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Publié le 10 Mars 2019

Roman - littérature française - Bretagne
Article 353 du code pénal, de Tanguy Viel

Roman - Editions Audiolib - 4 h d'écoute - 19 €

 

Parution d'origine aux Editions de Minuit en janvier 2017

L'histoire : Martial Kermeur est déféré devant le juge, pour avoir jeté l'agent immobilier Antoine Lazenec à la mer... Geste qui a provoqué la mort de ce dernier.

Face au juge, Martial évoque tous les éléments qui l'ont conduit jusque dans son fauteuil... Depuis, son licenciement, son divorce, la garde de son fils, jusqu'à sa prime de licenciement investira dans un projet immobilier qui ne verra jamais le jour...

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Voici un très bon roman, étonnant, original et à la fin... bouleversante et on ne peut plus inattendue si l'on ignore le contenu de ce fameux article 353 du code pénale. Oui, l'issue remue vraiment. Elle rassure comme elle inquiète sur un certain fonctionnement possible de la justice française. Oui, elle peut vraiment tranquilliser si nous sommes en face de la bonne personne. Même si la vengeance n'est jamais une bonne justice et que nul n'est censé ignorer la loi.

Nous sommes dans le Finistère Nord, dans le bureau d'un juge pour un huis clos entre le juge et le présumé coupable Martial Kermeur, pour le meurtre d'Antoine Lasenec, un promoteur immobilier arrogant tout d'abord, puis très véreux ensuite, pour être les deux enfin. Ce huis clos est une longue confession de Kermeur, qui comme une pelote de laine, déroule tous les événements qui l'ont conduit à commettre cet acte irréparable. 

Nous pourrions tout aussi être dans le cabinet d'un psychiatre...  Martial Kermeur est presque dans un monologue... Juste entrecoupé par quelques questions du juge, ou relancé par le juge comme un encouragement à approfondir un fait. Aussi les principaux sujets de ce roman sont le pouvoir de la parole libératrice, et surtout, le pouvoir de l'écoute, qui permet l'empathie.

Mais il y a aussi le désespoir des victimes d'escrocs, qui n'ont aucun recours... Les gestes qu'amènent ce désespoir et la ruine financière... mais aussi, les sentiments... La honte... La honte d'avouer s'être fait escroquer, la honte que les autres découvrent qu'en bon partisan socialiste, vous ayez investi dans le plus pur exemple du capitalisme.

Tout cela est parfaitement développé dans cette histoire, captivante, très bien menée, qui nous cloue aux sièges de Marial et du juge. Parce que Tanguy Viel a le génie de glisser un sacré suspense dans cette histoire, alors que pourtant, l'accusation est connue dès le début et que le présumé coupable ne nie pas les faits. Et à noter, la lecture de Féodor Atkine est juste impeccable. Bref, une rencontre livresque réussie !

Un roman que je vous recommande donc chaleureusement !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 26 Février 2019

Roman - Editions Thélème - 8h48 d'écoute - 21 €

 

Parution d'origine en 2016 chez Flammarion.

L'histoire : Atanasia est une Bartolomé... Famille où, au cours des siècles, on a toujours dit "Soyez imprudents les enfants"... Et ces enfants ont voyagé et quelque part, changé le monde. Atanasia a 13 ans et impatiemment, à l'attend ce moment où cette phrase libératrice lui sera prononcée ou signifiée...  Sa vie change le jour où elle découvre, au détour d'un musée, l'oeuvre d'un peintre mystérieux : Roberto Diaz Uribé. Atanasia se libère en enquêtant sur lui.

 

Tentation : Titre et pitch

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Ma "notation'" d'une seule patte paraîtra sûrement, aux yeux de certains, très sévère. Je rappelle ici que mes billets rendent compte de mon plaisir de lecture, et / ou de l'intérêt culturel, de l'instruction qu'un roman m'apporte....

