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Publié le 30 Janvier 2018

Film de Michael Gracey

Avec Hugh Jackman, Zak Efron, Michelle Williams

 

Synopsis :  The Greatest Showman célèbre la naissance du show-business et l’émerveillement que l’on éprouve lorsque les rêves deviennent réalité. Inspirée par l’ambition et l’imagination de P.T Barnum, voici l’histoire d’un visionnaire parti de rien qui a créé un spectacle devenu un phénomène planétaire.

 

 

Mon humble avis : Comment s'offrir une place de spectacle à Broadway aux prix d'une place de ciné ! Et bien en allant justement au ciné, voir The Greatest Show Man. Ce n'est pas compliqué, durant les deux heures de séances, je me croyais vraiment outre atlantique, dans un théâtre de la fameuse avenue newyorkaise !

Quel spectacle, envoûtant ! Enveloppant même, puisque je me suis surpris, presque tout au long de la séance, à battre le rythme de mes pieds. Et lorsque le générique est tombé, une bonne partie de la salle (dont moi) a applaudi !

L'histoire en elle-même n'est pas essentielle, même si elle reste intéressante, puisque tout de même, quelque part, historique : nous assistons à la naissance du premier cirque, créé par Barnum, qui donnera ensuite son nom aux fameuses tentes montées tant pour les cirques que pour les événements plus privés tels que les mariages ou autres : les fameux barnums !

Mais revenons au spectacle on ne peut plus spectaculaire (oui, je suis allée loin pour trouver ce qualificatif !). On en prend plein les yeux (lumières, décors, costumes, les chorégraphies) et plein les oreilles, mais jamais de façon agressive hein ! Les chansons sont magnifiques, assez facile à retenir sur le moment, rythmées ou plus romantiques, et interprétées magistralement. Pour la première fois depuis une éternité, j'ai vraiment envie d'acheter la bande originale.

Avec The Greatest Show man, un sourd prendrait son pied grâce au visuel féérique et lumineux, et un aveugle se régalerait de la musique, des chants, des harmonies, qui remuent le coeur de tant de talent, de beauté et d'onirisme !

Un hymne à la vie, à la différence, à "l'osez", à lancez-vous dans la vie et l'aventure de la vie !

The greatest Show Man est un vrai spectacle, et une superbe comédie musicale, une vraie comédie musicale digne des plus légendaires dans le genre ! Avec en plus, cerise sur le gâteau, l'un de mes chouchous : Hugh Jackman qui nous emmène dans un tourbillon d'énergie et de fantaisie !

A voir et/ou revoir sans modération !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 24 Janvier 2018

Film de McDonagh

Avec Frances McDormand, Woody Harrelson, Sam Rockwell

 

Synopsis :  Après des mois sans que l'enquête sur la mort de sa fille ait avancé, Mildred Hayes prend les choses en main, affichant un message controversé visant le très respecté chef de la police sur trois grands panneaux à l'entrée de leur ville.

 

 

Mon humble avis : L'affiche annonce un film révolutionnaire. Je n'irai pas jusque-là. Néanmoins, c'est une histoire par courante sur les écrans, et une réalisation à laquelle les américains ne nous ont pas habitués, surtout que celle-ci ne redore pas vraiment l'image la société américaine.

Ici, nous sommes loin, très loin d'Hollywood et des paillettes, tout aussi loin du film d'action à 150 balles tirées à la minutes avec des héros qui non seulement ne meurt jamais, mais surtout, restent toujours propres comme un sou neuf.

Non, sous sommes dans l'Amérique archi-profonde, bouseuse, réac, raciste, ramollie, qui ne réfléchit pas plus loin que le bout de son nez. L'Amérique des pubs où les bagarres naissent entre alcoolos autour du billard.

Mais il y a Midred, cette femme pétrie de douleur suite à au viol et à l'assassinat de sa fille 8 mois plus tôt et qui est bien décidée à remuer le popotin des flics endormis sur leurs lauriers. Elle réclame la justice à la police locale, dans un pays où la justice s'obtient parfois par soi-même. Alors, elle paie 3 grands panneaux qui dénoncent l'inertie policière, et qu'elle fait planter à l'entrée de la petite ville.

Ces panneaux vont être un élément déclencheur dans cette petite ville. Les "pour", les "contres", le tout dans une atmosphère de haine et de vengeance, d'intimidation etc...

