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Publié le 2 Octobre 2022

Film d'Hassan Nasser

Avec Hossein Abedini, Mahmoud Jafari, Shahrzad Kamalzadeh

Synopsis : Dans une petite ville provinciale iranienne, les enfants travaillent dur pour faire vivre leur famille. Un jour, Yahya, neuf ans, et son amie Leyla trouvent une statuette scintillante dans le désert. Passionné de cinéma, Naser Khan, le patron de Yahya, décide de les aider à retrouver son propriétaire. Une histoire charmante qui démontre le pouvoir du cinéma sur une communauté soudée, dans le monde entier.

Mon humble avis : J'ai vu ce film "britannico-iranien" dans le cadre du Festival du film britannique de Dinard, dans lequel il est en compétition parmi 5 autres longs métrage. 

VO en persan, sous-titrée en anglais et en français, une nouvelle expérience pour moi !

Un très beau film, qui aurait pu s'intituler "les tribulations d'un Oscar". Car cette fameuse statuette trouvée par Yahya et Leyla est un Oscar ! Le début du film nous dit comment il est arrivé là, et la fin nous donne sa destination d'origine.

Des paysages bien dépaysants, tout comme les us et coutumes iraniennes que nous apercevons...mais qui ne nous font pas oublier la dureté de la vie. En effet, Yahya et Leyla sont plus souvent sur des décharges pour y récupérer du plastique et le revendre au poids, qu'à l'école. 

Yahya est fan de cinéma, et il passe ses nuits à regarder des films sur CD piratés sous sa couette. Et pourtant, lorsqu'il trouve cette statuette, il ne sait pas ce qu'elle représente... A part la convoitise de ses "copains"

Un très beau film, avec des touches d'humour tendre liées au naturel et à la naïveté et l'ingéniosité des enfants, d'émotions, qui évoque le cinéma Iranien et ses succès. Mais surtout, il est question des conséquences de la célérité soudaine sur des gens simples, dans un milieu où l'on n'a ni le temps ni les moyens d'aller au cinéma... Alors, certains renoncent à cette célébrité qui bouleverse trop leur vie, et parfois, il la regrette... Car célébrité rime aussi avec partage et amour. Le plus du film, c'est aussi une magnifique bande originale.

J'ignore si ce film paraîtra en France et dans combien de salle. Mais si vous avez l'occasion de le voir, en salle, en streaming, en diffusion télé etc, ne la manquez pas. Vous y verrez un film original, tendre, dur pour ce qui est du contexte, un film qu'on ne croise pas à chaque coin !

Je n'ai pas trouvé la Bande Originale sur You tube, mais une interview du réalisateur iranien.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 30 Septembre 2022

Doc de Kathryn Ferguson

Avec Sinéad O' Connor

Synopsis : L'histoire de l'ascension fulgurante de Sinéad O'Connor vers la célébrité mondiale et la façon dont sa personnalité iconoclaste a entraîné son exil du courant dominant de la pop.

Mon humble avis : J'ai vu ce film documentaire cette semaine, dans le cadre du Festival du Film Britannique de Dinard. Hors compétition officielle, il figurait dans la sélection "Irish eyes in Dinard.

Comme nombre d'entre nous, dans les années 90, j'ai écouté en boucle son tube Nothing compares 2 U (une reprise de Prince). Et je peux encore l'écouter avec émotion. Et bien ignorante et je l'avoue, parfois langue de vipère, je pensais que Sinéad O'Connor n'avait été qu'une étoile fulgurante mais filante, comme la musique en crée régulièrement.

Ce documentaire m'a montré combien j'avais tort ! Sinéad O'Connor continue de chanter... Depuis 1990, elle a sorti 11 albums, et un autre est prévu prochainement. Mais elle n'est plus dans les charts, et ce documentaire explique aussi bien l'ascension, que le bannissement de la chanteuse par une partie de son public d'alors, par le monde de la musique et par les médias.