"Soyez imprudents les enfants"... Comme cette phrase m'a parlé et invité à découvrir ce livre. Ces quelques mots qui ont souvent fait sens à ma vie et qui mon permis de vivre vraiment, de ne pas rester dans ma zone de confort, de prendre des risques, de m'ouvrir au monde et de le découvrir. Bref, de ne pas avoir une vie plan plan qui à l'époque, ne m'aurait pas convenue du tout. Voilà pourquoi le choix de cette lecture.

Le début m'a plu. L'adolescence de l'héroïne, ses questionnements sur des sujets intellectuels, moraux ou purement matériels et pratiques... Et les réponses qu'elle forge en même temps que sa personnalité. C'est aussi l'époque du post franquisme, intéressante donc. La lecture faite par Véronique Ovaldé elle-même me semblait enjouée.

Et puis, j'ai commencé à me perdre lorsque j'ai saisi qu'Atanasia passait régulièrement du statut de narratrice à celui de personnage... Et donc que pour évoquer le même sujet, Véronique Ovaldé employait tantôt le "Je" et tantôt le "elle".

Ensuite, je suis noyée... ou envolée, comme vous voudrez. Plus un mot, plus un passage ne m'a accrochée, je suis littéralement sortie de l'histoire, que j'ai écoutée sans entendre, ou entendue sans écouter. Il a été question d'aïeuls manifestement, qui alternait avec le récit actuel... Et si j'ai à peu près compris, le déroulement de l'arbre généalogique de Diaz Uribe aboutit à... la fin, il y a peut-être un intérêt qui m'aurait échappé, donc je me tais. Quant à l'interprétation de Véronique Ovaldé, d'enjouée, elle est devenue pour moi rapide, bien trop rapide... Au point que je me suis demandé s'il y avait un train à prendre. Par moment, j'avais même l'impression d'entendre les conditions d'offres commerciales citées en fin de spots publicitaires radio.

Bref, je n'ai pas saisi ce roman, qui n'est pas fait pour moi... A moins que je ne sois pas faite pour lui. A moins encore que le support (audio) de lecture ne fut, pour une fois, pas le bon... Rencontre complètement ratée, dommage.... Pour le livre et pour moi.

 

L'avis de Clara, de Noukette et de Cultur'elle

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Février 2019

Roman - Edition le livre qui parle - 5h43 d'écoute - 13.00 €

 

Parution d'origine en 1897

L'histoire : Un homme bien étrange arrive dans une auberge d'un village anglais. Il parle peu, se montre fuyant et cache son visage sous des bandelettes et ses mains sous des gants. Devant cet étrange personnages, les langues se délient déjà...Puis quelques temps après, le village découvre, incrédule, que cet homme est en fait invisible sitôt qu'il se dévêt... La panique, la peur et les théories les plus folles envahissent le village.

Tentation : la renommée de l'histoire

Fournisseur : Bib N°2

 

Ah ah ah ! Un titre parfait en ce jour de la Saint Valentin !

Mon humble avis : Nous l'apprendrons au fil de l'histoire, cet homme invisible est un savant nommé Griffin. Il a trouvé la formule pour rendre invisible les choses...et les gens. Après un test sur un chat, il a appliqué la formule sur lui-même... et il est effectivement devenu invisible...

C'est donc un roman de science-fiction, même si bien ancien maintenant. Et comme nombre d'ouvrage de cette catégorie, il est la porte ouverte à nombre de constatations et de réflexions comportementales, sociétales et surtout spirituelles et philosophiques.

En effet, au cours du roman, Wells démontrent parfaitement grandeurs et décadences humaines. Tout autant que les dangers de la science, des pouvoirs que celle-ci peut donner et du péril du "toujours plus". Wells décortique le comportement autant individuels que collectif face à l'étranger (la méfiance, le début du racisme), face à l'étrange (la curiosité souvent malsaine et les ragots qui en découlent), puis face à l'étrangeté, l'impensable, l'inexplicable : la peur, la concupiscence, le rejet, la haine. Et face à tout cela, l'étranger  sans danger devient alors le pire ennemis et capable de tout pour échapper à cette haine. Le message de Wells et son observation de la société sont donc on ne peut plus avérés et limpides, mais surtout, toujours d'actualité. Wells met aussi le doigt sur le risque des "super pouvoirs" et des abus qui peuvent en être fait par ceux qui les détiennent. Tout ce qui est "super" porte son risque de mégalomanie. Et un super pouvoir n'est pas que fictionnel évidemment... Il peut être politique par exemple...voire même spirituel.