Mais ces panneaux n'auront pas que des conséquences brutales, ils permettront aussi à certaines personnes de réveiller le meilleur qui sommeillent en eux et leur complexité.

Le personnage de Midfred est fascinant et bluffant. ll est d'une force rare et d'une puissance rare sans fard et nous envoie dans chaque scène comme un uppercut dans l'estomac. Son interprète, Frances Mc Dormand, crève littéralement l'écran. Je ne serais pas étonnée que ce rôle lui vaille un Oscar.

La réalisation est très sobre, l'atmosphère et aussi lourde que lente, comme dans ces coins du monde où à priori, il ne se passe rien. Il y a comme une ambiance western des temps modernes, où les gens s'épient par derrière la fenêtre et où chacun semble prêt à dégainer. Plein de cowboys et une indienne à elle seule : Mildred.

3 Billboards, est un film profond, intelligent, dense, humain, avec des dialogues percutants, et non dénués d'humour, mais d'un humour noir, qui en dit tant. Pas de manichéisme, pas de bons sentiments non plus mais beaucoup d'inattendu. Du pur, du brut. Subtile, remuant et captivant, à voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 12 Janvier 2018

Film de Joe Wright

Avec Gary Oldman, Kristin Scott Thomas, Ben Mendelsohn

 

 

Synopsis :  Homme politique brillant et plein d’esprit, Winston Churchill est un des piliers du Parlement du Royaume-Uni, mais à 65 ans déjà, il est un candidat improbable au poste de Premier Ministre. Il y est cependant nommé d’urgence le 10 mai 1940, après la démission de Neville Chamberlain, et dans un contexte européen dramatique marqué par les défaites successives des Alliés face aux troupes nazies et par l’armée britannique dans l’incapacité d’être évacuée de Dunkerque.

 

 

Mon humble avis : Il est assez rare qu'un film relativement long (2h10) me paraisse si court. Quand je générique de fin est tombé, c'est bien clair, à ce rythme- là (étonnamment effréné), je serais bien restée cinq heures de plus dans la salle pour ne pas "m'arrêter" là et parvenir à la toute fin de la guerre, ou du moins, jusqu'au débarquement.

Même si l'on connaît globalement l'histoire, ou du moins son issue, Les heures sombres offrent deux heures intenses, avec un suspens soutenu.

Ce film est donc un biopic sur Winston Churchill qui se déroule sur quelques semaines, à partir de son accession au poste de "Prime Minister". La guerre fait rage en Europe. La Belgique et la Hollande tombent, le nord de la France est envahi...

Il se dégage de ces heures sombres une énergie rare pour un film historique, ce qui fait que chaque instant est passionnant et captivant. Impossible de ressentir la moindre minute d'ennui.

Bien entendu, l'illustre, persuasif et pittoresque personnage de Churchill n'est pas étranger à mon enthousiasme. Les dialogues sont cuisinés et petits oignons les répliques de Churchill sont si éclatantes qu'elles en deviennent savoureuses. Quel esprit fin que ce Winston, et quel humour !

Les passages qui prennent aux tripes ne manquent pas, notamment celui où Churchill prend le métro. Quel intense moment où quelque part, c'est joué l'avenir d'une partie monde de l'époque ! Lors des scènes décisionnelles pour l'Histoire, ce n'est pas compliqué, on a la sensation que le temps s'est arrêté, et chacun retient son souffle... Comme les personnages du film, d'ailleurs. Durant ces quelques semaines retracées ici, Churchill est toujours sur le fil. La question constante devient "passera ou passera pas". Et tout ceci, à propos du sort réel du monde, puisque nous ne sommes pas dans une fiction.

Chroniquer ce film sans évoquer Gary Oldman qui s'est glissé dans la peau de Winston est impossible. Quelle interprétation ! Magistrale. Pourtant, j'étais sceptique comme je le suis toujours quand il y a une énorme transformation physique, des heures de maquillage, des prothèses... Car je me demande parfois si cela ne fait pas les trois quart du boulot de jeu d'acteur. Et bien non. J'ai bien regardé durant ces 2 heures. On reconnait bien le regard et certaines expressions de Gary Oldman, mais l'on voit bien qu'il y a un travail d'acteur colossal et une performance hors norme, sachant que l'acteur porte la moitié de son poids en prothèses diverses !

