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Publié le 15 Septembre 2017

Roman - Editions Audiolib - 14h32 d'écoute - 24.90 €

 

Parution d'origine en 2015

 

L'histoire : Marcus Goldman, écrivain à succès, raconte sa famille, ses familles. Car depuis toujours semble-t-il, il y a les Goldman de Baltimore, son oncle, sa tante et ses deux cousins, à qui tout réussit et qui vivent dans un luxe décomplexé. Et puis il y a les Goldman de Monclair, Marcus et ses parents, très middle class américaine. Marcus rêve d'être un Baltimore à qui il vous un amour et une admiration sans borne. Mais au fil des années, jusqu'au drame, il apprend qu'il ne faut pas se fier aux apparences.

 

Tentation : Mon coup de coeur pour le précédent roman de l'auteur

Fournisseur : La bib' !

 

 

Mon humble avis : Mon enthousiasme pour Le livre des Baltimore est au moins aussi égal que celui ressenti lors de mon audiolecture de La vérité sur l'affaire Harry Quebert !

Celui-ci n'est sans doute pas étranger à l'excellente lecture qu'en fait Thibault de Montalembert. Mais avant cela, il y a bien entendu l'immense talent de narrateur De Joël Dicker. Dicker sait vraiment si prendre pour ensorceler son lecteur, le rendre captif de cette très longue histoire, simple en apparence (la vie d'une famille presque divisée en deux), mais qui réserve moult surprises, révélations que le narrateur, Marcus, découvrira à l'âge adulte. Un roman à tiroirs en quelques sortes malgré une vie quotidienne des protagonistes somme toute assez normale.

Pour ne pas lasser son lecteur par un récit linaire et chronologique, Joël Dicker fait régulièrement des bons dans le passé, mais ce, en différentes époques et en se préoccupant à chaque fois de protagonistes différents, même si Marcus, Woody et Hillel, les personnages principaux, ne sont jamais loin et toujours concernés par ce qui se passe. Différentes époques donc, différents lieux également. Dicker nous emmène tantôt à New York, tantôt à Miami, souvent à Oak Park, banlieue huppée de Baltimore, à Montclair évidemment, mais aussi dans les Hamptons. Une période, comme un épisode, dans un lieu forme un chapitre qui nous laisse à chaque fois sur un cliff hanger, évidemment. Le tout, dans une écriture directe, ciselée, extrêmement maîtrisée.

Le livre des Baltimore, c'est une histoire de famille qui se divise en deux clans, parce que ces deux clans vivent à deux vitesses, parce que deux niveaux de vie vraiment différent. Un réel fossé social s'est creusé entre les deux et l'enfant Marcus a honte d'appartenir au clan des simples, même s'il fait partie aussi, à chaque vacances, au clan des Baltimore. Ce récit de famille est conté par un adulte, mais il laisse la place à la vision de l'enfant sur ses différences, puis, plus tard, l'adulte Marcus portera un autre regard sur ces différences, au fur et à mesure des découvertes qu'il fera sur sa famille, et des confidences qui lui seront faites au fil du temps.

Le livre des Baltimore est avant tout un formidable roman sur l'enfance et le trio que forment les trois cousins : Marcus (le Montclair), Hillel (le Baltimore) et Woody (le Baltimore adopté). L'amour fusionnel et l'amitié exclusive qui lient les trois enfants, puis les trois adolescents, puis les trois jeunes adultes semblent indestructibles. Oui mais... il y a la vie et ses pièges.

Pour résumer ce roman extrêmement dense on peut dire que les thèmes principaux du livre Baltimore sont : grandeur et décadence, admiration, jalousie, choix de vie, fraternité, amitié, pardon, les Etats-Unis (mode de vie, coutumes, extrêmes, crise des subprimes qui s'invite aussi), la fierté, l'humilité, la culpabilité, la honte, l'honneur, les regrets, les malentendus, les secrets de famille, la rivalité, l'intégrité, la prévarication. Mais ce qui ressort surtout, malgré tous ces mots et leur contraire, c'est l'amour profond des uns envers les autres, même si celui-ci se révèle souvent maladroit.

Et puis il y a ce drame qui est annoncé dès les premières pages et qui nous sera révélé presque en toute fin, donnant à ce roman un petit air de thriller psychologique, tant le suspense est latent et s'intensifie au fil des années, des pages qui nous rapprochent inexorablement de ce drame, de ces drames en fait.

Bref, pour moi, Le livre des Baltimore est un chef d'oeuvre, un pur chef d'oeuvre !

