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Publié le 2 Décembre 2017

Policier - Edition Audiolib - 4h30 d'écoute - 17.30 €

 

Parution en audiolib en juin 2009

Parution originale en 1952

L'histoire :Dans le Maine, Spencer et Christine hébergent Belle, la fille d'une amie de Christine, pour dépanner... Un matin, Belle est découverte morte étranglée dans sa chambre. Hors, lors de la soirée précédente, seul Spencer était à la maison... La pression monte donc sur lui. Et cet homme timide va subir la l'humiliation des interrogatoires et le regard oblique des habitants de la ville. Mais c'est lorsqu'il apprend qu'aucune charge n'est retenue contre lui que sa vie va basculer dans la tragédie.

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : La bib'

 

Lu par François Mathouret

 

 

Mon humble avis : Jusqu'ici, Simenon représentait pour moi le Commissaire Maigret et la série télévisée, en noir et blanc, avec Jean Richard comme interprète principal, que je regardais avec mes parents. Autant dire que cela ne date pas d'hier !

Je savais cependant que l'oeuvre de Simenon était énorme et que ses romans se comptent par centaines ! Donc, me voilà, avec La mort de Belle.

Je n'irai pas par quatre chemins, je déconseille fortement de découvrir ce roman dans le format audio, comme je l'ai fait. De l'atmosphère du roman sort une certaine langueur, et la lecture qui en est faite est assez lente et quasiment monocorde. De ce fait, l'ensemble semble manquer d'énergie et peine à capter l'intérêt de façon continue, même si j'étais bien consciente que je n'écoutais pas un thriller des années 2010 ! Qui plus est, j'ai eu une grande difficulté à reconnaître et différencier les personnages secondaires, nombreux qui plus est. Ils sont parfois nommés par leur nom de famille, ou par leur prénom, ou encore par leur fonction au sein de l'appareil judiciaire. Peut-être qu'une lecture sur un livre papier aurait facilité la distinction de ses protagonistes et la mémorisation de leur rôle.

L'écriture parait froide et assez factuelle, même si, curieusement, les faits et gestes de chacun traduisent assez bien leur personnalité et leur état d'esprit. On observe vraiment ce que peuvent être les sensations d'un suspect principal même si présumé innocent. Si l'on ajoute la description de la vie de la middle class Américaine, ce roman n'est pas inintéressant.

Oui mais voilà, je m'attendais à une enquête un peu plus alambiquée, plus de rebondissements quelque part plutôt que cette atmosphère pesante qui s'approche presque du huis-clos. En surtout, je ne pensais pas que le dénouement me laisserait autant sur ma faim. Bref, je n'ai pas vraiment saisi l'impact que pouvait avoir La mort de Belle sur moi, sans doute suis-je passée à côté de nombre de détail qui m'aurait rendu cette histoire plus captivante et profonde.

Alors, je tenterai sans doute à l'avenir d'autre Simenon, histoire de ne pas rester sur cette globale déception, mais je prendrai alors un un roman en ce bon vieux format papier !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 30 Novembre 2017

Roman - Editions Audiolib - 15h54 d'écoute - 24 €

 

Parution d'origine en 1939

L'histoire : A Monte Carlo, une jeune femme de compagnie, timide et introverti, se voit demander en mariage par Monsieur de Winter, un riche aristocrate anglais, veuf depuis un an. Monsieur de Winter ramène donc sa jeune épouse dans son manoir de Manderlay. Mais, à Manderlay, il semble que l'ombre de feue Rebecca plane encore, et hante autant les lieux que les habitants. La nouvelle venue sera-t-elle assez forte pour échapper à ce souvenir trop présent ?

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

Lu par Virginie Méry

 

 

Mon humble avis est celui d'une lectrice assez inculte en classiques littéraires mais qui apprécie de plus en plus explorer des méandres plus anciens. C'est donc avec Rebecca que j'ai découvert la plume de Daphné du Maurier. Jusqu'ici, cette dernière n'était pour moi qu'un nom, sonnant tant francophone que je croyais Daphné du Maurier française. Raté, elle était anglaise !

Il y a deux ans, de nombreux billets élogieux et enthousiastes sur Rebecca ont fleuri sur la blogosphère, aussi, je m'attendais moi aussi  à déborder d'allégresse sur ce chef d'oeuvre, adapté au cinéma par Hitchcock en 1940. Un aspect thriller était annoncé par nombre de ces billets. Mes amies m'ont même parlé d'une série TV qui les avait terrifiées dans leur jeunesse !