Bref, film à voir impérativement, et en V.O si possible !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 8 Janvier 2018

Film de Aaron Sorkin

Avec Jessica Chastain, Idris Elba, Kevin Costner

 

Synopsis :  La prodigieuse histoire vraie d’une jeune femme surdouée devenue la reine d’un gigantesque empire du jeu clandestin à Hollywood ! En 2004, la jeune Molly Bloom débarque à Los Angeles. Simple assistante, elle épaule son patron qui réunit toutes les semaines des joueurs de poker autour de parties clandestines. Virée sans ménagement, elle décide de monter son propre cercle : la mise d’entrée sera de 250 000 $ ! Très vite, les stars hollywoodiennes, les millionnaires et les grands sportifs accourent. Le succès est immédiat et vertigineux. Acculée par les agents du FBI décidés à la faire tomber, menacée par la mafia russe décidée à faire main basse sur son activité, et harcelée par des célébrités inquiètes qu’elle ne les trahisse, Molly Bloom se retrouve prise entre tous les feux…

 

 

Mon humble avis : Déjà, un conseil, voyez ce film en VO... même si certains passages risquent d'être difficiles à suivre niveau vocabulaire et stratégie de poker. Quoique bien des mots sont plutôt anglophones. Si je vous dis cela, c'est parce que j'ai vu "Le grand jeu" en VF et là, hic pour moi... Jessica Chastain ressemble énormément (à mes yeux) à Julia Roberts. Et qui double Jessica Chastain dans ce film... La même voix qui double habituellement Julia Roberts. Donc méli-mélo dans mon cerveaux.

Le synopsis survend un peu le film, dans le sens où il n'est jamais question d'harcèlement de la part des anciens clients people de Molly... Et que la bande annonce laisse à penser que celui-ci prend aussi une certaine place dans le film. Que nenni.

A part cela, le film est assez intéressant et captive puisqu'il nous plonge dans les parties privées, voire clandestines et très sélectes de poker. Mais c'est là aussi où il nous perd parfois, si l'on n'y connait rien au poker, comme c'est mon cas. D'autant que le film est assez bavard, tant dans les dialogues que dans le système narratif choisi. La concentration est donc de mise pour le spectateur. Il y a néanmoins un réel suspens, même si dès le début, nous savons que cela finira mal pour Molly, puisqu'elle a tout perdu et a besoin d'un des meilleurs avocats. 

Ce film étant adaptée d'une histoire vraie, ces parties de poker clandestines ont se sont réellement déroulées avec notamment, tous le gratin d'Hollywood. Mais pour n'égratigner personne, tous les seconds rôles (donc les joueurs de poker) ont été réécrits pour devenir méconnaissables.

L'atout central de ce film est vraiment le personnage de Molly et son interprète, Jessica Chastain. Dotée d'une grande intelligence, Molly Bloom a une trajectoire de vie incroyable, fascinante. Et ce qui la rend très attachante malgré l'univers qu'elle côtoie, c'est qu'elle reste d'une droiture morale exemplaire, malgré l'infernal engrenage dans lequel elle se trouve.

Le grand jeu reste un film sympathique, mais pas reposant pour les neurones. A voir ou pas, à vous de décider, mais en tous cas, pas incontournable.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 27 Décembre 2017

Film documentaire de Ceyda Torun

Avec  Sari, duman,Bengü, Aslan Parçasi, Gamsiz, Psikopat , Deniz

 

Synopsis :  Des centaines de milliers de chats vagabondent dans les rues d’Istanbul. Depuis des années, ils vont et viennent dans la vie des gens, devenant à cette occasion une part essentielle des communautés qui font la richesse de la ville. Sans maîtres, ils vivent entre deux mondes, ni tout à fait sauvages ni tout à fait domestiqués et apportent joie et, pour certains, raison d’être à ceux qu’ils choisissent d’adopter. À Istanbul les chats sont le miroir de la vie des habitants.

 

 

Mon humble avis : Quel dommage que ce film documentaire ne dure pas plus longtemps, car je serais bien restée là, des heures durant et le sourire béat, à regarder ces chats évoluer dans la ville d'Istanbul. Dans les rues, les ruelles, les ports, les ateliers d'artisans, les marchés, les arbres, sur les toits, sur les terrasses des cafés, sur les bateaux. Ces chats circulent partout, en toute liberté et surtout, dans le coeur et la vie des hommes et des femmes des quartiers. Aucun de ses chats n'appartient vraiment à personne, mais chacun de ces chats à ses points de repère, son territoire, son humain de préférence. Ils circulent et grappillent à gauche à droite quelque nourriture, caresses, moments d'affection, lieux de repos et parfois, quelques soins. Ce sont des chats qui choisissent leurs humains et non le contraire. Des humains qui les méritent, qui leur conviennent, qui les respectent.

