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Publié le 26 Juin 2015

Thriller - Editions Thélème - 6h30 d'écoute - 23 €

 

Parution en 2012

 

L'histoire : Dans une banlieue tranquille de Boston, une jeune mère de famille, Sandra Jones, disparait une pleine nuit sans laisser de trace. A son retour de son travail de nuit, son époux ne trouve que leur petite fille endormie dans son lit. Alors que le commandant DD. Warren mène l'enquête, les médias se passionnent pour cette histoire.

 

Lu par Elodie Huber

 

Tentation : La promesse d'un bon thriller

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt.

 

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Mon humble avis : Un super bon thriller comme je les aime : pas de description sanguinolente, pas non plus de cauchermar pour le lecteur, juste pour les protagonistes ! La maison d'à côté est un pur thriller psychologique ou l'on se fait des noeuds au cerveau pour tenter de démêler l'énigme avant tout le monde, en vain !

Impossible (enfin, presque, y'a la vie quoi) d'interrompre cette lecture, du coup, j'ai poursuivi comme une acharnée à détapisser ma chambre en écoutant ce roman pour avoir le fin mot de l'histoire au plus vite.

L'interprétation d'Elodie Huber est une fois de plus magistrale. Qu'elle incarne une femme, un homme ou juste "la narration", Elodie Huber module à peine sa voix, mais l'on sait parfaitement quel personnage s'exprime. Ici, pas de fausse grosse voix d'hommes ni de voix de femmes aux timbre d'ados en pleine mue. Elodie Huber possède vraiment un talent hors norme pour nous raconter une histoire et nous garder captifs !

Certes, l'interprète ne suffit pas, il faut aussi un bon auteur derrière. Avec Lisa Gardner, nous l'avons sans aucun doute. Celle-ci profite de cette oeuvre pour mettre en question le fameux fichier des délinquants sexuels aux USA, dont les conséquences sont en effet bien ambigües. Vous comprendrez dans ces pages qu'un violeur (ou un pervers...) sera fiché toute sa vie, alors que si celui-ci tue sa victime, il ne figurera pas dans ce fameux fichier accessible à tous.

Ce thriller bénéficie d'une extraordinaire construction narrative. Tour à tour, 2 personnages s'expriment à la première personne du singulier. Entre deux, la romancière fait son travail de descriptions, de mise en place, d'action. Cela donne vraiment une ambiance particulière, déjà trouvée dans un de ces romans précédents : Derniers adieux. D'ailleurs, Lisa Gardner a eu ici l'idée de génie de reprendre un personnage de ce titre.... Ce qui rend vraiment cette histoire ci captivante. J'ai lu Derniers adieux l'an dernier, j'en gardais assez de souvenirs pour frissonner à l'idée de la présence de ce Jason. Cependant, la lecture de Derniers adieux n'est absolument pas indispensable pour apprécier "La maison d'à côté" à sa juste valeur.

Ce Jason, on comprend bien qu'il ne puisse avoir des réactions normales comme n'importe quel commun des mortels. Il n'empêche, son comportement est plus que perturbant tant pour les flics que pour le lecteur qui oscille sans cesse entre envie d'empathie et panique totale devant certaines hypothèses.

Bref, on peut supposer que Lisa Gardner s'est bien amusée à nous emmêler les pinceaux, à laisser tant de place aux doutes dans cette histoire. Objectifs atteints !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 20 Juin 2015

Roman - Editions Audiolib - 7h01 d'écoute - 22.90 €

 

Parution le 13 mai 2015

 

L'histoire : Lui est écrivain américain vivant à Paris, et qui connait le succès en Corée du sud.

Elle est une actrice anglaise reconnue, qui vient faire le point chez une amie parisienne et se fait passer pour chef cuisinière.

Lui a des amis un peu trop intrusifs. Cette intrusion mènera Elle et Lui a un premier rendez-vous un peu cahotique... mais qui ne compte pas...

 

Lu par Hervé Bernard Omnès

 

 

Tentation : Audiolib

Fournisseur : Audiolib, merci pour l'envoi.

 

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Mon humble avis : Voici le cru 2015 du prolifique Marc Levy !

