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Publié le 2 Mai 2019

Roman - Editions Audiolib -11h44 d'écoute - 23.90 €

 

Parution d'origine chez Grasset en août 2016

L'histoire : 1945, Dresde... Sous les bombes, une femme accouche et juste avant de décéder de ses blessures dit : Il s'appelle Werner Zylch, il est le dernier des nôtres. Surtout faites qu'il garde toujours ce nom.

1969, Manhattan. Werner est adulte. Il se sait adopté mais ignore tout de son histoire. Il rencontre Rebecca dont il tombe immédiatement amoureux. Mais l'Histoire va se mêler de leur histoire et la rendre difficile, voire impossible.

 

Tentation : Blogo + sujet

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Ce roman a reçu le prix de l'Académie Française et c'est je trouve assez mérité, car il est fichtrement bien ficelé et nous emmène dans une histoire captivante, très romanesque et fort agréable à lire... ou à écouter, selon le format que vous choisirez.

Effectivement, c'est un livre que l'on ne lâche que très difficilement. Deux époques s'alternent au fil des chapitres. 1945 en Allemagne et 1969 à New York. 1945 et ce qui s'en suit possède un intérêt historique indéniable et le récit de l'accouchement sous les bombes est glaçant, bouleversant. En effet, l'auteure se penche sur le destin de certains allemands... Les scientifiques, les ingénieurs, qui vivent quelque part loin de la guerre et ignorent la finalité de leur travail. Bien entendu, leurs destins n'en n'est pas plus doux pour autant, même si certains d'entre eux parviennent à migrer aux Etats-Unis qui les accueillent de façons plus ou moins officielles et plus ou moins "accueillantes"... Mais à cette époque, c'était la "guerre" entre les Russes et les Américains à qui récupérerait le plus de scientifiques Allemands.

1969 et les années qui suivent... Werner est un jeune homme démonstratif, assez sûr de lui, ambitieux, qui réussit dans les affaires immobilières avec son ami Marcus. A eux d'eux, ils s'enrichissent bien vite et fréquentent alors le "Tout New York" de l'époque, genre Andy Warhol  et autres célébrités. Le fameux Werner ne m'a pas été plus sympathique que cela. Les personnages qui l'entourent sont bien plus attachants (comme Marcus ou sa soeur Lorraine)...

Et puis, il y a la rencontre avec Rebecca, puis avec les futurs beaux-parents et les révélation de la mère de Rebecca qui vont agir comme un tremblement de terre mais qui permettra à Werner, de relier son présent à son passé, de connaître ses premières années, de savoir comment il est devenu américain adopté avec un patronyme allemand et de savoir, en fait, qui il est vraiment.

Même si ce roman se lit fort bien et captive et divertit, j'avoue avoir été un peu déçue par une partie du dénouement qui explique pourquoi "le dernier des nôtres". Je m'attendais à quelque chose de plus, comment dire... de plus... non, de moins annoncé au fil des dernières pages en fait. J'espérais un uppercut, que je n'ai pas eu. Et il m'a semblé qu'un "petit trou" de l'histoire de Werner n'était pas bouché. Dommage... Mais pas bien grave, j'ai passé un très bon moment d'écoute avec ce roman.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 22 Avril 2019

Thriller - Editions Thélème - 11h51 d'écoute - 20.40 €

Parution d'origine chez Actes Sud  en 2013

L'histoire : Sur le terrain, nous avons la flic Jeannette, qui enquête sur la découverte de cadavre de plusieurs garçons, atrocement mutilés et momifiés. Le point communs de ces garçons : N'être personne... Clandestin, pas recherché, pas manquant... 

Et puis nous avons Sofia Zetterlund, psychothérapeute qui suit deux patients particulièrement difficiles : Samuel Bai, un ancien enfant soldat du Sierra Léone et Victoria, une patiente qui ne se remet pas d'une enfance abusée...

Les deux femmes vont forcément se rencontrer

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib N°3

 

Attention : un thriller suédois, premier tome d'une trilogie, qui vous obligera à lire l'ensemble si vous ne voulez pas être frustrés !

