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Publié le 29 Janvier 2015

Policier - Editions Audiolib - 9h20 d'écoute - 23.20 €

 

Parution en Audilib en 2012, existe aussi en format poche.

 

L'histoire : Katerina, jeune musicologue, a pour mission de trier deux grosses malles d'archives provenant du trop méconnu musicien baroque Agostino Steffani. En effet, deux vénitiens pensent être les héritiers de Steffani et espèrent que la jeune femme prouvera, dans ces malles et entre les lignes, l'existence d'un fameux trésor : les joyaux du paradis.

 

 

Lu par Sabrina Marchese

 

Tentation : Le sujet, et Venise

Fournisseur : Sylire, merci tout de même !

 

 

Mon humble avis : Remboursez !!! Ah ben non, je ne peux pas dire ça, on m'a prêté ce livre, je n'ai donc pas payé ! Ouf ... Je ne peux pas demander non plus à ce qu'on me rende le temps perdu, puisque j'ai eu la bonne idée de lire ce roman sous son format audio en voiture et au sport. Je n'ai donc pas perdu complèment mon temps non plus. Ouf, rien de perdu, mais rien de gagné non plus !

Déjà, tromperie sur la marchandise, sur le bandeau du format poche qui annonce : "Policier, musique et suspens à Venise". Suspens ? Vous avez dit suspens ? Pas vu, pas ressenti, mais tellement attendu !

Le premier quart du roman sert d'entrée en matière avant d'entrer dans le "vif" du sujet.

A la moitié, une demi once de suspens... Notre Katerina est suivie dans la rue ! Super, on va trembler un peu. Que nenni ! Si on tremble, c'est de rage. On écume même de rage devant l'inertie de cette histoire et tous ces faux départs qui semblent enfin promettre un peu d'action, de palpitation.

Certes, la voix de Sabrina Marchese est douce et agréable. Mais comme il ne se passe rien, on finit par focaliser dessus et par la trouver maniérée, genre cul-cul la Prasline.On voudrait qu'elle se mette en mode 78 tours pour nous déposer là où le terme "policier" deviendrait justifié.

La langue de Donna Léon est élégante, mais là aussi, elle devient manièrée cul-cul la Prasline once again et complètement agaçante. Il semble que l'auteure n'aient pas eu assez de matière pour aboutir à un nombre de pages respectable, aussi, elle se lance dans des digressions et délaye les descriptions gestuelles and co des personnages jusqu'à l'indigestion. J'ai même eu droit au mode d'emploi de la brosse à dent et du gobelet....ou encore, au nombre d'enchois sur une pizza...

"L'enquête" de notre musicologue sur Agostino Steffani se fait donc en bibliothèque et à travers les documents d'époque à analyser. Donna Leon nous distille donc la vie de ce compositeur. Cela aurait pu être intéressant si ce n'était si désordonné, empli de noms propres de personnages illustres de cette époque. Steffani est né en 1654 et est mort en 1728 (il fut compositeur, évêque, diplomate, espion ?). Le problème, c'est que ces personnages n'ont rien à voir avec l'histoire de France et sont donc, je pense (en tout cas pour moi, ce fut le cas), certainement complètement inconnus du lecteur français moyen. Aussi, j'ai eu une impression de labyrinthe sans aucune accroche, sans aucune altérité (au point qu'à plusieurs reprises, j'ai réécouté des chapitres en me rendant compte de ma méprise qu'en fin de chapitre, c'est dire si cette lecture est "marquante") 

Quand enfin mon MP3 a affiché "plage 36" sur 36, je m'attendais à un dénouement tel que j'aurais pu réviser mon point de vue sur ce roman. Hélas non ! Tout "ça" (donc rien) pour "ça" (rien aussi).

Quant à moi, je vais m'empresser de fuir les livres de Donna Leon qui pourraient croiser mon chemin.