Et c'est franchement intéressant et passionnant. Sinéad O'Connor fut une enfant maltraitée par sa mère, dans une Irlande qui était alors une démocratie théocratique... Et cela m'a ouvert les yeux sur l'Irlande de l'époque, réactionnaire et conservatrice où les femmes n'avait que peu de droits... Elle fut envoyée par un de ces fameux "couvents foyers" tenus par des religieuses qui font beaucoup parler ces dernières années. Un peu plus tard, ce n'est qu'en Angleterre qu'elle pourra percer dans la musique, sa musique, pas assez conventionnelle pour une Irlande étriquée.

Sinéad O Connor a toujours été une femme engagée, sans concession, fidèle à elle-même et à ses convictions. Les maisons de disques ont voulu faire d'elle un produit marketing très féminin et sexué... En contre réponse, elle s'est rasée la tête... Et durant des années, pas un journaliste n'omettra de la questionner à ce sujet... Alors que jamais la question capillaire n'est abordée avec ses homologues masculins aux cheveux longs...

Sinéad O Connor est une femme qui a dénoncé notamment les abus des prêtres et le silence de l'Eglise et du Pape Jean-Paul II, en déchirant une photo de lui lors d'un show télé... "Personne" ne lui pardonnera ce geste et ce sera le début de la fin. Tout ce pourquoi elle était encensée devient sujet à moquerie et pire. La voilà bannie du show business.

Même s'il est parfois trop implicite et pas toujours bien ordonné, ce documentaire est un formidable portrait de femme intègre, courageuse et obstinée. Une femme qui est juste née "trop tôt" pour dire ce qu'elle avait à dire. Sinéad O'Connor une féministe anticonformiste était en avance sur son temps, une précurseur, qui a eu de nombreuses héritières. Et Nothing compares est aussi le portrait d'une époque et d'une génération. Les voix off "actuelles" de la chanteuse et de son entourage d'alors commente le documentaire. Dommage que la réalisatrice, pour cause de droit du prince, n'ait pas eu l'autorisation de diffuser plus d'image musicale, et notamment, de la fameuse chanson "Nothing compares 2 U".

J'ignore si ce film sortira en France ni si de nombreuses salles le diffuseront (tout dépendra sans doute du type de cinéma que vous avez près de chez vous. Mais il est à voir, d'une façon ou d'une autre, via internet par exemple, où lorsqu'il sera diffusé à la télé. C'est le genre de chose que je verrai bien sur Arte ! Ce documentaire a déjà remporté 5 victoires dans différents festivals sur 9 nominations (dont au Sundance festival)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 26 Août 2022

Film d'Olivia Newman

Avec Daisy Edgar-Jones, Harris Dickinson, Taylor Jones-Smith

Synopsis : Kya, une petite fille abandonnée, a grandi seule dans les dangereux marécages de Caroline du Nord. Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur la " Fille des Marais " de Barkley Cove, isolant encore davantage la sensible et résiliente Kya de la communauté. Sa rencontre avec deux jeunes hommes de la ville ouvre à Kya un monde nouveau et effrayant ; mais lorsque l'un d'eux est retrouvé mort, toute la communauté la considère immédiatement comme la principale suspecte. À mesure que la vérité sur les événements dessine, les réponses menacent de révéler les nombreux secrets enfouis dans les marécages.

Mon humble avis : Il y a presque un an jour pour jour, je lisais et chroniqué le roman dont est inspiré ce film ICI. Aussi, je ne vais pas revenir sur l'histoire en elle-même ni sur les raisons de mon enthousiasme pour cette dernière ! Et voici que le film est à l'affiche ! Certes, j'étais sûre de voir un beau film, mais je doutais qu'il puisse être réellement à la hauteur du livre, tant la barre était élevée.

Et bien si, pari tenu pour l'équipe du film ! Je l'ai trouvé vraiment fidèle aux souvenirs et aux sensations de lecture. Bien sûr, tout n'y est pas repris, il y a quelques ellipses et sauts dans le temps, nécessité absolue pour que le film ne dure pas dix heures !  Mais l'essentiel y est ! Le film ayant été tournée en décors naturels, et bien il est visuellement magnifique et nous sommes en immersion complète dans le marais,  (qui est ici celui de Louisiane, et non celui de Caroline du Nord), et vraiment happés par l'histoire et son suspense

Le déroulement du film, et puis peut-être cette espèce de "relecture" pour moi, m'a permis de bien mieux appréhender, comprendre et apprécier la fin. 

