Articles avec #livres audio, lectures audio tag

Publié le 21 Novembre 2018

Roman - Editions Thélème - 3.09 heures d'écoute - 17 €

 

Parution d'origine en 1889.

L'histoire : En Russie, lors d'un voyage en train qui dure plusieurs jours, un homme pénètre dans un compartiment. Il reste en retrait des conversations de ses co-voyageurs jusqu'à ce que celles-ci abordent le sujet des relations "homme-femme" et du mariage. Il prend alors la parole et dévoile son identité : il est Pozdnychev, homme connu pour avoir tué sa femme. Il se lance alors dans la narration de son histoire.

 

Tentation : Osons ! Soyons fous !

Fournisseur : Bib N° 2

 

 

Mon humble avis : Qui eut cru qu'un jour, délibérément, de mon plein gré, je piocherais une oeuvre de Tolstoï à la bibliothèque. Pas moi en tout cas, qui ait toujours (depuis le collège) était paniquée à l'idée de lire un classique. Alors un Russe ?! Vous imaginez ? Bon, j'avoue, je ne me suis pas non plus lancée dans Guerre et Paix, mais dans un court roman ! Restons prudent tout de même !

Et bien la prudence m'a permis de me délectée de cette écoute ! Oui, vraiment. Déjà, la qualité littéraire de l'oeuvre est tellement remarquable qu'elle m'a émue. Même si, Française oblige, je n'écoute qu'une traduction de l'oeuvre originelle, je n'ai cessé de me dire : "que la langue est belle", "quel talent de narrateur", "quelles phrases joliment construites", "quel vocabulaire toujours juste et pourtant jamais compliqué". Je pense que c'est ce qui m'a surpris en premier : la beauté d'une écriture travaillée mais on ne peut plus fluide et accessible, et si douce à l'oreille.

De la forme, passons au fond, tout aussi passionnant même si, pour notre époque, plus si originale que cela ! Le récit d'un crime passionnel. Même si ce texte date de 1899, par bien des aspects, je l'ai trouvé très contemporain. Et malgré l'évolution des moeurs, force est de constater que le monde et l'Homme n'ont pas tant changé que cela. Léon Tolstoï m'a tellement marquée par une de ses phrases que je l'ai presque retenue mot pour mot : "la femme ne s'émancipera vraiment que lorsqu'elle cessera d'être un objet de convoitise". Et oui, j'ai ainsi appris qu'au XIXème siècle, le sujet de m'émancipation féminine était déjà d'actualité...

Le titre de ce roman vient d'une oeuvre éponyme de Beethoven. Au fil des pages et des heures passées dans le train, Léon Tolstoï fait l'autopsie d'un meurtre passionnel. Pour cela, il éviscère le couple. Il passe au rasoir l'amour et la haine au coeur d'un couple, la passion, la séduction, le mariage, les relations sexuelles, la jalousie, l'infidélité, la domination, l'addiction, la pureté "recherchée" des femmes et la débauche acceptée des hommes, la position des femmes tant dans la société que dans le couple le poids et le regard de la communauté sur les célibataires comme sur les couples... Bref, il m'a bien semblé que pour Tolstoï l'amour est de début de la fin, le mariage le commencement du meurtre par longue agonie. Et titre oblige, Tolstoï évoque aussi la musique et les sentiments et comportements qu'elle fait naître en nous. La musique comme révélateur personnel intime, même si, ici, c'est pour le meilleur et surtout pour le pire.

Cette démonstration de Tolstoï m'a littéralement passionnée et captivée. Mais pour mieux en rendre compte, il m'aurait fallu prendre des notes, tant le texte est dense en mots, en sens, en thèses et en antithèses, tant le texte est rapide et efficace, tant il mérite et nécessite forte concentration cérébrale pour en apprécier la brillance intellectuelle et bien sûr, littéraire !

Si comme moi vous avez tremblez de peur à l'idée de vous plonger dans la littérature classique Russe, et bien dégustez donc cette sonate comme une mise en bouche, et vous m'en direz des nouvelles... De mon côté, j'ai l'intention de lire d'autres oeuvres de Tolstoï et piocherai de nouveau avec bonheur dans ces ... Courts romans ! Parce que n'exagérons rien, je ne suis pas encore prête pour Guerre et Paix, d'autant plus qu'une Warrior même pas peur blogo copine en a abandonné sa lecture cet été !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 2 Novembre 2018

Roman - Editions Sixtrid - 9h32 d'écoute - 19.99 €

 

Parution d'origine en 2016 aux éditions Seuil, existe aussi en format poche !