Et, en deux romans, Joël Dicker devient pour moi un auteur incontournable, un auteur à suivre, une valeur sûre !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 19 Août 2017

Roman - Editions Audiolib - 3h00 d'écoute - 16.90 €

 

Parution d'origine du roman en 2014

 

L'histoire : Joseph est ouvrier agricole, dans le Cantal. Il semble être là depuis toujours, à travailler dans différentes fermes. Joseph ne change pas, mais le monde agricole, lui, est en constante mutation. A travers l'histoire de Joseph, c'est aussi celle de toute une région que nous vivons. Une région et ses habitants, aussi reculés que résolument modernes.

 

Tentation : Ma PAL audio

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

 

Mon humble avis : A l'été 2013, alors que je passais une semaine chez mon oncle et ma tante dans le Cantal, j'ai eu la chance de rencontrer Marie-Hélène Lafon alors qu'elle était en écriture de ce roman. Marie Hélène Lafon avait accepté l'invitation de mon oncle à partager un apéritif en présence de sa nièce blogueuse : Moi ! Evidemment, c'est un souvenir mémorable et unique !

Alors, qu'en est-il de Joseph ?

Deux mini bémols pour commencer. La profusion de personnages m'a parfois égarée, mais cela n'empêche en rien d'apprécier vivement ce roman. En effet, nous sommes ici dans la chronique de la vie de Joseph parmi les siens, les autres, ses patrons, ses collègues, les rumeurs des villages alentours, les us et coutumes d'un pays et par-delà, ceux de la paysannerie. Donc on ne peut pas dire qu'il y ait vraiment une histoire à suivre. Nous sommes plus ici dans le portrait d'un homme et de son environnement.

Et puis, j'ai aussi trouvé le récit un peu trop court, trop vite terminé, qui aurait pu déployer des ailes bien plus larges et poursuivre ce vol délicieux pour les sens au-dessus autant qu'au -dedans de ce pays cantalien.

Joseph le taiseux est un solitaire. Mais il entend et voit parfaitement, et sa mémoire est infaillible. Surtout pour les chiffres, les dates. Il est donc le témoin idéal pour raconter le Cantal, les fermes, les fils qui partent à la ville, les saisons, les bêtes, le fermage, le respect et la personnalité forte des patrons et bien entendu des patronnes. Les discussions des patrons, et des autres aussi, sur l'évolution du métier, qui oblige à s'agrandir, à d'adapter, à se connecter... Et puis il y a aussi l'alcool, son abus, les trous dans une vie. Et surtout, Joseph raconte ce qui ne se voit pas, ne se dit pas, ce qui s'enterre.

Marie-Hélène Lafon dépeint donc cette ruralité, ces différences sociales avec une langue et une écriture poignante, ciselée tout en restant simple, aussi minutieuse que concise, sans mots inutiles. Et ceci s'en oublier le sujet, la région et le milieu traités, avec les expressions populaires... Une écriture qui laisse entendre, sentir, toucher, voir, goûter. Et, évidemment, l'excellente lecture qu'en fait Marie-Christine Barrault n'est pas étrangère à ses douces sensations de lectrice audio !

Dommage que ce roman soit si court, car il laisse une impression de faim non rassasiée !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 9 Août 2017

Thriller - Editions Audiolib -  8h31 d'écoute - 21.90 €

 

Parution en 2015

 

L'histoire :  Auteur adulé de bestsellers, mari comblé, ami généreux : Henry aurait une vie de rêve si celle-ci n’était construite sur le mensonge. Survient un malheureux hasard, imputable à une maîtresse encombrante, et le château de cartes patiemment édifié menace de s’effondrer. Henry se retrouve face à un choix : révéler la vérité à sa femme, sans laquelle il ne serait rien et au risque de tout perdre, ou éliminer l’obstacle !

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib'

 

Littérature allemande !

 

Mon humble avis : Est-ce que le crime parfait existe ? Vous le saurez en lisant ce roman !

Est-ce que le thriller parfait existe ! Oui, sans nul doute, ici on s'en approche énormément, même si, dans mon esprit, il reste quelques zones d'ombres pas trop éclaircies par l'auteur. Il n'empêche, j'ai été on ne peut plus captivée par cette lecture audio, au point de l'achever dans mon lit (donc sans faire d'autre), en rentrant d'un mariage, malgré l'épuisement accumulé !

