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Publié le 24 Mai 2018

Roman - Editions Audiolib - 7h59 d'écoute - 22.90 €

 

Parution d'origine en août 2017 chez Grasset

 

L'histoire : Il s'appelle Michel. Son épouse vient de décéder d'un cancer. Alors, il largue tout et retourne sur sa terre d'origine, faite de corons et de terrils, le Pas de Calais. Quand il n'était encore presque qu'un enfant, son père lui avait écrit, comme un testament : "Venge nous de la mine". Hanté par le décès de Jo, son frère mineur, mort en ouvrier, depuis des années, Michel part donc le venger et qu'enfin payent tous ceux qui n'ont jamais été punis pour leurs crimes.

 

Tentation : Le sujet / La région

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Par ce roman, Sorj Chalandon revient sur le drame de décembre 1974, qui vit périr 42 mineurs de fond dans un coup de grisou, dans le bassin minier du Pas-de- Calais à Liévin. 42 mineurs de la fausse 3 à Saint Amé, morts pour rien, par négligence de la sécurité dans les houillères. Parmi les victimes, Jojo (Joseph), le frère aîné de Michel, le personnage principal de cette histoire, qui mêle roman et Histoire... Histoire pour nous autres européens, mais présent pour nombre de pays africains ou asiatiques.

Cette oeuvre est avant tout un formidable hommage à ces hommes qui descendaient au centre de la terre pour en extraire le charbon, dans des conditions de vie et de travail que l'on oserait peut-être plus imaginer maintenant. Hommage aussi aux familles, femmes et enfants, de ses travailleurs forçats aux poumons silicosés et quelque part, à une région toute entière, ma région d'origine, même si j'ai grandi loin des mines et que mon arbre généalogique ne s'en est jamais approché ! 

La vie dans les Corons et le travail dans les mines sont extrêmement bien détaillés, à force de mots qui frappent et de phrases qui pénètrent. Le style Chalandon en fait ! Et une obsession récurrente chez l'auteur : écrire pour ne pas oublier, ou pour sortir de l'oubli.

Le texte, narré à la première personne du singulier, est bien sûr magnifique, d'une écriture on ne peut plus maîtrisée et adaptée au sujet. Parfois poétique, souvent rageuse... Mais, parce qu'il y a un "mais" dans mon ressenti, tellement mélancolique et triste, comme un ciel gris du nord. J'ai eu du mal à comprendre cette obsession de vengeance de la part de Michel 40 ans après les faits, même si, évidemment, cela construit la trame romanesque du livre. Alors une lassitude s'est installée en moi, comme de plus en plus souvent lorsque je lis des histoires qui disent "je suis malheureux, je l'ai toujours été, depuis l'enfance je suis traumatisé". Bref, je ne trouve plus autant de plaisir dans la lecture de roman à l'atmosphère étouffante, où la beauté est dans la souffrance mélancolique. Je préfère désormais, en littérature, une autre beauté, celle qui éblouit.

Et puis et puis...Arrive le dernier quart de mon audiolecture.... Et là, gros bouleversement, retournement de situation ô combien inattendu, rebondissement que je pense aucun des nombreux lecteurs de ce livre n'a pu imaginer.

Et là, on se dit, cette histoire n'est pas qu'une complainte, c'est un roman parfaitement construit.  On se dit que ce n'est pas un journaliste qui écrit Le jour d'avant, mais bien un écrivain, un pur écrivain.

Et au-delà du vibrant témoignage sur une époque et une profession, Le jour d'avant est surtout une histoire sur la culpabilité et l'image que l'on se crée d'une réalité pour que celle-ci devienne plus supportable. Roman bien entendu grandiose, mais qui laisse trop de place à l'accablement à mes yeux, où plutôt à mes oreilles, puisqu'il s'est agi pour moi d'une lecture audio pour en faire un coup de coeur !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 16 Mai 2018

Roman - Editons Audiolib - 4h04 d'écoute - 19€90

 

Parution d'origine chez Julliard en janvier 2017

L'histoire : Philippe, auteur célèbre est en interview dans le hall d'un grand hôtel bordelais. Il remarque alors un jeune homme vers qui il s'élance. Ce jeune homme lui fait tant penser à Thomas, son premier vrai et grand amour, alors qu'il était au lycée. L'auteur revient sur cette époque et ses émois.

 

Tentation : Envie d'approfondir l'auteur Philippe Besson.

