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Publié le 7 Mai 2026

Roman - Editions Seuil - 368 pages - 23 €

Parution en septembre 2025

Mon pitch : L'histoire de Gabriel, un jeune londonien auteur voyageur reconnu, qui se retrouve espion malgré lui.

Nous sommes en 1960. Gabriel est au Congo récemment décolonisé et l'occasion lui est donnée d'interviewer le premier ministre Lumumba.

Un peu plus tard, à Londres, on lui apprend que ce dernier vient d'être assassiné, alors que personne dans les médias ne semble au courant.

Gabriel réalise qu'il a mis les pieds dans un milieu très éloigné des livres de voyage et que le voilà pris dans un fameux engrenage... même si quelque part, il y trouve son compte.

 

 

Tentation : Envie de découvrir William Boyd

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Je découvre enfin la plume de William Boyd, romancier Anglais des plus réputés. Et mon ressenti est plutôt mitigé. J'espérais être conquise et halluciner devant une histoire de dingue ultra bien menée me dire "waouh quel talent !" Et bien non, pas tout à fait.

Sur la couv, une mention du Financial time indique "un bonheur de lecture qui vous tient captif jusqu'à la dernière page.

Captive à 100%, je l'ai été durant la première partie. Et puis, mon intérêt s'est émoussé : des répétitions de situations, des verres de whisky, des tergiversations notamment amoureuses de Gabriel qui dit qu'on ne l'y reprendra plus mais qui y retourne toujours.

William Boyd utilise des faits et des périodes historiques réels pour construire son histoire d'espionnage : l'assassinat de Patrice Lumumba, premier ministre de la République démocratique du Congo fraichement indépendante. Congo Kinshasa, même si à l'époque, Kinshasa s'appelait Léopoldville.  En toile de fond, il y a aussi la Guerre Froide, les missiles Russes à Cuba etc... Et bien sûr l'opposition sacrée entre 2 blocs : L'Est et l'Ouest. 

Sans trop savoir où il met les pieds, Gabriel accepte une mission qui semble anodyne : aller acheter un dessin à un célèbre dessinateur espagnol. Mission confiée par une organisation gouvernementale qui s'avèrera être le MI 6. Voilà Gabriel dans un monde de faux-semblants, de manipulations, de mensonge, de séduction etc, et dans un nid d'espions et d'agents doubles voire triples. Il devient alors l'espion d'une espionne qui le fascine de plus en plus et à qui il ne parvient à dire non.

Mais rien de bien extraordinaire dans tout cela, ni de finalement si captivant... Car en fait, William Boyd va complètement à contre-courant de l'image de l'espion que nous avons tous ou presque... Aucun gadget, pas de course poursuite, pas de grandes soirées chez l'ambassadeur etc... Oubliez James Bond !!! Non, Gabriel un homme des plus insignifiants, parfait pour passer inaperçu, qui mène sa vie en dilettante... Gabriel est toujours sur un projet de livre qui avance tout doucement. Il suit une thérapie qui l'amène à réenquêter sur l'incendie qui détruisit sa maison et tua sa mère lorsqu'il avait 6 ans, lui laissant depuis de gros troubles du sommeil. Cet aspect-là approfondit un peu le personnage de Gabriel, mais ne rentre pas en résonnance avec le reste de l'histoire... De ce fait, on se demande s'il n'est pas là pour combler la faiblesse du reste. Gabriel est un peu espion, il aime bien sa copine mais n'est pas amoureux. Il devient "l'idiot utile" de Miss Green, à savoir, le coursier... Celui qu'on envoie de temps en temps livrer ou chercher un colis sans rien lui dire d'autre.

Certes, les retournements de situations et des révélations ne vont pas manquer, mais tout de même, du fait de ce dilletantisme, l'ensemble manque de rythme et d'entrain... Plus ma lecture avançait, plus elle ralentissait... Alors qu'avec ce genre d'histoire, j'attends tout le contraire.

A mes yeux, en voulant casser les codes et les mythes de l'espion, William Boyd est tombé dans d'autres caricatures qui manquent de nuances et semblent rester à la surface des choses. Gabriel's moon est à mes yeux ni bon ni mauvais, mais plutôt terne, en tous cas, bien en dessous de mes attentes. Je n'y ai pas trouvé ce qui peut, à mes yeux, expliquer un tel engouement général pour William Boyd et ne suis pas rassasiée !

Après, peut-être n'ai-je pas pioché le bon roman pour découvrir cet auteur... Ou alors, l'univers de Boyd ne me convient pas plus que ça Si vous en avez adoré l'un de ses titres, je suis preneuse.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 27 Avril 2026

Film d'Antoine FUQUA

Avec Jaafar Jackson, Colman Domingo, Nia Long

Synopsis : Michael dresse le portrait cinématographique de la vie de l'un des artistes les plus influents de notre époque.

Le film raconte l'histoire de Michael Jackson au-delà de la musique, depuis la découverte d'un talent hors du commun en tant que leader des Jackson Five, jusqu'à l'artiste visionnaire dont l'ambition créative a alimenté une quête incessante pour devenir le plus grand artiste au monde.

Mettant en lumière sa vie hors scène et ses performances les plus emblématiques de ses débuts en solo, le film offre au public une place au premier rang pour découvrir Michael Jackson comme jamais auparavant. C'est ici que son histoire commence.