Si toutefois cet Agostino Steffani vous intrigue, je vous invite à lire ce qui en est dit sur Wikipédia, cela sera bien plus clair et rapide : http://fr.wikipedia.org/wiki/Agostino_Steffani

Et comme je suis gentille, je vous mets même une petite vidéo d'une des oeuvres de Steffani !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 16 Janvier 2015

 

Thriller - Editions Audiolib - 12h20 d'écoute - 22.30€

 

 

Parution d'origine chez Belfond en 2008

 

L'histoire : 1953, à Moscou. Léo, agent zélé du MGB doit convaincre une famille que la mort tragique de leur petit garçon est un accident et non un crime. Les crimes ne peuvent pas exister en URSS, puisque le Parti assure la sécurité du peuple. Quelques mois plus tard, purgeant sa disgrâce et son exil dans un coin perdu de Russie, Léo découvre une mort similaire. Puis une autre, et encore une autre... bref, contre l'avis de l'Etat et au risque de sa vie, Léo se lance à la poursuite d'un sérial killer non reconnu par l'Etat. Il tombe alors en dissidence politique...

 

 

Lu par Frédéric Meaux

 

Tentation ; Une copine, il y a longtemps !

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

Mon humble avis : Il est des fois où des romans, des thrillers même, sont plus efficaces que tous les manuels scolaires d'Histoire. L'enfant 44 fait partie de ces livres. C'est avec lui, et non avec mon lointain lycée, que j'ai réalisé pleinement ce que c'était que de vivre dans1régime dictarorial communiste. En l'occurence ici, la russie Stalinienne et post stalinienne. Une réelle prise de conscience pour moi, et c'est là que ce situe, à mon humble avis, la force majeure de ce thriller. Le personnage principal en devient presque le contexte géopolitique. L'enquête, si elle est loin d'être dénuée d'intérêt et d'épilogue bluffant, reste assez secondaire, souvent remisée au second plan par les pratiques soviétiques atterrantes.

En 1953, sous Staline, la notion de présumé innocent n'existe pas. Si vous êtes arrêtés, vous êtes présumés coupables, donc coupables, quitte à ce que le MGB use de toute une batterie de tortures our vous faire avouer ce que vous n'avez pas fait. Pour un oui ou pour un non, vous êtes soupçonnés d'espionnage, et n'importe qui, pour sauver sa propre peau, risque un jour de vous dénoncer comme tel. Tout est fait pour "le bien du peuple, la sécurité du peuple"... ou encore, sous l'ordre du "Petit père des peuples". L'entraide est un crime contre le régime soviétique, la folie aussi, l'homosexualité aussi. Un meutre n'est pas un crime contre une victime, mais un complot contre le régime. Un régime, un Etat, des politiques, une police qui fait preuve d'un aveuglement inouï qui serait presque comique s'il n'était réel et infernal. Tout est lavage du cerveau, manipulations, mensonge, désinformations. On n'épouse pas un membre du MGB par amour mais pour avoir moins peur d'une arrestation intempestive.Tout est machination pour suivre "la ligne dun parti". Je me souviens, en terminale, ma prof d'histoire évoquait "les purges staliniennes", un terme dont je n'avais jamais vraiment saisi ni le sens, ni l'ampleur. Voici cette lacune réparée 24 ans plus tard. De même, pour moi, les trains de la mort partaient de France ou d'ailleurs en direction des camps nazis. J'ignorais qu'ils en avaient existé en URSS, emmenant des centaines de prisonniers dissidents, entassé des jours et des jours dans des wagons, vers les goulags

Dans cette Union Soviétique, vouloir arrêter un criminel signifie signer l'arrêt de mort de centaines d'innocents. C'est donc dans ce contexte, sans conscience puis avec une conscience peut-être trop forte, que Léo mène son enquête clandestinement, à travers le pays. Car oui, il y a bien meutres, même par plusieurs dizaines, qui suivent le même mode opératoire. Ce roman est aussi l'histoire d'un homme, ce Léo, qui au départ dévoué corps et âme au parti, ouvre les yeux et se transforme.

Certes, le roman en lui même comporte quelques longueurs et l'enquête ne devient réellement "thrillante" que dans le dernier quart du livre. Et encore, l'aspect "Thrillant" est, je le redis, plus dû au context historique qu'aux crimes eux mêmes. Pour nous lecteurs, l'ennemi N°1 est Le parti, terriblement pernicieux. Même si le serial killer est aussi terrifiant que ses "confrères" nord-américains.

J'ajoute que L'enfant 44 est extrêment bien documenté sur la vie en Union Soviétique dans les années 50 et sur les stratégies du MGB. Certes, nous sommes dans un roman, donc l'exactitude historique n'est pas toujours garantie, mais tout de même, comme il n'est pas question ici de dates ni de personnages précis mais d'une atmosphère générale, on peut penser que l'auteur est très très réaliste... Hélas.

