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Publié le 13 Mars 2021

Roman - Editions Lizzie - 3h59 d'écoute - 15.95 €

Parution Ed. Philippe Rey Août 2019

L'histoire : Esther est une enfant de droite née dans une famille de gauche, dans les années 70. Chez elle, tout le monde vit nu, sa mère est profondément anticapitaliste et son père pied-noir passe son temps à conjurer ses angoisses. Quel n'est pas l'étonnement d'Esther lorsque ses parents décident de la scolariser chez l'ennemi : l'école catholique du quartier le plus bourgeois de Marseille. C'est Esther qui raconte tout cela.

 

Tentation : Pitch et sujet

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Une enfant de droite dans une famille de gauche... Cela promettait et m'intéressait, puisque chez moi, c'est plutôt le contraire que je vis depuis toujours. Donc j'espérais me retrouver un peu dans ce roman, comme dans un miroir inverser... Puisque des causes opposées peuvent mener aux mêmes conséquences et comportement.

Dommage, je n'ai pas accroché plus que cela à cette audio-lecture. J'attendais un texte plus piquant, plus corrosif, plus caustique. Certes, l'écriture est aussi allègre que rythmée mais cela ne m'a pas suffi. Je l'ai écouté sans qu'aucune émotion particulière ne me traverse.

Sans doute parce que la narration sort de la bouche d'une enfant, aux portes de l'adolescence... Je l'ai trouvée très factuelle, avec des faits très peu analysés en profondeur. Comme une suite d'anecdotes qui décrit cette famille à priori mal assortie, mais anecdotes assez répétitives, même si parfois, leurs incongruités les rendent évidemment romanesques.

La fin tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, même si les fameuses incongruités l'annonçaient peut-être filigrane. Comme pour le reste du roman, elle n'est pas explorée et achève très sèchement cette histoire, là où j'avais l'impression qu'elle commençait enfin, qu'elle prenait corps. Bref, à mes yeux, "La petite conformiste" n'est pas aboutie. D'autant qu'en janvier, j'ai lu "Les évasions particulières" de Véronique Olmi, qui dissèque la même période politique, mais d'une façon bien plus approfondie, mature et intéressante.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 3 Mars 2021

Joseph Kessel, les mains du miracle, Docteur Kersten, Himmler, 2ème Guerre Mondiale, littérature, avis, chronique, critique

Roman - Editions Ecouter lire - 9h20 d'écoute - 18.99 €

Parution Ecoutez lire 2018, roman de 1960

L'histoire :  Le docteur Felix Kersten est spécialisé dans les massages thérapeutiques. Parmi sa patientèle, de grands d'Europe. Il accepte la requête d'un de ses amis : examiner Himmler, en grande souffrance et qu'aucun médecin de parvient à soulager. Miracle, les soins de Kersten sont très efficaces sur l'exécutant d'Hitler et le chef des SS. Kersten devient donc, forcé par l'Histoire, le médecin attitré d'Himmler... Il profitera de sa situation pour sauver des griffes du nazisme des centaines de milliers de personnes...

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Quelle lecture ! Mais quelle lecture ! Cela fait longtemps que je n'ai pas été aussi captivée et surtout, surprise autant en bien ! Le sujet m'intéressait, mais je craignais un potentiel ennui, des longueurs etc. Que nenni ! Ce roman, qui est en fait comme une biographie romancée du Docteur Kersten, est fascinant, se dévore avec effroi, ahurissement, espoir, désespoir, surprise, inquiétude, découverte, instruction. C'est vraiment une lecture haletante, qu'on ne lâche pas. 

J'ai découvert dans cette lecture tout ce que les manuels de scolarité générale ne disent pas à propos de la seconde Guerre Mondiale... Puisque l'on est dans du "détail"... Et pourtant du détail d'importance majeure. Tout au long de ces pages, nous sommes avec Kersten, au côté d'Himmler, au plus près donc de la gouvernance Nazie, de la folie, du délire, de la paranoïa, de la cruauté. Le docteur Kersten est balte de naissance, finois d'adoption officielle et résidant des Pays Bas. Il soignera Himmler pendant 5 années et deviendra le seul ami d'Himmler, son confident, son seul homme de confiance... C'est ce que lui serine ce dernier.