Oui mais... La tournure thriller n'apparaît vraiment que dans le dernier quart de l'oeuvre. Je me suis régalée de la première partie du roman, qui présente les personnages, la relation de la jeune femme de compagnie (dont on ne connaîtra jamais le nom, puisqu'elle est la narratrice) avec son ignoble patronne, puis sa rencontre avec Monsieur de Winter, qui mènera au mariage. Cette partie est vraiment vivante, aussi drôle que cynique quelque part.

Ensuite la narratrice fait ses premiers pas à Manderlay. Avec elle, on découvre les us et coutumes de l'aristocratie anglaise de l'époque, ce qui est forcément intéressant. L'ambiance s'installe et devient très vite pesante et sinistre... Sauf qu'à mes yeux (ou plutôt mes oreilles, puisque lecture audio), j'ai trouvé cela rapidement lassant et très répétitif, et limite caricatural (sans doute parce que je n'ai pas su me mettre dans la peau d'une jeune mariée des années 30, qui issue d'un milieu modeste, ce retrouve à avoir ses propres domestiques etc...) Bref, la jeune épouse m'a agacée dans ses craintes, questionnements, doutes, hésitations trop récurrentes (pour moi, je le répète). A ces indécisions, j'aurais préféré de la suspicion, de la défiance. Un peu plus de caractère que de lamentation. Bref, encore un personnage que je souhaitais remuer pour qu'elle soit moins "nunuche" et qu'ainsi, je puisse éprouver quelque empathie pour elle. Les mous m'agacent !

Et puis, vient la quatrième partie de cette histoire romanesque, partie où tout bascule, où les révélations éclatent ! Et celles-ci, malgré mon imagination souvent débordantes, je ne les ai pas vues venir, même si je les attendais avec impatience. Car oui, en cours de lecture, j'ai cru qu'elles n'adviendraient jamais ! Mon intérêt redevint total, ma tension à son comble, et le suspense insoutenable par moment. J'étais donc bien dans un "policier", qui, dans cette partie, n'est pas sans rappeler la reine du crime Agatha Christie.

Finalement, je suis heureuse d'avoir fait connaissance de la délicieuse et très soignée plume de Daphné du Maurier. Pas dit que je ne renouvelle l'expérience un de ces quatre. Mais je ne pense pas que Rebecca me restera longtemps en mémoire car j'ai tout de même trop "subi" certaines longueurs et l'apathie de la narratrice. 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Novembre 2017

Roman - Editions Audiolib - 9h04 d'écoute - 19.70 €

 

Parution d'origine en mai 2016 (Existe en format poche) 

L'histoire : Durs ces derniers mois pour Julia... Elle perd sa grand-mère, son père, son emploi et quitte son amoureux. C'est à reculons qu'elle postule en qualité de psychlogue dans une maison de retraite du Sud-Ouest. Elle espère y être justement en "retraite" pour se retrouver. 

Julia découvre très vite que les pensionnaires des Tamaris ont moult choses à lui apprendre, et elle ne sera jamais au bout de ses surprises.

 

 

Tentation : Pitch + blogo

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Voici un roman plaisant à écouter (ou lire), distrayant, assez profond, rythmé, avec de bonnes doses d'humour et évidemment d'émotions, voire de bons sentiments ! C'est clair, c'est une histoire tout de même bien "girly" pour un public je pense plutôt féminin.

L'interprétation qu'en fait Astrid Ross est parfaite pour ce genre de roman.... romance idéale pour la période estivale ou les dimanches glacials sous la couette en hiver.

La première partie de cette histoire m'a vraiment réjouie ! Style agréable et joyeux, même si notre héroïne n'a pas grand moral, et entrée dans un univers que j'ai quitté il y a plus 20 ans, avec le décès de mes grand-mères. Univers qui, je l'avoue, m'a à l'époque traumatisée.

Et finalement, j'ai vraiment aimé rencontrer et partager le quotidien de ce petite troupe d'octo-nonagénaires, ainsi que le lien que crée Julia avec la plupart d'entre-eux. Cet aspect du roman est intéressant, et traité avec tact et sans pathos exagéré. Au contraire ! Ces papys et mamies  ont plus d'un tour dans leur sac, de l'humour, et surtout beaucoup d'amour... Bien entendu, d'autres aspects de la vieillesse sont abordés, toujours avec délicatesse : l'affaiblissement du corps, la solitude, la maladie, le décès, le deuil, les souvenirs qui s'envolent, les regrets, la fidélité, les joies passées ou bien présentes. Franchement, les dialogues qui naissent entre Julia et ses patients sont émouvants, touchants et profonds. D'autant que de certains de ces dialogues, c'est ce qui reste tu, mais que l'on devine, qui est le plus important.