A savoir, Tom Rob Smith a écrit 2 suites à cette histoire. Je vous déconseille de lire leur ptich avant d'achever votre lecture de "L'enfant 44", (qui est donc hautement recommandée vous l'aurez compris), afin de ne pas gâcher votre plaisir de lecture à la découverte du dénouement de ce tome.

Encore un livre qui vous fait dire : comme j'ai de la chance d'être née en France !

Encore un livre... pour ne pas oublier !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 16 Décembre 2014

Nouvelles - Editions Audiolib - 1h40 de lecture - 17 €

 

Parution chez Audiolib en février 2013

 

Le sujet : L'auteur revient sur des phrases toutes faites, que l'on utilise sans y penser vraiment, sans forcément en connaitre le sens... et ces phrases, il les décortique !

 

Tentation : Le bouquin lui même, lors de sa sortie en 09/12.

Fournisseur : Sylire, merci !!!

 

 

 

 

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Mon humble avis : Encore un titre alléchant, qui semble promettre ironnie, cynisme, dérision, quelle soit douce ou tranchante. Rien trouvé de tout cela dans cette lecture, ou alors, de façon pas assez durable ou pas assez marquante. Bref, je n'ai pas fait le plein de bonnes phrases qui me feraient briller lors d'un diner.

Certes, Delerm pointe le doigts sur de belles vérités qui passent inaperçues dans notre quotidien. Elles peuvent prêter à sourire (mais point à rire !) ou même émouvoir aussi, comme avec la phrase "Je ne m'en servirai plus maintenant".

On reconnait ses propres ennemis, qui disent, à la porte du métro, "On va d'abord laisser passer les gens", mais qui se collent à la porte du métro histoire d'être sûr de pouvoir y entrer en premier, bouchant ainsi le passage.

On avoue se reconnaitre dans la réflexion "ça passe trop tard", phrase qui excuse le fait que nous ne regardons pas les émissions culturelles alors que notre époque nous permet de les enregistrer ou encore de les visionner en replay...

L'hypocrisie général du retardataire qui lance, pour détourner l'attention et désarmorcer le reproche "ça fait longtemps que vous attendez" ?

Par contre, d'autres décorticages ne m'ont pas parus justifiés, bref, m'ont semblés être du blabla pour pas grand chose. Un serveur qui annonce qu'une assiette est chaude, pour moi, ne fait que passer ce message pour m'éviter un désagrément et non une dizaine d'autres comme "je me donne de l'importance etc...."

De même, le "d'abord bonjour" des vendeurs en grandes surfaces culturelles.... Par expérience, je n'y vois qu'un rappel du respect de la politesse. J'ai longtemps travaillé en comptoir en aéroport, et je vous jure que le nombre de gens qui chaque jour, viennent vers vous et vous disent "où sont les toilettes", sans dire un bonjour, un merci, un au revoir, c'est hallucinant, et révoltant. Les gens ne sont pas de chiens !

Bref, du bon, du moins bon mais rien d'excellent, d'inoubliable. Je trouve vraiment le titre déplacé car je ne vois pas en quoi Delerm pourrait passer pour un vieux con dans ces courtes dissertations sur 42 phrases toutes faites. En tout cas, je n'ai pas réussi à apprécier vraiment mon écoute, à m'y accrocher "naturellement", malgré la voix charmante et chaude de Pierre Arditi.

Alors, un conseil, si vous voulez découvrir Delerm et le format audio, penchez vous plutôt sur "Les enregistrements pirates", que j'avais beaucoup appréciés !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Octobre 2014

Polar - Editions Thélème - 13h10 d'écoute - 25 €

 

Parution en audio chez Thélème en 2009

 

L'histoire : 1947 à Los Angeles. Le corps de Betty Short est découvert, découpé en deux, sur un terrain vague. Parmi d'autres, deux policiers du L.A.P.D, amis et anciens boxeurs, sont mis sur l'enquête. Betty Short, qui se vêtait de noir, devient le dahlia noir et sera l'obsession des deux hommes pendant des années, une obsession qui les mènera à leur perte.

