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Publié le 17 Juillet 2021

La veuve noire, black widow, marvel, MCU, film, avis, chronique, cinéma, Scarlett Johansson

Film de Cate Shortland

Avec Scarlett Johansson, Florence Pugh, Rachel Weisz

Synopsis : Natasha Romanoff, alias Black Widow, voit resurgir la part la plus sombre de son passé pour faire face à une redoutable conspiration liée à sa vie d’autrefois. Poursuivie par une force qui ne reculera devant rien pour l’abattre, Natasha doit renouer avec ses activités d’espionne et avec des liens qui furent brisés, bien avant qu’elle ne rejoigne les Avengers.

 

Mon humble avis : Fidèle à l'écurie Marvel je reste ! Même si je pense que l'âge avançant, je finirai sans doute par me lasser de ces films à grands spectacles, effets spéciaux et canevas toujours plus ou moins similaires.

Black Widow ne fait pas exception à la règle, il remplit le cahier des charges avec une sacré dose d'action et évidemment une bonne présence d'humour et d'autodérision. On ne s'ennuie pas une seconde !

La nouveauté, c'est que ce film est presque exclusivement féminin ! Et oui, plus besoin de super héros mâle comme faire-valoir !

Et pour celles et ceux qui ne suivent la vie des Avengers uniquement via le cinéma et non via les comics, et bien a y'est, on connaît l'histoire de Natacha Romanov, alias la Veuve Noire. Cette histoire est émouvante, qui prend racine dans l'espionnage de l'Est contre l'Ouest. Une enfance faussée, brisée, mensongère et prédestinée à faire de Natacha une tueuse d'élite. Ce préquelle de cette super-héroïne que l'on a vu mourir dans le dernier Avengers complète et conclut parfaitement ce personnage attachant, qui malgré ce qu'elle a vécu et ce pour quoi elle était programmée, a su rester humaine. Et le sujet de fin de cette histoire est le pouvoir, notamment le pouvoir de domination mentale. Intéressant et assez bouleversant dans la méthode, dès le générique de début.... Certes on est au ciné et dans une pure fiction fantastique, mais nombre d'enfants dans le monde subissent plus ou moins le même traitement à des fins d'embrigadement militaire, ou pour les mener à la prostitution ou autres horreurs.

Le casting est réussi, chacun n'hésite pas à bien mouiller sa chemise ! Et à moins que le MCU nous imagine d'autres préquelles, Scarlett Johansson dit bel et bien adieu à son personnage de la Veuve Noire !

Bref, un bon divertissement pour moi, enfin un Marvel au ciné, deux ans après le dernier !

Et comme d'hab, on reste jusqu'au bout du générique qui annonce... le prochain film !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 19 Juin 2021

Film de Zoé Zhao

Avec  Frances Mc Dormand, David Strathairn, Linda May, Charlène Swankie

Synopsis : Après l’effondrement économique de la cité ouvrière du Nevada où elle vivait, Fern décide de prendre la route à bord de son van aménagé et d’adopter une vie de nomade des temps modernes, en rupture avec les standards de la société actuelle. De vrais nomades incarnent les camarades et mentors de Fern et l’accompagnent dans sa découverte des vastes étendues de l’Ouest américain.

 

Mon humble avis : Simple, vraie, magnifique, bouleversante Frances Mc Dormand ! Une fois de plus, elle crève l'écran. Sa présence dans le casting justifie à elle seule de voir ce film. Certes, il y a 3 oscars, mais à ce niveau-là cela relève du détail.