Elle et Lui, c'est aussi le titre d'un roman hautement biographique de George Sand. J'ignore si c'est un pur hasard ou une réelle volonté de Marc Levy... Mais je pense que cet opus est aussi en partie biographique, même si biographique inversé !

Je m'explique... Paul (Lui) est un auteur américain, architecte de profession, qui a fui San Francisco pour Paris après le succès de son premier roman (c'est d'ailleurs un personnage que l'on a déjà rencontré dans d'autres titres de Marc Levy). Ceci, pour échapper à la soudaine célébrité. Marc Levy était aussi architecte et suite à l'immense succès de "Et si cétait vrai" a quitté la France pour s'installer à Londres puis à New York.

Autre point commun entre Paul et Marc Levy... Paul écrit des romances légères, des livres anti-sinistroses et subit ainsi souvent les foudres des médias élististes. Ceci donne lieu, dans ce roman, à quelques dialogues qui remetten critiques, médias, mauvaises langues etc à leur place tout en expliquant une bonne fois pour toutes qu'il y a de la place pour tout type d'écrivain, pour tout type de lecteur. Moi, ce genre de discours, j'approuve ! J'aime lire de tout, mais de moins en moins les romans sinistres qui sont plus plombants encore que ma vie.

A part ça, et bien Elle & Lui est un bon Marc Levy, même si je ne m'en suis pas rendue compte immédiatement, déplorant quelques longueurs dans la partie dédiée à la naissance de la romance, qui d'ailleurs n'en sera pas forcément une.

Mais Marc Levy réussit un joli tour de passe passe et profite de ce roman pour dénoncer la dictature qui sévit en Corée du Nord. Le retournement de situation, pour Paul notre auteur, est presque comique, en tout cas, indédit et très orginal. Et cela permet à Marc Levy d'aborder suffisament le sujet de la Corée du Nord pour informer ou intriguer sur la situation de ce pays, mais pas trop non plus pour ne pas tomber dans le pathos et la déprime. Un peu comme dans ma dernière lecture de Levy ("Et si c'était à refaire) qui évoquait la gunte militaire d'Argentine et les disparus de cette dictature.

La toute fin de cette histoire se déroule sur le plateau d'une certaine "Grande Bibliothèque" et d'un coup de théâtre qu'un certain François n'a encore jamais vécu !

Un bon cru pour cet été !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Juin 2015

Une vie entre deux océans, de M.L. Stedman, lu par Martin SpinhayerRoman - Editions Audiolib - 12h27 d'écoute - 23.60 €

 

Parution en 2014

 

L'histoire : Après avoir connu les horreurs de la Grande Guerre, Tom Sherbourne revient en Australie. Aspirant à la tranquillité, il accepte un poste de gardien de phare sur l île de Janus, un bout de terre sauvage et reculé. Là, il coule des jours heureux avec sa femme, Isabel. Un bonheur peu à peu contrarié par leurs échecs répétés pour avoir un enfant. Jusqu à ce jour où un canot vient s échouer sur le rivage. À son bord, le cadavre d un homme, ainsi qu un bébé, sain et sauf.

 

Lu par Martin Spinayer

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

 

Mon humble avis : Malgré sa qualité indéniable, ce roman me laisse plutôt mitigée. Peut-être ne suis-je pas le meilleur public pour ce type d'histoire.

Mais cette lecture/écoute m'a paru interminable. Bien des longueurs auraient pu être évitées, même si celles ci permettent de rendre compte du temps qui passe lentement sur une île dont les seuls habitants sont le couple gardien de phare.

Autre bémol pour moi, l'interprétation de Martin Spinayer. Elle est nickelle dans la narration, les dialogues entre personnages masculins. Mais cela "déraille", c'est le cas de le dire quand il interprête les voix de femmes, de grand-mère ou de petite fille. On a alors la désagréable impression d'écouter un adolescent en pleine mue et en colère !

Mais si je passe outre mes bémols, je reconnais sans peine qu' Une vie entre deux océans est un roman très intéressant et bien ficelé.

Les personnages sont attachants, bien creusés. Tom Sherbourne, le personnage centrale, reviens de la guerre des tranchées. Même si celle-ci fut mondiale, j'ignorais que des soldats australiens y avaient participé. Il ne se remettra jamais tout à fait de cet enfer.

