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Publié le 29 Mai 2020

L'affaire cendrillon, polar, thriller, hollywood, Mary Higgins Clark, avis, blog, chronique, livre audio

Thriller -  Editions Audiolib - 9h11 d'écoute - 22.90 €

Parution d'origine chez Albin Michel en 2015

L'histoire : Laurie Mauran, productrice d'une émission de télévision que revient sur des meurtres jamais élucidés, se penche sur l'Affaire Cendrillon...

Ce cold case remonte à 20 ans. Suzanne, une belle étudiante est retrouvée morte à Hollywood alors qu'elle aurait du se trouver à un casting pour un premier rôle.

Laurie et ses collègues reprennent donc l'enquête à zéro, en s'appuyant sur l'entourage de l'époque de Suzanne. Ce qui va évidemment réveiller certaines personnes qu'il vaut mieux laisser dormir...

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib et donc ma PAL audio.

 

Mon humble avis : Depuis toujours, je préfère lire des auteurs vivants que morts. Et depuis des années, je les empile dans ma PAL. Sauf que les écrivains sont comme tout le monde, ils décèdent aussi... J'ai donc de plus en plus de livres orphelins dans mes PAL papier et audio... Voilà pourquoi j'en ai sorti ce thriller, écrit mains de Mary Higgins Clark 'décédée récemment) et d'Alafair Burke. Ce titre ne doit être que le 3ème que je lis de la reine du crime américain. Donc je ne suis pas grande connaisseuse de cette grande dame de la littérature à suspense.

Mon audiolecture fut très agréable et franchement réussie. Les décors sont bien plantés, les personnages variés et bien campés, le style agréable malgré quelques passages ou dialogues que j'ai perçus comme étant un peu "nunuches". Disons que ce roman est très classique dans le genre et par rapport à d'autres thrillers qui jouent horriblement (dans tous les sens) avec vos nerfs, celui-ci m'a paru comme un peu désuet, mais d'une désuétude agréable, reposante

Il n'empêche, cette intrigue est diablement efficace, rondement menée et construite avec maestria, jusqu'en ses moindres recoins. C'est vraiment une histoire à tiroirs et régulièrement, la suspicion du lecteur change de cible parmi les protagonistes de l'affaire, et ceci, quasiment dès le début. D'autant que l'écrivaine ne tarde pas à ajouter quelque nouveau cadavre dans l'équation.

Si quelqu'un découvre ou a découvert le nom du tueur avant la fin, et bien qu'il me le dise !

Un bon moment de lecture doté d'un excellent suspense, à ne pas bouder donc, surtout en cette période estivale approchante et propice aux lectures plus légères !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 21 Mai 2020

Récit - Editions Thélème - 5h38 d'écoute - 17 €

Parution d'origine chez Belfond en 2009

Le sujet: Haruki Murakami est très connu comme écrivain japonnais. Il l'est moins en tant que sportif amateur, coureur de fond... Murakami "collectionne" les marathons et triathlons (et même un ultra-marathon de 100 km ! ) depuis plusieurs décennies. Il nous livre ici ses réflexions de coureur de fond et d'auteur comme deux parallèles qui, à l'horizon, se rejoignent pour former sa vie.

Tentation : Curiosité

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : J'imagine que certaines de mes blogo copines doivent être très surprises de trouver ce titre sur mon blog... En effet, avec celui-ci, je suis aux antipodes de ma zone de confort.

Et pourtant, ce "récit, ouvrage, témoignage, autobiographie", bref, cet OVNI littéraire m'a plu. J'espérais y trouver un quelque chose... et victoire, ce quelque chose, je l'ai ressenti et entendu.

Peu importe que vous soyez sportifs ou non pour lire ou écouter ce texte... Puisque, même si Murakami se garde bien de donner des leçons de vie ou de bien être, la portée de ses lignes vont bien plus loin que les foulées d'un coureur. Et il me semble que rare sont les livres qui offrent autant de liberté d'interprétation individuelle que celui-ci. Chacun peut le lire en fonction de ce qu'il est.