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : "Arrête avec tes mensonges", c'est ainsi que la mère du jeune Philippe s'adressait à lui pour lui signifier "Arrête avec tes histoires". C'est un peu sur cette phrase que commence ce roman, ce qui, évidemment donne lieu à quelques réflexions intéressantes sur l'écriture et la création littéraire, puisque bien sûr, Philippe n'a jamais cessé d'inventer des histoires au point d'en faire son métier !

Arrêtes avec tes mensonges, c'est aussi tout ce que l'on cache dans sa vie au point de se la gâcher, de se la pourrir et de moisir avec. Ce que l'on dissimule par honte, par gêne, pour ne pas décevoir, pour ne pas sortir du rang, pour ne pas être rejeté, moqué, bref, pour être comme tout le monde. Les mensonges sont donc nos mois intérieurs et profonds que l'on tait à jamais au point de n'être jamais soi.

Ici, il s'agit de l'homosexualité, que le narrateur découvre au lycée. Il y a fort à penser que ce récit est hautement autobiographique, puisque l'auteur Philippe Besson ne cache pas son orientation sexuelle. Bien évidemment, l'ouverture d'esprit de l'époque (les années 80) était à mille lieues de l'actuelle, même si celle-ci est encore à mille lieues de ce qu'elle devrait être. Mais précisons que "Arrête avec tes mensonges" est avant tout une histoire d'amour enfouie, avortée, mais jamais oubliée non plus.

Philippe Besson est un homme que j'adore écouter lors de ses passages télévisés. Il s'exprime de façon habitée, captivante et passionnante, tant dans la forme que dans le fond. Il en est de même pour ses écrits (ce roman est le deuxième, et pas le dernier que je lis de lui). Les mots claques, les phrases accrochent et l'ensemble reste tout à fait fluide et résonne de justesse.

Mais à mes yeux, ce roman a quelque chose de trop mélancolique, et cette mélancolie est encore accentuée par la lecture qui en est faite, assez monocorde. Certes, j'ai aimé me replonger dans les années 80 et de la culture d'alors (musicales en autres), années qui sont celle de ma jeunesse. Mais j'avoue que dans mes lectures, les premiers émois amoureux me touchent de moins en moins et que certaines scènes assez crues de ce récit m'ont mises mal à l'aise. Je me serais passée de certaines descriptions qui pour moi, n'apporte rien à l'émotion ni à la qualité littéraire de ce roman.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 10 Mai 2018

Roman - Editions Audiolib - 5h04 d'écoute - 20 €

 

Parution d'origine en mai 2017 chez Grasset

 

L'histoire : Trois femmes, trois continents, trois combats vers la liberté.

En Inde, Smita est une intouchable.

Giulia, Sicilienne, doit reprendre l'entreprise familiale ruinée.

Au Canada, Sarah, brillante avocate apprend qu'elle est atteinte d'une grave maladie.

Le destin de ses trois femmes se tresse et va les unir, sans qu'elles ne se connaissent, sans qu'elles en aient réellement conscience.

 

Tentation : Le "tapage" autour de ce roman

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Si vous n'avez pas vécu sur une autre planète, l'été dernier, vous n'avez pu échapper à ce roman. Dans la presse, sur les blogs, dans les vitrines des libraires, sur les serviettes de plage, ce livre était partout ! Suffisant pour que je me penche sur son cas... D'autant plus que la version audio figurait à ma bib N°3, la grande bib de Rennes, qui propose plein de nouveautés... Pour mon plus grand bonheur !

Le destin de trois femmes s'entrelace dans ces pages, chapitre après chapitre. Le lien qui les unit ne sera révélé qu'en toute fin, même si l'on peut le deviner quelque temps avant. Mais ce n'est pas bien grave. Ce lien est aussi infiniment petit qu'il est grand... Puisqu'il va de l'intime à la mondialisation. Et il représente bien, mais de façon originale, le fonctionnement du monde que nous ignorons parce que nous courons s'en réfléchir, submergés de tout que nous sommes.

L'histoire de Smita l'intouchable m'a particulièrement touchée. Son métier est de vider les latrines des riches. Elle vit donc de et dans la merde, comme sa mère avant elle etc... Smita refuse que sa fille ait le même avenir, souhaite la faire entrer à l'école... Mais là aussi, ça fille restera ce qu'elle est, une intouchable. Alors, Smita fuira son village avec sa fille. Destination.... (c'est dans le roman !). Smita est bouleversante et nous rappelle, dans notre petit confort d'occidentaux, qu'il est un pays puissant où subsiste encore ce révoltant système des castes, de façon légales, ancestrales, culturelles etc...

