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Publié le 16 Février 2013

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782356415684.jpgNouvelles - Editions Audiolib - 7h d'écoute - 19 €

 

 

 

Parution Audiolib : Janvier 2013

Albin Michel : 31 octobre 2012

 

 

L'histoire : Donc les histoires, 5 nouvelles plus ou moins longues.

Un couple homosexuel qui se marie symboliquement dans la cathédrale Bruxelloises en même temps qu'un couple hétéro, et la vie parallèle de ces deux couples, jusqu'à la jonction.

Un médecin qui semble n'aimer que les chiens, les chiens d'une race précise... Durant la guerre 39-45, jeune juif enfermé dans un camp, il doit son retour à la vie à un chien...

Une veuve d'un artiste raté épouse en secondes noces un baron qui tombe en amour pour le défunt et son oeuvre et fera tout pour la faire connaitre.

En Islande, deux soeurs, deux fils différents... La tante qui préfère son neveux à son fils... jusqu'au décès de celui ci.... et la transplantation cardiaque du neveux...

Un couple séparé... alors qu'auparavant, ils étaient un modèle de l'Amour. Ils avaient même résisté à la douleur d'un avortement, le foetus étant atteint d'une maladie grave... Jusqu'au jour où un accident place cet enfant qu'ils n'ont pas eu sur leur chemin.

 

 

 

Tentation : L'auteur et le lecteur ne sont qu'une seule et même personne, et pas n'importe laquelle !

Fournisseur : Chloé, d'Audiolib, merci pour l'envoi !

 

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 Mon humble avis :

1/ Résumer un livre n'est point chose aisée... Allumer l'envie sans en dire trop... Résumer 5 nouvelles aussi denses en si peu de lignes relèvent de l'exploit, et je trouve que je m'en sors fort bien !

2/ Quand j'ai rencontré E.E Schmitt l'an dernier, je lui ai avoué l'un de mes fantasmes... Avoir 5 ans, être sa petite fille pour qu'il puisse me raconter des histores avant que je m'endorme... Et bien avec cet Audiolib, certes, j'ai toujours 40 ans, mais j'ai eu E.E Schmitt pour moi toute seule et il m'a raconté des histoires, de belles histoires :

 

- Les deux messieurs de Bruxelles : Je pense que c'est ma nouvelle préférée, même si la suivante m'a profondément émue dans la symbolique. Un couple d'homosexuels, au fond d'une église, profite d'un mariage officiel pour se promettre amour, assistance... pour le reste de sa vie. Et toute leur vie, ces hommes s'aimeront et garderont un oeil protecteur sur leur couple jumeau et sa descendence, sans que ceux ci n'en savent rien. Nouvelles qui tombent à pique dans l'actualité de notre pays. Le mariage, l'amour, l'enfantement pour les homosexuels. Le parti pris de l'auteur est net, parfait, il rejoint le mien. Beaucoup de tendresse dans ce texte, de l'humour aussi, et de la douleur. Un début et une chute orginaux qui encadrent ce réçit et qui prouve que l'engagement et l'amour sont aussi forts ou fragiles, quelques soient le sexe des amants. En conclusion, l'auteur explique qu'un couple homosexuel, une fois qu'il est accepté, à même parfois plus de chance de réussir qu'un couple hétéro...En effet, on attend rien d'un couple homo, pas de déscendance, rien, donc pas de pression sociale... Alors que les hétéros la subissent... Il faut montrer le bonheur parfait !

 

- Le chien : l'histoire de ce médecin, qui vient de se suicider à la mort de son chien, Argos, un Beauceron. Le village reprochait au médecin de préférer les bêtes aux hommes... Où l'on découvre que depuis des dizaines d'années, ses chiens ont toujours été des Beaucerons et se sont tous nommés Argos.

