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Publié le 14 Avril 2018

Roman - Editions Thélème - 6h10 d'écoute - 21 €

Parution d'origine en janvier 2015

 

L'histoire : Après des années d'absence, Lucine revient à Port au Prince, pour y annoncer le décès de sa soeur. Elle sent très vite que sa place est là, qu'elle ne quittera plus cette ville, quitte à laisser ses neveux à la charge de son autre soeur.

Mais la terre tremble, détruit tout ou presque, et redistribue les cartes de la vie.

 

Tentation ; Envie de l'atmosphère haïtienne

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Cela faisait un bail que je n'avais pas lu de roman de Laurent Gaudé, même si mes souvenirs étaient excellents. Et puis je n'ai pas résisté à ce titre et sa 4ème de couv', qui se sont transformés en moi comme une invitation à vivre une certaine Haïti, ses habitants, ses rites et croyances.

Hélas, à moult reprises, j'ai manqué interrompre l'invitation, tant cette histoire me pesait sans me pénétrer. Je ne me suis jamais installée dans cette histoire et j'ai même eu franchement du mal à considérer comme telle. Je ne me suis pas repérée dans les lieux, ni dans les personnages (à 2 ou 3 exceptions près, mais les liens qui les unissent me sont restés nébuleux le plus souvent), ni dans le temps. Et sur la fin, j'étais encore plus perdue dans les dimensions temporelles qui semblent être proposées : qui est vivant, qui est en transe,  qui est âme flottante, qui danse, qui est mort ? Bref, il semble que je n'ai pas saisi grand-chose à ce que Laurent Gaudé souhaite transmettre dans cette oeuvre.

J'ai tout de même poursuivi mon écoute parce que des avis lus sur le net m'ont "rassurée", en y évoquant une deuxième partie bouleversante puis une troisième. J'y ai vu l'espoir d'un nouveau souffle, d'un renouvellement du rythme. Sauf que non... La deuxième partie, qui évoque le tremblement de terre et les heures qui ont suivi m'a remuée oui, mais elle est si courte. Quant à la troisième, elle m'a vu attendre la fin avec impatience.

Et pourtant, il y a tout de même deux points qui m'ont charmée. La lecture et la voix de Pauline Huruguen : si douce, si apaisante, si envoûtante. La langue et les mots sont très beaux aussi, soignés, qui donnent presque à sentir et à ressentir. Mais presque, car Danser les ombres m'a globalement laissée de marbre. A la lecture des avis élogieux sur ce roman, je me dis que celui-ci n'était juste pas fait pour moi... Sans doute trop métaphysique, trop symbolique.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 2 Avril 2018

Thriller - Editions Audiolib - 9h21 d'écoute - 21.50€

 

Parution d'origine en mars 2017 chez Mazarine

 

L'histoire : Pour "oublier" un drame, Jane emménage  au One Folgate Street, une maison minimaliste, connectée et aux technologies ultra moderne. Elle découvre alors que quelques années plus tôt, Emma, une autre locataire, y a trouvé la mort de façon inexpliquée. Jane décide de tenter d'élucider le mystère de la mort de d'Emma, et sans le savoir, suit ainsi le même chemin qu'elle. Mais jusqu'à quel point ?

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Weekend pascal pluvieux... Et hop, me voilà en mode détapissage de mon séjour ! Ras le bol de cette tapisserie qui date de Mathusalem. J'adore détapisser, ça me vide la tête... Que je remplis simultanément d'un roman audio !

La fille d'avant m'a de suite captivée et j'ai prolongé sa lecture au-delà de mon activité décorative. En 2 petites journées, écoute bouclée. Ca fait du bien, un bon thriller ! A une époque, les thrillers étaient mon genre littéraire préféré, mais depuis l'ouverture de ce blog, je l'ai relégué à un second, voire troisième plan. Car ma curiosité en matière livresque s'est bien élargie, et les tentations, via les autres blogs, sont toujours plus nombreuses. Bref, dans ma vie de lectrice, il y a la fille d'avant, et la fille de maintenant. Et c'est tout de même agréable de temps en temps de laisser la place à la fille d'avant ! 

Alors, ce thriller anglais, écrit sous le pseudonyme J.P Delaney, qui cache un autre auteur, Anthony Capella, que je ne connais pas ?!