J'avoue, le titre peut paraître rébarbatif, d'ailleurs quelques passages le sont mais cela ne m'a pas gênée. Je déteste courir... mais j'aime marcher... sans zèle ni acharnement cependant, pas au point de n'en plus pouvoir... Même s'il m'est arrivé dans la vie de surmonter de sacrés défis et de sacrés montagnes. Je marche pour le plaisir dans la nature, et pour l'activité physique régulière chez moi, sur mon tapis de marche. C'est donc évidemment en marchant que j'ai écouté ce texte de Murakami.

Avec humilité, il y détaille ses entraînements, ses courses, ses ressentis, ses douleurs, ses euphories, la place qu'il laisse dans sa vie à la course à pied et à l'écriture de romans... Deux activités qui demandent de la constance, de l'opiniâtreté, de la pratique, une certaine rigueur de vie, le tout sur le long terme. Bref, il est vraiment question d'endurance !

Voici comment j'ai interprété mon audio lecture : le course de fond, le plaisir de Murakami, même s'il y a douleurs, échecs... Mais cela n'a rien d'obligatoire dans sa vie. L'écriture, son travail et gagne-pain qu'il a eu la chance de choisir et de pratiquer avec plaisir. Deux activités pourtant solitaires, mais qui amènent à certaines rencontres et conduisent à une routine et obligent celui qui les pratiques à des choix.  Mais pour moi, ces deux activités sont comme des allégories de la vie de chacun, avec ses aléas, ses épreuves et ses succès etc... On marche ou on court dans sa vie, mais on avance. Comme dans le texte, il y a des moments qui semblent pénibles et répétitifs, mais dont on tire des leçons pour les prochaines fois. Murakami incite ici chacun à se questionner sur notre pourquoi. Pourquoi fait-on les choses, que celles-ci soient incontournables, obligatoires ou qu'elles restent un loisir ? Oui, pourquoi les fait on alors qu'elles nous demandent parfois tant d'efforts, nous infligent douleurs, doutes, parfois déception avant le plaisir, l'euphorie, la réussite. Qu'est-ce donc qui nous meut lorsque rien ne nous y oblige ?

Ce que l'on fait dit beaucoup de ce que nous sommes, aussi, effectivement, il y a un aspect autobiographique (autoportrait) dans ce texte, ou Murakami le discret met en lumière un pan inconnu de lui... et qui dit beaucoup de ce qu'il est.

En tout cas, si pour un coureur de fond l'essentiel est de ne pas marcher, pour un marcheur de la vie, le principal est de ne pas s'arrêter, de ne pas s'asseoir !

Quoiqu'il en soit cette étrange audiolecture cumulée à ma marche a été comme hypnotique et ma donné des ailes, de la force dans les mollets tout en activant ma spiritualité !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 15 Mai 2020

Claudine à Paris, Colette, Littérature Française, avis, chronique, blog, édition thélème, Isabelle Carré, livre audio

Roman - Editions Thélème - 4h55 d'écoute - 19 €

Parution d'origine en 1901

L'histoire : Claudine et son père viennent de quitter la province de Montigny pour s'installer à Paris. La jeune fille de 17 ans, tout d'abord nostalgique de sa campagne s'habitue pas du tout à la vie de la capitale. Puis, avec son neveu Marcel et Renaud, le père de celui-ci, donc son oncle, elle va se créer un nouvel univers et quitter au fur et à mesure l'insouciance de l'adolescence.

Tentation : Curiosité culturelle et littéraire

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Une audiolecture plus par curiosité littéraire que par réelle envie... Mais je n'avais pas lu de "Colette" depuis le collège me semble-t-il, il me fallait donc remédier à cette lacune. Donc pourquoi pas "Claudine à Paris" pioché à la bib... Ce roman a d'abord paru signé par "Willy", l'époux d'alors de Colette, qui l'utilisait comme "nègre".

L'excellente interprétation qu'Isabelle Carré donne du texte de Colette m'a vraiment enchantée. Quelle vie et quelle énergie dans ces mots. Le style de Colette m'a plus qu'enthousiasmée : je me suis délectée de sa finesse, de ses facéties, de sa richesse, de sa musicalité, de son insolence qui n'empêche pas une subtile élégance. Pour ces raisons-là, je ne regrette pas mon excursion dans l'univers de Colette.

