Articles avec #livres audio, lectures audio tag

Publié le 9 Mai 2026

Roman - Editions Lizzie - 9h12 d'écoute - 17.71 €

Parution Lizzie & Albin Michel en février 2024

Mon pitch : 1960, Réno dans le Névada.

Pauline, originaire de Paris, est femme de chambre au Mapes Hôtel. Une de ses collègues étant blessée, elle est appelée en remplacement pour s'occuper de la suite 614. Pauline commence le ménage alors qu'elle croit la chambre vide, une femme, hagarde, apparaît dans son plus simple élément... Pauline ne le sait pas encore, mais il s'agit de Mrs Arthur Miller, alias Marilyn Monroe. Une rencontre qui va bouleverser à jamais la vie de la jeune femme... Qui quarante ans après, alors que le fameux hôtel est démoli, se souvient de cette année-là...

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : La bib de St Lu

Mon humble avis : De Marilyn Monroe, je ne savais pas grand-chose... Des images, des photos, une réputation, un happy birthday Mr President bouboupidou, et une liaison avec Yves Montant, dont il y est aussi question, de loin, dans ces pages. En les écoutant, j'ai aussi réalisé que je n'ai vu aucun film de Marilyn...

Poussière blonde m'a donc permis de faire plus ample connaissance avec cette star mythique. Marilyn passe deux mois à Reno pour tourner "Les désaxés" qui verra la fin de son mariage avec Arthur Miller.

Tatiana de Rosnay nous offre deux facettes de la star... Celle illuminée et très maquillée dans tous les sens du terme côté célébrité, et celle plus sombre, pleine de fêlures et d'addictions, mais plus sincère et profonde, côté intimité... Et quelle bonne idée, pour développer cet aspect-là de cette icône que de créer le personnage d'une femme de chambre qui pénètre quotidiennement dans l'intimité de Marilyn...

"Être femme de chambre, c'était précisément cela : faire intrusion sans le vouloir dans l'intimité d'autrui, voir le contenu des corbeilles à papier, remarquer les titres des livres, lire les premières phrases des cartes, lettres et petits mots qui traînent. Tout était là, en pâture ; la vie entière de quelqu'un, dissimulée dans une chambre d'hôtel. »

Pauline, toute jeune mère célibataire nouera avec l'actrice un lien très particulier loin des projecteurs qui lui permettra de connaître et d'apprécier la femme derrière l'actrice. Un lien qui changera sa vie, et lui permettra de s'émanciper de sa petite condition sous emprise d'un homme. On découvre d'abord une Pauline timide et soumise... Sa rencontre et les moments qu'elle passe avec Marilyn dans sa suite, leurs conversations, les conseils de la star la transformeront et, et s'est une jeune femme qui s'affirme qui se déploie au fil de l'histoire.

Outre le portrait de deux femmes qui n'auraient jamais dû se rencontrer si la destinée ne s'en n'était pas mêlée, Poussière blonde offre un flash-back dans les années 1955 - 1960 dans la plus grande des petites villes, en plein milieu du désert : Réno. Il est aussi beaucoup question des fameux chevaux sauvages de la région : Les mustangs. Leurs violentes captures, le trafic et la maltraitance qu'ils subissaient à l'époque (notamment pour les besoins du tournage) sont ici dénoncés. Enfin, l'autrice revient sur les causes possibles du décès de Marilyn Monroe.

Le début de ma lecture ne m'a pas captivée parce que je ressentais une impression de mièvrerie. Et puis, au fil des heures d'écoute, je me suis surprise à éprouver un réel plaisir, à me sentir bien dans cette histoire. Car oui, même si ce n'est pas le roman du siècle, cette amitié fictive qui illustre à quel point une rencontre des plus incertaine peut changer une vie fait du bien. Poussière blonde, sans éviter les lieux communs, reste une une belle histoire, c'est déjà pas mal. Par contre, je ne suis pas sûr que les aficionados de Marilyn y trouvent leur compte.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 23 Avril 2026

Roman - Editions Audiolib - 11h31 d'écoute - 17.99 €

Parution d'origine en avril 2023. Existe en poche aussi.

Mon pitch : 1946... Adolescente, Gretel et sa mère fuient la Pologne, la honte chevillée au corps et la peur au ventre. Elles s'installent à Paris.

2022 : Gretel est une veuve nonagénaire et vit depuis quarante ans à Londres dans une résidence chique. Arrivent de nouveaux voisins... Un couple et leur jeune garçon. Leurs attitudes réveillent des souvenirs que Gretel pensaient enfouis à jamais. Et qui la mèneront au choix cornélien... Se taire et sauver sa peau, ou se mettre en péril et sauver un enfant.

