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Publié le 31 Décembre 2019

Film de Tom Hopper

Avec Jennifer Hudson, Taylor Swift, Francesca Hayward, Idris Elba

 

Synopsis :  L'adaptation de la comédie musicale Cats. Une fois par an au cours d’une nuit extraordinaire, les Jellicle Cats se réunissent pour leur grand bal. Leur chef, Deuteronome, choisit celui qui pourra entrer au paradis de la Jellicosphère pour renaître dans une toute nouvelle vie.

 

 

Mon humble avis : Je n'ai pas vu la comédie musicale d'origine, n'ayant pas les moyens et surtout, n'habitant pas au bon endroit. Voilà pourquoi je suis allée voir la version ciné.

Les critiques sont globalement assassines. Je serais plus mitigée, peut-être moins cruelle. Disons que sur la durée, le film est très inégal. De bons moments, un excellent et d'autres beaucoup moins bons. En fait, ce qui manque le plus, c'est l'émotion. Et pourtant, avec une telle histoire, des chants et des voix, il y avait de quoi faire... Le seul passage qui m'a vraiment "dressé les poils" et fait frissonner, c'est lorsque Jennifer Hudson interprète la célèbre chanson "Memory"... 

La gestuelle féline n'est pas toujours bien rendue (je réalise à l'instant qu'on ne voit même pas un chat "pattouner", et les chats sont plus souvent bipèdes que quadrupèdes) même si le comportement très fluide et gracieux de l'animal est bien représenté. En même temps, les comédiens sont des humains déguisés en chats et jamais un humain n'acquerra la souplesse d'un chat. Les échelles visuelles, taille chats VS objets, n'est pas toujours juste, notamment dans les mouvements. Et puis, ce qui est à déplorer avec le cinéma actuel, fait de nombreux effets spéciaux, est qu'on ne sait plus ce qui est dû au talent des acteurs ou à l'exactitude des images de synthèse et aux prouesses techniques dues à la "performance capture". Je trouve cela dommage dans ce type de film. L'aspect comédie musicale version ciné aurait gagné en force et puissance en étant modernisée, ne serait-ce que sur la rythmique, et en paraissant moins désordonnée. 

Mais j'ai beaucoup aimé les textes et globalement la mise en scène qui sont très fidèles à mes chers félins. Leur vie, leurs caractères, leurs manies, leurs jeux, leurs joies, leurs facéties, mais aussi leurs misères sont parfaitement décrits dans les chansons.

Si vous hésitez entre la V.O et la VF... n'hésitez plus... Les dialogues sont si peu nombreux qui VO ou VF, c'est kif kif pareil.

Mais pour être honnête, je pense que si je n'aimais pas autant ces êtres fascinants et attachants que sont les chats, je me serais sans doute royalement ennuyée ! L'exercice de transposition au ciné d'une comédie musicale était périlleux. Le résultat n'est ni réussi, ni raté.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 1 Novembre 2019

Film de Tim Willer

Avec Linda Hamilton, Arnold Schwarzenegger, Mackensie Davis, Gabriel Luna, Natalia Reyes

 

Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

De nos jours à Mexico. Dani Ramos, 21 ans, travaille sur une chaîne de montage dans une usine automobile. Celle-ci voit sa vie bouleversée quand elle se retrouve soudainement confrontée à 2 inconnus : d’un côté Gabriel, une machine Terminator des plus évoluées, indestructible et protéiforme, un « Rev-9 », venue du futur pour la tuer ; de l’autre Grace, un super-soldat génétiquement augmenté, envoyée pour la protéger. Embarquées dans une haletante course-poursuite à travers la ville, Dani et Grace ne doivent leur salut qu’à l’intervention de la redoutable Sarah Connor, qui, avec l’aide d’une source mystérieuse, traque les Terminators depuis des décennies. Déterminées à rejoindre cet allié inconnu au Texas, elles se mettent en route, mais le Terminator Rev-9 les poursuit sans relâche, de même que la police, les drones et les patrouilles frontalières… L’enjeu est d’autant plus grand que sauver Dani, c’est sauver l’avenir de l’humanité.
 

 

Mon humble avis : Je ne suis pas fan, donc grande connaisseuse, des Terminator comme je peux l'être des Marvel. Mais j'aime de temps en temps voir ce genre de film, d'autant que les premiers opus de cette franchise sont tous de même devenus cultes. 6ème film de la série, il faut chronologiquement le situer (si on suit l'histoire), près le 2ème.