Claudine à Paris est la suite de Claudine à l'école, roman que je n'ai pas lu... puisque je ne savais pas. Dommage, mais tant pis ! Mais pour être honnête le contenu même de l'histoire ne m'a pas passionnée, parce qu'il n'est pas du genre de ceux qui m'extasient.  Mais il faut reconnaître que la description du Paris de 1900, de ses us, coutumes et moeurs reste intéressante comme cadre de fond. J'ai été étonnée que Colette évoque l'homosexualité si tôt dans son oeuvre et à cette époque.  Une audio lecture qui enrichit donc un peu culturellement mais qui pour moi, n'a rien eu de passionnant, ni d'émouvant ! Oui,  l'histoire Claudine à Paris m'a laissée tout à fait neutre émotionnellement.

La suite de la vie de Claudine est contée par d'autres romans. 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 9 Mai 2020

Roman - Editions Audiolib - 9h02 d'écoute - 22.90 €

Parution d'origine chez J.C Lattès en 2017

 

L'histoire : Le Havre, 1940... La dêbacle, l'Exode, puis le retour au Havre, pour deux soeurs Emilie et Muguette, leurs enfants alors que leurs époux sont au front. L'occupation allemande et les bombardements des alliés. A travers ce roman, c'est l'histoire de deux familles, leur quotidien fait de privation et de peur, que l'on suit durant les cinq ans de la Grande Histoire.

 

Tentation : Ma récente lecture "Les guerres intérieures" de la même auteur

Fournisseur : Bib N°4

 

Mon humble avis : Effectivement, mes copines blogueuses ne m'ont pas trompée. Quel roman ! Quelle force et puissance dégage-t-il ! Bien sûr, il prend aux tripes et noue la gorge devant l'horreur du quotidien vécu pendant 4 ans par les Havrais durant la Seconde Guerre Mondiale.

Je savais que la ville du Havre avait particulièrement souffert pendant cette guerre et qu'elle avait été complètement démolie à coup de largages de bombes. Mais j'ignorais le reste, le comment, le pourquoi, le par qui... et ce l'enfer que cela représentait pour ses habitants. 

De sa plume si juste et délicate, Valérie Tong Cuong laisse chacun des protagonistes s'exprimer au fil de chapitres qui leurs sont dévolus. Joffre, le mari d'Emilie, revenu traumatisé du front, et qui semble s'adapter aux occupants sans rébellion. Emilie qui ne reconnait plus son époux et qui se bat pour maintenir toute la grande famille, la sienne et celle de sa soeur, à flots : c'est à dire en sécurité et avec une assiette rationnée. Muguette, atteint de la tuberculose qui, du fond de son sanatorium, accepte que ses deux enfants, Joseph et Marlyne, soient envoyés en Algérie pour y être protégés. Jean et Lucie, les enfants d'Emilie et Joffre, qui quittent l'enfance bien trop vite et prennent des risques pour améliorer le quotidien familial.

A travers cette saga bouleversante, Valérie Tong Cuong montre tout ce que l'on peut faire par amour : se dépasser soi-même, se séparer de ses enfants, se taire, ne pas paraître tel que l'on est au fond de soi, mentir... Oui, par amour, quitte à renoncer à l'amour de ses proches, il faut apprendre à mentir.

Je conseille chaleureusement ce roman qui certes vous malmènera, mais vous remettra en mémoire une page d'Histoire et le destin d'une ville, Le Havre rarement développé à ce point dans les manuels. Et pour celles et ceux qui ne manquent de rien d'essentiels dans cette étrange époque que nous vivons, "Par amour" permet vraiment de relativiser sur nos difficultés et restrictions actuelles. Un beau et grand roman, vraiment !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 25 Avril 2020

Ray Bradbury, Fahrenheit 451, roman, SF, Science Fiction, anticipation, dystopie, avis, blog, chronique, littérature

Roman SF - Editions Ecoutez Lire - 5h03 d'écoute 

Parution d'origine en France chez Denoël en 1955

L'histoire :  451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres, dont la détention est interdite pour le bien collectif.  Guy Montag est donc un pompier pyromane... Jusqu'au jour où sur un chantier, il dérobe une fois de plus un livre, qui rejoint les autres qu'il cache soigneusement chez lui. Mais ce livre là changera sa vie, car il l'ouvrira, le lira et commencera à comprendre beaucoup de choses. Montag devient alors la cible principale de ses collègues, et se lance dans une course poursuite... vers la liberté !