 

Tentation : Envie de découvrir un nouvel auteur

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis : Je suis contente, cette année, j'arrive à respecter globalement un objectif de lectures... Explorer de nouveaux auteurs (pour moi) et sortir plus souvent de ma zone de confort trop "franco-française" comme je dis.  Me voilà donc partie à la découverte de grands auteurs étrangers qui semblent incontournables... Voici donc ma première lecture de l'irlandais John Boyne.... Et pas la dernière !

Car quel roman ! J'en suis sortie toute "waouh", comme frappée par autant de talent, ébahie de pouvoir être encore autant surprise, captivée et perturbée par un roman. La vie en fuite est dorénavant un de mes grands grands coups de coeur de ces dernières années je pense.

Les grands sujets de cette histoire sont la culpabilité et la responsabilité. Une adolescente de 12 ans peut-elle être tenue pour responsable des actes de ses parents, ou de leur non dénonciation au fil de sa vie d'adulte.  Même quand on grandit au milieu de l'indicible qui devient la norme, ou que l'on côtoie cet indicible sans en prendre part mais en se taisant... Quand le sentiment de culpabilité se déclare-t-il, doit-on le porter toute sa vie ? Sommes-nous tous égaux devant ce sentiment qui peut ronger sur des décennies.

Je l'ignorais, mais "la vie en fuite" est la suite de "le garçon au pyjama rayé" paru en 2009 à destination du public jeunesse. Cette méconnaissance ne m'a gênée en rien, et la vie en fuite est bel et bien un roman adressé aux adultes.

Les chapitres s'alternent entre deux temporalités où l'on suit Gretel. 1946 lorsqu'elle arrive à Paris avec sa mère. Elles vivent pauvrement après une vie sans privation. Elles se déclarent allemandes de Berlin. Mais Gretel évoque souvent "l'autre endroit", qu'il est interdit de nommer. Lecteurs, nous comprenons vite qu'il s'agit d'Auschwitz, mais "du bon côté de la clôture". Le père et le petit frère sont morts, et c'est en état de sidération que nous découvrirons les causes et les circonstances de leur mort.

Dans les années 50, nous partons quelque temps avec Gretel en Australie. Alors qu'elle le fuit, elle rencontre son passé.

Le reste du temps, nous sommes à Londres avec Gretel qui a 91 ans, et que son fils aimerait placer en Epadh pour vendre le luxueux appartement. Sauf que Gretel a la patate et que ce n'est que les pieds devant qu'elle quittera son cocon... Et puis arrivent les nouveaux voisins et le petit Henry, dont le comportement alerte la vieille dame. Et là, un autre sujet important prend place : la violence intra familiale et l'emprise morale...  Je ne peux pas en dire plus sans risquer de spoiler...

Et puis il y a aussi la "jeune" voisine de Gretel... 20 ans de moins qu'elle mais déjà atteinte d'Alzheimer. Gretel s'en occupe en bonne voisine et garde toujours un oeil sur elle. 

Quel sacré personnage cette Gretel qui, quelque part, nous pousse sacrément dans nos retranchements, et ballote bien nos intimes convictions. Est-elle pénalement coupable, est-elle moralement responsable quand ce qui pourrait lui être reproché s'est déroulé alors qu'elle était enfant ? 

Moi-même, je n'arrive pas à me décider. Il y a en fait dans ces pages un aspect que j'appelle l'aspect "et si j'étais né en 17 à Leidenstadt" (Chanson de Jean-Jacques Goldman). Mais je n'ai pas réussi à la détester cette Gretel... Comme quoi, on peut facilement donner son affection à quelqu'un pour ce qu'il est actuellement, quand on ignore tout de son passé... Et là encore, reste à savoir si cette personne est responsable de son passé... Terrible questionnement dont ceux qui auront une réponse claire et nette seront bien chanceux ou alors tout à fait manichéens. Car quelque part, on sent que même John Boyne est indécis, et laisse le choix aux lecteurs.

Un roman magistral, bouleversant, puissant, incontournable, et quelque part atemporel... Pour moi, la vie en fuite est un chef d'oeuvre d'une rareté qui le rend encore plus marquant. Un livre qu'on ne lâche pas, qui pose les bonnes questions sans donner la réponse. Parce que souvent, dans la vie, les choses ne sont pas si limpides que les apparences le suggèrent.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 15 Avril 2026

Roman - Editions Audiolib - 5h48 d'écoute - 14.99 €

Parution le 21 août 2024

Mon pitch : Dans le hameau qu'on appelle "Les montées", vit durement la famille des deux jumelles Ambre et Aelis, leurs enfants, ainsi que la veille Rose. La vie est rude, d'autant que les Montées se trouve sur les terres d'un Seigneur qui réclame son dû, et de son fils qui sème la terreur.

Jusqu'au jour où la famille découvre à l'orée de la forêt une petite fille sauvage et affamée. La voici adoptée et prénommée Madelaine. Certes, c'est une bouche de plus à nourrir, mais Madelaine se montre courageuse, travailleuse, efficace.... Mais aussi, rebelle. Cette insoumission à l'ordre du monde signera -t-elle le début d'un drame ?