Ils font partie intégrante de la vie de quartier, et lorsqu'un chat n'est pas là à son heure habituelle, les habitants s'inquiètent et le cherchent. 

Les caméras suivent donc magistralement ces félins dans leurs pérégrinations et saisissent de superbes images et moments rares, du plus près comme du plus loin. (Parfois, puis suivre les chats dans les rues, les caméras étaient montées sur des voitures téléguidées !). Les caméras rendent un formidable hommage aux chats et à leurs caractéristiques : indépendance, caractère propre à chaque individu, souplesse, agilité, intelligence, beauté, port altier, allure princière ! Leur grâce, leur classe, leur élégance ! Et toujours une part de mystère ! Des êtres fascinants !

La réalisatrice interviewe quelques-uns des Stambouliotes qui partagent la vie de ces félins. Ils témoignent alors de ce que leur apporte la présence de ces animaux ni sauvages ni domestiques dans leur vie, leur quotidien. Ces témoignages sont savoureux, profonds, réfléchis, riches, drôles ou touchants et finalement, avec une portée assez philosophique, comme des leçons de vie.

Il y a des Hommes qui sauvent des chats, et il y a des chats qui sauvent des Hommes ! Ca je le savais déjà !

Si vous ajoutez à cela les vues générales ou précises sur Istanbul (ville où les chats sont quasi sacrés) et ses habitants, sur le Bosphore, vous savez que vous avez là un film à voir absolument ! Magnifique coup de coeur en cette fin d'année !

Ce  a obtenu en octobre dernier le Prix du Meilleur Premier Film Documentaire au Critics’ Choice Documentary Awards, et il a de bonnes chances de se retrouver aux Oscars

Il me semble qu'une partie des recettes françaises du film ira à l'association  30 millions d'amis !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs, #Un monde de chat

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Publié le 27 Octobre 2017

Film de Taïka Waitit

Avec Chris Hemsworth, Cate Blanchet, Tom Hidleston , Marc Ruffalo

 

Synopsis :  Privé de son puissant marteau, Thor est retenu prisonnier sur une lointaine planète aux confins de l’univers. Pour sauver Asgard, il va devoir lutter contre le temps afin d’empêcher l’impitoyable Hela d’accomplir le Ragnarök – la destruction de son monde et la fin de la civilisation asgardienne. Mais pour y parvenir, il va d’abord devoir mener un combat titanesque de gladiateurs contre celui qui était autrefois son allié au sein des Avengers : l’incroyable Hulk…

 

 

 

Mon humble avis : J'avoue, je ne sais plus trop quoi dire quand je rentre d'une séance cinéma Marvel. Ben oui, on sait ce que l'on va voir et on voit ce qu'on voulait voir ! Les scénarios se développent souvent de la même façon, seul le "méchant" change. Donc je pense qu'à force d'être fidèle à l'écurie Marvel, il y a gros risque de se répéter dans les chroniques. Et un Marvel raté, je n'en n'ai jamais vu ! Faut dire qu'avec tout le pognon et les effets spéciaux investis dans ces films, ce serait dommage de réaliser un navet. De plus, les acteurs étant récurrent eux aussi, et bien l'on sait déjà que leurs rôles leur vont à merveille. Ces rôles leur collent le plus souvent à la peau, si bien que quand on les voit dans d'autres films, on se dit "ah, c'est l'acteur de Thor" ! Donc pas de mauvaise surprise non plus au niveau du casting !

Néanmoins, ces nouvelles aventures de Thor offrent un cadeau étonnant dans sa distribution avec la présence de Cate Blanchett dans un rôle très éloigné du reste de sa filmographie : La déesse de la mort, soit la très très méchante aux supers ultras pouvoirs dévastateurs !

Sinon, le délicieusement détestable Loki est toujours là, toujours aussi sibyllin.

Notre Thor préféré en bave vraiment dans cet opus. Non seulement, il perd son marteau, puis de force se fait couper sa chevelure de lion et enfin, devient borgne. Mais même pas mal !