 

Lu par Elodie Huber

 

 

Tentation : La réputation du livre et de l'auteur

Fournisseur : La bib'

 

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Mon humble avis : Depuis le temps que je devais me frotter à l'un des plus célèbres romanciers américains de polar noir ! Check ! Et sans aucun regret.

Mon billet ne vous apprendra sans doute pas grand chose car je ne trouve pas les mots pour expliquer vraiment la sensation que cette écoute m'a procurée.

La voix d'Elodie Huber n'est sans doute pas étrangère à cette espèce de fascination qui m'a habitée tout du long, car Elodie Huber est vraiment une interprête remarquable, même lorsqu'elle lit à la première personne du singulier... au masculin !

Le style, l'écriture de James Ellroy sont aussi remarquables, comme envoutants. Clairs, efficaces et plus que ça, mais les mots me manquent.

L'histoire maintenant... Et bien, la mise en place semble un peu longuette, au point que je suis allée sur le net vérifier que c'était bien le Dahlia noir que j'écoutais, ce Dalhia n'étant point cité de suite. L'oeuvre s'ouvre sur la naissance de la relation amicale, puis professionnelle entre les deux amis flics qui se rencontrent tout d'abord sur un ring de boxe.

Et c'est ainsi que l'on comprend que le Dahlia noir n'est pas un polar comme les autres. Déjà, James Ellroy s'est inspiré d'un fait divers de l'époque, fait divers jamais résolu et qui faisait écho, pour Ellroy, à l'assassinat de sa propre mère quand il était enfant.

En fait, l'enquête policière est presque secondaire, même si elle est omniprésente dans la vie des protagonistes et que tout y est lié. Mais Le Dahlia noir est surtout un portrait de l'Amérique d'après guerre, des services de police gangrénés par la corruption et l'approche d'élections par exemple. Le Dahlia noir est un roman atmosphérique par dessus tout.

C'est aussi une plongée dans la noirceur de l'âme humaine, dans les bas-fond d'une population mise de côté par le rêve américain.

Ce qui m'a un peu échappé, c'est le pourquoi de la fascination morbide d'un des deux policiers pour cette jeune femme assassinée.

Ce qui m'a souvent perdue, au point que je me suis concentrée plus sur l'atmosphère et l'écriture d'Ellroy, c'est une fois de plus la multiplicité des personnages, et les liens hierarchiques ou familiaux qui les unissent pas toujours faciles à distinguer. Mais j'ai aimé la part d'ombre et de complexité des principaux personnages, qui font que ce roman est tout sauf manichéen. Il est juste ensorcellant, sans que je puisse me l'expliquer vraiment !

 

 

 

 

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LE DAHLIA NOIR, de James ELLROY

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Septembre 2014

Roman -Editions Thélème - 12h d'écoute - 25 €

 

Parution en audio chez Thélème en 2011

 

L'histoire : Dans l'Angleterre de la fin du XIXème siècle, Monsieur Bennet a 5 filles, 5 filles à marier. Voilà que vient s'installer dans le voisinage un homme qui a tout pour être un bon parti. Son épouse n'aura de cesse que de "caser" Jane, son ainée, auprès de ce Sir Bingley, sous l'oeil attentif et avisé d'Elisabeth, sa deuxième fille, personnage principal de ce roman.

 

Lu par Mélodie Richard

 

Tentation : La célébrité de ce roman et de son auteure

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Ce type de roman n'est dans l'absolu pas ma tasse de thé, et mon élan n'a donc rien de spontané. Il s'agit de curiosité et surtout l'envie de combler au fur et à mesure le trou béant de mon inculture... Celle ci étant, je ne suis pas forcément bien placée pour évoquer ici les détails de cette histoire romanesque. Aussi, avant de partager avec vous mes impressions personnelles de lecture, je vais céder à la facilité en "copiant/collant" cette description d'Orgueil et Préjugés que je trouve bien complète :

 

Orgueil et préjugés est sans doute le plus romanesque et le plus anglais des romans anglais. L'histoire des cinq filles Bennet selon le point de vue de la cadette, Elisabeth, est une peinture des moeurs de la fin du XIXe siècle, la bonne société, ses codes et ses carcans, les questions de l'argent et du mariage sont au premier plan pour ces jeunes filles dont l'avenir dépend entièrement des hommes. Jane Austen a écrit le portrait de femmes et le contexte d'une époque, avec humour et élégance, livrant ainsi un grand classique de la littérature qu'on ne se lasse de redécouvrir. (Site Amazon)