Et puis, après avoir vu Hors Normes, film assez lourd tout de même, j'avais envie de voir un autre film lourd... au niveau de l'artillerie ! Et ça dégomme, le cahier des charges est parfaitement rempli, les effets spéciaux toujours plus spéciaux ! Le moment de ciné est donc agréable et bien divertissant, on ne s'ennuie pas devant un tel film sans temps morts, et où l'on ne compte même plus les morts !

C'est drôle aussi... de ridicule parfois, notamment dans des dialogues on ne peut plus stéréotypés et plats. Mais on ne va pas voir Terminator pour les dialogues ça se saurait... Si, en fait, on attend la phrase cultissime qui est une fois de plus présente, à savoir : "I'll be back" et en VF : "Je reviendrai" !

Rien de bien nouveau dans le scénario qui reprend les trames des autres, mais avec un Terminator encore plus méchant et encore plus surpuissant que les précédents ! Linda Hamilton, du haut de ses 63 ans, qui a subi un entraînement plus qu'intensif pour se reglisser dans le personnage mythique de Sarah Connor, assume toujours tant le rôle que ses rides. Rides beaucoup moins visibles sur Arnold, qui a dû passer plus souvent sous le bistouri esthétique alors qu'il a 10 ans de plus que Linda ! 

Mais ce club de "papy/mamie" fonctionne bien avec une dose d'autodérision. L'ex terminator Arnold reprend du service après avoir élevé tranquillou un gamin dans une belle cabane au fond de la forêt et en apprenant à devenir "humain" !

On a donc ce que l'on veut, du divertissement et de l'action, sans grande nouveauté : on a toujours un personnage qui vient d'un futur qui n'existera peut-être pas s'il fait bien son boulot dans le présent. C'est un résumé ! Il y a aussi de nouveaux protagonistes qui vont sans doute donner un nouveau souffle à la série, ou au moins en garantir un 7ème opus (à mon avis !)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 30 Septembre 2019

Film de James Gray

Avec Brad Pitt, Tommy Lee Jones, Liv Tyler, Ruth Negga

 

Synopsis :  L’astronaute Roy McBride s’aventure jusqu’aux confins du système solaire à la recherche de son père disparu et pour résoudre un mystère qui menace la survie de notre planète

 

Mon humble avis : La presse est dithyrambique envers ce film, je le serai beaucoup moins. Disons que heureusement qu'il y a le charisme de Brad Pitt pour faire diversion de l'espèce de platitude qui s'installe dans le film, et qui m'a conduite à plusieurs sessions d'ennui.

Certes, Ad Astra (vers les étoiles en latin) n'est pas un film de science-fiction comme les autres, qui ne compte pas sur l'action, les martiens ou toutes autres existences intelligente dans l'univers pour étoffer son histoire ni son rythme, puisque le film conclut que nous sommes seuls dans l'univers. En fait, ce qui finit par prendre le plus de place, c'est la recherche paternel de Brad Pitt au fin fond de l'univers, son père (tommy lee Jones) y étant porté disparu ou décédé (suivant les versions) depuis des décennies. Mais dans cette recherche paternelle, j'ai trouvé qu'étant donné l'univers SF, le réalisateur sortait trop souvent les violons dans les monologues intérieurs des personnages.

Certaines scènes sont bâclées dont le sens inexploitées et bouclées sans plus de procès, ni plus d'explications que cela, alors que celles-ci auraient apporté d'autres intérêts au film.

Qui plus est, même si le style science-fiction permet beaucoup de chose sans justification, j'ai trouvé pas mal d'anachronisme dans certains objets et surtout, dans l'âge des protagonistes (quand on connaît leur âge dans la vie réelle). Bref, le genre de détails que l'on voit dans une film lorsque l'on s'ennuie.

Bref, mon sentiment est que, sans le nom de Brad Pitt en haut de l'écran, ce film, qui ne provoque pas l'étincelle attendue pendant plus de deux heures, pourrait presque passer inaperçu, même s'il y a de belles images interstellaires.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 24 Août 2019

Film de Ninsha Ganatra

Avec Emma Thompson, Mindy Kaling, John Lihtgow, Hugh Dancy

 

Synopsis :  Une célèbre présentatrice de « late show » sur le déclin est contrainte d’embaucher une femme d’origine indienne, Molly, au sein de son équipe d’auteurs. 
Ces deux femmes que tout oppose, leur culture et leur génération, vont faire des étincelles et revitaliser l’émission.