Kersten passera cinq années à manipuler Himmler, à manoeuvrer, à ruser, à le flatter dans son égo, à argumenter tantôt via la logique, tantôt via les sentiments pour obtenir des grâces d'Himmler. Ce sont tout d'abord des individus isolés dont Kersten obtiendra la libération ou la non arrestation, puis des poignées d'êtres, puis des centaines, des milliers, et même des centaines de milliers d'hommes et de femmes que Kersten parviendra à soustraire du funeste destin nazi. Kersten parviendra même à faire renoncer Himmler à déporter la population entière des pays bas, à renoncer à faire exploser les camps de concentration en cas d'approche des bombardiers alliés...  (Et bien d'autres choses encore, la liste des exploits de Kersten est longue) A travers ce livre, on découvre une multitudes d'effroyables projets du 3ème Reich qui ont été avortés grâce à la finesse d'esprit, au courage, à la persévérance, à la diplomatie du Docteur Kersten... Et surtout, au miracle de ses mains... Les seules qui soulagent Himmler de ses insupportables douleurs... Et c'est durant ces moments de soulagement que Kersten manoeuvrera pour obtenir des libérations, des renoncements à de "grands projets".... Et pendant ces années, Kersten sera agent de liaison, d'information, ambassadeur, messager pour les pays scandinaves... Et il consignera tout cela scrupuleusement dans ces notes.

Nous passons donc une grande partie de ce livre dans les QG d'Himmler, en tête à tête entre Himmler et Kersten. Les dialogues sont parfois ubuesques, tant la bêtise d'Himmler, sa dévotion à Hitler, son fanatisme, son aveuglement pourraient prêter à rire s'ils n'étaient réels, historiques, et au plus premier degré.  C'est vraiment atterrant...

Autre intérêt de cette lecture pour la Française que je suis... Décaler un peu plus vers l'Est et le Nord mes connaissances sur le déroulement de la deuxième Guerre Mondiale. Effectivement, jusqu'à maintenant, j'ignorais ce qu'il en avait été de la Suède, de la Finlande, de la Norvège, du Danemark, des Pays Bas lors de cette guerre. Des pays dont les populations n'ont pas été épargnée et qui ce sont, elles aussi retrouvées dans les camps de concentration.

Je suis heureuse désormais de connaître ce grand homme que fut Félix Kersten, qui dans son combat humanitaire, à tout perdu sauf sa conscience et les siens... Tous ces faits historiques sont vraiment retracés avec passion par Joseph Kessel, dans un rythme qui ne laisse aucun repos ni répit au lecteur, et d'une écriture d'une fluidité agréable et efficace... qui mène droit au but.

Un énorme coup de coeur... Qui me donne envie de découvrir d'autres ouvrages de Kessel !

A lire absolument !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres audio, lectures audio, #Littérature française

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Publié le 17 Février 2021

Roman - Editions Ecoutez lire - 7h51 d'écoute - 20 €

Parution Gallimard en Août 2019

L'histoire : Les Farel forment un couple de pouvoir, et d'apparence parfaite. Jean est un journaliste politique très renommée. Claire est une essayiste reconnue pour ses engagements féministes. Leur fils, Alexandre étudie dans une prestigieuse université américaine. Mais un jour, tout dérape et l'équilibre social s'écroule. Alexandre est accusé de viol...

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : J'hésitais à me lancer dans cette lecture, pensant y trouver un énième rebondissement sur le mouvement et hashtag #meetoo, dont je sature au niveau des informations et de la presse. Mais en fait, pas du tout !

Karine Tuil (que je n'avais jusqu'ici jamais lue)  déborde ici de talent pour nous livrer un roman complètement addictif, que l'on écoute (ou lit) dans l'urgence... D'ailleurs cette dernière est très bien rendue par l'interprétation de Constance Dollé.