Mon humble avis : Aie, ouille, mauvaise pioche pour moi, par rapport à mes attentes et mes goûts... Parce que je ne sais pas lire une couverture... Et oui... regardez bien. Persona... Sous-titré par "Les visages de Victoria Bergman 1".

Persona,  écrit à quatre mains (Erik Axl Sund est donc un pseudonyme) est donc le premier volet d'une trilogie (j'avais pas vu)... Pourquoi pas, sauf que ce tome s'achève sur un cliff-hanger monumentale qui rend obligatoire la lecture des tomes suivants... Surtout que l'enquête de ce premier roman ne se résoud pas du tout ici, malgré des indices que nous lecteurs connaissons. Bref, je n'aime pas ça, être prise au piège, ne pas avoir la suite... Souhaiter la savoir tout de même mais ne pas avoir envie de lire les autres tomes, parce que ce premier, je ne l'ai pas adoré non plus.

Nous sommes à Stockholm. Qui dit Suède, dit des patronymes et des noms de lieux qui me sont inconnus et non mémorisable, d'autant plus qu'en c'est en audio lecture.

La construction narrative de ce thriller est étrange aussi... Des longueurs, des "coq à l'âne" surprenant, des flash-back, des écoutes de cassettes de séances psy. Bref, il m'a été difficile de m'installer dans ce roman et d'y trouver mon rythme de croisière. D'autant plus que la flic et la psychothérapeute vont mettre beaucoup de temps à se rencontrer, presque les deux tiers de l'histoire. Beaucoup de confusions pour le lecteur, même si celles-ci sont justifiés par les personnages... Et oui, n'oubliez pas le sous-titre : Les visages de Victoria Bergman... Ce qui va évidemment  va créer un sacré retournement de situation qui donne la chair de poule et qui fait couler une suée froide dans le dos.

Et oui, car ce thriller suédois n'y va pas de main morte dans les profondeurs noires et tortueuses de l'âme humaine. D'ailleurs, parle-t-on toujours d'humain à ce niveau-là. C'est la question que pose cette intrigue.... Jusqu'à quand, jusqu'où l'Homme peut-il aller et être encore considéré. Le tout, autour de la notion de bourreau et de victime... la victime qui devient bourreau... Notion illustrée entre autre par le cas des enfants soldats du Sierra Léone. Les passages les concernant sont vraiment atterrants et glaçants, surtout qu'ils émanent d'une hélas monstrueuse réalité que, dans notre confort occidental, nous oublions bien souvent.

Ce thriller n'était pas pour moi, mais il peut être pour vous si vous êtes patients et aimez les trilogies qui vont font vivre très longtemps avec les mêmes personnages. Douze heures d'écoute pour ce tome, donc j'imagine que les 3 tomes mènent à 36 heures d'écoute, ce n'est juste pas possible pour moi. Et puis franchement, j'ai été très frustrée par cette fin abrupte, en pleine action... que ce tome -ci n'ait pas sa propre conclusion, ça m'a énervé grave au point que sur le coup, j'ai cru qu'il manquait des chapitres à mon enregistrement !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 12 Avril 2019

Roman - livre audio - amitié - deuil
Les témoins de la mariée, de Didier van Cauwelaert

Roman - Editions Audiolib - 4h58 d'écoute - 18 €

Parution d'origine chez Albin Michel en 2010.

L'histoire : Roissy. Ils sont les les 4 meilleurs amis du futur marié et donc ses témoins... Sauf que le futur marié est décédé la veille dans accident de voiture... Et que, dans quelques instants, descendra d'un avion en provenance de Chine la promise, dont ils ne connaissent rien et à vrai dire... ne savent pas bien trop quoi faire. Que lui dire, que lui avouer, que lui cacher, elle qui ignore encore qu'elle est veuve avant d'être devenue épouse ?

 

Tentation : Sujet + le nom de DVC

Fournisseur : La bib N°3

 

 

Une belle histoire d'amitié, même post mortem !