L'écriture comme la lecture qui en est fait sur cette version audio sont très alertes et agréables. La première partie m'a captivée. Ensuite, les explications scientifiques de Griffin m'ont un peu perdu et les personnages secondaires, nombreux, cités tantôt par leur nom, tantôt par leur rôle, grade ou métier, ont eu aussi raison de ma concentration à bien des moments. Et puis j'espérais un héros plus sympathique pour m'accrocher. Il n'empêche, ce classique de la science-fiction, visionnaire une fois de plus, est un incontournable. Visionnaire, je le dis parce qu'à notre époque, le danger est là mais invisible mais potentiellement partout... ne pas céder à la paranoïa.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 19 Janvier 2019

Roman - Editions Audiolib - 5h13 d'écoute - 19.00 €

Parution d'origine chez Calmann-Levy en mars 2018

 

L'histoire : Un accident de skate board et Louis, 12 ans, se trouve plongé dans un lourd coma. En rentrant de l'hôpital, Thelma, sa mère, découvre dans la chambre de son fils un curieux carnet : Louis y a dressé sa liste des merveilles, à savoir ses rêves, ses projets... Alors, Thelma prend la décision de réaliser "les merveilles" de son fils, pour tout lui raconter et lui montrer que la vie est belle, qu'il faut qu'il se batte et sorte de ce coma. Thelma n'a qu'un mois devant elle. Car dans un mois, si Louis reste toujours aussi inerte, le médecin débranchera les machines qui maintiennent Louis dans un semblant de vie.

 

Tentation : La couv' toute colorée et le pitch

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Je ne me souviens pas avoir lu d'avis sur la blogo à propos de ce premier roman lors de sa sortie au printemps dernier. Aussi, le hasard de notre rencontre en est-il encore plus magique !

Cette histoire, loin de tout pathos mais n'évitant pas non plus la réalité est un chef d'oeuvre mêlant habilement gravité et fraîcheur, si si, malgré ce que le sujet pourrait annoncer.  Ce n'est pas compliqué, La chambre des merveilles est un réel délice, si agréable à lire (ou à écouter), si émouvant, si touchant, si positif, si bananien (mot que je viens d'inventer pour dire qu'il donne la banane), bref, une pure merveille ! Et en même temps, c'est un roman paisible malgré un désolant décompte (donc un relatif suspense), qui fait se sentir bien et qui amène à nous interroger sur les priorités que l'on donne à notre vie et sur les liens qui nous unissent à nos proches.

Thelma est une mère monoparentale, qui voit l'évolution de sa carrière comme l'étoile à atteindre, et qui est en froid avec sa propre mère. L'accident et le coma de son fils Louis vont chambouler toute sa vie et la mener, via une espèce de road movie, vers une voie qui va l'aider à se révéler elle-même et surtout à elle- même, parce qu'elle écoute la voix de son fils à travers ce carnet des merveilles. Elle va ainsi redécouvrir son fils, mais aussi sa propre mère et les liens qui les unissent par-dessus les discordes. Et pourtant, ce carnet lui en fait voir des vertes et des pas mûres, l'emmène à Tokyo, lui font rencontrer Maîtres Gim's, s'inscrire à des cours de foot etc... Car les rêves de son fils, qu'elle réalise, lui raconte, lui fait écouter grâce aux moyens modernes, sont on ne peut plus riches, variés et inattendus.

Aussi, le lecteur s'amuse du périple sur lequel cette mère courage s'engage, mais sans jamais oublié la raison de cette engagement : ce jeune garçon cloué sur un lit d'hôpital, entre la vie et la mort.