Daisy Edgar Jones, actrice anglaise qui n'avait jusqu'ici évolué que dans des séries, obtient ici son premier grand rôle au cinéma. Et elle ne démérite pas, bien au contraire, qui donne chaire au personnage de Kya sans la pervertir. Très belle interprétation.

Je n'aurais que deux mini bémols assez insignifiants... sans doute dus au fait que ce soit un film américain... Nous sommes dans les années 60... Or toutes les dents sont bien blanches et alignées... De même, Kya, qui mène une vie de sauvageonne dans le marais, porte des robes plus blanches que blanc et on n'a parfois l'impression que c'est un défilé de mode !!!

Une cerise sur le gâteau... Si vous ne vous levez pas sitôt le commencement du générique de fin, la chanson de la bande originale, spécifiquement écrite et interprétée par Taylor Swift... Intitulée Carolina... Un bijou !

Un film à voir, sans hésitation !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 14 Août 2022

Film de David Leitch

Avec Brad Pitt, Joey King, Aaron Taylor-Johnson

Synopsis : Coccinelle est un assassin malchanceux et particulièrement déterminé à accomplir sa nouvelle mission paisiblement après que trop d'entre elles aient déraillé. Mais le destin en a décidé autrement et l'embarque dans le train le plus rapide au monde aux côtés d'adversaires redoutables qui ont tous un point commun, mais dont les intérêts divergent radicalement... Il doit alors tenter par tous les moyens de descendre du train.

Mon humble avis : Oh, un billet, ça faisait longtemps ! Et oui, période estivale et météo méditerranéenne en Bretagne, donc je profite de la vie. Mais sur ma carte de fidélité ciné, me restait une place à utiliser avant... aujourd'hui ! J'ai donc choisi, dans la programmation actuelle, le film qui me tentait le plus, mais sans être super convaincue ! Et aucun regret !

J'ai adoré ! Film complètement déjanté, sur-vitaminé, entre thriller, action, comédie, parodie du genre, sans temps mort, couleurs saturées, ultra "hémoglobiné", franchement violent et sanglant (ça tranche au sabre et tutti quanti)... Mais en fait, comme tout est à prendre au 2ème, voire au 3ème degré, ce n'est pas une violence dérangeante ! Au contraire, qu'est-ce que j'ai ri ! 

Le suspense se mélange avec des retournements de situations incessants toujours plus drôles que les précédents, pas crédibles pour un sou, mais qu'est-ce qu'on s'en fout, qu'est-ce que c'est bon... Même les répliques badasses font rire aux éclats, tant tout est décalé dans ce film, qui prend parfois des allures de Tarantino et qui m'a fait aussi penser quelques fois à Las Vegas parano dans la façon de filmer. Il y a aussi des clins d'oeil à d'autres films, comme Mission impossible ! Ah oui, j'allais oublié, la B.O est tellement pêchue que je n'ai pu que la remarquer, avoir envie de chanter, de danser ou, plus discrètement puisque je suis tout de même dans une salle de ciné : taper du pied en rythme !

Bref, action XXL et rire garanti, un Brad Pitt en pleine forme et délicieusement drôle, originalité de ce presque huis-clos dans un train ! Un excellent divertissement à bouder du tout, si vous êtes capables de voir le 2nd degré de la violence ! Je me suis régalée !

Sinon, ben ce blog reprendra son activité habituelle dans une semaine :)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 25 Juin 2022

Film de Baz Luhramm

Avec Austin Butler, Tom Hanks Olivia DeJonge

Synopsis ; La vie et l'œuvre musicale d'Elvis Presley à travers le prisme de ses rapports complexes avec son mystérieux manager, le colonel Tom Parker. Le film explorera leurs relations sur une vingtaine d'années, de l'ascension du chanteur à son statut de star inégalé, sur fond de bouleversements culturels et de la découverte par l'Amérique de la fin de l'innocence.