Mon humble avis : Un chouette coup de coeur pour ce roman polyphonique qui surprend beaucoup, divertit pas mal, questionne souvent et émeut quand il faut, à savoir de temps en temps, tout en amusant le lecteur. Et évidemment, sans genre de pathos qui dégouline et me fait dorénavant fuir ! Non, ici, il y a du rythme, et l'auteur part d'un drame pour nous emmener dans une drôle d'aventure, toujours entre un genre qui frôle le burlesque, le comique et le profond... Car bien sûr, Les témoins de la mariée peut conduire à deux niveaux de lectures, suivant les envies du lecteur.

En fait, mon coup de coeur pour Les témoins de la mariée vient surtout du fait que, comme les personnages, j'ai été complètement menée par le bout du nez par Didier Van Cauwelaert. Tout un labyrinthe d'indices, de retournements de situations et un final des plus inattendus, surprenant, inédit et en fait, véritablement bouleversant, qui remet les compteurs à zéro, qui encouragerait presque à relire le livre, différemment, éclairé par cette finale.

Le roman s'ouvre sur la voix de l'auteur... qui met en place l'histoire et les personnages. Ensuite, chacun des personnages s'exprimera à son tour, et nous aurons ainsi différentes perceptions de mêmes événements. Nous pénétrons dans l'esprit et l'âme de chacun.

Le défunt, Marc, photographe célèbre était un homme à femmes.... Qui avait subitement annoncé son mariage avec une chinoise inconnue de tous et surtout de ses 4 meilleurs amis. Ces meilleurs amis, si proches de Marc et des un des autres, vivaient presque grâce et sous la protection de Marc, qui fournissait emplois, gites etc... Et tout au long de cette longue journée (c'est d'ailleurs mon seul mini bémol...c'est fou tout ce que ces personnages parviennent à faire en une seule journée, parisienne qui plus est....), chacun se demandera s'il est manipulé par l'autres, ou les autres... Qui peut-être voudrait prendre sa place ? Est-ce que la fiancée voudrait les voir se quereller pour mieux régner... Et pourtant, les témoins, par instinct de protection, se trouvent obligés de manipuler la fiancée... Derrière tout cela, il y a le frère du défunt... qui déteste cette bande d'amis parasites...

Et avec ce dénouement des plus inattendus, qui donne toute son originalité au roman, nous réalisons que nous venons de lire une magnifique histoire d'amitié, bouleversante en fait, qui commence dans le vivant et se prolonge bien après la mort. Bref, j'ai adoré ! Une histoire qui fait du bien et qui manipule en même temps, c'est chouette non ?!

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 6 Avril 2019

Littérature, lecture, avis, Sucre Noir, Miguel Bonnefoy, roman

Roman - Editions Rivage livre audio - 4h29 d'écoute - 19.60 €

 

Parution d'origine chez Acte Sud en août 2017

L'histoire : Dans les Caraïbes... Quelque part au Venezuela... Au 18ème siècle, un navire de pirate fait naufrage... après une mutinerie, mais surtout, après avoir caché et protégé un inestimable trésor. Depuis, les légendes vont bon train sur ce trésor. Au début du 20ème siècle, la famille Otéro est rattrapée par cette légende. Et, sur plusieurs générations, il y aura ceux qui cherchent le trésor, et ceux qui ne le cherchent pas. Qui le trouvera ?

Tentation : La renommée du roman lors de sa sortie

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Le premier chapitre m'a fait peur, comme si ce choix de lecture ne me correspondait pas... L'impression d'être sur le Black Pearl de Pirates des Caraïbes. Et puis, toute réticence s'est envolée et je me suis laissé happée par cette chasse au trésor, qui est en fait assez secondaire dans cette histoire, mais qui permet une passionnante et intéressante observation de l'Humain dans ce qu'il a de pire, comme de meilleur.

Le ton du roman, tout à fait maîtrisé, est assez suranné.... Comme si cette histoire émanait des profondeurs d'une mémoire collective, et d'une transmission trans-générationnelle orale. La lecture assez neutre qui en est faite m'a dérangée au début, puis plus du tout, tant elle était adéquate par rapport au texte.

