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Publié le 18 Juin 2018

Autobiographie - Editions Audiolib - 6h14 d'écoute - 21.80 €

 

Parution d'origine chez Acte Sud en août 2016, existe aussi en format poche

L'histoire : Nous sommes en 1981 dans une cité de Toulouse. Il se passe beaucoup de chose en France, notamment l'avènement proche de Mitterrand. Et dans la cité, ça parle beaucoup, ça se révolte, ça rêve, ça subit, ça se résigne... Sauf Magyd qui prépare son bac littéraire et qui deviendra le premier bachelier rebeu de la cité !

 

Tentation : Curiosité et Pitch

Fournisseur : Bib N°3

 

 

 

Mon humble avis : Le patronyme de l'auteur ne vous rappelle peut-être rien... Sauf que si je vous dis : "Tomber la chemise", un petit air joyeux et bien entêtant vous revient en mémoire. Magyd Cherfi a en effet été parolier et chanteur du célèbre groupe toulousain Zebda !

Ici, il nous raconte sa vie, depuis son enfance en primaire jusqu'à l'obtention du fameux baccalauréat, ce drôle de truc, ce sésame pour devenir soit ingénieur soit docteur. Personne n'envisage de l'obtenir dans son entourage, puisque le bac serait réservé aux français.

Alors, c'est quoi être français, quand la carte d'identité dit que nous le sommes, que les parents ne le sont pas, qu'on vacille entre deux cultures, qu'on connaît plus "nos ancêtres les gaulois" que l'histoire de l'Algérie, que les idoles qu'on admire sont tout sauf maghrébins, que l'on a les cheveux crépus et qu'une partie de la France nous montre du doigt.

Voici la question fil rouge de ce récit de Magyd Cherfi. La question de l'identité personnelle dans l'identité nationale, de l'identité de coeur, l'identité à laquelle on veut ressembler. Magyd Cherfi offre des réponses  qui viennent du fond du coeur. Les siennes, celles de ses potes de la cités etc... Et celles-ci diffèrent évidemment. Comme pour beaucoup de sujets, il peut y avoir autant de réponses que d'individus. Mais l'auteur appuie sur la complexité de la question, à force de commentaires, d'exemples et d'arguments bien développés tous plus convaincants les uns que les autres. En dehors de ce questionnement identitaire, le sujet de la femme dans les cités, et notamment de la maltraitance, est largement développé.

Mais attention Magyd fait figure d'exception dans le quartier. C'est le littéraire, l'intellectuel, le poète, l'écrivain public, le rêveur de la cité. Celui qui, en cachette, lit Victor Hugo. Et qui se prend de la part de ses copains "Et c'est qui ce bouffon de Victor Hugo".

Au début de mon audio-lecture, j'ai vraiment cru que ce livre allait être un véritable coup de coeur pour moi. Le style, autant poétique que contemporain, m'emportait, me berçait, m'amusait, me bouleversait.

Et puis, j'ai trouvé pas mal de redondance dans les situations et les propos, et surtout, les dialogues au vocabulaire très fleuri ont commencé à être trop présents, puis envahissant à mes yeux, ou plutôt, à mes oreilles. De ce fait, j'ai fini par avoir hâte d'achever ce livre.... qui, comme vous pouvez le constater, garde néanmoins de très bons arguments pour que vous vous penchiez dessus !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Juin 2018

Roman SF - Editions Le livre qui parle - 7h26 d'écoute - 17.95 €

 

Parution d'origine en 1943

L'histoire : Nous sommes en 2052. La société est ultra électrisée, automatisée, robotisée...

Puis, un jour, tous les avions tombent en même temps... L'électricité a disparu... Plus rien ne fonctionne. Paris, puis la France entière tombe alors dans le chaos... Les réflexes humains les plus primitifs remontent alors à la surface...

 

Tentation : Curiosité, envie de culture

Fournisseur : Bib N° 3

 

 

Mon humble avis : Jeune adulte, j'avais lu quelques romans de Barjavel, sans me rendre compte que je lisais alors de la science-fiction, les différents genres littéraires m'étant alors soit inconnus, soit indifférents. J'avais adoré à l'époque et depuis 20 ans, je me disais qu'il me fallait retourner vers Barjavel. C'est chose faite avec Ravage, un classique de la SF, et bien plus sombre que les quelques souvenirs qu'il me reste de mes précédente lecture.