Arrivés là, vous vous demanderez sans doute pourquoi je n'attribue que 3 pattes à ce roman best-seller. Parce qu'une romance s'installe entre Julia et le petit-fils d'une pensionnaire. Pourquoi pas, puisque c'est aussi un signe de la "résurrection" de Julia. Sauf que celle-ci m'a agacée avec ses hésitations et interrogations interminables qui, pour moi, coupaient trop le sujet principal et son rythme.

Autre point qui m'a vraiment lassée : l'humour, qui pourtant est bienvenu pour rendre le sujet de la vieillesse attractif. Cet humour qui m'a tant plu au début est devenu too much pour moi. Comme dans les grosses comédies américaines où il faut un gag par minute, j'ai trouvé, au fil des chapitres que cet humour était trop présent, voire envahissant. Comment expliquer ? Nombreuses sont les métaphores drôles utilisées par l'auteure pour éclairer un passage, une action, un sentiment etc... Et bien une métaphore par "action", d'accord, mais quand c'est toute une liste de métaphores à chaque fois, et bien ce n'est plus surprenant, même si celles-ci sont bien trouvées. Voilà, l'humour doit être surprenant et non constant, au point de paraître forcé. Enfin, ce n'est que mon humble avis.

Cependant, n'hésitez pas à lire ou écouter ce livre, qui est tout de même bien frais, malgré l'âge moyen des protagonistes. Du feel good bien approfondi ! Un beau regard sur nos aînés !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 13 Octobre 2017

Roman - French Edition - 12h24 d'écoute- 17 €

 

Parution d'origine en 1890

 

L'histoire :  Le sang exécrable des Rougon-Macquart court dans les veines de Jacques Lantier, fils de Gervaise et héritier d'une lignée maudite. Lantier a assisté au meurtre d'un notable par le chef de gare du Havre. Pour se protéger, la femme de ce dernier, Séverine, le séduit et devient sa maîtresse. Auprès d'elle, et dans les vapeurs de sa chère Lison, sa locomotive, Jacques pense pouvoir conjurer ses pulsions meurtrières, résister à " la bête enragée qu'il sent en lui " à la seule vue de la nudité d'une femme.
Un voyage tragique commence, où la démence, la jalousie et le crime sont portés à l'incandescence dans le plus russe des romans français.

 

Tentation : Pourquoi pas ?

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Oh, un pur et grand classique sur mon blog !?! Inattendu non ? Oui, j'avoue. Et me voilà bien maintenant, car lire un grand classique n'a en soit rien d'héroïque, mais le chroniquer, c'est une toute autre affaire ! Parce que tout a déjà été dit sur ce roman qui a, depuis plus d'un siècle, était décortiqué et expliqué par les plus grands spécialistes et par un prof de français sur deux en France ! Aussi, mon avis n'en sera pas un (ceux qui recherchent une explication de texte ici seront bien déçus !) mais un ressenti !

Je pense que c'est le temps qui définit surtout la grandeur de l'oeuvre et pour "La bête humaine", le temps a déjà fait son oeuvre. Que ce soit en 1890 ou en 2017, il est clair que ce roman est un chef d'oeuvre.

Cela fait exactement 30 ans que j'ai lu mon premier et mon unique Zola : Germinal. Lu plus ou moins sous la contrainte. A cette époque, j'avais presque cessé de lire, dégoûtée par les lectures imposées au collège. Mon père m'a pris par la peau du cou, m'a déposée devant la bibliothèque familiale et m'a dit : "Tu choisi le livre que tu veux, mais dans 2 semaines, je veux une fiche de lecture". J'avais pris et adoré Germinal, qui contait entre autre l'Histoire de ma région natale. Et pourtant, ensuite, plus ou peu de classiques. Pour moi, ils ont quelque chose de terrifiant dans leur forme de pavé, écrit tout petit avec des couvertures soit moches, soit déprimantes, soit effrayantes, soit les 3 en même temps.

Et puis voilà que je tombe sur la version audio de La bête humaine. Et là, c'est la révélation ! C'est clair, je n'avais qu'une hâte, me retrouver dans ma voiture ou à marcher le long de mon canal pour en poursuivre l'écoute ! Et oui, Emile Zola m'a happée !