Sarah au Canada est tout aussi poignante. Brillante avocate, comme toute femme et ce toujours au XXIème siècle, elle doit tripler les efforts pour convaincre, garder sa place, concilier travail et vie de famille. Sachant que pour réussir dans son métier, sa vie de famille doit être invisible et n'avoir aucune conséquence sur sa profession. Et lorsqu'elle apprend qu'elle est atteinte d'un cancer, son monde s'écroulera... Sarah est un exemple éloquent qui prouve que pour rester dans la course, il faut être parfait, et que le monde du travail est intraitable et sans pitié quand la maladie pointe le bout de son nez, sous prétexte de représentation et de rentabilité.

Ces deux femmes sont brillamment interprétées par les lectrices. Giulia, la sicilienne, le fut beaucoup moins à mon oreille, et c'est sans doute pour cela que son personnage m'a laissée un peu plus de glace. En effet, ses chapitres sont lus avec une sorte d'urgence qui fragilise l'émotion qui pourrait émaner de cette jeune femme. Guilia reste tout de même attachante dans l'énergie qu'elle déploie pour sauver l'entreprise familiale de la ruine. Pour cela, elle doit se montrer inventive et surtout, elle doit convaincre son entourage de sortir de la tradition. Dure mission pour elle dans une Sicile où la femme se doit être soumise et de rester à sa place.

En relisant ce billet, je me rends compte que La Tresse est donc avant tout un roman sur la place de la femme dans la société à l'heure actuelle, et des efforts qu'elle doit déployer pour  s'en sortir, l'atteindre et/ou s'y maintenir.

C'est une lecture agréable, facile, divertissante mais pas que... Même si les sujets abordés auraient mérité un peu plus d'approfondissement, ils offrent tout de même aux lecteurs de beaux thèmes de réflexion et de prise de conscience sur notre époque, qui semble encore bien empêtrée dans le passé.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 8 Mai 2018

Roman - Editions Audiolib - 4h07 d'écoute - 18.50 €

 

Parution d'origine en janvier 2018 chez J.C Lattès

 

L'histoire : Hélène, professeure principale au collège, remarque le comportement étrange de Théo, son état de fatigabilité permanent. Mais elle semble être bien la seule à s'en soucier.  Théo lui rappelle elle-même, dans sa jeunesse, quand elle subissait les coups de son père. Aussi, pour Hélène, le "cas" Théo devient une obsession, qui lui fera dépasser certaines limites de l'administration scolaire.

 

Tentation : LE nouveau Delphine de Vigan pardi !

Fournisseur : Audible, merci pour le partenariat !

 

 

Mon humble avis : Les loyautés est un roman choral, ou s'expriment à la première personne du singulier les personnages adultes, et où un narrateur prend la parole quand les chapitres concernent les enfants.

Théo est fils de divorcés, garde alternée. Les deux parents n'échangent plus une parole. Il entraîne son ami Mathis sur une mauvaise pente. La mère de Mathis sent son mariage vaciller et son fils glisser là où il ne faut pas.

Hélène, professeur principale des deux ados, s'inquiète du mal être de Théo. Elle soupçonne un cas de maltraitance, mais n'est guère aidée par l'administration scolaire dans ses démarches.

Nous l'apprendrons au fil de pages, mais Théo ne subit pas de maltraitance. Son "problème" est tout autre, mais témoigne bien d'une grande détresse humaine, que personne ne prend en compte, que personne n'imagine, qu'il est seul à gérer, comme il peut. Aussi, il recherche l'évasion, pour oublier...

Ce nouveau roman de Delphine de Vigan est sombre (en même temps, on éclate jamais de rire dans les romans de Delphine de Vigan !) sobre, efficace et sacrément remuant. Il invite chacun d'entre nous à être responsable de notre prochain, de notre voisin, d'une détresse qui peut croiser notre chemin et que nous serons peut-être seuls à détecter.

Les loyautés qui donnent le titre au roman.... La loyauté peut être salvatrice comme destructrice. La loyauté envers nous-mêmes, ce que nous fûmes, ce que nous sommes, nos idéaux, nos combats... La loyauté envers les autres, c'est la fidélité, ne pas trahir un secret, ne pas dénoncer l'insupportable aussi... Il est aussi question de la loyauté envers le système et les lois... pas toujours conçus pour être efficace devant une détresse.