Tentation : Blogo et médias

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis :  J'avais classé ce roman, l'un des plus attendus de la Rentrée littéraire septembre 2024 dans ma liste des "non urgents"... Les multiples billets que j'avais lus à l'époque allaient des plus enthousiastes aux plus mitigés... Et voilà que j'en ai trouvé la version audio, donc hop hop hop ! 

Troisième roman que je lis de Sandrine Collette, après "On était des loups" et "Juste après la vague" .

Une fois de plus, l'autrice à l'art de nous happer, voire de nous enfermer dans un univers bien à elle, glaçant, atemporel, qui semble sans issue, au coeur d'une nature hostile, isolée. C'est un presque huis-clos, sans dialogue entre les quelques protagonistes bien malmenés, par les épreuves insurmontables que leur autrice leur fait vivre. Mais les personnages que crée Sandrine Collette ne sont pas du genre à se laisser abattre, ils se battent bec et ongle contre vents et marée... Ils sont dans la survivance.

Ici, nous sommes dans un hameau où vivent quelques familles... On ne sait pas où, ni quand.... Cela pourrait être une histoire moyenâgeuse comme post apocalyptique... Aucune technologie moderne, même le soc de charrue n'est pas une évidence pour les paysans. La terre est désolée, donne peu, les hivers sont glacés, puis les pluies diluviennes etc... Il est vrai que les descriptions de ce contexte de misère impitoyable (famine, froid, maladie etc...) et de lutte quotidienne pour la survie sont insistantes. Mais même temps, elles décrivent un quotidien qui reprend dès chaque levé du jour, même avant l'aube... Il n'empêche elles sont parfois lourdes à supporter, même si elles concourent à sombre atmosphère du roman. 

Et puis, dans toute cette misère, arrive Madelaine la sauvageonne aussi forte qu'un garçon... que la petite communauté adopte et apprivoise. Qui deviendra un rayon de soleil qui va chambouler l'équilibre du hameau. Madelaine la différente, la courageuse et l'insoumise, dont le caractère bien trempé va bouleverser l'ordre des choses et semer la graine de la révolte et peut-être, des représailles.

Le drame est annoncé des les premières pages, mais c'est à la toute fin du roman que l'on en découvre la teneur et ses conséquences. Ce qui fait qu'effectivement, le rythme peut paraître lent et l'intrigue retenue. Madelaine avant l'aube est donc plus un roman d'atmosphère sur les liens familiaux, la domination des puissants, et la place des femmes dans une société. On l'apprécie ou pas pour son âpreté, la beauté de son écriture qui emprunte parfois à la poésie, son originalité et son personnage principal... Madeleine, une jeune fille en avance sur son temps, qui ne se laisse pas faire, éprise de justice...

J'ai aimé cette audiolecture, sans être forcément transportée. J'ai eu du mal à discerner les personnages masculins des uns des autres (peut -être à cause du support de lecture). Et j'aurais aimé en savoir un peu plus sur Madelaine... D'où vient elle, qu'elle fut sa vie avant d'être trouvée proche du hameau. Et ce cumule de misère est effectivement par moments lourd à supporter.

Et je me dis que dans quelques années, Sandrine Collette pourrait nous donner des nouvelles de Madelaine un peu moins sombres... J'ai déjà le titre : Madelaine après le crépuscule !!! Et même si je n'ai pas été bouleversée par cette histoire, je serais alors au rendez-vous, car Madelaine reste un personnage fort, attachant, marquant. Et puis dans cette histoire atemporelle, presque sous forme de conte cruel, Sandrine Collette évoque des sujets vieux comme le le monde, mais toujours contemporains.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 6 Avril 2026

Roman - Editions Audiolib- 7h44 d'écoute - 21.95 €

Parution Charleston & Audiolib en 2024

Mon pitch : Depuis plus de vingt ans, Abigaëlle vit recluse dans un couvent de Bourgogne, où elle a fait voeux de silence. Sa vie d'avant lui paraît très brumeuse, elle ne sait même plus ce qui l'a poussé à ce choix de vie. Mais, elle suit la vie de Gabriel, son frère artiste parisien, qui lui rend visite toutes les deux semaines.

Quand ce dernier rencontre Zoé et en tombe amoureux, Abigaëlle s'inquiète... Elle seule connaît le lourd passé de son frère... Alors, elle prend la parole, elle écrit...

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib de Dinard

Mon humble avis : Une autrice que je ne connaissais pas, mais dont un roman a été brillamment adapté en série TV diffusée l'automne dernier : Désenchantées. Voilà pourquoi j'ai finalement opté pour cette lecture audio.

Et bien aucun regret. Je n'ai fait qu'une bouchée ou presque de cette audio lecture tant elle est addictive et bien menée, servie qui plus est par une écriture sobre et efficace mais très agréable, tout à fait adaptée au douloureux sujet.