 

Les six premières heures d'écoute m'ont parues terriblement longues et ennuyeuses. Une multitude de personnages aux patronymes parfois ressemblant, parfois déclinés en diminutifs, des liens familiaux pas toujours faciles à saisir ou à retenir et des lieux à consonnances Anglaises mais à la phonétique bien proche aussi m'égaraient bien souvent. Sans doute une lecture papier, qui aurait permis de visualiser tous ces noms m'aurait facilité la tâche ! De même, les propos, les intrigues et les commérages de salon m'intéressaient peu.

Puis, lorsque le titre commençait peu à peu à se justifier, mon attention s'est intensifiée pour devenir réelle. Les personnages se découvraient entre eux, les relations potentiellement amoureuses (selon les codes de l'époque) s'amorçaient enfin et l'adage "ne pas se fier  aux apparences" prenaient tout son sens.

Bien sûr, j'ai fini par prendre du plaisir à cette lecture et l'enrichissement culturel est indéniable. Comme je suis heureuse d'être une femme du XXème siècle, une femme libre et indépendante. Même si cette indépendance n'apporte pas forcément le bonheur, même si cette liberté ne signifie pas qu'il est facile de trouver l'amour. Mais tout cela ne dépend plus du montant d'une dote ou d'une approbation parentale incontournable. De même, une femme qui n'épouse personne n'est plus condamnée à rester vieille fille chez ses parents vieillissants, mais peut être une femme dynamique vivant dans l'air de son temps. Entre Elisabeth Bennet et moi, il y a 100 ans ! Comme tout cela a évolué ! Même si notre société actuelle est encore enfermée dans de nombreux carcans sociaux, religieux, raciaux ou familiaux, la progression est tout de même époustoufflante.

 

Malgré mon peu d'affinité avec la littérature Anglaise du 19ème siècle, je dois tout de même avouer que je me suis régalée, vraiment, de la plume de Jane Austen. Quelle élégance ! Quelle délicatesse ! Quelle richesse ! et aussi, malgré l'aspect désuet, quelle fluidité ! Il faut ajouter que l'interprétation de Mélodie Hubert est vraiment excellente, vivante et loin d'être monotone.

 

Combler quelques lacunes n'est donc pas forcément synonyme de déplaisir !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Juillet 2014

Polar - Editions Audiolib - 12 h d'écoute - 22.30 €

 

Parution en audi-livre en avril 2010

 

L'histoire : Suite à un drame familial, Joakim, Katrine et leurs 2 enfants quittent Stockholm pour s'installer dans le domaine d'Aludden sur la petite île d'Öland. Quelque temps après leur arrivée, Katrine est retrouvée noyée. Une jeune policière ne crois pas à l'accident...

 

Tentation ; Le pitch, la blogo, le bandeau

Fournisseur : La bib'

 

 

Lu par François Tavares

 

étoile1etdemi

 

Mon humble avis : Le succès de ce livre est pour moi un mystère profond, bien plus profond encore que celui qui entoure la mort de la jeune mère Katrine. Prix du meilleur polar suédois !!?? Oui, il y a bien un mort, mais l'enquête est presque absente de ces pages qui répondent plus au nom de roman que de polar.

Quel ennui mortel que cet Echo des morts, à mes yeux, ou à mes oreilles puisque c'est dans son format audio que j'ai découvert cette histoire. Fort heureusement, mon écoute s'est faite au sport, donc sans perte de temps et avec une sensation d'ennui tronquée.

Certes, j'aurais pu mieux lire certaines informations sur ce roman et son auteur... Plume "atmosphérique". Oui, de ce côté là, l'oeuvre est réussie. L'atmosphère d'isolement et hivernale de l'île est parfaitement rendue. On a la sensation d'y être, voilà pourquoi ma "note" dépasse de peu une seule étoile.

Mais que le développement est répétitif et peu intéressant. Dans ce roman de 552 pages dans sa version poche, il ne se passe pas grand chose, les personnages sont finalement assez peu fouillés. Oui, le père va conduire ses enfants à l'école dans presque chaque chapitre, les personnages avancent de trois pas sur la droite, puis montent deux marches sur la gauche et ainsi de suite. Un texte assez factuel en fait, qui ne m'a donc pas séduite.