Il faut un certain temps pour parvenir au sujet en lui-même. Karine Tuil installe bien ses personnages dans ce qu'ils sont pour en mêmes, et ce qu'ils sont et représentent socialement. Et pourtant, point de longueur dans cette première partie. Puis arrive la nuit du drame et tout ce qui en découle, garde à vue, avocat, déchainement de la presse et deux ans plus tard, le procès, qui occupe toute la suite de cette histoire. Nous sommes presque en huit clos dans le palais de justice.  Et là, le lecteur est assez malmené dans ses convictions... Car oui, je dirais que le sujet central de ce roman sont les convictions. L'intime conviction... Qu'il est parfois difficile de ressentir sereinement quand le doute peut s'avérer raisonnable et que des vies sont en jeu. Les convictions qui dictent nos vies et nos conduites, mais qui s'effondrent sitôt que le sujet de celles-ci nous concerne d'un peu trop près... et qu'alors tout vacille. La conviction d'avoir fait comprendre qu'on ne voulait pas, la conviction de n'avoir pas perçu le moindre signe de refus... Ce roman n'est pas sur le consentement, mais sur la perception ou pas de celui-ci, en fonction de la manière dont celui-ci est manifesté ou pas.

Karine Tuil montre ici que dans certain cas de crime sexuel, tout n'est pas forcément noir ou blanc dans l'esprit du coupable présumé comme dans celui de la victime. Et qu'il en est de même pour la justice. On découvre de l'intérieur ce procès, tout ce qui est pris en compte dans la vie des uns et des autres pour aboutir à un jugement, notamment, le milieu social et le niveau d'éducation. Et le risque, pour la justice, d'accuser à tort et de gâcher une vie... Ou encore, de ne pas entendre la victime comme il se doit, et de l'empêcher ainsi de se reconstruire en ne reconnaissant pas sa douleur et son statut de victime.

Bref, plutôt que de donner des certitudes sur le sujet délicat qu'est le viol, l'abus sexuel, ce roman les ébranles plutôt, démontrant que dans certains cas, les deux parties peuvent sincèrement penser avoir raison et avoir été clair dans l'expression de leurs envies ou non envies. La subtilité des perceptions de chacun, en fonction parfois, de ce que la vie à fait d'eux.

C'est cette réflexion que nous propose Karine Tuil dans les choses humaines, en tout cas, c'est ainsi que je l'ai saisi. Tout en développant d'autres sujets (comme le milieu des médias, le jeunisme, ou encore l'impossibilité égotique pour certains de se retirer de la scène à l'âge où les autres sont en retraite), Karine Tuil maitrise parfaitement son sujet, l'analyse du comportement de ses personnages, et le rythme qu'il convient à ce roman. Captivant vraiment, à lire !

PS : Ce roman a obtenu le prix Goncourt des Lycéens 2019

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 5 Février 2021

Roman, littérature, Michaël Ferrier, François, portrait d'un absent, avis, chronique, critique

Roman - Editions Ecoutez lire - 5h30 d'écoute - 18 €

Parution audio 2019 - Gallimard août 2018

L'histoire :  L'auteur a perdu un ami... François et sa fille Bahia sont morts, emportés par une violente vague sur la plage de La Graciosa, une petite île sauvage des Canaries. Alors l'auteur se rappel de l'homme, et de leur amitié... Et leur consacre cet ouvrage.

Tentation : Pourquoi pas ?

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Mon humble avis : Ce livre est assez loin de mon genre de prédilection. Ce qui ne m'empêche pas d'en percevoir la beauté. Michaël Ferrier offre ici un texte magnifique, enveloppé dans un style envoûtant et enveloppant, qui nous fait une fois ressentir la chance d'être de langue française, et de maîtriser sa richesse, sa poésie. De plus, l'interprétation impeccable de Thibault de Montalembert  (avec cet acteur, il ne pouvait en être autrement) ajoute encore un écho à cette grandeur.

Hommage à l'ami disparu, hommage à l'amitié avec ses hauts, ses bats, ses interruptions, le roman retrace les années communes des deux amis depuis le lycée jusqu'au moment tragique. Le ton oscille entre nostalgie et mélancolie dans les souvenirs. Il y a vraiment des passages splendides, bouleversants dans le sens profond de ce qui est dit, ce genre de passages que l'on voudrait retenir, et que l'on ressent avec les tripes, qui fait échos au vécu de chacun.