Je pense que s'il paraissait aujourd'hui, ce roman serait classé dans les étagères "thriller" des librairies. Quel suspens à couper le souffle ! Les victimes deviennent des bourreaux, tout le monde se manipule d'une façon ou d'une autre, on ne sait plus toujours qui est la proie, qui est le chasseur, tout semble pouvoir basculer à tout moment, le doute nous habite tout au long du roman. Les personnages sont autant ambivalents que passionnants, inquiétants qu'attachants et croqués et approfondis à merveille !

La bête humaine est le 17ème titre de la série des Rougon-Marcquart sur 20. Je ne pense pas m'arrêter là, tant j'ai été séduite par la beauté de la langue et du style, tant la construction du roman est grandiose, tant le rythme m'a plu. En livre audio, les quelques longueurs subis par certains ne m'ont pas dérangée, tant elles étaient encore l'occasion de me délecter de cette magnifique écriture. Zola nous plonge dans la folie meurtrière de l'âme humaine qui n'est jamais loin de son animalité. De ce fait, l'intensité dramatique ne quitte pratiquement pas son paroxysme du début à la fin de l'histoire, donc on se demande vraiment quel en sera le dénouement !. Le tout, dans une société de la fin du XIXème siècle, qui se croit bien-pensante mais déjà bien gangrenée par la corruption et le qu'en dira-t-on.

C'est donc à 45 ans que je découvre et réalise vraiment l'immense talent d'Emile Zola, comme quoi, il n'est jamais trop tard pour bien faire !... Et bien faire, c'est surtout le faire par envie et curiosité personnelle. Du coup, je ne compte pas m'arrêter là et je songe, dans les mois et années à venir, à me transformer en spécialiste des Rougon-Macquart, et à m'y plonger en toute connaissance de cause !

Si comme moi, vous êtes récalcitrants devant les "classiques", tentez avec La bête humaine, vous ne devriez ni sombrer dans l'ennui, ni être déçus !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 27 Septembre 2017

Roman - Editions Audible - 3h28 d'écoute - 13.99 €

 

Parution d'origine en 2014 chez Gallimard

 

L'histoire : En 1919, un héros de guerre est retenu prisonnier dans une caserne déserte. Un juge militaire et aristocrate vient l'interroger pour définir sa peine. Et au dehors, sous un soleil de plomb, un chien ne cesse d'aboyer.

 

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Voici une oeuvre courte et parfaitement construite, qui laisse planer le mystère, des mystères même un long moment. 

En effet, ce n'est que dans la toute dernière partie dernière partie que l'on apprend ce qui est reproché au prisonnier Morlac (ce sur quoi je ne dirais pas un mot) et la surprise est de taille, tout comme l'est, quelques pages plus tard, la peine toute aussi étonnante que lui infligera le juge Lantier, 

L'atmosphère est brillamment rendue dans ce roman. Jean-Christophe Ruffin parvient à nous accabler de chaleur, à nous submerger d'une espèce de silence qui pourtant n'existe pas, à nous tourmenter et à nous obséder par les aboiements incessants de Guillaume, le chien. Lors de mon écoute, j'avais l'impression d'évoluer dans une ambiance de Western ou de Bagdad Café. Comme si l'on entendait le moindre grincement de porte, le moindre petit mouvement pouvant devenir bruit tant tout semble silencieux.

En tant qu'amie des animaux, j'ai surtout vu dans "le collier rouge" un éloge sur la loyauté des chiens et le courage canin. Mais évidemment le roman est bien plus riche que cela. Il se penche aussi sur la fidélité entre les compagnons de combats et celle des femmes, restées au pays, qui attendent une lettre, un retour peut-être ?

L'interrogatoire que mène le juge Lantier permet de découvrir le personnage de Morlac, son passé proche, la guerre 14-18, ses traumatismes, ses colères envers les bêtises de la guerre et ceux qui, de loin, la dirigent. Il y a aussi son héroïsme qui lui vaut une décoration qu'il pense ne pas mériter. Et au loin, très loin mais si près des troupes d'Orient, la Révolution Russe et ses conséquences jusque dans les rangs de l'armée française avec l'arrivée du communisme et du militantisme clandestin ou ostensible.

Le collier rouge nous plonge admirablement bien dans les profondeurs de l'âme humaine, depuis son extrême bonté à son pire orgueil. Une lecture bien riche, comme je les apprécie.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 15 Septembre 2017

Roman - Editions Audiolib - 14h32 d'écoute - 24.90 €

 

Parution d'origine en 2015

 

L'histoire : Marcus Goldman, écrivain à succès, raconte sa famille, ses familles. Car depuis toujours semble-t-il, il y a les Goldman de Baltimore, son oncle, sa tante et ses deux cousins, à qui tout réussit et qui vivent dans un luxe décomplexé. Et puis il y a les Goldman de Monclair, Marcus et ses parents, très middle class américaine. Marcus rêve d'être un Baltimore à qui il vous un amour et une admiration sans borne. Mais au fil des années, jusqu'au drame, il apprend qu'il ne faut pas se fier aux apparences.