Mon humble avis : De la vie d'Elvis et de son oeuvre, je ne connaissais pas grand-chose : quelques chansons, son look, sa mort précoce... Ce film était donc l'occasion d'en savoir plus... Et ce genre de film est forcément instructif aussi, vu le nombre d'années qu'il couvre !

Je suis d'ailleurs assez étonnée de l'influence qu'ont eu certains événements historiques, culturels ou politique dans l'oeuvre d'Elvis. L'autre jour, j'ai regardé sur Arte un documentaire sur Tom Cruise, et là, également, étaient faits de nombreux parallèles et lien entre l'acteur, ses choix de films, et certains faits de ce qui relève maintenant de l'Histoire. Pendant le film hier, je me demandais s'il en était aussi ainsi en France ? En tout cas, Elvis nous déroule aussi une période de l'Histoire de l'Amérique.

Bon quid du film ? Reconstitution impeccable de l'époque... Décors, voiture, atmosphère, costume... C'est un voyage dans le temps. La réalisation est frénétique, rapide, et devient même par moment psychédélique. Bref, c'est une mise en scène bien originale, qui évite le biopic linéaire et potentiellement soporifique ! D'autant que c'est le colonel Tom Parker, l'imprésario d'Elvis, qui en est le narrateur.

La bande originale est extra ! Entre les chansons d'alors interprétées par Elvis et la musique contemporaine plutôt style rap, le mixe est parfait et embarque vraiment.  Nos pieds ne peuvent s'empêcher de battre le rythme dans la salle obscure.

L'acteur Austin Butler est archi bluffant, il redonne vraiment vie au King.

Quant au colonel Parker, joué par Tom Hanks, et bien j'ai eu beaucoup de mal avec ce personnage. Certes c'est un arnaqueur pas forcément sympathique mais il y a autre chose... La version française que j'ai vue l'accoutre d'un accent plus qu'agaçant... Et puis Tom Hanks est très transformé physiquement pour ce rôle, et cela a occupé beaucoup (trop) de mon attention... Comme si je n'y croyais pas vraiment... Tout au long du film, je me disais pourquoi transformer à ce point un acteur, n'y a-t-il pas des comédiens bien portants qui aurait pu tenir ce rôle naturellement ?

Quoiqu'il en soit, un excellent film, bel hommage autant au mythe Elvis qu'à la musique !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 10 Juin 2022

Film de Mariano Cohn et Gaston Duprat

Avec Penélope Cruz, Antonio Banderas et Oscar Martinez

Synopsis : Un homme d'affaires milliardaire décide de faire un film pour laisser une empreinte dans l'Histoire. Il engage alors les meilleurs : la célèbre cinéaste Lola Cuevas, la star hollywoodienne Félix Rivero et le comédien de théâtre radical Iván Torres. Mais si leur talent est grand… leur ego l’est encore plus !

Mon humble avis : Un film très original qui se moque de lui-même, puisque c'est une satire sur le monde du 7ème art. C'est donc féroce, subtilement drôle, et en même temps implacable sur le milieu décrit. Une production assez inédite dans le genre, et presque expérimentale. Cet aspect-là est donné par le minimalisme des décors, très épurés... d'immenses bureaux de luxe désertés. Un presque huit clos dans un lieu quasi sans meuble, sans personne, très peu de personnage, presque aucun figurant... Sauf lors des scènes finales dans un festival de cinéma. Aussi, l'atmosphère de Compétition officielle est très particulière, géométrique, épurée... On se concentre donc sur les formes, la lumière et les comédiens. C'est aussi déconcertant, qu'hypnotique et captivant... malgré quelques petites longueurs ou lenteurs pour moi.

