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Publié le 22 Décembre 2018

Polar - Editions Sixtrid - 9h45 d'écoute - 19 €00

Parution d'origine chez Gallmeister en 2011

L'histoire : Walt Longmire est shérif depuis vingt-cinq ans dans le Wyoming. Il se met en route pour Philadelphie avec son vieil ami Henri Standing Bear. L'attend la-bas sa fille Cady, grande juriste. A son arrivée, Cady est dans le coma, suite à une agression. Ce qu'ignore encore Walt, c'est que l'agression de sa fille n'est que la première d'une longue liste...

 

Tentation : La blogo à propos de l'auteur

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis... qui je le rappelle, n'engage que moi et provient de mes impressions de lecture.

Je n'ai pas apprécié du tout ce roman. Est-ce le format audio qui est "responsable" de ce constat ? Je l'ignore...  Mais rien ne m'a agrippée, captée et encore moins captivée. C'est comme si j'avais écouté ce roman sans l'entendre, ou comme si je l'avais entendu sans l'écouter... L'interprétation gutturale et assez monocorde ne m'a peut-être pas aider à entrer dans cette histoire.

L'indien blanc est le troisième roman mettant en scène le personnage de Walt Longmire. Peut-être aurais-je du commencer par le premier, histoire de me familiariser déjà avec quelques protagonistes, et être ainsi moins perdue.

Déjà, la mise en place et l'entrée en matière m'ont paru bien longues. Ensuite, la multiplication des noms et des lieux m'a vraiment perdue pour de bon. A part Walt et son entourage direct, j'ai été incapable de dire le rôle que tenaient les personnages secondaires dans cette histoire, de dire s'ils étaient "bons" ou "méchants" et de suivre le déroulement de l'enquête, qui pourtant ne parait pas compliqué comme pourraient l'être celles liées à de l'espionnage et autre. J'ai vaguement compris tout de même, sur la fin, le" pourquoi", mais pas vraiment le "qui". Ou alors, j'ai déjà oublié ! Quant à cet Indien Blanc, il reste pour moi un grand mystère !

Bref, j'avais hâte de parvenir à la fin de cette histoire. Il semble que cet auteur et ce personnage ne soient pas faits pour me plaire et me captiver. Bref, une rencontre ratée. Dommage mais grave, il y en a d'autres (des auteurs, et des personnages !)

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Décembre 2018

Roman - Editions Un livre qui parle - 14h14 d'écoute - 17.95 €

 

Parution d'origine en 1857

L'histoire :    Pour son malheur, Emma Bovary est née femme et vit en province. Mère de famille contrainte de demeurer au foyer, elle mène une existence médiocre auprès d'un mari insignifiant. Pourtant, Emma est nourrie de lectures romantiques et rêve d'aventures, de liberté et, surtout, de passion. L'ennui qui la ronge n'en est que plus violent, au point de la pousser à l'adultère...

 

Tentation : Allez, on s'y met

Fournisseur : Bib n°1

 

 

Mon humble avis : Me voilà bien... J'ai "audiolu" ce classique il y a six mois et depuis, je procrastine la rédaction de mon billet. Forcément mes souvenirs se sont étiolés et évoquer un livre ultra analysé et sur lequel tout a été dit n'est pas chose aisée. Bref, ce n'est pas ici que les lycéens en recherche de disserte à copier/coller trouveront matière...

J'ai écouté ce roman jusqu'au bout parce que je faisais autre chose en même temps, ce qui m'a aidé à tromper mon ennui, ou plutôt ma lassitude. Je détapissais et repeignais ma salle de vie. Pour justifier mon ennui, il me faut rappeler que j'ai été traumatisée par les classiques à l'époque du collègue et que plus de 30 ans plus tard, je trouve plus d'intérêt à les découvrir soit avec plaisir, soit avec peine mais de mon plein gré... L'envie et la curiosité de les connaître sont bien là et réelles, ma culture générale souffrant de trop de lacunes.