Les protagonistes sont trop nombreux à être cités pour une importance très secondaire. De ce fait, si l'on ajoute en plus les patronymes scandinaves que l'on a vite tendance à confondre, et bien l'on s'y perd et l'on renonce à l'angoisse qui pourrait monter en nous, tant tout est délayés, donc intensité zéro. Le trio de cambrioleurs n'apporte rien au sujet principal, sauf qu'ils permettent à l'auteur son "feu d'artifice" final interminable.

Qui plus est, le récit s'étale sur au moins 3 périodes via des flash back, qui égarent encore plus, tout en ajoutant une multitude de noms. Les premières pages s'ouvrent à la fin du 19ème siècle, certaines rappellent des faits des années 60 et l'action se déroule au XXIème siècle. C'est sans doute le moyen qu'a trouvé l'auteur pour épaissir le mystère et le ponctuer de légendes locales. Alors si vous aimez les légendes et les fantômes qui "dénouent" une enquête en donnant des indices, peut-être que ce roman vous parlera. De mon côté, je prendrais désormais soin d'éviter les livres de Johan Théorin, qui manifestement, ne me conviennent pas.

 

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L'ECHO DES MORTS, de Johan THEORIN
L'ECHO DES MORTS, de Johan THEORIN

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Juin 2014

Roman - Editions Gallimard - 1h10 d'écoute - 13.10 €

 

Parution en audio livre en 2009

 

L'histoire : Aussi scandaleuse pour son époque que fragile, Zelda nous raconte sa vie auprès de Francis Scott Fitzgerald, pour le meilleur et pour le pire, depuis son mariage en 1918 jusqu'au décès de son époux, alors qu'elle est internée...

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : La bib

 

étoile3etdemi

 

Mon humble avis : Déjà, la voix chaude, suave et pénétrante de Fanny Ardant, interprête de cette lecture, ne peut que séduire et envouter ! Bon point pour ce livre audio !

Les petits reproches que je pourrais adresser à ce livre audio, c'est que le mot "extraits" n'est pas franchement mis en valeur, du coup, je découvre à l'instant que je n'ai pas eu le roman en entier. Est-ce grave ? Pas forcément mais... Et puis, je suis toujours un peu déroutée quand un roman est à la fois biographie et saupoudré d'imaginaire, car j'ignore alors ce que je peux prendre comme argent comptant et culture acquise et sûre, pouvant me faire briller dans un diner !!!

A part cela, ce récit est délicieux. Je ne connaissais de Zelda et Scott Fizgerald que leur réputation mais ne m'étais jamais penchée sur leur histoire et leur destin hors du commun.  Lestyle fluide, soigné, poétique, très agréable, ajoute un intérêt littéraire indéniable aux confessions de Zelda. C'est assez bluffant de constater l'aisance de Gilles Leroy à se glisser dans l'âme et le corps du femme qu'il n'a évidemment pas connue.

Les excès du couple, sa déchéance, ses ambiguités sont extrêment bien rendus. Zelda et Scott Fitzgerald se sont servis l'un de l'autre pour arriver à leurs fins. Pour l'une, quitter son Alabama natal et gagner New York. Scott Fitzgerald pour accéder à la célébrité. Une histoire de couple qui aurait pu être belle, mais Zelda réalise que l'amour, elle ne l'a connu qu'un mois, avec un autre, pendant que son mari épanchait ses penchants homosexuels. Zelda et Fitzgerald se sont aimé à la folie à leur façon, se sont détestés, se sont détruits, mais ce sont toujours respectés. A leur époque, ils defrayaient la chronique. Au XXIème siècle, on les dirait "people".

La détresse, la douleur de Zela transperse de toute part de ce récit, émeut beaucoup. Certaines phrases de Zelda sont forte comme un coup de poing dans le plexus et m'ont bien remuée,  voire bouleversée.   Et bien entendu, j'ai dorénavant le projet (sans DLC) de me plonger un peu plus dans l'univers de ce couple maudit et quelque part, fascinant.