Pour ne pas trop en dire et ne point gâcher vos futures surprises, sachez que nous sommes face à un personnage principal véritablement machiavélique ! Oui, le diable en personne, mais un diable parfaitement déguisé en homme si généreux, si adulé, si charmant aux yeux du monde ! Un diable imposteur à tous les niveaux ! Dans son image publique, dans son comportement. Un homme qui tue froidement, qui construit des stratégies infernales pour se sortir du pétrin, qui manipule son entourage avec un tel détachement et une telle sagacité que l'on ne peut être que surpris de la vacuité de sa vie. Car Henri est un imposteur né, un imposteur de première catégorie, avec certaines périodes de sa vie qui restent un mystère dangereux pour qui s'y intéresse... de trop près !

La vérité et autres mensonges est donc un parfait thriller psychologique, au rythme soutenu, au suspense latent, aux rebondissements multiples. Aussi bien écrit par Sascha Arango que lu par Olivier Cuvellier. Les personnages, tant principaux que secondaires sont tous parfaitement approfondis et croqués. Bien entendu, l'auteur désigne rapidement Henri comme le coupable du meurtre, puisque nous y assistons. Le suspens n'est pas dans la recherche du criminel. Mais tout au long du roman, on craint les solutions que cet abject personnage, psychopathe déconcertant,  pourrait mettre en oeuvre pour se tirer du pétrin la tête haute. Et l'on tremble, et l'on n'imagine même pas ! Diabolique ! Excellent ! (Et sans scènes gores, je le précise !)

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 5 Août 2017

Biographie - Editions Gallimard - 12h40 d'écoute - 24.90€

Parution d'origine en 2011

 

Le sujet : Emmanuel Carrère déroule la vie de Limonov depuis son enfance russe dans les années 40 jusqu'au début des années 2010.

Limonov, alias  Édouard Veniaminovitch Savenko ​​​​​​, est un écrivain russe, dissident politique et fondateur et chef du Parti National Bolchevique. Une vie vraiment pas ordinaire, sans temps morts, idéale pour transformer Limonov en héro d'un presque roman.

 

Tentation : Allez, un peu de culture ne peut me nuire

Fournisseur : La bib'

Lu par Jacques Frantz

 

 

Mon humble avis, qui est vraiment mon très humble avis, et vous allez vite comprendre pourquoi je n'ai décoré cette lecture audio que de 3 pattes, ce qui n'a rien à voir avec la qualité de l'oeuvre, mais vraiment avec la perception que j'en ai eue ! 

Avec Limonov, Emmanuel Carrère a remporté le Prix Renaudot en 2011. Aussi, cela fait déjà quelques années que ce livre a rencontré un vif succès, tant commercial que médiatique. Mais devant un tel pavé que l'on sait "sérieux", j'ai reculé à grands pas, jusqu'à me décider à le lire dans le format audio excellemment interprété par Jacques Frantz ! Que ce soit clair, je pense que je ne serais jamais arrivée au bout du livre en format papier. L'aspect audio en voiture, en marchant m'a incitée à poursuivre. Mais, en format papier dans mon lit, j'aurais peut-être mieux "enregistré" la nuée de patronymes russes et j'aurais eu accès, du bout de mes doigts, à mon ami Google pour de plus amples informations et me perdre moins tant dans les noms que dans les dates et leur environnement.

C'est simple à dire, cette oeuvre est trop érudite pour moi. Mais cela ne signifie pas qu'elle ne m'a pas intéressée et que je n'en tire pas certains bénéfices, bien au contraire ! Je n'ai pas était passionnée, et pour me maintenir à flot, j'ai développé un intérêt et une concentration sélectifs, en fonction ce que je savais pouvoir retenir, assimiler, et distiller dans des soirées mondaines pour paraître cultivée ! LOL !

Mais assez parlé de MOI ! Parlons du livre lui-même, et de son héro Limonov !

Déjà, le style et l'écriture sont très agréables, soignés et surtout vigoureux ! Bref, ils accrochent !

Le livre couvre une période de plus de 50 ans. Autant dire qu'il est très dense, d'autant plus que la vie décrite et légèrement romancée de Limonov  est digne des plus grands romans d'aventure ! Une telle vie, faute d'être enviable ou même admirable, reste tout de même fascinante ! Imaginez un peu avec cette liste non exhaustive des activités de Limonov :  voyou en Ukraine, idole de l'underground soviétique sous Brejnev ; clochard, puis valet de chambre d'un milliardaire à Manhattan ; écrivain branché à Paris ; soldat perdu dans les guerres des Balkans, vieux chef charismatique d'un parti de jeunes desperados, journaliste, prisonnier, écrivain, amant, mari, tenté par la présidence russe, j'en passe et des meilleurs !

