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Publié le 21 Juin 2019

Film de Laure De Clermon Tonnerre

Avec Matthias Schoenaerts, Bruce Dern, Jason Mitchell

 

Synopsis :  Incarcéré dans une prison du Nevada, Roman n’a plus de contact avec l’extérieur ni avec sa fille... Pour tenter de le sortir de son mutisme et de sa violence, on lui propose d’intégrer un programme de réhabilitation sociale grâce au dressage de chevaux sauvages. Aux côtés de ces mustangs aussi imprévisibles que lui, Roman va peu à peu réapprendre à se contrôler et surmonter son passé.

 

 

Mon humble avis : Nevada est un très beau film sur la rédemption à travers l'animal. A travers, ou grâce, ou avec... Car ici, tout semble sauvage, indomptable, à réactions imprévisibles... La nature désertique mais soudain soumise à une tornade... Les chevaux, capturés à l'état sauvage pour être dressés et vendus aux enchères. Les hommes... Nous sommes en univers carcéral avec ses lois, ses us et coutumes jamais tendres et ses prisonniers qui ont tous un lourd passif et luttent continuellement pour contenir leur rage, leur colère, leur haine... Roman est l'un d'entre eux... Et c'est un cheval sauvage, qu'il est chargé de dressé, qui va lui montrer qui il peut être, qui il est au plus profond. C'est un cheval qui va le révéler à lui-même qui se ferme au monde des hommes.

Ce film ne pouvait que me parler, c'est d'ailleurs ce qui m'a motivée à aller le voir. Dans ma vie, plus de chevaux, mais des chats, des sauvetages, des trappages... Des chats les plus sociabilisés aux plus sauvageons. Les chats m'ont sauvée aussi, et ils m'ont montré ce que je peux faire, ce que je peux être. Avant de dresser un animal (ce qu'on ne fait pas avec les chats), on les socialise puis on les sociabilise, il faut l'apprivoiser, lui donner confiance en l'humain, avec patience, humilité. Et puis il y a ce moment où tout bascule, où l'animal accepte le contact, la main... Et ce moment est une joie et une émotion intense, jamais gagné d'avance. Mais qui change tout. J'aurais aimé que le film développe un peu plus l'apprivoisement du cheval, quitte à prolonger le film d'un quart d'heure... Car une fois le premier contact physique établi entre l'homme et l'animal... et bien dans la séance suivante, l'homme est déjà sur son dos... D'où une légère frustration pour moi, mais qui n'enlève rien à la force et la beauté du film.

Le film montre parfaitement cela, grâce notamment à son interprète principal Matthias Schoenaerts qui livre ici une performance aussi extraordinaire que bouleversante. Pour lui, très peu de dialogues. Tout se passe par les regards, les émotions du visage. Son interprétation est vraiment toute en force contenue, comme son physique d'ailleurs.

Il faut savoir que le film a été tourné dans des conditions quasi réelles. Les scènes générales de prison l'ont été dans une prison en activité. Les scènes plus individuelles, dans une prison proche mais désaffectée. Les rôles secondaires sont tenus par d'anciens détenus qui ont suivi ce programme de réhabilitation par le dressage de chevaux mustangs sauvages, qui existent réellement dans différents états de l'Ouest américain. A savoir qu'à la fin de leur peine, les prisonniers qui sont passés par ce programme sont beaucoup moins enclins à la récidive.

Un très bon film donc, sur la rédemption, la découverte de soi-même, la réconciliation, la guérison de certains maux, grâce à un animal, sur ce qui peut être domptable (donc apaisé)... ou non...

Un film parrainé et produit par Robert Redford... tout de même.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 13 Juin 2019

Film de Dexter Fletcher

Avec Taron Egerton, Jamie Bell, Richard Madden

 

Synopsis :  Rocketman nous raconte la vie hors du commun d’Elton John, depuis ses premiers succès jusqu’à sa consécration internationale.
Le film retrace la métamorphose de Reginald Dwight, un jeune pianiste prodige timide, en une superstar mondiale. Il est aujourd’hui connu sous le nom d’Elton John.
Son histoire inspirante – sur fond des plus belles chansons de la star – nous fait vivre l’incroyable succès d’un enfant d’une petite ville de province devenu icône de la pop culture mondiale.