Mon humble avis : Un film attendu...

Un biopic sur le roi de la pop, Michael Jackson, validé par une bonne partie du clan Jackson... Et dans le rôle de Michael adulte, Jaafar Jackson pour la première fois au cinéma, neveu de Michael et fils de Jermaine. Par contre, le frère cadet est absent du scénario, tout comme Janet qui n'a pas souhaité que son personnage apparaisse à l'écran. Paris, la fille de Michael émet beaucoup de réserve sur cette production qu'elle dit mensongère.

Le film est-il lissé par rapport à la réalité ? Je n'en sais rien et peu m'importe. Déjà, il ne peut être exhaustif puisqu'il "ne" traite qu'une vingtaine d'années, mais tout de même 20 ans... Au début, Michael a 8 ans et chante avec ses frères dans le groupe Jackson five. Quand tombe le générique de fin, l'album Bad est sorti et Michael est en pleine tournée internationale... Donc 1988 environ... Avant que l'image du king of the pop devienne ultra people et controversée pour cause d'accusation d'abus sur un enfant... Michael a interdit ante mortem que cette "histoire" et ses protagonistes soient un jour porté un jour à l'écran. en soit un jour question au cinéma et honnêtement, on ne saura jamais le vrai du faux dans cette histoire qui ressemble tout de même bien à une grosse histoire de chantage du père de l'enfant pour faire fortune sur le dos de Michael. Du coup, la vérité qui aurait pu exploser dans ce film reste dans les arcanes du passé

Mais que le film est bon ! On aimerait d'ailleurs qu'il dure plus longtemps pour couvrir d'autres tubes de la star. Et, même si ce film est une vision familiale, on est loin de celles des tabloïds à l'imagination débordant. Je pense que c'est une image plus réelle de Michael qui nous est ici présentée. Et tout cela explique très bien les possibles déviances de l'avenir, ou en tous cas que son comportement soit interprété comme tel.

Le film démontre à merveille le talent, la créativité, le génie et les sommes monstres de travail de Michael Jackson. J'étais jeune à l'époque de la sortie de Thriller, aussi, l'aspect novateur de la musique et de l'artiste m'avait échappé. Avec ce film, on comprend bien ce que Michael a insufflé dans le monde musical, notamment, celle de baisser les frontières entre musique pour blancs et musiques pour noirs. On réalise aussi à quel point Michael a frôlé la mort lors de l'accident sur le tournage de la pub Pepsi... Et on ne peut être qu'admiratif devant sa résilience, sa combativité et son courage.

Mais le biopic n'est pas édulcoré non plus... Derrière la star, on voit l'enfant qui n'a pas eu d'enfance, qui a passé toutes ses jeunes années à subir les répétitions musicales sans fin exigée par le père (Joseph), et les coups de ceintures qui pleuvaient si Michael se rebiffait ou manquait de précision. On comprend que Michael n'a jamais pu mener de vie normale, avoir des amis de son âge, jouer comme un gosse... D'où son amour XXL pour les animaux qui sont ses vrais amis, pour l'univers de Peter Pan et tout ce qui touche à l'enfance, les jouets etc...

Le fil rouge du film reste la relation entre Michael et Joseph, son père. Un homme colérique, exigeant, maltraitant, égocentrique... qui pensait que Michael était sa propriété et agissait comme tel. On voit Michael pleurer, ne pas oser regarder son père dans les yeux, être sous en emprise psychologique et physique. Derrière la star, un jeune homme blessé et fragile, craignant son père, mais aimant sa famille, et loyal. Ce film est donc le récit de l'émancipation de Michael par rapport à son père. Celle-ci fut réellement, publiquement et légalement effective lors de la sortie de Bad.

Jaafar est Michael et on pourrait presque dire que Michael est Jaafar. Bluffant, à s'y méprendre bien souvent ! Le neveu du king of the pop a pourtant passé des auditions... Mais son travail acharné sur plus de 2 ans et sa ressemblance physique, qui ont mené à un mimétisme parfait, l'ont emporté. Et franchement, Jaafar est incroyable, tant dans les passages familiaux et intimes que sur scène devant des milliers de spectateurs avec les chorégraphies que l'on connaît.

Dix-sept ans après le décès de l'icône phénoménale, ce film nous permet de reprendre conscience de l'exceptionnel artiste qu'il était. La séance n'est pas avare de passages musicaux ou de répétitions de danse. Et c'est tant mieux car on en redemanderait bien encore... 

J'ai écouté une interview de Jaafar Jackson... Celle-ci couplée avec la phrase qui annonce le générique de fin me fait dire qu'une suite pourrait bien être en préparation... Je l'attends avec impatience !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 5 Janvier 2026

Film de Paul Feig

Avec Sydney Sweeney, Amanda Seyfried , Brandon Sklenar

Synopsis : En quête d’un nouveau départ, Millie accepte un poste de femme de ménage à demeure chez Nina et Andrew Winchester, un couple aussi riche qu’énigmatique. Ce qui s’annonce comme l’emploi idéal se transforme rapidement en un jeu dangereux, mêlant séduction, secrets et manipulations. Derrière les portes closes du manoir Winchester se cache un monde de faux-semblants et de révélations inattendues…

 Mon humble avis : Toute l'année, j'ai résisté aux sirènes commerciales et au bouche à oreille qui disait de lire l'énorme succès de librairie "La femme de ménage". Bon en même temps, à la médiathèque, les différents tomes étaient toujours réservés et sur la blogo, il s'en disait que page turner oui, grande littérature non...