Nous suivons donc la préparation d'un film (depuis son hilarante genèse), et particulièrement aux séances de lecture et de répétition avec la réalisatrice et les deux acteurs principaux. Nous sommes dans les coulisses, souvent décrites lors des promotions des films par les acteurs... par ses mots : super ambiance, quel bonheur de travailler avec Untel, bidule est comme un frère pour moi maintenant etc... Mais ici, ça ne se passe pas vraiment comme ça... Nous assistons à une guerre d'égos surdimensionnés, où chacun est persuadé d'être supérieur à l'autre pour une raison ou une autre... Et honnêtement, il n'y en n'a pas un pour racheter l'autre...

Yvan, acteur de théâtre réputé, méprise la gloire de Felix obtenue dans des films grand public, ce public idiot qui avale toutes les fadaises qu'on lui propose.

Felix, qui compte ses trophées gagnés au fil des festivals, est persuadé d'être bien meilleur acteur qu'Yvan.

Et enfin, Lola, la réalisatrice, pense qu'il n'y a pas d'art sans folie, sans souffrance, et impose son point de vue et ses méthodes... particulières... drôles et /ou cruelles suivant notre position !

A travers ce film, les réalisateurs nous montrent avant tout que le monde du cinéma se prend souvent bien trop au sérieux. Qu'aucun genre ne devrait être méprisé et qu'il n'y a pas qu'une façon de faire du cinéma, ni qu'une méthode pour être un bon acteur. Mais surtout, la lumière est faite sur la taille des égos surdimensionnés et l'opportunisme de certains dans ce milieu, certains qui sont prêts à tout, même à fermer les yeux pour préserver leur carrière, leur réputation, le fruit de leur travail. Un scénario bien ficelé servi par des dialogues très bien sentis, et des comédiens au diapason !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 31 Mai 2022

Film de Joseph Kosinski

Avec Tom Cruise, Miles Teller, Jennifer Connelly

Synopsis : Après avoir été l’un des meilleurs pilotes de chasse de la Marine américaine pendant plus de trente ans, Pete “Maverick" Mitchell continue à repousser ses limites en tant que pilote d'essai. Il refuse de monter en grade, car cela l’obligerait à renoncer à voler. Il est chargé de former un détachement de jeunes diplômés de l’école Top Gun pour une mission spéciale qu’aucun pilote n'aurait jamais imaginée. Lors de cette mission, Maverick rencontre le lieutenant Bradley “Rooster” Bradshaw, le fils de son défunt ami, le navigateur Nick “Goose” Bradshaw. Face à un avenir incertain, hanté par ses fantômes, Maverick va devoir affronter ses pires cauchemars au cours d’une mission qui exigera les plus grands des sacrifices.

Mon humble avis : Enfin, il est là, sur nos écrans ! Deux ans qu'on attendait ce nouvel opus "Top Gun", retard dû à la pandémie !

Mais l'attente valait sacrément la peine ! The job is done ! Le spectacle est là, incontournable, surtout lorsqu'on connait les conditions de tournage... On ne peut être qu'admiratif ! Les scènes aériennes sont encore plus dingues qu'en 1986... Et tout ou presque est tourné en conditions réelles, sans image de synthèse. Certes, les acteurs ne pilotent pas, mais sont dans les avions et films. Imaginez les mois d'entrainement intensif qu'il leur a fallu. Et Tom Cruise se catapulte lui-même en FA/18 et accroche le brin d'atterrissage. Donc en tant que public, certes on ne se prend pas de G, mais on est tout de même scotché au fauteuil !

L'équipe de pilotes du film compte maintenant une femme. La Navy ayant autorisé la participation des pilotes femmes aux combats depuis 1993.

La réalisation est impeccable, tant dans les scènes aériennes que terrestres, où le soin porté aux couleurs, à la photo et aux cadrages est manifeste. Bien sûr, il y a de sacrés clins d'oeil au premier Top Gun : La course à moto de Tom Cruise face à un avion de chasse, sur fond de soleil couchant, la partie de beach volley qui est devenue une partie de foot américain, mais avec les mêmes pectoraux, la même chorégraphie, les mêmes lumières etc...