La chambre des merveilles est portée par une écriture agréable. Ce roman est un condensé d'émotions pures et belles, très riches en divers sujets (notamment le milieu du travail pour les femmes... qui fait écho à l'actualité de #metoo).  Et, malgré un sujet de départ qui peut sans doute effrayer, on passe un excellent moment de lecture, on est porté par une sorte de douceur et d'espoir. Car ce roman en regorge. De l'espoir, de l'amour, du courage, de la persévérance, et surtout, la foi en ce que l'on fait, que cela puisse paraître vain ou non.

Ouvrez donc la porte de cette chambre des merveilles, qui vous emportera de pages en pages dans une magnifique histoire.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 13 Janvier 2019

Roman - Editions Des oreilles pour lire - 3h15 d'écoute - 16 €

 

Parution d'origine  chez Grasset en 2014

L'histoire : Celle de Jeanne, au tout début du XIXeme siècle, dans le Morbihan. Jeanne est une sorte de géante dotée d'une force extraordinaire. Batelière, elle sauva de nombreux marins de la noyade. C'est sa vie qui nous est contée ici.

 

 

Tentation : Pitch + Bretagne

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Quelque part sur la presqu'île de Rhuys, une rue est nommée rue Jeanne le Mithouard, et une petite plaque résume sa vie et lui rend hommage. C'est à cette vue que l'auteur a voulu en savoir plus sur cette Jeanne, qu'à l'époque on appelait aussi "La France". Cédric Morgan raconte ici ce qu'a pu être sa vie. Nous sommes donc dans une fiction sur un personnage ayant existé. Les lieux cités sont, quant à eux, bien réels.

Cédric Morgan se penche donc sur le destin de Jeanne, qui est une héroïne enfouie et oubliée de l'Histoire, comme bien d'autres. Jeanne est une femme simple, mais si grande qu'elle dépasse même tous les hommes des environs. Elle est dotée d'une telle force qu'elle fait des travaux d'homme, jusqu'à devenir batelière. Passeuse, elle transporte personnes, animaux et marchandises dans les environs de d'Arzon, Sarzeau, Vannes, Logeo à la seule force de ses bras etc. Elle se marie avec Louis, un pêcheur au long court, qui passe plus de la moitié de l'année dans les eaux froides de l'Islande. De cette union, naîtront trois filles, dont seulement deux survivront.

Jeanne est une femme extraordinaire qui même une vie ordinaire. Elle n'a jamais eu conscience de sa particularité ni de l'importance de ses exploits, tant pour elle tout lui semblait normal. Elle devint une figure locale et sa renommée alla aussi plus loin. Même les médailles reçues pour ses sauvetages en mer la laissèrent dubitatives. Seuls les soixante francs promis en récompense de sa bravoure par l'administration lui firent dire qu'ils amélioreraient un peu son quotidien.

Ce roman est un formidable portrait d'une femme d'une autre époque et en même temps, assez atemporelle. Une femme qui gère sa vie, qui s'en contente malgré sa rudesse qui est aussi due au temps d'alors. L'histoire commence vers 1800 pour finir environ quarante ans plus tard. Ce qui fait que ce livre est aussi le tableau d'une région et d'une époque, de ses us et coutumes, de ses croyances etc...  Il est évidemment question de la mer, de ses dangers, des gens qui y vivent et qui en vivent. Le tout décrit par une écriture soignée, simple et agréable.

Maintenant, pour être honnête, ce n'est pas forcément le genre de roman et d'histoire qui me transporte et me passionne. Malgré l'intérêt réel et culturel de cette histoire, j'ai trouvé qu'elle manquait en peu d'entrain, d'autant plus que la lecture qui en faite dans le format audio est assez lente et monotone. Pour autant, je ne regrette pas cette audio-lecture même si le format papier doit peut-être mettre plus en valeur la qualité de ce destin hors du commun tout de même.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 22 Décembre 2018

Polar - Editions Sixtrid - 9h45 d'écoute - 19 €00

Parution d'origine chez Gallmeister en 2011

L'histoire : Walt Longmire est shérif depuis vingt-cinq ans dans le Wyoming. Il se met en route pour Philadelphie avec son vieil ami Henri Standing Bear. L'attend la-bas sa fille Cady, grande juriste. A son arrivée, Cady est dans le coma, suite à une agression. Ce qu'ignore encore Walt, c'est que l'agression de sa fille n'est que la première d'une longue liste...