Mais il y a eu aussi des longueurs, que j'ai sans doute ressenti car, comme dit plus haut, ce n'est un genre littéraire que j'affectionne particulièrement. De ce fait, mon attention d'écoute a parfois été vagabonde, en fonction de mon intérêt pour les différents sujets abordés. Aussi, je tiens à dire que selon vos goûts en lecture, vous pourriez adorer ce portrait de l'absent.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres audio, lectures audio, #Littérature française

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Publié le 30 Janvier 2021

John Le Carré, Un traitre à notre goût, avis, critique, chronique, espionnage

Thriller - Editions Audiolib - 12h49 d'écoute - 20€95

Parution Audiolib et le Seuil en 2011

L'histoire : Deux jeunes amoureux s'offrent des vacances de rêve à Antigua une île caribéenne. Perry est un austère enseignant d'Oxford, Gail une avocate londonienne prometteuse. Ils font la connaissance de Dima, milliardaire russe fantasque et truculent. Dima est en fait l'un des plus grands blanchisseur d'argent sale au monde. Il n'a qu'une envie, être accepté sur le territoire Anglais pour y protéger sa famille. En échange, bien sûr, d'informations juteuses. Et il choisit Perry pour être son intermédiaire avec les services secrets britanniques.

Tentation : Curiosité

Fournisseur : Bib N°2

Mon humble avis : Je ne connaissais John Le Carré que de réputation, qui le nomme maître incontesté du roman d'espionnage anglais. Et pour cause, il fut lui-même espion de la couronne britannique. J'ai choisi ce titre un peu au hasard, et parce que la 4ème de couv mentionnait Antigua, une île des Caraïbes où j'ai eu la chance de me rendre !

En fait, j'ai commencé cet audiolecture deux jours avant l'annonce du décès de John Le Carré. Paix à son âme.

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, je n'ai pas du tout apprécié ce roman. Peut-être n'ai-je pas pioché le bon titre pour appréhender l'univers de ce romancier. Mon enthousiasme émoustillé du début s'est très vite émoussé pour devenir un ennui profond... pire même, je me suis surprise à reporter des séances de lectures, comme si je faisais un rejet envers cette histoire. Mais comme je ne sais pas abandonner un livre entamé, je suis allée jusqu'au bout... J'espère toujours qu'une éventuelle pirouette de fin me ferait reconsidérer entièrement mon ressenti. Ca arrive parfois. Et bien pas ici.

Certes, nous côtoyons des agents des services secrets et assistons pas à pas à la mise en place d'une mission, qui doit, au final, aboutir à l'accueil en Angleterre d'un banquier Russe très spécialisé dans l'argent sale. Donc pas d'autres espions de l'autre côté, mais la mafia russe dans toute sa splendeur (et de ça, je ne suis vraiment pas fan). Perry et Gail n'auront d'autres choix que de devenir apprentis espions et d'entrer dans la danse. Mais tout est très longs, les dialogues sont interminables. Je n'ai jamais ressenti l'urgence, partager le stress, éprouvé l'éminence d'un réel danger... Et tout au long de ma lecture, j'ai attendu qu'il se passe quelque chose de percutant. En vain. Quant aux personnages, ils n'ont pas su générer la moindre empathie de ma part. Mais il est aussi possible que la finesse de l'intrigue m'ait échappée... Mais je reconnais que le style est parfait, très élégant, agréable. D'où mes deux papattes !

Bref, une rencontre ratée avec ce grand maître. J'ai trop de livre en attente dans ma PAL pour prévoir me refrotter sereinement à un autre de ses romans. Comme le dit le dicton "chat échaudé craint l'eau froide".

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 22 Janvier 2021

roman - Didier Van Cauwelaert - la dernière nuit au XVème siècle, avis, chronique, critique

Roman - VDB Editions - 6h27 d'écoute - 16.95 €

Parution d'origine chez  Albin Michel en 2008

L'histoire : Comment vivre une histoire d'amour avec une jeune femme du XVe siècle, quand on est contrôleur des impôts à Châteauroux en 2008 ?C'est tout le problème de Jean-Luc Talbot, qui était un homme normal, rangé et rationnel... jusqu'à la nuit dernière, où tout a basculé. Est-il rattrapé par une passion vécue au Moyen Age, ou victime du complot diabolique d'un contribuable ? 