Il est encore question d'amour, d'humanité. Un récit dur, qui se passe en partie dans les camps que E.E SChmitt d'écrit d'un réalisme glaçant... A l'époque, le jeune garçon avec la peau sur les os, traité comme moins qu'une bête par les Allemands, était à un doigt de la tombe... Jusqu'au jour où, à travers le grillage, apparait un chien... le jeune homme joue avec, partage avec lui sa nourriture..A la libération, les deux êtres ne se quitteront plus...

Un texte bouleversant ou la nature s'inverse. C'est l'animal qui rend à l'homme sont humanité et c'est lui aussi qui empêche ce même homme de tomber dans la bestialité. Un chien, qui ne suit et ne répond à aucune idéologie, prend comme il est celui qui le regardera et l'aimera. Et il lui rendra au centuple... bien plus fidèle et bien plus humain que certains hommes qui ne seront délivrés de leur honte (si toutefois ils en ressentent), que par la mort.

 

- Ménage à trois : Une jeune femme se retrouve veuve, avec des enfants et les dettes de son mari sur le dos. Son mari, un coureur de jupon et un artiste raté... Pour sa bonne fortune, un baron danois la demande en mariage. Ce baron se voue d'une passion sans borne pour l'époux défunt et son oeuvre. Il n'a de cesse que de lui rendre justice, tant son talent était immense. J'avoue, cette nouvelle me touchait moins, je la trouvais moins saine... Un mort entre deux vivants... Jusqu'à ce que viennent la dernière phrase (qui commença par me révolter), puis le dernier mot, qui me fit sourire et rire de mon ignorance. Toute cette nouvelle m'est apparue sous un jour nouveau et montre, en un seul mot, l'immense talent de l'écrivain. Renverser une situation avec un seul mot, inattendu, et le dernier ! Il s'est bien joué de moi !

 

Je n'en dirais pas plus et vous laisse découvrir les histoires suivantes, qui ont en commun avec les premières de parler d'amour, d'amour différent, caché, sous-jacent... Il est question en fait de l'invisible amour sous celui de surface... Qu'il soit léger ou beaucoup plus lourd à porter.

Gros bonus de cette version Audiolib, 3 plages de lectures sont consacrées au journal d'écriture d'E.E.Schmitt. Ces sources d'inspirations, la construction de ses personnages, le fil central de ce recueil qui ne lui apparait qu'à la fin et bien sûr, de bonnes réflexions philosophiques à méditer.... Donc à réécouter !

 

 

L'avis d'Yv , de Leiloona

 

Si l'envie vous prend, et je vous comprends : http://www.audiolib.fr/livre-audio/les-deux-messieurs-de-bruxelles-de-eric-emmanuel-schmitt-lu-par-eric-emmanuel-schmitt

 

 

Livres lu dans le cadre de... et bien 3 challenges !

 

 

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chez Val 2ème                    Chez hérisson  10/7                                       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 16 Janvier 2013

http://image4.archambault.ca/2/E/D/8/ACH003070118.1333374812.580x580.jpgRoman - Edition Audiolib - 2h41 d'écoute - 15.30 €

 

 

Parution d'origine en 1927... En audiolib en 2012

 

 

Lu par Marie Christine Barrault

 

 

 

L'histoire : Dans une pension sur la côte méditerranéenne Française, les clients sont en émois. Madame Henriette, femme mariée, mère de famille bien comme il faut a disparu... Elle est partie avec le Français, rencontrée la veille. Entre les pensionnaires, un débat s'installe... Certains vilipendent, d'autres défendent l'absente, trouvant quelques raisons à ce comportement subit... Parmi eux, la narrateur et une veille dame Anglaise, Mme C... Celle ci invite le narrateur et lui raconte comment, il y a 26 ans, elle a, elle aussi, succombé à une passion dévastatrice et mis en péril son honneur, sa vie. Comment, en 24 heure, elle a perdu tout retenue due à son rang, son éducation, sa situation et ses certitudes...

 

 

  Tentation ; Le nom de l'auteur

Fournisseur, Chloé d'Audiolib, merci pour l'envoi ! 