Roman vous avez dit ? Oui, mais bien plus ou tout autre.... Récit d'une légende, saga, fable, conte, héritage familial, récit biblique genre premier testament, parabole ? Un peu tout à la fois mais sans jamais désordonné.

Outre le dépaysement exotique et temporel, voire atemporel, Sucre Noir déploie une force symbolique d'une puissance rare... Oui, tout y est symbole, depuis le caractère des personnages et leur évolution, jusqu'à évidemment, cette cherche de trésor. Le trésor... Ce peut -être un simple rêve inaccessible ou une richesse inestimable. On peut parcourir la planète à sa recherche sans se rendre compte qu'il est à nos côtés. Il est espéré grandiloquent et prendre en fait une forme toute simple... Comme le bonheur. Souvent sans le savoir, on vit tous sur un trésor, nous même... A nous de le faire grandir, de l'aimer, et surtout, de le partager. Un trésor, le nôtre comme celui que dame nature nous offre, non partagé ne mène à rien qu'à la perte, à la folie, à l'obsession, à l'exclusivité dangereuse. Tout cela est au niveau personnel... Mais l'auteur développe aussi ce sujet à la dimension sociétale (avec la découverte du pétrole au Venezuela etc).

Bref, un texte puissant et simple et divertissant à la fois, comme déterre d'une autre époque (comme un trésor, on y revient !) et qui dit tant sur l'humanité en 200 pages. Une belle leçon de vie et d'amour.  Et qui dit aussi que l'Histoire est un éternel recommencement ! A lire sans hésiter !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 18 Mars 2019

littérature, lecture, littérature américaine, nouvelles
Raymond Carver les vitamines du bonheur

Nouvelles - Editions Thélème - 7h20 d'écoute - 16.95 €

 

Parution d'origine en 1983 aux Editions du seuil

L'histoire : Douze nouvelles considérées comme des chefs d'oeuvre de Carver. Des tranches de vie où l'American Dream n'a pas vraiment le droit de cité... Maladie, alcool, divorce, addictions, expropriation.

 

Tentation : Curiosité culturelle/littéraire

Fournisseur : La bib' N°3

 

 

Mon humble avis : Une lecture expérimentale pour moi ! Non pas que ce recueil soit un OVNI (ou un OLNI), point du tout, mais il se situe très loin de mes terrains de prédilection ou de ma zone de confort. Mais ces temps-ci (peut-être que l'âge avançant n'est pas étranger à ce fait), j'ai vraiment envie d'aller voir un peu ailleurs ! Avec Carver (1938- 1988), considéré comme un nouvelliste de premier plan, me voici sur le seuil des très grands auteurs américains, considérés comme des classiques de la littérature outre -atlantique. Je suis sûre que 2 blogo copines (qui se reconnaîtront) seront étonnées de trouver Carver sur mon blog !

Alors, quid de ces 12 nouvelles ? Certains m'ont terriblement accrochées, d'autres beaucoup moins (comme celle donnant son titre à ce recueil d'ailleurs !). La dernière m'a bouleversée. Mais mon bilan de cette audio lecture reste positif.

Pas d'action dans ces histoires, mais du quotidien, comme il se vit en général dans les classes moyennes. Un moment où la vie bascule dans un certain K.O ou au contraire, quand enfin elle semble pouvoir remonter la pente.

Même si l'on est évidemment dans de la littérature, le style de Carver semble assez épuré. Disons qu'il ne s'encombre par de moult détails et encore moins d'effets inutiles... Juste quelques-uns pour dresser de façon efficace, profonde et touchante le portrait de ses personnages... Du moins, ce que le lecteur doit savoir pour appréhender ce qu'ils vont vivre... Et bien sûr, l'épreuve qui les attend et leurs réactions vont bien sûr nous permettre d'approfondir encore ces protagonistes.  Et de cela, il sort presque une étude sociétale.

J'ai adoré l'écriture de Carver, simple, fluide, directe, mais soignée évidemment et très subtile... Dans le sens où le plus fort n'est pas dit, juste à peine suggéré... Au lecteur de le saisir... ou pas, en fonction de son émotion personnelle, voire de son imagination.