Seul le postulat de départ m'a un peu dérangée, car je ne l'ai pas trouvé franchement crédible. Le voici ce postulat : Jane emménage dans une maison à l'architecture révolutionnaire. Mais pour lui accorder le bail, le propriétaire (et architecte) Edward Monkfort la soumet à un questionnaire on ne peut plus intrusif et glisse plus de 200 exigences contractuelles (qui dictent en fait le comportement du locataire) dans le bail. Sachant que la maison est hyper connectée et que quelque part, le propriétaire a accès à tous les faits et gestes du locataire. Bref, mon scepticisme vient de là... Qui accepterait de telles conditions de location ?

Mis à part cela, je me suis régalée de cette écoute on ne peut plus fluide et très agréablement interprétée. Les chapitres sont courts et alternent systématiquement les voix d'Emma (Avant) et de Jane (Maintenant). Le temps que l'intrigue et le mystère s'installent, nous voilà prit dans les filets de ces deux histoires, si similaires, qui se déroulent à 3 ans d'intervalle. De ce fait, nous vivons les mêmes situations à travers le regard de deux personnages différents. Nous savons qu'Emma est décédée. Jane l'apprend aussi très vite mais ne se rend pas compte qu'elle suit un chemin identique à celui qui a provoqué la mort de la locataire précédente. Jane ne se rend pas compte... ou ne veut pas ouvrir les yeux... malgré l'enquête discrète qu'elle mène auprès des différents protagonistes d'avant... et de maintenant. Mais, même si tout le monde s'accorde à dire que Jane ressemble beaucoup à Emma, est-elle semblable pour autant ?

Dans ce thriller, il est fortement question de manipulation, de perversion, de mythomanie, de domination, de psychorigidité, de psychopathie narcissique. A mi-roman, je me suis dit que la fin était écrite d'avance tant tout me paraissait clair. Trop clair peut-être, trop simple sûrement, car la tension montre, l'auteur nous balade, on ne sait plus quoi penser de chacun des personnages, on ne sait plus qui fabule, qui cache quelque chose, ni qui manipule qui ? Et si c'était un peu tout le monde à la fois ?! Car chacun des protagonistes se révèle bien plus complexe qu'il n'y parait au premier abord. Et sachez que la maison tient globalement le rôle principal de ce thriller psychologique.

Bref, la tension monte au fur et mesure, l'atmosphère devient étouffante, mais heureusement, le dénouement (on ne peut plus inattendu, c'est le but tout de même !) nous libère de tout ceci.

Si vous voulez trembler (raisonnablement), entrez et emménagez donc au One Folgate Street le temps d'une chouette lecture... Et réjouissez vous de vivre dans une simple maison, sans high tech !

Pour info, ce roman vient de sortir en format poche !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 22 Mars 2018

Roman - Editions Audible - 5h12 d'écoute - 16€99.

 

Parution d'origine :Août 2016

L'histoire : la narratrice Elisabeth, sexagénaire, décide d'organiser une fête de printemps avec amis et voisins de son immeuble de la banlieue parisienne. Parmi eux, Lino et Lydie, qui habitent juste au-dessus. Lydie est une femme fantaisiste et idéaliste. Lino entretient une relation courtoise, amicale avec Elisabeth. Les préparatifs, la soirée se déroulent sans incidents. Ce n'est que quelques heures plus tard que l'accident, le drame se produit...

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : Bib N°2

 

 

Mon humble avis : Babylone a reçu le prix Renaudot en 2016. Euh... je ne figurais pas dans le jury !

Malgré quelques qualités indéniables, ce roman ne m'a pas franchement plu, et j'ai plutôt l'impression de l'avoir subi. Pourtant, celui-ci est très bien écrit, la plume et agréable sans point ampoulée et la lecture qui en est faite par Hélène Vincent est juste parfaite.

Le postulat de départ est intéressant également. Cette histoire de fête de printemps entre amis / voisins qui ne se connaissent pas forcément, le drame qui en découle (je n'en dirai pas plus, autant qu'il vous reste quelques surprises si vous vous lancez dans ce livre- méfiez-vous de certains avis qui en disent bien plus que la quatrième de couv, et donc beaucoup trop), et surtout, les réactions plus que surprenantes qui suivront, de la part des protagonistes principaux : Elisabeth, son mari Pierre et le voisin Lino. Plus que surprenantes, ces réactions s'approchent de l'ubuesque. Mais après tout, qu'en savons-nous ? Comment réagirions-nous en pareille situation ?