La réalisatrice Chloé Zhao met la lumière, et quelle lumière, sur les oubliés de l'Amérique, les seniors précaires. Ces gens qui suite à la crise financière de 2008, ont dû partir... Car leur ville cessait officiellement d'exister après la fermeture de l'unique usine du coin... Car le crédit pour leur maison devenait irremboursable... Car malgré leur âge avancé, il leur fallait retravailler... Et aller chercher ce travail de par les Etats-Unis. D'autres aussi prennent la route suite à une maladie, le décès d'un proche. Quelques-uns, pour réaliser un rêve. Pour la plupart d'entre eux, ce n'est pas un choix, mais cela devient un mode de vie, voire un idéal de vie. Désormais partie intégrante d'une tribu, ils ne sont plus les oubliés, les isolés, les invisibles. Ils vivent donc dans un van, une caravane, un petit-camping car bricolé, et roulent, d'Etat en Etat, au fil des jobs saisonniers, depuis Amazon jusqu'à la récolte des betteraves, même si certains ont plus de 80 ans... Tous ils font face à l'adversité avec courage et dignité, font preuve d'une volonté de survivre et se retrouve des rêves !

Pour filmer ses destins brisés qui gardent la tête haute, Chloé Zhao mélange différents codes cinématographiques et livre un film a l'esthétique magnifique : il y a un peu de western, de film de cowboys , il y a du reportage, témoignage... D'ailleurs, certains personnages de nomades sont réels, interprétés par eux-mêmes.

Et nous, spectateurs, nous suivons un an de la vie de Fern, alias Frances Mc Dormond, qui ne se dit pas SDF, mais sans maison. Car elle a un "chez elle", son van, qui constitue et porte toute sa vie... Une vie qui oscille entre solitude et belles rencontres, amitiés profondes. Des difficultés terribles, mais une sensation de liberté, celle notamment de vivre dans des endroits grandioses, loin des tumultes du monde.

Et pourtant, malgré le sujet difficile, Nomadland est un film lumineux, qui, comme me l'a dit l'amie qui m'a accompagnée au cinéma, reconsidère positivement la solitude. Un hymne à la vie, à demain !

Un film à voir absolument !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 8 Octobre 2020

cinéma, film, Kajillionaire, avis, chronique, critique

Film de Miranda July

Avec Evan Rachel Wood, Gina Rodriguez, Richard Jenkins

 

Synopsis : Theresa et Robert ont passé 26 ans à former leur fille unique, Old Dolio, à escroquer, arnaquer et voler à chaque occasion. Au cours d'un cambriolage conçu à la hâte, ils proposent à une jolie inconnue ingénue, Mélanie, de les rejoindre, bouleversant complètement la routine d'Old Dolio.

Mon humble avis : J'aime les films portant sur les arnaqueurs. Voilà pourquoi Kajillionaire me tentait. Sauf qu'ici, il s'agit de petites arnaques plutôt menées par une famille de loosers  peu dégourdis. Donc rien de glamour et pas de haut vol ! Quelque part, les personnages manquent d'envergure et d'ambition dans leur supposé "art de vivre". En fait, ils sont très incongrus, on a du mal à deviner ce qu'ils sont vraiment, et de ce fait, on éprouve assez peu d'empathie, excepté pour Old Dolio quand elle s'éveille tout doucement à ce que devrait être la vraie vie.

Kajillionaire est un film vraiment original, jusque dans la mise en scène avec cadrages, décors et lumières qui mélangent le surréalisme et le glauque. Cette famille vit vraiment hors du monde mais au milieu de celui-ci. Etrange impression.

C'est une histoire d'enfermement familial, limite d'addiction familiale : malgré la toxicité des relations, impossible de s'en passer. Mais ici, la réalisatrice va très fort : les sentiments semblent acquis par le lien du sang mais aucun des membres de cette famille ne semble les avoir interrogés, questionnés, analysés jusqu'à l'intrusion de Mélanie dans leur trio. Et c'est vrai que l'on souffre pour Old Dolio, quand elle réalise pas à pas tout ce qu'elle n'a pas reçu dans sa vie : amour, tendresse, délicatesse, protection, enfance, insouciance. Finalement, avec un peu de recul, je trouve ce personnage très touchant malgré son aspect extrêmement cinématographique. Quelques images sont même assez poignantes. C'est Old Dolio qui porte le l'histoire.

Je dirai que la bande-annonce survend (une fois de plus) tout de même le film, qui n'est pas drôle hormis les quelques passages déjà connus par la B.A. On est dans un drame où l'on espère que certains personnages vont connaitre une rédemption et d'autres l'émancipation... Mais les crapauds, dans un sacré pied de nez, ne se métamorphosent pas en princes parents charmants !