De ce que j'avais entendu de-ci-delà de cette chère Emma, je pensais avant lecture que celle-ci m'agacerait. Ce qui n'a pas manqué. Certes, au début, je me suis trouvé quelques accointances avec Mme Bovary, puis son tempérament capricieux, plaintif et nonchalant m'ont fait dire que non, finalement, Emma et moi ne nous ressemblions pas. Son cher mari m'a semblé aussi bien mou. Et au fil des pages, les situations sont devenues assez répétitives.

Heureusement, il y a le style de Flaubert, que j'ai apprécié et dont je me suis même délectée par moment. J'ai même été étonnée des pointes d'humour et de cynisme de Gustave. Je ne m'attendais pas à ces traits d'esprits. Bien évidemment, cette étude de la société du XIXème siècle en province, ses moeurs et son hypocrisie, est intéressante et permet un voyage dans le temps.

Voilà six mois plus tard ce qu'il me reste de ma lecture de cet énorme et incontournable classique, ce n'est pas terrible. Zola m'avait plus charmée, même emballée l'année dernière. Après, pour être honnête, en tant que femme, je me demande toujours, avec le tempérament qui est le mien, comment j'aurais géré ma vie (en tout cas la partie de ma vie qu'il m'aurait appartenu de gérer à cette époque), si j'avais été dans les situations d'Emma Bovary... Car n'oublions pas que toute cette histoire est à remettre dans son contexte historique. D'ailleurs, ce serait amusant qu'une reconnue et bonne plume se lance dans l'écriture de Madame Bovary 2020... L'environnement serait différent, mais les réactions et les comportements ?

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 1 Décembre 2018

Roman - Editions Gallimard - 8h35 d'écoute - 24.90 €

 

Parution d'origine chez Gallimard en 2015

L'histoire : Maud, 21 ans, entame sa première mission humanitaire pour une ONG, en qualité de chauffeur de camion. Cette mission la conduit pas à pas vers la Bosnie, en compagnie de 4 autres bénévoles masculins. Au fil de la route, les confidences vont se faire, les tensions vont se nouer et Maud va découvrir une toute autre face de l'humanitaire

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis :

On peut toujours compter sur Jean-Christophe Rufin pour nous emmener ailleurs et nous inviter à voir le monde autrement... En tous cas, ici, c'est une autre vision du monde "merveilleux et bienveillant" de l'humanitaire en époque et en pays en guerre que nous montre l'auteur. Et l'on peut imaginer, étant donné son CV, qu'il connait ce dont il parle. Certes, nous sommes ici dans un roman... mais l'on peut penser que l'auteur à du croiser sur sa route des situations assez semblables.

La plume de Rufin, toujours aussi fine, fluide et agréable n'est nullement en cause dans ma dépréciation de cette audio lecture.

La version de l'humanitaire que propose ici Rufin est tout de même intéressante. Elle permet de réaliser qu'avant tout, les humanitaires sont évidemment des humains, avec des forces, des failles.... et des égos, parfois surdimensionné. On réalise aussi que les motivations pour ce genre de missions peuvent être très variées. Mais, pour ma part, j'ai vraiment découvert qu'il était très difficile de rester intimement neutre dans ces pays en guerre... La neutralité est la base de toute mission humanitaire... Et le problème surgit quand elle n'est plus là, et que certains bénévoles s'investissent dans ces missions dans un but purement militaire...

Jean-Christophe Rufin nous explique aussi comment certaines ONG perçoivent les "bénéficiaires". Il semble que pour celle-ci, les bénéficiaires n'aient pas de visages, pas d'histoires, que pas grand monde se préoccupe vraiment de leur humanité. Cette indifférence au bénéficiaire étant bien évidemment bien supérieure à la neutralité obligatoire. L'essentiel étant de trouver des bénéficiaires pour porter secours et mériter le titre d'ONG.

Bref, c'est une image assez désillusionnée que Rufin nous donne de l'humanitaire.... même si, certes, elle est certainement réelle parfois. Mais pourquoi -as en faire un roman. L'idée de départ est justifiée.