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Je ne lis pas souvent de SF simplement parce que c'est un genre littéraire que j'ai découvert comme tel via la blogosphère et que depuis, ma PAL s'est empli de centaines de romans plus conventionnels. Et pourtant, à chaque fois que découvre un classique de cette littérature SF, je me prends une véritable claque, un choc qui m'amène à vénérer ma lecture. D'ailleurs, j'ai écouté ce livre en audio, mais je prévois me le procurer en format papier, afin d'en relire certains passages, au gré de mes envies.

Je ne vais pas faire une étude sur ce texte sur lequel tout à déjà été dit (remarque, je n'ai jamais la sensation d'en faire), mais vous inciter à le découvrir de toute urgence si ce n'est pas déjà fait. C'est un bijou, un véritable chef d'oeuvre, si dense et intense dans ses dénonciations, ses craintes, ses analyses sociétales, même si ici, on est supposé être dans un avenir plus ou moins proche.

Fahrenheit 451 équivaut à 232.8 degrés Celcius, et c'est le point d'auto inflammation du papier, donc évidemment des livres. Dans cette dystopie, Bradbury a imaginé une société où posséder un livre serait un crime et le lire, encore plus. Les pompiers n'existent plus pour éteindre les feux, mais pour les provoquer, à chaque découverte de stocks de livres. Les livres brûlés ne sont pas une "nouveauté", moult doctrines et religions l'ont fait de par l'histoire, par esprit de censure, n'autorisant au peuple que des lectures précises. Ici, c'est mondial et aucun livre n'est épargné.

Dans ce roman aucune religion ni idéologie purement dictatoriale pour remplacer les livres, ces objets si dangereux puisqu'ils amènent les citoyens à penser, à réfléchir, à connaitre autre chose que ce dont la société les abreuve. Juste la dictature sociétale ; celle du divertissement à outrance, de l'abêtissement qui vous est servi sur un plateau et qui vous envahit tellement de toute part qu'il devient l'unique vérité, l'unique réalité, l'unique possibilité. Donc aucune sensation de domination, de manque de liberté, de malheur, de peur ou autre... En fait, plus vraiment de bonheur à part celui de la consommation et de la vacuité cérébrale. Puisque l'on imagine même plus que l'on puisse penser. Donc plus aucun souci dans la vie, plus aucune réflexion, plus aucune remise en question... mais plus de choix non plus.

Comme à chaque lecture de ce type, je suis estomaquée par l'imagination ultra visionnaire de ces auteurs. Bradbury a écrit Fahrenheit 451 en 1953 (en pleine période du maccarthysme aux Etats Unis)  et l'action est sensée se dérouler environ cinquante ans plus tard, donc il y environ vingt ans. Dans les habitats qui se ressemblent tous, les Hommes sont fascinés par leurs murs qui sont devenus des écrans... Les murs parlent et on parle au mur qui apporte tout à domicile : divertissements, informations, voix diverses, publicités... Les voix des murs deviennent la famille... Et en 2020, où en sommes-nous avec nos réseaux sociaux, nos amis FB, instagram, nos conversations par écrans interposés... Bref, ce n'est qu'un exemple d'anticipation parmi tant d'autres figurants dans cette histoire, mais vraiment, c'est bluffant.

Alors, vite, ruez-vous sur ce roman pendant que nous en avons encore le droit. (dès que les librairies seront réouvertes) Fahrenheit 451 est vraiment puissant, passionnant, captivant. Il y fait l'apologie de la liberté de penser, de la liberté d'expression, de la liberté de choisir sa culture, de la liberté de choisir son activité de détente ou son moyen d'apprentissage. Et, surtout, c'est une ode à la mémoire. La mémoire de l'histoire et de la culture, que celle-ci soit écrite ou orale... mais cette mémoire que rien ne peut enflammer ni éteindre. Magistral, vraiment. Un énorme coup de coeur trop énorme pour décrire vraiment mon enchantement littéraire !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 21 Avril 2020

Thriller, polar, littérature, Nous étions des hommes, Gilles Legardinier, avis, chronique, blog, Alzheimer, dépôt de brevets