Et cerise sur le gâteau de cette version audio. La voix, l'interprétation de Julien Allouf. Juste, enveloppante, chaude et virile à la fois, qui console et que l'on a aussi envie de consoler. Je suis tombée en amour pour cette voix ! 

Il en reste tout de même que les nouvelles ne sont pas mon domaine de prédilection, même s'il est intéressant d'y faire une incursion de temps en temps.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Mars 2019

Roman - littérature française - Bretagne
Article 353 du code pénal, de Tanguy Viel

Roman - Editions Audiolib - 4 h d'écoute - 19 €

 

Parution d'origine aux Editions de Minuit en janvier 2017

L'histoire : Martial Kermeur est déféré devant le juge, pour avoir jeté l'agent immobilier Antoine Lazenec à la mer... Geste qui a provoqué la mort de ce dernier.

Face au juge, Martial évoque tous les éléments qui l'ont conduit jusque dans son fauteuil... Depuis, son licenciement, son divorce, la garde de son fils, jusqu'à sa prime de licenciement investira dans un projet immobilier qui ne verra jamais le jour...

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Voici un très bon roman, étonnant, original et à la fin... bouleversante et on ne peut plus inattendue si l'on ignore le contenu de ce fameux article 353 du code pénale. Oui, l'issue remue vraiment. Elle rassure comme elle inquiète sur un certain fonctionnement possible de la justice française. Oui, elle peut vraiment tranquilliser si nous sommes en face de la bonne personne. Même si la vengeance n'est jamais une bonne justice et que nul n'est censé ignorer la loi.

Nous sommes dans le Finistère Nord, dans le bureau d'un juge pour un huis clos entre le juge et le présumé coupable Martial Kermeur, pour le meurtre d'Antoine Lasenec, un promoteur immobilier arrogant tout d'abord, puis très véreux ensuite, pour être les deux enfin. Ce huis clos est une longue confession de Kermeur, qui comme une pelote de laine, déroule tous les événements qui l'ont conduit à commettre cet acte irréparable. 

Nous pourrions tout aussi être dans le cabinet d'un psychiatre...  Martial Kermeur est presque dans un monologue... Juste entrecoupé par quelques questions du juge, ou relancé par le juge comme un encouragement à approfondir un fait. Aussi les principaux sujets de ce roman sont le pouvoir de la parole libératrice, et surtout, le pouvoir de l'écoute, qui permet l'empathie.

Mais il y a aussi le désespoir des victimes d'escrocs, qui n'ont aucun recours... Les gestes qu'amènent ce désespoir et la ruine financière... mais aussi, les sentiments... La honte... La honte d'avouer s'être fait escroquer, la honte que les autres découvrent qu'en bon partisan socialiste, vous ayez investi dans le plus pur exemple du capitalisme.

Tout cela est parfaitement développé dans cette histoire, captivante, très bien menée, qui nous cloue aux sièges de Marial et du juge. Parce que Tanguy Viel a le génie de glisser un sacré suspense dans cette histoire, alors que pourtant, l'accusation est connue dès le début et que le présumé coupable ne nie pas les faits. Et à noter, la lecture de Féodor Atkine est juste impeccable. Bref, une rencontre livresque réussie !

Un roman que je vous recommande donc chaleureusement !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 26 Février 2019

Roman - Editions Thélème - 8h48 d'écoute - 21 €

 

Parution d'origine en 2016 chez Flammarion.

L'histoire : Atanasia est une Bartolomé... Famille où, au cours des siècles, on a toujours dit "Soyez imprudents les enfants"... Et ces enfants ont voyagé et quelque part, changé le monde. Atanasia a 13 ans et impatiemment, à l'attend ce moment où cette phrase libératrice lui sera prononcée ou signifiée...  Sa vie change le jour où elle découvre, au détour d'un musée, l'oeuvre d'un peintre mystérieux : Roberto Diaz Uribé. Atanasia se libère en enquêtant sur lui.