Kajillionaire mélange l'absurde, le farfelu, le grinçant et le drame souffre cependant d'une longue mise en route et d'un rythme inégal. Mais il se laisse regarder et apprécier pour son originalité. Mais un peu plus d'épices l'aurait rendu plus intéressant et accrocheur.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 15 Août 2020

cinéma, cinéma Japonnais, Japon, L'infirmière, Kôji Fukada, avis, chronique, blog

Film de Kôji Fukada

Avec Mariko Tsutsui, Mikako Ichikawa, Sosuke Ikematsu

 

Synopsis :  Ichiko est infirmière à domicile. Elle travaille au sein d'une famille qui la considère depuis toujours comme un membre à part entière. Mais lorsque la cadette de la famille disparaît, Ichiko se trouve suspectée de complicité d'enlèvement. En retraçant la chaîne des événements, un trouble grandit : est-elle coupable ? Qui est-elle vraiment ?

 

Mon humble avis : Ce film est survendu par sa bande annonce qui le présente comme un thriller autant haletant qu'oppressant. En fait, il faut presque une bonne heure pour qu'il devienne ce pourquoi on est allé le voir. Avant il ne se passe rien que le quotidien d'une infirmière nippone et l'une des familles chez qui elle travaille à domicile. Certes, l'une des filles de cette famille a été enlevée et retrouvée, mais là n'est pas le noyau de l'aspect thriller... Je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler. En fait, on est plus dans le drame psychologique que dans le thriller...

Les derniers quarts d'heure sont bien ficelés et effectivement, la tension monte alors que l'infirmière se retrouve embringuée dans un imbroglio infernal, dont il ne semble ne pas y avoir d'issue. Mais de là à être diabolique comme le disent presse et bandeau sur l'affiche, il y a un grand pas.

Le mélange de deux temporalités (flash-back et présent) et des passages oniriques très étranges accentuent encore plus la difficulté à entrer dans l'histoire.

Mais le film reste intéressant, qui montre la chute sociale d'une infirmière sans histoire, pour quelques mots (certes dérangeants mais font-ils d'elle une coupable pour autant ?) qu'elle avoue à la mauvaise personne. Est-elle naïve, il semble bien.... Car elle même met du temps à comprendre ce qui lui arrive et pourquoi. Le film montre aussi le déchaînement invasif et destructeur des médias dans les faits divers.

Déstabilisant aussi et pas très agréable, la placidité des personnages et l'opacité de leurs visages n'aident pas à s'attacher à eux, ni à les comprendre. Mais il y a sans doute là un effet culture nippone indéniable.

Pour conclure, il y a quelque chose tout de même dans ce film, mais rien qui ne le rende incontournable ou urgent.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 16 Juillet 2020

Film de Yong-Honn KIM

Avec   Jeon Do-YeonWoo-Sung JungSeong-woo Bae

 

Synopis :  Un corps retrouvé sur une plage, un employé de sauna, un douanier peu scrupuleux, un prêteur sur gage et une hôtesse de bar qui n’auraient jamais dû se croiser. Mais le sort en a décidé autrement en plaçant sur leur route un sac rempli de billets, qui bouleversera leur destin. Arnaques, trahisons et meurtres : tous les coups sont permis pour qui rêve de nouveaux départs…

 

Mon humble avis : Séance tout d'abord expérimentale pour moi : mon premier film Coréen en V.O sous-titrée... J'avoue, au début, j'ai eu du mal. Des sous-titres comme seul support de compréhension, avec le son d'une langue dont je ne connais aucun mot pour me repérer, et dont j'avoue, les sonorités ne m'étaient pas agréables. Et puis, j'ai eu du mal à distinguer les protagonistes, et je pensais ne rien comprendre... Là où en fait, il n'y avait rien à comprendre, juste à attendre que tout s'explique !