 

Tentation : La blogo à propos de l'auteur

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis... qui je le rappelle, n'engage que moi et provient de mes impressions de lecture.

Je n'ai pas apprécié du tout ce roman. Est-ce le format audio qui est "responsable" de ce constat ? Je l'ignore...  Mais rien ne m'a agrippée, captée et encore moins captivée. C'est comme si j'avais écouté ce roman sans l'entendre, ou comme si je l'avais entendu sans l'écouter... L'interprétation gutturale et assez monocorde ne m'a peut-être pas aider à entrer dans cette histoire.

L'indien blanc est le troisième roman mettant en scène le personnage de Walt Longmire. Peut-être aurais-je du commencer par le premier, histoire de me familiariser déjà avec quelques protagonistes, et être ainsi moins perdue.

Déjà, la mise en place et l'entrée en matière m'ont paru bien longues. Ensuite, la multiplication des noms et des lieux m'a vraiment perdue pour de bon. A part Walt et son entourage direct, j'ai été incapable de dire le rôle que tenaient les personnages secondaires dans cette histoire, de dire s'ils étaient "bons" ou "méchants" et de suivre le déroulement de l'enquête, qui pourtant ne parait pas compliqué comme pourraient l'être celles liées à de l'espionnage et autre. J'ai vaguement compris tout de même, sur la fin, le" pourquoi", mais pas vraiment le "qui". Ou alors, j'ai déjà oublié ! Quant à cet Indien Blanc, il reste pour moi un grand mystère !

Bref, j'avais hâte de parvenir à la fin de cette histoire. Il semble que cet auteur et ce personnage ne soient pas faits pour me plaire et me captiver. Bref, une rencontre ratée. Dommage mais grave, il y en a d'autres (des auteurs, et des personnages !)

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Décembre 2018

Roman - Editions Un livre qui parle - 14h14 d'écoute - 17.95 €

 

Parution d'origine en 1857

L'histoire :    Pour son malheur, Emma Bovary est née femme et vit en province. Mère de famille contrainte de demeurer au foyer, elle mène une existence médiocre auprès d'un mari insignifiant. Pourtant, Emma est nourrie de lectures romantiques et rêve d'aventures, de liberté et, surtout, de passion. L'ennui qui la ronge n'en est que plus violent, au point de la pousser à l'adultère...

 

Tentation : Allez, on s'y met

Fournisseur : Bib n°1

 

 

Mon humble avis : Me voilà bien... J'ai "audiolu" ce classique il y a six mois et depuis, je procrastine la rédaction de mon billet. Forcément mes souvenirs se sont étiolés et évoquer un livre ultra analysé et sur lequel tout a été dit n'est pas chose aisée. Bref, ce n'est pas ici que les lycéens en recherche de disserte à copier/coller trouveront matière...

J'ai écouté ce roman jusqu'au bout parce que je faisais autre chose en même temps, ce qui m'a aidé à tromper mon ennui, ou plutôt ma lassitude. Je détapissais et repeignais ma salle de vie. Pour justifier mon ennui, il me faut rappeler que j'ai été traumatisée par les classiques à l'époque du collègue et que plus de 30 ans plus tard, je trouve plus d'intérêt à les découvrir soit avec plaisir, soit avec peine mais de mon plein gré... L'envie et la curiosité de les connaître sont bien là et réelles, ma culture générale souffrant de trop de lacunes.

De ce que j'avais entendu de-ci-delà de cette chère Emma, je pensais avant lecture que celle-ci m'agacerait. Ce qui n'a pas manqué. Certes, au début, je me suis trouvé quelques accointances avec Mme Bovary, puis son tempérament capricieux, plaintif et nonchalant m'ont fait dire que non, finalement, Emma et moi ne nous ressemblions pas. Son cher mari m'a semblé aussi bien mou. Et au fil des pages, les situations sont devenues assez répétitives.

