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Publié le 16 Juin 2018

Film de Mike Newel

Avec Lily James, Michiel Huisman, Matthew Goode

 

Londres, 1946. Juliet Ashton, une jeune écrivaine en manque d’inspiration reçoit une lettre d’un mystérieux membre du Club de Littérature de Guernesey créé durant l’occupation. Curieuse d’en savoir plus, Juliet décide de se rendre sur l’île et rencontre alors les excentriques membres du Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates dont Dawsey, le charmant et intriguant fermier à l’origine de la lettre. Leurs confidences, son attachement à l’île et à ses habitants ou encore son affection pour Dawsey changeront à jamais le cours de sa vie.

 

 

Mon humble avis : La presse n'est pas très tendre avec ce film... Pour ma part, je l'ai trouvé magnifique.

J'avais lu le livre dont il est adapté (Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates) peu de temps après sa sortie. Je me souvenais juste avoir beaucoup aimé et pensé que ce roman méritait son statut de best-seller international.

Aussi, je ne pourrais dire si le film est tout à fait fidèle au manuscrit... Quoiqu'il en soit, la reconstitution des années de guerre et d'après-guerre (40) est parfaitement réussi. Le film revient avec sobriété sur les années d'occupation allemande sur l'île de Guernesey, et leurs conséquences, quelques années après. Il montre aussi parfaitement la différence de vie et de préoccupation d'alors entre la bourdonnante Londres qui n'a pas été envahie (même si ayant subi le Blitz) et l'insulaire et mélancolique Guernesay qui a dû vivre avec les envahisseurs. La perception de la guerre en est alors changée et les traumatismes différents.

Même si j'ai eu un peu de mal à entrer dans le film dans un premier temps, je me suis très vite laissée charmée par les paysages majestueux et très vite, les personnages me sont devenus très attachants. Contrairement à la presse, je n'ai pas eu l'impression que l'aspect romance prenait le dessus dans l'histoire, bien au contraire. L'émotion est là, mais toute en délicatesse, avec parfois, une légère pointe de british humor ! Et le spectateur est tenu en haleine du presque début à la toute fin.

En fait, malgré son sujet dramatique, Le cercle littéraire de Guernesey est un film qui fait du bien. Il rappelle, une fois de plus, toute la magie qui peut découler d'un livre, de la lecture : évasion, partage, rencontres.

A ne pas bouder, que vous ayez ou pas lu le roman d'origine !

 

PS ; Pour conserver l'aspect so british du film, je vous conseille de le voir en V.O !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 22 Mai 2018

Film d'Asghar Farhadi

Avec Penelope Cruz, Javier Bardem, Ricardo Darin

 

Synopsis :  A l’occasion du mariage de sa soeur, Laura revient avec ses enfants dans son village natal au coeur d’un vignoble espagnol. Mais des événements inattendus viennent bouleverser son séjour et font ressurgir un passé depuis trop longtemps enfoui.

 

 

Mon humble avis : Sous le soleil d'Espagne, les images de ce film, thriller psychologique sont magnifiques. Surtout lors de la première partie, festive, qui annonce le mariage. Puis, après le drame, les paysages filmés se font plus désolés. Quoiqu'il en soit, on sent ce soleil qui éblouit ou qui écrase. Bref, la mise en scène est parfaitement précisée et sert comme il faut cette histoire.

L'interprétation est elle aussi sans défaut. L'histoire est intéressante, qui se transforme en sorte de cluedo, et drame familiale, où chacun va finir par se regarder en coin. Même le spectateur fini par douter de chacun des protagoniste. L'atmosphère est pesante à souhait. Le silence pluri décennal de cette famille va exploser, libérant les rancunes, les rancoeurs, les jalousies et un secret qui en fait, n'en n'était pas un... Tout le monde le sait déjà...

La lutte des classes  et l'avènement social par le travail tiennent grande place dans cette histoire

Mais j'émets quelques réserves sur ce film qui reste agréable et loin d'être mauvais tout de même. Les longueurs... Plus court, ce film aurait été bien plus intense. La mise en place de la situation à venir et des personnages n'en finit pas, sans permettre pour autant d'y voir vraiment clair. J'ai mis un temps fou à comprendre certains liens qui unissaient les personnages, et d'être certaine de la place de chacun dans cette famille. Qui plus est, tout les femmes sont brunes et typées espagnoles, donc difficile de les différencier pendant un bon moment.