Le problème que j'ai rencontré dans ce livre c'est que pour le résumer, je ne parlerais pas forcément de l'histoire mais ne dirais qu'un seul mot : DIGRESSIF ou DIGRESSIONS, c'est comme vous voulez. En fait, il faut déjà passer une bonne moitié du roman pour parvenir à cette fameuse soirée. Parce qu'auparavant, tout n'est que "portraits" de personnages où descriptions de situations passées et que tout ceci semble finalement n'avoir que très peu d'impact- voire aucun-  sur l'action principale de ce roman. En fait, il faut un temps qui parait interminable pour enfin comprendre que l'on va parvenir à une véritable histoire. Et même lorsque celle-ci débute enfin, chaque petit pas qui l'a fait avancer est encore une fois prétexte à de longues digressions.

Et pourtant, sur différents sites d'avis, ceux donnés sur Babylone varient de "excellent" à "stupéfiant de platitude".

S'il n'y avait eu que la colonne qui se veut vertébrale de ce roman, cela aurait pu me plaire car vraiment originale. Mais c'est comme si Yasmina Reza passait en détails tous les os du corps, jusqu'au plus petit et insignifiant, pour pratiquement ignorer les vertèbres.

Ou alors... je n'ai rien compris... Ce qui est aussi une possibilité ! D'ailleurs, je ne m'explique même pas le choix du titre ni sa signification !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 8 Mars 2018

Nouvelles - Editions Audiolib - 5h01 d'écoute - 17.90 €

 

Parution d'origine en mai 2017 aux éditions "La dilettante"

L'histoire : En fait, il y en a sept... Toutes narrées à la première personne du singulier. Sept personnes qui se confient sur leur vie, leur non vie, et surtout sur leur solitude, à un moment un peu difficile de leur existence. Pour essayer de comprendre pourquoi cette vie ou cette non vie. Et pour cela, certaines sont obligées de fendre l'amure, d'avouer ce qu'elles niaient, ce qu'elles camouflaient. Certaines y parviennent, d'autres non, mais s'en approchent.

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°3 !

 

 

Mon humble avis : Je ne m'étais pas plongée dans une oeuvre d'Anna Gavalda depuis une éternité. Alors pourquoi pas ce recueil, lu par différents interprètes ?

Dès la première nouvelle, j'ai eu quelques craintes, et d'ailleurs, je trouve que sa place en première position du recueil n'est pas très judicieuse. C'est une jeune fille paumée qui s'exprime, avec un langage très fleuri, voire choquant d'entrée de jeu... qui rebute franchement. Pourtant, cette fille est tout de même touchante dans ses propos. Mais j'ai tout de même eu quelques appréhensions quant à la suite... qui m'a rassurée. Les confidences des autres personnages reprennent un ton plus classique et châtier. Le style devient alors agréable à écouter.

Il n'empêche que l'ensemble de ces nouvelles est très inégal. Certaines d'entre-elles m'ont émue et d'autres me sont passée complètement au-dessus de la tête. Une m'a amusée (Happy Meal), celle de la petite fille au Mc Do, rapport à mes expériences professionnelles récentes. Une autre (Le fantassin)  m'a parue très brouillon. Comme elle est plus est plus longue que les autres, il m'a fallu beaucoup de temps pour y trouver un intérêt réel et pour comprendre où l'auteure voulait en venir. "Le garçon" a achevé de me faire décrocher, ça tombe bien, c'est le dernier récit.

La nouvelle "Mon chien va mourir" est celle qui m'a touchée et parlé le plus... Forcément... Un homme a retrouvé goût et équilibre de vie grâce à un chien rencontré par hasard et qui est devenu son compagnon de vie, son socle. Mais celui-ci est vieux, vit ses dernières heures... Et son maître se souvient de tout, tout en cherchant l'endroit idéal pour la sépulture de son chien.

L'histoire du père convoqué à l'école de son fils suite à... je n'en dis pas plus, celle-ci est prenante, presque drôle, et donne une autre image, version, de la tolérance et du comportement face à la différence. Un comportement normal qui, de fait, efface cette différence.

Bref, un ensemble inégal, le tout dans une atmosphère pas joyeuse, même si la version audio est ici un véritable bénéfice, en apportant à chaque nouvelles une nouvelle voix, une nouvelle façon de raconter, bref, un peu d'air nouveau.

Mais quelques jours après ma lecture, je réalise que j'ai déjà oublié certaines histoires ou pourquoi elles m'ont (ou pas) touchée. Et en terminant cette écoute, je n'ai pas eu le plaisir ni le bonheur de me dire "waouh".