 

 

 

 

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Mon humble avis : De Zweig, j'ai déjà écouté Lettre d'une inconnue et La peur. Deux textes qui m'ont subjuguée, fascinée et qui m'entraînaient dans une littérature inconnue de moi, celle du célèbre Autrichien.

Aussi, quand Chloé d'Audiolib me laissa choisir un "cadeau de Noël" dans le catalogue, c'est vers ce titre que je me suis immédiatement dirigée.

Vingt quatre heure de la vie d'une femme... Où il est question du coup de foudre, de ce que la passion peut vous conduire à étonner autant vous même que votre entourage, à ne plus vous reconnaître. La passion qui prend possession de votre être, de vos faits et gestes. Le tourbillon intérieur, souvent dévastateur quand le vent s'éloigne.

 La première demi heure fut pour moi un bonheur exaltant. La pension, l'arrivée du Français, la disparition de Mme Henriette avec lui le lendemain, et les discussions à bâtons rompus qui s'en suivent. Un débat, entre personne de la bonne bourgeoisie, sur comment il est bon de traiter une femme faisant preuve d'autant de faiblesse, de frivolité... Et le narrateur qui vient au secours de cette pauvre Mme Henriette. La passion, le coup de folie. Le tout avec les mots, les phrases, les sentences propres à l'auteur viennois et admirablement servis par la voix de Marie Christine Barrault, on savoure, vraiment. La douceur de la voix, qui se module en fonction du personnage interprété, est hypnotisante. Elle captive et berce à la fois. On est vraiment à l'écoute et au fil du récit, la détresse de Mme C nous pénètre par tous les pores de la peau. Le rythme de lecture est tout a fait fluide et adapté aux moments forts, aux émotions.  La voix ralentit, devient plus grave ou bien murmure.... La voix se tait même parfois pour vous laisser le temps de digérer, déguster, se remémorer, ressentir encore plus fort.

Néanmoins, mon intérêt ou mon attention se sont un peu altérés lors du passage ou Mme C décrit son entrée dans le casino et s'arrête sur chaque joueur, chaque paire de mains autour de la table de jeux. D'autres lecteur ont été fascinée par ce passage, moi, il m'a ennuyée. Mais, comme il ne dure pas 3 heures, je suis vite revenue au coeur de l'histoire, et même dans l'âme tourmentée même de Mme C alors qu'elle prend sous son aile, qu'elle sauve un jeune homme possédé par le jeu... et ruiné. On retrouve toute la splendeur de Zweig pour décrit les duels intérieurs, les affrontement entre raison et instincts des personnages découvrant qu'ils ne se maîtrisent plus, qu'ils sortent de leur rang, de leurs habitudes, de leur promesse... Et, le pire, la découverte de l'ivresse que cela procure. Sortir de soi.... L'écriture de l'auteur est toujours aussi forte et précise, jamais agressive,  mais sophistiquée et accessible.  Zweig est impitoyable de réalisme lorsqu'il décrit les méfaits et les conséquences de l'addiction aux jeux de hasard. Cette histoire a 80 ans, mais elle semble si contemporaine à la fois. Heureusement, il y a les petits détails qui nous font voyager dans le temps.... un temps ou une voiture était un fiacre menée par un cheval, où les femme se déplaçaient avec des malles...

Inutile de poursuivre, vous comprenez bien que je suis toujours conquise par l'univers de Zweig et le format de lecture. Toutes les voix de tous les livres audio que j'ai pu lire jusqu'à maintenant m'ont conquise, séduite, charmée, au point que j'en suis venue à tenir une liste des interprètes pour rechercher d'autres audiolivres lus par ces comédiens. Une voix qui rentre chez moi et en moi, qui me conte une histoire, c'est un délice.

Mais pourquoi pas 4 étoiles... Et bien juste parce que l'histoire de Mme C m'a un peu moins bouleversée et émue que celles des autres personnages Zweigiens que j'ai déjà rencontrés !