 

Tentation : Mon coup de coeur pour le précédent roman de l'auteur

Fournisseur : La bib' !

 

 

Mon humble avis : Mon enthousiasme pour Le livre des Baltimore est au moins aussi égal que celui ressenti lors de mon audiolecture de La vérité sur l'affaire Harry Quebert !

Celui-ci n'est sans doute pas étranger à l'excellente lecture qu'en fait Thibault de Montalembert. Mais avant cela, il y a bien entendu l'immense talent de narrateur De Joël Dicker. Dicker sait vraiment si prendre pour ensorceler son lecteur, le rendre captif de cette très longue histoire, simple en apparence (la vie d'une famille presque divisée en deux), mais qui réserve moult surprises, révélations que le narrateur, Marcus, découvrira à l'âge adulte. Un roman à tiroirs en quelques sortes malgré une vie quotidienne des protagonistes somme toute assez normale.

Pour ne pas lasser son lecteur par un récit linaire et chronologique, Joël Dicker fait régulièrement des bons dans le passé, mais ce, en différentes époques et en se préoccupant à chaque fois de protagonistes différents, même si Marcus, Woody et Hillel, les personnages principaux, ne sont jamais loin et toujours concernés par ce qui se passe. Différentes époques donc, différents lieux également. Dicker nous emmène tantôt à New York, tantôt à Miami, souvent à Oak Park, banlieue huppée de Baltimore, à Montclair évidemment, mais aussi dans les Hamptons. Une période, comme un épisode, dans un lieu forme un chapitre qui nous laisse à chaque fois sur un cliff hanger, évidemment. Le tout, dans une écriture directe, ciselée, extrêmement maîtrisée.

Le livre des Baltimore, c'est une histoire de famille qui se divise en deux clans, parce que ces deux clans vivent à deux vitesses, parce que deux niveaux de vie vraiment différent. Un réel fossé social s'est creusé entre les deux et l'enfant Marcus a honte d'appartenir au clan des simples, même s'il fait partie aussi, à chaque vacances, au clan des Baltimore. Ce récit de famille est conté par un adulte, mais il laisse la place à la vision de l'enfant sur ses différences, puis, plus tard, l'adulte Marcus portera un autre regard sur ces différences, au fur et à mesure des découvertes qu'il fera sur sa famille, et des confidences qui lui seront faites au fil du temps.

Le livre des Baltimore est avant tout un formidable roman sur l'enfance et le trio que forment les trois cousins : Marcus (le Montclair), Hillel (le Baltimore) et Woody (le Baltimore adopté). L'amour fusionnel et l'amitié exclusive qui lient les trois enfants, puis les trois adolescents, puis les trois jeunes adultes semblent indestructibles. Oui mais... il y a la vie et ses pièges.

Pour résumer ce roman extrêmement dense on peut dire que les thèmes principaux du livre Baltimore sont : grandeur et décadence, admiration, jalousie, choix de vie, fraternité, amitié, pardon, les Etats-Unis (mode de vie, coutumes, extrêmes, crise des subprimes qui s'invite aussi), la fierté, l'humilité, la culpabilité, la honte, l'honneur, les regrets, les malentendus, les secrets de famille, la rivalité, l'intégrité, la prévarication. Mais ce qui ressort surtout, malgré tous ces mots et leur contraire, c'est l'amour profond des uns envers les autres, même si celui-ci se révèle souvent maladroit.

Et puis il y a ce drame qui est annoncé dès les premières pages et qui nous sera révélé presque en toute fin, donnant à ce roman un petit air de thriller psychologique, tant le suspense est latent et s'intensifie au fil des années, des pages qui nous rapprochent inexorablement de ce drame, de ces drames en fait.

Bref, pour moi, Le livre des Baltimore est un chef d'oeuvre, un pur chef d'oeuvre !

Et, en deux romans, Joël Dicker devient pour moi un auteur incontournable, un auteur à suivre, une valeur sûre !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 19 Août 2017

Roman - Editions Audiolib - 3h00 d'écoute - 16.90 €

 

Parution d'origine du roman en 2014

 

L'histoire : Joseph est ouvrier agricole, dans le Cantal. Il semble être là depuis toujours, à travailler dans différentes fermes. Joseph ne change pas, mais le monde agricole, lui, est en constante mutation. A travers l'histoire de Joseph, c'est aussi celle de toute une région que nous vivons. Une région et ses habitants, aussi reculés que résolument modernes.