Thriller - Editions Lizzie -  11h32 d'écoute - 18.90 €

Parution d'origine aux éditions Fleuve Noir en 2011

Le sujet : En Ecosse, le docteur Kinross et la généticienne Cooper travaillent sur la maladie d'Alzheimer... La maladie galope, atteint des personnes de plus en plus jeunes, comme une épidémie. Aux quatre coins de globe, des carnages se multiplient dans des lieux relativement clos... Comme si des hommes s'étaient entre-tués dans une soudaine folie meurtrière. Kinross et Cooper font une découverte scientifique qui bouleversera la médecine et les connaissances sur l'Alzheimer. Mais leur découverte intéresse beaucoup trop de monde, et pas forcément pour les bonnes raisons. A qui faire confiance ? C'est une course contre le temps et contre la mort qui commencent pour Scott et Jenni !

Tentation : 4ème de couv'

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Je connaissais Gilles Legardinier comme auteur de comédies/romances, j'ignorais totalement qu'il officiait aussi dans le domaine du thriller jusqu'à cette trouvaille dans le rayon "audio" de ma bib'.

Et bien trouvaille bien heureuse ! Car "Nous étions les hommes" se lit ou s'écoute très bien. Construit à merveille, il captive du début à la toute fin, et nous amène à nous attacher aux personnages (dont certains sont vraiment mystérieux), et à méditer sur notre forme de vie, en tant qu'humain. Humain qui veut ou qui doit toujours plus, et qui, pour cela, modifie à tort son cadre de vie et son rapport à la nature... qui court à sa perte. J'ai écouté ce roman en début de confinement et me suis demandé si l'idée était bonne car la maladie d'Alzheimer y est tout d'abord présentée comme pouvant basculer dans la pandémie. Mais j'ai poursuivi et l'auteur m'en a donné raison, car l'histoire est bien plus complexe que cela et elle est franchement intéressante, même s'il m'a semblé qu'il manquait un maillon d'explication scientifique... mais peut-être est-ce mon attention qui m'a joué un petit mauvais tour.

Quoiqu'il en soit, Gilles Legardinier nous emmène tout d'abord en milieu hospitalier auprès des patients atteints d'Alzheimer... Et qui approchent du basculement... Le basculement est cet instant où le patient perd totalement sa mémoire et ce qui fait de lui un être humain... C'est fort à lire et ce sujet est rendu moins dur du fait qu'il est glissé dans une intrigue de thriller, ce qui, par ailleurs, est très original.

Ensuite, l'auteur nous fait découvrir un autre monde. Celui des découvertes scientifiques, des dépôts de brevets, et surtout du gigantesque trafic d'ampleur internationale qui entourent et menacent ces brevets déposés. Certes, un lecteur lambda comme je suis peut facilement imaginer l'appétit vorace des laboratoires pharmaceutiques, mais en fait, les amis, cela va bien plus loin, et c'est terrible ! Car oui, des découvertes révolutionnaires, que ce soit dans le médical, l'alimentaire, les télécommunications voient parfois leur mise à jour et leur accès au grand public empêchés par des personnages peu scrupuleux et très spéculatifs.

Avec tous ces bons ingrédients, Gilles Legardinier nous offre là un thriller original, bien documenté et donc très intéressant, parfaitement maîtrisé dans sa narration. Et dont le sujet principal est certainement l'éthique, sujet qui semble hélas être souvent une espèce menacée.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 11 Avril 2020

Roman - Editions Audiolib - 3h49 d'écoute - 17 €

Parution d'origine aux éditions du Seuil en août 2017

L'histoire :  En 1935, Edmond Charlot, 20 ans, ouvre une librairie à Alger avec la volonté de promouvoir de jeunes écrivains de la Méditerranée sans distinction de langue ou de religion.
En 2017, Ryad, 20 ans, étudiant à Paris, n'éprouve qu'indifférence pour la littérature. De passage à Alger, il doit vider de ses livres un local, tâche qui est étrangement compliquée par la surveillance du vieil Abdallah.

 

Tentation : La blogo à l'époque de sa sortie

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Aie, j'attendais beaucoup de ce roman... Et finalement, je n'ai pas accroché, il ne m'a pas captée et donc pas captivée non plus.