 

 

 

 

                                                             Chez Val

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pett bac 2013

 

                                                                 Chez Enna,   Catégorie Nombre, chiffre

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 30 Novembre 2012

Roman - Audiolib - 4h30 d'écoute (ou 272 pages) - 19.28 €

 

 

Existe aussi en format poche

 

 

Parution à l'origine en mars 2011

 

 

L'histoire : La vie de Charles IX, depuis la veille de la St Barthélémy jusqu'à sa mort plus que suspecte... moins de deux ans plus tard

 

 

Tentation : Pourquoi pas un peu de culture ??!!

Fournisseur : La bib !

 

 

 

 

  

 

 

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Mon humble avis :  J'ignore si Jean Teulé revisite l'histoire à sa façon ou s'il la livre telle qu'elle figure dans les livres d'Histoire. Quoiqu'il en soit, c'est avec une plume, un ton, un enthousiasme bien plus fascinant que les livres précités ici que Teulé nous conte quelques mois de la vie de Charles 9. Que savais-je de ce roi ? A un micro trottoir, j'aurais répondu : rien.

Et puis, je me suis baladée le long du canal d'Ille de Rance avec  mes écouteurs et j'y ai recontré un roi : Charly 9, qui ne mérite peut-être pas tant que cela son ignoble réputation. De son talent de conteur, Teulé a su faire de l'Histoire une histoire romanesque et je suis persuadée que je retiendrais bien plus sa version que celle croisée au lycée.

Ce roman est profondément documenté, et le style varie suivant qu'il relate des dialogues de l'époque, des délires fous du roi ou de son entourage, ou qu'il soit simplement narration et description. Il peut donc voguer d'une allure Shakespearienne jusqu'aux expressions les plus crues. Mais par dessus tout, ce récit est vivant, rythmé, captivant. Nul doute que l'excellente interprêtation d'Emmanuel Deconinck ne soit étrangère à cette impression qui ne m'a pas quittée durant toute mon écoute.

On découvre Catherine de Medicis conspiratrice, autant que le duc D'anjou, frère de Charles 9, qui brigue le trône. Même si nos politiciens actuels font souvent plus preuve d'ambitions et de polémiques, ils n'ont rien à envier aux gens de cette époque. Et puis l'Histoire a mis sur le trône des hommes très jeunes, trop jeunes et influençables pour prendre de bonnes décisions. Ainsi, ce serait Catherine de Médicis, qui, sous prétexte (faux ?) d'un complot envers la famille royale et par marchandage affectif, obtient que Charles 9 donne son accord pour la St Barthélemy... Il est sidérant de constater comment les membres du conseil de ce roi lui ont présenté la chose et  comment, en quelques minutes, on est passé de quelques morts à plusieurs dizaines de milliers.... De cela Charles 9 ne se remettra jamais, et comme malchanceux, toutes les décisions qu'il prendra dans les mois suivants, qu'elles paraissent futiles ou importantes, se révéleront désastreuses pour le peuple. La folie pénètre l'homme par tous les pores de la peau, cet homme qui ne sait plus quoi faire pour faire bien, ni en qui faire confiance. Il est d'une naïveté déconcertante par rapport à sa fonction ("puisque l'on manque d'argent, on n'a qu'à en fabriquer"... A si cette solution pouvait s'avérer efficace de nos jours !!!).

Avec ce Charly 9, j'ai appris mille et une chose que je retiendrais certainement plus longtemps que les quelques connaissances aquises en cours il y a plus de 20 ans.

Des choses simples voire presque futiles, amusantes et qui feront peut-être effet lors de dîner... L'origine de la tradition du poisson d'avril, du muguet du premier mai, les conséquences d'un changement de calendrier(Charles 9 a en effet décrété avec sa logique que le début de l'année serait désormais le 1er janvier), et non au printemps....