Dans ce roman, chaque personnage est mu ou enfermer par ses loyautés. La prof envers son élève, le fils envers son père, la mère envers son fils, l'ado envers son copain...

Evidemment, on peut compter sur la sensibilité de l'auteure et sur sa plume reconnue de tous pour décrire toutes ses situations intimes avec une délicatesse et une justesse remarquable. Delphine de Vigan sait mettre des mots là où d'autres ne les trouvent pas. Il est question de couple et de l'après-couple (et de cette haine destructrice où les enfants sont oubliés... et victime), d'amitié, d'amour maternel et filial.

Un roman coup de poing sur des sujets on ne peut plus contemporains, hélas...

 

Livre lu en partenariat avec AUDIBLE, site de téléchargement légal de livres audios, avec un abonnement mensuel possible dès 9 €90  et des livres audios en exclusivité !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 28 Avril 2018

Thriller - Editions Audiolib - 11h08 d'écoute - 24€40

 

Parution d'origine chez Sonatine en juin 2017

 

L'histoire : Julia est terrifiée à l'idée de retourner à Beckford. Pourtant, elle y est bien obligée. Le corps de sa soeur Nel vient d'être retrouvé dans la rivière. un suicide pense la police. Sauf que depuis des siècles, cette rivière est connue pour être tantôt celle où l'on y noie les femmes dérangeantes, tantôt pour pour celles des suicidées. Ne serait-ce que quelques mois plus tôt, une adolescente n'y a -t-elle pas été retrouvée noyée ?

 

Tentation : Pitch + réputation de l'auteure

Fournisseur : Bib N° 3

 

 

Mon humble avis : Au fond de l'eau est le nouveau roman de l'auteure du très remarqué "La fille du train", tant en librairie (pas lu) que quelques mois plus tard sur les écrans de cinéma : vu là.

Il s'agit d'un thriller avant tout "atmosphérique" (appellation assez personnelle) qui donne une part importante aux lieux : le village de Beckford dans le nord de l'Angleterre, et surtout cette rivière qui parait être si près de nous, dont en semble entendre le bruit de l'eau et le bruissement des arbres. Et qui dit village, dit habitants, dit ragots, dit "on-dit", dit tout le monde ou presque se connaît, s'aime ou se déteste, au choix ! Mais Beckford semble victime d'une fatalité et/ou légende historique... Sa rivière servait, dans les temps passés, à noyer les femmes que l'on soupçonnait de sorcellerie. Et depuis quelques décennies, il semble que les femmes la choisissent comme lieu de suicide. Donc ne serait-ce que pour le lecteur, la présence de cette rivière est angoissante, et le pouls s'accélère sitôt qu'un personnage s'en approche.

Au fond de l'eau n'est pas un thriller terrifiant, ni gore. Pas de cadavre toutes les cinq minutes, ni de descriptions qui donnent la nausée. Mais il ne cesse d'ouvrir de nouvelles pistes, qui complètent les précédentes ou remettent complètement en question le peut que la police savait. J'ai vraiment admiré la construction du roman et tout au long de mon écoute, je n'ai cessé de me dire : "waouh, quel boulot de romancier, chapeau !"

Le roman s'attache avant tout à la psychologie des personnages et des liens qui unissent ou désunissent les habitants de la commune. Bien entendu, les liens qui désunissent sont à découvrir au fur et à mesure et expliqueront au final tant la mort récente de Nel, de Kathie l'adolescente, et peut-être d'autres encore... Surprise ou non !

Le portrait des protagonistes est extrêmement bien brossé et soigné, et s'applique à faire le lien entre leur traumatisme de jeunesse et leur comportement à l'âge adulte, qui n'est pas exempte de mystère.

Nel travaillait à l'écriture d'un livre sur "le bassin des noyés" et enquêtait donc. On peut facilement imaginer que cela dérange quelques personnes, aussi, le coupable potentiel peut se cacher derrière chacun des personnages.

Pourquoi les deux soeurs Nel et Julia ne se parlent plus depuis des années, au point que Julia regrette de ne pas avoir répondu au dernier message téléphonique terrifié de sa soeur.