Donc du bon et du moins bon, à vous de voir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 24 Février 2018

Thriller - Editions Thélème - 15 h d'écoute - 21 €

Parution d'origine en 1987

 

L'histoire : Paul Sheldon, auteur américain à succès, est victime d'un accident de la route en plein hiver. Une femme Annie, passant par là, le hisse hors de la voiture et découvre alors qu'il s'agit de son romancier préféré - qui a eu le malheur de "tuer son héroïne" lors du dernier tome paru des aventures de Misery. Malgré les jambes brisées de Paul, Annie ramène ce dernier chez elle... Et l'y gardera chez elle, à la merci de ses colères, de ses sévices et de sa folie, jusqu'à ce que Paul accepte et parvienne à ressusciter Misery, en écrivant un nouveau livre.

 

Tentation : Soyons fou, (folle en l'occurrence), Misery est un best-seller et un classique dans le genre.

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

Mon humble avis : 3 papattes ? 2 ou 1 ou 5 ? Bonne question. Car évidemment, j'ai bien perçu l'aspect chef d'oeuvre du roman, tant dans le suspens, que la qualité narrative que dans la construction et l'évolution et l'analyse psychologiques des personnages. Les variations de la relation entre Paul et Annie a quelque chose de fascinant, entre manoeuvre de l'un pour tenter de manipuler l'autre, même s'il faut parfois se résoudre à la soumission pour éviter le pire et les troubles de l'humeur de l'autre qui font toujours craindre le pire. Le huis-clos exerce sa pression et sa sensation d'étouffement à l'extrême. Les rapports bourreau geôlier et prisonniers sont extrêmement bien décrits dans leurs interdépendances. Les réflexions sur la créativité littéraire et les attentes du lectorat, voire les droits que celui s'autorise tant envers l'auteur qu'envers ce qu'il écrit sont intéressantes.

Alors ? Oui mais... Cette audio lecture fut laborieuse pour moi, au point qu'à plusieurs reprises, j'ai songé à l'abandonner. La lecture qui en est faite est sans un peu responsable de mon ressenti. Elle y est très lente (après, je dois bien avouer que cela colle parfaitement à l'atmosphère du roman). Mais elle est si lente que par moment, alors que le lecteur semblait plongé dans le silence, je me demandais si : ma clé USB fonctionnait encore, si l'on changeait de chapitre, si mon moteur de voiture n'avait pas calé (puisque j'ai écouté Misery uniquement en voiture). Je pense qu'un lecteur papier peut tourner les pages à son rythme, frénétique ou non. Mais qu'il en a le choix. C'est en fait la première fois que je me sens "prisonnière" du format audio. Le texte comprend les réflexions intérieures de Paul, mais aussi de ses souvenirs, ou de ses rêveries ou cauchemar en fonction qu'il est dans la douleur ou dans les délires apportés par les analgésiques dont Annie l'abreuve. Il y a ensuite les descriptions purement factuelles et enfin, les dialogues entre les deux protagonistes. Nous sommes souvent dans la tête de Paul, donc on sait ce qu'y s'y passe, mais jamais dans celle d'Annie.

Et tout cela m'a paru si long, si répétitif, si lent que mon attention, mon intérêt, voire ma patience se délitaient. Et puis, pour être honnête l'horreur de la situation et de certains événements étaient too much pour moi. Je supporte ces choses-là sur trois quart d'heure dans une série policières américaines, mais pendant quinze heures... Euh non.

C'est bien ce que je craignais (un peu l'avance certes), mais l'univers de Stephen King ne me convient pas... Donc je ne renouvellerai pas !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 9 Février 2018

Roman - Edition Audible - 7h41 d'écoute - 14€95

 

Parution en Audio en 2016

Publication originale en 1833

L'histoire : En 1829, le Commandant Genestas arrive à cheval dans un grand bourg au pied de la Grande Chartreuse. Il souhaite rencontrer Monsieur Benassis, médecin et maire du village. La rencontre a lieu et une amitié se forge entre les deux hommes, qui, de confidences en confidences, finiront par s'avouer le poids de leur passé, qui explique leur présent.

 

Tentation : Allez, un peu de culture !

Fournisseur : Bib' N°2 !

 

 

Mon humble avis : Rien lu, mise à part une nouvelle (L'auberge rouge), de Balzac, depuis la classe quatrième et l'affreux souvenir du Père Goriot, pourtant jamais achevé.