Mais pour être honnête, le développement psychodrame de cette histoire fait plus penser à un bon téléfilm qu'à un grand film de cinéma !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 14 Mai 2018

Film d'Eli Roth

Avec Bruce Willis, Elisabeth Shue, Vincent d'Onofrio

 

Synopsis :  Quand il ne sauve pas des vies, Paul Kersey, chirurgien urgentiste, mène une vie de rêve, en famille, dans les beaux quartiers de Chicago… Jusqu’au jour où tout bascule. Sa femme est sauvagement tuée lors d’un cambriolage qui tourne mal… Sa fille de 18 ans est plongée dans le coma. Face à la lenteur de l’enquête, il se lance dans une chasse à l’homme sans merci.

 

 

Mon humble avis : Quand on veut se prendre un petit coup de rajeunissement, on va voir un Bruce Willis ! Lui ne change pas trop et ses films d'actions des années 90-2000 ont tout de même fait les beaux jours du genre à Hollywood.

Death Wish est un remake du film des années 70, "un justicier dans la ville" avec Charles Bronson dans le rôle principal.

Qui dit Remake, dit actualisation.... Dans cette nouvelle version (je n'ai pas vu l'original), les téléphones portables, les réseaux sociaux et l'hyper médiatisation prennent une large part dans le déroulement de l'action. Il est question de ces faits terribles de violence qui deviennent divertissements médiatiques.

On ne s'ennuie pas une minute dans ce film et dans ce sens, il remplit tout à fait l'objectif et le cahier des charges. Certes, on évitera de le montrer à de jeunes enfants car il y a tout de même quelques éclats de cervelles sur les murs ! Mais, dans cette histoire, Bruce Willis n'est pas un genre de super héros qui fait tout exploser et qui saute d'un camion en feu ou d'un avion en plein vol. Non, nous avons affaire à un chirurgien de haute renommé qui avait tout pour être heureux avant que l'on tue sa femme et que l'on laisse sa fille pour morte. Paul Kersey est parfaitement incarné par un Bruce Willis qui brûle de l'intérieur, et qui, petit à petit, va construire dans l'ombre sa vengeance, approchant un monde et des manières qui n'ont jamais été les siens...

En visionnant ce film, on ne peut qu'avoir en tête les paroles aussi glaçantes que récentes de Trump qui harangue ses foules en affirmant haut et fort que lors de l'attentat du Bataclan à Paris, si les Français étaient armés, il y aurait eu moins de victimes... Bref, Death Wish permet encore, si besoin était, de la banalisation de l'armement personnel aux USA.

Evidemment, Death Wish n'est pas le film du siècle non plus, mais comme je l'ai dit, il remplit on ne peut plus son rôle divertissant de film d'action. Et dans ce genre, rien à lui reprocher sauf peut-être, son calibrage calculé.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 4 Mai 2018

Film de Joe et Anthony Russo

Avec Robert Downey Jr, Chris Evans, Chris Emsworth, Scarlett Johansson, Tom Holland

 

Synopsis :  Les Avengers et leurs alliés devront être prêts à tout sacrifier pour neutraliser le redoutable Thanos avant que son attaque éclair ne conduise à la destruction complète de l’univers.

 

 

Mon humble avis : Je suis moins enthousiaste pour cet opus Marvel que pour les précédents. Et pourtant, Infinity Wars a beaucoup d'arguments pour séduire : Effets spéciaux et action sont au rendez-vous, tout comme l'humour et le suspense. Il regroupe même un nombre jamais atteint de super-héros Marvel dans le même film : depuis Docteur Strange, en passant par Spider Man, Black Panther, la sorcière rouge, les gardiens de la galaxie, sans oublier évidemment les incontournables des Avengers, dont Banner qui connait quelques difficultés avec son double Hulk ! 

L'histoire est sans doute plus sombre que d'habitude et je l'ai trouvée trop digressive, au point de ralentir le rythme et de finir par avoir du mal à saisir où se trouve toutes ses pierres d'Infinité. Trop intergalactique aussi sans doute... Que de voyages dans l'espace et de planète en planète... j'y ai un peu perdu mon latin !

Bref, j'ai eu un peu l'impression qu'Infinity War était un peu un four-tout où il fallait caser un max de choses et de personnages. Et dans ces cas là, ce qui arrive souvent, c'est une sensation de survol.

Le message de cet opus : Les dangers des pleins pouvoirs évidemment... A transposer dans la vie réelle !