Curieuse tout de même, j'ai sombré dans la facilité d'aller voir le film paru pendant les vacances de Noël. Et aucun regret, car franchement, ce film tient la route, nous cramponne au fauteuil, ne manque pas de nous faire sursauter, frémir, de nous effrayer voire de nous dégoûter. Deux scènes sont très dures à supporter.

Même si l'aspect huis-clos "familial" dans la parfaite et richissime famille blanche américaine n'a pas l'air bien nouveau, il n'empêche que ce film est inquiétant à souhait. On sait que le danger est là, mais on ignore de quel côté, où de quel personnage, il va se manifester. C'est vraiment diabolique, tout du long, on craint le pire pour la chute du film sans être capable de l'imaginer une seconde. C'est un film sur la manipulation dans toute sa splendeur, ses extrêmes, sa perversité... démoniaque autant qu'invisible. Et le premier à tomber dans le piège de cette manipulation est bien le spectateur.

Je dirai que le seul défaut de ce film est d'être un produit 100% américain... Les grands sourires ultra-bright, les copines/commères du quartier complètement nunuches, un aspect dark romance avec des scènes torrides alors que sévit l'orage et tombent des trombes d'eau... mais le lendemain, c'est bien de la neige qu'il y a encore partout. En fait, je pense que le film se moque lui-même de ce beau monde WASP américain.

A noter que le casting est impeccable, même si chacun des trois acteurs principaux m'étaient jusque-là bien inconnus. (ou alors je deviens has-been !!!)

J'ai tremblé, j'ai été captivée, je n'ai rien vu venir, j'en parlais encore le lendemain en revoyant certains détails du film dans ma tête, donc je suis conquise... Film/intrigue franchement bien foutu et efficace, qui répond aux attentes, sans révolutionner le genre non plus.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 6 Octobre 2025

Ces derniers jours, eut lieu le Festival du film Britannique et Irlandais à Dinard. Le 36ème... Président du jury : Rupper Everett, qui a dû repartir en urgence familiale en Angleterre, Claire Chazal l'a remplacé. La cérémonie de la "Cabine de plage" a été annulée, tout comme la séance du tapis rouge de clôture pour cause de météo capricieuse...

Dans tout ce la, j'ai vu 5 films... 4 bons choix et une erreur totale !!!

 

L'émouvante histoire de la relation entre Philip Burton, instituteur à Port Talbot, et un jeune élève turbulent nommé Richard Jenkins, fils d'un alcoolique rebelle, qui sera connu dans le monde entier sous le nom de Richard Burton. Richard rêvait de devenir acteur, mais ses projets étaient menacés par des problèmes familiaux, la pression de la guerre et son propre manque de discipline. M. Burton a détecté le talent brut de son élève, devenant son tuteur, son maître à penser et finalement son père adoptif.

Mon court avis : Excellent film, émouvant, excellente interprétation.... Quand la chrysalide devient papillon parce que la bonne personne l'a prise sous son aile... Un Philippe Burton très généreux, une formation au théâtre intéressante à suivre, la transformation d'un personnage... Le tout sur fond de pauvreté, d'alcoolisme du père etc... Juste un mini bémols pour certains décors lointains qui font carton/pâte mais cela n'enlève rien à la qualité du film... qui a reçu le Prix du Public

 

L'histoire incroyable mais vraie de deux amis de longue date originaires de Dundee  (Ecosse) qui rêvent de devenir des superstars du hiphop. Il n'y a qu'un problème : personne dans ce milieu ne prend au sérieux deux types blancs avec un fort accent écossais. Le duo élabore un plan tellement absurde qu'il pourrait bien fonctionner : ils vont se réinventer en MC fêtards et originaires du sud de la Californie. Ils s’inventent une vie et prennent des accents américains suffisamment convaincants. Les mensonges s'accumulent, la vérité dépasse maintenant la fiction et leur amitié est mise à rude épreuve.

Mon court avis : J'ai beaucoup aimé et pourtant, je ne suis pas fan de rap ni de Hip hop, mais me suis surprise à bouger les pieds au rythme des raps ! Film réalisé et interprété par James Mc Avoy, que je connais particulièrement pour sa participation à la franchise Marvel X.Men, à laquelle il fait quelque clin d'oeil. Interprétation convaincante des jeunes comédiens, des personnages attachants et une immersion dans l'industrie musicale où tout doit être standardisé et correspondre à une attente... puis vient le succès et dans le duo, aucun ne réagit de la même façon. Franchement un bon film !

 

Un drame hilarant, poignant et plein d'action qui suit Jack, un hooligan vieillissant et toxicomane qui se sent de plus en plus marginalisé dans la société et dont la vie est devenue incontrôlable. Lorsqu'il est arrêté pour possession de drogue, il se voit accorder six semaines pour changer son mode de vie irrévérencieux et profane, sous peine d'aller en prison. Dans ce laps de temps, il doit prendre ses distances avec son groupe d'amis, trouver un emploi, réparer son mariage, gérer son beau-père tyrannique et guider son demi-frère Kenny Boy. Va-t-il y parvenir ?