Trente ans après, pourquoi pas une nouvelle tentative de cette fameuse Comédie Humaine, à laquelle Le médecin de campagne appartient ? Cela tombe bien, ce roman n'est pas trop épais, donc pas trop long. Allez hop, c'est parti !

Et là, surprise, j'ai bien aimé ! Certes, quelques passages sur le récit des campagnes Napoléoniennes m'ont un peu perdu, de même qu'une longue conversation entre différents personnages, discussion à la fois sociétale, philosophique et politique. Mais peu importe, car ces moments ont, pour moi, été anecdotiques dans l'histoire.

Le commandant Genestas rencontre donc Monsieur Benassis, mais commence par taire son grade et la raison réelle de sa venue dans cette contrée. Ceci n'empêche pas aux deux hommes de devenir amis. Benassis est un homme brillant, médecin, ancien parisien. D'où l'on peut s'étonner qu'il se soit "enterré" au fin fond d'une vallée du Dauphiné. Les deux protagonistes l'ignorent pour l'instant, mais ils vivent chacun avec un secret assez similaire.

Benassis, à cheval, emmène son visiteur puis ami visiter le bourg et lui explique comment, en tant que maire instruit, il a développé la bourgade devenue prospère et grandement amélioré les conditions de vie de ses administrés, au point d'être vénéré de tous... mais tout en gardant une humilité admirable.

Genestas suit aussi Benassis lors de ses visites auprès de ses patients, dans des coins on ne peut plus reculés.

Voilà ce que j'ai aimé et ce qui m'a étonnée. Car les explications que donne Benassis sur le développement économique et humain de sa bourgade m'ont paru très contemporains, car somme toute très logiques et intelligents, avec un aspect très "développement durable". Pourtant ce roman a bientôt deux cents ans ! Benassis est de ce fait passionnant à écouter, à suivre. Parallèlement, nous participons à ces visites médicales, qui sont l'occasion de côtoyer de multiples personnages, qui témoignent ainsi de la vie d'antan dans les vallées. Certaines de ces rencontres sont vraiment bouleversantes. Le personnage de "La fausseuse", qui ressemble à quelqu'un que je connais bien, m'a particulièrement émue. Balzac lui offre les plus beaux mots pour décrire sa puissance et sa différence intérieures.

Le Médecin de Campagne nous emmène donc dans une vallée où les Hommes savent vivre en intelligence, à l'écoute et au service de l'autre. S'il n'était l'époque lointaine et ce qui en découle, maladies, manque de confort, pauvreté... on aurait presque envie de dire que c'est une vallée où il fait bon vivre. Quant à Genestas et Benassis, ils nous offrent des dialogues fascinants, profonds et captivants. Même si je n'étais pas toujours d'accord avec leurs propos sur le patriarcat, ou le système électoral par exemple. Certaines phrases m'ont même fait bondir. Mais j'ai aimé cela car il me semblait alors pouvoir deviser avec eux ! Et c'était bien sympa tout de même. Enfin, cette amitié virile qui les unit et se renforce au fil des pages est tout simplement belle.

Voilà ce que je choisis de retenir de cette oeuvre, et là où fut mon plaisir de lecture et de découverte, sans parler, évidemment, de l'écriture magnifique de Balzac... qui me fait encore me réjouir de la beauté de ma langue, et de la chance que j'ai de parler Français.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lu par Pierre Aussedat

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 26 Janvier 2018

Roman -Editions Audiolib - 2h54 d'écoute - 18 €

 

Parution en audio en janvier 2014

Parution d'origine en août 2013

 

L'histoire : Alors que sa femme vient de décéder, Bjarni, un vieux fermier islandais, prend la plume et écrit une longue lettre à celle qui aurait dû être sa femme : Helga, son ancienne voisine de canton. Au fil de ses mots, ce sont cinquante années de vie qui se déroulent, dans un monde révolu.

 

Tentation : La blogo, à l'époque de la publication

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Mon humble avis : Me voici divisée par ce roman.  Parce que je suis très déçue, alors que j'en ai aimé l'écriture, travaillée tout en restant naturelle, avec de jolies phrases que l'on aimerait retenir et qui émeuvent, des métaphores recherchées. Avec aussi d'intéressants sujets de réflexion sur la constante évolution du monde, de ses valeurs, hélas pas toujours dans le bon sens, tout comme sur l'amour et ses prix : les choix, les sacrifices, la douleur, la tristesse, les regrets.