Le problème pour moi, c'est que les personnages sont finalement assez peu intéressants individuellement et même exécrables en tant que groupe (et de ce fait, difficile de s'attacher à ne serait-ce que l'un d'eux). Entre eux, tout n'est que conflit, comme si le monde en manquait. Le récit est assez linéaire et devient de plus en plus répétitif et finit par traîner en longueur, pour s'achever sur un final très /trop romanesque par rapport au reste. Donc, j'avais hâte de passer tous les check-points et de parvenir à la fin du roman... décevant donc... pour moi. Enfin, ennuyant sur la durée.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 21 Novembre 2018

Roman - Editions Thélème - 3.09 heures d'écoute - 17 €

 

Parution d'origine en 1889.

L'histoire : En Russie, lors d'un voyage en train qui dure plusieurs jours, un homme pénètre dans un compartiment. Il reste en retrait des conversations de ses co-voyageurs jusqu'à ce que celles-ci abordent le sujet des relations "homme-femme" et du mariage. Il prend alors la parole et dévoile son identité : il est Pozdnychev, homme connu pour avoir tué sa femme. Il se lance alors dans la narration de son histoire.

 

Tentation : Osons ! Soyons fous !

Fournisseur : Bib N° 2

 

 

Mon humble avis : Qui eut cru qu'un jour, délibérément, de mon plein gré, je piocherais une oeuvre de Tolstoï à la bibliothèque. Pas moi en tout cas, qui ait toujours (depuis le collège) était paniquée à l'idée de lire un classique. Alors un Russe ?! Vous imaginez ? Bon, j'avoue, je ne me suis pas non plus lancée dans Guerre et Paix, mais dans un court roman ! Restons prudent tout de même !

Et bien la prudence m'a permis de me délectée de cette écoute ! Oui, vraiment. Déjà, la qualité littéraire de l'oeuvre est tellement remarquable qu'elle m'a émue. Même si, Française oblige, je n'écoute qu'une traduction de l'oeuvre originelle, je n'ai cessé de me dire : "que la langue est belle", "quel talent de narrateur", "quelles phrases joliment construites", "quel vocabulaire toujours juste et pourtant jamais compliqué". Je pense que c'est ce qui m'a surpris en premier : la beauté d'une écriture travaillée mais on ne peut plus fluide et accessible, et si douce à l'oreille.

De la forme, passons au fond, tout aussi passionnant même si, pour notre époque, plus si originale que cela ! Le récit d'un crime passionnel. Même si ce texte date de 1899, par bien des aspects, je l'ai trouvé très contemporain. Et malgré l'évolution des moeurs, force est de constater que le monde et l'Homme n'ont pas tant changé que cela. Léon Tolstoï m'a tellement marquée par une de ses phrases que je l'ai presque retenue mot pour mot : "la femme ne s'émancipera vraiment que lorsqu'elle cessera d'être un objet de convoitise". Et oui, j'ai ainsi appris qu'au XIXème siècle, le sujet de m'émancipation féminine était déjà d'actualité...

Le titre de ce roman vient d'une oeuvre éponyme de Beethoven. Au fil des pages et des heures passées dans le train, Léon Tolstoï fait l'autopsie d'un meurtre passionnel. Pour cela, il éviscère le couple. Il passe au rasoir l'amour et la haine au coeur d'un couple, la passion, la séduction, le mariage, les relations sexuelles, la jalousie, l'infidélité, la domination, l'addiction, la pureté "recherchée" des femmes et la débauche acceptée des hommes, la position des femmes tant dans la société que dans le couple le poids et le regard de la communauté sur les célibataires comme sur les couples... Bref, il m'a bien semblé que pour Tolstoï l'amour est de début de la fin, le mariage le commencement du meurtre par longue agonie. Et titre oblige, Tolstoï évoque aussi la musique et les sentiments et comportements qu'elle fait naître en nous. La musique comme révélateur personnel intime, même si, ici, c'est pour le meilleur et surtout pour le pire.

Cette démonstration de Tolstoï m'a littéralement passionnée et captivée. Mais pour mieux en rendre compte, il m'aurait fallu prendre des notes, tant le texte est dense en mots, en sens, en thèses et en antithèses, tant le texte est rapide et efficace, tant il mérite et nécessite forte concentration cérébrale pour en apprécier la brillance intellectuelle et bien sûr, littéraire !