Tentation : Le nom de l'auteur que j'apprécie

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Aïe, moi qui cherchais un dernier livre audio sympa et sans prise de tête pour effectuer mes derniers trajets 2020 en voiture, et bien j'en ai été pour mes frais. Ce n'est pas compliqué, j'ai détesté ce roman. J'en ai subi l'écoute et n'ai rien saisi de l'intérêt de l'histoire qui est somme toute rocambolesque. Rocambolesque, pourquoi pas lorsque l'on est déjà dans le romanesque mais là, ça défit l'imagination... Encore une fois, pourquoi pas lorsqu'il s'agit de littérature ?!

Tout ça pour dire que ce roman a glissé sur moi sans trouver aucune accroche. Rien ne m'a pénétrée, ni la poésie de l'amour, ni les situations dantesques où se retrouve le personnage principal. D'ailleurs, je n'ai éprouvé ni empathie ni sympathique pour aucun des protagonistes de l'histoire et pour nombre d'entre eux, j'ai du mal à m'en figurer rôle précis dans le déroulement des événements.

Le roman n'est pas bien long, et pourtant, il m'a semblé interminable. J'ai entamé cette écoute un peu à l'aveugle, sans connaître le nombre de plages (chapitres). A partir de 15, je m'attendais à ce que cela se termine, et bien non, cela repartait pour un tour sans cesse.

Bref, par cette histoire de Jean-Luc Talbot, qui serait plus ou moins la réincarnation d'un certain Guillaume qui vécut au XVème siècle et dont Isabeau, son amoureuse de l'époque veut poursuivre leur amour dans le présent... j'imagine que Didier van Cauwelaert développe sans doute l'intérêt qu'il porte peut-être à l'espace-temps, aux sciences plus ou moins occultes, à la réincarnation. Sans aller aussi loin, il nous dit peut-être qu'il faut parfois se libérer de son passé pour avancer. Mais bon bref, je ne suis pas du tout convaincue, au point qu'au cours de ma lecture, je me suis dit que ce roman était peut-être l'un des tous premiers du célèbre et prolifique auteur que j'apprécie habituellement, et bien même pas.  On passe !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 4 Janvier 2021

Roman - Editions Audiolib - 17h20 d'écoute - 23.45 €

Parution d'origine aux Editions de Fallois en mai 2020

L'histoire :  Une nuit de décembre, un meurtre a lieu au Palace de Verbier, dans les Alpes suisses. L’enquête de police n’aboutira jamais.
Des années plus tard, au début de l’été 2018, lorsqu’un écrivain se rend dans ce même hôtel pour y passer des vacances, il est loin d’imaginer qu’il va se retrouver plongé dans cette affaire.
Que s’est-il passé dans la chambre 622 du Palace de Verbier?

Tentation : J'adore Joël Dicker

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Cela fait maintenant quelque temps que lis en format audio toutes les parutions de Joël Dicker avec toujours la même impatience et le même enthousiasme. Cette année, mon empressement était encore plus intense car enfin, Joël Dicker ne situe plus son intrigue aux Etats-Unis, mais à Genève, sa ville natale.

Et là, déception ! Pire que ça même. Au fil de mon audio lecture, c'est même de l'agacement qui m'emplissait. Je n'avais pas hâte de finir, mais hâte d'en finir... Nuance de taille !