Mais surtout, dans mon esprit simple, une partie chronologique de L'Histoire de France n'est plus un vide sidéral, mais s'est peuplé de personnages, reliés entre eux, et d'événements que l'on connaît de nom.... sans en savoir beaucoup plus.

Alors certes, sur la fin, j'ai trouvé quelques longueurs dans la folie du roi, mais ma conclusion est que si l'on nous apprenait l'Histoire de France de façon aussi romanesque, sûre que nous serions (en général); bien moins niais sur la question. La littérature au service de l'Histoire, dans un cas comme celui ci, je dis oui, et encore ! Et Charly 9, un personnage à découvrir !

 

 

L'avis de Liliba

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 31 Mars 2011

Nouvelles - Livres de poche - 250 pages - 5.50

 

 

 

 

L'histoire : Irène est une femme du monde, épanouie, épouse d'un célèbre et riche avocat. Le hasard de la vie lui fait rencontrer un musicien dont elle devient la maîtresse. Un jour, alors qu'Irène sort de l'antre de son amant, une femme la bouscule, parait la reconnaître. Commence alors pour Irène un véritable cauchemar, tant elle craint d'être dénoncée à son mari... Elle devient victime d'un odieux chantage. La peur la paralyse.

Nous devinons que nous sommes à Vienne entre les 2 guerres.

 

 

"Lu" en format Livre audio

 

Tentation : L'auteur et le livre audio

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

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  Mon humble avis : En novembre, j'avais découvert la prose de Zweig et le livre audio avec "Lettre d'une inconnue". Très enthousiaste sur l'ensemble, j'ai donc décidé de d'approfondir l'auteur et le format !

Cette fois ci, c'est l'actrice Fanny Ardant qui narre "La peur", de sa jolie voix reconnaissable entre toutes. Sur le CD figure juste cette nouvelle. L'écoute prend une heure quarante cinq. Si vous achetez le livre, y figureront 5 autres nouvelles.

J'ai encore une fois été subjuguée par la richesse du vocabulaire de Stefan Zweig, la fluidité et la musicalité de son style. Vraiment, en écoutant ses mots, je me dis que je ne serais jamais écrivain ! C'est très littéraire et en même temps si agréable, si accessible, si humble. Les mots sont là pour décrire un sentiment ou servir un personnage, pas pour mettre en scène un auteur qui reste en fait beaucoup en retrait. Rapidement, Zweig nous plonge dans une atmosphère et un sujet qu'il développe, détaille et décrit avec tant de justesse que le récit semble très complet et prend, à nos yeux, la forme d'un court roman. Zweig analyse ici l'adultère, le mensonge qui en découle, et ses conséquences emprisonnantes, dramatiques, asphyxiantes. Aucun jugement n'est porté sur Irène. Zweig constate et partage avec nous son sens de l'observation très perspicace, la finesse de sa psychologie. Le comportement humain est parfaitement rendu. Ici, c'est la peur qui est explorée jusqu'à son tréfonds, jusqu'à sa plus profonde vérité. Le rythme s'accélère, l'étau se ressert autour d'Irène. Elle est prisonnière, elle s'asphyxie et nous lecteur, retenons notre souffle jusqu'à ce que la fin, on ne peut plus insoupçonnée et subtile, nous coupe le souffle ! Zweig prouve avec talent que les ressources d'un couple sont souvent sousestimées. C'est superbe et cela nous donne à réfléchir sur les conséquences du mensonge, la peur qui nous paralyse autant que la vérité, ce qui nous empêche de nous délivrer de notre fardeau. En effet, qui ne s'est jamais noyé dans un mensonge ? Car la peur d'être découverte dans le secret d'un mensonge et de la faute est un fardeau. "La peur est pire que la punition". Dans la peur se cache la honte de la faute, de la mauvaise image que l'on pourrait donner de soi même. On a peur de l'autre aussi, de sa réaction que l'on imagine, que l'on surestime, que l'on minimise. Allez savoir. En tous cas, pas besoin d'emplifier les éloges sur la plume de Zweig, elle se défend, brille d'elle même.