Il s'agit d'un roman polyphonique... Plusieurs personnes s'expriment, dont Abigaëlle, un psychiatre etc...

Le thème de "La dernière allumette" est la violence conjugale et familiale, l'héritage de la souffrance et ses possibles conséquences, notamment de répétition, sur les générations à suivre.

Suite à son enfance marquée, Gabriel a toujours fui les relations durables, s'empêchant de tomber amoureux, pour être sûr de ne jamais reproduire le schéma familial. Jusqu'à ce qu'il rencontre Zoé, qui ne peut pas avoir d'enfant, qui vit l'exacte opposé de sa soeur Aline, heureuse en ménage et mère de quatre enfants.

Marie Vareille fait preuve d'un talent et d'une justesse inouïs pour décrire, sans en avoir l'air au début, le climat de la violence conjugale et de ses conséquences sur les enfants. Tout est dit ou suggéré avec une délicatesse qui fait aussi froid dans le dos. Et pourtant on ne lâche pas ce roman des plus addictifs, parce que l'on sait qu'un nouveau drame se met en place et que la tension gagne sans cesse du terrain. Et puis, et puis, deux révélations des plus inattendues vous prennent à la gorge, et démontre une fois de plus qu'il ne faut pas se fier aux apparences, aussi heureuses soient elles. Car elles font voir (ou relire) l'histoire de façon différente et révèlent un sacré talent romanesque. Marie Vareille m'a "baladée".

Un roman à la construction narrative judicieusement pensée, à la psychologie des personnages étudiée et décrite à merveille. C'est sobre, implacable, sans fioriture ni sensationnalisme et pourtant terriblement nécessaire. L'autrice détricote la spirale infernale de la violence conjugale, depuis le plus infime geste ou indice, depuis la parole que l'on pardonne parce que... Elle montre bien que l'on ne se sort pas seul de cet enfer, que l'on soit bourreau ou victime. Parmi les passages les plus forts, ceux qui se déroule dans le cabinet d'un psychiatre, qui écoute sa patiente et qui tente, petit à petit, de lui faire prendre conscience qu'elle subit une violence conjugale intolérable et impardonnable. On sent que le psy marche sur des oeufs, et tout est dit ou suggéré avec énormément de douceur qui tranche avec virulence des confidences. Oui, un roman des plus utiles, qui devraient être lus par tous et toutes, et surtout par les personnes directement concernées, qu'elles soient victimes ou responsables... Car peut-être ce roman peut aider certains à ouvrir les yeux, et à nommer ce qu'ils vivent ou ce qu'ils infligent, sans en avoir réellement conscience. Et par les autres, pour qu'ils puissent peut-être percevoir un signe, un indice, et alors peut-être, stopper cette spirale infernale et sauver un(e) proche...

Sombre, poignant et lumineux, un gros coup de coeur pour moi.

Je pense lire d'autres romans de cette autrice, de ses plus récents, puisque d'après ce que j'ai lu, elle a commencé à se faire connaitre par du feel good, avant d'aborder la face obscure de l'humain, celle qui m'intéresse.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 21 Mars 2026

Polar - Editions Audiolib - 8h56 d'écoute - 19.45 €

Parution Audiolib en 2015 (Viviane Hamy 1999)

Mon pitch : Dans les Alpes, de multiples brebis sont soudainement égorgées par une bête dont la mâchoire est gigantesque... Puis c'est Suzanne, une habitante du village, qui est retrouvée morte ensanglantée. Pour les habitants de St Victor Dumont, c'est forcément un énorme loup, la bête du Mercantour.

Ils sont quelques uns à ne pas y croire, pour privilégier une autre thèse. Ces morts ne peuvent être que l'oeuvre d'un loup-garou... Ils sont trois à partir à sa recherche... Jusqu'à ce que l'une d'elle, Camille, appelle une de ses connaissances, le commissaire Adamsberg (son ex en fait)...  Celui-ci va prendre l'affaire en mains et prouver que les morts qui se multiplient n'ont rien à voir avec les légendes, et qu'il faut garder les pieds sur terre.

Tentation : Ma PAL audio

Fournisseur : Ma PAL Audio (bib de Rennes)

Mon humble avis : J'ai pris le train "Vargas" assez tardivement. Ayant lu ces derniers romans, me voilà à remonter le temps, à lire les premiers wagons qui forment le train Adamsberg, le célèbre commissaire de Fred Vargas. Cet opus est la deuxième enquête publiée de ce fameux flic. Et plus je lis Vargas, plus j'aime son style unique qui fait sa signature, direct avec une espèce de gouaille très rom pol, sans se perdre dans des méandres de détails, mais sans jamais oublier des pointes poétiques sur l'art et la philosophie de vie. Et surtout, il y a l'humour de Vargas dans les dialogues savoureux de ses personnages. Au fil des volumes, j'ai vraiment appris à apprécier Adamsberg, ses manies, ses méthodes perspicaces intuitives d'enquêtes, et son air rêveur et débonnaire, très ancienne école quelque part.