Ce qui est curieux, c'est que Limonov est détestable, tant par ses idées fascistes que par son arrogance, son orgueil, sa grossièreté, bref, sa vanité extrême, lui qui a toujours rêvé de devenir célèbre en tant qu'écrivain, mais aussi en participant à l'Histoire. Mais en même temps, on a presque honte "d'apprécier" sa persistance, sa constance et sa fidélité à lui-même, à ses idées. D'être quelque-part un homme principe, même sans adhérer du tout à ses principes ! Etrange sensation en tant que lectrice. Mais petite précision, ma lecture de ce texte ne m'a pas du tout incitée à me plonger dans l'oeuvre de Limonov lui-même, personnage qui me semble plus fascinant que passionnant, et c'est sans doute ce qui pourrait le rendre dangereux.

Pour moi, le réel intérêt de cette lecture audio fut la révision de la géopolitique du bloc de l'Est de ces 50 dernières année, avec, notamment, l'arrivée de Gorbatchev, l'effondrement de l'URSS, l'expiration du communisme,  "le capitalisme" à la sauce russe, la présidence d'Eltsine puis de Poutine. Les explications et les analyses qu'en donne Emmanuel Carrère sont vraiment passionnantes et intéressantes. De cela, j'en ai appris une partie au lycée. Mais comme j'étais justement au lycée lors de la chute du mur de Berlin puis du bloc communiste, nous avons appris ces événements sans reculs, sans analyse profonde. Aussi, cet aspect là de Limonov m'a vraiment captivée, tout comme la presque dissection du mode de pensée russe et de la littérature soviétique. Hélas, je suis loin d'avoir retenu tout ce que j'ai écouté, mais il n'y a pas de petits bénéfices !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 26 Juillet 2017

Roman - Editions Thélème - 6h00 d'écoute- 19 €

Parution d'origine en août 2012

 

L'histoire :  Enterré au cimetière de Bobigny, Van monologue depuis son cercueil. Il a laissé derrière lui les trois femmes de sa vie. Lou, son épouse un peu banale, trop jalouse, qui l’a renversé en voiture. Laure, sa rebelle de fille qui sèche les cours et fume des joints. Ulma, sa fascinante demi-soeur avec qui il a entretenu une relation incestueuse. Tour à tour, les membres de ce quatuor bien cabossé font leur examen de conscience : des récits portés par l’amour, qu’il soit familial, conjugal ou passionnel.

 

Lu par Louis Arène

Tentation : Pourquoi pas ?

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

Mon humble avis : Définition d'une lame de fond :  déferlement d'une ou plusieurs vagues d'une taille considérablement plus grande que les autres, susceptible de provoquer des noyades et des destructions sur le rivage sur lesquelles elles s'abattent.

Quel titre bien trouvé pour ce roman ! Cette lame de fond, on connaît dès le début de l'histoire ses funestes conséquences. La mort de Van, le principal narrateur de ce texte. Cette lame de fond, ce sont tous les non-dits, les exaspérations, les aigreurs, les rancoeurs qui gonflent au coeur d'une famille, au fil des années. Même l'amour et l'admiration ne sont pas vraiment avoués. En fait, dans ce livre, Linda Lê propose, au fil des pages, de remonter aux origines de cette lame de fond. Pour cela, Linda Lê donne la parole à quatre protagonistes. Dans ce roman choral, chacun exprime sa vision de sa relation avec les autres, ses regrets, son désespoir, sa culpabilité.

J'ai aimé écouter ce roman vraiment bien construit et originale dans sa narration : c'est Van, qui du fond de son cercueil, s'élance en premier dans ce récit... Il sera ensuite rejoint par Laure, sa fille, Lou son épouse, et Ulma, sa demi-soeur et finalement âme-soeur et amante, découverte quelques mois avant la mort de Van. La petite enfance de Van, au Vietnam permet une révision géopolitique des heures sombres de ce pays. Puis son exil seul en France, voulu par sa mère. Et dès qu'une lecture m'enrichit à ce niveau-là, elle marque déjà un bon point !

La psychologie de chaque personnage est vraiment bien creusé, la tension s'installe, même si l'on connait l'issue, elle entre néanmoins en nous au fur et à mesure que le verni apparemment lisse et brillant se craquelle de partout. Mais, oui il y a un mais... Chaque personnage s'exprime à sa propre manière, ce qui quelque part, perturbe dans l'irrégularité de style obtenu, même si l'écriture est très ciselée et belle.

Et puis dans le texte, revient trop souvent le personnage pourtant secondaire de la mère d'Ulma, dont la vie dépravée à la recherche vaine d'une certaine panacée m'a quelque peu perdue et lassée. D'autant que cette Lily nous éloigne des personnages principaux de façon assez inutile à mes yeux.