 

 

Mon humble avis : J'ai vu ce film en V.O... je vous conseille cette version à moins que vous soyez super doués en anglais. En effet, le débit de paroles et de dialogues est intense, donc pas toujours facile de suivre les sous-titres. 

Il y a dans ce film un air de déjà vu... un air de "Le diable s'habille en Prada". Une patronne autant imbue qu'imbuvable qui mène la vie dure à ses employés, et notamment, à Molly, la petite nouvelle. Ca reste évidemment bien agréable à regarder, surtout que le film est bien construit et traite de sujets bien contemporains, mais bon, pas de quoi bouleverser le cinéma !

Ici, nous ne sommes pas dans la mode mais dans les coulisses d'un "talk show". Intéressant de voir ce qui se cache derrière les rideaux, même si ce n'est pas très glorieux. Certes, nous sommes aux USA, mais on ne peut que se demander si cela se déroule de la même façon en France. En fait, le vrai talent semble issu de l'ombre que de la lumière. Oui, ce sont les auteurs de gags qui sont les vrais créateurs.

Sujets contemporains donc comme je le disais plus haut : l'efficacité redoutable des réseaux sociaux (pour le pire comme pour le meilleur), la vie privée qui n'a plus rien de son adjectif qualificatif, le machisme de certains milieux professionnels, les jobs conçus comme des sièges éjectables et donc les humains comme des kleenex. Et last but not the least : le jeunisme. Les rides passent mal à l'écran, comme dans tant d'autres boulots.

Certes, ici, l'audience de l'émission en question est en chute libre depuis des années. Il semble que ce ne soit pas l'animatrice qui soit la cause de cette chute, mais le manque de renouveau. Et même si tout le monde en est conscient, l'animatrice en tête, elle a bien du mal à accepter que le renouveau ne vienne pas d'elle, mais d'une jeune recrue qui ne connaît rien à la télé... mais qui en a dans la tête. Late Night est donc un film profondément féministe et qui prône l'intergénérationnel. Anciens et nouveaux sont parfaits pour se compléter, si chacun accepte le changement, l'évolution.

Evidemment, ce duo féminin, incarné par la toujours classe Emma Thompson et la jeune et fraîche Mindy Kaling est savoureux jusque dans l'ironie, l'autodérision, le sarcasme, dans la résolution et la probité de l'une et dans le réveil de l'autre. Le tout, avec de l'humour bien sentie, même s'il est parfois vache !

Un bon film que l'on suit avec plaisir, avec des dialogues décapants donc... mais sur un ton de déjà-vu.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 10 Août 2019

Spieder-man, cinéma, far from home, avis, blog, chronique, critique

Film de Jon Watts

Avec Tom Holland, Jack Gyllenhall, Zendaya, Samuel L.Jackson, Jon Favreau

 

Synopsis :  L'araignée sympa du quartier décide de rejoindre ses meilleurs amis Ned, MJ, et le reste de la bande pour des vacances en Europe. Cependant, le projet de Peter de laisser son costume de super-héros derrière lui pendant quelques semaines est rapidement compromis quand il accepte à contrecoeur d'aider Nick Fury à découvrir le mystère de plusieurs attaques de créatures, qui ravagent le continent !

 

 

Mon humble avis : La production Marvel, ces derniers temps, c'est fortement accélérée. Aussi, comme craignant d'être un peu lassée, je m'étais dit que je bouderais ce nouvel opus du poulain de l'écurie : Spider-Man. Mais c'était sans compter sans le désert cinématographique de ce début août et mon besoin viscéral d'aller dans une salle obscure. Donc adjugé, finalement, pour Spider-Man : far from home, plus d'un mois après sa sortie.

Il règne une ambiance de vacances dans ce film, puisque Spider-Man part lui-même en voyage scolaire en Europe avec sa classe. Mais les super héros n'ont jamais de vacances, et Parker va l'apprendre à ses dépens. Nous le suivons donc à Venise, à Berlin, à Prague, à Londres. Un petit tour d'Europe ou chacune se retrouve bien détruite suite (vive les effets spéciaux, tip top) aux passages de Spider-Man... Qui correspondent curieusement avec ceux de nouveaux monstres (Les Elémentaux) qu'il combattra à côté d'un nouveau super héros : Mystério (alias le trop beau Jake !) Ceci tout en restant Parker auprès de ses copains de voyages. Dur dur pour lui d'être au four et au moulin... tout en respectant l'héritage Spark, alias Iron Man. Bref, vacances épuisantes pour ce lycéen et épisode bien fourni, pour notre plaisir et surtout, notre divertissement.