Ravage est une dystopie écrite en 1943, soit plus de 100 ans avant l'époque où se déroule son intrigue, qui ne se trouve plus qu'à 25 ans de notre époque... Et c'est réellement fascinant ! Je suis épatée par l'imagination dont a fait preuve Barjavel pour créer un lointain futur dont nous sommes maintenant si proches dans tous les sens du terme. L'auteur avait alors conçu des technologies et des façons de vivre qui sont hélas devenues si réelles... L'hyper connexion, le tactile, l'ultra concentration urbaine, et même la création ex nihilo de starlette à la mode téléréalité. Et nous nous approchons tellement du reste que cela en est effrayant, puisque la société imaginée par Barjavel sombre dans un chaos tel que seuls les instincts primaires et un retour en arrière dans le mode de vie permet de survivre. L'approche et le message de Barjavel jouxtent nos peurs actuelles et même les prédictions pessimistes des scientifiques, historiens, ou humanistes contemporain. Imaginez qu'en 1943, René Barjavel évoquait déjà le réchauffement climatique ! Les artistes et écrivains seraient donc des précurseurs passant pour fantaisistes alors qu'ils devraient être pris on ne peut plus au sérieux et écoutés...

Quant à déroulement du roman lui-même : 4 parties...

- Les temps nouveaux... Présente la société de 2052, surtout pour le pire mais un peu pour le meilleur, avec forte ironie et causticité de la part de l'auteur. Pour le lecteur, c'est très divertissant et amusant et pleinement satirique.

- La chute des villes... Les choses sérieuses commencent ! Plus d'électricité... le chaos commence avec ses destructions, son lot de violence humaine (par vice ou par survie)... La barbarie est de retour et touche tout le monde.

- Le chemin des cendres... François et Blanche, les personnages principaux, ont constitué une équipe qui fuit la capitale pour rejoindre le sud de la France où subsistent encore une véritable agriculture et un certain art de vivre... Cette partie ci est vraiment post(apocalyptique)... La longue route qui attend ce petit groupe est parsemée d'embûches en tout genre et les décès seront nombreux. Cette partie-là fut assez laborieuse et longue pour moi.

- Le patriarche : François et les quelques survivants de son groupe refonde une société ex nihilo, avec des bases et des règles très stricte pour repeupler le pays Cette société est basée sur la sagesse, la méfiance de tous progrès scientifiques et technologiques, pour ne pas renouveler les erreurs du passé. Seule importe réellement l'agriculture et l'autosuffisance. Par contre, il m'a semblé que le comportement de François, qui devient le patriarche, s'approche du despotisme... A l'époque où Barjavel a écrit ce roman, en France, nous sommes dans les années Pétain...

Bref, Ravage est un roman très dense, dont il est impossible d'aborder tous les sujets dans une simple chronique. Fascinant, Ravage n'est finalement pas si pessimiste que cela quand on voit où nous en sommes en 2018, et terriblement contemporain. En effet, nombre d'idéologies, de prévisions scientifiques ou de modes de vie de certains d'entre nous ne prônent-ils pas le retour à la terre et aux valeurs essentielles.

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 30 Mai 2018

Roman - Editions Audiolib - 4h16 d'écoute - 21.90 €

 

Parution d'origine chez Christian Bourgeois en août 2015. Existe en format poche !

L'histoire : Dès sa naissance, Bride a été le cauchemar, la honte et le fardeau de ses parents... Pourquoi ? Parce qu'elle était bien plus noire que ces parents mûlatres, d'un noir bleuté. Alors, toute son enfance, Bride a quémandé l'amour de ses parents, jusqu'à commettre l'irréparable pour en obtenir un geste d'amour, sa main dans celle de sa mère.

Devenue adulte, Bride est une femme magnifique qui a fait de sa couleur un atout. Elle est haut placée dans une société de cosmétiques. Et qui voit Bride ne serait-ce qu'une fois est suffoqué par sa beauté. Mais le passé reste ancré en elle ses souvenirs et ses traumatisme. Ce roman est celui de sa délivrance, ainsi que celle d'autres personnes autour d'elle.

 

Mon humble avis : Méga coup de coeur pour ce 11ème roman de l'écrivaine Américaine Toni Morisson (et 2ème lu pour moi)

Déjà, mention ultra spéciale pour l'interprétation qu'en donne Anna Mouglalis dans cette version audio. Quel talent de lecture et surtout, quelle voix ! Qui semble sortir des entrailles de la terre et qui pénètre de suite dans nos veines pour nous étourdir de sa puissance émotionnelle. Je dirai un peu timbre ressemblant à celui de feu Jeanne Moreau, qui correspond tout à fait au ton de cette histoire, narrée par plusieurs de ces personnages, et parfois par la romancière elle-même.