Bref, au final, un livre globalement plaisant, intéressant et qui raviront les fans de très belle écriture soignée. Mais pour moi, rien de plus ou plutôt... sans plus majeur !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 15 Juillet 2017

 

Roman - Editions Audilob - 17h d'écoute - 21.60 €

 

Parution en Audiolib en 2014

 

L'histoire : C'est l'Histoire, une histoire et des histoires d'après guerre 14-18. Sur le champs de bataille, Edouard a sauvé la vie d'Albert... mais il a perdu son visage, il est donc une gueule cassée. Puis il y a la démobilisation, Albert prend soin d'Edouard et tout deux se font passer pour morts. L'horrible lieutenant Pradel épouse la soeur d'Edouard et se lance dans un commerce très malhonnête.

Pendant ce temps, caché des siens, Edouard met au point une vengeance personnelle, qui avec l'aide d'Albert, peut tout aussi devenir une affaire d'état !

 

 

 

Mon humble avis : Oh là là, quel chef d'oeuvre ! Non franchement, je n'en reviens pas, même si le tapage médiatique et le prix Goncourt obtenu en 2013 présageaient tout de même un roman incontournable. Mais il arrive souvent, à la lecture, de ne pas comprendre la nomination au prestigieux prix... Encore un livre que j'aurais dû lire plutôt, mais il n'est jamais trop tard pour bien faire.

Surtout que je l'ai lu en format audio, et là, aussi, total respect pour la lecture qu'en fait l'auteur lui-même, Pierre Lemaître. Quelle interprétation cadencée, incarnée, accrochante !  Elle donne presque l'impression à l'audio lecteur d'y participer. Je pense qu'elle n'est pas étrangère au formidable succès d'Au revoir là-haut à mes yeux !

Quant au roman lui-même, il est passionnant, captivant et très instructif. Comme j'ai appris sur la fin de la Première Guerre Mondiale, sur la démobilisation qui fut une sacrée pagaille. Les soldats attendant des jours et des semaines pour rentrer chez eux, avec pour seule récompense pour "service rendu à la nation" 50 francs ou une tenue vestimentaire...

J'ai aussi découvert qu'après la guerre, il y eu un énorme chantier national pour déterrer les soldats morts et enterrés à la va-vite, dans l'urgence, pour les inhumer de nouveaux dans les cimetières aux croix bien alignées que l'on voit lorsque l'on visite les sites de cette guerre vers Verdun, dans l'Aisne, dans la Somme...

Evidemment, Au revoir là-haut éclaire aussi beaucoup sur les us et coutumes de l'époque, que ce soit chez les aristocrates, chez les politiques ou les nécessiteux. En fond, il y a la lutte des classes.

Et puis il y a l'aspect très romanesque de l'oeuvre qui rend celle-ci très agréable à lire et non pesante comme peuvent parfois l'être celles estampillées "historiques".

Ce roman est presque construit comme un polar (pas trop étonnant, puisque le thriller était jusqu'à ce livre la terre de prédilection de Pierre Lemaitre). Le suspense est bien présent et l'histoire est régulièrement ponctué de retournements de situation, de rebondissements qui garantissent un rythme qui ne faiblit jamais.

Enfin, il y a les personnages... Magistralement construits. Très attachants pour certains (Notamment Albert, Edouard, Madeleine aussi). Et détestables pour d'autres. Ah, cet affreux Henri Pradel ! Les protagonistes évoluent au cours de l'histoire et leurs courbes d'évolution semblent se croiser...  Les droits et honnêtes le deviennent moins, et les personnages qu'attire que pouvoir et argent se découvrent des sentiments. Mais, bien sûr, il y en a aussi pour qui l'on ne peut rien, ni le lecteur, ni l'auteur, et qui méritent les funestes destins qu'ils se sont dessinés.

Bref, je suis on ne peut plus enchantée par mon audio-lecture d'Au revoir là-haut et bien entendu, si vous n'avez pas encore lu ce livre... et bien vous savez ce qu'il vous reste à faire !

PS : A l'heure où je rédige ce billet, une adaptation ciné est annoncée pour cet été, avec Albert Dupontel dans un des rôles principaux !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 13 Juillet 2017

Thriller - Editions Livraphone - 7h40 d'écoute - 23.40 €

Parution d'origine en 2004.