Dans L'homme à l'envers, Fred Vargas s'attaque à la légende du loup-garou, et donc aux croyances qui l'entourent. Nous voilà donc dans le Mercantour, où il est question du loup (tout court pour l'instant), l'occasion pour la scientifique qu'est aussi Fred Vargas d'évoquer la vie de cet animal autant craint qu'admirer, et qui fait sujet d'un éternel débat dans les régions où il est revenu s'installer... Le loup ou les moutons dans les alpages ? Les deux, donc des chiens de défense de plus en plus puissants. Ce roman date de 1999, et pourtant l'été dernier, le sujet revenait régulièrement à la une des journaux.

Adamsberg étant menacé de mort à Paris, il prend le vert, et c'est ainsi qu'il va se retrouver embringué, à mi- parcours (et donc à la moitié du roman) et sans ses acolytes habituels dans cette enquête, appelé à l'aide par Camille... 

Que des loups égorgent des brebis, ça arrive. Mais qu'un loup s'attaque aux hommes, et plus particulièrement Suzanne l'une des figures centrales du village, ce n'est plus possible. Etrange, ce ne sont que des brebis et une femme qui sont égorgées par le monstre à la mâchoire sur dimensionnée. Camille, le fils de Suzanne et un vieux berger partent donc sur la piste de ce qu'ils pensent être un loup garou... Les voilà dans la camionnette "bétaillère", dans un road trip qui sillonne les environs au fil des annonces de carnage dans les troupeaux. Sauf que sur leur route, ils croisent d'autres cadavres, bien humains et surtout, masculins...

C'est un grand plaisir de suivre cette équipe hétéroclite, dans cette enquête pleine de mystères mais bien terre à terre, dont Adamsberg parviendra, en prenant son temps, à expliquer tout tout tout, jusqu'au moindre détail. Et le dénouement de cette énigme est des plus inattendus. En tout cas, pour moi, grande fut la surprise ! Un polar divertissant, original et aux dialogues truculents comme sait le faire Fred Vargas. On aime... ou on n'aime pas. Moi j'aime parce que je ne trouve cette atmosphère et ce style nulle part ailleurs : une bonne intrigue combinée à une dose d'humour avec des personnages aussi normaux qu'hors du commun !

 

18ème participation au challenge

J'en étais à 46 pts + 1 pt avec ce rapport  : me voici à 47 points 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 11 Mars 2026

Thriller - Editions Ecoutez lire - 11h48 d'écoute - 19.99 €

Parution d'origine Gallimard en 2016

Mon pitch : La Victoria, bidonville de Santiago au Chili. Plusieurs adolescents meurent subitement, sans que pouvoir et opinion publiques et police ne s'en émeuvent et ne s'en préoccupe réellement.

Gabriella, une jeune mapuche étudiante en cinéma, est présente lors de la découverte du dernier cadavre... Et comme à son habitude, munie de sa caméra, elle filme tout... Et découvre, en regardant son film, de la fine poudre blanche autour des narines du garçon... 

Avec l'aide d'Esteban, un avocat spécialisé dans les causes perdues, elle porte plainte au nom des familles sans le sou.

Gabriella et Esteban, sans le savoir, ouvrent les portes de l'enfer, l'enfer qui prend ses racines dans l'Histoire du pays et le régime de Pinochet.

 

Tentation : Depuis le temps !

Fournisseur : Ma PAL Audio

Mon humble avis : L'univers de Caryl Férey, pour l'instant, je ne l'avais approché qui via la BD, craignant une surenchère de la violence suite au visionnage de la bande annonce de l'adaptation ciné de son roman zulu. Cela fait donc des années que je reporte cette lecture, et les autres de ses romans à plus tard... Le challenge Polars d'Hiver d'Alexandra a été l'occasion de passer outre mes appréhensions et c'est sans regret, car je sais déjà que je relirai Caryl Férey.

Certes, on ne va pas dire que Condor est exempt de violence, mais rien n'est gratuit et on est dans la cruauté liée aux trafics et au grand banditisme et non dans la tête d'un psychopathe à l'imagination fertile. Il y a aussi des rappels historiques liés au putsch de Pinochet, et du sors réservés à ses opposants martyres etc...

Condor demande de l'attention mais se révèle passionnant. Déjà, première qualité, il est très bien documenté sur l'époque Allendé/Pinochet et l'actuelle du Chili, ainsi que sur certains us et coutumes des Mapuches, ce qui le rend instructif. J'ai trouvé l'écriture particulièrement soignée, agréable et tout aussi efficace. Mais pas de tics et de clichés de langage souvent liés au genre thriller (genre il fut pris de terreur, d'effroi etc)... Bref, un style direct qui décrit et n'en fait pas trop.