 

 

Mon humble avis : Ah, j'ai enfin pu voir ce film, la météo pluvieuse aidant !

Quel film ! Pour évoquer la vie d'un artiste aussi déganté qu'Elton John, il fallait un film qui soit fidèle sa démesure et sa fantaisie sans limite ! C'est pari réussi !

Il y a quelques mois, sortait sur les écrans "Bohémian Rapsodie", biopic sur le légendaire groupe The Queen. On pourrait se dire : encore un biopic sur une autre star... Sauf que non, les biopics se suivent et ne se ressemblent pas. Ici, nous avons une réelle comédie musicale, même si celle-ci oscille entre festivité et tragédie. La vie d'Elton John n'ayant à l'époque pas été toute rose, que ce soit avant sa célébrité et lors de son avènement. Des parents non aimants, égoïstes aux paroles acides et méchantes. L'on comprend alors les blessures qui ont fait d'Elton John l'artiste qu'il est devenu. Et puis, à l'époque paillette, malgré la foule environnante, il y a bien sûr la solitude et les nombreuses addictions passées du chanteur : alcool, médoc, cocaïne...

Le film s'ouvre sur une séance d'Alcooliques anonymes où est présent Elton, en tenue de scène qu'il vient de suivre. Et lors de cette séance, l'artiste raconte son histoire en remontant le temps... Depuis sa "tendre" enfance jusqu'aux événements qui l'ont conduit à une prise de conscience (une quête d'amour jamais comblée depuis l'enfance) à l'envie de se reprendre en main et donc, d'entrer en cure de désintox. Mais le film ne s'achève pas là, et nous donne le bonheur d'assister à sa résurrection. A savoir qu'Elton John est sobre maintenant depuis 28 ans ! Etant donné tout cela, inutile de dire que le film est très émouvant.

Ce biopic est donc vraiment spectaculaire (déjà, il a bien fallu récréer les costumes de scènes de l'artiste) et l'on constate (si besoin l'était) une fois de plus le talent créatif et musical de l'homme. On comprend comment sont nées certaines chansons (même si celles-ci n'interviennent pas de façon chronologique dans le film). Et l'on ne peut que se dire : wahou ! Quel homme, quel artiste, quel talent. Et tout son univers, toutes ses mélodies qui font maintenant partie de la mémoire collective mondiale.

Et chapeau bas à tous ces comédiens rentrent à la perfection dans la peau de ses artistes (Freddy Mercury dans Bohemian Rapsody ou Elton John, ici) qui nous permettent de passer d'inoubliables moments de ciné et de musique avec ces artistes... Qui ne faisaient pas que de la musique, qui faisaient LA musique ! J'ignore si de l'époque actuelle germera de tel talent, qui traverseront les mers, les décennies et les générations sans jamais être démodés !

Un film sombre et lumineux à la fois, à voir et à écouter, évidemment !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 9 Juin 2019

Film de Simon Kinberg

Avec Sophie Turner, James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, Jessica Chastain

 

Synopsis :  Dans cet ultime volet, les X-MEN affrontent leur ennemi le plus puissant, Jean Grey, l’une des leurs.
Au cours d'une mission de sauvetage dans l'espace, Jean Grey frôle la mort, frappée par une mystérieuse force cosmique. De retour sur Terre, cette force la rend non seulement infiniment plus puissante, mais aussi beaucoup plus instable. En lutte contre elle-même, Jean Grey déchaîne ses pouvoirs, incapable de les comprendre ou de les maîtriser. Devenue incontrôlable et dangereuse pour ses proches, elle défait peu à peu les liens qui unissent les X-Men.

 

 

Mon humble avis : Je commence tout de suite par la fin... Inutile de subir le générique de fin, il ne s'achève par aucune annonce d'une éventuelle suite ou cross over ou spin off. En même temps, la presse évoque "L'ultime X.Men"... Ce qui pour moi qui suis pourtant archi fan, commence à me paraître logique.