L'histoire : Célèbre auteur de roman policier, Clarissa Gray vit retirée sur une île. Alors qu'elle dicte à son assistante la scène d'un meurtre qu'elle imagine pour son prochain roman, cette même scène se réalise le soir même, chez elle. Sauf que le cadavre disparaît très vite, lui laissant un carnet intriguant. Devant l'air dubitatif de la police, Clarissa décide de mener l'enquête elle même. Elle fera d'étonnantes rencontres, depuis les anges jusqu'à Dieu lui-même !

Lu par Sophie Barjac

 

Tentation : Le ptich

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Gilbert Sinoué est un auteur francophone égyptien. Je ne le connaissais pas alors que sa bibliographie est franchement impressionnante. Prolifique le Gilbert !

Je vous préviens, lecteurs archi- cartésiens, passez votre chemin ! Lecteurs qui criaient au scandale dès qu'il y a l'ombre d'un blasphème, distanciez-vous de ce roman ! Voilà, tout le monde est prévenu.

Ce polar/thriller a des airs d'Agatha Christie, Clarissa Gray faisant étrangement penser à une certaine Miss Marple. Le style est très british, voire même scottish, puisque c'est entre les Highlands et Glasgow que se déroule l'intrigue. Les noms des personnages, la façon dont ils s'interpellent et de s'expriment est "very cup of tea". Et tout cela est bien agréable et même enjolivé par la lecture très adéquate qu'en fait Sophie Barjac.

L'enquête commence de façon assez classique. Mais au fil des pages, le mystère s'épaissit vraiment et le suspens croît sans cesse ! Les échanges entre les personnages sont excessivement bien instruits en différentes sciences : la numérologie, l'histoire des religions, symbologie, et même sémiologie. Cela rend cette lecture vraiment intéressante.

Puis l'ensemble évolue vers l'ésotérisme, le surnaturel, le cabalisme etc...  Ce développement est très étonnant et surtout original, donc là aussi, plaisant et bienvenu.

Sauf que... j'y ai parfois perdu mon latin ! En effet, nombre de personnages bibliques, hébraïques, coraniques ou autre possède des prénoms sont difficilement mémorisables et souvent très proches phonétiquement. Certes, Jésus, Gabriel, Mahomet, Abraham ou Moïse, on les connait tous, mais pour les autres, c'est une autre histoire.

Le dénouement m'a aussi paru un peu tiré par les cheveux et quelque peu bâclé.

Il n'empêche, c'est surtout une autre approche des religions et des personnages qui les composent que Gilbert Sinoué nous propose dans cette intrigue. Une autre approche, mais aussi, un éclaircissement sur leur développement au cours des siècles et les conséquences dans le monde d'aujourd'hui.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Juin 2017

Roman SF - Editions Audilib - 6h d'écoute - 19 €

 

Parution d'origine en 1963

 

L'histoire : Y a-t-il des êtres humains ailleurs que dans notre galaxie ? C'est la question que se posent le professeur Antelle, Arthur Levain, son second, et le journaliste Ulysse Mérou, lorsque, de leur vaisseau spatial, ils observent le paysage d'une planète proche de Bételgeuse : on aperçoit des villes, des routes curieusement semblables à celles de notre Terre. Après s'y être posés, les trois hommes découvrent que la planète est habitée par des singes. Ceux-ci s'emparent d'Ulysse Mérou et se livrent sur lui à des expériences. Il faudra que le journaliste fasse, devant les singes, la preuve de son humanité...

Tentation : La dernière phrase du pitch !

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Mon humble avis : Enorme coup de coeur pour ce classique de la littérature française SF !

J'ai pris tellement de claques avec cette histoire que j'en ai encore les joues toutes rouges ! Lol !

Sérieusement, ce roman existe depuis "Ma" nuit des temps et je l'ai toujours boudé... parce qu'en voyant des extraits d'adaptations ciné ou télé, j'ai pensé que l'on avait là une aventure de série B grand spectacle hollywoodien. J'étais loin d'imaginer la portée tant littéraire, humaniste, anthropologique, philosophique de ce chef d'oeuvre, mea culpa !

Heureusement, il y a les livres audio qui m'amènent à me diriger vers d'autres horizons culturels... d'autant plus que la lecture faite par Bernard Gabay est tout simplement excellente.

Impossible dans un petit billet de blog de lister toutes les richesses de ce roman SF, et toutes les réflexions et méditations qu'il provoque dans l'esprit du lecteur.

A travers ce double voyage futuriste, Pierre Boulle, inverse les rôles. Sur Soror, planète en tous points pareille à la Terre, ce sont les singes qui détiennent le pouvoir, l'intelligence, l'écriture, la parole, la science... et les vêtements. Les hommes sont nus, réduits à leur dimension animale et vivent comme des sauvages au fond de la forêt, quand ils ne deviennent pas des cobayes pour la science ou des attractions de zoo. 