Si comme moi vous avez tremblez de peur à l'idée de vous plonger dans la littérature classique Russe, et bien dégustez donc cette sonate comme une mise en bouche, et vous m'en direz des nouvelles... De mon côté, j'ai l'intention de lire d'autres oeuvres de Tolstoï et piocherai de nouveau avec bonheur dans ces ... Courts romans ! Parce que n'exagérons rien, je ne suis pas encore prête pour Guerre et Paix, d'autant plus qu'une Warrior même pas peur blogo copine en a abandonné sa lecture cet été !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 2 Novembre 2018

Roman - Editions Sixtrid - 9h32 d'écoute - 19.99 €

 

Parution d'origine en 2016 aux éditions Seuil, existe aussi en format poche !

L'histoire : Nous retrouvons Fredrik Welin, le personnage principal des "Chaussure" Italiennes. Il vit toujours sur son île, sauf qu'une nuit, il échappe de justesse de sa maison en flammes... Et puis, quelque temps plus tard, il apprend qu'il va être grand-père, alors que d'autres maisons brûlent dans l'archipel suédois.

 

Tentation : Retrouver Fredrik, suite à ma lecture des Chaussures Italiennes

Fournisseur : La bib'

 

Mon humble avis : Une nuit, la maison de Fredrik, héritée de ses grands-parents, brûle sur l'île. Elle est réduite en cendre et Fredrik pense que sa vie est à l'image de sa maison, réduite à néant et si proche de la fin. C'est l'occasion pour le personnage et l'auteur d'approfondir les sujets de la vieillesse, de la mort qui approche, des liens familiaux, des racines, de l'héritage, de ce qu'on laisse aux siens etc. Et puis, alors que les relations avec sa fille (rappel, qu'il n'a connu que lorsqu'elle approchait la quarantaine) sont toujours chaotiques, celles-ci vont se trouver modifiées par une nouvelle donne... Louise va être maman, donc Fredrick grand-père. Alors, pour Fredrick, l'idée d'un avenir fait peu à peu son chemin, suivie de près par celle de la reconstruction, au sens propre comme au sens figuré.

Petite précision avant de développer mes impressions de lecture. Nul besoin d'avoir lu les chaussures italiennes pour chausser les bottes suédoises et s'y sentir à l'aise. Les faits principaux du premier tome sont rappelés et ne sont pas forcément utiles. "Les bottes suédoises" pourrait tout aussi bien être un roman "indépendant".

J'ai aimé bien sûr me retrouver sur cette île avec Fredrick, partager ses peurs, ses doutes, ses petites joies et la vie de la petite communauté de l'archipel. Les personnages sont évidemment attachants et approfondir leur connaissance est bien sûr plaisant, tout comme l'écriture de l'auteur, ceci n'est plus à prouver. Les bottes Italiennes est le dernier roman écrit par Mankell juste avant sa mort, on peut donc fortement imaginer que les questionnements de Fredrick sont ceux de l'auteur...

Au début du roman, on pense que l'incendie de la maison de Fredrick est un cas isolé... Quelques chapitres plus tard, nous apprenons que d'autres maisons brûlent dans l'archipel. Vient donc le mystère de l'identité du pyromane. Mais attention, si vous êtes habitués à Mankell auteur de polar, il n'est point question d'enquête ou de policiers ici.

Mes premiers temps d'écoute m'ont bercée et captivée. Il y régnait une douce nostalgie, presque langoureuse. Puis, la langueur est devenue lenteur à mes oreilles, puis presque lassante. Comme si Mankell s'était laissé aller à quelques remplissages inutiles. Et j'ai pu souvent reprocher des descriptions trop factuelles (comme j'ai pris un café, je suis descendu de la voiture etc...)

Autant Les chaussures italiennes m'avaient embarquée sur une autre planète et une autre dimension peuplées de moult symboles et servies d'une construction romanesque génial, autant ces bottes suédoises m'ont paru plus fades... Même si le message est là, à travers ces fameuses bottes suédoises : patience et la vie reprend, il faut du temps pour trouver ne vie à la bonne taille...