L'histoire : Nous retrouvons Fredrik Welin, le personnage principal des "Chaussure" Italiennes. Il vit toujours sur son île, sauf qu'une nuit, il échappe de justesse de sa maison en flammes... Et puis, quelque temps plus tard, il apprend qu'il va être grand-père, alors que d'autres maisons brûlent dans l'archipel suédois.

 

Tentation : Retrouver Fredrik, suite à ma lecture des Chaussures Italiennes

Fournisseur : La bib'

 

Mon humble avis : Une nuit, la maison de Fredrik, héritée de ses grands-parents, brûle sur l'île. Elle est réduite en cendre et Fredrik pense que sa vie est à l'image de sa maison, réduite à néant et si proche de la fin. C'est l'occasion pour le personnage et l'auteur d'approfondir les sujets de la vieillesse, de la mort qui approche, des liens familiaux, des racines, de l'héritage, de ce qu'on laisse aux siens etc. Et puis, alors que les relations avec sa fille (rappel, qu'il n'a connu que lorsqu'elle approchait la quarantaine) sont toujours chaotiques, celles-ci vont se trouver modifiées par une nouvelle donne... Louise va être maman, donc Fredrick grand-père. Alors, pour Fredrick, l'idée d'un avenir fait peu à peu son chemin, suivie de près par celle de la reconstruction, au sens propre comme au sens figuré.

Petite précision avant de développer mes impressions de lecture. Nul besoin d'avoir lu les chaussures italiennes pour chausser les bottes suédoises et s'y sentir à l'aise. Les faits principaux du premier tome sont rappelés et ne sont pas forcément utiles. "Les bottes suédoises" pourrait tout aussi bien être un roman "indépendant".

J'ai aimé bien sûr me retrouver sur cette île avec Fredrick, partager ses peurs, ses doutes, ses petites joies et la vie de la petite communauté de l'archipel. Les personnages sont évidemment attachants et approfondir leur connaissance est bien sûr plaisant, tout comme l'écriture de l'auteur, ceci n'est plus à prouver. Les bottes Italiennes est le dernier roman écrit par Mankell juste avant sa mort, on peut donc fortement imaginer que les questionnements de Fredrick sont ceux de l'auteur...

Au début du roman, on pense que l'incendie de la maison de Fredrick est un cas isolé... Quelques chapitres plus tard, nous apprenons que d'autres maisons brûlent dans l'archipel. Vient donc le mystère de l'identité du pyromane. Mais attention, si vous êtes habitués à Mankell auteur de polar, il n'est point question d'enquête ou de policiers ici.

Mes premiers temps d'écoute m'ont bercée et captivée. Il y régnait une douce nostalgie, presque langoureuse. Puis, la langueur est devenue lenteur à mes oreilles, puis presque lassante. Comme si Mankell s'était laissé aller à quelques remplissages inutiles. Et j'ai pu souvent reprocher des descriptions trop factuelles (comme j'ai pris un café, je suis descendu de la voiture etc...)

Autant Les chaussures italiennes m'avaient embarquée sur une autre planète et une autre dimension peuplées de moult symboles et servies d'une construction romanesque génial, autant ces bottes suédoises m'ont paru plus fades... Même si le message est là, à travers ces fameuses bottes suédoises : patience et la vie reprend, il faut du temps pour trouver ne vie à la bonne taille...

Cette lecture reste tout de même de bon cru, mais n'est pas, à mes yeux ou mes oreilles, un millésime de Mankell.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 19 Octobre 2018

Roman - Editions Gallimard - 3h12 d'écoute - 14.99 €

 

Parution d'origine chez Finitude en 2016 (existe en format poche)

 

L'histoire : Celle d'une famille où règne une folie douce.  Une famille atypique qui ne laisse place qu'à la fantaisie et au bonheur... le tout, sous les notes et la voix de Nina Simone... En attendant Bojangles. Les parents dansent devant leur fils et leur pie, surnommée Mademoiselle Superfétatoire 

 

Tentation : Pourquoi pas

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Il y a deux ans, librairies et blogs affichaient tous ou presque cette couverture, qui, hélas, ne m'inspirait pas trop. Quelle erreur ! Bon, en même temps, ma frilosité de 2016 m'a permis d'en lire la version audio parue en 2017... Et ça, c'est un réel bonus. Car cette version qui déjà est admirablement interprétée, offre le plaisir d'intermèdes musicaux... Quelques notes ou passages de la fameuse chanson de Nina Simone qui donne son titre au roman.