Au fil des années et des films vus, je remarque que les Marvel misent de plus en plus sur l'humour et l'autodérision second degré des héros, et cela fonctionne très bien. Oui, on rit de bon coeur dans ce Thor Ragnorok ! Bref, la SF Marvel s'approche de plus en plus de la comédie.

Les effets spéciaux, lumineux etc sont tout bonnement délirants et kitsch, comme si sortis d'un jeu vidéo années 80 ou d'un trip genre LSD ou autre (je ne sais pas, j'ai jamais essayé !). Par moments, on se croirait dans un film de Luc Besson.

Et puis, évidemment, ce Thor nous offre deux super-héros pour le prix d'un, puisque l'Incroyable Hulk est bien présent ! Docteur Strange fait aussi une apparition ! Bref, les héros Marvel se croisent pour notre plus grand plaisir.

Efficace, divertissant, pour les fans du genre !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 19 Septembre 2017

Film de Marc Webb

Avec Chris Evans, McKenna Grace, Lindsay Ducan, Octavia Spencer

 

Synopsis :  Un homme se bat pour obtenir la garde de sa nièce, qui témoigne d'un don hors du commun pour les mathématiques.

 

Mon humble avis : Le même jour au cinéma, j'ai fait le grand-écart en allant voir "Les grands esprits" (globalement sur les cancres / billet à venir) puis Mary sur cette enfant surdouée.

En sortant de ces deux séances, la question qui me taraudait était : qui des cancres ou des surdoués sont les plus heureux aujourd'hui... et demain, une fois adulte. Bien évidemment, je n'ai pas la réponse, puisque je pense qu'elle dépend de chaque individu et de son entourage, et que rien n'est tout noir ni tout blanc. Une différence néanmoins, le cancre peut sortir de son état, alors que le surdoué ne sera toujours.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce film, qui m'a émue et questionnée sur un sujet qui m'interpelle, même si je ne suis pas concernée personnellement, bien entendu.

La sincérité est ce qui ressort de Mary, tant du film que des personnages. Dans les adultes, chacun pense avoir raison et le plus sincère est encore celui qui est sûr de ne pas vraiment savoir, qui s'interroge.

Le personnage de la mère défunte de Mary est omniprésent, et paraît apporter à elle-même un semblant de réponse à la question, suivant la façon dont on l'interprète bien sûr.

Chacun semble vouloir le bien de l'enfant surdoué.  L'oncle Franck, qui élève sa nièce depuis le décès de sa soeur, souhaite avant tout pour elle bonheur et enfance la plus normale possible.

La grand-mère, qui a toujours fait peu cas de Mary, est persuadé que la petite ne s'épanouira que dans l'excellence et que son don extraordinaire doit être mis au service de la nation, de l'humanité, pour les futures découvertes que pourraient faire Mary et qui changerait le monde.

Et pour définir le bien de l'enfant, les adultes vont se déchirer, Mary se retrouvant victime de cet combat juridique et de ses conclusions...

Le film nous fait osciller entre rire (Mary ne manque pas de répartie) et larmes mais sans tomber dans le pathos ni la mièvrerie. Les relations entre les personnages sont bien approfondies et brossées. C'est vraiment une belle et tendre histoire.

Maintenant, vous savez comme il m'arrive d'être pointilleuse et 3 petits trucs m'ont dérangée : Lors du procès, il est reproché à Franck d'avoir déraciné sa nièce en l'emmenant en Floride. Comment peut-il y avoir une notion de déracinement pour un enfant de moins d'un an à l'époque du fait ?

L'histoire et le tournage se déroulent forcément sur plusieurs semaines, (c'est surtout la fréquence des séquences de tribunal... Et tout au long du film, Mary se trouve édentée de ses dents de lait... qui sont donc bien longues à repousser !

Enfin, même si Chris Evans joue parfaitement son rôle, j'ai eu une impression de mimétisme tant corporel qu'expressif  et vocal avec Tom Cruise. Peut-être est-ce le même doubleur pour les deux acteurs. Bref, cela m'a un peu perturbée mais n'entache en rien la beauté de ce film !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 5 Septembre 2017

Film de Tony Wirkola

Avec Noomi Rapace, Glenn Close, William Defoe

 