Cette lecture reste tout de même de bon cru, mais n'est pas, à mes yeux ou mes oreilles, un millésime de Mankell.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 19 Octobre 2018

Roman - Editions Gallimard - 3h12 d'écoute - 14.99 €

 

Parution d'origine chez Finitude en 2016 (existe en format poche)

 

L'histoire : Celle d'une famille où règne une folie douce.  Une famille atypique qui ne laisse place qu'à la fantaisie et au bonheur... le tout, sous les notes et la voix de Nina Simone... En attendant Bojangles. Les parents dansent devant leur fils et leur pie, surnommée Mademoiselle Superfétatoire 

 

Tentation : Pourquoi pas

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Il y a deux ans, librairies et blogs affichaient tous ou presque cette couverture, qui, hélas, ne m'inspirait pas trop. Quelle erreur ! Bon, en même temps, ma frilosité de 2016 m'a permis d'en lire la version audio parue en 2017... Et ça, c'est un réel bonus. Car cette version qui déjà est admirablement interprétée, offre le plaisir d'intermèdes musicaux... Quelques notes ou passages de la fameuse chanson de Nina Simone qui donne son titre au roman.

Depuis quand un roman ne m'a-t-il pas emportée à ce point, je l'ignore ! Mais mon enthousiasme est tel que mes mots paraîtrons bien fades pour l'expliquer et le partager !

La prose tout d'abord : fluide, enjouée, soignée mais guère trop. Du bonheur à écouter... Surtout qu'à un moment de ma lecture... je me suis aperçue que l'auteur glissait beaucoup de rimes au fil de ses phrases. Etait-ce systématique, je ne pourrais le dire car l'attention ne se fixe pas toujours avec précision sur les mots, mais sur l'atmosphère, l'action, le message, l'histoire. Parfois, le support que sont les mots passent au second plan.

Le choix narratif : L'auteur alterne à chaque chapitre des passages du journal intime du père du narrateur, pour ensuite laisser le narrateur s'exprimer et témoigner lui-même de son vécu. Ce sont donc les versions du père sans doute jamais devenu vraiment adulte qui donnent le change à celle du narrateur, l'ancien enfant maintenant adulte.

La fantaisie est omniprésente. Délicieuse et drôle, on s'émerveille des trouvailles de l'auteur pour construire ses personnages atypiques, leur donner vie, éduquer leur enfant comme bon leur semble, et ce fameux "bon leur semble" paraît en même temps si évident. En fait, c'est la logique de cette folie douce qui semble bien plus rationnelle que la triste réalité. Où est la folie dans notre monde ?

Au début, j'ai pensé que cette fantaisie était purement romanesque... Avant de comprendre que non... Qu'elle traduisait ce que l'auteur appelle "folie douce", celle de la mère. Et de ce fait, je ne me trouvais plus dans un roman un peu loufoque mais dans une tragédie aussi légère d'apparence que bouleversante dans son contenu réel et sa finalité. En fait, le sujet réel de "En attendant Bojangles" est la folie de la mère du narrateur. Folie pathologique bien sûr. La folie douce peut-elle durer pour toujours ? Pas sûr... Lorsque la folie devient envahissante. Et pourtant, cette folie douce amuse, étonne, divertit le lecteur, avant que celui-ci ne saisisse que pour le personnage, elle est souffrance.

Mais la folie douce n'est pas le seul sujet du roman, qui est aussi une formidable histoire d'amour, entre ces parents qui s'aiment qui qu'ils soient, tels qu'ils sont et surtout, pour ce qu'ils sont. C'est l'histoire d'un amour fou et une ode à la liberté d'être différent !

Un roman aussi lumineux que grave, aussi déjanté que juste et délicat, aussi léger que qu'émouvant. Pour moi, un pur chef d'oeuvre, qui marque, qui reste, qui laisse une empreinte ! A lire, à écouter, à relire, à offrir...

 

L'avis de Sylire et de Keisha

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 11 Octobre 2018

Roman - Editions Gallimard - 7h26 d'écoute - 15.99 €

 

Parution d'origine chez Flammarion en août 2013

 

L'histoire... Inspirée d'une vraie et de la Grande Histoire. En Argentine en 1987 quelques années après la chute de la dictature... Lisandra Puig, femme d'un renommée psychanalyste est retrouvée morte, défenestrée. Vittorio, son mari est accusé et incarcéré. Il se dit innocent et Eva Maria, l'une de des patientes est décidée à le démontrer...  Vittorio et elle pensent que le coupable se cache dans la patientèle du médecin

 

Tentation : Mon coup de coeur pour "Le confident"

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Hélène Grémillon, si vous passez par ici, dites-moi, pourquoi vous n'avez rien publié depuis "La garçonnière". J'aime tant vous lire, et laisser un talent tel que le vôtre s'endormir, ce n'est juste pas possible. Et si c'est un éditeur qui ne vous permet pas de partager votre plume, c'est un scandale !