Les véritables sujets de cette oeuvre sont la limite parfois infime entre le bien et le mal, les conséquences de nos actes (même si justifiés) sur les autres. On peut être responsable mais si peu coupable en même temps, même si c'est la culpabilité qui nous ronge. Mais surtout, quelle maternité doit prédominer : la maternité biologique ou la maternité d'adoption, de coeur, d'éducation. J'avoue avoir peiner à trouver la réponse à cette question durant toute cette histoire, sauf à la fin, puisqu'à la fin... Stop je ne vous le dirais pas !

A noter aussi qu'une vie entre deux océans est aussi une histoire d'amour puissante, malgré le tiraillement de Tom Sherbourne. Et une chouette incursion dans l'Australie des années 20. Et puis rassurez vous, la deuxième partie est bien plus haletante que la première et l'histoire devient poignante. Notre coeur se sert, on tremble et on ne sait ce que l'on souhaite pour la jeune enfant, que deux mères se déchirent.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Mai 2015

Le Voyage dans le passé, de Stefan Zweig, lu par Thibault Montalembert (de)Roman - Editions Audiolib - 1h50 d'écoute - 13.20 €

 

Parution en Audiolib en 2009

 

L'histoire : Un homme et une femme se retrouvent sur un quai de gare, neuf ans après s'être aimés passionnément. S'aimeront-ils encore ou l'usure du temps aura-t-elle fait son travail d'érosion ?

 

Tentation : Un petit Zweig ne se refuse pas !

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Lu par Thibault de Montalembert

 

 

 

Mon humble avis : Deux excellentes raisons de se précipiter vers cette version audio de ce voyage dans le passé... L'interprêtation magistrale de Thibault de Montalembert. La passion qu'il met dans les passages en nécessitant est tout simplement frissonnante, donne par moment la chaire de poule, comprime le coeur et c'est tout juste si la respiration du lecteur n'accélère pas en même temps que sa lecture passionnée !

La deuxième raison est Zweig lui même, qui n'a pas son pareil pour décrire les affres de la passion amoureuse. Les mots semblent tellement choisis, l'écriture est si élégante que l'on ne peut être que saisi par ce tourbillon tant amoureux que littéraire.

Ici, c'est la vulnérabilité de l'amour face au temps le véritable sujet de cette courte histoire. Le livre s'ouvre sur des retrouvailles d'un homme et d'une femme sur un quai de gare. Ils s'étaient aimés platoniquement mais passionnément il y a 9 ans, jusqu'à ce que l'homme soit envoyé pour une mission de 2 ans au Mexique. Avant son départ, elle avait promis de se donner à lui à son retour. Mais durant le séjour Mexicain, la 2ème Guerre Mondiale a explosé, prolongeant celui ci de 7 années supplémentaires.

Il y a donc 2 voyages dans le passé dans ce texte. L'aspect flash-back qui nous explique le pourquoi de ces retrouvailles sur un quai de gare. Puis le voyage dans le passé qu'effectue, au présent, les deux personnages, en sillonnant les lieux marquants de leur passion, certains ainsi qu'ils y remplongeraient, avant de dire : "tu te souviens".... Ce "tu te souviens" marque bien l'usure du temps. En neuf ans, tout change, en commençant par les cheveux qui grisonnent,

Maintenant, j'ai trouvé que ce court roman répétait un peu ce que j'ai déjà lu de l'auteur et la fin m'a semblait vraiment trop abrupte, comme si l'auteur avait oublié de conclure cette histoire.

Il n'en reste pas moins le plaisir de se laisser bercer par le style unique et gracieux de Stefan Zweig !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Avril 2015

Les Enfants de l'aube | [Patrick Poivre d'Arvor]Roman - Editions Audiolib - 3h45 d'écoute - 13.50 €

 

Parution d'origine du roman : 1983

 

L'histoire : Après le suicide de son père, Alexis, 12 ans, trouve un écrit de celui ci. Un écrit comme un testament, où Tristan lui raconte son histoire, celle de sa recontre trop éphémère avec Camille, sa mère, dans un sanatorium alors qu'ils étaient adolescents, et malades tous les deux.

 

 

Lu par Patrick Poivre d'Arvor

 

Tentation : le pitch et pourquoi pas ?