Sur Soror, trois races de singes se partagent la planète : les orang-outangs, les gorilles et les chimpanzés... Ce n'est pas sans rappeler les organisations terriennes divisées elles-aussi souvent en trois : le clergé, la noblesse, le tiers état... Ou encore, les blancs, les noirs et les asiatiques... Ce qui est presque "rassurant", c'est que les singes semblent se comporter guerre mieux que les terriens rapport à la tolérance, les préjugés, la distribution des rôles etc. A croire que la connaissance ne conduit pas toujours au mieux...

Bien entendu, personnellement, j'ai vu dans ce roman un manifeste de protection animale en avance sur son temps... Ulysse ne se révolte-t-il pas devant le sort ses compères humains, chassés comme des bêtes, traités cruellement par les singes, emprisonnés dans des cages ou encore, victimes des pires expériences scientifiques. Evidemment, lorsque l'on se met à la place de l'autre, on pense de suite différemment !

Dans cet écrit satirique, Pierre Boulle se penche bien sûr assurément sur la théorie de Darwin, et il explore et critique les sociétés et civilisations humaines qui s'endorment sur leurs lauriers et leurs certitudes mais surtout leur débordant orgueil et se font ainsi remplacer par d'autres.

En fait, la question majeure que pose ce roman est : qu'est-ce qui fait l'animalité ou l'humanité d'un autre et de ce fait, la domination des uns et l'asservissement des autres ?

La planète des singes est pittoresque à souhait. C'est vraiment un récit captivant, fascinant même et diablement profond et intelligent. Et encore, je passe sur toutes les références littéraires ou linguistiques que l'on peut découvrir en cherchant un peu. J'évoque vite fait les réflexions sur la science, la sagesse, le savoir et bien d'autres sujets encore.

Bref, j'ai été bluffé par cette découverte littéraire qui est pour moi un véritable choc jusque dans son double dénouement on ne peut plus inattendu ! Une pure et grandiose révélation ! Je suis juste déçue qu'il n'y ait pas de suite à cette histoire... qui a aussi tout du conte intemporel... et qui, de fait, prend encore tout son sens si on l'applique à notre époque mouvementée... La planète des singes, écrit il y a plus de  50 ans...

 

 « Des hommes raisonnables ? Des hommes détenteurs de la sagesse ? Des hommes inspirés par l’esprit ?... Non ce n’est pas possible ; là, le conteur a passé la mesure. » (Phyllis, presque dernière phrase du roman)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Mai 2017

Roman - Editions Gallimard - 9h30 d'écoute - 24€90 (Existe aussi en format poche)

 

Parution en 2010

L'histoire : Le récit, à la première personne du singulier d'une enfance africaine, celle de Michel, 10 ans, qui vit à Pointe Noire au Congo Brazzaville. Et l'on peut supposer que ce récit est fortement autobiographique.

 

 

Lu par Alain Mabanckou Himself !

Tentation : J'aime beaucoup l'homme Mabanckou

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

Mon humble avis : Déjà, je peux dire que le fait que ce livre audio soit lu par Alain Mabanckou lui-même apporte une réelle plus-value à cette écoute. Qui mieux que lui pour donner voix à Michel, que je "soupçonne" être l'auteur dans son enfance, avec son petit accent africain qui apporte l'exotisme et les intonations nécessaires à cette histoire ? Sans doute, une lecture papier m'aurait moins convenue.

Nous sommes au Congo Brazzaville dans les années 70 et plus particulièrement à Pointe Noire. Le Congo est indépendant depuis une dizaine d'année et est devenue une république populaire communiste.

Et dans un quartier de Pointe Noire, il y a Michel, qui a environ 10 ans, il est à l'école primaire. Il nous raconte sa vie à cette époque-là, en attendant d'avoir 20 ans !

Le petit garçon narre tout cela un peu en suivant la technique de l'escargot... En élargissant de plus les champs de son récit. Il y a Michel dans sa famille, avec Maman Pauline, Papa Roger, Oncle René etc... Michel dans son quartier, avec ses copains, son amoureuse, les boutiquiers et les cancans. Michel dans la ville. Michel dans son pays, le Congo. Michel dans le monde, grâce à la littérature, la radio et ce que disent les adultes. Michel l'universel, car il nous parle d'Amour. Et Michel le céleste, car ses deux soeurs montées au ciel sont présente sdans ses pensées.