La garçonnière est un roman d'une force rare, peut-être encore plus que "Le confident". Même s'il s'inspire d'une histoire vraie, on ne peut qu'admirer la construction, le style et l'écriture ciselée mais jamais prétentieuse d'Hélène Grémillon.

Ma lecture remonte déjà à plusieurs semaines, aussi mon billet est fait de ce qui reste, à froid. Et je dirais, presque une envie de le relire... Puisque c'était ici une audiolecture, pourquoi pas, bientôt, m'y plonger par le papier.

L'histoire se lit presque comme un roman policier doté d'un suspense étouffant... Puisqu'il y a un meurtre supposé et donc un présumé coupable... Même si, aux yeux du lecteur, ce dernier change constamment au fil des découvertes d'Eva Maria et des petites clés disséminées de ci delà par l'auteure.

Parmi les assassins potentiels, se trouvent les patients du docteur Puig... Qui lui ont tous livré des secrets personnels ou d'Etats, avoué des crimes, confesser une douleur plus forte que tout, liée à une haine et une envie de vengeance. D'une façon ou d'une autre, nous assistons à certaines séances de la plupart de ces hommes et femmes. Ainsi, Hélène Grémillon nous conduit au plus profond de l'intime. Dans l'antre d'où rien ne sort jamais... Le cabinet d'un psychiatre... qui reçoit tout un éventail de personne et qui entend l'indicible.

N'oublions pas que l'intrigue de ce roman se déroule en Argentine quelques années seulement après la fin de la dictature militaire... Qui dit juntes militaires, dit Disparus, Fusillés, Torturés, Prisonniers, Exilés, Enlèvements... Et en Argentine, les bébés volés... Et le mouvement des mères de la place de Mai. Et bien de ces événements historiques, la romancière nous en propose différentes versions... Celles des bourreaux, celles des victimes... Qui tous côtoient le cabinet de Puig... 

Et au milieu de tout cela, la mort de Lissandra Puig... Et son personnage si bien façonné, si bouleversant finalement.

La garçonnière est un roman sur le pire et le meilleur de l'humain...Que ce soit par amour, par vengeance, par envie d'être aimé, par l'envie d'aimer, pour protéger, par lâcheté, par inhumanité, par jalousie, par désamour. Tous ces sentiments y sont développés avec une justesse incroyable.

C'est aussi l'histoire d'un énorme gâchis, qui rappelle que dans la Grande Histoire prend de la place, il ne faut pas pour autant oublier les "petites" histoires, celles qui sont personnelles, méconnus mais tout aussi dramatique.

Et le titre dans tout cela ? Tout au long du roman, je me suis interroger sur celui-ci, sur sa signification. Patience... Les toutes dernières phrases en livrent le secret et le sens, dans un dénouement glaçant qui noue la gorge.

Un roman si fort est à lire de toute urgence, évidemment !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Septembre 2018

Roman - Editions Gallimard - 5h50 d'écoute - 17.99 €

 

Parution d'origine en août 2016

 

L'histoire : Myriam, épouse et jeune mère au foyer de deux enfants, décide de reprendre son activité professionnelle. Avec Paul, son mari, ils se lancent dans le recrutement d'une nounou, avec des critères très strictes. Leur choix est sans appel. Ce sera Louise. Louise qui se révèle très vite extraordinaire, au delà des espérances. Louise qui devient indispensable, qui prend de plus en plus de place au sein de la famille. Au point d'en faire partie, c'est du moins ce que Louise ressent...

 

Tentation : La renommée du roman

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Prix Goncourt 2016... Forcément, cela attire regards, curiosité et conduit à la lecture de dizaines d'avis sur la blogosphère... Alors, je m'attendais à du waouh...