Certes, Joël Dicker a une fois de plus abattu un énorme travail pour pour développer son histoire (dans le milieu bancaire suisse) qui parait bien ficelée si ce n'est que l'on peut se demander si elle est vraiment probable. Certes, les révélations finales sont pour le moins surprenantes et inattendues. Mais quel interminable chemin pour y parvenir, que de longueurs aussi bien dans l'écriture (à quoi bon préciser moult fois que le commissariat se trouve à Genève alors qu'on le sait, à quoi bon redire à chaque fois "ils prenaient leur petit déjeuner sur la terrasse de la maison en bord de mer" etc...) et dans le déroulement de l'action. Ajoutez à cela une narration épuisante, qui sans cesse vous fait voyager dans le temps, et qui ressemble à ceci, sans trop exagéré : quinze ans plus tôt, aujourd'hui, la veille du meurtre, le lendemain du meurtre, 4 mois après le meurtre, trois jours avant le meurtre, 15 ans avant le meurtre, 14 ans avant le meurtre, six mois après le meurtre, un jour et une heure avant le meurtre, le soir du meurtre, re quinze ans avant le meurtre, une semaine avant le meurtre... Bref, et c'est ainsi durant 17h30 d'audiolecture. J'en avais vraiment ras-le bol... Surtout que ces "vas et viens" dans le temps, qui prennent du temps, oblige le romancier à renouveler des rappels au cas où le lecteur serait perdu.

Qui plus est, Joël Dicker se met lui-même en abyme dans ce roman (où ce dernier figure également en abyme), ce qui permet au romancier de revenir sur son succès fulgurant de ces dernières années et rendre un bel hommage à feu son éditeur. Ces passages sont intéressants, mais ne sont là que pour nous éloigner du sujet. 

Enfin, c'est comme au cinéma... Quand je m'ennuie, cela m'énerve, et quand je suis énervée, je deviens implacable et à l'affut du moindre défaut. Et cette fois-ci, j'ai trouvé l'écriture très convenue, très attendue, pour même lire des phrases que j'ai l'impression d'avoir déjà rencontrées dans des dizaines d'autres romans (ex : leurs pas étaient étouffés par l'épaisse moquette des couloirs du palace). A d'autres moments, le style devient flamboyant et grandiloquent pour décrire les sentiments des personnages, alors qu'en tant que lectrice, mon coeur est restée de marbre. Aucun des protagonistes n'a éveillé en moi la moindre sympathie.

Dommage, car sans les incessantes rallonges, et condensée sur 300 pages, cette histoire, bien travaillée aurait pu être captivante. Au lieu de cela, j'ai une la sensation de lire un roman trop lécher, comme si Dicker avait voulu trop bien faire. Mais de mon côté, je suis proche du divorce avec l'un de mes auteurs chouchous...

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 23 Décembre 2020

Vivre vite, Philippe Besson, James Dean, Jimmy, roman, avis, chronique, critique

Roman - Editions Audiolib - 4h10 d'écoute - 17.90 €

Parution d'origine chez Robert Laffont en 2015

L'histoire : Qui était vraiment James Dean, l'enfant terrible du cinéma américain décédé prématurément ?

Qui avait il derrière cet acteur fulgurant ?

Philippe Besson parcours la vie de James Dean, depuis son enfance heureuse, jusqu'à l'accident de voiture fatale, en passant par une jeunesse tourmentée.

 

 

Tentation : Curiosité et blogo à l'époque

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Lecture par curiosité culturelle car j'avoue ne pas connaître grand-chose à propos de James Dean... Quelques clichés célèbres oui... Sa mort prématurée oui... Le reste non. Même pas sûre d'avoir déjà vu un de ses quelques films... Certes, il n'est jamais trop tard pour bien faire.

Et puis, j'apprécie la plume de Philippe Besson que je trouve claire, vive donc jamais ennuyeuse, très agréable et fluide, même si travaillée.

Philippe Besson dresse ici un portrait très contrasté de l'étoile filante. Je ne m'attendais pas à un personnage aussi ambiguë avec autant de dissonances manifestes dans le caractère ! Mi ange mi démon, adorable et égoïste, caractériel, fougueux, passionné, ambitieux voire prétentieux etc. Pour échafauder cette presque biographie, Philippe Besson "laisse la parole" à une multitude d'intervenants qui furent ses contemporains. Des anonymes comme sa tante, son oncle, son père, ses professeurs. Mais aussi des célébrités qui lui furent contemporaines comme Nathalie Wood, Marlon Brando, des réalisateurs etc. Ses petites amies prennent aussi la parole, tout comme ses amants, James Dean étant bisexuel. Parfois, c'est même James Dean qui s'exprime. Même si les témoignages divergent et compose donc un portrait étonnant, ils s'accordent tous sur son charisme, son magnétisme, son talent et l'incroyable justesse inouïe de son jeu d'acteur... les graines de sa célébrité qui semble éternelle...  La mythe James Dean. Ce qui est clair, c'est que ce jeune homme était tout sauf lisse et sans aspérité !