Michel s'interroge donc sur de multiples sujets et analyse ceux-ci du haut de ses dix ans. Il y a le communisme, le marxisme, l'ingérence européenne dans la politique africaine, l'IVG, le Shah d'Iran, Mère Theresa, de Gaulle, San Antonio, le scandale des diamants de Bokassa/Giscard, Mesrine, les dictateurs des pays africains. C'est donc aussi un état des lieux africain et international des années 70 que Michel partage avec nous et nous permet quelques révisions d'Histoire.

Dans ses pérégrinations, Michel rencontre Petit Piment, qui deviendra le héro d'un roman suivant d'Alain Mabanckou.

Michel découvre aussi Arthur Rimbaud, Le petit prince, le chanteur à moustaches (alias Brassens). J'ai été étonnée de constater que des gamins de cet âge et du bout du monde paraissent mieux connaitre la littérature française que nos propres enfants.

Demain j'aurais vingt ans est aussi une plongée dans la vie quotidienne africaine, avec sa culture, ses coutumes, ses croyances, ses légendes. 

Le tout est conté d'un ton assez enfantin et ingénue mais empreint d'un réel et surprenant pragmatisme de la part de l'enfant. Humour, tendresse et fraicheur rendent ce voyage au pays de l'enfance très vivant et très imagés.

Mais de mon côté, j'y ai trouvé certaines longueurs et répétitions. Et je réalise que les romans à la première personne du singulier quand il s'agit d'un enfant ne me fascinent plus comme avant.

Même si un retour en enfance ne peut faire que du bien. D'ailleurs, Demain j'aurais vingt ans est quelque part un feel good novel que vous apprécierez certainement !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 15 Avril 2017

Résultat de recherche d'images pour "3 femmes puissantes livre audio"Roman - Editions Audible/Gallimard - 9h15 d'écoute - 28.40 €

 

Parution d'origine en 2009 (Existe aussi en format poche)

L'histoire : Trois récits, trois femmes qui disent non. Elles s'appellent Norah, Fanta, Khady Demba. Chacune se bat pour préserver sa dignité contre les humiliations que la vie lui inflige avec une obstination méthodique et incompréhensible. 

 

 

Tentation : Pourquoi pas ?

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Alors, comment évoquer cette oeuvre couronnée du Prix Goncourt 2009, qui malgré quelques qualités, ne m'a pas franchement séduite ?

Pour être honnête, je pense qu'en lecture papier, j'aurais sans doute abandonné le livre. Mais en lecture audio, comme je me baladais en même temps, le fait de ne pas toujours accrocher m'importait moins. Et pourtant, la lecture en elle-même, par Dominique Blanc est certes très claire, mais assez académique, donc n'aide pas à l'accroche non plus. Mais c'est aussi la nature du texte qui impose ce style de lecture. Donc bref...

Trois histoires, trois portraits de femmes africaines, en France ou en Afrique.

Norah, la première, est rappelée au pays par un père acariâtre pour défendre son frère, emprisonnée pour meurtre. Norah est avocate. Pour elle, retrouver sa dignité sera de d'affronter et de dépasser la tyrannie psychologique de son père, tyrannie et humiliations qu'elle a toujours subies. Ce portrait n'est pas inintéressant mais s'arrête là où il pourrait devenir captivant.

La deuxième, c'est Fanta. Elle a épousé un français. C'est tout ce que j'ai compris de son histoire qui m'a semblé être plus celle de son mari et qui m'a franchement barbée.

Khady Demba est la troisième. Tout juste veuve, elle est envoyée sur la route pour l'Europe par sa belle-famille qui fait d'elle une candidate à l'immigration clandestine dans l'espoir de recevoir de l'argent en retour. Cette histoire-là, tragique m'a plus touchée que les deux autres et s'est même révélée intéressante, nous livrant ainsi le parcours du combattant de ces hommes et ces femmes avant de parvenir devant les barbelés espagnol.

Mais que de longueurs dans tout cela, que de répétitions !

Par contre, il faut avouer que la langue, l'écriture, le styles sont vraiment magnifiques. Et c'est plaisant d'écouter un si joli Français. Les secrets se découvrent progressivement, tout comme les lieux, que l'on devine grâce à quelques indices mais qui ne sont cités qu'en milieu d'histoire. Mais le descriptif des émotions fut aussi beaucoup trop présent et détaillé pour moi.

Je retiendrai donc une belle plume, mais rien de plus, ce qui fait que je ne pense pas relire cette auteure. Il semble que ces écrits ne soient pas pour moi !

 

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Rédigé par Géraldine

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