Car la saga s'épuiserait elle un peu ? Le scénario ressemble à ceux de quelques opus précédents, des X.Men majeurs disparaissent pour de bon, d'autres prennent leur retraite, et des acteurs en remplacent d'autres. Alors certes, le concept peut toujours être un puit sans fond, mais possible que les spectateurs se lassent. Qu'aime-t-on d'ailleurs dans cette saga ? Le sujet ou les aventures des personnages auxquels nous sommes fort attachés et toujours ravis de les retrouver. Mais, vu que le turn over commence à se faire sentir, est-ce que la relève potentielle captivera tout autant ?

Sinon, et bien sans surprise, le spectacle est bien au rendez-vous, les scènes d'actions sont toujours spectaculaire, agrémentées cette fois-ci de pas mal d'images tournée à caméra à l'épaule, ce qui donne plus de mouvements autour des personnages.

Un bon point tout de même, cet opus met vraiment en avant les héroïnes, Jean en tête. L'ensemble est peut-être moins machiste. Il se penche aussi sur les motivations partagées de Charles Xavier dans son action... partagées entre un certain égo et tout de même une bonne dose de patriarcat paternaliste et protecteur.

Il n'empêche, même si la saga se termine, elle aurait pu le faire avec un peu plus d'ingéniosité et de renouvellement.

Pour les fans donc, histoire de conclure... 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 20 Mai 2019

Cinéma, Charlize Theron, Séduis moi si tu peux, film

Film de Jonathan Levine

Avec Charlize Theron, Seth Rogen, Andy Serkis, 

 

Synopsis :  Fred, un journaliste au chômage, a été embauché pour écrire les discours de campagne de Charlotte Field, en course pour devenir la prochaine présidente des Etats-Unis et qui n’est autre... que son ancienne baby-sitter ! Avec son allure débraillée, son humour et son franc-parler, Fred fait tâche dans l’entourage ultra codifié de Charlotte. Tout les sépare et pourtant leur complicité est évidente. Mais une femme promise à un si grand avenir peut-elle se laisser séduire par un homme maladroit et touchant ?

 

 

Mon humble avis : Une comédie féministe et romantique sympathique, digne d'un dimanche soir à la télé sans prise de tête... Mais un scénario que ne casse pas 3 pattes à un canard. Il y a évidemment le couple improbable, les bâtons dans les roues amoureuses à cause des convenances politiques, publiques et médiatiques. Et la bonne morale à l'américaine, comme quoi l'on peut réussir même en restant fidèle à ses propres convictions.

L'aspect comédie et sous-jacent, avec quelques vagues de-ci delà, mais pas de quoi s'esclaffer non plus. Evidemment, il y a un peu de cynisme pour chroniquer notre époque bien attardée et fixée aux idées préconçues et au protocole. Le monde politique et le pouvoir des lobbies sont bien écorchés au passage. Ah oui, j'allais oublier, l'histoire met un sacré moment à trouver son rythme et dans ce rythme, il y a tout de même quelques longueurs.

Mais bien sûr, il y a la splendide, lumineuse et royale Charlize Theron et le défilé de mode qui va avec. Oui, cette femme et magnifique et a déjà prouvé que son merveilleux physique n'est pas la seule corde de son arc. Oui, elle joue parfaitement bien, et en osmose avec son compagnon d'écran Seth Rogen.

Séduis-moi si tu peux n'est pas désagréable, se regarde et divertit, mais ne vaut à mon avis pas le prix d'une place de ciné au tarif plein (11.80 € au Gaumont de Rennes). Heureusement, j'ai la carte Pass... En même temps, sans cette carte d'abandonnement, je n'aurais jamais mis une priorité sur ce film, et j'aurais eu raison !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 30 Avril 2019

Film d'Anthony et Joe Russo

Avec Robert Downey Jr, Mark Ruffalo, Scarlett Johansson, Chris Evans

 

Synopsis :  Thanos ayant anéanti la moitié de l’univers, les Avengers restants resserrent les rangs dans ce vingt-deuxième film des Studios Marvel, grande conclusion d’un des chapitres de l’Univers Cinématographique Marvel.