Synopsis :  2073. La Terre est surpeuplée. Le gouvernement décide d’instaurer une politique d’enfant unique, appliquée de main de fer par le Bureau d’Allocation des Naissances, sous l’égide de Nicolette Cayman. Confronté à la naissance de septuplées, Terrence Settman décide de garder secrète l’existence de ses 7 petites-filles. Confinées dans leur appartement, prénommées d’un jour de la semaine, elles devront chacune leur tour partager une identité unique à l’extérieur, simulant l’existence d’une seule personne : Karen Settman. Si le secret demeure intact des années durant, tout s’effondre le jour où Lundi disparaît mystérieusement

 

 

Mon humble avis : Depuis son rôle de Lisbeth dans Millenium, j'adore Noomi Rapace, que je trouve charismatique à souhait. Et bien avec Seven Sisters, le bonheur est de la voir 7 fois, puisque c'est elle qui incarne les 7  septuplées clandestines ! Et quelle performance ! Jumelles, oui, les 7 filles le sont, mais avec des caractères, des expressions et des apparences vestimentaires différentes. Et Noomie donne vie à chacune d'entre elle de manières vraiment différenciées. Subjuguant ! Et que dire des combats à mains nues entre deux d'entre elles. Bon, Allociné a répondu aux questions que je me posais sur les secrets de tournages, cela enlève un peu de mystère et de magie, donc je me tais. Il n'empêche, Seven Sisters révèle autant de prouesses artistiques (Ah, ma Noomie !) que techniques.

Seven Sisters nous plonge dans une dystopie de dingue ! Autant film de SF que thriller, tant le suspense est haletant, avec un rythme qui ne faiblit jamais. L'idée de départ et l'organisation quotidienne des septuplées pour survive est vraiment audacieuse, et la société proposée par Tony Wirkola fait froid dans le dos. Et malgré l'aspect SF bien prononcé, tout ceci semble hélas bien crédible, puisque les problèmes de demain se posent déjà aujourd'hui, même si à moindre échelle. Et puis, la politique de l'enfant unique n'a rien d'imaginaire...

Le scénario est fichtrement bien construit, cette fratrie est on ne peut plus attachante. Un bémol, il est très difficile de retenir où à définir à quelle Karen Settman, entre Monday.... et Sunday, car elles sont tout de même présentées rapidement.

Seven Sister est donc un film qui tient ses promesses, aussi divertissant, qu'émouvant et aussi, il faut le dire... violent. Mais tout cela mène à une fin des plus inattendues !

Et moi, je suis sortie de la salle avec, en tête, un air entêtant. Je vous le dis ?! Oui, allez sans pitié ! La chanson de Dalida "Monday Tuesday", parce que oui au fait, j'ai vu le film en V.O ! Allez, chantonnez bien !!!

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 1 Septembre 2017

Film de Taylor Sheridan

Avec Jeremy Renner, Elisabeth Olsen, Kelsey Asbille

 

Synopsis :  Cory Lambert est pisteur dans la réserve indienne de Wind River, perdue dans l’immensité sauvage du Wyoming. Lorsqu’il découvre le corps d’une femme en pleine nature, le FBI envoie une jeune recrue élucider ce meurtre. Fortement lié à la communauté amérindienne, il va l’aider à mener l’enquête dans ce milieu hostile, ravagé par la violence et l’isolement, où la loi des hommes s’estompe face à celle impitoyable de la nature…

 

 

Mon humble avis : Waouh... Quel film ! Simple en apparence, mais si fort, si intense ! Terriblement efficace en fait et ce, sans grands effets. Juste la nature et sa puissance, juste les hommes et leurs démons. 

En fait, ce n'est pas tant l'issue de l'enquête qui importe, mais la façon dont celle-ci est menée. Dans un environnement naturel hivernal et hostile, qui devient presque le personnage principal et qui livre les indices à qui sait les lire. Et Cory Lambert ne sait faire que cela ou presque. Il vit en communion parfaite avec univers qu'il a fait sien suite à un drame. Il est chasseur, traqueur de prédateurs. Et au fil de l'histoire, il devient autant prédateur que chasseur. Ses cibles animales sont devenues proies humaines. Et ce Cory est interprété par un Jeremy Renner épatant de justesse, de retenue, de profondeur. Loin de son rôle récurant de super héros "Marvelien" dans lequel je le connais.

Wind River a reçu le prix de la mise en scène dans la sélection "Un certain regard" du dernier Festival de Cannes. Dieu que c'est mérité. Rien n'est à jeter, tout est utile, même et surtout les silences et les dialogues réduits à l'irréductible. 