Fournisseur : la bib'

 

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Mon humble avis : Il (mon avis) m'étonne et détonne de ceux que j'ai pu parcourir sur des sites de vente en ligne. Certains parlent de chef d'oeuvre, de larmes versées, d'émotions bouleversantes...

Rien de tout cela pour moi, même si je me suis régalée cependant de l'écriture très soignée, souvent poétique de l'auteur.

C'est plus le contenu même du livre qui me dérange un peu, car je le trouve impudique. Qu'un père, qui sait son propre suicide proche, se livre ainsi à son fils de 12 ans me paraît indécent. En effet, le narrateur explique à son fils Alexis d'où il vient, de quel amour fulgurant il est le fruit. 

Tristan, le père, n'avait pas 15 ans quand il a rencontré Camille, qui en avait 16 alors. Tous deux séjournée en convalescence dans un sana en Suisse. Ils se sont aimés passionnément malgré la maladie. Tristan conte donc son initiation sexuelle avec quelques crus détails, crudité souvent atténuée par des métaphores poétiques. Puis vient l'époque de sa dépravation sexuelle de jeune adulte. Pour moi, la vie sexuelle des parents ne regarde pas les enfants, même si celle-ci peut justifier un comportement antagonique avec la paternité.

Pourtant, l'histoire d'amour est belle, mais elle a pour moi été entachée par trop de confessions.

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Mars 2015

Roman - Editions Audiolib - 9h d'écoute - 22.90 €

 

Parution d'origine : août 2012 (existe aussi en format poche)

 

L'histoire : Tanger. Lakhdar et Bassam sont deux adolescents qui regardent en rêvant les ferries traverser le dédroit de Gibraltar. Leur vie semble pourtant toute tracée au Maroc.

C'est alors que Lakhdar est surpris en posture indésirable avec sa cousine Meryem. En fuyant les coups de son père, Lakhdar fuit sa famille pour la vie. Une vie qu'il construira, étape par étape, alors que le monde se transforme.

 

 

Lu par Othmane Moumen

 

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Mon humble avis : Comme j'ai aimé cette histoire, on ne peut mieux servie par la voix d'Othmane Moumen. Charmée comme un serpent, hypnotisée, captivée par le destin de Lakhdar, hors du commun pour moi mais sans doute, et hélas, assez universel à l'heure actuelle.

Comme j'aurais aimé être assise à la terrasse d'un café, multipliant les bières fraiches, accompagnée de Lakhdar qui m'aurait ainsi raconté lui-même sa vie. Nous serions devenus amis, car c'est un profond sentiment d'amitié, teinté d'admiration, que j'ai ressenti pour lui. C'était au-delà de l'empathie.

Lakdhar, qui regarde ce détroit de Gibraltar, avec en face, l'Espagne. Dans le mot "détroit", il y a "étroit". Et le monde, il est bien trop étroit pour Lakhdar qui rêve de liberté, et qui longtemps, sera sauvé par sa passion pour la lecture (la lecture de polar en français, ce qu'il trouve dans les librairies de Tanger). Sa culture et son ouverture d'esprit sont alors bien plus large que celle des siens et de son entourage.

Ce jeune homme croisera nombre de personnes qui influenceront son destin, en bien, en mal... Quoique, Lakhdar est un garçon qui garde son libre arbitre et sa clairvoyance.

De l'errance, il sera sorti par les Frères Musulmans qui lui offrent un poste de libraire au groupe de La diffusion de la pensée coranique. Son pote Bassam n'est alors pas très loin, pour l'instant. Puis il y aura Judith, la touriste espagnole rencontrée à Tanger, avec qui il liera une relation tant amoureuse qu'amicale et culturelle.

Lakdhar, courageusement, ira de petits boulots en petits boulots, qui le mèneront sur la Méditerranée, qui le coinceront des semaines dans un port espagnol. Là, Lakdhar devient un "sans papier", mais son chemin se poursuit jusqu'à Barcelone.

Lakdhar est un personnage vraiment intéressant, dans ses réflexions et son regard sur le monde. D'ailleurs, ce roman est très ancré dans l'époque. Il y est question de l'attentat de la place Jeema el Fna à Marrakech, des Printemps Arabes, des émeutes Grecques ou Espagnoles. Un monde en mouvement, en crise, tant identitaire, religieuse, qu'économique. Il y a des soupçons de terrorisme, de mystérieux voyages au Moyen Orient...