 

Tentation : Ma PAL audio

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

 

Mon humble avis : A l'été 2013, alors que je passais une semaine chez mon oncle et ma tante dans le Cantal, j'ai eu la chance de rencontrer Marie-Hélène Lafon alors qu'elle était en écriture de ce roman. Marie Hélène Lafon avait accepté l'invitation de mon oncle à partager un apéritif en présence de sa nièce blogueuse : Moi ! Evidemment, c'est un souvenir mémorable et unique !

Alors, qu'en est-il de Joseph ?

Deux mini bémols pour commencer. La profusion de personnages m'a parfois égarée, mais cela n'empêche en rien d'apprécier vivement ce roman. En effet, nous sommes ici dans la chronique de la vie de Joseph parmi les siens, les autres, ses patrons, ses collègues, les rumeurs des villages alentours, les us et coutumes d'un pays et par-delà, ceux de la paysannerie. Donc on ne peut pas dire qu'il y ait vraiment une histoire à suivre. Nous sommes plus ici dans le portrait d'un homme et de son environnement.

Et puis, j'ai aussi trouvé le récit un peu trop court, trop vite terminé, qui aurait pu déployer des ailes bien plus larges et poursuivre ce vol délicieux pour les sens au-dessus autant qu'au -dedans de ce pays cantalien.

Joseph le taiseux est un solitaire. Mais il entend et voit parfaitement, et sa mémoire est infaillible. Surtout pour les chiffres, les dates. Il est donc le témoin idéal pour raconter le Cantal, les fermes, les fils qui partent à la ville, les saisons, les bêtes, le fermage, le respect et la personnalité forte des patrons et bien entendu des patronnes. Les discussions des patrons, et des autres aussi, sur l'évolution du métier, qui oblige à s'agrandir, à d'adapter, à se connecter... Et puis il y a aussi l'alcool, son abus, les trous dans une vie. Et surtout, Joseph raconte ce qui ne se voit pas, ne se dit pas, ce qui s'enterre.

Marie-Hélène Lafon dépeint donc cette ruralité, ces différences sociales avec une langue et une écriture poignante, ciselée tout en restant simple, aussi minutieuse que concise, sans mots inutiles. Et ceci s'en oublier le sujet, la région et le milieu traités, avec les expressions populaires... Une écriture qui laisse entendre, sentir, toucher, voir, goûter. Et, évidemment, l'excellente lecture qu'en fait Marie-Christine Barrault n'est pas étrangère à ses douces sensations de lectrice audio !

Dommage que ce roman soit si court, car il laisse une impression de faim non rassasiée !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 9 Août 2017

Thriller - Editions Audiolib -  8h31 d'écoute - 21.90 €

 

Parution en 2015

 

L'histoire :  Auteur adulé de bestsellers, mari comblé, ami généreux : Henry aurait une vie de rêve si celle-ci n’était construite sur le mensonge. Survient un malheureux hasard, imputable à une maîtresse encombrante, et le château de cartes patiemment édifié menace de s’effondrer. Henry se retrouve face à un choix : révéler la vérité à sa femme, sans laquelle il ne serait rien et au risque de tout perdre, ou éliminer l’obstacle !

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib'

 

Littérature allemande !

 

Mon humble avis : Est-ce que le crime parfait existe ? Vous le saurez en lisant ce roman !

Est-ce que le thriller parfait existe ! Oui, sans nul doute, ici on s'en approche énormément, même si, dans mon esprit, il reste quelques zones d'ombres pas trop éclaircies par l'auteur. Il n'empêche, j'ai été on ne peut plus captivée par cette lecture audio, au point de l'achever dans mon lit (donc sans faire d'autre), en rentrant d'un mariage, malgré l'épuisement accumulé !

Pour ne pas trop en dire et ne point gâcher vos futures surprises, sachez que nous sommes face à un personnage principal véritablement machiavélique ! Oui, le diable en personne, mais un diable parfaitement déguisé en homme si généreux, si adulé, si charmant aux yeux du monde ! Un diable imposteur à tous les niveaux ! Dans son image publique, dans son comportement. Un homme qui tue froidement, qui construit des stratégies infernales pour se sortir du pétrin, qui manipule son entourage avec un tel détachement et une telle sagacité que l'on ne peut être que surpris de la vacuité de sa vie. Car Henri est un imposteur né, un imposteur de première catégorie, avec certaines périodes de sa vie qui restent un mystère dangereux pour qui s'y intéresse... de trop près !