Effectivement, au début, nous sommes dans un flash-back... Les choses deviennent plus claires quand ce fait est clair ! Car alors, tout ce met en place, tout se dénoue dans un ordre jubilatoire ! Donc oui, au final, j'ai pris plaisir à cette séance malgré le style coréen très spécial, je pense renouveler l'expérience. Et vu que ce cinéma asiatique a le vent en poupe en France, cela ne devrait pas poser de problème.

C'est un polar thriller très sombre, avec quelques scènes un peu gores, mais qui sont aussi très drôle. Car oui, tant dans la mise en scène que dans le scénario, même si l'on est dans un film noir, on n'est jamais très loin de l'absurde et de la farce. Et ça grince, oh que oui ! C'est un peu comme un film d'horreur tourné avec des effets spéciaux si visible que l'on n'a plus peur. Et pourtant, Lucky Strike intrigue, captive et son rythme ne faiblit pas car chaque nouvelle scène offre presque un nouveau tiroir à explorer.

En fait, c'est un thriller aussi machiavélique que déjanté à la sauce asiatique sucré/salé, très loin des films je vais habituellement voir au cinéma. Bref, après des débuts difficiles, je me suis bien laissée prendre !

La morale de l'histoire : un paquet de clopes Lucky Strike peut vous sauver la vie, mais aussi vous tuer d'un seul coup ! LOL !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 24 Juin 2020

Cinéma, film, L'ombre de Staline, avis, Chronique, URSS, famine, George Orwel

Film d'Agniezka Holland

Avec James Norton, Vanessa Kirby, Peter Sarsgaard

 

Synopsis :  Pour un journaliste débutant, Gareth Jones ne manque pas de culot. Après avoir décroché une interview d’Hitler qui vient tout juste d’accéder au pouvoir, il débarque en 1933 à Moscou, afin d'interviewer Staline sur le fameux miracle soviétique. A son arrivée, il déchante : anesthésiés par la propagande, ses contacts occidentaux se dérobent, il se retrouve surveillé jour et nuit, et son principal intermédiaire disparaît. Une source le convainc alors de s'intéresser à l'Ukraine. Parvenant à fuir, il saute dans un train, en route vers une vérité inimaginable...

 

 

Mon humble avis : A l'heure où il est question par endroit de "déboulonner" l'Histoire, L'ombre de Staline est là pour rappeler une période historique très sombre, sans doute assez méconnue en France, où très résumée dans les cours scolaires...

Il s'agit ici des relations "diplomatiques" entre l'Angleterre, l'URSS et les Etats-Unis. Nous ne sommes qu'en 1933, mais déjà, plane la menace d'une 2ème Guerre Mondiale. A cette époque, en Europe, on évoque le miracle économique de la révolution soviétique menée par Staline. Miracle que certains grands journalistes internationaux relaient sans états d'âme, sans enquête, ou par stratégie politique et économique, le tout sous le joug d'une censure et d'une propagande du gouvernement totalitaire Russe qui les confine sur Moscou. Nous suivons donc l'histoire et la route du journaliste Britannique (Gallois pour être précise) Gareth Jones parvient à échapper à cela et suit son intime conviction : il se passe quelque chose en Ukraine... Et effectivement, il y découvre charniers et personnes décharnées, villages désertées, cadavres qui bordent les route sans que cela surprenne la population. Il règne en Ukraine, pourtant grenier de l'URSS, une famine dévastatrice. Gareth Jones prouve au monde entier que le miracle soviétique est un leurre, mais il n'est pas écouté... La vérité dérange tellement que c'est George Orwell qui l'écrira sous forme de roman : "La ferme des animaux.

Le film est historiquement nécessaire et très intéressant. La mise en route est un peu traînante et il n'est pas aisé de toujours différencier les personnages masculins entre eux. Lors de l'escapade de Jones en Ukraine, quelques passages semblent peu réalistes, d'autres sont humainement difficiles à supporter, tant elles sont glaçantes... Mais c'est ça aussi l'Histoire : un crime contre l'humanité passé sous silence pour raisons diplomatiques et économiques. Un film à voir, bien interprété, et qui fait dire une fois de plus que, même si notre pays n'a pas été épargné, nous avons de la chance de vivre en France.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 2 Mars 2020