Depuis quand un roman ne m'a-t-il pas emportée à ce point, je l'ignore ! Mais mon enthousiasme est tel que mes mots paraîtrons bien fades pour l'expliquer et le partager !

La prose tout d'abord : fluide, enjouée, soignée mais guère trop. Du bonheur à écouter... Surtout qu'à un moment de ma lecture... je me suis aperçue que l'auteur glissait beaucoup de rimes au fil de ses phrases. Etait-ce systématique, je ne pourrais le dire car l'attention ne se fixe pas toujours avec précision sur les mots, mais sur l'atmosphère, l'action, le message, l'histoire. Parfois, le support que sont les mots passent au second plan.

Le choix narratif : L'auteur alterne à chaque chapitre des passages du journal intime du père du narrateur, pour ensuite laisser le narrateur s'exprimer et témoigner lui-même de son vécu. Ce sont donc les versions du père sans doute jamais devenu vraiment adulte qui donnent le change à celle du narrateur, l'ancien enfant maintenant adulte.

La fantaisie est omniprésente. Délicieuse et drôle, on s'émerveille des trouvailles de l'auteur pour construire ses personnages atypiques, leur donner vie, éduquer leur enfant comme bon leur semble, et ce fameux "bon leur semble" paraît en même temps si évident. En fait, c'est la logique de cette folie douce qui semble bien plus rationnelle que la triste réalité. Où est la folie dans notre monde ?

Au début, j'ai pensé que cette fantaisie était purement romanesque... Avant de comprendre que non... Qu'elle traduisait ce que l'auteur appelle "folie douce", celle de la mère. Et de ce fait, je ne me trouvais plus dans un roman un peu loufoque mais dans une tragédie aussi légère d'apparence que bouleversante dans son contenu réel et sa finalité. En fait, le sujet réel de "En attendant Bojangles" est la folie de la mère du narrateur. Folie pathologique bien sûr. La folie douce peut-elle durer pour toujours ? Pas sûr... Lorsque la folie devient envahissante. Et pourtant, cette folie douce amuse, étonne, divertit le lecteur, avant que celui-ci ne saisisse que pour le personnage, elle est souffrance.

Mais la folie douce n'est pas le seul sujet du roman, qui est aussi une formidable histoire d'amour, entre ces parents qui s'aiment qui qu'ils soient, tels qu'ils sont et surtout, pour ce qu'ils sont. C'est l'histoire d'un amour fou et une ode à la liberté d'être différent !

Un roman aussi lumineux que grave, aussi déjanté que juste et délicat, aussi léger que qu'émouvant. Pour moi, un pur chef d'oeuvre, qui marque, qui reste, qui laisse une empreinte ! A lire, à écouter, à relire, à offrir...

 

L'avis de Sylire et de Keisha

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 11 Octobre 2018

Roman - Editions Gallimard - 7h26 d'écoute - 15.99 €

 

Parution d'origine chez Flammarion en août 2013

 

L'histoire... Inspirée d'une vraie et de la Grande Histoire. En Argentine en 1987 quelques années après la chute de la dictature... Lisandra Puig, femme d'un renommée psychanalyste est retrouvée morte, défenestrée. Vittorio, son mari est accusé et incarcéré. Il se dit innocent et Eva Maria, l'une de des patientes est décidée à le démontrer...  Vittorio et elle pensent que le coupable se cache dans la patientèle du médecin

 

Tentation : Mon coup de coeur pour "Le confident"

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Hélène Grémillon, si vous passez par ici, dites-moi, pourquoi vous n'avez rien publié depuis "La garçonnière". J'aime tant vous lire, et laisser un talent tel que le vôtre s'endormir, ce n'est juste pas possible. Et si c'est un éditeur qui ne vous permet pas de partager votre plume, c'est un scandale !