Mon court avis : Ce devait être hilarant, ce fut d'un ennui mortel. Film moche à tout point de vue, qui n'apporte rien, amoral, où l'on se dit tout ça pour rien puisque les personnages n'ont rien appris de leurs erreurs et repartent comme ils sont arrivés. Certes, c'est une critique sociale sans concession sur le milieu du holliganisme...  Mais même le personnage de l'épouse n'est pas crédible, où si il l'est, alors on peut vraiment baisser les bras sur l'intelligence humaine... Bref, j'ai détesté ce film autant que mes compagnons de séance... Mauvais choix.

 

En 1976, un Anglais désabusé arrive à Buenos Aires pour enseigner dans un prestigieux internat. Il se retrouve face à une classe d'élèves indisciplinés alors qu’il s’attendait à la facilité. Sa vie bascule lorsqu'il sauve un pingouin échoué. La loyauté surprenante de l'oiseau le force à affronter son passé. Il lui fait prendre conscience de ses responsabilités tant personnelles que politiques pendant cette période cataclysmique. Cette comédie dramatique poignante est inspirée d'une histoire vraie et émouvante.

Mon court avis : Film de Peter Cattaneo, réalisateur de l'inoubliable "The full Monty".... Donc vous imaginez le style. Peter Cattaneo est venu présenter son film en début de séance. C'est mon gros coup de coeur de ce festival, tant j'ai ri, tant j'ai été émue. Les dialogues sont aux petits oignons façon british humour. Le pari est rempli de faire une comédie malgré un contexte politique terrifiant, sans manquer de respect pour rien...

De très belles leçons que donnent ce pingouins à tous ceux qui l'approchent et qu'il transforme... Car la présence silencieuse d'un animal adoucit les moeurs... Une réussite totale ! En plus, le film se déroulant en Argentine... C'est un film ensoleillé, le premier de ma sélection !

 

Entre 1922 et 1996, 10 000 filles et femmes ont été emprisonnées dans des établissements de « soins » en Irlande. Ce film retrace le combat bouleversant mené par les survivantes de ces blanchisseries Magdalene et de ces foyers pour mères et bébés, en quête de justice. Il témoigne de la détermination de ces femmes, soutenues par le groupe de défense Justice for Magdalenes, à demander des comptes au gouvernement irlandais pour des décennies d'abus institutionnels. Il atteste de la force de l'action collective et raconte les conséquences actuelles de ces sombres périodes de l'histoire irlandaise.

Mon court avis : Un documentaire poignant et nécessaire. Et révoltant... Toutes ces horreurs, maltraitances, vente d'enfants sous couvert de l'Etat Irlandais et de l'Eglise... Un bel hommage aux femmes survivantes, et à cette équipe de défense qui s'est constituée et liée à elle pour obtenir reconnaissance, réparation et justice, en allant jusqu'à saisir l'ONU. Historique et pourtant pas si lointain... 1996.... Terrible. A voir.

D'ailleurs, sur le sujet, ce lundi soir sur Arte, film The Magdalene Sisters.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 3 Juin 2025

Film de Christopher McQuarrie

Avec Tom Cruise, Simon Pegg, Hayley Atwell, Esai Morales

Synopsis : Nos vies sont la somme de nos choix. Tom Cruise est Ethan Hunt dans Mission: Impossible – The Final Reckoning.

Mon humble avis : Normalement, c'est le dernier opus de la saga Mission : Impossible, avec Tom Cruise à l'affiche et à la production. Tom Cruise doit encore sauver le monde par tous les moyens. On ne sait pas comment il s'est sorti de la très mauvaise situation, voire la fatale situation dans laquelle nous l'avions laissé dans la première partie de Reckoning il y a deux ans pour  nous autres français.... Mais on le retrouve en pleine forme ! 

Son âge avançant, on ne peut être que de plus en plus admiratif de son énergie, de sa résistance, et de son endurance, qu'il soit question du personnage ou de son interprète qui, rappelons-le, réalise lui-même ses cascades.... Que ce soit en grande profondeur dans un sous-marin russe noyé, ou dans les airs, sur deux vieux avions de la secondes guerres mondiales. Ces deux séquences, les plus spectaculaires, souffrent à mes yeux de quelques longueurs ou rallonges pas forcément utiles, mais qui laissent apprécier l'imagination des scénaristes... Qui ne sont pas à une surenchère près, ce qui mène à rire !

Pour le reste, et bien je vous renvoie à ma chronique de la première partie de Reckoning, puisqu'en fait, à chaque Mission : Impossible, et bien l'on pense la même chose !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 20 Mars 2025

Film de Steven Sodenbergh

Avec Michael Fassbender, Cate Blanchet, Tom Burke

Synopsis : THE INSIDER est un film d'espionnage haletant qui raconte l'histoire d’un couple d’agents secrets, George Woodhouse et sa femme Kathryn. Lorsque Kathryn est soupçonnée de trahison envers la nation, George doit faire face à un dilemme déchirant : protéger son mariage ou défendre son pays.

Mon humble avis : Alléchée par le casting, je suis allée voir ce film espérant un bon film d'espionnage non dénué d'action, bref, un film divertissant et prenant.