 

Tentation : Titre et pitch

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Ma "notation'" d'une seule patte paraîtra sûrement, aux yeux de certains, très sévère. Je rappelle ici que mes billets rendent compte de mon plaisir de lecture, et / ou de l'intérêt culturel, de l'instruction qu'un roman m'apporte....

"Soyez imprudents les enfants"... Comme cette phrase m'a parlé et invité à découvrir ce livre. Ces quelques mots qui ont souvent fait sens à ma vie et qui mon permis de vivre vraiment, de ne pas rester dans ma zone de confort, de prendre des risques, de m'ouvrir au monde et de le découvrir. Bref, de ne pas avoir une vie plan plan qui à l'époque, ne m'aurait pas convenue du tout. Voilà pourquoi le choix de cette lecture.

Le début m'a plu. L'adolescence de l'héroïne, ses questionnements sur des sujets intellectuels, moraux ou purement matériels et pratiques... Et les réponses qu'elle forge en même temps que sa personnalité. C'est aussi l'époque du post franquisme, intéressante donc. La lecture faite par Véronique Ovaldé elle-même me semblait enjouée.

Et puis, j'ai commencé à me perdre lorsque j'ai saisi qu'Atanasia passait régulièrement du statut de narratrice à celui de personnage... Et donc que pour évoquer le même sujet, Véronique Ovaldé employait tantôt le "Je" et tantôt le "elle".

Ensuite, je suis noyée... ou envolée, comme vous voudrez. Plus un mot, plus un passage ne m'a accrochée, je suis littéralement sortie de l'histoire, que j'ai écoutée sans entendre, ou entendue sans écouter. Il a été question d'aïeuls manifestement, qui alternait avec le récit actuel... Et si j'ai à peu près compris, le déroulement de l'arbre généalogique de Diaz Uribe aboutit à... la fin, il y a peut-être un intérêt qui m'aurait échappé, donc je me tais. Quant à l'interprétation de Véronique Ovaldé, d'enjouée, elle est devenue pour moi rapide, bien trop rapide... Au point que je me suis demandé s'il y avait un train à prendre. Par moment, j'avais même l'impression d'entendre les conditions d'offres commerciales citées en fin de spots publicitaires radio.

Bref, je n'ai pas saisi ce roman, qui n'est pas fait pour moi... A moins que je ne sois pas faite pour lui. A moins encore que le support (audio) de lecture ne fut, pour une fois, pas le bon... Rencontre complètement ratée, dommage.... Pour le livre et pour moi.

 

L'avis de Clara, de Noukette et de Cultur'elle

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 14 Février 2019

Roman - Edition le livre qui parle - 5h43 d'écoute - 13.00 €

 

Parution d'origine en 1897

L'histoire : Un homme bien étrange arrive dans une auberge d'un village anglais. Il parle peu, se montre fuyant et cache son visage sous des bandelettes et ses mains sous des gants. Devant cet étrange personnages, les langues se délient déjà...Puis quelques temps après, le village découvre, incrédule, que cet homme est en fait invisible sitôt qu'il se dévêt... La panique, la peur et les théories les plus folles envahissent le village.

Tentation : la renommée de l'histoire

Fournisseur : Bib N°2

 

Ah ah ah ! Un titre parfait en ce jour de la Saint Valentin !

Mon humble avis : Nous l'apprendrons au fil de l'histoire, cet homme invisible est un savant nommé Griffin. Il a trouvé la formule pour rendre invisible les choses...et les gens. Après un test sur un chat, il a appliqué la formule sur lui-même... et il est effectivement devenu invisible...

C'est donc un roman de science-fiction, même si bien ancien maintenant. Et comme nombre d'ouvrage de cette catégorie, il est la porte ouverte à nombre de constatations et de réflexions comportementales, sociétales et surtout spirituelles et philosophiques.