Heureusement, il y a le style de Flaubert, que j'ai apprécié et dont je me suis même délectée par moment. J'ai même été étonnée des pointes d'humour et de cynisme de Gustave. Je ne m'attendais pas à ces traits d'esprits. Bien évidemment, cette étude de la société du XIXème siècle en province, ses moeurs et son hypocrisie, est intéressante et permet un voyage dans le temps.

Voilà six mois plus tard ce qu'il me reste de ma lecture de cet énorme et incontournable classique, ce n'est pas terrible. Zola m'avait plus charmée, même emballée l'année dernière. Après, pour être honnête, en tant que femme, je me demande toujours, avec le tempérament qui est le mien, comment j'aurais géré ma vie (en tout cas la partie de ma vie qu'il m'aurait appartenu de gérer à cette époque), si j'avais été dans les situations d'Emma Bovary... Car n'oublions pas que toute cette histoire est à remettre dans son contexte historique. D'ailleurs, ce serait amusant qu'une reconnue et bonne plume se lance dans l'écriture de Madame Bovary 2020... L'environnement serait différent, mais les réactions et les comportements ?

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 1 Décembre 2018

Roman - Editions Gallimard - 8h35 d'écoute - 24.90 €

 

Parution d'origine chez Gallimard en 2015

L'histoire : Maud, 21 ans, entame sa première mission humanitaire pour une ONG, en qualité de chauffeur de camion. Cette mission la conduit pas à pas vers la Bosnie, en compagnie de 4 autres bénévoles masculins. Au fil de la route, les confidences vont se faire, les tensions vont se nouer et Maud va découvrir une toute autre face de l'humanitaire

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis :

On peut toujours compter sur Jean-Christophe Rufin pour nous emmener ailleurs et nous inviter à voir le monde autrement... En tous cas, ici, c'est une autre vision du monde "merveilleux et bienveillant" de l'humanitaire en époque et en pays en guerre que nous montre l'auteur. Et l'on peut imaginer, étant donné son CV, qu'il connait ce dont il parle. Certes, nous sommes ici dans un roman... mais l'on peut penser que l'auteur à du croiser sur sa route des situations assez semblables.

La plume de Rufin, toujours aussi fine, fluide et agréable n'est nullement en cause dans ma dépréciation de cette audio lecture.

La version de l'humanitaire que propose ici Rufin est tout de même intéressante. Elle permet de réaliser qu'avant tout, les humanitaires sont évidemment des humains, avec des forces, des failles.... et des égos, parfois surdimensionné. On réalise aussi que les motivations pour ce genre de missions peuvent être très variées. Mais, pour ma part, j'ai vraiment découvert qu'il était très difficile de rester intimement neutre dans ces pays en guerre... La neutralité est la base de toute mission humanitaire... Et le problème surgit quand elle n'est plus là, et que certains bénévoles s'investissent dans ces missions dans un but purement militaire...

Jean-Christophe Rufin nous explique aussi comment certaines ONG perçoivent les "bénéficiaires". Il semble que pour celle-ci, les bénéficiaires n'aient pas de visages, pas d'histoires, que pas grand monde se préoccupe vraiment de leur humanité. Cette indifférence au bénéficiaire étant bien évidemment bien supérieure à la neutralité obligatoire. L'essentiel étant de trouver des bénéficiaires pour porter secours et mériter le titre d'ONG.

Bref, c'est une image assez désillusionnée que Rufin nous donne de l'humanitaire.... même si, certes, elle est certainement réelle parfois. Mais pourquoi -as en faire un roman. L'idée de départ est justifiée.

Le problème pour moi, c'est que les personnages sont finalement assez peu intéressants individuellement et même exécrables en tant que groupe (et de ce fait, difficile de s'attacher à ne serait-ce que l'un d'eux). Entre eux, tout n'est que conflit, comme si le monde en manquait. Le récit est assez linéaire et devient de plus en plus répétitif et finit par traîner en longueur, pour s'achever sur un final très /trop romanesque par rapport au reste. Donc, j'avais hâte de passer tous les check-points et de parvenir à la fin du roman... décevant donc... pour moi. Enfin, ennuyant sur la durée.