Toni Morisson explore encore moult sujets qui lui tiennent à coeur. Le racisme, latent ou manifeste, qu'il soit sociétal ou familial, intra-communautaire ou extra-communautaire... La jeunesse dans une Amérique très modeste. La pauvreté. Les coins perdus où vivent des américains d'un autre temps, dans de simple caravane... bref, une ambiance Bagdad Café par moment dans ce roman.

A travers le personnage de Bride, qui, malgré un départ épineux dans la vie, qui embrasse un succès professionnel et une réputation phénoménaux, Toni Morisson montre qu'elle refuse la fatalité, mais qu'évidemment les réussites sont plus chères payées. Morisson évoque aussi la vie de couple... Dès le début du roman, Bride est quittée par son ami... Parce qu'"elle n'est pas LA femme..."... Dès lors, pour Bride, c'est encore une remise en question et pour Morisson, l'occasion d'explorer le couple et ses mystères, et de conclure que dans le couple, le sexe est une information mais en aucun cas une connaissance de l'autre.

Bride et son ami respectait le jardin secret de l'un et de l'autre, sans jamais s'interroger sur le passé respectif de chacun. Peut-on construire un couple sur une base aussi peu solide... Puisque le passé oriente tout de même l'avenir, ou du moins la façon que nous avons de le concevoir et de le ressentir.... Ce n'est pas dans le secret ni le mensonge que l'on peut guérir des épines du passé.

Je resterai vague sur le sujet pour ne point spoiler ce magnifique roman, mais, dans ces pages, ce sont au moins quatre personnes qui trouvent enfin le chemin de la délivrance, en croisant celui de quelqu'un d'autre. Il y a Bride bien sûr, mais aussi sa meilleure amie, qui semblait vivre dans l'ombre de Bride. L'ex fiancé de Bride, Booker, trouvera aussi une délivrance de son lourd passé. Tout comme une autre personne, dont je ne dirai rien, mais pour qui la délivrance se situe au-delà de la liberté... Une liberté qui n'est pas suffisante pour libérer. En fait, il me semble presque le sujet principal de ce roman soit le pardon : le pardon aux autres, le pardon à soi-même, et le pardon des autres... Accordé, quémandé, espéré, salutaire.

Ce livre jouit d'une écriture soignée, efficace, sans longueur, sans effet de style particulièrement recherché...Et pourtant, tout claque, tout marque, tout s'imprime, tout émeut et remue. Le destin de ses personnages, qui ont tous en commun de vouloir aimer et surtout, d'avoir besoin d'être aimé, nous pénètre profondément... Et comme dit plus haut, la voix d'Anna Mouglalis n'est certainement pas étrangère à cette savoureuse émotion.

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 24 Mai 2018

Roman - Editions Audiolib - 7h59 d'écoute - 22.90 €

 

Parution d'origine en août 2017 chez Grasset

 

L'histoire : Il s'appelle Michel. Son épouse vient de décéder d'un cancer. Alors, il largue tout et retourne sur sa terre d'origine, faite de corons et de terrils, le Pas de Calais. Quand il n'était encore presque qu'un enfant, son père lui avait écrit, comme un testament : "Venge nous de la mine". Hanté par le décès de Jo, son frère mineur, mort en ouvrier, depuis des années, Michel part donc le venger et qu'enfin payent tous ceux qui n'ont jamais été punis pour leurs crimes.

 

Tentation : Le sujet / La région

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Par ce roman, Sorj Chalandon revient sur le drame de décembre 1974, qui vit périr 42 mineurs de fond dans un coup de grisou, dans le bassin minier du Pas-de- Calais à Liévin. 42 mineurs de la fausse 3 à Saint Amé, morts pour rien, par négligence de la sécurité dans les houillères. Parmi les victimes, Jojo (Joseph), le frère aîné de Michel, le personnage principal de cette histoire, qui mêle roman et Histoire... Histoire pour nous autres européens, mais présent pour nombre de pays africains ou asiatiques.

Cette oeuvre est avant tout un formidable hommage à ces hommes qui descendaient au centre de la terre pour en extraire le charbon, dans des conditions de vie et de travail que l'on oserait peut-être plus imaginer maintenant. Hommage aussi aux familles, femmes et enfants, de ses travailleurs forçats aux poumons silicosés et quelque part, à une région toute entière, ma région d'origine, même si j'ai grandi loin des mines et que mon arbre généalogique ne s'en est jamais approché ! 

La vie dans les Corons et le travail dans les mines sont extrêmement bien détaillés, à force de mots qui frappent et de phrases qui pénètrent. Le style Chalandon en fait ! Et une obsession récurrente chez l'auteur : écrire pour ne pas oublier, ou pour sortir de l'oubli.