Ce nouveau Marvel remplit une fois de plus cahier des charges mais réserves de très belles surprises dans des rebondissements inattendus, qui relance à chaque fois, comme tout bon rebondissement, l'intrigue, l'aventure et le rythme.

Le film termine lui-même sur un formidable cliff-hanger qui fait que, même si tous les méchants sont terrassés, Spider-Man n'est pas près de se reposer. Sans trop spoïler, on peut dire que ce film se résume à : tout n'est qu'illusion, on croit tout ce qu'on voit et on voit tout ce qu'on croit. Nous spectateurs les premiers ! Comme en témoigne les  surprises qui nous attendent lors du générique de fin.  Deux surprises, donc ne vous contentez pas de la première pour quitter la salle. C'est en toute fin du générique que la méga surprise fait reconsidérer le film d'une toute autre façon. Et oui, tout est illusion !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 6 Août 2019

Les faussaires de manhattan, cinéma, chronique, critique, avis

Film de Marielle Heller

Avec Melissa McCarthy, Richard E. Grant, Dolly Welles

 

Synopsis :  Ancienne auteure à succès aujourd’hui sans le sou, Lee Israel se découvre par hasard un don exceptionnel : celui d’imiter à la perfection le style de grands romanciers. Avec l’aide de son ami Jack, elle monte une arnaque imparable: rédiger de fausses correspondances entre auteurs célèbres.

 

Mon humble avis : Un film qui me sort un peu de ma zone de confort, car il frôle la catégorie "art et essai". C'est un drame avec des personnages qui, malgré leur désarroi, ont de l'humour, un humour doux-amer, mais toujours de bon aloi. 

Les faussaires de Manhattan est l'adaptation de l'autobiographie "Can you ever forgive me" de Lee Israel... Le film est donc inspiré d'une histoire vécue.

La réalisation est très sobre, sans effets, limite morose pour correspondre à la vie des deux personnages principaux qui vivent dans la simplicité et la misère. Certes, ces deux -là s'inventent une vie avec des joyeusetés, des rires, de la dérision... Mais il n'empêche que nous, spectateurs, découvrons où tout cela prend racine... Dans une solitude extrême, une inadaptation à la société... Lee préfère les chats aux humains. Jack reste excentrique et mystérieux, le mystère sera dévoilé en toute fin du film. Lee et Jack sont comme deux naufragés qui se rencontrent et qui construisent leur île, même si celle-ci est basée sur la malfaçon et l'arnaque XXL. Pour eux, cette période d'arnaque bien organisée est la meilleure période de leur vie. Lee est magistralement interprétée par Melissa McCarty, plutôt réputée pour des rôles comiques. Elle parvient à faire de cette à priori antipathique Lee un personnage très touchant, que l'on apprend à aimer en fait.

Derrière cette histoire de faussaire, le grand sujet du film est donc la solitude, mais pas que... le milieu littéraire new-yorkais y est un peu égratigné. Et oui, quand on n'a pas un look et une personnalité vendeurs, on ne veut pas de vous... Talent ou pas... Car en fait, dans l'activité de faussaire de lettres de personnalités, Lee se révèle une excellente écrivaine, qui s'adapte à tous les styles et peut tout écrire, ajoutant du caustique çà et là.

Bref, un film sombre, aussi élégant que terne, qui offre deux superbes portraits de personnages, et qui, évidemment, vaut le détour.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 27 Juillet 2019

Film the operative diane kruger avis critique chronique

Film de Yuval Adler

Avec Diane Kruger, Martin Freeman, Cas Anvas

 

Synopsis :  À la fin des années 2000, alors que le monde craint que l'Iran ne se dote de l'arme atomique, Rachel, ex-agente du Mossad infiltrée à Téhéran, disparaît sans laisser de trace. Thomas, son référent de mission, doit la retrouver entre Orient et Occident, car Rachel doit revenir à tout prix sous le contrôle de l’organisation… ou être éliminée.

 

 

Mon humble avis : The operative est un thriller - espionnage international. Film à la fois français, allemand et israélien.