Evidemment, en arrière-plan, c'est tout une époque et une mentalité qui se déroulent : celles des années 40 et 50 aux Etats-Unis, dans la middle class pour commencer, puis dans le milieu des artistes.

Une lecture intéressante, instructive, agréable, mais pas au point de me captiver et de me procurer des frissons. Peut-être mon ressenti eut été différent si j'avais été fan de Jimmy !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 5 Décembre 2020

sang famille, roman, thriller, michel bussi, avis, chronique, critique, lecture

Thriller - Editions Lizzie - 12h28 d'écoute - 21.90 €

Reparution en 2019

L'histoire : Colin, orphelin de père et de mère suite à de terribles accidents, vit depuis dix ans chez son oncle et sa tante. Cet été, il vient sur l'île de Mornesey pour un camp de vacances "voiles". Mornesey est aussi l'île de son enfance...  Un jour, alors qu'il remonte de la plage il voit un homme dans une voiture. Il en est sûr, il s'agit de son père, ce qui confirme l'intuition qu'il a toujours eu... Son père est vivant. Et le voici alors embringuer dans une terrible aventures, pleines de révélations et de dangers. Simultanément, deux repris  de justice se dont évadés de la prison de l'île... Et le corps de l'un des deux est retrouvé enterré sur la plage...

 

Tentation : Envie de découvrir Bussi

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Michel Bussi est l'un des auteurs qui vend le plus de livre en France, et il était toujours inconnu à mon bataillon. Je voulais donc faire la connaissance de son univers. Ce titre et sa couverture (j'aime les îles) semblaient parfaits pour cette découverte. Hélas, "mauvaise" pioche.

Sang famille est en fait le premier roman écrit et publié de Michel Bussi, en 2009, indisponible depuis et donc réédité en 2019. Pourquoi pas... Sauf qu'à l'origine, ce thriller s'adressait à un public d'ado & young adults. Certes, l'auteur l'a remanié pour le rendre plus tout public... Mais narration et style ne m'ont pas convaincue. En effet, l'un des narrateurs est Colin, le jeune héros de 16 ans... Il s'exprime un chapitre sur deux. Quand ce n'est pas lui, c'est l'auteur qui reprend les rênes pour suivre les actions de l'autre personnage principal : Simon, étudiant en droit et qui fait un job d'été sur l'île de Mornesey. Les aventures, les dangers et l'enquête sont donc dans les mains de très jeunes hommes, et cela se sent : dans les dialogues, dans la façon de penser, dans l'enthousiasme, la naïveté etc. Cela m'a dérangée, disons plutôt agacée, car cela est vraiment en dehors de mes clous de lecture.

Néanmoins, j'ai vivement apprécié l'intrigue, sa construction, ses moults révélations et rebondissements. Elle est franchement bien pensée et ficelée... Car au-delà des secrets de famille, de la manipulation machiavélique dont Colin est victime, il y a aussi l'histoire d'un fameux trésor. Mythique ou pas ? Bon nombre de personne le cherche encore... Ce trésor s'appelle "La folie Mazarin"... Car c'est grâce à lui que Mazarin aurait fait fortune pour ensuite investir la couronne française. Et ce fameux trésor ne délivrera ses secrets (vraiment inattendus) qu'en toute dernière page !

Autre atout de toute ce roman... Elle nous emmène sur une île imaginaire, dans la Manche, pas très loin des îles anglo-normandes. Et en période de confinement, cela fait toujours du bien de voyager ailleurs, sur une île très bien décrite, qui donnerait bien envie d'aller y passer quelque temps.