NB : A savoir... ou pas, Alabama Song a remporté le prix Goncourt en 2007 !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 22 Mai 2014

Roman - Editions Thélème - 4h d'écoute - 21 €

 

Parution en audio en mars 2012

 

L'histoire : Un petit port du sud de la France, de nos jours. Un cercle d'amitiés se forme autour de Florian, peintre vieillissant, iconoclaste, pyromane et réputé fou. Avec l'aide de ses compagnons, l'artiste se lance alors dans une oeuvre monumentale illustrant le Déluge..

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Sylire, merci !

 

étoile1etdemi

 

Mon humble avis : Je suis restée complètement imperméable à ce roman, malgré sa renommée et celle de son auteur. Pourtant, la langue est belle, l'écriture fine, soignée tout en restant simple. Peut être est-ce dû à la lecture de Michael Lonsdale. Pourtant, celui ci est aussi très réputé en qualité de lecteur dans le monde du livre audio. Mais son interprétation était pour moi bien trop mélancolique. Sa voix se fait presque murmure, aussi, certains mots ou sens profond de passages ont dû m'échapper. Je suis peut-être méchante, mais j'ai eu souvent envie que Lonsdale se racle la gorge pour mieux repartir.

Il est question ici de l'art, de la création, de la maladie, de l'approche de la mort, de peinture, de folie, d'amitié. L'histoire de Florian, ce peintre qui brûle ses toiles, est pourtant peu commune. Mais elle ne m'a pas touchée. Comme autres personnages et leurs intéraction. Je n'ai rien ressenti, mon coeur est resté de pierre. Cette amitié mise en exergue dans le pitch manque pour moi d'engouement et de clareté pour être vraiment palpable.

De même, je ne suis parvenue à me figurer la création de cette oeuvre picturale gigantesque sur le déluge. Malgré les descriptions des couleurs, des lumières, des clair-obscurs, aucune image n'est née en moi.

Enfin, même la narration m'a égarée. Je n'ai jamais vraiment su si le narrateur était extérieur (l'auteur) ou Florence, l'un des personnages.

Certaines critiques, amatrices ou professionnelles parlent de chef d'oeuvre. Sans doute votre propre sensibilité vous permettra d'apprécier ce roman à sa juste valeur.

 

Sylire a été transportée !

 

Ce roman existe bien sûr en format poche

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Mai 2014

Thriller - Editions Thélème - 13h d'écoute - 23 €

 

Parution d'origine : avril 2013

 

L'histoire : Enceinte, Kimberlay est aussi agent du FBI. A l'heure où son mari aimerait la voir se retirer des affaires, Kimberlay se retrouve impliquée dans une de ces affaires dangereuses, que des appels au secours anonymes l'empêche d'ignorer. Et l'étau se resserrera de plus en plus autour d'elle, avec un psychopathe qui semble apprécier particulièrement les araignées.... mortelles.

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Sylire, merci !

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Mon humble avis : Déjà, l'excellente interprétation d'Elodie Huber est à souligner. Un régal de douceur, même quand il s'agit de simuler la peur, la colère, le stress. Pas de hurlement ni de petites manières. Cela rend tout de suite cette écoute plus qu'agréable !

Quant à l'intrigue, Lisa Gardner nous a concocté ici une histoire captivante, où les personnages sont attachants dans leur problématique personnelle face à leur profession. Chacun d'entre eux est bien fouillé. Oui, il est question d'araignées régulièrement, puisque une citation les concernant ouvre chaque chapitre.... et le psychopathe en question en étant légèrement obsédée. Mais rassurez-vous, si vous êtes arachnophobes, rien ne justifie ici que vous retourniez votre lit avant de vous coucher à a recherche de ces bêtes velues !  Ca reste très soft. (à mon humble avis, que d'autres ne partagent pas !)

Ce roman est savamment construit, afin que doutes, suspens et mystère s'épaississent au fil des pages. Nous sommes tenus en haleine jusqu'aux dernières pages, sans qu'il y ait d'effets grandiloquents et clichés, le tout servi par un style simple mais soigné.