Film Judy, cinéma, chronique, avis, blog, Renée Zellweger, Ruper Goold, Oscar 2020, biopic, Judy Garland

Film de Rupert Goold

Avec Renée Zellweger, Jessie Buckley Finn Wittrock, Darci Shaw

 

Synopsis :  Hiver 1968. La légendaire Judy Garland débarque à Londres pour se produire à guichets fermés au Talk of the Town. Cela fait trente ans déjà qu’elle est devenue une star planétaire grâce au Magicien d’Oz. Judy a débuté son travail d’artiste à l’âge de deux ans, cela fait maintenant plus de quatre décennies qu’elle chante pour gagner sa vie. Elle est épuisée. Alors qu’elle se prépare pour le spectacle, qu’elle se bat avec son agent, charme les musiciens et évoque ses souvenirs entre amis ; sa vivacité et sa générosité séduisent son entourage. Hantée par une enfance sacrifiée pour Hollywood, elle aspire à rentrer chez elle et à consacrer du temps à ses enfants. Aura-t-elle seulement la force d’aller de l’avant ?

 

Mon humble avis : Judy est un biopic, comme beaucoup d'autres, réussi également. Tant dans la mise en scène maîtrisée, les dialogues savoureux émis par Judy, la reconstitution de l'époque. Esthétiquement, c'est un beau film.

Evidemment, son atout majeur (qui fait d'ailleurs beaucoup parler) est son interprète principale : Renée Zellweger, qui incarne une Judy Garland plus vraie que jamais, talentueuse, capricieuse autant qu'envieuse de liberté et déchirée, abîmée, détruite par des années de privations alimentaires et d'excès non conseillés, de divorces, dettes de vie du show business où elle tente de se refaire une place pour y gagner ensuite une nouvelle liberté : vivre pour elle et ses enfants. L'Oscar de Renée Zellweger pour ce rôle est amplement mérité. Précision, c'est l'actrice qui interprète elle-même les chansons des parties scéniques. Sacrée prestation... De ce fait, je vous conseille de voir ce film en V.O.

Par moment, Judy se laisse aller dans ses songes... qui nous mènent, par flash-back, dans son enfance et adolescence... Deux périodes qu'elle n'a pas vécues comme n'importe qu'elle autre petite fille. Montée à deux ans sur scène,  liée par des contrats très strictes, avec des personnes très sévères pour s'occuper d'elle (comprendre la surveiller), on comprend que Judy Garland a toujours travaillé comme une damnée, qu'elle a été on ne peut plus configurée et formatée pour obéir, rester mince, et faire ce que l'on attend d'elle. Ce fut une jeune fille abusée par le système Hollywodien. C'est vraiment l'envers de la médaille que nous montre ce biopic, le revers des paillettes. Imaginez tout de même que Judy Garland goûte et mange le premier gâteau de sa vie pour son 47ème anniversaire...

L'émotion est souvent bien présente dans le personnage brisé de Judy, avec lequel on entre en empathie, dans un monde où l'on attend que la star ne faillisse jamais, qu'elle soit une personne parfaite, et que l'on conduit vite au pilori en cas de défaillance par colère et non par compassion. La star est une icône qui se devrait de toujours l'être...

J'avoue, avec les biopic, j'ai parfois des problèmes, ou une obsession à trop observer l'interprète, à trop chercher à distinguer ce qui vient de l'actrice, du personnage, du mimétisme, de la transformation physique...

Après, pour rendre hommage à une telle dame, une si immense artiste, on peut se demander si baser son biopic sur la dernière année de sa vie, l'époque où cette femme est particulièrement brisée psychologiquement, est une idée judicieuse.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 25 Février 2020

cinéma, clint eastwood, le cas Richard jewell, avis, blog, chronique

Film de Clint Eastwood

Avec Paul Walter Hauser, Sam Rockwell, Kathy Bathes

 

Synopsis :  En 1996, Richard Jewell fait partie de l'équipe chargée de la sécurité des Jeux d'Atlanta. Il est l'un des premiers à alerter de la présence d'une bombe et à sauver des vies. Mais il se retrouve bientôt suspecté... de terrorisme, passant du statut de héros à celui d'homme le plus détesté des Etats-Unis. Il fut innocenté trois mois plus tard par le FBI mais sa réputation ne fut jamais complètement rétablie, sa santé étant endommagée par l'expérience.