Pourtant, "Nos richesses" a vraiment trouvé un lectorat charmé et ému par ses pages et éblouis par le style de l'auteure lors de sa sortie il y a un peu plus de deux ans. Ce livre doit être bien, mais pas pour moi, pas en ce moment, ou pas en format audio. Je n'ai pas la réponse.

Nos richesses revient dans l'Histoire, à l'époque ou Edmond Charlot, petit libraire éditeur d'Alger, publie les premiers textes de celui qui deviendra si grand que presque mythique : Albert Camus. Alors oui, j'ai apprécié que mes oreilles soient caressées à l'évocation de telles pointures : Camus, Giono, Gide, Vercors etc. Ce furent-là mes seules émotions de lectrice. Il y avait aussi des noms qui ne m'évoquaient rien.

Certains passages m'ont intéressée et parvenaient à contenir mon attention. Comme les conditions de vie et de l'édition à Alger durant la deuxième Guerre Mondiale, la montée de la gronde, puis la guerre d'indépendance de l'Algérie.Le tout, via le journal imaginaire de Charlot. Mais problème pour moi, j'ai souvent eu l'impression d'écouter une longue liste de dates et d'événements locaux ou internationaux, donnés dans le désordre, entrecoupés par le roman mais qui, au final, me semblait ressemblait à une longue litanie. Je n'ai pas saisi l'utilité ni le rôle réel de certains personnages. L'aspect romanesque de ce livre n'est pas assez approfondi. Ce roman est certainement un bel hommage aux pionniers de l'édition à certaines époques et à ces hommes liés à la résistance. Mais je me suis ennuyée, je ne suis pas le bon public pour ce style littéraire. Bon j'avoue, la toute fin, voire la dernière phrase, m'a surprise en bien et m'a marquée. Une belle pirouette de l'écrivaine.

 

l'avis de Sylire

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 3 Avril 2020

La disparition de Stéphanie Mailer, roman, Joël Dicker, avis, blog, chronique

Roman - Editions Audiolib - 18h21 d'écoute - 25.90 €

Parution d'origine aux Editions de Fallois en juin 2018

L'histoire : 2014, dans les Hamptons, Jesse, policier surnommé "100%" (d'affaires résolues), se prépare à une retraite anticipée, pour vaquer à d'autres projets. Sauf qu'une journaliste, Stéphanie Mailer, lui dit qu'il n'est que 99%. Celle-ci enquête en effet sur le quadruple meurtre qui eut lieu 20 ans plus tôt dans la station balnéaire tranquille Orphéa. A l'époque, le maire de la ville, son épouse, son fils et une joggueuse qui passait par là ont été froidement assassinés. L'enquête avait alors été bouclée par Jesse et son collègue Derek. Le lendemain, Stéphanie Mailer est portée disparu... Son corps retrouvé noyé dans un lac quelques jours plus tard. Jesse reporte sa retraite, et avec Derek et Anna, nouvelle recrue policière de la commune, rouvre le dossier empoussiéré... Il y a 20 ans, ils n'auraient pas vu ce qui étaient devant eux, assurait Stéphanie Mailer. Le trio d'enquêteur n'est pas au bout de ses surprises dans cette enquête si mystérieuse qui n'est pas sans danger.

 

Tentation : J'aime beaucoup cet auteur

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Depuis son premier roman (couronné Goncourt), La vérité sur l'affaire Harry Quebert, le succès de Joël Dicker ne se dément pas et chacun de ses nouveaux ouvrages sont des phénomènes éditoriaux (le dernier en date devait sortit le 25 mars dernier (mais vu les circonstances.... on ne sait plus quand), oui, j'ai toujours un livre de retard avec Dicker !)

Je ne suis pas du fan des romans pavés, mais pour Dicker, je fais une exception toujours en format audio... parce qu'il le vaut bien.