 

 

Mon humble avis : Bon ben tout est dans le titre... C'est vraiment le jeu de la fin, certains comédiens souhaitant raccrocher leurs costume, c'est bien (normalement) le der des der de la série Avengers. Donc ce n'est pas spoiler, c'est même vous rendre service que de dire que cette fois, inutile de rester jusqu'au bout du bout du générique de fin... Aucune annonce n'est faite ! C'est donc 10 ans de cinéma d'Avengers qui s'achève. Snif...

Donc les Avengers triomphent dans ce final ultra spectaculaire, qui permet entre autre de replonger par moment dans les histoires et aventures passées de nos héros préférés... mais de façon un peu modifiée... puisque LA solution pour sauver l'univers et au moins la Terre, s'est de voyager dans le temps afin de modifier le futur d'un passé qui est déjà révolu mais ce qui changerait radicalement le présent ? Vous me suivez ?!

Evidemment, cet ultime opus s'adresse au fan des Avengers. Si ce n'est pas le cas, vous serez perdus car il y a beaucoup de références et d'humour qui évoquent les épisodes précédents ! Cet épisode tient absolument toutes ses promesses, même si la fin parait un peu abracadabrant sur certains points et qu'il y a quelques ellipses qui ne sont pas comblées et quelques facilités scénaristiques, même si parfois, on a du mal à s'y retrouver ! Mais le divertissement est là, l'émotion aussi, car c'est qu'on les aime nos potes super héros qu'on a eu tant de plaisir à revoir régulièrement.... et qui sont TOUS là pour l'artifice final ! Mais il parait que toute bonne chose a une fin... Donc faut l'accepter.

Néanmoins, une première pour moi sur laquelle j'aimerais revenir... j'ai assisté à la séance dans salle équipée 4DX et 3D... Ce qui signifie que les fauteuils et la salle sont animés d'effets spéciaux.... En fonction des séquences du film, votre fauteuil vous remue pour ressentir les effets d'une explosion ou autre par exemple... Quand il y a du feu...De l'air chaud est envoyé dans votre coup, s'il pleut, vous avez des jets de bruines qui viennent du siège avant et parviennent sur votre visage... Quand une balle est tirée par exemple, vous avez un "pschitt" d'air dans le coup qui vous fait sursauter... Bien sympa mais très cher (20 € au tarif normal) donc à utiliser pour les films qui en valent vraiment la peine. Et à éviter si l'on est cardiaque, enceinte, ou si l'on souffre de problèmes de dos, car ça secoue vraiment ! Idem, méfiance si vous êtes sujets au mal des transports ! Mais pour moi, une chouette expérience en tous cas !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 12 Mars 2019

Cinéma Marvel
Captain Marvel

Film d'Anna Boden et Ryan Fleck

Avec Brie Larson, Samuel L.Jackson, Jude Law, Annette Bening

 

Synopsis :  Captain Marvel raconte l’histoire de Carol Danvers qui va devenir l’une des super-héroïnes les plus puissantes de l’univers lorsque la Terre se révèle l’enjeu d’une guerre galactique entre deux races extraterrestres.

 

 

Mon humble avis : Un très chouette Marvel, parfaitement maîtrisé, malgré des premières minutes un peu scabreuses et nébuleuses. Mais sitôt Carol atterrissant sur terre, tout rentre dans "l'ordre", si je puis dire.

Un nouveau personnage dans l'écurie Marvel ciné... Que je ne pouvais pas louper, sous peine de lourdes lacunes dans ma petite culture Marvel. Puisqu'en fait, Captain Marvel est un reboot des Avengers... C'est suite à son passage dans le S.H.I.E.L.D que Fury créera l'équipe de super héros

Un film sur un super héros femme, réalisé par une femme, mis en musique par une femme... c'est peu courant alors...incontournable... Et puis forcément, cette héroïne aura sa franchise et ses suite donc, même si on l'a retrouvera dans quelques semaines dans Avengers : End Game.

Un film qui fait pas mal écho à l'actualité dans les messages qu'il délivre... Chaque espèce, chaque race, chaque peuple devrait avoir droit à une terre, un lieu pour vivre sereinement et en toute sécurité... Dans la vie, il ne faut pas se tromper d'ennemi. Celui qui nous ressemble le moins n'est pas forcément notre pire ennemi, qui peut être bien plus proche que nous. Le féminin ne devrait rien avoir à prouver au masculin. Et enfin, il faut se libérer des carcans de pensée, de la soumission intellectuelle ou émotionnelle, car celle-ci nous empêche d'être clairement nous-même et de développer tout notre potentiel... Et Captain Marvel, du potentiel, elle en a en réserve.