La vérité et autres mensonges est donc un parfait thriller psychologique, au rythme soutenu, au suspense latent, aux rebondissements multiples. Aussi bien écrit par Sascha Arango que lu par Olivier Cuvellier. Les personnages, tant principaux que secondaires sont tous parfaitement approfondis et croqués. Bien entendu, l'auteur désigne rapidement Henri comme le coupable du meurtre, puisque nous y assistons. Le suspens n'est pas dans la recherche du criminel. Mais tout au long du roman, on craint les solutions que cet abject personnage, psychopathe déconcertant,  pourrait mettre en oeuvre pour se tirer du pétrin la tête haute. Et l'on tremble, et l'on n'imagine même pas ! Diabolique ! Excellent ! (Et sans scènes gores, je le précise !)

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 5 Août 2017

Biographie - Editions Gallimard - 12h40 d'écoute - 24.90€

Parution d'origine en 2011

 

Le sujet : Emmanuel Carrère déroule la vie de Limonov depuis son enfance russe dans les années 40 jusqu'au début des années 2010.

Limonov, alias  Édouard Veniaminovitch Savenko ​​​​​​, est un écrivain russe, dissident politique et fondateur et chef du Parti National Bolchevique. Une vie vraiment pas ordinaire, sans temps morts, idéale pour transformer Limonov en héro d'un presque roman.

 

Tentation : Allez, un peu de culture ne peut me nuire

Fournisseur : La bib'

Lu par Jacques Frantz

 

 

Mon humble avis, qui est vraiment mon très humble avis, et vous allez vite comprendre pourquoi je n'ai décoré cette lecture audio que de 3 pattes, ce qui n'a rien à voir avec la qualité de l'oeuvre, mais vraiment avec la perception que j'en ai eue ! 

Avec Limonov, Emmanuel Carrère a remporté le Prix Renaudot en 2011. Aussi, cela fait déjà quelques années que ce livre a rencontré un vif succès, tant commercial que médiatique. Mais devant un tel pavé que l'on sait "sérieux", j'ai reculé à grands pas, jusqu'à me décider à le lire dans le format audio excellemment interprété par Jacques Frantz ! Que ce soit clair, je pense que je ne serais jamais arrivée au bout du livre en format papier. L'aspect audio en voiture, en marchant m'a incitée à poursuivre. Mais, en format papier dans mon lit, j'aurais peut-être mieux "enregistré" la nuée de patronymes russes et j'aurais eu accès, du bout de mes doigts, à mon ami Google pour de plus amples informations et me perdre moins tant dans les noms que dans les dates et leur environnement.

C'est simple à dire, cette oeuvre est trop érudite pour moi. Mais cela ne signifie pas qu'elle ne m'a pas intéressée et que je n'en tire pas certains bénéfices, bien au contraire ! Je n'ai pas était passionnée, et pour me maintenir à flot, j'ai développé un intérêt et une concentration sélectifs, en fonction ce que je savais pouvoir retenir, assimiler, et distiller dans des soirées mondaines pour paraître cultivée ! LOL !

Mais assez parlé de MOI ! Parlons du livre lui-même, et de son héro Limonov !

Déjà, le style et l'écriture sont très agréables, soignés et surtout vigoureux ! Bref, ils accrochent !

Le livre couvre une période de plus de 50 ans. Autant dire qu'il est très dense, d'autant plus que la vie décrite et légèrement romancée de Limonov  est digne des plus grands romans d'aventure ! Une telle vie, faute d'être enviable ou même admirable, reste tout de même fascinante ! Imaginez un peu avec cette liste non exhaustive des activités de Limonov :  voyou en Ukraine, idole de l'underground soviétique sous Brejnev ; clochard, puis valet de chambre d'un milliardaire à Manhattan ; écrivain branché à Paris ; soldat perdu dans les guerres des Balkans, vieux chef charismatique d'un parti de jeunes desperados, journaliste, prisonnier, écrivain, amant, mari, tenté par la présidence russe, j'en passe et des meilleurs !

Ce qui est curieux, c'est que Limonov est détestable, tant par ses idées fascistes que par son arrogance, son orgueil, sa grossièreté, bref, sa vanité extrême, lui qui a toujours rêvé de devenir célèbre en tant qu'écrivain, mais aussi en participant à l'Histoire. Mais en même temps, on a presque honte "d'apprécier" sa persistance, sa constance et sa fidélité à lui-même, à ses idées. D'être quelque-part un homme principe, même sans adhérer du tout à ses principes ! Etrange sensation en tant que lectrice. Mais petite précision, ma lecture de ce texte ne m'a pas du tout incitée à me plonger dans l'oeuvre de Limonov lui-même, personnage qui me semble plus fascinant que passionnant, et c'est sans doute ce qui pourrait le rendre dangereux.