L'intrigue est bien ficelée qui nous amène à côtoyer différentes classes sociales et à nous familiariser avec différentes époques du Chili, ce pays si loin dont on parle si peu. Certes, j'ai parfois eu un peu de mal à distinguer certains personnages et leur hiérarchie parmi les méchants, mais rien de rédhibitoire, et puis ce phénomène est sans doute lié au format audio de mon écoute.

Condor est un thriller plutôt engagé, puisque Caryl Férey y dénonce les trafics de drogues, une société très inégalitaire, le droit bafoué des populations autochtones (ici les Mapuches) et la spoliation de leurs terres, l'exploitation de certaines terres à la biosphère exceptionnelle par l'appât du gain et des métaux précieux, la corruption à tous les niveaux etc.

Et puis il y a Gabriella, Esteban, Stephano, le père Christiano.... Des personnages très très attachants, originaux (pour Esteban en tout cas)... mais je vous laisse découvrir leur histoire, leurs douleurs, leurs souvenirs, le force et par dessus-tout leur détermination à ne rien céder, à aller jusqu'au bout pour que la vérité éclate au grand jour.

Caryl Férey a l'habitude et la réputation d'emmener ses lecteurs aux quatre coins du monde, donc je n'ai pas fini de voyager !

 

 15ème participation

J'en étais à 40 points

Ce rapport m'en ramène 1 + 1pt pour roman de plus de 500 pages (512 pages en version poche /folio)

Me voici à 42 points

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 9 Mars 2026

Thriller - Editions Audiolib - 9h03 d'écoute - 22.95 €

Parution en septembre 2021

Mon pitch : La brigade fluviale de Paris repêche une presque noyée, complètement amnésique.... Conduite à l'I3P (l'infirmerie psychiatrique de la préfecture), elle se sauve lors d'un transfert... Mais les services médicaux ont eu le temps de faire des prélèvements ADN... Ceux-ci correspondent à Miléna Bergman, célèbre musicienne décédée un an plus tôt dans un crash d'avion.

Roxane est flic et débarquée de son service... Elle se retrouve au bureau des affaires non conventionnelles... Cette histoire de noyée amnésique l'intrigue, elle mène l'enquête en sous-marin et découvre... l'impensable.

 

Tentation : Pourquoi pas un Musso de temps en temps

Fournisseur : La bib de St Lunaire7

Mon humble avis : Guillaume Musso nous livre ici sa version du célèbre fait divers légendaire de l'inconnue de la Seine. La sienne est vivante et son ADN correspond à une célèbre musicienne décédée un an plus tôt. Nous sommes donc, au début, dans un mystère qui a tout d'irrationnel. Evidemment, l'explication de cet irrationnel qui ne l'est pas tant que ça va venir au fil des pages, et de l'enquête menée, plus ou moins en sous-marin, par Roxane et de son autoproclamée assistante : l'étudiante Valentine.

Les réponses de ce mystère, les personnages vont les trouver dans la mythologie grecque via Dionysos et l'étrange culte malsain que certains lui voue depuis... les fonds du temps... On apprend que culte de Dionysos est à l'origine de la tragédie et du théâtre. 

Entre le mystère profond des débuts, la touche mythologique et le personnage de Roxanne, flic mise dans un étrange placard, l'histoire est intrigante, agréable et divertissante. De plus, l'idée de créer ce service policier "bureau des affaires non conventionnelles" est franchement bonne, d'ailleurs, je l'ai crue vraie.

Et puis, je ne sais pas pourquoi, j'ignore si je dois m'accuser d'un manque d'attention, tout est parti en peu en vrille, dans le sens ou si les coupables sont bientôt découverts, on ne saisit pas vraiment le pourquoi du comment, la motivation, et pourquoi c'est l'écrivain Raphaël qui se retrouve "victime" de cette affaire, même si j'ai bien saisi comment et pourquoi la célèbre musicienne débarque dans sa vie...

Ensuite, j'avoue que j'ai du mal quand les personnages parlent avec leurs morts et "les voient", même si le décès remonte à plus de 30 ans. Ca ne me touche... pas du tout. De même, quand ce sont des protagonistes dans le coma qui s'expriment à la première personne du singulier dans un roman, je ne suis pas fan...

Autre bémol, l'interprétation trop maniérée, trop grandiloquente, trop dramatique par rapport à la situation. La voix veut faire peur, mais on n'a pas peur dans le livre... je ne sais pas si vous me suivez !!!

On ne sait pas grand-chose à propos de Roxane, ni des raisons de sa mise en placard. Musso explique à la fin que c'est un choix, car possible qu'il y ait un tome 2 ou 3 avec ce personnage.

L'idée de départ est bien intrigante, la présence des fanatiques givrés de Dionysos originale, mais le lien entre les deux semble un peu rocambolesque et nombre des noeuds se dénouent sans nous, comme par hasard... bref, comme si Musso égarait son lecteur plutôt que de le prendre sous le bras pour le mener au dénouement Bref, une dernière partie fouillis et fourre-tout à mes yeux.