La garçonnière est un roman d'une force rare, peut-être encore plus que "Le confident". Même s'il s'inspire d'une histoire vraie, on ne peut qu'admirer la construction, le style et l'écriture ciselée mais jamais prétentieuse d'Hélène Grémillon.

Ma lecture remonte déjà à plusieurs semaines, aussi mon billet est fait de ce qui reste, à froid. Et je dirais, presque une envie de le relire... Puisque c'était ici une audiolecture, pourquoi pas, bientôt, m'y plonger par le papier.

L'histoire se lit presque comme un roman policier doté d'un suspense étouffant... Puisqu'il y a un meurtre supposé et donc un présumé coupable... Même si, aux yeux du lecteur, ce dernier change constamment au fil des découvertes d'Eva Maria et des petites clés disséminées de ci delà par l'auteure.

Parmi les assassins potentiels, se trouvent les patients du docteur Puig... Qui lui ont tous livré des secrets personnels ou d'Etats, avoué des crimes, confesser une douleur plus forte que tout, liée à une haine et une envie de vengeance. D'une façon ou d'une autre, nous assistons à certaines séances de la plupart de ces hommes et femmes. Ainsi, Hélène Grémillon nous conduit au plus profond de l'intime. Dans l'antre d'où rien ne sort jamais... Le cabinet d'un psychiatre... qui reçoit tout un éventail de personne et qui entend l'indicible.

N'oublions pas que l'intrigue de ce roman se déroule en Argentine quelques années seulement après la fin de la dictature militaire... Qui dit juntes militaires, dit Disparus, Fusillés, Torturés, Prisonniers, Exilés, Enlèvements... Et en Argentine, les bébés volés... Et le mouvement des mères de la place de Mai. Et bien de ces événements historiques, la romancière nous en propose différentes versions... Celles des bourreaux, celles des victimes... Qui tous côtoient le cabinet de Puig... 

Et au milieu de tout cela, la mort de Lissandra Puig... Et son personnage si bien façonné, si bouleversant finalement.

La garçonnière est un roman sur le pire et le meilleur de l'humain...Que ce soit par amour, par vengeance, par envie d'être aimé, par l'envie d'aimer, pour protéger, par lâcheté, par inhumanité, par jalousie, par désamour. Tous ces sentiments y sont développés avec une justesse incroyable.

C'est aussi l'histoire d'un énorme gâchis, qui rappelle que dans la Grande Histoire prend de la place, il ne faut pas pour autant oublier les "petites" histoires, celles qui sont personnelles, méconnus mais tout aussi dramatique.

Et le titre dans tout cela ? Tout au long du roman, je me suis interroger sur celui-ci, sur sa signification. Patience... Les toutes dernières phrases en livrent le secret et le sens, dans un dénouement glaçant qui noue la gorge.

Un roman si fort est à lire de toute urgence, évidemment !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 29 Septembre 2018

Roman - Editions Gallimard - 5h50 d'écoute - 17.99 €

 

Parution d'origine en août 2016

 

L'histoire : Myriam, épouse et jeune mère au foyer de deux enfants, décide de reprendre son activité professionnelle. Avec Paul, son mari, ils se lancent dans le recrutement d'une nounou, avec des critères très strictes. Leur choix est sans appel. Ce sera Louise. Louise qui se révèle très vite extraordinaire, au delà des espérances. Louise qui devient indispensable, qui prend de plus en plus de place au sein de la famille. Au point d'en faire partie, c'est du moins ce que Louise ressent...

 

Tentation : La renommée du roman

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Prix Goncourt 2016... Forcément, cela attire regards, curiosité et conduit à la lecture de dizaines d'avis sur la blogosphère... Alors, je m'attendais à du waouh...

Et ce waouh presque général se traduit chez moi par un : Ouais, pas mal mais...

L'avantage de ce Goncourt est qu'il se lit facilement, accessible et compréhensible par tous. Point de noeuds à se faire au cerveau pour suivre l'intrigue et la saisir, en tout cas dans ce qu'elle a de plus apparent... Car bien sûr, au-dessous de cette histoire somme toute assez classique, Leila Slimani a glissé une bonne donne de finesse dans le portrait de ses personnages, et surtout celui de Louise, qui restera une inconnue aux yeux de Myriam et Paul...