Il s'agit en fait d'un film de genre... qui me déplait et m'ennuie, malgré quelques dialogues et passages ciselés mais plutôt hermétiques. Mais là où il était annoncé de la drôlerie, même en creusant profond, je n'ai rien trouvé. 

Tout y est alambiqué... et laisse le spectateur bien en dehors de tout cela. Je ne suis même pas sûre d'avoir compris en quoi consistait réellement le truc "volé/revendu" et son utilité. Et lorsque tout est "expliqué" en final, avec quelques images en flash-back, cela va tellement vite après toute cette lenteur que l'on n'a pas le temps de réfléchir à ce qui nous est passé devant les yeux à notre insu, ni réellement de comprendre qui, quand, quoi, comment, pourquoi. Bref, un dénouement qui embrouille pour camoufler le vide abyssal du film.

Tout est en dialogues incompréhensibles car pédantesques pour qui n'a pas écrit le scénario et en faux semblants, mais d'une telle finesse, que l'on ne voit rien... Et soudain, des échanges ont ne peut plus basiques et grotesques. Certes, nous avons affaire à des espions, qui ont le mensonge comme seconde, voire première nature, mais là, les visages sont tellement lisses qu'il ne s'en dégage aucune émotion. Même ce cher Michael Fassbender que j'adore m'a laissée de glace engoncé qu'il est dans la caricature froide et un aspect presque hors d'âge. Les autres personnages ne sont pas plus expressifs, botoxés ou pas, ni sympathique. En fait, ils semblent s'ennuyer autant que nous. S'il n'y avait une fameuse clé USB, on pourrait se croire dans les années 60, tant au niveau des teintes, que des costumes, des manières etc. En fait, j'ai trouvé que tout ou presque sonnait faux.

Bref, un film pompeux, prétentieux, pour ceux qui aiment sans doute se triturer les méninges pour suivre une histoire qu'on ne leur donne pas vraiment l'occasion de suivre et qui, au final, se révèle bien banale... 

Dire que certains médias citaient un lien avec l'excellent, le divertissant et explosif film "Mr et Mrs Smith"...  Quant à la présence soi-disant "clin d'oeil" de Pierce Brosnan (ex James Bond), c'est un leurre. Il n'y fait que de la figuration agrémentée de raclements de gorge.

Quant à la question : est-ce que dans un couple, un homme ou une femme peut tuer par amour, pour protéger etc... Et bien pas la peine d'être dans un nid d'espion pour y répondre.

Bref, à fuir !... même si arrive le printemps du cinéma et les places à 5 € !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 28 Janvier 2025

Film de Michael Gracey

Avec Robbie Williams, Jonno Davies, Steve Pemberton

Synopsis : 

Tout public avec avertissement
 

L'ascension du célèbre chanteur/compositeur britannique Robbie Williams. Devenu une star avec le Boy Band, Take That, dans les années 1990, ce dernier a peu à peu plongé dans les paradis artificiels avant de retrouver le succès en solo en 1997 avec la chanson "Angels".

Mon humble avis : Un biopic sur un artiste vivant, encore en activité et qui plus est toujours au sommet de la gloire, ce n'est pas courant.

De Robbie Williams, je connaissais de loin ses débuts dans Take that, quelques-unes de ces frasques, de plus près son côté bon client en émissions télé, et d'assez près, quelques-unes de ces chansons que j'adore, qui me donnent envie de chanter, de danser, ou qui me donnent la chair de poule. C'est un chanteur de nombreux records de vente (disques, tournées etc)

Le seul reproche que j'ai à faire à ce film va vers quelques longueurs. Et puis un regret, récurrent dans les biopics consacrés à des chanteurs, on voit très peu l'aspect travail acharné qui les mènent et les maintiennent au sommet de la gloire. Car même si ce métier parait plus divertissant et plaisant que laborieux, même s'il y a à la base un don ou un talent, je sais que par derrière la "belle" vitrine, il y a un boulot de dingue.

Parlons-en de la "belle" vitrine... Qui ici aussi n'est pas si belle. L'intelligence et le courage de ce biopic auquel participe grandement l'intéressé, c'est qu'il n'est en rien édulcoré, qu'il montre aussi bien son héros dans ses pires aspects : oui, il arrive à Robbie Williams d'être un gros petit con, oui, il semble avoir un égo XXL, oui il a vécu une déchéance de drogues et d'alcool terrible... Mais on y voit aussi le meilleur de cet homme, après une cure de désintoxe, fait tout pour devenir un homme meilleur, a better man. C'est donc le portait d'un homme du pire à la splendeur.

Robbie Williams rêvait de devenir célèbre. Il l'est devenu, mais trop, trop tôt, trop jeune...Ce film montre les dégâts de la célébrité, et notamment celle- de cette époque hystérique des Boys Band, où ces très jeunes garçons n'étaient que des marionnettes très sexualisées entre les mains de leur manager, et qui a vu l'avènement d'un phénomène pas vu depuis les Beatles.