Le texte, narré à la première personne du singulier, est bien sûr magnifique, d'une écriture on ne peut plus maîtrisée et adaptée au sujet. Parfois poétique, souvent rageuse... Mais, parce qu'il y a un "mais" dans mon ressenti, tellement mélancolique et triste, comme un ciel gris du nord. J'ai eu du mal à comprendre cette obsession de vengeance de la part de Michel 40 ans après les faits, même si, évidemment, cela construit la trame romanesque du livre. Alors une lassitude s'est installée en moi, comme de plus en plus souvent lorsque je lis des histoires qui disent "je suis malheureux, je l'ai toujours été, depuis l'enfance je suis traumatisé". Bref, je ne trouve plus autant de plaisir dans la lecture de roman à l'atmosphère étouffante, où la beauté est dans la souffrance mélancolique. Je préfère désormais, en littérature, une autre beauté, celle qui éblouit.

Et puis et puis...Arrive le dernier quart de mon audiolecture.... Et là, gros bouleversement, retournement de situation ô combien inattendu, rebondissement que je pense aucun des nombreux lecteurs de ce livre n'a pu imaginer.

Et là, on se dit, cette histoire n'est pas qu'une complainte, c'est un roman parfaitement construit.  On se dit que ce n'est pas un journaliste qui écrit Le jour d'avant, mais bien un écrivain, un pur écrivain.

Et au-delà du vibrant témoignage sur une époque et une profession, Le jour d'avant est surtout une histoire sur la culpabilité et l'image que l'on se crée d'une réalité pour que celle-ci devienne plus supportable. Roman bien entendu grandiose, mais qui laisse trop de place à l'accablement à mes yeux, où plutôt à mes oreilles, puisqu'il s'est agi pour moi d'une lecture audio pour en faire un coup de coeur !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 16 Mai 2018

Roman - Editons Audiolib - 4h04 d'écoute - 19€90

 

Parution d'origine chez Julliard en janvier 2017

L'histoire : Philippe, auteur célèbre est en interview dans le hall d'un grand hôtel bordelais. Il remarque alors un jeune homme vers qui il s'élance. Ce jeune homme lui fait tant penser à Thomas, son premier vrai et grand amour, alors qu'il était au lycée. L'auteur revient sur cette époque et ses émois.

 

Tentation : Envie d'approfondir l'auteur Philippe Besson.

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : "Arrête avec tes mensonges", c'est ainsi que la mère du jeune Philippe s'adressait à lui pour lui signifier "Arrête avec tes histoires". C'est un peu sur cette phrase que commence ce roman, ce qui, évidemment donne lieu à quelques réflexions intéressantes sur l'écriture et la création littéraire, puisque bien sûr, Philippe n'a jamais cessé d'inventer des histoires au point d'en faire son métier !

Arrêtes avec tes mensonges, c'est aussi tout ce que l'on cache dans sa vie au point de se la gâcher, de se la pourrir et de moisir avec. Ce que l'on dissimule par honte, par gêne, pour ne pas décevoir, pour ne pas sortir du rang, pour ne pas être rejeté, moqué, bref, pour être comme tout le monde. Les mensonges sont donc nos mois intérieurs et profonds que l'on tait à jamais au point de n'être jamais soi.

Ici, il s'agit de l'homosexualité, que le narrateur découvre au lycée. Il y a fort à penser que ce récit est hautement autobiographique, puisque l'auteur Philippe Besson ne cache pas son orientation sexuelle. Bien évidemment, l'ouverture d'esprit de l'époque (les années 80) était à mille lieues de l'actuelle, même si celle-ci est encore à mille lieues de ce qu'elle devrait être. Mais précisons que "Arrête avec tes mensonges" est avant tout une histoire d'amour enfouie, avortée, mais jamais oubliée non plus.

Philippe Besson est un homme que j'adore écouter lors de ses passages télévisés. Il s'exprime de façon habitée, captivante et passionnante, tant dans la forme que dans le fond. Il en est de même pour ses écrits (ce roman est le deuxième, et pas le dernier que je lis de lui). Les mots claques, les phrases accrochent et l'ensemble reste tout à fait fluide et résonne de justesse.

Mais à mes yeux, ce roman a quelque chose de trop mélancolique, et cette mélancolie est encore accentuée par la lecture qui en est faite, assez monocorde. Certes, j'ai aimé me replonger dans les années 80 et de la culture d'alors (musicales en autres), années qui sont celle de ma jeunesse. Mais j'avoue que dans mes lectures, les premiers émois amoureux me touchent de moins en moins et que certaines scènes assez crues de ce récit m'ont mises mal à l'aise. Je me serais passée de certaines descriptions qui pour moi, n'apporte rien à l'émotion ni à la qualité littéraire de ce roman.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 10 Mai 2018

Roman - Editions Audiolib - 5h04 d'écoute - 20 €

 

Parution d'origine en mai 2017 chez Grasset

 

L'histoire : Trois femmes, trois continents, trois combats vers la liberté.