Ce roman est d'une richesse incroyable sur l'humain, sur ce qui le retient ou pas de basculer. Sur l'envie, sur les barrières, sur la religion, sur les espoirs d'une jeunesse, sur l'exil, sur la découverte de l'ailleurs au-delà des idées que l'on en avait, sur la liberté possible ou non à travers une religion.

Je me souviendrai longtemps de Lakdhar. Un garçon qui devient, au fil des pages, un homme. Un homme bien et bon, même s'il ne fait pas toujours bien, il fait le bien. Où que tu sois et qui que tu sois Lakhdar, je te tire mon chapeau, je pense à toi, j'admire ton cran et ta fidélité à toi même. Tu m'as vraiment émue et touchée.

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Février 2015

Roman - Editions Audiolib - 5h30 d'écoute - 22.30 €

 

Parution en audio en 2010. Existe aussi en format poche !

L'histoire : D'où vient la vie ? Où s'arrête l'univers ? Pourquoi il y a-t-il quelque chose au milieu de rien. Et Dieu dans tout cela ? Depuis plus de 3000 ans, la vision de l'homme ne cesse de changer, au fur et à mesure des progrès scientifiques et d'autres révélations.

C'est le roman du monde que nous conte Jean D'ormesson.

 

Tentation : Ma curiosité

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

Lu par Hervé Lacroix

 

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Mon humble avis : Quelle lecture écoute fascinante, captivante, subjuguante, instructive, enrichissante, limite hypnotique pour moi ! Bref, je ne tarirai pas d'éloges ! Même si, par moment, mon esprit avait du mal à suivre le fil et garder le cap, tant  ce livre est dense, dense, dense, à chaque ligne ! ... et le sujet, plutôt sérieux, même si l'écriture de Jean d'Ormesson n'est jamais déshabillée d'humour.

Dans cet oeuvre, l'académicien déroule le roman de l'univers (et de la vie), tel qu'il a été connu au fils des siècles. Depuis l'homme de Cro-Magnon qui ignorait tout de ses origines et de l'étendue de la planète, jusqu'à nous, ses contemporains, qui malgré notre libre arbitre, figurons dans des statistiques qui nous révèlent notre avenir et s'avèrent véridiques. En passant par les époques où la terre était plate et le centre de l'univers. Plus le passé de l'Homme est lointain, plus celui-ci s'éclaircit et se précise, grâce à l'évolution de la science. Pythagore, il y a 2500 ans, pensait que c'était l'oeil qui éclairait l'objet. Or, c'est l'objet qui émet la lumière. Quand la science progresse et crée une nouvelle théorie, elle détruit la précédente. Par contre, une nouvelle oeuvre artistique ne se fait pas au détriment d'une autre. Et Dieu dans tout cela ? Entre les religions polythéistes et d'autres monothéistes, avec la science, l'oeuvre qui peut lui être attribuée n'est plus si claire. Les Etats Unis, pays majeur dans les découvertes scientifiques, est aussi celui qui compte le plus de créationnistes, alors que cette même science a démontré depuis longtemps la véracité de la théorie de l'Evolution de Darwin.

Bien sûr, il n'y a pas toutes les réponses, car certaines questions existentielles n'en n'ont pas. Rien ne prouve l'existence de Dieu, rien ne prouve son inexistence. Et, dans d'autres domaines, les certitudes d'aujourd'hui se trouveront sans doute erronées demain. Les courants philosophiques se suivent et se contredisent, des théories naissent tous les jours !

Voilà, il y a tout ça dans ce livre et tant d'autres choses encore. C'est une chose étrange à la fin que le monde (début d'un poème d'Aragon) est un roman qui unit et réunit brillement la littérature et les mathématique.

Vous croiserez au fil des pages ou des plages le chemin de tous ces grands hommes qui ont fait votre savoir et vos connaissances actuels : (dans le désordre, vous pouvez vous amuser à les remettre dans le bon ordre : Hawkins, Newton, Archimède, Planck, Saint Augustin, Einstein, Platon, Copernic, Homère, Darwin, De Vinci, Virgile, Spinoza, j'en passe et des plus illustres !