  

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 1 Décembre 2010

Roman - Editions Stock - 105 pages - 10 €

 

 

Lu en format Audiolib, 2 CD, 13 €

 

  

L'histoire : Vienne. Le jour de son anniversaire, un écrivain reçoit une lettre. Alors que la maladie l'emporte, une inconnue lui confesse son amour total, passionnel, inconditionnel et tapi dans l'ombre, dans cette unique et ultime lettre. Depuis l'adolescence... L'auteur l'a pourtant croisé plusieurs fois au fil de ces années, mais il ne l'a jamais reconnue. Même si, et il l'ignore, il lui a fait un enfant qui vient de mourir.

 

 

 

Tentateur : La réputation de l'auteur + Audiolib

Fournisseur : Audiolib, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Tout s'explique...  Je comprends l'engouement général pour cet auteur autrichien.

Stefan Zweig se glisse brillamment dans l'esprit et la plume d'une femme qui, toute sa vie, a aimé en silence, sans rien demander, ne prenant que ce qui lui était donné. Cette confession passionnelle est saisissante d'abnégation, de réalisme, de lucidité et de cruauté. Car toute passion amoureuse unilatérale est l'annonce d'un drame. Chaque étape de cet amour obsessionnel est décrit avec maestria sans aucune mièvrerie. On n'a jamais envie de rire de notre inconnue. Au contraire, on la plaint de tout de notre coeur. Stefan Zweig décortique la passion amoureuse de l'intérieur, loin d'une quelconque étude scientifique ou statistique. Nous sommes juste dans l'émotion entière, dans les sentiments. Le texte est entraînant, pas une seconde d'ennui dans ce monologue servi par une écriture soignée, délicieuse, fluide, intime et littéraire. Magnifique ! Quiconque a un jour aimé de passion se reconnaîtra dans l'attente, le geste, le regard, l'envie, la peur, la fuite, l'espoir, l'obsession qui vous habite tout entier. Souvent, ces amours passent, mais chez notre inconnue, il est resté, toute sa vie durant. Et chacun conviendra qu'il y a pire que de ne pas être aimé...  c'est de ne pas être reconnue par votre voisin, par l'homme que vous croisez dans vos sorties mondaines, par l'homme qui vous a tenu dans ses bras et vous a aimée, ne serait-ce qu'une nuit. Dans la vie intime, sociale ou dans notre entourage, le pire effectivement, c'est de ne pas être reconnu.  Et cette humiliation extrême est formidablement bien décrite par l'auteur dans ce texte qui m'a réellement bouleversée.

Je ne connaissais pas Stefan Zweig, malgré les multiples recommandations. Je suis touchée en plein coeur par son magnifique talent, qui relève vraiment du sublime. Ce livre m'a emmenée en appesanteur . Et si c'était le début d'une passion dévorante et unilatérale pour cet auteur ???!!! Ce qui est sûr, c'est que comme nombre de lecteurs, j'en redemande ! Aucun doute, je lirai les autres oeuvres de Stefan Zweig !

 

 

J'ai "lu" ce livre en format Audiolib... Aussi, demain, par un autre billet, je vous décrirais mes sensations à la découverte de ce format nouveau... pour moi.

 

L'avis de Leiloona, de Bibliza 

 

D'ailleurs, si vous souhaitez découvrir cette "lettre d'une inconnue" et expérimenter le livre audio par la même occasion, j'en fais un livre voyageur...

Pour vous inscrire, vous devez tenir un blog que je connais ou que mes copines blogueuses connaissent. Vous devez aussi vous engager à ne pas garder le "livre" plus d'une semaine chez vous. Lorsque vous le recevrez, vous trouverez bien une heure et demi de libre dans la semaine suivante !

Pour vous inscrire, un commentaire + envoi de votre adresse postale par un mail via le lien contact de mon blog 

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Rédigé par Géraldine

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