Sinon, aucun ingrédient ne manque à l'appel pour faire de ce film un très bon Marvel... Effets spéciaux (of course, c'est la base tout de même), chouettes chorégraphies de combats, rythme, suspense, scénario bien ficelé et bien sû, de l'humour ! Parce qu'on se marre bien avec certains Marvel qui n'hésitent pas à flirter avec l'auto dérision.

Et puis, cerise sur le gâteau... l'un des personnages principaux de cet opus est... un chat ! Miaou ! Qui délivre un secret et démontre à quel point ces braves boules de poils pourraient être l'avenir de l'Humanité. Bon ok, j'exagère, mais à peine !

Comme d'hab, il faut rester jusqu'au bout du générique. Mais vraiment au bout du bout... Celui-ci contenant deux "spoilers" annonçant la suite des événements Marvel !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 24 Février 2019

Film de Karyn Kusama

Avec Nicole Kidman, Tobby Kebbel, Tatiana Maslany

 

Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

La détective du LAPD Erin Bell a jadis infiltré un gang du désert californien, ce qui a eu de conséquences dramatiques. Lorsque le chef de la bande réapparaît, elle doit fouiller dans le passé pour se défaire de ses démons.
 

 

Mon humble avis : Je ne vais pas y aller par quatre chemins... J'ai détesté ce film... Je m'y suis ennuyée à mourir... Au point de vouloir fermer les yeux pour me reposer... pas de chance, la bande originale est très agressive et entêtante. Alors, j'ai dénombré les invraisemblances, et ai passé une bonne partie de mon temps à me demander si Nicole Kidman jouait bien ou pas... Avec une tonne de maquillage, reste-t-il de la place pour un vrai jeu de comédienne ?

Mais je vous rassure... Nous étions neuf "coséanceurs" de ciné et je suis la seule à être sortie déçue de la salle obscure. Certes, à la fin, un certain rebondissement éclaire certaines zones d'ombres et permet de voir le film autrement, de le reconsidérer en quelque sorte, de se dire que Karyn Kusana nous a bien menés en bateau, que l'on n'a rien vu venir (en tout cas moi, d'autres non, pas de surprise pour eux), mais cela n'a pas changé mon avis global sur Destroyer. Ce ne sont pas deux minutes de retournement de situation qui vont effacer deux heures d'ennui, de longueurs, d'atmosphère hyper glauque, de dialogues plutôt vides et caricaturaux, de confusion, de personnages auxquels on ne parvient pas à s'attacher un minimum, une construction de film on ne peut plus déroutante. S'il n'y avait la présence de Nicole Kidman dans le générique, je doute même que ce film serait sorti sur les écrans français.

Bref, je n'ai pas accroché du tout !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 20 Février 2019

Film Robert Rodriguez

Avec Rosa Salazar, Christoph Waltz, Jennifer Connelly, Mahershala Ali

 

Synopsis :  Lorsqu’Alita se réveille sans aucun souvenir de qui elle est, dans un futur qu’elle ne reconnaît pas, elle est accueillie par Ido, un médecin qui comprend que derrière ce corps de cyborg abandonné, se cache une jeune femme au passé extraordinaire. Ce n’est que lorsque les forces dangereuses et corrompues qui gèrent la ville d’Iron City se lancent à sa poursuite qu’Alita découvre la clé de son passé - elle a des capacités de combat uniques, que ceux qui détiennent le pouvoir veulent absolument maîtriser. Si elle réussit à leur échapper, elle pourrait sauver ses amis, sa famille, et le monde qu’elle a appris à aimer.

 

 

Mon humble avis : Ce film est l'adaptation ciné d'un célèbre manga : Gunnm, de Yukito Kishiro. Le projet ne date pas d'hier dans la tête de James Cameron qui faute de temps, en a confié la réalisation à Robert Rodriguez.