Mais bon, je les aime toujours mes supers héros et j'ai eu plaisir à les revoir, sachant que le re-reverra bientôt (la toute fin du générique l'annonce une fois plus.) Ce film est long (2h36) et le générique n'en finit pas (évidemment vu le nombre de personnes nécessaire à la fabrication d'un tel film à 500 milliards de dollars). Et les films à franchises et à épisodes sont les seuls à captiver les spectateurs jusqu'à la toute fin d'un générique.

En résumé, film tout de même pas mal. Mais pas mal pour un Marvel, ce n'est pas suffisant. C'est un peu comme une mention Assez Bien au bac pour un génie...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 12 Avril 2018

Film de Francis LAWRENCE

Avec Jennifer Lawrence, Joel Edgerton, Charlotte Rampling

 

Synopsis :  Une jeune ballerine, dont la carrière est brisée nette après une chute, est recrutée contre sa volonté par les services secrets russes. Entraînée à utiliser ses charmes et son corps comme des armes, elle découvre l’ampleur de son nouveau pouvoir et devient rapidement l’un de leurs meilleurs agents.
Sa première cible est un agent infiltré de la CIA en Russie. Entre manipulation et séduction, un jeu dangereux s’installe entre eux.

 

 

Mon humble avis : Ce film d'espionnage est l'adaptation du roman éponyme, écrit par Jason Matthews, lui-même ancien agent de la CIA qu'il fut pendant 30 ans. Donc on peut imaginer que cette histoire est assez proche de la réalité. D'ailleurs, ce roman fait partie d'un triptyque, donc possible qu'il y ait une suite à ce film...

Ce thriller est vraiment de bonne facture, même s'il ne semble rien apporter de réelle nouveauté dans le genre. Sauf que... effectivement, depuis quelques années, les espionnes s'imposent de plus en plus au cinéma face à leurs homologues masculins. Et puis, comme dans tous film d'espionnage, (en tous à cas à mes yeux), il y a toujours des passages un peu nébuleux, où l'on ne sait plus trop qui est qui. Bref, n'a pas la logique d'espion qui veut !

Quelques longueurs sont à déplorer, mais sans doute sont- elles nécessaires à l'installation du contexte et des personnages. La violence psychologique y tient une grande place et la violence physique est par moment bien présente (quelques scènes m'ont forcée à fermer les yeux et me boucher les oreilles !). Mais ces moments ne sont pas surexploités jusqu'à la nausée comme dans d'autres films Il faut dire que le sujet principal de ce thriller, c'est la manipulation psychologique, via la manipulation sexuelle. A une certaine époque, en Russie, les services envoyaient leurs jeunes recrues dans une école particulière :  "En URSS, il existait une école où l’on enseignait aux jeunes femmes l’art de la séduction pour piéger les hommes et faire chanter les ennemis de la patrie. Le gouvernement possédait un établissement dans la ville de Kazan, sur les rives de la Volga, où l’on enseignait aux jeunes femmes comment devenir des courtisanes. On les surnommait des « Moineaux »."

Sauf que Dominika, l'héroïne du film est doté d'une force de caractère exceptionnelle et se sert de ce qu'elle a appris dans cette école pour manipuler, non pas forcément l'ennemi de la patrie, mais ceux des services qui l'obligent à jouer ce rôle et la tiennent ainsi prisonnière. Aussi, le dénouement est-il extraordinaire et bien entendu, on ne peut plus inattendu.

Et évidemment, l'atout numéro 1 du film est la superbe Jennifer Lawrence, qui semble nager comme un poisson dans l'eau dans son rôle d'espionne ! Et qui se révèle être une magnifique danseuse dans le début du film !

Bref, un bon divertissement, qui vous tend les nerfs !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 10 Avril 2018

Film de Keith SCHOLEY et Alaister FOTHERGILL

Avec les dauphins, les baleines, les orques, et mille et une autre créatures !

 

Synopsis :  Blue, le nouveau film Disneynature, est une plongée au cœur de l’Océan pour découvrir, comprendre, aimer un monde encore mystérieux et surprenant. Un monde où la nature invente des couleurs, des formes et des sons merveilleux.
L'Océan est unique, seuls les hommes le mettent au pluriel. Il est partout, recouvre  plus de 70% de la Terre et donne à notre maison sa couleur et son nom: la planète bleue.
Dans cet environnement somptueux et fragile, les dauphins seront nos  guides pour partager cette grande histoire de l'Océan qui est celle de nos origines et notre avenir. Une histoire universelle qui résonne en chacun de nous.