J'ai aimé connaître les origines sociales très modestes du chanteur, son amour infini pour sa mère et sa grand-mère, et le quasi abandon par son père. J'ai aimé découvrir un homme fragile qui a toujours douté de lui, de son talent et qui s'est longtemps cru imposteur dans ce métier, doutait d'avoir "le truc". C'est un homme qui depuis son plus jeune âge et les moqueries qu'il subissait à tout misé sur la frime et la provocation. Même si durant une bonne partie du film, l'empathie que l'on développe pour lui n'est pas immense, je dois dire qu'au final, j'ai été beaucoup touchée, et même très émue de cette "résurrection" et de cette paix avec lui-même.

J'ai adoré toutes les scènes musicales (dont certaines touchent à la comédie musicale), d'avoir la traduction en sous-titre des chansons, permettant d'en comprendre le sens profond, puisque le film nous dit aussi à quelle occasion, dans quelles circonstances elles ont été écrites.

Parlons de la forme, maintenant, très réussie esthétiquement, et très originale, puisque du début à la fin, Robbie Williams y est représenté comme un chimpanzé ! Pourquoi ? Parce que c'est un animal présent dans plusieurs de ses chansons, et que, lorsqu'il préparait le film avec le réalisateur, qu'il racontait sa vie, c'est en terme de singe qu'il parlait de lui... je dansais comme un singe, je gesticulais comme un singe... Et, même si cela peut paraître curieux au début, et bien on se dit vite que cela fonctionne à merveille. D'autant que cela évite, comme c'est souvent le cas pour moi dans les biopics, de s'interroger sur la ressemblance entre l'interprète et l'original, de disséquer son jeu pour y retrouver les manies ou non de son modèle... Et surtout, cela rend cette histoire très universelle, chacun pouvant, pour une raison ou une autre, à un niveau ou un autre, se retrouver dans ce chimpanzé.  Pour le côté technique... C'est Robbie qui chante, et pour celles et ceux qui verraient le film en V.O, la voix off et celle de Robbie. Ensuite, le studio Weta (qui a en autre travaillé sur les personnages d'Avatar a géré la conception du primate en images de synthèse, Robbie Williams ayant été scanné numériquement, également lorsqu'il chante. Puis 3 acteurs ont été engagé pour jouer Robbie en singe... une actrice pour l'enfance, un acteur pour l'adolescence, et Jonno Davies pour l'âge adulte. Jonno Davies est donc l'acteur principal, dont on ne voit jamais le visage.

Par moment au cours de ma séance, j'ai eu des réminiscences (notamment émotionnelles)  d'un autre film vu il y a très longtemps : Pink Floyd the wall, d'Alan Parker. 

Et pour finir... un final grandiose, dans une salle de concert, avec une interprétation bouleversante de "My way", à vous nouer la gorge.

Un film à voir, si on aime les biopics, la pop musique etc, l'originalité, l'émotion vraie, le spectaculaire.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 4 Décembre 2024

Film d'Efward Berger,

Avec Ralph Fiennes, Stanley Tucci, Isabelle Rosselini

 

Synopsis : Quand le pape décède de façon inattendue et mystérieuse, le cardinal Lawrence se retrouve en charge d’organiser la sélection de son successeur. Alors que les machinations politiques au sein du Vatican s'intensifient, il se rend compte que le défunt leur avait caché un secret qu'il doit découvrir avant qu'un nouveau Pape ne soit choisi. Ce qui va se passer derrière ces murs changera la face du monde.

Mon humble avis : Quel film ! Mais quel chef d'oeuvre ! On se régale de tout...

Tout d'abord, les prises de vue et la mise en scènes sont somptueuses. Presque chaque scène pourrait être un tableau, une peinture : couleurs, lumière, ombre, clair obscure, positions des personnages dans des décors grandioses ou plus confidentiels. Quant aux mouvements des uns et des autres, on croirait presque à une chorégraphie. Vraiment, ce film est une merveille visuelle.

Cette adaptation du roman éponyme de Robert Harris est aussi terriblement captivante. Car elle nous emmène dans un univers où l'on ne pénètrera jamais, réservé à quelques poignées d'hommes des hautes sphères de l'Eglise catholique. Un cercle fermé rythmé de traditions, de rites, de codes, très cérémoniel. A travers ce long conclave, ce film évoque une crise de foi... en l'Eglise elle-même. La foi religieuse n'est mise en question ici. Mais celle en l'Eglise oui. Il se dit que feu le Pape, avant son décès, avait perdu la foi en l'institution. Et dans les cardinaux qui assistent au conclave et qui votent pour élire le prochain Saint Père, il en est qui ne se retrouvent plus dans ce que l'Eglise est devenue, d'autres dans ce que l'Eglise est restée depuis des siècles alors que le monde et les mentalités évoluent sans cesse. Et c'est là que le film devient thriller politique et spirituel... Car "ces chers" cardinaux ne se comportent pas mieux entre eux que nos dirigeants politiques en campagne présidentielle... Coups bas, alliances, manipulations, opportunismes, rumeurs, stratégies, exhumations de vieilles casseroles enterrées sous le sceau de secret de l'Eglise etc... sans parler des égos et des soifs de pouvoir tout aussi surdimensionnés que leurs homologues politiciens.