En Inde, Smita est une intouchable.

Giulia, Sicilienne, doit reprendre l'entreprise familiale ruinée.

Au Canada, Sarah, brillante avocate apprend qu'elle est atteinte d'une grave maladie.

Le destin de ses trois femmes se tresse et va les unir, sans qu'elles ne se connaissent, sans qu'elles en aient réellement conscience.

 

Tentation : Le "tapage" autour de ce roman

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Si vous n'avez pas vécu sur une autre planète, l'été dernier, vous n'avez pu échapper à ce roman. Dans la presse, sur les blogs, dans les vitrines des libraires, sur les serviettes de plage, ce livre était partout ! Suffisant pour que je me penche sur son cas... D'autant plus que la version audio figurait à ma bib N°3, la grande bib de Rennes, qui propose plein de nouveautés... Pour mon plus grand bonheur !

Le destin de trois femmes s'entrelace dans ces pages, chapitre après chapitre. Le lien qui les unit ne sera révélé qu'en toute fin, même si l'on peut le deviner quelque temps avant. Mais ce n'est pas bien grave. Ce lien est aussi infiniment petit qu'il est grand... Puisqu'il va de l'intime à la mondialisation. Et il représente bien, mais de façon originale, le fonctionnement du monde que nous ignorons parce que nous courons s'en réfléchir, submergés de tout que nous sommes.

L'histoire de Smita l'intouchable m'a particulièrement touchée. Son métier est de vider les latrines des riches. Elle vit donc de et dans la merde, comme sa mère avant elle etc... Smita refuse que sa fille ait le même avenir, souhaite la faire entrer à l'école... Mais là aussi, ça fille restera ce qu'elle est, une intouchable. Alors, Smita fuira son village avec sa fille. Destination.... (c'est dans le roman !). Smita est bouleversante et nous rappelle, dans notre petit confort d'occidentaux, qu'il est un pays puissant où subsiste encore ce révoltant système des castes, de façon légales, ancestrales, culturelles etc...

Sarah au Canada est tout aussi poignante. Brillante avocate, comme toute femme et ce toujours au XXIème siècle, elle doit tripler les efforts pour convaincre, garder sa place, concilier travail et vie de famille. Sachant que pour réussir dans son métier, sa vie de famille doit être invisible et n'avoir aucune conséquence sur sa profession. Et lorsqu'elle apprend qu'elle est atteinte d'un cancer, son monde s'écroulera... Sarah est un exemple éloquent qui prouve que pour rester dans la course, il faut être parfait, et que le monde du travail est intraitable et sans pitié quand la maladie pointe le bout de son nez, sous prétexte de représentation et de rentabilité.

Ces deux femmes sont brillamment interprétées par les lectrices. Giulia, la sicilienne, le fut beaucoup moins à mon oreille, et c'est sans doute pour cela que son personnage m'a laissée un peu plus de glace. En effet, ses chapitres sont lus avec une sorte d'urgence qui fragilise l'émotion qui pourrait émaner de cette jeune femme. Guilia reste tout de même attachante dans l'énergie qu'elle déploie pour sauver l'entreprise familiale de la ruine. Pour cela, elle doit se montrer inventive et surtout, elle doit convaincre son entourage de sortir de la tradition. Dure mission pour elle dans une Sicile où la femme se doit être soumise et de rester à sa place.

En relisant ce billet, je me rends compte que La Tresse est donc avant tout un roman sur la place de la femme dans la société à l'heure actuelle, et des efforts qu'elle doit déployer pour  s'en sortir, l'atteindre et/ou s'y maintenir.

C'est une lecture agréable, facile, divertissante mais pas que... Même si les sujets abordés auraient mérité un peu plus d'approfondissement, ils offrent tout de même aux lecteurs de beaux thèmes de réflexion et de prise de conscience sur notre époque, qui semble encore bien empêtrée dans le passé.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 8 Mai 2018

Roman - Editions Audiolib - 4h07 d'écoute - 18.50 €

 

Parution d'origine en janvier 2018 chez J.C Lattès

 

L'histoire : Hélène, professeure principale au collège, remarque le comportement étrange de Théo, son état de fatigabilité permanent. Mais elle semble être bien la seule à s'en soucier.  Théo lui rappelle elle-même, dans sa jeunesse, quand elle subissait les coups de son père. Aussi, pour Hélène, le "cas" Théo devient une obsession, qui lui fera dépasser certaines limites de l'administration scolaire.