 

 

Mon humble avis : Allez, offrez-vous une belle plongée dans les eaux des récifs coralliens et le grand large. Pas besoin de bouteille d'oxygène, ni de niveau 4 en plongée pour partir à la rencontre de ce monde fabuleux, coloré, vivant, peuplé de créatures connues ou méconnues.

Ce que j'aime dans ces documentaires Nature Disney, c'est qu'ils montrent magnifiquement des environnements naturels qui nous sont le plus souvent inaccessibles - et heureusement d'ailleurs -. Ils montrent le mode de vie des êtres vivants qui les habitent. La beauté est toujours au rendez-vous. Même si, comme dans tout environnement, il y a les prédateurs et les proies, ces films ne font que suggérer ce rapport naturel et ne montrent pas de scènes qui vrillent les tripes, même si l'on imagine bien que bien souvent, les orques doivent être les vainqueurs et le baleineau la proie malgré elle.

Les images sont magnifiques et nous permettent d'admirer tous ces animaux qui vivent en communauté; avec pour la plupart, un rôle bien établi entre eux (comme certains poissons qui nettoient les carapaces des tortues, ou encore, d'autres qui sont les jardiniers des coraux), rôle qui permet le respect et la survie de leur environnement, tant que l'homme n'intervient pas. Bien sûr, suivant la taille de l'animal, certains dangers le guettent plus que d'autres. Mais c'est un univers où chacun a sa place et son rôle, dans l'équilibre des espèces, de la chaîne alimentaire que dans l'entretien de leur milieu naturel. Et curieusement, face au danger, on apprend que les rivaux de la veille  n'hésitent pas à apporter leur aide si un être de leur espèce se retrouve en danger le lendemain. Quoiqu'il en soit, la vie communautaire des dauphins, des baleines, des orques, des poissons, offrent de belles leçons aux humains que nous sommes. Et surtout, si un jour vous deviez vous retrouver comme Robinson sur une île déserte, la technique de chasse des dauphins, l'une des plus élaborées du monde animal, pourrait bien vous sauver la vie.

Bref, à voir... Une plongée dans un monde merveilleux, un hymne à la beauté des océans, quelques vues aériennes splendides d'îles tropicales isolée, le tout en compagnie de Blue, le jeune dauphin dont nous suivons les derniers moments d'éducations et d'instruction auprès de sa maman.

Une plongée dans un espace en danger, dont la survie dépend, quelque part, de chacun de nous.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 12 Mars 2018

Film de Greta Gerwig

Avec Saoirse Ronan, Laurie Metcalf, Tracy Letts

 

Synopsis :  Christine « Lady Bird » McPherson se bat désespérément pour ne pas ressembler à sa mère, aimante mais butée et au fort caractère, qui travaille sans relâche en tant qu’infirmière pour garder sa famille à flot après que le père de Lady Bird a perdu son emploi. 

 

 

Mon humble avis : Encore un des films qui a eu moult nominations aux derniers Oscars, mais qui est reparti de la cérémonie sans statuette.

Lady Bird, c'est le nom que c'est donné la jeune héroïne du film pour remplacer son nom de baptême : Christine. Ce nouveau patronyme veut tout dire... Jeune femme oiseau... qui rêve donc de s'envoler... Sans ce rendre compte qu'il faut des ailes solides et ayant pleinement conscience néanmoins que sa mère lui coupe un peu les ailes.

C'est donc une histoire sur une époque importante de la vie : la fin de l'adolescence, celle où les jeunes gens veulent s'émanciper, rêvent de plus grand que ce que la vie leur a donné, que ce que leurs parents peuvent leur offrir, sans se rendre compte forcément des sacrifices de ces derniers.

C'est la côte Ouest qui rêve de la culture de la côte Est. C'est aussi un portrait de la classe modeste américaine qui vit de l'autre côté de la ligne de chemin de fer, ou du périph, comme on dirait en France et qui en érige un complexe.

Lady Bird est aussi avant tout un film sur les racines que l'on exècre lorsque l'on est empêtré dedans, que l'on regrette ou du moins, que l'on met à aimer lorsqu'on s'en est libéré. Enfin, ce film traite des relations mère / fille, pas toujours évidente, malgré l'amour présent.

Intéressant tout cela non ? Oui sauf que... Je n'ai pas trouvé grande originalité ou nouveauté dans ce film. Bref, l'ensemble m'est paru un peu fade et longuet, comme s'il manquait un peu d'envergure. Même si l'interprétation est sans défaut, l'ensemble n'en n'est pas pour autant remarquable. Pour cela, il lui manquerait sans doute un peu d'envergure et d'ambition que la chronique faite d'anecdotes. Bref, il m'a manqué quelque chose qui ressemblerait à de la puissance, quelque chose qui nouerait le ventre et la gorge.