Comme quoi, lorsque les apparences conviennent, on ne cherche pas à creuser derrière, on ne prend même pas le temps d'imaginer qu'il peut y avoir derrière une histoire, une autre réalité, une douleur. Je pense que c'est cela le véritable sujet du roman... Quand les apparences conviennent et arrangent, on efface le doute et l'on ne s'intéresse pas à l'autre face, par manque de temps, d'intérêt, d'imagination, de sensibilité peut-être... ou simplement d'altruisme, même si l'on se vente d'en déborder... même si l'on se trouve aveugle devant une solitude béante.

Alors, certes on a froid dans le dos car le début du roman s'ouvre sur l'issue de celui-ci... Donc forcément, on sait vers quoi l'on se dirige... Et pourtant, je m'attendais néanmoins à plus de suspens, à plus d'effroi et de tension. J'espérais un "page turner".  A mes yeux, c'est comme s'il manquait des étapes alors que certaines se répètent. Quant à la fin... Et bien sans spoiler, je peux dire que... Ayant écouté la version audio empruntée à la bibliothèque et copiée sur mon disque dur... J'ai vraiment cru qu'il me manquait un chapitre, au point que sur Facebook, j'ai fait appel à mes amies pour savoir si "ma dernière phrase" était bien "la dernière phrase". Donc une toute fin qui laisse sur la faim, avec une sensation d'inachevé.... ou de commencement interrompu...

Je pense que sans le tapage littéraire et médiatique autour de Chanson douce, j'en aurais attendu moins et sans doute plus apprécié la lecture qui reste néanmoins de bonne facture et agréable !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 17 Septembre 2018

Roman - Editions Gallimard - 11h24 d'écoute - 19.80 €

 

Parution d'origine chez Gallimard en octobre 2014

 

L'histoire : L'histoire s'ouvre sur une disparition inexpliquée, celle de Lila. Elena, son amie d'enfance, plonge dans ces souvenirs et narre leur particulière amitié qui naquit dès leur plus jeune âge, dans un quartier défavorisé de Naples. Ce premier tome couvre donc l'enfance et l'adolescence de ces deux jeunes filles, avec leurs différences, leur complicité etc...

 

Tentation : La réputation de cette saga

Fournisseur : Bib N°2

 

 

Mon humble avis : J'ai enfin lu le premier tome de la saga dont le monde entier parle et ne tarit pas d'éloges depuis bientôt 4 ans... Mon audio lecture s'est achevée en début d'été... Et ce n'est que maintenant que je trouve le courage de m'atteler à l'écriture de mon billet... Qui sera donc, je pense assez succinct. Bon, en même temps, je pense que tout a déjà été dit sur ce roman, et ce, dans toutes les langues écrites que porte notre bonne vieille terre.

Je m'interroge franchement sur ce succès international presque inédit de la saga (le tome 4 est paru cette année). Tout le monde sait que personne ne sait qui est réellement l'auteur, le nom d'Elena Ferrante étant un pseudonyme cachant une identité qui ne veut être connue... Et bien je soupçonne que le buzz autour de cette auteure inconnue soit pour beaucoup à ce succès.

Franchement, j'ai subi cette audiolecture, malgré un style, une plume, une écriture remarquables et agréables.

En lecture papier, j'aurais abandonné à la moitié je pense. En audio dans ma voiture, ça passait un peu mieux, le paysage changeant était là pour me divertir. Certains passages peuvent se révéler intéressants, mais ils sont tellement noyés dans une masse de détails, de répétitions,  d'explications,  et d'anecdotes qui prennent des pages qu'on les oublie... Tout ça pour pas grand-chose. Les rentrées scolaires rythment le récit. J'ai eu l'impression, même si le premier tome s'achève à la fin de l'adolescence de Lila et Eléna, que les deux fillettes atteignaient déjà la trentaine. Bref, les années sont longues et paraissent doublées, voire triplées !