Son avantage est qu'il est très réaliste sur le métier d'espionne infiltrée. En effet, il est en autre l'adaptation du roman "The English Teacher" écrit par une ancienne agente du Mossad. Aussi, pas de super héroïne qui dégomme 20 personnes en 20 secondes (on est à mille lieues d'Anna de Luc Besson) Non, c'est le long travail d'intégration dans le pays de mission (ici l'Iran) suivi de celui d'infiltration pour atteindre la cible qui sont ici mis en avant. Mais surtout, le réalisateur a fait le choix de montrer les conséquences personnelles et psychologique de ce type de métier où tout n'est que mensonges et manipulations. Aussi, Rachel est-elle vraiment le centre du film, tant dans ce qui est attendu d'elle que ce qu'elle est, et devient au fond d'elle-même. Bref, c'est son humanité qui est développée et intéresse dans ce film. Rachel, interprétée par une Diane Kruger souvent blafarde mais toujours autant bluffante de talent. Avec le suspens qui est bien là, voilà donc les arguments pour voir ce film.

Mais, oui il y a un mais, il faut avouer que l'ensemble reste alambiqué dans les détails... Donc il règne toujours un certain flou pour les spectateurs. De nombreux personnages très secondaires (mais qui manifestement tiennent les rênes des décisions (donc de la gâchette entre autre) apparaissent à différents moments et lieux de la planète, sans que l'on puisse vraiment les reconnaître, donc être sûr de les avoir déjà vus, ni de savoir qui ils sont vraiment dans la hiérarchie. Certaines scènes sont restées très mystérieuses, voire incompréhensibles pour mes compagnons de séance et moi. Dommage. Quant à la fin... Ben un peu en eau de boudin, je n'ai pas trop aimé cette fin trop subite.

A vous de voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 23 Juillet 2019

Wild rose, film, chronique, avis

Film de Tom Harper

Avec Jessie Buckley, Julie Walters, Sophie Okonedo

 

Synopsis :  A peine sortie de prison et de retour auprès de ses deux enfants, Rose-Lynn n’a qu’une obsession : quitter Glasgow pour devenir chanteuse de country à Nashville. Tiraillée entre sa passion et ses obligations de mère, la jeune femme va devoir faire des choix…

 

 

Mon humble avis : L'affiche du film dit qu'avec Wild Rose, on peut oublier A star is Born. Même si je fais de Wild Rose un coup de coeur, impossible de remiser A star is born au placard. Même si ce sont deux films portant sur l'ascension possible ou non de chanteuses aussi talentueuses qu'inconnues, ils ont tous les deux leur identité propre... Et ces deux chefs d'oeuvre offrent des bandes originales qui donnent le frisson et qui serrent la gorge !

On retrouve aussi dans Wild Rose des sujets développés dans le récent et incontournable film Yesteday, comme l'attachement aux origines et les choix à faire.

Wild Rose est aussi un magnifique portrait de deux femmes, de deux générations et de genres différents, même si elles sont mère et fille. Rose, la fille déjà mère de deux enfants remisés au très second plan de sa vie, rose l'indomptable, l'irresponsable, qui ne vit que pour son rêve : aller chanter à Nashville.

Marion, la mère et la grand-mère, qui pallie les déficiences de sa fille auprès de ses petits-enfants, qui tente sans relâche et avec grande intelligence de remettre sa fille sur un chemin responsable de mère... Qui aime sa fille plus que tout et qui, en cachette, respecte ô combien les rêves de celle-ci...

Ces deux femmes sont interprétées par deux comédiennes extraordinaire, convaincantes et bouleversantes. L'une est posée et réfléchie, l'autre est explosive. Jessie Buckley, qui joue le rôle de Rose est une actrice Irlandaise en début de carrière, et mon petit doigt (ou mes oreilles) me dit qu'on va souvent la revoir et l'entendre. Même si elle n'est pas professionnelle, elle chante depuis une éternité et a participé à des télé crochets célèbres aux Royaume-Unis. Et sa voix est juste... Wahou !

Le sujet principal de Wild Rose, outre la musique, est les choix de vie... Doit-on vivre notre rêve jusqu'au bout et faire fructifier notre talent ou assumer la responsabilité que la vie nous donne... comme des enfants par exemple... Aussi, préparez-vous à être choqués ou touchés parfois par le comportement de cette mère gamine artiste paumée... Mais de toute façon, comme le dit la chanson de clôture, lorsqu'on arrive au bout du chemin, on sait où aller !