En effet, au cours du roman, Wells démontrent parfaitement grandeurs et décadences humaines. Tout autant que les dangers de la science, des pouvoirs que celle-ci peut donner et du péril du "toujours plus". Wells décortique le comportement autant individuels que collectif face à l'étranger (la méfiance, le début du racisme), face à l'étrange (la curiosité souvent malsaine et les ragots qui en découlent), puis face à l'étrangeté, l'impensable, l'inexplicable : la peur, la concupiscence, le rejet, la haine. Et face à tout cela, l'étranger  sans danger devient alors le pire ennemis et capable de tout pour échapper à cette haine. Le message de Wells et son observation de la société sont donc on ne peut plus avérés et limpides, mais surtout, toujours d'actualité. Wells met aussi le doigt sur le risque des "super pouvoirs" et des abus qui peuvent en être fait par ceux qui les détiennent. Tout ce qui est "super" porte son risque de mégalomanie. Et un super pouvoir n'est pas que fictionnel évidemment... Il peut être politique par exemple...voire même spirituel.

L'écriture comme la lecture qui en est fait sur cette version audio sont très alertes et agréables. La première partie m'a captivée. Ensuite, les explications scientifiques de Griffin m'ont un peu perdu et les personnages secondaires, nombreux, cités tantôt par leur nom, tantôt par leur rôle, grade ou métier, ont eu aussi raison de ma concentration à bien des moments. Et puis j'espérais un héros plus sympathique pour m'accrocher. Il n'empêche, ce classique de la science-fiction, visionnaire une fois de plus, est un incontournable. Visionnaire, je le dis parce qu'à notre époque, le danger est là mais invisible mais potentiellement partout... ne pas céder à la paranoïa.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 19 Janvier 2019

Roman - Editions Audiolib - 5h13 d'écoute - 19.00 €

Parution d'origine chez Calmann-Levy en mars 2018

 

L'histoire : Un accident de skate board et Louis, 12 ans, se trouve plongé dans un lourd coma. En rentrant de l'hôpital, Thelma, sa mère, découvre dans la chambre de son fils un curieux carnet : Louis y a dressé sa liste des merveilles, à savoir ses rêves, ses projets... Alors, Thelma prend la décision de réaliser "les merveilles" de son fils, pour tout lui raconter et lui montrer que la vie est belle, qu'il faut qu'il se batte et sorte de ce coma. Thelma n'a qu'un mois devant elle. Car dans un mois, si Louis reste toujours aussi inerte, le médecin débranchera les machines qui maintiennent Louis dans un semblant de vie.

 

Tentation : La couv' toute colorée et le pitch

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Je ne me souviens pas avoir lu d'avis sur la blogo à propos de ce premier roman lors de sa sortie au printemps dernier. Aussi, le hasard de notre rencontre en est-il encore plus magique !

Cette histoire, loin de tout pathos mais n'évitant pas non plus la réalité est un chef d'oeuvre mêlant habilement gravité et fraîcheur, si si, malgré ce que le sujet pourrait annoncer.  Ce n'est pas compliqué, La chambre des merveilles est un réel délice, si agréable à lire (ou à écouter), si émouvant, si touchant, si positif, si bananien (mot que je viens d'inventer pour dire qu'il donne la banane), bref, une pure merveille ! Et en même temps, c'est un roman paisible malgré un désolant décompte (donc un relatif suspense), qui fait se sentir bien et qui amène à nous interroger sur les priorités que l'on donne à notre vie et sur les liens qui nous unissent à nos proches.

Thelma est une mère monoparentale, qui voit l'évolution de sa carrière comme l'étoile à atteindre, et qui est en froid avec sa propre mère. L'accident et le coma de son fils Louis vont chambouler toute sa vie et la mener, via une espèce de road movie, vers une voie qui va l'aider à se révéler elle-même et surtout à elle- même, parce qu'elle écoute la voix de son fils à travers ce carnet des merveilles. Elle va ainsi redécouvrir son fils, mais aussi sa propre mère et les liens qui les unissent par-dessus les discordes. Et pourtant, ce carnet lui en fait voir des vertes et des pas mûres, l'emmène à Tokyo, lui font rencontrer Maîtres Gim's, s'inscrire à des cours de foot etc... Car les rêves de son fils, qu'elle réalise, lui raconte, lui fait écouter grâce aux moyens modernes, sont on ne peut plus riches, variés et inattendus.

