loup, la bête du Mercantour.

Ils sont quelques uns à ne pas y croire, pour privilégier une autre thèse. Ces morts ne peuvent être que l'oeuvre d'un loup-garou... Ils sont trois à partir à sa recherche... Jusqu'à ce que l'une d'elle, Camille, appelle une de ses connaissances, le commissaire Adamsberg (son ex en fait)...  Celui-ci va prendre l'affaire en mains et prouver que les morts qui se multiplient n'ont rien à voir avec les légendes, et qu'il faut garder les pieds sur terre.

Tentation : Ma PAL audio

Fournisseur : Ma PAL Audio (bib de Rennes)

Mon humble avis : J'ai pris le train "Vargas" assez tardivement. Ayant lu ces derniers romans, me voilà à remonter le temps, à lire les premiers wagons qui forment le train Adamsberg, le célèbre commissaire de Fred Vargas. Cet opus est la deuxième enquête publiée de ce fameux flic. Et plus je lis Vargas, plus j'aime son style unique qui fait sa signature, direct avec une espèce de gouaille très rom pol, sans se perdre dans des méandres de détails, mais sans jamais oublier des pointes poétiques sur l'art et la philosophie de vie. Et surtout, il y a l'humour de Vargas dans les dialogues savoureux de ses personnages. Au fil des volumes, j'ai vraiment appris à apprécier Adamsberg, ses manies, ses méthodes perspicaces intuitives d'enquêtes, et son air rêveur et débonnaire, très ancienne école quelque part.

Dans L'homme à l'envers, Fred Vargas s'attaque à la légende du loup-garou, et donc aux croyances qui l'entourent. Nous voilà donc dans le Mercantour, où il est question du loup (tout court pour l'instant), l'occasion pour la scientifique qu'est aussi Fred Vargas d'évoquer la vie de cet animal autant craint qu'admirer, et qui fait sujet d'un éternel débat dans les régions où il est revenu s'installer... Le loup ou les moutons dans les alpages ? Les deux, donc des chiens de défense de plus en plus puissants. Ce roman date de 1999, et pourtant l'été dernier, le sujet revenait régulièrement à la une des journaux.

Adamsberg étant menacé de mort à Paris, il prend le vert, et c'est ainsi qu'il va se retrouver embringué, à mi- parcours (et donc à la moitié du roman) et sans ses acolytes habituels dans cette enquête, appelé à l'aide par Camille... 

Que des loups égorgent des brebis, ça arrive. Mais qu'un loup s'attaque aux hommes, et plus particulièrement Suzanne l'une des figures centrales du village, ce n'est plus possible. Etrange, ce ne sont que des brebis et une femme qui sont égorgées par le monstre à la mâchoire sur dimensionnée. Camille, le fils de Suzanne et un vieux berger partent donc sur la piste de ce qu'ils pensent être un loup garou... Les voilà dans la camionnette "bétaillère", dans un road trip qui sillonne les environs au fil des annonces de carnage dans les troupeaux. Sauf que sur leur route, ils croisent d'autres cadavres, bien humains et surtout, masculins...

C'est un grand plaisir de suivre cette équipe hétéroclite, dans cette enquête pleine de mystères mais bien terre à terre, dont Adamsberg parviendra, en prenant son temps, à expliquer tout tout tout, jusqu'au moindre détail. Et le dénouement de cette énigme est des plus inattendus. En tout cas, pour moi, grande fut la surprise ! Un polar divertissant, original et aux dialogues truculents comme sait le faire Fred Vargas. On aime... ou on n'aime pas. Moi j'aime parce que je ne trouve cette atmosphère et ce style nulle part ailleurs : une bonne intrigue combinée à une dose d'humour avec des personnages aussi normaux qu'hors du commun !

 

18ème participation au challenge

J'en étais à 46 pts + 1 pt avec ce rapport  : me voici à 47 points 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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