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 21 Novembre 2018

Roman - Editions Thélème - 3.09 heures d'écoute - 17 €

 

Parution d'origine en 1889.

L'histoire : En Russie, lors d'un voyage en train qui dure plusieurs jours, un homme pénètre dans un compartiment. Il reste en retrait des conversations de ses co-voyageurs jusqu'à ce que celles-ci abordent le sujet des relations "homme-femme" et du mariage. Il prend alors la parole et dévoile son identité : il est Pozdnychev, homme connu pour avoir tué sa femme. Il se lance alors dans la narration de son histoire.

 

Tentation : Osons ! Soyons fous !

Fournisseur : Bib N° 2

 

 

Mon humble avis : Qui eut cru qu'un jour, délibérément, de mon plein gré, je piocherais une oeuvre de Tolstoï à la bibliothèque. Pas moi en tout cas, qui ait toujours (depuis le collège) était paniquée à l'idée de lire un classique. Alors un Russe ?! Vous imaginez ? Bon, j'avoue, je ne me suis pas non plus lancée dans Guerre et Paix, mais dans un court roman ! Restons prudent tout de même !

Et bien la prudence m'a permis de me délectée de cette écoute ! Oui, vraiment. Déjà, la qualité littéraire de l'oeuvre est tellement remarquable qu'elle m'a émue. Même si, Française oblige, je n'écoute qu'une traduction de l'oeuvre originelle, je n'ai cessé de me dire : "que la langue est belle", "quel talent de narrateur", "quelles phrases joliment construites", "quel vocabulaire toujours juste et pourtant jamais compliqué". Je pense que c'est ce qui m'a surpris en premier : la beauté d'une écriture travaillée mais on ne peut plus fluide et accessible, et si douce à l'oreille.

De la forme, passons au fond, tout aussi passionnant même si, pour notre époque, plus si originale que cela ! Le récit d'un crime passionnel. Même si ce texte date de 1899, par bien des aspects, je l'ai trouvé très contemporain. Et malgré l'évolution des moeurs, force est de constater que le monde et l'Homme n'ont pas tant changé que cela. Léon Tolstoï m'a tellement marquée par une de ses phrases que je l'ai presque retenue mot pour mot : "la femme ne s'émancipera vraiment que lorsqu'elle cessera d'être un objet de convoitise". Et oui, j'ai ainsi appris qu'au XIXème siècle, le sujet de m'émancipation féminine était déjà d'actualité...

Le titre de ce roman vient d'une oeuvre éponyme de Beethoven. Au fil des pages et des heures passées dans le train, Léon Tolstoï fait l'autopsie d'un meurtre passionnel. Pour cela, il éviscère le couple. Il passe au rasoir l'amour et la haine au coeur d'un couple, la passion, la séduction, le mariage, les relations sexuelles, la jalousie, l'infidélité, la domination, l'addiction, la pureté "recherchée" des femmes et la débauche acceptée des hommes, la position des femmes tant dans la société que dans le couple le poids et le regard de la communauté sur les célibataires comme sur les couples... Bref, il m'a bien semblé que pour Tolstoï l'amour est de début de la fin, le mariage le commencement du meurtre par longue agonie. Et titre oblige, Tolstoï évoque aussi la musique et les sentiments et comportements qu'elle fait naître en nous. La musique comme révélateur personnel intime, même si, ici, c'est pour le meilleur et surtout pour le pire.

Cette démonstration de Tolstoï m'a littéralement passionnée et captivée. Mais pour mieux en rendre compte, il m'aurait fallu prendre des notes, tant le texte est dense en mots, en sens, en thèses et en antithèses, tant le texte est rapide et efficace, tant il mérite et nécessite forte concentration cérébrale pour en apprécier la brillance intellectuelle et bien sûr, littéraire !