De plus, cette amitié "à la vie à la mort" m'a paru franchement  malsaine, entre la domination de l'une et la soumission de l'autre, tant sur des sujets importants et durables que sur des pacotilles. Et puis il y a en fait tant de compétition entre les deux gamines que je me demande bien où est la réelle amitié dans cela. Pourtant, la vie de l'une et de l'autre, les évolutions de chacune n'est pas sans intérêt. L'une est surdouée mais doit arrêter l'école très jeune. L'autre étudie beaucoup pour rejoindre le niveau intellectuel et culturel de Lila et peut poursuivre l'école. Le tout se situe le contexte géopolitique de l'Italie du Sud dans les années 50 puis 60. Mais voilà, trop de détails, trop de longueurs, trop de répétitions, trop de superflu pour qu'il y ait de l'émotion et que les personnages me touchent. Non, ils m'ont plutôt agacée, en tout cas pour ceux que j'ai réussi à repérer. Car les personnages, sont pléthores et pour la plus part, n'apportent rien au fond du récit.... Plus de onze heures d'écoute très linéaire alors qu'en 6 heures, le texte et l'histoire auraient fortement gagné en intensité et densité. Et là, sûrement qu'ils m'auraient beaucoup plu.

Inutile de dire qu'ayant frôlé l'overdose, je n'ai pas l'intention de me coltiner les 3 tomes suivants !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 15 Septembre 2018

Roman - Editions Thélème - 2h36 d'écoute - 20.95 €

 

Parution d'origine chez Julliard en 1961

L'histoire : Sur une île de Key Largo en Floride, Josée, jeune française, coule des jours très- trop tranquilles auprès d'Alan, son américain de mari. Lassée de cette vie et de la jalousie de son époux, Josée s'envole pour la France où elle espère retrouver sa chère liberté.

 

 

Tentation : Mon goût pour les écrits de Françoise Sagan

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Tous les livres que j'ai lu de Françoise Sagan m'ont conduite au septième ciel. Il en est tout autre pour ce roman ci. Je n'ai même pas atteint ces merveilleux nuages. Pour tout dire, je suis restée sur le plancher des vaches. Donc déception totale, heureusement, cette audiolecture est très courte, ce qui ne laisse pas vraiment le temps de parvenir à l'agacement... mais presque.

Certes, le plaisir d'entendre la plume, voire la voix de Françoise Sagan reste agréable. On retrouve bien sûr ici son ton inimitable, fait de désinvolture et de cynisme, surtout envers ces personnages, dont elle se moque bien. Les dialogues sont, comme d'habitude, assez caustiques, ce qui n'est pas fait pour me déplaire. Donc dans la forme, ce roman n'est pas désagréable à écouter, d'autant que l'interprétation qui en est faite est juste parfaite (on pourrait même imaginer que c'est Sagan elle-même qui nous lit son oeuvre). Il ne faut pas oublié non plus que ce roman évoque une période on ne peut plus révolue.

Mais dans le fond, je n'ai adhéré à... rien. Les personnages ne sont que mondains. Ils se noient autant dans l'alcool que dans une oisiveté qui les rend très superficiels, assez inintéressants, et franchement ni aimables ni touchants. Ils sont capricieux. Ils s'ennuient donc forcement sont ennuyeux. Même la fluctuation des sentiments amoureux m'a plus semblé prendre racine dans l'inconstance que dans l'âme ou le coeur. A moins que ces affections (notamment la passion exclusive, la jalousie, la manipulation amoureuse) ne soient pas assez creusées pour captiver la lectrice que je suis.

Bref, c'est une sensation d'insignifiance que je garde de ma lecture, que j'oublierai sans doute très vite. Si vous n'avez jamais lu Françoise Sagan (ce qui est un horrible tort auquel il faut remédier au plus vite), ne commencez pas par ces soi-disant "Merveilleux nuages" !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 5 Septembre 2018

Thriller - Editions Audible - 4h21 d'écoute - 9.95 € en téléchargement

 

Parution d'origine chez Michel Lafon en mars 2016, existe aussi en poche

 

L'histoire : Chloé et Gabriel, mariés depuis plusieurs années, semblent mener une vie paisible et organisée à St Malo. Soudain, c'est le drame... Pourtant bonne nageuse, Chloé se noie lors d'une baignade solitaire. Commence alors pour Gabriel la terrible période de deuil. Il trouvera de l'aide au sein d'un groupe de soutien. Mais alors qu'il y rencontre Emma, Chloé semble toujours présente, près, trop près pour que Gabriel l'oublie.

 

Tentation : Blogo, pitch et mention "St Malo" dans celui-ci.

Fournisseur : Audible, merci pour le partenariat !

 

 

Mon humble avis : Quel claque ce roman !