 

Un fascinant voyage enchanteur, très érudit, dans le labyrinthe du temps, qui peut être comme Socrate et moi, vous fera dire : "Je sais que je ne sais rien." Car si ce livre montre l'étendue de l'univers, il m'a aussi montré celle de mon inculture.

Un livre qui donne envie de la combler. Un livre que je relirai, par bribe, pour mieux m'en imprégner

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Janvier 2015

Policier - Editions Audiolib - 9h20 d'écoute - 23.20 €

 

Parution en Audilib en 2012, existe aussi en format poche.

 

L'histoire : Katerina, jeune musicologue, a pour mission de trier deux grosses malles d'archives provenant du trop méconnu musicien baroque Agostino Steffani. En effet, deux vénitiens pensent être les héritiers de Steffani et espèrent que la jeune femme prouvera, dans ces malles et entre les lignes, l'existence d'un fameux trésor : les joyaux du paradis.

 

 

Lu par Sabrina Marchese

 

Tentation : Le sujet, et Venise

Fournisseur : Sylire, merci tout de même !

 

 

Mon humble avis : Remboursez !!! Ah ben non, je ne peux pas dire ça, on m'a prêté ce livre, je n'ai donc pas payé ! Ouf ... Je ne peux pas demander non plus à ce qu'on me rende le temps perdu, puisque j'ai eu la bonne idée de lire ce roman sous son format audio en voiture et au sport. Je n'ai donc pas perdu complèment mon temps non plus. Ouf, rien de perdu, mais rien de gagné non plus !

Déjà, tromperie sur la marchandise, sur le bandeau du format poche qui annonce : "Policier, musique et suspens à Venise". Suspens ? Vous avez dit suspens ? Pas vu, pas ressenti, mais tellement attendu !

Le premier quart du roman sert d'entrée en matière avant d'entrer dans le "vif" du sujet.

A la moitié, une demi once de suspens... Notre Katerina est suivie dans la rue ! Super, on va trembler un peu. Que nenni ! Si on tremble, c'est de rage. On écume même de rage devant l'inertie de cette histoire et tous ces faux départs qui semblent enfin promettre un peu d'action, de palpitation.

Certes, la voix de Sabrina Marchese est douce et agréable. Mais comme il ne se passe rien, on finit par focaliser dessus et par la trouver maniérée, genre cul-cul la Prasline.On voudrait qu'elle se mette en mode 78 tours pour nous déposer là où le terme "policier" deviendrait justifié.

La langue de Donna Léon est élégante, mais là aussi, elle devient manièrée cul-cul la Prasline once again et complètement agaçante. Il semble que l'auteure n'aient pas eu assez de matière pour aboutir à un nombre de pages respectable, aussi, elle se lance dans des digressions et délaye les descriptions gestuelles and co des personnages jusqu'à l'indigestion. J'ai même eu droit au mode d'emploi de la brosse à dent et du gobelet....ou encore, au nombre d'enchois sur une pizza...

"L'enquête" de notre musicologue sur Agostino Steffani se fait donc en bibliothèque et à travers les documents d'époque à analyser. Donna Leon nous distille donc la vie de ce compositeur. Cela aurait pu être intéressant si ce n'était si désordonné, empli de noms propres de personnages illustres de cette époque. Steffani est né en 1654 et est mort en 1728 (il fut compositeur, évêque, diplomate, espion ?). Le problème, c'est que ces personnages n'ont rien à voir avec l'histoire de France et sont donc, je pense (en tout cas pour moi, ce fut le cas), certainement complètement inconnus du lecteur français moyen. Aussi, j'ai eu une impression de labyrinthe sans aucune accroche, sans aucune altérité (au point qu'à plusieurs reprises, j'ai réécouté des chapitres en me rendant compte de ma méprise qu'en fin de chapitre, c'est dire si cette lecture est "marquante") 

Quand enfin mon MP3 a affiché "plage 36" sur 36, je m'attendais à un dénouement tel que j'aurais pu réviser mon point de vue sur ce roman. Hélas non ! Tout "ça" (donc rien) pour "ça" (rien aussi).

Quant à moi, je vais m'empresser de fuir les livres de Donna Leon qui pourraient croiser mon chemin.