Julia va-t-elle parvenir à apprivoiser Lena, la fille adolescente de sa soeur défunte, dont elle devient la tutrice ?

La mort de Nel est elle-liée à celle de Kathie ? Quel est le rôle de chacun dans ce, ces drames ?

Est-ce la malédiction qui a encore frappé dans le village où les morts semblent parler à certains vivants ?

Bref, du mystère qui s'ajoute et s'amplifie au fil de l'histoire et de l'eau. Il en reste même une fois le roman terminé, histoire de laisser libre court à l'imagination du lecteur. J'ai passé un très bon moment d'audio-lecture, toujours en détapissant mon séjour !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Avril 2018

Roman - Editions Thélème - 6h10 d'écoute - 21 €

Parution d'origine en janvier 2015

 

L'histoire : Après des années d'absence, Lucine revient à Port au Prince, pour y annoncer le décès de sa soeur. Elle sent très vite que sa place est là, qu'elle ne quittera plus cette ville, quitte à laisser ses neveux à la charge de son autre soeur.

Mais la terre tremble, détruit tout ou presque, et redistribue les cartes de la vie.

 

Tentation ; Envie de l'atmosphère haïtienne

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Cela faisait un bail que je n'avais pas lu de roman de Laurent Gaudé, même si mes souvenirs étaient excellents. Et puis je n'ai pas résisté à ce titre et sa 4ème de couv', qui se sont transformés en moi comme une invitation à vivre une certaine Haïti, ses habitants, ses rites et croyances.

Hélas, à moult reprises, j'ai manqué interrompre l'invitation, tant cette histoire me pesait sans me pénétrer. Je ne me suis jamais installée dans cette histoire et j'ai même eu franchement du mal à considérer comme telle. Je ne me suis pas repérée dans les lieux, ni dans les personnages (à 2 ou 3 exceptions près, mais les liens qui les unissent me sont restés nébuleux le plus souvent), ni dans le temps. Et sur la fin, j'étais encore plus perdue dans les dimensions temporelles qui semblent être proposées : qui est vivant, qui est en transe,  qui est âme flottante, qui danse, qui est mort ? Bref, il semble que je n'ai pas saisi grand-chose à ce que Laurent Gaudé souhaite transmettre dans cette oeuvre.

J'ai tout de même poursuivi mon écoute parce que des avis lus sur le net m'ont "rassurée", en y évoquant une deuxième partie bouleversante puis une troisième. J'y ai vu l'espoir d'un nouveau souffle, d'un renouvellement du rythme. Sauf que non... La deuxième partie, qui évoque le tremblement de terre et les heures qui ont suivi m'a remuée oui, mais elle est si courte. Quant à la troisième, elle m'a vu attendre la fin avec impatience.

Et pourtant, il y a tout de même deux points qui m'ont charmée. La lecture et la voix de Pauline Huruguen : si douce, si apaisante, si envoûtante. La langue et les mots sont très beaux aussi, soignés, qui donnent presque à sentir et à ressentir. Mais presque, car Danser les ombres m'a globalement laissée de marbre. A la lecture des avis élogieux sur ce roman, je me dis que celui-ci n'était juste pas fait pour moi... Sans doute trop métaphysique, trop symbolique.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 2 Avril 2018

Thriller - Editions Audiolib - 9h21 d'écoute - 21.50€

 

Parution d'origine en mars 2017 chez Mazarine

 

L'histoire : Pour "oublier" un drame, Jane emménage  au One Folgate Street, une maison minimaliste, connectée et aux technologies ultra moderne. Elle découvre alors que quelques années plus tôt, Emma, une autre locataire, y a trouvé la mort de façon inexpliquée. Jane décide de tenter d'élucider le mystère de la mort de d'Emma, et sans le savoir, suit ainsi le même chemin qu'elle. Mais jusqu'à quel point ?

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Weekend pascal pluvieux... Et hop, me voilà en mode détapissage de mon séjour ! Ras le bol de cette tapisserie qui date de Mathusalem. J'adore détapisser, ça me vide la tête... Que je remplis simultanément d'un roman audio !

La fille d'avant m'a de suite captivée et j'ai prolongé sa lecture au-delà de mon activité décorative. En 2 petites journées, écoute bouclée. Ca fait du bien, un bon thriller ! A une époque, les thrillers étaient mon genre littéraire préféré, mais depuis l'ouverture de ce blog, je l'ai relégué à un second, voire troisième plan. Car ma curiosité en matière livresque s'est bien élargie, et les tentations, via les autres blogs, sont toujours plus nombreuses. Bref, dans ma vie de lectrice, il y a la fille d'avant, et la fille de maintenant. Et c'est tout de même agréable de temps en temps de laisser la place à la fille d'avant ! 