Déjà, bonne nouvelle, il est encore possible d'écrire des thrillers aussi prenants que surprenants en moins de 400 pages. Avis à vous mesdames et messieurs les écrivains, pour qui le terme thriller se transforme de plus en plus en pavés eux-mêmes pavés de longueurs et descriptions fortuites.

Il n'est pas aisé d'expliquer mon enthousiasme réel envers ce bouquin sans spoiler. Alors, comment dire... Déjà, durant toute mon écoute, je n'ai jamais imaginé un tel dénouement ! Ensuite, dire que le sujet dont traite cette histoire est on ne peut plus contemporaine est un euphémisme. Tentez d'expliquer ce titre mystérieux dont le sens ne se révèle qu'à la presque fin, et bien vous comprendrez pourquoi ce roman mérite amplement son grand succès !

Amélie Antoine pousse-t-elle à l'extrême l'avidité, la cupidité, la superficialité, le prêt à tout de nos contemporains ? Et bien si l'on observe "même de loin", sans y participer, cette aspect de notre société actuelle, on se dit que non. On n'y est presque, et cette réalité a peut-être déjà été dépassée quelque part dans le monde sans que cela soit venu ni à mon oreille, ni à mes yeux.

En tout cas, Amélie Antoine manipule aussi bien son lecteur que la société peut le faire de chacun de nous... Sauf que dans ce domaine précis, pour être manipulé, il faut être un minimum volontaire, car cette manipulation sociétale est parfaitement évitable si on a d'autres choses à faire. Et pourtant, cette dernière, liée à un voyeurisme qui en régale par dizaine de millions s'insinue partout. Le vrai faut semblant, qui fait qui fait que des cas isolés deviennent une norme aux yeux de certains. Amélie Antoine s'inspire des leurres actuels pour écrire une histoire dont devient leurre. Grandiose

Fidèle au poste est un thriller par son suspens, son style, sa narration à 3 voix, mais il intègre aussi d'autres genres littéraires, tels la romance, l'approfondissement du deuil, le fantastique (y aurait-) il un fantôme dans l'histoire ? Par contre, rassurez-vous, point de scènes insoutenables type sanguinolentes ou autres. Les nerfs ne sont pas mis à vif, la lecture est très plaisante, mais le suspens vous garde en otage et le dénouement vous laisse K.O !

Ok, je sais, je reste très mystérieuse sur ce roman, mais que voulez-vous, c'est sa grande force, alors chut, lisez ou écoutez et vous verrez par vous mêmes ! Et non, ce billet n'est pas un leurre !

 

 

Livre lu en partenariat avec AUDIBLE, site de téléchargement légal de livres audios, avec un abonnement mensuel possible dès 9 €90  et des livres audios en exclusivité, dont celui-ci !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 24 Août 2018

Thriller - Editions Audible - 13h52 d'écoute - 21.90 €

 

Parution d'origine chez X.O en 2016, existe aussi en pocket

 

L'histoire : Oslo, hôpital psychiatrique de Gaustad. Un patient est trouvé étranglé dans sa cellule. Sur son front, gravé les chiffres 488. Le patient 488 était dans cet hôpital depuis 30 ans, sans que personne ne sache vraiment qui il était, ni la raison réelle de sa présence. L'autopsie est sans équivoque. Cet homme est mort de peur... Pour l'inspectrice Sarah Geringuën, c'est une longue, haletante et dangereuse enquête qui commence. Celle-ci la mènera à Paris, sur une lointaine et méconnue île au fin fond de l'Atlantique et aux Etats-Unis, le tout en compagnie de Christopher, un journaliste Français, qui se bat pour la vie d'un enfant.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Lors de mes récentes vacances dans le Cantal, il me fallait un livre audio assez long pour mon aller/retour en voiture, et une histoire assez captivante pour éviter ennui et endormissement ! Le cri a donc rempli mes objectifs !

L'intrigue est effectivement passionnante, bien qu'effroyable, dans le sens où elle se base sur des faits et des recherches scientifiques réels. Faits qui nous font dire que l'Homme est vraiment taré, que ce n'est pas nouveau. Mais rassurez-vous si vous êtes une âme sensible, ce roman ne comporte pas de scène physiquement insoutenable. Par contre, psychologiquement, c'est autre chose. En effet, Le cri nous dévoile les recherches faites "sous le manteau" par et pour la CIA (au début en tout cas), dans la période juste après-guerre (la 2ème GM)... Ceci, pour trouver étudier la peur originelle, commune à tous et exploiter ces connaissances pour plus ou moins programmer les soldats et les espions de l'époque. Certaines explications sont restées assez vagues pour moi et à la fin de ma lecture, il me restait pas mal de zones d'ombre, malgré les recherches très approfondies de l'auteur sur son sujet. Mais cela ne m'a pas empêchée du tout d'être scotchée par cette audio lecture au fil des kilomètres avalés, tout en restant vigilante sur ma route.