Une lecture en demi-teinte donc. 

14ème participation

J'en étais à 39 points, + 1 : Me voici à 40 points

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 1 Mars 2026

Thriller - Editions Lizzie - 7h55 d'écoute - 19.99 €

Parution Lizzie 2018 - Fleuve Noir 2011

Mon pitch : Trois hommes et un chien se réveillent au fond d'un gouffre. Le maître du chien est enchaîné par le poignet, un autre par la cheville et le troisième, porte un masque de fer... qui explosera s'il s'éloigne trop des 2 autres. Les trois hommes ne se connaissent pas, que font il là ? Pourtant, chacun dans son dos à une affiche qui dit " qui est le voleur", "qui est le menteur", "qui est le tueur"...

Un huis-clos sous haute tension dans le froid et les profondeurs la terre...

 

Tentation : Sortir une "vieillerie" de ma PAL audio

Fournisseur : Bib de Rennes

 

Mon humble avis : Un huis-clos survivaliste des plus oppressants, qui ne plaira pas aux âmes sensibles. Dans ces pages, Franck Thilliez va loin dans la violence et l'horreur. A un moment, je me suis demandée si j'allais poursuivre ce roman de survie forcée en milieu très hostile. Et en même temps, j'avoue que cette version audio, portée par la voix de Guillaume Cramoisan (acteur que j'aime beaucoup) en parfaite adéquation avec l'urgence et la noirceur de la situation, reste tout de même addictive, même si nos nerfs et notre coeur sont mis à très rude épreuve. Parce que mine de rien, on a envie de savoir : Pourquoi eux ? Et bien sûr, sortiront-ils vivants de ce trou ?

Ces hommes ne se connaissent pas et vont devoir autant s'apprivoiser, que se défier, que se méfier, que se faire confiance, que de s'entraider pour survivre un jour, puis deux, puis sept dans un gouffre sous un glacier, ou leur prédateur leur a laissé quelques objets et une tente. La survie en milieu extrême, Jonathan, le narrateur connait, lui l'ancien alpiniste qui s'est frotté à l'Everest. L'autre homme un jeune beur du Nord, qui vit manifestement de petits larcins. Le troisième travaille dans un abattoir...

Au fil des jours, les trois hommes vont découvrir le lien qui les unit... mais ignorent toujours qui, parmi eux, est le voleur, le tueur et le menteur... Et si ces trois mots désignaient une seule et même personne, chez qui les secrets ont la dent dure ?

Ce thriller n'est pas une enquête, même si les trois hommes et le lecteur réfléchissent à la solution de l'énigme au rythme des conversations entre les personnages, parsemées aussi de quelques flash-backs dans la vie de l'un ou de l'autre. Globalement, le thème de l'histoire est ce à quoi l'on est prêt pour survivre, ce que l'on oublie quand ça nous arrange

C'est oppressant à souhait, je pense que si le roman était adapté au ciné, je passerais pas mal de temps à me boucher les oreilles et à fermer les yeux. Sur Babelio, certains lecteurs comparent ce roman au film Saw... que je n'ai pas vu, mais qui peut être un indicatif pour vous.

Oui, c'est rondement mené, oui on est plus que tenu en haleine. La fin est surprenante, qui peut ou pas, suggérer une relecture des événements et des dialogues. Une fin ou tout un roman peut-être en trompe l'oeil. Vengeance ou folie, ou les deux ? Peut-être que Thilliez vous a baladés depuis le début... Et malgré la dernière révélation en page finale, la question peut demeurer ou vous rendre dubitatifs sur l'ensemble du roman.

Je pense qu'il y a 15 ans, j'aurais été plus enthousiaste avec ce roman que j'aurais peut-être dévoré... Mais les années passant, je suis de moins en moins friande de ce sordide machiavélique, de ses souffrances morales et physiques que les auteurs du genre nous font partager.

 

 

12ème participation.

J'en étais à 35 points. Ce rapport (+ 1 point) me mène 36 pts.... Toujours de Commissaire de police.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 19 Février 2026

Roman - Editions Lizzie -3h04 d'écoute - 16.99 €

Parution en 2020 (Prix Renaudot 2020)

4ème de couv : Le fils, c'est André. La mère, c'est Gabrielle. Le père est inconnu.

André est élevé par Hélène, la sœur de Gabrielle, et son mari. Il grandit au milieu de ses cousines. Chaque été, il retrouve Gabrielle qui vient passer ses vacances en famille.

Entre Figeac, dans le Lot, Chanterelle ou Aurillac, dans le Cantal, et Paris, Histoire du fils sonde le cœur d'une famille, ses bonheurs ordinaires et ses vertiges les plus profonds, ceux qui creusent des galeries dans les vies, sous les silences.