Si toutefois cet Agostino Steffani vous intrigue, je vous invite à lire ce qui en est dit sur Wikipédia, cela sera bien plus clair et rapide : http://fr.wikipedia.org/wiki/Agostino_Steffani

Et comme je suis gentille, je vous mets même une petite vidéo d'une des oeuvres de Steffani !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Janvier 2015

 

Thriller - Editions Audiolib - 12h20 d'écoute - 22.30€

 

 

Parution d'origine chez Belfond en 2008

 

L'histoire : 1953, à Moscou. Léo, agent zélé du MGB doit convaincre une famille que la mort tragique de leur petit garçon est un accident et non un crime. Les crimes ne peuvent pas exister en URSS, puisque le Parti assure la sécurité du peuple. Quelques mois plus tard, purgeant sa disgrâce et son exil dans un coin perdu de Russie, Léo découvre une mort similaire. Puis une autre, et encore une autre... bref, contre l'avis de l'Etat et au risque de sa vie, Léo se lance à la poursuite d'un sérial killer non reconnu par l'Etat. Il tombe alors en dissidence politique...

 

 

Lu par Frédéric Meaux

 

Tentation ; Une copine, il y a longtemps !

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

Mon humble avis : Il est des fois où des romans, des thrillers même, sont plus efficaces que tous les manuels scolaires d'Histoire. L'enfant 44 fait partie de ces livres. C'est avec lui, et non avec mon lointain lycée, que j'ai réalisé pleinement ce que c'était que de vivre dans1régime dictarorial communiste. En l'occurence ici, la russie Stalinienne et post stalinienne. Une réelle prise de conscience pour moi, et c'est là que ce situe, à mon humble avis, la force majeure de ce thriller. Le personnage principal en devient presque le contexte géopolitique. L'enquête, si elle est loin d'être dénuée d'intérêt et d'épilogue bluffant, reste assez secondaire, souvent remisée au second plan par les pratiques soviétiques atterrantes.

En 1953, sous Staline, la notion de présumé innocent n'existe pas. Si vous êtes arrêtés, vous êtes présumés coupables, donc coupables, quitte à ce que le MGB use de toute une batterie de tortures our vous faire avouer ce que vous n'avez pas fait. Pour un oui ou pour un non, vous êtes soupçonnés d'espionnage, et n'importe qui, pour sauver sa propre peau, risque un jour de vous dénoncer comme tel. Tout est fait pour "le bien du peuple, la sécurité du peuple"... ou encore, sous l'ordre du "Petit père des peuples". L'entraide est un crime contre le régime soviétique, la folie aussi, l'homosexualité aussi. Un meutre n'est pas un crime contre une victime, mais un complot contre le régime. Un régime, un Etat, des politiques, une police qui fait preuve d'un aveuglement inouï qui serait presque comique s'il n'était réel et infernal. Tout est lavage du cerveau, manipulations, mensonge, désinformations. On n'épouse pas un membre du MGB par amour mais pour avoir moins peur d'une arrestation intempestive.Tout est machination pour suivre "la ligne dun parti". Je me souviens, en terminale, ma prof d'histoire évoquait "les purges staliniennes", un terme dont je n'avais jamais vraiment saisi ni le sens, ni l'ampleur. Voici cette lacune réparée 24 ans plus tard. De même, pour moi, les trains de la mort partaient de France ou d'ailleurs en direction des camps nazis. J'ignorais qu'ils en avaient existé en URSS, emmenant des centaines de prisonniers dissidents, entassé des jours et des jours dans des wagons, vers les goulags

Dans cette Union Soviétique, vouloir arrêter un criminel signifie signer l'arrêt de mort de centaines d'innocents. C'est donc dans ce contexte, sans conscience puis avec une conscience peut-être trop forte, que Léo mène son enquête clandestinement, à travers le pays. Car oui, il y a bien meutres, même par plusieurs dizaines, qui suivent le même mode opératoire. Ce roman est aussi l'histoire d'un homme, ce Léo, qui au départ dévoué corps et âme au parti, ouvre les yeux et se transforme.