 

Tentation : LE nouveau Delphine de Vigan pardi !

Fournisseur : Audible, merci pour le partenariat !

 

 

Mon humble avis : Les loyautés est un roman choral, ou s'expriment à la première personne du singulier les personnages adultes, et où un narrateur prend la parole quand les chapitres concernent les enfants.

Théo est fils de divorcés, garde alternée. Les deux parents n'échangent plus une parole. Il entraîne son ami Mathis sur une mauvaise pente. La mère de Mathis sent son mariage vaciller et son fils glisser là où il ne faut pas.

Hélène, professeur principale des deux ados, s'inquiète du mal être de Théo. Elle soupçonne un cas de maltraitance, mais n'est guère aidée par l'administration scolaire dans ses démarches.

Nous l'apprendrons au fil de pages, mais Théo ne subit pas de maltraitance. Son "problème" est tout autre, mais témoigne bien d'une grande détresse humaine, que personne ne prend en compte, que personne n'imagine, qu'il est seul à gérer, comme il peut. Aussi, il recherche l'évasion, pour oublier...

Ce nouveau roman de Delphine de Vigan est sombre (en même temps, on éclate jamais de rire dans les romans de Delphine de Vigan !) sobre, efficace et sacrément remuant. Il invite chacun d'entre nous à être responsable de notre prochain, de notre voisin, d'une détresse qui peut croiser notre chemin et que nous serons peut-être seuls à détecter.

Les loyautés qui donnent le titre au roman.... La loyauté peut être salvatrice comme destructrice. La loyauté envers nous-mêmes, ce que nous fûmes, ce que nous sommes, nos idéaux, nos combats... La loyauté envers les autres, c'est la fidélité, ne pas trahir un secret, ne pas dénoncer l'insupportable aussi... Il est aussi question de la loyauté envers le système et les lois... pas toujours conçus pour être efficace devant une détresse.

Dans ce roman, chaque personnage est mu ou enfermer par ses loyautés. La prof envers son élève, le fils envers son père, la mère envers son fils, l'ado envers son copain...

Evidemment, on peut compter sur la sensibilité de l'auteure et sur sa plume reconnue de tous pour décrire toutes ses situations intimes avec une délicatesse et une justesse remarquable. Delphine de Vigan sait mettre des mots là où d'autres ne les trouvent pas. Il est question de couple et de l'après-couple (et de cette haine destructrice où les enfants sont oubliés... et victime), d'amitié, d'amour maternel et filial.

Un roman coup de poing sur des sujets on ne peut plus contemporains, hélas...

 

Livre lu en partenariat avec AUDIBLE, site de téléchargement légal de livres audios, avec un abonnement mensuel possible dès 9 €90  et des livres audios en exclusivité !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 28 Avril 2018

Thriller - Editions Audiolib - 11h08 d'écoute - 24€40

 

Parution d'origine chez Sonatine en juin 2017

 

L'histoire : Julia est terrifiée à l'idée de retourner à Beckford. Pourtant, elle y est bien obligée. Le corps de sa soeur Nel vient d'être retrouvé dans la rivière. un suicide pense la police. Sauf que depuis des siècles, cette rivière est connue pour être tantôt celle où l'on y noie les femmes dérangeantes, tantôt pour pour celles des suicidées. Ne serait-ce que quelques mois plus tôt, une adolescente n'y a -t-elle pas été retrouvée noyée ?

 

Tentation : Pitch + réputation de l'auteure

Fournisseur : Bib N° 3

 

 

Mon humble avis : Au fond de l'eau est le nouveau roman de l'auteure du très remarqué "La fille du train", tant en librairie (pas lu) que quelques mois plus tard sur les écrans de cinéma : vu là.

Il s'agit d'un thriller avant tout "atmosphérique" (appellation assez personnelle) qui donne une part importante aux lieux : le village de Beckford dans le nord de l'Angleterre, et surtout cette rivière qui parait être si près de nous, dont en semble entendre le bruit de l'eau et le bruissement des arbres. Et qui dit village, dit habitants, dit ragots, dit "on-dit", dit tout le monde ou presque se connaît, s'aime ou se déteste, au choix ! Mais Beckford semble victime d'une fatalité et/ou légende historique... Sa rivière servait, dans les temps passés, à noyer les femmes que l'on soupçonnait de sorcellerie. Et depuis quelques décennies, il semble que les femmes la choisissent comme lieu de suicide. Donc ne serait-ce que pour le lecteur, la présence de cette rivière est angoissante, et le pouls s'accélère sitôt qu'un personnage s'en approche.