Et ce waouh presque général se traduit chez moi par un : Ouais, pas mal mais...

L'avantage de ce Goncourt est qu'il se lit facilement, accessible et compréhensible par tous. Point de noeuds à se faire au cerveau pour suivre l'intrigue et la saisir, en tout cas dans ce qu'elle a de plus apparent... Car bien sûr, au-dessous de cette histoire somme toute assez classique, Leila Slimani a glissé une bonne donne de finesse dans le portrait de ses personnages, et surtout celui de Louise, qui restera une inconnue aux yeux de Myriam et Paul...

Comme quoi, lorsque les apparences conviennent, on ne cherche pas à creuser derrière, on ne prend même pas le temps d'imaginer qu'il peut y avoir derrière une histoire, une autre réalité, une douleur. Je pense que c'est cela le véritable sujet du roman... Quand les apparences conviennent et arrangent, on efface le doute et l'on ne s'intéresse pas à l'autre face, par manque de temps, d'intérêt, d'imagination, de sensibilité peut-être... ou simplement d'altruisme, même si l'on se vente d'en déborder... même si l'on se trouve aveugle devant une solitude béante.

Alors, certes on a froid dans le dos car le début du roman s'ouvre sur l'issue de celui-ci... Donc forcément, on sait vers quoi l'on se dirige... Et pourtant, je m'attendais néanmoins à plus de suspens, à plus d'effroi et de tension. J'espérais un "page turner".  A mes yeux, c'est comme s'il manquait des étapes alors que certaines se répètent. Quant à la fin... Et bien sans spoiler, je peux dire que... Ayant écouté la version audio empruntée à la bibliothèque et copiée sur mon disque dur... J'ai vraiment cru qu'il me manquait un chapitre, au point que sur Facebook, j'ai fait appel à mes amies pour savoir si "ma dernière phrase" était bien "la dernière phrase". Donc une toute fin qui laisse sur la faim, avec une sensation d'inachevé.... ou de commencement interrompu...

Je pense que sans le tapage littéraire et médiatique autour de Chanson douce, j'en aurais attendu moins et sans doute plus apprécié la lecture qui reste néanmoins de bonne facture et agréable !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 17 Septembre 2018

Roman - Editions Gallimard - 11h24 d'écoute - 19.80 €

 

Parution d'origine chez Gallimard en octobre 2014

 

L'histoire : L'histoire s'ouvre sur une disparition inexpliquée, celle de Lila. Elena, son amie d'enfance, plonge dans ces souvenirs et narre leur particulière amitié qui naquit dès leur plus jeune âge, dans un quartier défavorisé de Naples. Ce premier tome couvre donc l'enfance et l'adolescence de ces deux jeunes filles, avec leurs différences, leur complicité etc...

 

Tentation : La réputation de cette saga

Fournisseur : Bib N°2

 

 

Mon humble avis : J'ai enfin lu le premier tome de la saga dont le monde entier parle et ne tarit pas d'éloges depuis bientôt 4 ans... Mon audio lecture s'est achevée en début d'été... Et ce n'est que maintenant que je trouve le courage de m'atteler à l'écriture de mon billet... Qui sera donc, je pense assez succinct. Bon, en même temps, je pense que tout a déjà été dit sur ce roman, et ce, dans toutes les langues écrites que porte notre bonne vieille terre.

Je m'interroge franchement sur ce succès international presque inédit de la saga (le tome 4 est paru cette année). Tout le monde sait que personne ne sait qui est réellement l'auteur, le nom d'Elena Ferrante étant un pseudonyme cachant une identité qui ne veut être connue... Et bien je soupçonne que le buzz autour de cette auteure inconnue soit pour beaucoup à ce succès.

Franchement, j'ai subi cette audiolecture, malgré un style, une plume, une écriture remarquables et agréables.

En lecture papier, j'aurais abandonné à la moitié je pense. En audio dans ma voiture, ça passait un peu mieux, le paysage changeant était là pour me divertir. Certains passages peuvent se révéler intéressants, mais ils sont tellement noyés dans une masse de détails, de répétitions,  d'explications,  et d'anecdotes qui prennent des pages qu'on les oublie... Tout ça pour pas grand-chose. Les rentrées scolaires rythment le récit. J'ai eu l'impression, même si le premier tome s'achève à la fin de l'adolescence de Lila et Eléna, que les deux fillettes atteignaient déjà la trentaine. Bref, les années sont longues et paraissent doublées, voire triplées !