Au milieu de tout cela, le Cardinal anglais Lawrence (le très à propos Ralph Fiennes), doit tenir son rôle : que ce conclave se déroule parfaitement et que le futur élu soit digne de devenir le Saint Père... mais y-a-t-il seulement un "saint" entre ces murs sacrés et confinés ? Dure tâche à mener, tout en discrétion, pour cet homme bien attachant, qui fait face lui aussi à son propre doute... Il ne se sent pas à sa place dans les ors Vatican en tant que Doyen du Collège et rêve d'une vie au calme loin des tourmentes et du protocole. Et lorsqu'il découvre que le Pape avait quelques secrets, il sent que ce conclave va être périlleux. Nous partageons son enquête, qui le mène par moments à des cas de conscience.

Evidemment, la tension monte entre les cardinaux mais aussi pour le spectateur dans son fauteuil de velours. On se demande bien comment ce noeud va se dénouer après moult rebondissements... Et puis, un cardinal prend la parole, prononce quelques phrases du fond du coeur, sans se soucier ou imaginer les conséquences, et c'est là que tout bascule... Et lorsqu'advient la révélation finale, j'ai jubilé... Et me suis dit qu'il y avait là de l'espoir... pour que l'Eglise retrouve son humanité, sa bienveillance, sa fraternité, son partage. Les vrais, ceux qui devraient être. Certes, ou hélas, nous sommes ici au cinéma, mais l'on pourrait se prendre à rêver que les choses puissent changer.

Le tout est autant d'une grande intelligence que d'une grande finesse et délicatesse, tant dans les regards que se portent ces hommes, que dans leurs quelques dialogues, que dans leurs silences. Tout est d'une puissance extraordinaire, jusque dans chaque geste, ou chaque interruption de geste, ou la seconde qui le précède. Que d'images marquantes. Un film vraiment ciselé, limpide et fluide malgré cet univers inconnu. A voir absolument !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 21 Octobre 2024

Film d'Ellen KURAS

Avec Kate Winslet, Andy Samberg, Alexander Skarsgard, Marion Cotillard

Synopsis : L’incroyable vie de LEE MILLER, ex-modèle pour Vogue et muse de Man Ray devenue l’une des premières femmes photographes de guerre. Partie sur le front et prête à tout pour témoigner des horreurs de la Seconde Guerre, elle a, par son courage et son refus des conventions, changé la façon de voir le monde.

Mon humble avis : Film imparfait, mais quelque part incontournable.

L'entrée en matière... Nous sommes en 1938 dans le sud, Lee Miller est avec des amis... Partie très entre soi, j'ai eu l'impression qu'on donnait à voir mais pas à comprendre... Si on ne connaît pas Lee Miller, on ne sait pas qui sont ses amis... Ce n'est que bien plus tard dans le film que l'on saisit qu'il y a là Paul Eluard par exemple. On retrouve "ces" amis dans deux ou trois scènes qui tombent comme un cheveu sur la soupe, et ne permettent pas d'approfondir ces personnages secondaires et le drame qu'ils ont vécu.

Ensuite, nous voici en 1977, Lee Miller est chez elle, interviewée par un journaliste. Ses réponses sont les flashs back de ce qu'elle a vécu pendant la seconde guerre mondiale. Cette interview semble manquer de consistance (on comprendra pourquoi à la fin) et cette façon de présenter ainsi le passé de Lee Miller et de l'entrecouper est superflu. Pourquoi mettre des effets de style et du romanesque là où il est inutile, où la vie qui nous est contée dans le contexte historique affreux de la seconde Guerre Mondiale devrait se suffit à elle-même. J'aurais préféré en savoir plus sur Lee Miller et son art plutôt que d'assister à cette pseudo interview. Bref, pourquoi "cinématiser" à ce point un récit, et par la même occasion, couper le rythme narratif  et l'alourdir ? D'autant qu'en 1977, Lee Miller est âgée, donc forcément, Kate Winslet est fortement grimée. Et moi, dans ces cas-là, j'observe surtout ce maquillage de vieillissement plutôt que de me concentrer sur ce qui est dit.

Mais mais, tout au long du film, il y a l'incroyable talent de Kate Winslet. Certes, il n'est plus à démontrer, mais il bluffe tout de même toujours. Son incarnation de ce sacré bout de femme qu'était Lee Miller est parfaite, on y croit vraiment. Ce film est vraiment un bel hommage à cette femme hors du commun, courageuse, tenace, anticonformiste... et pionnière dans la photographie en zone de guerre.

La réalisation est assez classique et plutôt factuelle, s'attardant assez peu sur les émotions et les motivations de Lee Miller. Le contexte de l'époque est très bien rendu. Car ce film est aussi historique, et résonne comme un devoir de mémoire, un hommage aussi aux innombrables victimes de cette guerre, que ce soit sur les zones de combat ou dans les camps de la mort. Lee Miller a eu le mérite de photographier et de montrer ce que personne n'aurait vu sans cela, et ce film a celui de remontrer ce que cette deuxième Guerre Mondiale a eu de plus "inhumain" pour que... plus jamais cela...  A l'heure où nombre de pays européens tombent de nouveau dans l'extrême droite ou flirtent de très près avec ces idéaux là, il n'est jamais inutile de rappeler où mène le fascisme et la haine de l'autre.

 Jusqu'à il y a peu, le nom de Lee Miller ne me disait rien, donc je suis contente que ce film pallie ma méconnaissance, d'autant que dans quelques jours, je vais voir une expo de ces photos à St Malo. Mais je pense que ceux qui connaissent bien la vie est l'oeuvre de cette femme risquent d'être un peu frustrés. Ce film est plutôt une bonne introduction sur Lee Miller mais se cantonne à sa vie durant le conflit mondial.