Mais l'histoire en elle-même ne m'a pas touchée et même si la lecture audio n'excède pas trois heures, celle-ci m'a semblé longue, voire interminable. Même si une toute petite phrase parmi les dernières surprend vraiment, et peut offrir une tout autre lumière à cette fameuse lettre. Pourtant, le mode de vie rural islandais, dans la rudesse de l'isolement et de la nature, est bien décrit. On n'y apprend par exemple, avec un certain dégoût cependant, qu'à une époque, les islandaises des campagnes se shampouinaient les cheveux avec de l'urine macérée. Beurk ! Il se dégage de ce texte autant de mélancolie que de nostalgie pour les temps passés, lorsque le quotidien était peut-être plus austère et laborieux, mais finalement, plus humain.

Certains passages, bien crus, presque écoeurants, m'ont plutôt dérangée et leur répétition encore plus, qui n'apporte aucune beauté au texte, et pas grand-chose à l'histoire, au contraire. A mes yeux, ces paragraphes sonnaient bien plus comme "graveleux déplacés" que comme "romantique déclaration".

Quant au format audio... Et bien avec les patronymes islandais, ce n'est pas évident du tout ! J'ai mis un temps fou à fixer certains d'entre-eux sur les personnages, dont certains sont restés d'anonymes figurants pour moi. Peut-être qu'une lecture papier permet de mieux visualiser et retenir ces noms qui pour moi, ressemblaient à de bizarres borborygmes !

Bref, une belle plume mais une histoire qui ne m'a ni emportée, ni touchée, ni captivée. Possible que mon attention se soit plusieurs fois absentée durant mon écoute, car j'ai souvent trouvé cette lettre désordonnée, au sens littéral du terme. Je m'attendais à "quelque chose" de beau, de délicat, de romantique et non... En tous cas, pas pour moi.

 

 

"L'homme est capable de faire de grands rêves sur de petits oreillers".

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Janvier 2018

Roman - Editions Audiolib - 12h53 d'écoute - 23.90 €

 

Parution en audio en mai 2015, et parution d'origine en janvier 2012.

 

L'histoire : En 1940, Winston Churchill crée le SOE, une branche particulière et obscure des services secrets britanniques. Le Special Operation Executive est recrute des français, des canadiens, des anglais qui parlent impérativement un français parfait, sans accent. Car, ces futurs agents de la couronne seront bientôt envoyés en France, pour commettre des attentats contre le Reich. Mais avant cela, c'est une longue et éprouvante formation à l'art de la guerre que ces aspirants subiront. Paul Emile et l'un deux, qui a quitté son vieux père sans rien lui dire de sa destination, qui devra rester secrète à jamais. Et c'est durant toute la guerre que nous le suivront, lui est ses compagnons d'armes, compagnons qui deviennent une famille.

 

Lu par Hugues Boucher

 

Tentation : Le nom de l'auteur

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Ca y'est, c'est officiel ! Joël Dicker, malgré l'aspect "pavesque" de ses publications, devient un de mes auteurs fétiches... juste en 3 romans : La vérité sur l'affaire Harry Quebert, Le livre des Baltimore, et celui-ci, Les derniers jours de nos pères.

Et l'on pourrait presque dire que Les derniers jours de nos pères est son roman le plus bluffant : tellement érudit et documenté déjà, et écrit avant les autres, à seulement 24 ans ! Chapeau bas Monsieur Dicker ! Admirative, jalouse aussi devant tant de talent je suis et je resterai toujours !

Alors, ce roman, que l'on peut classer parmi les romans historiques ?! Les qualificatifs ne manquent pas pour le décrire ! Instructif, captivant, passionnant, terrifiant, et bouleversant. Dur aussi, parce que c'est la guerre.

Certes, comme dans les autres livres de Joël Dicker, on peut y trouver quelques longueurs, encore que...  Celui-ci est si foisonnant tant en détails historiques qu'en personnages tous aussi bien construits et approfondis que les autres. Des héros, des vrais, des anti héros (parce que dans l'autre camp - mais qui résistent, d'une certaine façon),  que l'on apprend à aimer et ou à détester... ou que l'on essaie d'haïr, malgré l'humanité qu'ils dégagent, humanité à l'opposé de leur comportement quand ils sont sous les ordres de...

Bref, ce roman montre bien la cruauté de la guerre, ce qu'elle oblige à faire, en fonction des situations, et quelle que soit notre nature profonde.

Mais ce roman rend avant tout un formidable hommage aux héros de l'ombre de la guerre 39-45, héros méconnus, et peut-être même méconnus de la plus part.