Au fond de l'eau n'est pas un thriller terrifiant, ni gore. Pas de cadavre toutes les cinq minutes, ni de descriptions qui donnent la nausée. Mais il ne cesse d'ouvrir de nouvelles pistes, qui complètent les précédentes ou remettent complètement en question le peut que la police savait. J'ai vraiment admiré la construction du roman et tout au long de mon écoute, je n'ai cessé de me dire : "waouh, quel boulot de romancier, chapeau !"

Le roman s'attache avant tout à la psychologie des personnages et des liens qui unissent ou désunissent les habitants de la commune. Bien entendu, les liens qui désunissent sont à découvrir au fur et à mesure et expliqueront au final tant la mort récente de Nel, de Kathie l'adolescente, et peut-être d'autres encore... Surprise ou non !

Le portrait des protagonistes est extrêmement bien brossé et soigné, et s'applique à faire le lien entre leur traumatisme de jeunesse et leur comportement à l'âge adulte, qui n'est pas exempte de mystère.

Nel travaillait à l'écriture d'un livre sur "le bassin des noyés" et enquêtait donc. On peut facilement imaginer que cela dérange quelques personnes, aussi, le coupable potentiel peut se cacher derrière chacun des personnages.

Pourquoi les deux soeurs Nel et Julia ne se parlent plus depuis des années, au point que Julia regrette de ne pas avoir répondu au dernier message téléphonique terrifié de sa soeur.

Julia va-t-elle parvenir à apprivoiser Lena, la fille adolescente de sa soeur défunte, dont elle devient la tutrice ?

La mort de Nel est elle-liée à celle de Kathie ? Quel est le rôle de chacun dans ce, ces drames ?

Est-ce la malédiction qui a encore frappé dans le village où les morts semblent parler à certains vivants ?

Bref, du mystère qui s'ajoute et s'amplifie au fil de l'histoire et de l'eau. Il en reste même une fois le roman terminé, histoire de laisser libre court à l'imagination du lecteur. J'ai passé un très bon moment d'audio-lecture, toujours en détapissant mon séjour !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Avril 2018

Roman - Editions Thélème - 6h10 d'écoute - 21 €

Parution d'origine en janvier 2015

 

L'histoire : Après des années d'absence, Lucine revient à Port au Prince, pour y annoncer le décès de sa soeur. Elle sent très vite que sa place est là, qu'elle ne quittera plus cette ville, quitte à laisser ses neveux à la charge de son autre soeur.

Mais la terre tremble, détruit tout ou presque, et redistribue les cartes de la vie.

 

Tentation ; Envie de l'atmosphère haïtienne

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Cela faisait un bail que je n'avais pas lu de roman de Laurent Gaudé, même si mes souvenirs étaient excellents. Et puis je n'ai pas résisté à ce titre et sa 4ème de couv', qui se sont transformés en moi comme une invitation à vivre une certaine Haïti, ses habitants, ses rites et croyances.

Hélas, à moult reprises, j'ai manqué interrompre l'invitation, tant cette histoire me pesait sans me pénétrer. Je ne me suis jamais installée dans cette histoire et j'ai même eu franchement du mal à considérer comme telle. Je ne me suis pas repérée dans les lieux, ni dans les personnages (à 2 ou 3 exceptions près, mais les liens qui les unissent me sont restés nébuleux le plus souvent), ni dans le temps. Et sur la fin, j'étais encore plus perdue dans les dimensions temporelles qui semblent être proposées : qui est vivant, qui est en transe,  qui est âme flottante, qui danse, qui est mort ? Bref, il semble que je n'ai pas saisi grand-chose à ce que Laurent Gaudé souhaite transmettre dans cette oeuvre.

J'ai tout de même poursuivi mon écoute parce que des avis lus sur le net m'ont "rassurée", en y évoquant une deuxième partie bouleversante puis une troisième. J'y ai vu l'espoir d'un nouveau souffle, d'un renouvellement du rythme. Sauf que non... La deuxième partie, qui évoque le tremblement de terre et les heures qui ont suivi m'a remuée oui, mais elle est si courte. Quant à la troisième, elle m'a vu attendre la fin avec impatience.