La violence de ce thriller est psychologique... mais particulièrement atroce. En effet, ce sont des prostituées qui disparaissent, mais aussi des enfants. Oui, il est question de rapt d'enfants qui s'étalent sur plusieurs années, au point que familles et policiers ont même cessé leurs recherches. Ces enfants qui subissent les pires atrocités et doivent presque en faire subir autant pour espérer, un jour, recouvrer leur liberté. A quel prix, dans quel état et avec quelles conséquences. L'auteure se fait la voix de ses enfants privés d'enfance, et détruits à jamais par leur ravisseur. Car, même sorti de l'enfer, la vie ne reprend jamais vraiment, le regard, les insultes, les craintes et la méchanceté ramène chaque jour ces victimes dans leur passé.

Hélas, même si l'on est dans un roman, les faits divers nous rappellent souvent que la réalité n'est pas moins violente...

La construction est originale et vous mène en bateau à votre insu, jusqu'à un certain point... et là, vous vous dites qu'il y a quelque chose qui cloche, et que non, ce n'est pas possible... Mais si !

Ce thriller est donc excellent, même si j'ai regretté quelques longueurs et le fait que la première scène n'ait aucun lien de cause à effet avec l'enquête développée ici. Mais ce n'est pas une raison suffisante pour contourner ce livre qui fait froid dans le dos et vous accompagnera bien quelques nuits !

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Bien sûr, ce roman existe aussi sous le format poche !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 16 Avril 2014

http://static.fnac-static.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/3/8/9782952152839.jpg Recueil - Editions Lire dans le noir - 1h30 d'écoute - 15€20

 

Parution en 2004

 

Le pitch : Brèves de comptoir, adieux sur un quai de gare, échange de texto. Des fragments de vie pas si anecdotiques que ça, en fait...

 

Tentation : Honte sur moi, jamais lu Delerm

Fournisseur : J'ai gagné ce livre audio sur le blog de Valérie !

 

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Mon humble avis : Quelle écoute délicieuse ! Je m'en explique...

Enregistrements pirates est un recueil de textes si courts qu'ils ne peuvent prétendre au nom de nouvelles. D'ailleurs, des nouvelles sont censées être fictionnelles, alors que ces fragments de vie ne le sont point. L'auteur y a assisté, les a vécu ou ressenti et sans doute un peu romancé sous sa plume. Ce format littéraire est donc inédit pour moi, les fragments amoureux de Barthès étant tout de même plus longs.

Chaque saynète ne dure guère plus que quelques minutes et est lue par Philippe Delerm lui-même. Si la première n'a pas eu le temps de me capter, je me suis laissée royalement immergée par les 34 suivantes ! Car bien vite, j'ai noté que l'auteur, même s'il semblait évoquer des petits évènements de la vie de parfaits inconnus, parlait en fait de moi, de vous, de mes voisins, des gens que je croise, en les regardant... ou pas. La différence, c'est que Delerm semble regarder tout le monde et extrait mille petites "merveilles" de ses observations. Je mets merveilles entre guillemets car certaines saynètes sont plus mélancoliques que d'autres. Quoiqu'il en soit, Philippe Delerm plonge dans l'intime de chacun, cet intime qu'il devine d'après une posture, un mot perçu, un échange. Il nous parle ici de choses simples, mais tellement vraies, qu'il fait bon de ralentir notre vie pour les écouter, les réfléchir, les méditer et se dire que "oui, je ressens également cela", où, "c'est curieux, je n'y avais pas prêté attention", ou encore "je l'ai déjà vécu, je ne suis pas seule" !

La langue sublime et lecture paisible laisse entrevoir des regrets, des joies, des rires, des moqueries, un doux cynisme et un océan de clairvoyance subtile sur notre époque et les contemporains que nous sommes.

Je me suis particulièrement délectée des fragments suivants :

- La main au fond des poches (sur la solitude de ceux qui promènent leur chien)

- Les dénicheurs (ces gens qui semblent vivre dans des maisons de magazines déco et qui dénichent tout, partout, surtout le plus loin possible)

- Les vrais problèmes (Ces gens qui se réunissent mais n'ont rien à se dire)

- Visiteurs programmés (Ces touristes qui suivent une visite guidée mais qui en savent toujours plus que le guide)

- Vincennes - La Défense (ou l'échange inattendu entre une personne âgée un "djeuns").

Je pourrais encore en citer d'autres. D'ailleurs, j'ai bien envie de les réécouter encore et encore, pour mieux m'en imprégner !

A noter que ce format audio est suivi d'une interview de l'auteur, Philippe Delerm.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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