Ces jeunes français sont recrutés par l'armée anglaise pour devenir espions britanniques sur le sol français. La formation qu'ils suivent dans différents lieux secrets d'Angleterre est on ne peut plus sélectives. A chaque stade du stage, des postulants sont éliminés ou abandonnent d'épuisement, voire décèdent, malgré l'entraide, l'affection et l'amitié qui les lient chaque jour un peu plus et qui devient l'un des fils conducteurs de ce livre. Cette partie représente environ un tiers du roman et permet de bien poser la richesse des multiples personnages, de les rendre très attachants.

Puis, ceux qui restent sont envoyés en France dans des missions secrètes. Attentats, sabotages, informations, espionnage, formation et appui logistique des résistants. Le tout, sans se faire prendre évidemment, même si chacun a sur lui la petite pilule, au cas où... Entre chaque mission, cette équipe aussi liée que les doigts d'une main se retrouve dans un appartement secret à Londres... où ils tentent d'oublier la guerre et ses dégâts.

Pour ne pas spoiler, je m'arrêterai là dans la description de ce roman si intense, poignant et émérite. Je peux juste ajouter que comme bien d'autres oeuvres traitant de cette époque, il y a une question qui se pose... du genre... "Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt"... Qui fait que "Les derniers jours de nos pères" est vraiment un roman qui prend aux tripes du début à la fin. La dimension psychologique de cette histoire est énorme et dépasse l'action qui reste secondaire. Il ne faut point passer à côté car elle montre bien ce que la guerre fait de l'homme et à l'homme.

Les personnages, que cette époque à changés et traumatisés à jamais, me resteront longtemps en mémoire, et grâce à Joël Dicker, je peux ici les remercier, car c'est en partie grâce à eux qu'aujourd'hui, je parle ma belle langue qu'est le français.

Alors Pal, Laura, Cucu, Gros, Stan, Doff, Faron et les autres... Quelque fut vôtre véritable nom ou pseudo de guerre de l'époque, merci, et chapeau pour votre courage, votre persévérance, votre idéal !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Décembre 2017

Roman - Editions Audiolib - 6h10 d'écoute - 18.80 €

 

Parution en audio en 2009

 

L'histoire :  Parce que le derrière des femmes n'a pas de secrets pour lui, ses copains le surnomment le " fessologue ". Au Jip's, le bar où il a ses habitudes, plus rien n'amuse ce dandy congolais, déprimé par un chagrin d'amour. Un jour, déambulant dans Paris, sa curiosité est attisée par une librairie bondée. Il y croisera Jean-Philippe, un écrivain haïtien venu signer ses livres, et qui va bouleverser sa vie...

 

Tentation : "Approfondir" l'auteur

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Mon humble avis : Au printemps dernier, j'avais "audiolu" "Demain j'aurais vingt ans" et beaucoup apprécié la lecture de Alain Mabanckou lui -même. Son accent africain renforçait encore les propos et l'immersion du lecteur. Dans ce Black Bazar audio, même si l'interprétation est tout à fait honnête et enjouée, il manque cet accent... C'est mon premier bémol. Le deuxième bémol porte sur des faits et expressions parfois trop répétées, même si c'est dans le style de l'auteur, et certainement dans le but d'appuyer sur le côté un peu crédule et naïf des personnages. Crédules et naïfs certes, mais loin d'être idiots. Disons qu'à travers eux, Alain Mabanckou explique simplement ce que bon nombre de personnes se régaleraient à alambiquer pour faire "genre" ! Il nous offre le regard des africains parisiens sur leur mère Afrique, un regard affectueux mais pas indulgent pour autant. Ce regard se porte aussi sur la société actuelle, qu'elle soit africaine ou française. Autre bémols, les personnages, qui possèdent tous un patronyme et un pseudonyme sont trop nombreux à mes yeux et participent au récit de façon trop épisodique pour les différencier, les reconnaître, les approfondir, les personnaliser en fait !

Plus qu'un roman, ce livre s'approche à mes yeux de l'essai, par les sujets traités par les voix des multiples personnages, leurs conversations à bâtons rompus et les avis qui s'échangent ainsi aux rythmes des accords et des désaccords.