Alors, ce thriller anglais, écrit sous le pseudonyme J.P Delaney, qui cache un autre auteur, Anthony Capella, que je ne connais pas ?!

Seul le postulat de départ m'a un peu dérangée, car je ne l'ai pas trouvé franchement crédible. Le voici ce postulat : Jane emménage dans une maison à l'architecture révolutionnaire. Mais pour lui accorder le bail, le propriétaire (et architecte) Edward Monkfort la soumet à un questionnaire on ne peut plus intrusif et glisse plus de 200 exigences contractuelles (qui dictent en fait le comportement du locataire) dans le bail. Sachant que la maison est hyper connectée et que quelque part, le propriétaire a accès à tous les faits et gestes du locataire. Bref, mon scepticisme vient de là... Qui accepterait de telles conditions de location ?

Mis à part cela, je me suis régalée de cette écoute on ne peut plus fluide et très agréablement interprétée. Les chapitres sont courts et alternent systématiquement les voix d'Emma (Avant) et de Jane (Maintenant). Le temps que l'intrigue et le mystère s'installent, nous voilà prit dans les filets de ces deux histoires, si similaires, qui se déroulent à 3 ans d'intervalle. De ce fait, nous vivons les mêmes situations à travers le regard de deux personnages différents. Nous savons qu'Emma est décédée. Jane l'apprend aussi très vite mais ne se rend pas compte qu'elle suit un chemin identique à celui qui a provoqué la mort de la locataire précédente. Jane ne se rend pas compte... ou ne veut pas ouvrir les yeux... malgré l'enquête discrète qu'elle mène auprès des différents protagonistes d'avant... et de maintenant. Mais, même si tout le monde s'accorde à dire que Jane ressemble beaucoup à Emma, est-elle semblable pour autant ?

Dans ce thriller, il est fortement question de manipulation, de perversion, de mythomanie, de domination, de psychorigidité, de psychopathie narcissique. A mi-roman, je me suis dit que la fin était écrite d'avance tant tout me paraissait clair. Trop clair peut-être, trop simple sûrement, car la tension montre, l'auteur nous balade, on ne sait plus quoi penser de chacun des personnages, on ne sait plus qui fabule, qui cache quelque chose, ni qui manipule qui ? Et si c'était un peu tout le monde à la fois ?! Car chacun des protagonistes se révèle bien plus complexe qu'il n'y parait au premier abord. Et sachez que la maison tient globalement le rôle principal de ce thriller psychologique.

Bref, la tension monte au fur et mesure, l'atmosphère devient étouffante, mais heureusement, le dénouement (on ne peut plus inattendu, c'est le but tout de même !) nous libère de tout ceci.

Si vous voulez trembler (raisonnablement), entrez et emménagez donc au One Folgate Street le temps d'une chouette lecture... Et réjouissez vous de vivre dans une simple maison, sans high tech !

Pour info, ce roman vient de sortir en format poche !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 22 Mars 2018

Roman - Editions Audible - 5h12 d'écoute - 16€99.

 

Parution d'origine :Août 2016

L'histoire : la narratrice Elisabeth, sexagénaire, décide d'organiser une fête de printemps avec amis et voisins de son immeuble de la banlieue parisienne. Parmi eux, Lino et Lydie, qui habitent juste au-dessus. Lydie est une femme fantaisiste et idéaliste. Lino entretient une relation courtoise, amicale avec Elisabeth. Les préparatifs, la soirée se déroulent sans incidents. Ce n'est que quelques heures plus tard que l'accident, le drame se produit...

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : Bib N°2

 

 

Mon humble avis : Babylone a reçu le prix Renaudot en 2016. Euh... je ne figurais pas dans le jury !

Malgré quelques qualités indéniables, ce roman ne m'a pas franchement plu, et j'ai plutôt l'impression de l'avoir subi. Pourtant, celui-ci est très bien écrit, la plume et agréable sans point ampoulée et la lecture qui en est faite par Hélène Vincent est juste parfaite.