Une fois de plus, l'histoire que nous raconte Joël Dicker est passionnante, captivante, addictive. Diablement efficace et magistralement construite et bien pensée. Les personnages sont très nombreux, mais ne conduisent à aucune confusion. Très différents les uns des autres, on ne peine ni à les reconnaître ni à les situer dans le déroulement des faits, d'autant que l'auteur n'hésite pas à faire de courts rappels de temps en temps. Très bon point pour Dicker, le lecteur n'est jamais perdu dans les méandres de l'investigation ! Les pistes foisonnent, parfois n'aboutissant nulle part, se contredisant ou se recoupant à d'autres pour aboutir à la vérité après une enquête tortueuse que l'on suit avec grand intérêt. A de multiples reprises, je me suis envisagée "plus intelligente" ou plus "intuitive" que notre trio d'enquêteurs bien attachant, mais en fait, non. De toutes les solutions que j'avais envisagées, aucune n'était la bonne ! Bref, sur le fond, cette audio lecture m'a enchantée. Oui, mais alors pourquoi pas un coup de coeur ?

Parce qu'avec ce roman ci, j'ai vraiment senti des longueurs inutiles et quelque part lassantes, au point que dans la dernière ligne droite, j'avais hâte d'en finir avec cette disparition de Stéphanie Mailer... Certes, pour en connaître l'issue, mais aussi pour passer à autre chose. Joël Dicker recourt beaucoup aux digressions. D'accord, celles-ci permettent d'étoffer les personnages, en leur donnant véritable passé et destin personnels (etc.), mais est-ce vraiment utile dans cette enquête ? Non. De même, des descriptions comme "elle ferma la portière de sa voiture de la main droite, car dans la gauche, elle portait son gobelet de café encore fumant", m'ont un peu saoulée. 

Revenons sur la profusion des personnages et le style littéraire de l'auteur... Sujets sur lesquels je me suis "interrogée". Les romans de Dicker, tous aussi événementiels les uns que les autres, sont des enquêtes... Et pourtant, ils ne sont pas rangés dans les rayons polars/thrillers des librairies ? Je me demande pourquoi ? Parce que les thrillers sont un genre moins reconnu du monde littéraire, qui attire donc moins l'attention des médias, des Prix ? Ou est-ce la présence de nombreux protagonistes (et leurs histoires personnelles) qui ne sont pas liés à l'enquête qui permet à Dicker de placer son oeuvre au milieu de celles de ses confrères de littérature générale ? Si vous avez votre idée sur la question, je la veux bien.

Quoiqu'il en soit, malgré mes petites réserves sur des longueurs et digressions inutiles, La disparition de Stéphanie Mailer reste un grand roman, excellent... A lire ou à écouter, au choix !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 18 Mars 2020

Roman, Eléphant, Martin Suter, Littérature suisse, avis, blog, chronique, livre audio, lecture audio

Roman - Editions Audiolib - 8h07 d'écoute - 22.90 €

Parution d'origine chez Christian Bourgeois Editeur en août 2017

 

L'histoire : Dans la grotte où il dort près de Zurich, Schoch, un sans abris, découvre un jour un minuscule éléphant rose, luminescent dans la nuit. Croyant d'abord à un mauvais tour de l'alcool, Schoch pense ensuite qu'il s'agit d'un jouet. Mais non, l'animal est bien vivant... mais malade. Schoch emmène l'éléphant à la clinique vétérinaire de la rue. Valérie, la véto, va aider Shcoch a protéger l'étrange animal de ceux qui le cherchent, de ceux qui l'ont génétiquement produit, et qui sont prêts à tout pour le récupérer...

Tentation : La 4ème de couv

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Je ne suis que partiellement emballée par cette lecture, qui ne manque pas d'intérêt mais qui déçoit tout de même un peu lorsque l'on a pris connaissance de la véritable 4ème de couv qui évoque "un conte aussi fantastique que réaliste".

Aussi, j'espérais plus de fantastique, de fantaisie, de situations rocambolesques. Je m'attendais même à rire. Erreur, c'est un roman sérieux même si le point de départ est, acceptons le, tout de même fantasque.

Le monde s'accorde pour donner à l'éléphant rose un rôle de fantasme collectif et aussi celui du symbole lorsque quelqu'un perd la tête, que ce soit sous emprise de l'alcool ou par enthousiasme... "Mais oui, tu vois des éléphants roses" !

C'est par cet animal, mais en miniature, que Martin Suter rend bien réel, que l'auteur alerte sur les dangers et les abus des manipulations génétiques sur les animaux. L'intention est bonne, la réalisation pêche un peu pour moi. Déjà, par manque de rythme (bon, nous sommes en Suisse et l'auteur est helvétique, ceci explique peut-être cela), et l'interprétation assez monotone de Samuel Labarthe ne donne pas beaucoup de vie à l'histoire.