Aussi, le lecteur s'amuse du périple sur lequel cette mère courage s'engage, mais sans jamais oublié la raison de cette engagement : ce jeune garçon cloué sur un lit d'hôpital, entre la vie et la mort.

La chambre des merveilles est portée par une écriture agréable. Ce roman est un condensé d'émotions pures et belles, très riches en divers sujets (notamment le milieu du travail pour les femmes... qui fait écho à l'actualité de #metoo).  Et, malgré un sujet de départ qui peut sans doute effrayer, on passe un excellent moment de lecture, on est porté par une sorte de douceur et d'espoir. Car ce roman en regorge. De l'espoir, de l'amour, du courage, de la persévérance, et surtout, la foi en ce que l'on fait, que cela puisse paraître vain ou non.

Ouvrez donc la porte de cette chambre des merveilles, qui vous emportera de pages en pages dans une magnifique histoire.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 13 Janvier 2019

Roman - Editions Des oreilles pour lire - 3h15 d'écoute - 16 €

 

Parution d'origine  chez Grasset en 2014

L'histoire : Celle de Jeanne, au tout début du XIXeme siècle, dans le Morbihan. Jeanne est une sorte de géante dotée d'une force extraordinaire. Batelière, elle sauva de nombreux marins de la noyade. C'est sa vie qui nous est contée ici.

 

 

Tentation : Pitch + Bretagne

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Quelque part sur la presqu'île de Rhuys, une rue est nommée rue Jeanne le Mithouard, et une petite plaque résume sa vie et lui rend hommage. C'est à cette vue que l'auteur a voulu en savoir plus sur cette Jeanne, qu'à l'époque on appelait aussi "La France". Cédric Morgan raconte ici ce qu'a pu être sa vie. Nous sommes donc dans une fiction sur un personnage ayant existé. Les lieux cités sont, quant à eux, bien réels.

Cédric Morgan se penche donc sur le destin de Jeanne, qui est une héroïne enfouie et oubliée de l'Histoire, comme bien d'autres. Jeanne est une femme simple, mais si grande qu'elle dépasse même tous les hommes des environs. Elle est dotée d'une telle force qu'elle fait des travaux d'homme, jusqu'à devenir batelière. Passeuse, elle transporte personnes, animaux et marchandises dans les environs de d'Arzon, Sarzeau, Vannes, Logeo à la seule force de ses bras etc. Elle se marie avec Louis, un pêcheur au long court, qui passe plus de la moitié de l'année dans les eaux froides de l'Islande. De cette union, naîtront trois filles, dont seulement deux survivront.

Jeanne est une femme extraordinaire qui même une vie ordinaire. Elle n'a jamais eu conscience de sa particularité ni de l'importance de ses exploits, tant pour elle tout lui semblait normal. Elle devint une figure locale et sa renommée alla aussi plus loin. Même les médailles reçues pour ses sauvetages en mer la laissèrent dubitatives. Seuls les soixante francs promis en récompense de sa bravoure par l'administration lui firent dire qu'ils amélioreraient un peu son quotidien.

Ce roman est un formidable portrait d'une femme d'une autre époque et en même temps, assez atemporelle. Une femme qui gère sa vie, qui s'en contente malgré sa rudesse qui est aussi due au temps d'alors. L'histoire commence vers 1800 pour finir environ quarante ans plus tard. Ce qui fait que ce livre est aussi le tableau d'une région et d'une époque, de ses us et coutumes, de ses croyances etc...  Il est évidemment question de la mer, de ses dangers, des gens qui y vivent et qui en vivent. Le tout décrit par une écriture soignée, simple et agréable.

Maintenant, pour être honnête, ce n'est pas forcément le genre de roman et d'histoire qui me transporte et me passionne. Malgré l'intérêt réel et culturel de cette histoire, j'ai trouvé qu'elle manquait en peu d'entrain, d'autant plus que la lecture qui en faite dans le format audio est assez lente et monotone. Pour autant, je ne regrette pas cette audio-lecture même si le format papier doit peut-être mettre plus en valeur la qualité de ce destin hors du commun tout de même.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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