Malgré ses 55 ans lors que tournage, Tom Cruise en impose... On ne voit pas qui d'autre que lui aurait pu tenir le rôle. Son T.shirt est toujours aussi blanc et près du corps, son sourire toujours ultra bright, mais l'homme et le personnage ont évidemment gagné en maturité physique et psychologique.

Le scénario, même s'il n'est pas vraiment surprenant, tient la route et ne manque pas de rebondissement, surtout dans les airs ! Evidemment, les clichés sur l'Amérique ne manquent pas... Mais on le sait d'avance. Aussi, on profite un max de ce pur shoot d'adrénaline qu'est Top Gun : Maverick. Un film qui fait rêver quelque part, car qui nous ouvre les portes d'un monde qui nous est inaccessible, et qui nous embarque ! On en prend plein des yeux ! A voir sur grand écran, sous peine de regretter l'impasse !

Un film qui a tout de même coûté 125 fois plus cher que le précédent... mais bon, faut aussi compter l'inflation !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Janvier 2022

Film de Simon Kingberg

Avec Jessica Chastain, Penélope Cruz, Diane Kruger, Lupita Nyong'o

Synopsis : Une arme technologique capable de prendre le contrôle de réseaux informatiques tombe entre de mauvaises mains. Les agences de renseignements du monde entier envoient leurs agentes les plus redoutables là où l’arme destructrice a été localisée : à Paris. Leur mission : empêcher des organisations terroristes ou gouvernementales de s’en emparer pour déclencher un conflit mondial. Les espionnes vont devoir choisir entre se combattre ou s’allier…

Mon humble avis : Pour les fans du genre action-thriller-espionnage où rien n'est vraiment réaliste et où tout est improbable !!! LOL !

J'aime ça pour la distraction totale sans prise de tête, et des histoires qui m'emmènent très loin de ce que je vis (ou nous vivons actuellement, même s'il y a 2 ans, toutes ces histoires seraient également parues pour des fictions invraisemblables ! mais passons)

Le job est fait, par un casting de haute volée qui ne ménage pas ses efforts, ni dans l'action, ni dans le glamour. Le job est fait et les vêtements reste propres et tout le monde se relève !!!

Depuis quelques années, les films d'espionnage au féminin se multiplie, ce n'est pas fait pour me déplaire. L'originalité de ce titre vient du fait qu'il y a dans cette équipe une protagoniste (Penélope Cruz) qui n'a rien à faire là, puisqu'elle est psychiatre... Donc la castagne et le danger, très peu pour elle, ce qui amène quelques scènes et dialogues amusants. L'autre particularité est que des espionnes qui sont d'abord ennemies s'allient pour combattre donc c'est sympa aussi... Et oui, "les ennemis de mes ennemis deviennent mes amis".

Des scènes rappellent des James Bond ou des Missions impossible, et il y a dans le fond et la forme un peu de Jason Bourne pour le mouvement. Comme d'habitude dans ce genre de film, on fait un mini tour du monde sans prendre un avion ni subir de décalage horaire ! Les scènes d'action y sont aussi de plus en plus surenchéries !

Ce n'est pas le film du siècle ni même de l'année, mais j'en prends mon parti, comme d'habitude avec ce style d'histoire où il semble qu'on ne puisse faire confiance à personne, j'ai eu ce que j'attendais !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 19 Décembre 2021

Cinéma, Spider-man : No way home, avis, critique, chronique

Film de Jon Watts

Avec Tom Holland, Zendaya, Benedict Cumberbatch, Willem Dafoe

 

Synopsis : Pour la première fois dans son histoire cinématographique, Spider-Man, le héros sympa du quartier est démasqué et ne peut désormais plus séparer sa vie normale de ses lourdes responsabilités de super-héros. Quand il demande de l'aide à Doctor Strange, les enjeux deviennent encore plus dangereux, le forçant à découvrir ce qu'être Spider-Man signifie véritablement.

Mon humble avis : Le blockbuster de cette fin d'année ! Un énième Spider-Man et Film Marvel. Un film qui ratisse large pour plaire au plus grand nombre... potentiellement fan du genre tout de même !