Certes, le roman en lui même comporte quelques longueurs et l'enquête ne devient réellement "thrillante" que dans le dernier quart du livre. Et encore, l'aspect "Thrillant" est, je le redis, plus dû au context historique qu'aux crimes eux mêmes. Pour nous lecteurs, l'ennemi N°1 est Le parti, terriblement pernicieux. Même si le serial killer est aussi terrifiant que ses "confrères" nord-américains.

J'ajoute que L'enfant 44 est extrêment bien documenté sur la vie en Union Soviétique dans les années 50 et sur les stratégies du MGB. Certes, nous sommes dans un roman, donc l'exactitude historique n'est pas toujours garantie, mais tout de même, comme il n'est pas question ici de dates ni de personnages précis mais d'une atmosphère générale, on peut penser que l'auteur est très très réaliste... Hélas.

A savoir, Tom Rob Smith a écrit 2 suites à cette histoire. Je vous déconseille de lire leur ptich avant d'achever votre lecture de "L'enfant 44", (qui est donc hautement recommandée vous l'aurez compris), afin de ne pas gâcher votre plaisir de lecture à la découverte du dénouement de ce tome.

Encore un livre qui vous fait dire : comme j'ai de la chance d'être née en France !

Encore un livre... pour ne pas oublier !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 16 Décembre 2014

Nouvelles - Editions Audiolib - 1h40 de lecture - 17 €

 

Parution chez Audiolib en février 2013

 

Le sujet : L'auteur revient sur des phrases toutes faites, que l'on utilise sans y penser vraiment, sans forcément en connaitre le sens... et ces phrases, il les décortique !

 

Tentation : Le bouquin lui même, lors de sa sortie en 09/12.

Fournisseur : Sylire, merci !!!

 

 

 

 

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Mon humble avis : Encore un titre alléchant, qui semble promettre ironnie, cynisme, dérision, quelle soit douce ou tranchante. Rien trouvé de tout cela dans cette lecture, ou alors, de façon pas assez durable ou pas assez marquante. Bref, je n'ai pas fait le plein de bonnes phrases qui me feraient briller lors d'un diner.

Certes, Delerm pointe le doigts sur de belles vérités qui passent inaperçues dans notre quotidien. Elles peuvent prêter à sourire (mais point à rire !) ou même émouvoir aussi, comme avec la phrase "Je ne m'en servirai plus maintenant".

On reconnait ses propres ennemis, qui disent, à la porte du métro, "On va d'abord laisser passer les gens", mais qui se collent à la porte du métro histoire d'être sûr de pouvoir y entrer en premier, bouchant ainsi le passage.

On avoue se reconnaitre dans la réflexion "ça passe trop tard", phrase qui excuse le fait que nous ne regardons pas les émissions culturelles alors que notre époque nous permet de les enregistrer ou encore de les visionner en replay...

L'hypocrisie général du retardataire qui lance, pour détourner l'attention et désarmorcer le reproche "ça fait longtemps que vous attendez" ?

Par contre, d'autres décorticages ne m'ont pas parus justifiés, bref, m'ont semblés être du blabla pour pas grand chose. Un serveur qui annonce qu'une assiette est chaude, pour moi, ne fait que passer ce message pour m'éviter un désagrément et non une dizaine d'autres comme "je me donne de l'importance etc...."

De même, le "d'abord bonjour" des vendeurs en grandes surfaces culturelles.... Par expérience, je n'y vois qu'un rappel du respect de la politesse. J'ai longtemps travaillé en comptoir en aéroport, et je vous jure que le nombre de gens qui chaque jour, viennent vers vous et vous disent "où sont les toilettes", sans dire un bonjour, un merci, un au revoir, c'est hallucinant, et révoltant. Les gens ne sont pas de chiens !

Bref, du bon, du moins bon mais rien d'excellent, d'inoubliable. Je trouve vraiment le titre déplacé car je ne vois pas en quoi Delerm pourrait passer pour un vieux con dans ces courtes dissertations sur 42 phrases toutes faites. En tout cas, je n'ai pas réussi à apprécier vraiment mon écoute, à m'y accrocher "naturellement", malgré la voix charmante et chaude de Pierre Arditi.

Alors, un conseil, si vous voulez découvrir Delerm et le format audio, penchez vous plutôt sur "Les enregistrements pirates", que j'avais beaucoup appréciés !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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