200 millions de dollars de tournage... donc forcément, le spectacle est bien là, garanti ! Les effets spéciaux sont vertigineux et, en tant que spectatrice, tout au long du film, je n'ai pu m'empêcher de me demander : "Mais comment font-ils ?".  L'esthétique est soignée jusqu'au moindre détail et c'est juste magnifique, même si nous sommes dans une époque post-apocalyptique. C'est magique ce que l'on parvient à faire à notre époque ! Bref, tout est parfaitement maîtrisé, dans le fond comme dans la forme. Action (on n'a pas le temps de s'ennuyer, intrigue qui tient en haleine et pas mal d'émotions.  Et oui, ce n'est pas parce que nous sommes dans de la science-fiction que les sentiments devraient être absents. Non, au contraire, les sujets du film émeuvent : la filiation, l'importance de la mémoire identitaire et des racines et surtout, l'apparence. L'apparence est le principal sujet développé dans ce film sous deux aspects... Ne pas se fier aux apparences et surtout, ne pas se limiter aux apparences dans nos relations humaines. Quelque part, un message de tolérance.

Par contre, attention, le film est assez violent... Même si, le plus souvent, ce sont des cyborgs qui sont coupés en deux, donc de la ferraille (dont ne gicle pas de sang pour le coup).

Voili voilou, un chouette spectacle bien distrayant et virevoltant et musclé avec de bons acteurs. Que demander de plus ? Une suite peut-être ? La fin bien ouverte laisse entrevoir une possibilité en tous cas... Alita pourrait devenir une franchise à succès !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 31 Janvier 2019

Film de Peter FARRELLY

Avec Viggo Mortensen, Mahershala Ali, Linda Cardellini

 

Synopsis :  En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d’une tournée de concerts. Durant leur périple de Manhattan jusqu’au Sud profond, ils s’appuient sur le Green Book pour dénicher les établissements accueillant les personnes de couleur, où l’on ne refusera pas de servir Shirley et où il ne sera ni humilié ni maltraité.

Dans un pays où le mouvement des droits civiques commence à se faire entendre, les deux hommes vont être confrontés au pire de l’âme humaine, dont ils se guérissent grâce à leur générosité et leur humour. Ensemble, ils vont devoir dépasser leurs préjugés, oublier ce qu’ils considéraient comme des différences insurmontables, pour découvrir leur humanité commune. 

 

 

Mon humble avis : Encore un road movie ! Encore une claque ! Mais encore plus forte qu'avec La Mule (Clint Eastwood) !

Moi je vous le dis, les jurés des Oscars vont transpirer cette année, car la concurrence est rude, les candidats aux statuettes vraiment nombreux !

Nous avons ici un pur chef d'oeuvre, à voir de toute urgence, même s'il est assez discret dans les grands médias.

Une véritable ode à la tolérance et un fameux coup de pied aux fesses aux préjugés. Un film qui dit : "il suffit de connaitre pour se faire son propre avis"

Encore une fois, ce film est inspiré d'une histoire vraie, une histoire d'il y a 50 ans. Et ça fait froid dans le dos tout de même... Certes, les mentalités ont tout de même bien évolué, mais il reste un tel chemin à parcourir. Oui, nous humains, sur notre bulletin de note devrions avoir comme commentaire : "peut vraiment mieux faire". Car rien que de savoir que ce fameux Green Book a existé fait vraiment vomir. Comme ces passages qui démontre un racisme d'une bestialité et d'une bêtise inclassables. (Ex, on sert la main de l'artiste respectable, mais on ne lui donne pas accès aux toilettes de blanc...)

Cette histoire d'amitié naissante, qui deviendra transformatrice, entre un blanc raciste d'origine italienne, un peu bourru et brute de pomme, et un noir d'un raffinement et d'une érudition rares est bouleversante et magistralement interprétée. Elle est aussi bien saupoudrée d'un humour tout en finesse et de joutes verbales délicieuses.

Green book rend aussi hommage aux artistes, ceux qui parcourent les routes pour leurs spectacles, qui sont couverts d'éloges, d'admiration et d'argent mais qui, derrière les lumières, vivent en fait bien seuls.