Le postulat de départ est intéressant également. Cette histoire de fête de printemps entre amis / voisins qui ne se connaissent pas forcément, le drame qui en découle (je n'en dirai pas plus, autant qu'il vous reste quelques surprises si vous vous lancez dans ce livre- méfiez-vous de certains avis qui en disent bien plus que la quatrième de couv, et donc beaucoup trop), et surtout, les réactions plus que surprenantes qui suivront, de la part des protagonistes principaux : Elisabeth, son mari Pierre et le voisin Lino. Plus que surprenantes, ces réactions s'approchent de l'ubuesque. Mais après tout, qu'en savons-nous ? Comment réagirions-nous en pareille situation ?

Le problème que j'ai rencontré dans ce livre c'est que pour le résumer, je ne parlerais pas forcément de l'histoire mais ne dirais qu'un seul mot : DIGRESSIF ou DIGRESSIONS, c'est comme vous voulez. En fait, il faut déjà passer une bonne moitié du roman pour parvenir à cette fameuse soirée. Parce qu'auparavant, tout n'est que "portraits" de personnages où descriptions de situations passées et que tout ceci semble finalement n'avoir que très peu d'impact- voire aucun-  sur l'action principale de ce roman. En fait, il faut un temps qui parait interminable pour enfin comprendre que l'on va parvenir à une véritable histoire. Et même lorsque celle-ci débute enfin, chaque petit pas qui l'a fait avancer est encore une fois prétexte à de longues digressions.

Et pourtant, sur différents sites d'avis, ceux donnés sur Babylone varient de "excellent" à "stupéfiant de platitude".

S'il n'y avait eu que la colonne qui se veut vertébrale de ce roman, cela aurait pu me plaire car vraiment originale. Mais c'est comme si Yasmina Reza passait en détails tous les os du corps, jusqu'au plus petit et insignifiant, pour pratiquement ignorer les vertèbres.

Ou alors... je n'ai rien compris... Ce qui est aussi une possibilité ! D'ailleurs, je ne m'explique même pas le choix du titre ni sa signification !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 8 Mars 2018

Nouvelles - Editions Audiolib - 5h01 d'écoute - 17.90 €

 

Parution d'origine en mai 2017 aux éditions "La dilettante"

L'histoire : En fait, il y en a sept... Toutes narrées à la première personne du singulier. Sept personnes qui se confient sur leur vie, leur non vie, et surtout sur leur solitude, à un moment un peu difficile de leur existence. Pour essayer de comprendre pourquoi cette vie ou cette non vie. Et pour cela, certaines sont obligées de fendre l'amure, d'avouer ce qu'elles niaient, ce qu'elles camouflaient. Certaines y parviennent, d'autres non, mais s'en approchent.

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°3 !

 

 

Mon humble avis : Je ne m'étais pas plongée dans une oeuvre d'Anna Gavalda depuis une éternité. Alors pourquoi pas ce recueil, lu par différents interprètes ?

Dès la première nouvelle, j'ai eu quelques craintes, et d'ailleurs, je trouve que sa place en première position du recueil n'est pas très judicieuse. C'est une jeune fille paumée qui s'exprime, avec un langage très fleuri, voire choquant d'entrée de jeu... qui rebute franchement. Pourtant, cette fille est tout de même touchante dans ses propos. Mais j'ai tout de même eu quelques appréhensions quant à la suite... qui m'a rassurée. Les confidences des autres personnages reprennent un ton plus classique et châtier. Le style devient alors agréable à écouter.

Il n'empêche que l'ensemble de ces nouvelles est très inégal. Certaines d'entre-elles m'ont émue et d'autres me sont passée complètement au-dessus de la tête. Une m'a amusée (Happy Meal), celle de la petite fille au Mc Do, rapport à mes expériences professionnelles récentes. Une autre (Le fantassin)  m'a parue très brouillon. Comme elle est plus est plus longue que les autres, il m'a fallu beaucoup de temps pour y trouver un intérêt réel et pour comprendre où l'auteure voulait en venir. "Le garçon" a achevé de me faire décrocher, ça tombe bien, c'est le dernier récit.

La nouvelle "Mon chien va mourir" est celle qui m'a touchée et parlé le plus... Forcément... Un homme a retrouvé goût et équilibre de vie grâce à un chien rencontré par hasard et qui est devenu son compagnon de vie, son socle. Mais celui-ci est vieux, vit ses dernières heures... Et son maître se souvient de tout, tout en cherchant l'endroit idéal pour la sépulture de son chien.