 

 

Mon humble avis : Un excellent Clint Eastwood, et un de plus ! Un sans-faute.

Le film met un peu de temps, en introduction, à présenter le personnage de Richard Jewell, de façon assez ambiguë, mais c'est important afin que l'on comprenne bien à qui l'on a affaire et pourquoi la suite a pu se dérouler ainsi. On se demande si Richard est un peu simplet. La suite donnera la réponse évidemment, lors d'une scène magistrale où Richard se révèle et met à plat dans une logique toute simple les conséquences du raisonnement du FBI.

Avec Le cas Richard Jewell, Clint Eastwood dénonce haut et fort, avec une efficacité implacable, la justice américaine parfois bien expéditive, et surtout, les dégâts que provoquent l'acharnement et le harcèlement des médias, qui font et défont les héros, juste sur la base d'une rumeur qui devient vérité pour l'opinion public. Certes, l'histoire se déroule dans les années 90 lors des J.O d'Atlanta, mais hélas, la situation n'a guère changé. Elle a même empiré avec la vulgarisation des moyens technologiques : téléphones portables, réseaux sociaux, 4 G.... En un temps trois mouvements, il est si simple de faire d'un homme un héros ou le pire des monstres et de transformer sa vie en enfer sur terre, le tout sans preuve.

Le personnage de Richard est très attachant, mais l'on a mal pour lui. On a envie de lui botter les fesses. Le cas Richard Jewell est un film sur la naïveté, et la dévotion aveuglante d'u homme pour les forces de l'ordre. Richard qui respecte tant la loi et rêve de faire partie de la police n'imagine pas une seconde que la justice puisse être injuste. Paul Walter Hauser, qui incarne Jewell, est archi bluffant. Le climat du film devient de plus en plus lourd, tendu au fur et à mesure qu'on n'imagine pas de bonne issue. Le spectateur est donc cloué à son fauteuil devant ce film sans grand effet, mais à la narration diablement efficace et captivante.

Le personnage de l'avocat fantaisiste de Richard apporte des moments d'humour bienvenus.

Ce film sur la contradictoire Amérique est à voir absolument et à transposer dans notre époque actuelle pour réfléchir à deux fois avant de publier ou de partager n'importe quoi, sans réfléchir aux conséquences. Clint Eastwood rend hommage à ce héros (qui ne s'est jamais considéré comme tel) et surtout le réhabilite aux yeux du grand public !

Un grand Clint  Eastwood, comme on les adore, comme on les attend, incontournable. 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 30 Janvier 2020

Scandale, film, avis, chronique, blog, Nicole Kidman, Charlize Théron

Film de Jay Roach

Avec Nicole Kidman, Charlize Theron, Margo Robbie

 

Synopsis :  Inspiré de faits réels, SCANDALE nous plonge dans les coulisses d’une chaîne de télévision aussi puissante que controversée. Des premières étincelles à l’explosion médiatique, découvrez comment des femmes journalistes ont réussi à briser la loi du silence pour dénoncer l’inacceptable.

 

Mon humble avis : Un film, inspiré de faits réels, qui met en scène le début de la révolte et de la prise de parole des femmes harcelées, abusées, humiliées sur leur lieu de travail, ici une grande chaîne de télé américaine. Je pense qu'étant donné l'ampleur du mouvement #metoo, d'autres films suivront, quand des affaires en cours seront jugées etc.

L'aspect médias, Amérique, télévision, fourmilière, effervescence de chaînes d'infos est parfaitement rendu. Les caméras donnent vraiment un effet de mouvement rapide, et de tension continuel. Les informations nous sont données avec un débit d'une vélocité désarmante.