En fait, une partie du roman m'a barbée... Celle où il est question justement de l'équipe de chercheurs véreux, soutenue par un grand groupe chinois tout aussi véreux, de l'insémination artificiel d'un foetus modifié dans une éléphante, de la suite de la gestation... Et toute l'enquête de ce méchant Mr Roux aidé d'un mercenaire chinois dans la recherche du petit éléphant... Ceci m'a semblé long, répétitif et qui plus est, dans un désordre chronologique fatiguant.

Par contre, j'ai été émue par les portraits que dresse Martin Suter de ses hommes et femmes sans domicile fixe, de leurs sensations et philosophie de vie. Je pense que l'auteur est juste dans ses descriptions et qu'il parle avec le coeur.

Et, évidemment, vous vous en doutez, j'ai beaucoup aimé la relation qui se noue entre Schoch et le petit éléphant rose, sous la houlette de la vétérinaire Valérie. Car quand il est question d'animaux à sauver de méchantes griffes ou de vils intérêts, vient toujours la question de savoir, au final, qui de l'animal ou de l'homme, sauve vraiment l'autre ? Car lorsque l'animal entre dans une vie... Il en modifie la perspective. 

Donc, à prendre dans ce roman : de belles relations humaines et animales, et la dénonciation de la modification génétique sur les animaux, de même que leur commerce illicite ou de la maltraitance dont ils peuvent être victimes. Pour le reste, donc surtout la forme peut-être, je manque un peu d'enthousiasme !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 12 Mars 2020

jim harisson , péchés capitaux, littérature américaine, avis, chronique, blog, livre audio

Roman - Editions Thélème - 9h57 d'écoute - 23 €

Parution d'origine chez Flammarion en 2015

 

L'histoire :  L'inspecteur Sunderson, désormais à la retraite, n'aspire qu'à se mettre au vert dans un bungalow du Nord Michigan. Aussitôt installé, il découvre que ses voisins, la famille Ames, sèment la terreur dans toute la région. Les autorités locales avouent leur impuissance face à ce clan qui vit en dehors des lois et commet les crimes les plus crapuleux. Quand une série de meurtres éclate en pleine saison de pêche à la truite, Sunderson est contraint de reprendre du service.

 

Tentation : Curiosité

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Cette lecture était pour moi expérimentale... une incursion dans la grande littérature américaine que je méconnais et néglige. Donc je me suis dit "pourquoi pas ?" Le titre et le sous-titre (faux roman policier) me tentaient plus que les autres oeuvres de Jim Harrison.

Je ne vais pas y aller par quatre chemin ni m'étendre très longtemps sur le sujet, quitte à faire bondir le Harrison Fan's club... j'ai détesté cette lecture, qui du coup, traîna en longueur pour moi... comme une corvée. Et pourtant, le style est agréable et le roman ne manquent pas de réflexions intéressantes, notamment autour des 7 péchés capitaux, et le huitième selon Harrison : la violence.  Et je reconnais qu'Harrison décrit très bien une certaine Amérique... Mais celle qui me rebute et me dégoûte... Celle qui vit avec un flingue dans une main et un bidon de Vodka dans l'autre. Celle où tout est violence, brutalité, ignorance, inculture. La plupart des personnages, dont surtout Sunderson m'ont répugnée... Un homme de 65 ans qui couche avec sa fille adoptive, puis avec une gamine de 19 ans, fantasme sur tout ce qui bouge et qui porte un cul surtout si c'est bien jeune. Le roman laisse grande place à la libido très libidineuse, obsessionnelle et les détails ne manquent pas. Bref, les beuveries et les coucheries sont trop présentes dans ce texte pour que je puisse apprécier l'éventuelle subtilité du reste.

Je sors de ce livre avec une sensation profonde d'ennui, de dégoût et de temps perdu, tant celui-ci ne m'a rien apporté. Manifestement, ce genre de littérature n'est pas fait pour me plaire. On verra dans quelque temps (quand je serai remise de cette lecture) pour une autre tentative, pour ne pas fixer un avis sur un auteur de cette trempe via un seul roman.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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