Et pourtant, il y a tout de même deux points qui m'ont charmée. La lecture et la voix de Pauline Huruguen : si douce, si apaisante, si envoûtante. La langue et les mots sont très beaux aussi, soignés, qui donnent presque à sentir et à ressentir. Mais presque, car Danser les ombres m'a globalement laissée de marbre. A la lecture des avis élogieux sur ce roman, je me dis que celui-ci n'était juste pas fait pour moi... Sans doute trop métaphysique, trop symbolique.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 2 Avril 2018

Thriller - Editions Audiolib - 9h21 d'écoute - 21.50€

 

Parution d'origine en mars 2017 chez Mazarine

 

L'histoire : Pour "oublier" un drame, Jane emménage  au One Folgate Street, une maison minimaliste, connectée et aux technologies ultra moderne. Elle découvre alors que quelques années plus tôt, Emma, une autre locataire, y a trouvé la mort de façon inexpliquée. Jane décide de tenter d'élucider le mystère de la mort de d'Emma, et sans le savoir, suit ainsi le même chemin qu'elle. Mais jusqu'à quel point ?

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Weekend pascal pluvieux... Et hop, me voilà en mode détapissage de mon séjour ! Ras le bol de cette tapisserie qui date de Mathusalem. J'adore détapisser, ça me vide la tête... Que je remplis simultanément d'un roman audio !

La fille d'avant m'a de suite captivée et j'ai prolongé sa lecture au-delà de mon activité décorative. En 2 petites journées, écoute bouclée. Ca fait du bien, un bon thriller ! A une époque, les thrillers étaient mon genre littéraire préféré, mais depuis l'ouverture de ce blog, je l'ai relégué à un second, voire troisième plan. Car ma curiosité en matière livresque s'est bien élargie, et les tentations, via les autres blogs, sont toujours plus nombreuses. Bref, dans ma vie de lectrice, il y a la fille d'avant, et la fille de maintenant. Et c'est tout de même agréable de temps en temps de laisser la place à la fille d'avant ! 

Alors, ce thriller anglais, écrit sous le pseudonyme J.P Delaney, qui cache un autre auteur, Anthony Capella, que je ne connais pas ?!

Seul le postulat de départ m'a un peu dérangée, car je ne l'ai pas trouvé franchement crédible. Le voici ce postulat : Jane emménage dans une maison à l'architecture révolutionnaire. Mais pour lui accorder le bail, le propriétaire (et architecte) Edward Monkfort la soumet à un questionnaire on ne peut plus intrusif et glisse plus de 200 exigences contractuelles (qui dictent en fait le comportement du locataire) dans le bail. Sachant que la maison est hyper connectée et que quelque part, le propriétaire a accès à tous les faits et gestes du locataire. Bref, mon scepticisme vient de là... Qui accepterait de telles conditions de location ?

Mis à part cela, je me suis régalée de cette écoute on ne peut plus fluide et très agréablement interprétée. Les chapitres sont courts et alternent systématiquement les voix d'Emma (Avant) et de Jane (Maintenant). Le temps que l'intrigue et le mystère s'installent, nous voilà prit dans les filets de ces deux histoires, si similaires, qui se déroulent à 3 ans d'intervalle. De ce fait, nous vivons les mêmes situations à travers le regard de deux personnages différents. Nous savons qu'Emma est décédée. Jane l'apprend aussi très vite mais ne se rend pas compte qu'elle suit un chemin identique à celui qui a provoqué la mort de la locataire précédente. Jane ne se rend pas compte... ou ne veut pas ouvrir les yeux... malgré l'enquête discrète qu'elle mène auprès des différents protagonistes d'avant... et de maintenant. Mais, même si tout le monde s'accorde à dire que Jane ressemble beaucoup à Emma, est-elle semblable pour autant ?

Dans ce thriller, il est fortement question de manipulation, de perversion, de mythomanie, de domination, de psychorigidité, de psychopathie narcissique. A mi-roman, je me suis dit que la fin était écrite d'avance tant tout me paraissait clair. Trop clair peut-être, trop simple sûrement, car la tension montre, l'auteur nous balade, on ne sait plus quoi penser de chacun des personnages, on ne sait plus qui fabule, qui cache quelque chose, ni qui manipule qui ? Et si c'était un peu tout le monde à la fois ?! Car chacun des protagonistes se révèle bien plus complexe qu'il n'y parait au premier abord. Et sachez que la maison tient globalement le rôle principal de ce thriller psychologique.

Bref, la tension monte au fur et mesure, l'atmosphère devient étouffante, mais heureusement, le dénouement (on ne peut plus inattendu, c'est le but tout de même !) nous libère de tout ceci.

Si vous voulez trembler (raisonnablement), entrez et emménagez donc au One Folgate Street le temps d'une chouette lecture... Et réjouissez vous de vivre dans une simple maison, sans high tech !

Pour info, ce roman vient de sortir en format poche !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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