En attendant, allez au ciné, vous ne le regretterez pas !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 9 Juillet 2019

Film yesterday, dany boyle, beatles

Film de Dany Boyle

Avec Himesh Patel, Lily James, Ed Sheeran

 

Synopsis :  Hier tout le monde connaissait les Beatles, mais aujourd’hui seul Jack se souvient de leurs chansons. Il est sur le point de devenir extrêmement célèbre. 
Jack Malik est un auteur-compositeur interprète en galère, dont les rêves sont en train de sombrer dans la mer qui borde le petit village où il habite en Angleterre, en dépit des encouragements d’Ellie, sa meilleure amie d’enfance qui n’a jamais cessé de croire en lui. Après un accident avec un bus pendant une étrange panne d’électricité, Jack se réveille dans un monde où il découvre que les Beatles n’ont jamais existé… ce qui va le mettre face à un sérieux cas de conscience.

 

 

Mon humble avis : Du pur bonheur que ce film à l'idée originale. Un réveil dans un monde où les Beatles n'ont pas existé !

Quel formidable hommage aux quatre gars de Liverpool, car ce film redémontre (s'il en est besoin), l'étendue de leurs talents, la révolution qu'ils ont apportée dans la musique et surtout, leur force de rassemblement exceptionnel !

Yesterday est une douce comédie au sens profond. Car ici, Dany Boyle interroge sur la célébrité et ses conséquences, les différences entre les aspirations et les rêves de l'artiste et la réalité du marché... Car oui, à notre époque, la musique est devenu un marché et les artistes reconnus des produits à stéréotyper, à formater pour plaire au public, faire le buzz etc.

Il est aussi sujet de l'attachement à la terre, aux amis, aux racines, aux idéaux... Mieux vaut il chanter devant des dizaines de milliers de fan en s'oubliant ou devant quelques personnes en étant soi-même ?

Et bien sûr vient la question de l'honneur, de l'honnêteté quand il y a quelque chose qui ressemble à de l'usurpation...

Le tout avec plein d'humour tout en finesses, des passages musicaux de ouf  (ahahahah, la version de Help sur le toit de l'hôtel, j'en ai encore des frissons) et mille et une surprises... Et oui, lors du fameux blackout mondial, les Beatles ne sont pas les seuls à avoir disparu de la mémoire et de la culture collective !

Evidemment, on finit par se demander comment Jack, notre héros, va se sortir ou pas de cette situation. Surprise, c'est à la fin, une très belle fin ! Yesterday est un film à voir absolument demain, il vous apportera un vent de fraîcheur, vous donnera la banane et l'envie de vous replonger dans la discographie des Beatles !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 25 Juin 2019

Film de Neil Jordan

Avec Isabelle Huppert, Chloë Grace Moretz, Maika Monroe

 

Synopsis :  Quand Frances trouve un sac à main égaré dans le métro de New York, elle trouve naturel de le rapporter à sa propriétaire. C’est ainsi qu’elle rencontre Greta, veuve esseulée aussi excentrique que mystérieuse. L’une ne demandant qu’à se faire une amie et l’autre fragilisée par la mort récente de sa mère, les deux femmes vont vite se lier d’amitié comblant ainsi les manques de leurs existences. Mais Frances n’aurait-elle pas mordu trop vite à l’hameçon ?

 

 

Mon humble avis : Je suis allée voir ce film sans grandes attentes, les critiques presse n'étant tout à fait tendre envers Greta. Et pourtant, cette histoire est diablement efficace. Mais alors vraiment diablement glaçante et anxiogène, au point d'en frissonner encore à la sortie du ciné !

Et pourtant le début parait bon enfant, mais ça monte crescendo jusqu'à l'inimaginable. Une seule scène est physique dure (sanglante), le reste est purement thriller psychologique, le genre de thriller qui dit méfiez-vous de l'eau qui dort et qui pourrait fort bien amener à hésiter à être trop bonne ou juste honnête ! Et oui, les bonnes âmes ne sont pas récompensées. La persécution va très loin et parfois, on se demande si la proie n'est pas dans un délire paranoïaque... La suite donne la réponse...

Une fois de plus, Isabelle Huppert excelle dans un rôle de méchante très méchante sous ses airs de sainte Nitouche. Un mélange entre la sangsue qui se glisse partout et l'araignée qui vous attire dans sa toile. L'originalité de ce film tient en ce qu'il est presque 100% féminin. Les hommes n'ont pas l'exclusivité de la psychopathie et leurs homologues féminins sont tout aussi flippants qu'eux, mais bien plus insidieux car évidemment, par tradition, on se méfie moins des femmes.

Chloë Grace Moretz, la jeune actrice qui donne la réplique à notre star française ne démérite pas, bien au contraire.

Bref, un bon thriller !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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