Un film qui constate sans être moralisateur, qui s'appuie sur la vie et les points de vue de deux personnages diamétralement opposés, qui vont finalement se rejoindre sur la ligne d'arrivée... et même bien avant, pour la franchir ensemble, la tête haute et la main dans la main !

Un film qui dit : Le génie ne suffit pas pour changer le monde, il faut aussi du courage.

Et ce film en a... et peut apporter sa pierre à l'édifice d'un monde meilleur. Un film sur hier mais toujours terriblement nécessaire aujourd'hui.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Janvier 2019

Film de Clint Eastwood

Avec Clint Eastwood, Bradley Copper, Laurence Fishburne

 

Synopsis :  À plus de 80 ans, Earl Stone est aux abois. Il est non seulement fauché et seul, mais son entreprise risque d'être saisie. Il accepte alors un boulot qui – en apparence – ne lui demande que de faire le chauffeur. Sauf que, sans le savoir, il s'est engagé à être passeur de drogue pour un cartel mexicain.
Extrêmement performant, il transporte des cargaisons de plus en plus importantes. Ce qui pousse les chefs du cartel, toujours méfiants, à lui imposer un "supérieur" chargé de le surveiller. Mais ils ne sont pas les seuls à s'intéresser à lui : l'agent de la DEA Colin Bates est plus qu'intrigué par cette nouvelle "mule".
Entre la police, les hommes de main du cartel et les fantômes du passé menaçant de le rattraper, Earl est désormais lancé dans une vertigineuse course contre la montre...

 

Mon humble avis : 88 ans tout de même le papy Clint ! Enfin, de papy, il n'a que l'âge à vrai dire, même s'il ne joue plus non plus des rôles de cow-boy ou de super flic. N'empêche, réaliste et sans vouloir lui porter la poisse, à chacun de ses films, je me dis que c'est sans doute le dernier. Et j'ai toujours tort, tant mieux !

Dans la mule, film inspirée d'une histoire vraie, Clint Eastwood est réalisateur et interprète. La dernière fois qu'il avait porté cette double casquette, c'était il y a plus de 10 ans, pour Gran Torino. Côté casting, on retrouve (la langue pendante pour moi) Bradley Cooper et Alison Eastwood, la fille de Clint, qui joue la fille d'Earl !

Ce presque road moovie, tout en justesse,  nous scotche à notre siège et nous attache profondément au personnage d'Earl qui, pourtant, a pas mal d'arguments pour ne pas provoquer toutes les sympathies du monde. Mais cet homme ruiné, vétéran, commence à réaliser qu'il n'a pas toujours bien fait les choses, notamment, envers sa famille, qu'il a trop souvent négligée. Aussi, durant les deux heures que dure le film, nous assistons à son introspection, à ses réflexions et qui sait, à sa rédemption. Enfin, nous les devinons surtout, car évidemment, Clint Eastwood nous offre un film tout en nuances. The mule, en dehors du sujet de transport de drogue est aussi et avant tout un film sur le pardon... Il est effectivement étonnant d'y constater qu'il est plus facile de pardonner un crime, un délit face à la loi, qu'un manquement à ce qui est de juste humain, à ce qui devrait être naturellement acquis.

Beaucoup d'émotions dans cette double histoire... celle d'un homme et de ses rapports familiaux et celle d'un bon polar à l'américaine mais sans déploiement de grands moyens ni de toute l'artillerie. Non, La mule est un film qui parait simple, presque banal s'il n'y avait l'âge du principal protagoniste et l'aura de son interprète. Des dialogues savoureux, en effet, le vieux Earl ne manque ni d'humour ni de sarcasme... Et aussi de grands moments de cinéma. Courts, intenses mais marquants.... Ces deux scènes où le traqueur Bradley Cooper rencontre le traqué Clint Eastwood... Qui moi, m'ont fait penser à un autre moment anthologique du cinéma américain... La scène entre deux autres géants : Al Pacino et Robert de Niro dans Heat, de Michael Mann, en 1995. C'était il y a plus de 20 ans, et je m'en souviens encore. Gageons que je me souviendrai encore dans 20 ans de ces scènes Eastwood/Cooper... Parce que les très bons films nous restent en mémoire très très longtemps et c'est cela qui est magique, avec le cinéma !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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