 

Tentation : Durée parfaite pour un trajet voiture

Fournisseur : La bib de St Lu

Mon humble avis : Me voilà aujourd'hui à copier/coller simplement la 4ème de couv et non à pondre un de mes pitch personnel... Tout simplement parce que je suis incapable de résumer ne serait-ce que la genèse de cette histoire. Peut-être mon ressenti de lecture est-il directement relié au format audio de lecture, mais je ne me suis accrochée à rien dans ce roman, qui m'a semblé être une longue litanie généalogique et qui plus est, dans le désordre chronologique avec des retours en arrière incessant. Bref, je n'ai accroché à rien dans cette saga familiale sur des décennies mais moins de deux cents pages... De ce fait, une vague impression de factuel, de rien d'approfondi. Pas un gramme d'émotion, d'empathie ou d'attachement à des personnages ne m'est venu lors de la lecture. Certes, il y a le style et les mots très particuliers de Marie-Hélène Lafon qui restent un plaisir... Car l'autrice a pour habitude de dire les choses telles qu'elles sont, sans tourner autour du pot, avec des termes toujours choisis avec précision. Mais pour le reste, tout ne fut qu'indifférence pour moi.

Avez vous lu et aimé ce roman ?

A ce jour, parmi tous les titres de Marie-Hélène Lafon que j'ai lu, mon préféré reste Joseph

Et pourtant, sur Babelio, les avis sont majoritairement élogieux

 

7ème participation au challenge

Gravillons d'hiver

192 pages en format poche folio

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 13 Février 2026

Thriller - Editions Sixtrid - 7h36 d'écoute - 19.95 €

Parution en 2020

Mon pitch : Plus de vingt ans que les deux jumelles ne se sont pas vues. A l'une tout a toujours réussi, l'autre n'a connu qu'une addition d'échecs...

Quand l'une assiste à la mort accidentelle de sa soeur, la tentation est trop grande... Elle prend son identité...

Oui mais ce n'est pas si simple... Surtout quand, de retour dans la maison de la défunte, elle y découvre qu'il y a un nourrisson...

Isaure va-t-elle parvenir à duper son monde et devenir Lucille ?

 

Tentation : Tiens, un thriller et une autrice que je ne connais pas !

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis ; Voici un thriller psychologique qu'on lit avec intérêt, et grand plaisir... Et qui a pour la particularité de n'avoir aucun crime ni trafic ni sérial killer, mais juste une usurpation d'identité entre deux jumelles... Et pourtant, la tension se fait crescendo, alors qu'on tremble déjà pas mal dès les premiers jours d'Isaure dans la vie de Lucille. On pense qu'avec le temps, les risques d'être découverte s'éloignent, c'est oublier qu'avec le temps, c'est aussi la vigilance qui s'effrite...et la possibilité d'une gaffe qui se multiplie, qui mène à des soupçons et donc à une intervention policière.

On se rend compte avec ce roman comment l'usurpation d'identité est un exercice difficile, périlleux, épuisant. Au début, Isaure avait juste l'idée de vider les comptes de sa défunte soeur et de redisparaître au bout du monde. Mais ça non plus, ce n'est pas si simple, et puis, il y a aussi cet enfant, Noé...

Point original dans cette histoire, les deux jumelles étaient loin de la relation fusionnelle que l'on attend dans la gémellité. Elles se détestaient, Isaure jalousant Lucille qui ne cessait de la rabaisser, et d'emporter l'adhésion et la préférence de tous, même des parents.... On apprend donc au fil du roman pourquoi les deux soeurs ne sont pas donné signe de vie depuis si longtemps.

L'intrigue commence sur le continent, puis se développe sur l'île d'Yeu, fait un tour par Noirmoutier avant de revenir sur le continent, dans le Marais Poitevin. Même si les lieux ne sont pas ici des personnages à part entière, ils donnent une ambiance particulière, et j'ai aimé m'y imaginer... La littérature nous mène rarement sur l'île d'Yeu. 

On se demande bien souvent si Isaure parvient à duper son entourage, ou si son entourage s'accommode parfaitement des petits changements de caractère... J'ai bien aimé cette Isaure, car, dès le début, c'est juste une paumée qui est venue demander de l'aide à sa soeur, et qu'elle n'a aucune réelle mauvaise intention. Et pourtant l'aspect stressant du thriller est bien là... Mais les nuits n'en deviennent pas blanche pour autant !

Tout est bien pensé, construit et narré. J'ai juste tiqué sur la fin, qui est bien arrangée par un dossier médical sorti très facilement d'un hôpital parisien, comme si le secret médical n'existait pas. Mis à part ce détail, c'est franchement un thriller psychologique bien agréable, qui ne déborde pas de toute la violence dont notre monde est capable. Ca change, et ça tient tout aussi bien en haleine ! Pas de crime, pas de mauvaise intension !

8ème participation.

J'en étais à 20 points.

Ce rapport (1) + case jalousie cochée (1), me voici à 22 points, toujours détective privée !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

Repost0