Pour moi, le réel intérêt de cette lecture audio fut la révision de la géopolitique du bloc de l'Est de ces 50 dernières année, avec, notamment, l'arrivée de Gorbatchev, l'effondrement de l'URSS, l'expiration du communisme,  "le capitalisme" à la sauce russe, la présidence d'Eltsine puis de Poutine. Les explications et les analyses qu'en donne Emmanuel Carrère sont vraiment passionnantes et intéressantes. De cela, j'en ai appris une partie au lycée. Mais comme j'étais justement au lycée lors de la chute du mur de Berlin puis du bloc communiste, nous avons appris ces événements sans reculs, sans analyse profonde. Aussi, cet aspect là de Limonov m'a vraiment captivée, tout comme la presque dissection du mode de pensée russe et de la littérature soviétique. Hélas, je suis loin d'avoir retenu tout ce que j'ai écouté, mais il n'y a pas de petits bénéfices !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 26 Juillet 2017

Roman - Editions Thélème - 6h00 d'écoute- 19 €

Parution d'origine en août 2012

 

L'histoire :  Enterré au cimetière de Bobigny, Van monologue depuis son cercueil. Il a laissé derrière lui les trois femmes de sa vie. Lou, son épouse un peu banale, trop jalouse, qui l’a renversé en voiture. Laure, sa rebelle de fille qui sèche les cours et fume des joints. Ulma, sa fascinante demi-soeur avec qui il a entretenu une relation incestueuse. Tour à tour, les membres de ce quatuor bien cabossé font leur examen de conscience : des récits portés par l’amour, qu’il soit familial, conjugal ou passionnel.

 

Lu par Louis Arène

Tentation : Pourquoi pas ?

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

Mon humble avis : Définition d'une lame de fond :  déferlement d'une ou plusieurs vagues d'une taille considérablement plus grande que les autres, susceptible de provoquer des noyades et des destructions sur le rivage sur lesquelles elles s'abattent.

Quel titre bien trouvé pour ce roman ! Cette lame de fond, on connaît dès le début de l'histoire ses funestes conséquences. La mort de Van, le principal narrateur de ce texte. Cette lame de fond, ce sont tous les non-dits, les exaspérations, les aigreurs, les rancoeurs qui gonflent au coeur d'une famille, au fil des années. Même l'amour et l'admiration ne sont pas vraiment avoués. En fait, dans ce livre, Linda Lê propose, au fil des pages, de remonter aux origines de cette lame de fond. Pour cela, Linda Lê donne la parole à quatre protagonistes. Dans ce roman choral, chacun exprime sa vision de sa relation avec les autres, ses regrets, son désespoir, sa culpabilité.

J'ai aimé écouter ce roman vraiment bien construit et originale dans sa narration : c'est Van, qui du fond de son cercueil, s'élance en premier dans ce récit... Il sera ensuite rejoint par Laure, sa fille, Lou son épouse, et Ulma, sa demi-soeur et finalement âme-soeur et amante, découverte quelques mois avant la mort de Van. La petite enfance de Van, au Vietnam permet une révision géopolitique des heures sombres de ce pays. Puis son exil seul en France, voulu par sa mère. Et dès qu'une lecture m'enrichit à ce niveau-là, elle marque déjà un bon point !

La psychologie de chaque personnage est vraiment bien creusé, la tension s'installe, même si l'on connait l'issue, elle entre néanmoins en nous au fur et à mesure que le verni apparemment lisse et brillant se craquelle de partout. Mais, oui il y a un mais... Chaque personnage s'exprime à sa propre manière, ce qui quelque part, perturbe dans l'irrégularité de style obtenu, même si l'écriture est très ciselée et belle.

Et puis dans le texte, revient trop souvent le personnage pourtant secondaire de la mère d'Ulma, dont la vie dépravée à la recherche vaine d'une certaine panacée m'a quelque peu perdue et lassée. D'autant que cette Lily nous éloigne des personnages principaux de façon assez inutile à mes yeux.

Bref, au final, un livre globalement plaisant, intéressant et qui raviront les fans de très belle écriture soignée. Mais pour moi, rien de plus ou plutôt... sans plus majeur !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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