De plus, cette amitié "à la vie à la mort" m'a paru franchement  malsaine, entre la domination de l'une et la soumission de l'autre, tant sur des sujets importants et durables que sur des pacotilles. Et puis il y a en fait tant de compétition entre les deux gamines que je me demande bien où est la réelle amitié dans cela. Pourtant, la vie de l'une et de l'autre, les évolutions de chacune n'est pas sans intérêt. L'une est surdouée mais doit arrêter l'école très jeune. L'autre étudie beaucoup pour rejoindre le niveau intellectuel et culturel de Lila et peut poursuivre l'école. Le tout se situe le contexte géopolitique de l'Italie du Sud dans les années 50 puis 60. Mais voilà, trop de détails, trop de longueurs, trop de répétitions, trop de superflu pour qu'il y ait de l'émotion et que les personnages me touchent. Non, ils m'ont plutôt agacée, en tout cas pour ceux que j'ai réussi à repérer. Car les personnages, sont pléthores et pour la plus part, n'apportent rien au fond du récit.... Plus de onze heures d'écoute très linéaire alors qu'en 6 heures, le texte et l'histoire auraient fortement gagné en intensité et densité. Et là, sûrement qu'ils m'auraient beaucoup plu.

Inutile de dire qu'ayant frôlé l'overdose, je n'ai pas l'intention de me coltiner les 3 tomes suivants !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 15 Septembre 2018

Roman - Editions Thélème - 2h36 d'écoute - 20.95 €

 

Parution d'origine chez Julliard en 1961

L'histoire : Sur une île de Key Largo en Floride, Josée, jeune française, coule des jours très- trop tranquilles auprès d'Alan, son américain de mari. Lassée de cette vie et de la jalousie de son époux, Josée s'envole pour la France où elle espère retrouver sa chère liberté.

 

 

Tentation : Mon goût pour les écrits de Françoise Sagan

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Tous les livres que j'ai lu de Françoise Sagan m'ont conduite au septième ciel. Il en est tout autre pour ce roman ci. Je n'ai même pas atteint ces merveilleux nuages. Pour tout dire, je suis restée sur le plancher des vaches. Donc déception totale, heureusement, cette audiolecture est très courte, ce qui ne laisse pas vraiment le temps de parvenir à l'agacement... mais presque.

Certes, le plaisir d'entendre la plume, voire la voix de Françoise Sagan reste agréable. On retrouve bien sûr ici son ton inimitable, fait de désinvolture et de cynisme, surtout envers ces personnages, dont elle se moque bien. Les dialogues sont, comme d'habitude, assez caustiques, ce qui n'est pas fait pour me déplaire. Donc dans la forme, ce roman n'est pas désagréable à écouter, d'autant que l'interprétation qui en est faite est juste parfaite (on pourrait même imaginer que c'est Sagan elle-même qui nous lit son oeuvre). Il ne faut pas oublié non plus que ce roman évoque une période on ne peut plus révolue.

Mais dans le fond, je n'ai adhéré à... rien. Les personnages ne sont que mondains. Ils se noient autant dans l'alcool que dans une oisiveté qui les rend très superficiels, assez inintéressants, et franchement ni aimables ni touchants. Ils sont capricieux. Ils s'ennuient donc forcement sont ennuyeux. Même la fluctuation des sentiments amoureux m'a plus semblé prendre racine dans l'inconstance que dans l'âme ou le coeur. A moins que ces affections (notamment la passion exclusive, la jalousie, la manipulation amoureuse) ne soient pas assez creusées pour captiver la lectrice que je suis.

Bref, c'est une sensation d'insignifiance que je garde de ma lecture, que j'oublierai sans doute très vite. Si vous n'avez jamais lu Françoise Sagan (ce qui est un horrible tort auquel il faut remédier au plus vite), ne commencez pas par ces soi-disant "Merveilleux nuages" !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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