A moins que ce film ne s'adresse à un public plus jeune ou concerné par les relations parents/enfants.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 6 Mars 2018

Film de Guillermo del Toro

Avec Sally Hawkins, Michael Shannon, Richard Jenkins, Octavia Spencer

 

Synopsis : 

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Modeste employée d’un laboratoire gouvernemental ultrasecret, Elisa mène une existence solitaire, d’autant plus isolée qu’elle est muette. Sa vie bascule à jamais lorsqu’elle et sa collègue Zelda découvrent une expérience encore plus secrète que les autres
 

 

Mon humble avis : J'ai vu ce film ce dimanche dernier, quelques heures avant qu'il ne décroche l'Oscar du meilleurs film 2018. Mais aussi celui du meilleur réalisateur, des meilleurs décors et de la meilleure musique !
Et de mon côté ?! Qu'en ai-je pensé. Beaucoup de bien mais moins d'exaltations tout de même. J'aurais aimé que les sentiments développés soient plus approfondis.
Mais autant le dire de suite, j'y ai trouvé quelques longueurs. Cependant, il est vrai que la forme de l'eau est une très belle histoire, comme un conte, où se mêlent drame, romantisme et fantastique... Avec bien sûr de bonnes gouttes de suspens. Le tout, avec un message humaniste et universel, un message de bienveillance face à la différence, voire l'inconnu. Et surtout, le monstre n'est pas toujours celui qui en a l'apparence. L'amour s'adapte à toutes les formes, tout comme l'eau. D'où le titre d'ailleurs !
Les décors sont à mes yeux géniaux, ils ne sont pas sans rappelé l'univers de Jean-Pierre Jeunet, Amélie Poulain etc. Plus sombres peut-être, mais tout aussi féériques. 
On peut évidemment saluer la performance d'actrice de Sally Hawkins dans le rôle d'Elisa, employée modeste et muette. Elle a donc appris la langue des signes pour interpréter son personnage. Et à ces côtés, quel bonheur de retrouver Octavia Spencer, toujours si juste à chacune de ses parutions sur grands écrans.
Mais bon, quelque soit mon avis, devant toutes les couronnes et lauriers que reçoit ce film, je pense que vous irez le voir, ne serait-ce que par curiosité !
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 26 Février 2018

Film de Ray Coogler

Avec Chadwick Boseman, Michael B.Jordan, Lupita Nyong'o

 

Synopsis :  Après les événements qui se sont déroulés dans Captain America : Civil War, T’Challa revient chez lui prendre sa place sur le trône du Wakanda, une nation africaine technologiquement très avancée. Mais lorsqu’un vieil ennemi resurgit, le courage de T’Challa est mis à rude épreuve, aussi bien en tant que souverain qu’en tant que Black Panther. Il se retrouve entraîné dans un conflit qui menace non seulement le destin du Wakanda, mais celui du monde entier…

 

 

Mon humble avis : Encore un héros de Marvel, créé en 1966 qui possède désormais sa propre franchise cinéma. Nous avons déjà croisé Black Panther dans d'autres productions Marvel. Donc il y aura forcément une suite, annoncée dans le générique final pour lequel, comme d'habitude, il est conseillé de rester jusqu'à sa toute fin.

Le début du film est un peu lent. Mais il permet de poser avec précision le passé des personnages ainsi que leurs lieux et modes de vie.

Black Panther est le premier Marvel "black" à 90%...Ce qui signifie que 90% du casting est afro-américain ou africain. L'action se déroule aux Etats Unis, en Corée du Sud, mais surtout, au Wakomba, pays imaginaire d'Afrique. Et là... Waou. C'est splendide. Les décors et paysages, qu'ils soient naturels ou de carton-pâte, les costumes, la mise en scène de certains traditions africaines ancestrales, tout cela est juste magnifique ! Bref, un visuel qui nous en met plein les yeux ! Quel spectacle ! On jongle entre l'ancestral et l'hyper*-futuriste, et le mariage des deux est parfaitement réussi !

Bien entendu, une fois l'histoire bien plantée, vous voilà scotché à votre fauteuil. Action/réaction, effets spéciaux, vrais méchants et super héros, cascades, combats chorégraphiés, on en a pour son argent. Le sujet de l'intrigue étant on ne peut plus contemporain, ce film laisse moins de place à l'humour que les autres films de l'écurie.