L'histoire du père convoqué à l'école de son fils suite à... je n'en dis pas plus, celle-ci est prenante, presque drôle, et donne une autre image, version, de la tolérance et du comportement face à la différence. Un comportement normal qui, de fait, efface cette différence.

Bref, un ensemble inégal, le tout dans une atmosphère pas joyeuse, même si la version audio est ici un véritable bénéfice, en apportant à chaque nouvelles une nouvelle voix, une nouvelle façon de raconter, bref, un peu d'air nouveau.

Mais quelques jours après ma lecture, je réalise que j'ai déjà oublié certaines histoires ou pourquoi elles m'ont (ou pas) touchée. Et en terminant cette écoute, je n'ai pas eu le plaisir ni le bonheur de me dire "waouh".

Donc du bon et du moins bon, à vous de voir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 24 Février 2018

Thriller - Editions Thélème - 15 h d'écoute - 21 €

Parution d'origine en 1987

 

L'histoire : Paul Sheldon, auteur américain à succès, est victime d'un accident de la route en plein hiver. Une femme Annie, passant par là, le hisse hors de la voiture et découvre alors qu'il s'agit de son romancier préféré - qui a eu le malheur de "tuer son héroïne" lors du dernier tome paru des aventures de Misery. Malgré les jambes brisées de Paul, Annie ramène ce dernier chez elle... Et l'y gardera chez elle, à la merci de ses colères, de ses sévices et de sa folie, jusqu'à ce que Paul accepte et parvienne à ressusciter Misery, en écrivant un nouveau livre.

 

Tentation : Soyons fou, (folle en l'occurrence), Misery est un best-seller et un classique dans le genre.

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

Mon humble avis : 3 papattes ? 2 ou 1 ou 5 ? Bonne question. Car évidemment, j'ai bien perçu l'aspect chef d'oeuvre du roman, tant dans le suspens, que la qualité narrative que dans la construction et l'évolution et l'analyse psychologiques des personnages. Les variations de la relation entre Paul et Annie a quelque chose de fascinant, entre manoeuvre de l'un pour tenter de manipuler l'autre, même s'il faut parfois se résoudre à la soumission pour éviter le pire et les troubles de l'humeur de l'autre qui font toujours craindre le pire. Le huis-clos exerce sa pression et sa sensation d'étouffement à l'extrême. Les rapports bourreau geôlier et prisonniers sont extrêmement bien décrits dans leurs interdépendances. Les réflexions sur la créativité littéraire et les attentes du lectorat, voire les droits que celui s'autorise tant envers l'auteur qu'envers ce qu'il écrit sont intéressantes.

Alors ? Oui mais... Cette audio lecture fut laborieuse pour moi, au point qu'à plusieurs reprises, j'ai songé à l'abandonner. La lecture qui en est faite est sans un peu responsable de mon ressenti. Elle y est très lente (après, je dois bien avouer que cela colle parfaitement à l'atmosphère du roman). Mais elle est si lente que par moment, alors que le lecteur semblait plongé dans le silence, je me demandais si : ma clé USB fonctionnait encore, si l'on changeait de chapitre, si mon moteur de voiture n'avait pas calé (puisque j'ai écouté Misery uniquement en voiture). Je pense qu'un lecteur papier peut tourner les pages à son rythme, frénétique ou non. Mais qu'il en a le choix. C'est en fait la première fois que je me sens "prisonnière" du format audio. Le texte comprend les réflexions intérieures de Paul, mais aussi de ses souvenirs, ou de ses rêveries ou cauchemar en fonction qu'il est dans la douleur ou dans les délires apportés par les analgésiques dont Annie l'abreuve. Il y a ensuite les descriptions purement factuelles et enfin, les dialogues entre les deux protagonistes. Nous sommes souvent dans la tête de Paul, donc on sait ce qu'y s'y passe, mais jamais dans celle d'Annie.

Et tout cela m'a paru si long, si répétitif, si lent que mon attention, mon intérêt, voire ma patience se délitaient. Et puis, pour être honnête l'horreur de la situation et de certains événements étaient too much pour moi. Je supporte ces choses-là sur trois quart d'heure dans une série policières américaines, mais pendant quinze heures... Euh non.

C'est bien ce que je craignais (un peu l'avance certes), mais l'univers de Stephen King ne me convient pas... Donc je ne renouvellerai pas !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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