Ce n'est pas vraiment spoiler que de dire qu'il est question aussi de la vie après la mort, et des conséquences sur les diverses religions qu'auraient certaines découvertes ou révélations.

L'histoire est franchement bien construite, fascinante, et ne laisse pas de place aux temps morts, tant elle est bien menée et que les rebondissements arrivent toujours à l'heure. Le suspense est  prodigieux et met nos nerfs à rude épreuve.

Bon, j'ai tout de même tiqué quelques fois, notamment sur les "comme par hasard". Comme par hasard, nos deux héros sont toujours joignables sur leur GSM, même sur une île perdue dans l'océan Atlantique et dix pieds sous terre, le tout, sans jamais tomber en panne de batterie (j'aimerais bien connaitre leur secret !). Comme par hasard aussi, lorsque Sarah et Christopher découvre du matériel scientifique datant des années 60 et enfermé depuis plus d'un demi-siècle, et bien tout fonctionne à merveille ! De ce côté, Le cri manque un peu de crédibilité.

Mais peu importe, Le cri reste un très bon thriller, sur un sujet original, qui vous emmène dans les profondeurs de l'âme humaine, tout en vous divertissant. A ne pas bouder !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 18 Août 2018

Récit - Editions Audiolib - 3h30 d'écoute - 15.75 €

 

Parution d'origine chez Fayart en 2015, existe aussi en poche

Le sujet : Ce récit s'ouvre sur un enterrement, celui de Lulu, le père de Marc Lavoine. Au fil de ces pages, Marc Lavoine se souvient et raconte. La vie de Lulu, forcément mêlée à la sienne ou vis et versa. Ce père qui buvait, qui aimait trop et partout, qui vivait pour l'Huma, le Parti et le syndicat, et qui mentait...

 

 

Tentation : Médias et blogo

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Qu'il chante ou qu'il parle, ça voix ne fait chavirer. Cette voix chaude, qui vient de l'intérieur, qui caresse ou bouscule, qui pénètre de partout. Celle de Marc Lavoine... Alors imaginez le bonheur d'avoir cette voix rien que pour moi pendant les quelques heures d'écoutes de ce livre. Rien que pour cela, cette audiolecture est inestimable.

Mais ce n'est pas tout ! Car le texte est aussi délicieux que la voix de Lavoine. Un texte tout en poésie, en émotions, en rudesse, en sensibilité, en douceur, en amour, en rancoeur pardonnée, en humour, le tout avec style élégant qui n'en fait pas trop non plus.

Dans "L'homme qui ment", Marc Lavoine s'adresse à son père défunt, retrace la vie de la tribu familiale au sens large, dresse un bilan de l'influence de Lulu sur la vie des autres. Par la vie de Lulu, ce sont aussi celle des autres qu'il dévoile, tout en pudeur. 

De ce Lulu qui serait tout ce que je déteste chez un homme, Marc Lavoine dresse un portrait sans concession mais néanmoins plein de tendresse, ce que permettent le recul des années et la maturité de l'auteur. Ce portait de famille nous fait sourire, nous révolte ou nous sert la gorge.

Lulu est un homme qui aime sa famille, qui vit comme dans un film italien, et qui aime beaucoup trop et trop souvent ailleurs, prenant ses enfants à témoins. 

Marc Lavoine nous offre aussi un formidable flash-back sur une autre époque décidément bien révolu... Celle des trente glorieuses, de la fin de la guerre d'Algérie et du retour des soldats, la lutte des classes, de l'espoir euphorique quant à l'avenir etc...

Un texte magnifique, autant intimiste qu'universel, autant familial que sociétal, qui sonne vrai. Un hommage à ce père si particulier, mais aussi à la mère, qui a tant subi cet amour destructeur. Mais aussi, les premiers pas vers la célébrité. C'est beau, et forcément, à lire et/ou à écouter !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0