Tous les personnages sont éminemment construits et surprenants, notamment Jane, la jeune agent du FBI, arrivée sur talons hauts et qui révélera une clairvoyance, une robustesse, un tact et une sensibilité étonnants, qui en font un personnage pénétrant et troublant... lorsqu'elle laisse place à la justice animale face à la justice légale, puisque le crime a été commis par la plus épouvantable bestialité humaine

Wind River est aussi un film engagé en ce sens qu'il se déroule ans une réserve indienne, où certains indigènes ont perdu leurs repères culturels pour se noyer dans l'alcool et les drogues d'autres les cherchent, d'autres encore tentent de les maintenir en vie, ou à leur redonner vie et sens. Et l'on apprend, en début de générique de fin, qu'aux USA, les disparitions de femmes indigènes ne sont pas comptabilisées dans les statistiques de disparition des femmes.

Une histoire aussi noire que la neige est blanche, aussi glaçante que l'air dans les poumons par moins 30° et un film qui dans son genre, frôle à mes yeux la virtuosité ! A voir absolument !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 31 Août 2017

Film de Lu Chan

Avec la voix de Claire Keim

 

Synopsis :  Yaya, une maman panda géant guide son petit Mei Mei alors qu’il explore le monde et gagne en indépendance.
Tao Tao, un Rhinopithèque de Roxellane -plus communément appelé singe doré – âgé de deux ans cherche sa place au sein de sa famille  après la naissance de sa petite sœur
Dawa, une panthère des neiges – un animal mystérieux rarement observé par l’homme –confrontée à l’incroyable difficulté d’élever ses deux petits dans l’un des habitats les plus hostiles et les plus impitoyables du monde.

 

 

Mon humble avis : Encore un film qui démontre la prouesse cinématographique de notre siècle, qui permet d'observer les animaux dans leur milieu naturel, et ceci, au plus près, mais vraiment au plus plus plus près !

Les paysages des quatre différentes régions chinoises filmés sont somptueux et grandiose. Pas âme ni construction humaine à des dizaines de kilomètres alentour. Une immersion en pleine nature. Une nature autant verdoyante et généreuse aux belles saisons, qu'austère et hostile en hiver... même si, pour le spectateur que nous sommes devant un écran, elle reste magnifique. Pour les animaux, c'est une autre histoire, une histoire de survie. Car le film rappelle délicatement (oui, les films Disney Nature se veulent avant tout familiaux, que pour donner et maintenir la vie, il faut aussi la prendre.

Nous suivons quatre espèces animales rares et toutes aussi mimi les unes que les autres.

Bien sûr, par leur facéties, les singes roux sont très drôles, très attachants et amènent à des réflexions, des étonnements et des constatations très anthropomorphiques, qui échapperont sans doute aux enfants mais point aux adultes.

Idem chez les pandas géants. Les cris qui pousse le bébé panda ressemblent tant à ceux d'un nourrisson, tout comme les gestes de la mère panda envers sa petite ressemblent beaucoup à ceux des humains envers leur toute jeune progéniture.

Les premiers pas, trots et galops des chirus, sorte d'antilope, ne pourront que vous attendrir.

Puis vient la très rare Panthère des neiges et ses petits. Pour elle, carnivore la vie et la survie est plus difficile, liées à un territoire et à la chasse pas toujours heureuse. Oui, pour les carnivores, la vie ressemble vraiment à une survie. Pour les autres espèces du film, la vie est liée aux saisons sur une année de tournage, une année classique niveau météorologie, donc pas de sécheresse, pas de manque d'eau et nature généreuse.

Ce qui ressort de "Nés en chine", c'est la similitude justement des comportements animaliers et des nôtres. Protéger ses enfants, les nourrir, les éduquer, leur apprendre à devenir adultes et autonomes. La notion de clan, de famille, d'entre-aide et bien sûr aussi, de rivalité. Le cycle de la vie est partout, tant dans les saisons, que dans les dangers face aux prédateurs.

Animaux et humain, nous faisons tous partie de ce cycle, de cette planète qu'il faut absolument protéger. Les animaux ont des prédateurs, dont nous sommes. Les humains n'en n'ont pas... et ne trouvent pas meilleurs idées que de devenir leur propre prédateur (en détruisant mère nature) ou le prédateur de leurs propres congénères. 

Un film magnifique, à voir, même si trop court, même si les explications sur la vie de ses animaux auraient pu être plus complètes.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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