Ce Marvel n'est pas différent des autres dans le sens où lui aussi délivre certains messages et leçons d'humanité qui correspondent on ne peut plus à l'actualité internationale. Il est question ici d'immigration, de partage de richesse et de connaissances. Black Panther nous fait bien comprendre que c'est en se refermant sur soi-même soit disant pour se protéger que l'on fabrique nos propres ennemis. A méditer !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 19 Février 2018

Film de Clint Eastwood

Avec Anthony Sadler, Alek Skarlatos, Spencer Stone, Jenna Fisher

 

Synopsis :  Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Dans la soirée du 21 août 2015, le monde, sidéré, apprend qu'un attentat a été déjoué à bord du Thalys 9364 à destination de Paris. Une attaque évitée de justesse grâce à trois Américains qui voyageaient en Europe. Le film s'attache à leur parcours et revient sur la série d'événements improbables qui les ont amenés à se retrouver à bord de ce train. Tout au long de cette terrible épreuve, leur amitié est restée inébranlable. Une amitié d'une force inouïe qui leur a permis de sauver la vie des 500 passagers …
 

 

Mon humble avis : C'est rare, mais Clint Eastwood me déçoit avec ce film. Après, certes, difficile de réaliser un film sur un événement réel qui s'est déroulé sur une dizaine de minute. Mais dans ce cas, fallait-il vraiment en faire un film ?
Eastwood se penchent sur la vie des 3 américains qui présent dans ce fameux Thalys, désarmèrent et mirent hors d'état de nuire le terroriste qui s'apprêtait à perpétrer un véritable massacre. (Il y a tout de même un blessé grave dans cette histoire). Trois gars, dont Eastwood déroule la vie vers le passé, jusqu'à leur "tendre" enfance. Bref, un biopic sur 3 personnes, enfance, adolescence, vie d'adulte... pour arriver aux jours  et aux instants précédents le drame.
Déjà, j'ai regretté qu'Eastwood n'approfondisse vraiment le vécu de deux de ces hommes. D'Anthony Stadler adulte, on ne sait quasiment rien.
Ensuite, le patriotisme à l'américaine transpire presque à chaque instant du film. Certes, le patriotisme est une belle valeur. Mais dans le train, ces hommes ont-ils agit par patriotisme ? Non. Par instinct de survie, la leur et celles de autres passagers, par réflexe, par réaction face aux dangers, sachant que deux d'entre eux sont militaires et l'un d'ailleurs justement formé pour ce genre de situation. Entre guillemets, ils étaient "armés" pour réagir, même je par cette phrase, je ne dénigre en rien leur acte d'héroïsme, loin de là. Mais, bref, deux de ces 3 gars n'étaient pas n'importe quel quidam.
Enfin et surtout, quelle sensation de longueur. Comme je l'ai dit plus haut, l'action réelle ne s'est déroulée que sur quelques minutes. Donc le reste du film remplissage et broderie... mais sans aucune finesse et dans une platitude qui fut pour moi exaspérante. Les dialogues sont insipides, futiles et d'une vacuité rare (discours sur l'intérêt d'avoir une perche à selfies, d'avoir un sac à d'eau au lieu d'une valise, j'ai mal aux pieds on n'a fait que marcher, oh quelle fête hier soir, ouais mon copain mon frère...) Voilà le genre. Peut-être que cela passe mieux en V.O mais là, c'est désespérant. Sans compter sur les approximations ou les manques de crédibilité par rapport à la réalité : le terroriste passe 10 mn dans les toilettes du train pour se préparer à passer à l'action, mais, il ne ferme pas le verrou. Ou encore, les 3 gars qui montent dans le Thalys et qui disent "tiens, si on s'asseyait là... Alors que tout le monde sait que les places sont numérotées. Et lorsque je m'ennuie, ce sont des détails qui me sautent aux yeux !
Néanmoins, on peut saluer la performance des 3 hommes qui, non comédiens d'origine, jouent leurs propres rôles. De même, les scènes de l'attentat et ce qui en découlent sont extrêmement bien réalisée et c'est là, et seulement là, qu'on sent qu'il y a le grand Clint derrière la caméra ! En réfléchissant sur les films d'Eastwood que j'ai vu, je me dis que celui-ci brille vraiment dans la fiction, mais devient moins bon quand il se penche sur des faits réels.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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