Séquences action, frisson, émotion, humour et moralité évidemment !

Un cross over, avec le personnage de Docteur Strange.

Et des revenants des anciens Spider-Man... Qui raviront ainsi les fans de la première heure qui ont vu les 7 films précédents consacrés à Spider-man depuis 2002. Il me semble que j'en suis ! Mais peut-être plus pour très longtemps ! Soit je vieillis, ce qui est tout de même un fait, soit les scriptes sont de plus en plus dévolus aux publics ado et +... En effet, Spider-man fait de plus en plus équipe avec sa petite amie MJ et son pote Ned... Cela fait vraiment trio de lycéens...

Spider-man : no way home remplit une fois de plus le cahier des charges Marvel, avec des effets spéciaux et des scènes d'actions toujours plus spectaculaires. Le scénario paraît un peu abracadabrantesque avec ces histoires d'univers parallèles... Mais l'on finit par s'y faire, par oublier le postulat de base pour se plonger dans l'action et le déroulement du film, parce qu'il n'est qu'un prétexte mettre en scène l'excellente surprise que réserve sa dernière demie heure. En effet, il n'y a pas que les anciens méchants qui sont de retour suite au sortilège contrarié de Docteur Strange ! C'est vraiment sympa de revoir tous les acteurs qui ont fait la force de cette franchise Marvel depuis près de 20 ans !

Evidemment les films Marvel, derrière l'action et les effets spéciaux, développent toujours des sujets précis et moraux... Ici, nous avons, en autres, la solitude et les conséquences liées à la célébrité, l'importance du travail d'équipe et... à grands pouvoirs, grandes responsabilités, la deuxième chance que quiconque devrait mériter... Bon pas de quoi philosopher une nuit entière, mais tout de même de chouettes et simples messages pour la jeunesse. 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Novembre 2021

Cry Macho, film de Clint Eastwood, 2021, cinéma, avis, chronique

Film de Clint Eastwood

Avec Clint Eastwood, Edouardo Minett, et  Dwight Yoakam 

 

Synopsis : Mike, star déchue du rodéo, se voit confier une mission a priori impossible : se rendre au Mexique pour y trouver un adolescent turbulent et l’amener jusqu’au Texas. Il lui faudra pour cela affronter la pègre mexicaine, la police et son propre passé.

Mon humble avis : J'aime beaucoup Clint Eastwood le réalisateur. Certes, il ne fait pas que des chefs d'oeuvre, mais ses univers me touchent, tout comme ses mises en scènes. Et puis, depuis 10 ans, on se dit à chaque fois que l'on voit sans doute son dernier film... Et puis non, il en a dans les talons ce Clint de 91 ans !

Cry Macho ne rentre pas dans la catégorie des films inoubliables, mais il est plaisant à regarder... Les étendues du désert Mexicain et ses pueblos, la rencontre entre deux générations, ses heurts puis sa complicité et une demi-heure de film inattendue... Une pose dans le road trip très "Américain"... Une pose bienvenue, qui fait du bien, qui est belle, vraiment.

Papy Clint reprend la casquette, oups le chapeau de Cow-boy, retrouve les paysages et les thèmes qui lui sont chers (comme la transmission), qui ont fait sa gloire. Le Cow-boy est âgé maintenant, donc c'est en voiture qu'il traverse le désert... On sent qu'Eastwood sème un peu d'autodérision et des clins d'oeil à sa filmographie dans Cry Macho... Ici, beaucoup de douceur dans un monde de brut. Par contre, erreur de casting je pense, le gamin ne joue pas vraiment juste.

Les dialogues ne sont pas exceptionnels et souvent réduits au minima, mais il m'a semblé que l'essentiel se trouve dans les silences, dans ce qui n'est pas dit, qui n'est que suggéré. Donc un peu de dentelle dans la somme de clichés. Et puis Clint ne cache plus son corps qui ne suit plus comme avant... Sa démarche paraît fragile. C'est touchant. 

On ne croit pas à tout dans ce film, mais on prend, car après tout, on est au cinéma, et qu'au cinéma, tout est possible !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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