Si comme moi vous avez tremblez de peur à l'idée de vous plonger dans la littérature classique Russe, et bien dégustez donc cette sonate comme une mise en bouche, et vous m'en direz des nouvelles... De mon côté, j'ai l'intention de lire d'autres oeuvres de Tolstoï et piocherai de nouveau avec bonheur dans ces ... Courts romans ! Parce que n'exagérons rien, je ne suis pas encore prête pour Guerre et Paix, d'autant plus qu'une Warrior même pas peur blogo copine en a abandonné sa lecture cet été !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 2 Novembre 2018

Roman - Editions Sixtrid - 9h32 d'écoute - 19.99 €

 

Parution d'origine en 2016 aux éditions Seuil, existe aussi en format poche !

L'histoire : Nous retrouvons Fredrik Welin, le personnage principal des "Chaussure" Italiennes. Il vit toujours sur son île, sauf qu'une nuit, il échappe de justesse de sa maison en flammes... Et puis, quelque temps plus tard, il apprend qu'il va être grand-père, alors que d'autres maisons brûlent dans l'archipel suédois.

 

Tentation : Retrouver Fredrik, suite à ma lecture des Chaussures Italiennes

Fournisseur : La bib'

 

Mon humble avis : Une nuit, la maison de Fredrik, héritée de ses grands-parents, brûle sur l'île. Elle est réduite en cendre et Fredrik pense que sa vie est à l'image de sa maison, réduite à néant et si proche de la fin. C'est l'occasion pour le personnage et l'auteur d'approfondir les sujets de la vieillesse, de la mort qui approche, des liens familiaux, des racines, de l'héritage, de ce qu'on laisse aux siens etc. Et puis, alors que les relations avec sa fille (rappel, qu'il n'a connu que lorsqu'elle approchait la quarantaine) sont toujours chaotiques, celles-ci vont se trouver modifiées par une nouvelle donne... Louise va être maman, donc Fredrick grand-père. Alors, pour Fredrick, l'idée d'un avenir fait peu à peu son chemin, suivie de près par celle de la reconstruction, au sens propre comme au sens figuré.

Petite précision avant de développer mes impressions de lecture. Nul besoin d'avoir lu les chaussures italiennes pour chausser les bottes suédoises et s'y sentir à l'aise. Les faits principaux du premier tome sont rappelés et ne sont pas forcément utiles. "Les bottes suédoises" pourrait tout aussi bien être un roman "indépendant".

J'ai aimé bien sûr me retrouver sur cette île avec Fredrick, partager ses peurs, ses doutes, ses petites joies et la vie de la petite communauté de l'archipel. Les personnages sont évidemment attachants et approfondir leur connaissance est bien sûr plaisant, tout comme l'écriture de l'auteur, ceci n'est plus à prouver. Les bottes Italiennes est le dernier roman écrit par Mankell juste avant sa mort, on peut donc fortement imaginer que les questionnements de Fredrick sont ceux de l'auteur...

Au début du roman, on pense que l'incendie de la maison de Fredrick est un cas isolé... Quelques chapitres plus tard, nous apprenons que d'autres maisons brûlent dans l'archipel. Vient donc le mystère de l'identité du pyromane. Mais attention, si vous êtes habitués à Mankell auteur de polar, il n'est point question d'enquête ou de policiers ici.

Mes premiers temps d'écoute m'ont bercée et captivée. Il y régnait une douce nostalgie, presque langoureuse. Puis, la langueur est devenue lenteur à mes oreilles, puis presque lassante. Comme si Mankell s'était laissé aller à quelques remplissages inutiles. Et j'ai pu souvent reprocher des descriptions trop factuelles (comme j'ai pris un café, je suis descendu de la voiture etc...)

Autant Les chaussures italiennes m'avaient embarquée sur une autre planète et une autre dimension peuplées de moult symboles et servies d'une construction romanesque génial, autant ces bottes suédoises m'ont paru plus fades... Même si le message est là, à travers ces fameuses bottes suédoises : patience et la vie reprend, il faut du temps pour trouver ne vie à la bonne taille...

Cette lecture reste tout de même de bon cru, mais n'est pas, à mes yeux ou mes oreilles, un millésime de Mankell.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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