Le sujet est évidemment sensible et rondement mené. Dans le fond, il est très explicite, mais dans la forme, il surfe trop souvent sur l'implicite donc n'est pas toujours évident à suivre. Les personnages sont nombreux, pas évident de mémoriser tout leur noms et places dans cette histoire et dans la hiérarchie. Je pense que le scénario aurait gagné en limpidité en étant moins alambiqué, en supprimant certains détails/personnages qui surchargent inutilement le cerveau du spectateur. Bref, en se concentrant sur "le centre" et non sur toute la largeur du sujet".

Après, c'est sans doute dû au fait que le réalisateur a voulu être au plus proche des personnages réels qui ne sont peut-être pas franchement chaleureux, mais ce film manque d'émotion... Oui, en fait, il m'a paru froid... Comme botoxé ! De toute façon, le botox déborde même de chaque personnage. Sur Allociné, j'ai lu que tous les acteurs/actrices portaient de multiples prothèses pour ressembler au maximum aux vrais protagonistes de cette histoire. Pour John Lihtgow qui incarne le gros porc Roger Ailes, ça peut se justifier. Mais pour les autres... Pourquoi faire porter à Nicole Kidman une combinaison complète pour qu'elle ait exactement la même silhouette que Gretchen Carlson ?

Bref, ce film ni raté ni réussi : il est révoltant comme il doit l'être mais ne m'a pas semblé poignant. Il laisse tout de même un goût sacrément amer sur la société sexiste actuelle (même si depuis cette histoire la suite avec #metoo, on peut espérer que les choses évoluent un peu) qui fait de la femme un pur objet. La femme objet, qui doit être absolument stéréotypée et être dans le même moule que les autres ? Demande -t-on cela aux hommes ? Non. Cela donne la nausée quelque part... Et l'on pourrait se demander si l'on n'est pas tous coupables à se ruer sur tout ce qui est beau, parfait... Qui mène la danse ? Le public ou les médias ? Quoiqu'il en soit, il faut vraiment un changement profond des mentalités de nos sociétés actuelles et un retour aux valeurs fondamentales, à la personnalité individuelle qui fait la force, l'unicité et l'originalité de chacun.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 2 Janvier 2020

charlie's angels, cinéma, chronique, film, avis, blog

Film d'Elisabeth Banks

Avec Kristen Stewart, Naomie Scott, Ella Balinska, Elisabeth Banks, Patrick Stewart

 

Synopsis ;  Les Charlie’s Angels ont toujours assuré la sécurité de leurs clients grâce à leurs compétences hors du commun. L’agence Townsend a maintenant étendu ses activités à l’international, avec les femmes les plus intelligentes, les plus téméraires et les mieux entraînées du monde entier – de multiples équipes de Charlie’s Angels affrontant les missions les plus périlleuses, chacune guidée par son propre Bosley.

 

 

Mon humble avis : Dernier film vu en 2019, un film pour se distraire, se vider la tête !

J'ai trouvé tout ce que je cherchais dans cette séance : du divertissement, de l'action XXL mais sans hémoglobine, des rebondissements en veux-tu en voilà, des scènes de combat musclées bien chorégraphiées mais pas glauques (au pire, une petite égratignure). Bref, rien de réaliste, des super héroïnes,  du ciné quoi !

Pas une minute d'ennui, de l'humour, du glamour avec ce film d'action archi féminin. Des clins d'oeil à la série d'origine (les 3 drôles de dames et aux adaptations précédentes). Le scénario tient franchement la route (même si évidemment, il ressemble à ceux des films du même genre) et qui ne se prend pas au sérieux, pour rester dans le délire ! Des pistes et des fausses pistes, des tiroirs qui mènent à d'autres tiroirs qui conduisent à une porte grande ouverte pour un prochain épisode avec la même équipe de comédiennes, atout majeur de cette super production ! Si c'est le cas, je re signe pour ce "mission impossible" féminin !

L'idée est bien trouvée d'étendre le sujet au monde entier. Bosley n'est plus une personne mais un titre... Donc il y a plein de Bosley de par la planète. Après, sont-ils tous du bon côté, là est la question !

Bref, un excellent divertissement en cette période de fête, si l'on sait ce que l'on va voir et pourquoi on va le voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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