Mais ce sont surtout des chroniques de quartiers et de communautés que nous lisons. Les quartiers sont ceux de Château-Rouge et de Château d'Eau à Paris, habités par les congolais, les Sénégalais, les Ivoiriens etc... Et puis, bien sûr, il y a l'arabe du coin. Toutes les anecdotes, souvent désopilantes et ne manquant pas de quiproquos, vont tourner autour de ce petit monde. Mais le grand monde n'est pas absent, au contraire, puisqu'il est souvent évoqué, tant dans son présent que dans son passé. La colonisation, la décolonisation, les rapports et échanges Nord/Sud actuels. Mais c'est aussi de l'immigration dont il est question, de l'intégration en France, de la débrouille, de l'entraide, des marchands de sommeil, des boulots sous rémunérés et non déclarés dont il est question. Tout comme des us et coutumes de ces expatriés, avec l'importance de la "sape" et le décalage dans la "drague" notamment. Sans doute avec un peu trop de clichés noirs/blancs. Mais le tout avec de l'humour et le verbe propre, simple et bien truculent de Mabanckou, qui n'a pas son pareil pour rendre poétique un langage courant, des métaphores pourtant très terre à terre mais tout de même décalées. Bref, certaines expressions de l'auteur valent leur pesant d'or ! Il est évidemment aussi question de poésie, de littérature et d'amour.

Bref, les propos majeurs sont intéressants mais un peu trop mélangés dans ce Black Bazar qui part un peu dans tous les sens, au point de paraître même désordonné et un peu "fourre-tout", d'où le titre sans doute.

Ce Black Bazar ne me fut pas désagréable, et même par moments bien amusant et distrayant, sans me passionner pour autant. Je préfère les histoires qui ont vraiment un fil conducteur pour me capter et me garder. Trop "bazar" pour moi !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 2 Décembre 2017

Policier - Edition Audiolib - 4h30 d'écoute - 17.30 €

 

Parution en audiolib en juin 2009

Parution originale en 1952

L'histoire :Dans le Maine, Spencer et Christine hébergent Belle, la fille d'une amie de Christine, pour dépanner... Un matin, Belle est découverte morte étranglée dans sa chambre. Hors, lors de la soirée précédente, seul Spencer était à la maison... La pression monte donc sur lui. Et cet homme timide va subir la l'humiliation des interrogatoires et le regard oblique des habitants de la ville. Mais c'est lorsqu'il apprend qu'aucune charge n'est retenue contre lui que sa vie va basculer dans la tragédie.

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : La bib'

 

Lu par François Mathouret

 

 

Mon humble avis : Jusqu'ici, Simenon représentait pour moi le Commissaire Maigret et la série télévisée, en noir et blanc, avec Jean Richard comme interprète principal, que je regardais avec mes parents. Autant dire que cela ne date pas d'hier !

Je savais cependant que l'oeuvre de Simenon était énorme et que ses romans se comptent par centaines ! Donc, me voilà, avec La mort de Belle.

Je n'irai pas par quatre chemins, je déconseille fortement de découvrir ce roman dans le format audio, comme je l'ai fait. De l'atmosphère du roman sort une certaine langueur, et la lecture qui en est faite est assez lente et quasiment monocorde. De ce fait, l'ensemble semble manquer d'énergie et peine à capter l'intérêt de façon continue, même si j'étais bien consciente que je n'écoutais pas un thriller des années 2010 ! Qui plus est, j'ai eu une grande difficulté à reconnaître et différencier les personnages secondaires, nombreux qui plus est. Ils sont parfois nommés par leur nom de famille, ou par leur prénom, ou encore par leur fonction au sein de l'appareil judiciaire. Peut-être qu'une lecture sur un livre papier aurait facilité la distinction de ses protagonistes et la mémorisation de leur rôle.

L'écriture parait froide et assez factuelle, même si, curieusement, les faits et gestes de chacun traduisent assez bien leur personnalité et leur état d'esprit. On observe vraiment ce que peuvent être les sensations d'un suspect principal même si présumé innocent. Si l'on ajoute la description de la vie de la middle class Américaine, ce roman n'est pas inintéressant.

Oui mais voilà, je m'attendais à une enquête un peu plus alambiquée, plus de rebondissements quelque part plutôt que cette atmosphère pesante qui s'approche presque du huis-clos. En surtout, je ne pensais pas que le dénouement me laisserait autant sur ma faim. Bref, je n'ai pas vraiment saisi l'impact que pouvait avoir La mort de Belle sur moi, sans doute suis-je passée à côté de nombre de détail qui m'aurait rendu cette histoire plus captivante et profonde.

Alors, je tenterai sans doute à l'avenir d'autre Simenon, histoire de ne pas rester sur cette globale déception, mais je prendrai alors un un roman en ce bon vieux format papier !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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