Malgré ses défauts, ce film nous bouscule, nous met K.O et quand se rallument les lumières, c'est dans un silence respectueux que se vide la salle de cinéma.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 10 Octobre 2024

La semaine dernière eut lieu le 35ème Festival du Film Britannique de Dinard, qui avec les années est aussi devenu celui du film Irlandais.

Pour 2024, le jury était présidé par Arielle Dombasle... Y figurait aussi Julie Depardieu. Les autres membres du jury m'étaient inconnus. Et je n'ai pas participé aux festivités, aux tapis rouges etc... Pour la 4ème année, j'y ai juste vu des films. Cette fois-ci, ce fut trois films sur la quasi cinquantaine (en ou hors compétitions - longs métrages, courts métrages et docu) proposée.

Danse first : La vie de Samuel Beckett, avec Gabriel Byrne et Sandrine Bonnaire (entre autres)

Bon vivant, Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, dramaturge lauréat du prix Nobel, mari infidèle et reclus... Samuel Beckett a mené une vie aux multiples facettes. Titré d'après son célèbre credo « Danse d'abord, pense ensuite », ce drame épique offre un récit captivant de la vie d'une icône du XXe siècle. 

J'ai adoré ce film, un gros coup de ❤... Le jeu d'acteurs est parfait, la photographie et les images sont superbes, les dialogues ne manquent pas d'humour et de bons mots. Dance first replonge dans d'autres époques, donne à réfléchir, m'a permis de mieux connaître celui qui était plus un nom qu'autre chose pour moi. Et surtout, Danse first m'a donné envie de lire son oeuvre. A voir si cette envie sera suivi des faits !

 

 

 

September says : de Ariane Labed, avec Mia  Tharia et Rakhee Thakrar

Les sœurs July et September sont inséparables. July, la plus jeune, vit sous la protection de sa grande sœur. Leur dynamique particulière est une préoccupation pour leur mère célibataire, Sheela. Lorsque September est exclue temporairement du Lycée, July doit se débrouiller seule, et commence à affirmer son indépendance. Après un événement mystérieux, elles se réfugient toutes les trois dans une maison de campagne, mais tout a changé…

Ce film a aussi été présenté au Festival de Cannes 2024 dans la sélection "Un certain regard". Et c'est le seul de la sélection pour le prix du Hitchkock d'Or que j'ai vu... Et c'est d'ailleurs lui qui l'a obtenu. Et pourtant, je n'ai pas aimé du tout ce film 😩🤨, de même que toutes les personnes ou presque avec qui j'en ai parlé. A mes yeux, September says est long, lent, glauque, pesant, malsain, sombre, sans apporter grand-chose. Les images sont plutôt laides pour moi, avec des couleurs et des décors dignes des années 70, alors que l'histoire est tout à fait contemporaine (il y a la wifi, les tel portables etc...). On y montre aussi quelques images que je n'ai pas envie du tout de voir au cinéma. Pour moi, c'est un film "égoïste", qui se déroule peut-être parfaitement dans la tête et dans le trip de la réalisatrice, mais qui ne donne pas du tout assez d'informations au spectateur pour qu'il saisisse vraiment ce qui se déroule, ce qui ainsi, pourrait peut-être provoquer plus d'émotion. Durant le film, une grande ellipse est faite sur la scène qui fait basculer l'histoire. Comme on ne voit pas cette scène avant la fin (en flash-back) et bien on ne comprend pas du tout ce basculement qui n'est guère très net non plus. En fait, j'ai détesté ce film.

 

Freud's last session (Titre français annoncé Professeur Freud)

De Matt Brown avec Anthony Hopkins et Mattew Goode

A la veille de la Seconde Guerre Mondiale, Sigmund Freud s'est réfugié à Londres, en compagnie de sa fille Anna.Sous l'effet de l'âge et de la maladie, la star mondiale de la psychanalyse s'est changée en un vieillard aigri et capricieux.Mais la curiosité du professeur est piquée au vif lorsqu'un certain C.S Lewis, auteur de romans pour la jeunesse, demande à le rencontrer pour débattre de l'existence de Dieu

 

J'ai beaucoup aimé ! 👍En même temps, la présence du monstre sacré du cinéma qu'est Anthony Hopkins est un gage de qualité. Les deux comédiens sont magistraux dans ce tête à tête, qui dure le temps d'un après-midi.  Discussion, conversation, confrontation entre deux hommes qui ont des idées diamétralement opposées, qui en débattent, non sans humour parfois, qui se respectent et s'apprécient. Les sujets sont métaphysiques, psychologiques, philosophiques, théologiques, spirituels. Des dialogues de haut vol donc et aux petits oignons. Mon seul regret est de l'avoir vu en VOST...  Les dialogues fusent et n'offrent que peu de pauses... Ils sont d'une densité incroyable, difficile pour moi de les suivre en VO tout en ayant le temps de réfléchir vraiment à tout ce qui se dit et de positionner mes pensées, convictions ou raisonnements. Du coup, pas impossible que j'aille le revoir s'il passe en France, mais en VF cette fois-ci !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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