Ce roman n'était donc pas tout à fait pour moi, ne correspondait pas à mes attentes. Mais nul doute qu'il plaise au public plus jeune qui lui était destiné à l'origine. Rien de grave, je rempilerai bientôt dans une autre oeuvre de Michel Bussi, pour me façonner mon avis sur cet auteur.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 17 Novembre 2020

Roman - Editions Audiolib -11h57 d'écoute - 21.95 €

Parution d'origine chez Belfond en 2016

L'histoire : Jende Jonga rêve de l'Amérique. Avec courage, il s'emploie activement à la réalisation de son rêve. Emigré Camerounais, il vit depuis quelque temps à New York, dans l'attente de papiers lui permettant de rester durablement et légalement dans ce pays. Il a même fait venir sa femme et son fils. Il décroche un job en or pour lui : chauffeur pour un riche homme d'affaire de Wall Street et sa famille. Le rêve est à portée de mains... Mais la crise des subprimes éclate...

 

Tentation : Le ptich

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Ah le rêve américain ! Combien s'y sont cassés les dents ? Beaucoup de candidats pour peu d'élus...

Jonga et sa famille sont donc postulants à la nationalité américaine. Nous suivons leur parcours, leur regard (qui évolue) sur l'Amérique, leurs difficultés, leur courage car franchement ils n'en manquent pas et ne comptent pas leurs heures au travail. Ils sont dévoués corps et âme à leurs patrons, à leur future patrie qu'ils admirent et vénèrent plus que tout lieu au monde. Bien sûr, il n'est pas évident de se défaire de ses us et coutumes africaines, et surtout d'une certaine façon de penser. Aussi, ils surmontent quelques malentendus et déconvenues, mais prennent cela avec bonhomie et bonne humeur, et même humour. Ce qui fait que pour le lecteur, la première partie de cette histoire se lit avec agrément et légèreté, même si ce texte est très intelligent et n'est pas là non plus pour faire rire. Evidemment, lorsque Jende commence à travailler comme chauffeur pour les richissimes Clarck, c'est parfois le choc des cultures. Cela donne lieu à des dialogues savoureux, bienveillants mais où subside toujours la distance liée aux différences sociales et pigmentaires.

La romancière Imbolo Mbue nous invite à suivre le destin de deux familles que tout oppose mais qui se retrouvent liées par le personnage centre de Djende.. D'un côté, il y a l'espérance, la naïveté, le courage, la construction, l'espoir, l'avenir. De l'autre, il y la puissance, l'argent, l'acquis, le passé, le présent, la lassitude. Et oui, les plus riches ne sont pas les plus heureux. Et puis, la crise des subprimes va bousculer ces fragiles équilibres... Je n'en dis pas plus. Il n'empêche, malgré le contraste qui sépare ces deux familles, celles-ci se respectent et une certaine affection s'installe.

Imbolo Mbue nous offre un roman puissant, addictif et extrêmement bien ficelé, qui décrit avec minutie et réalisme l'intégration difficile des noirs aux Etats-Unis. Etre plus que méritant ne suffit pas. Voici venir les rêveurs se déroule autour de 2007, avant, pendant et après la crise des subprimes. L'auteure dépeint donc l'envers du décors de l'american dream, du pays des libertés et du tout est possible, les paradoxes, les ambiguïtés, les hypocrisies (notamment du système)... où ceux qui ont tout n'ont aucune conscience de leur chance. A travers la famille Jonga, nous sommes dans le coeur, les pensées, le quotidien et l'esprit de candidats à l'immigration, de tout ce qu'ils sont prêts à faire, quitte parfois à se détruire, se déchirer, et à oublier les valeurs qui les forgent.  Il est consternant et effrayant de constater que cette famille, qui fuit "juste" un pays qui n'a pas d'avenir glorieux à lui proposer, s'est construit son idée de l'Amérique à partir des séries télé, soap opéra etc... Et que cette vision idyllique lui a suffi pour tout quitter ! Evidemment, Imbolo Mbue évoque aussi la réalité de l'exil, du mal du pays, du manque de ce qui compose nos racines. Je copie ma blogo copine AGFE en affirmant que les 50 dernières pages sont particulièrement intéressantes à lire, voire à relire, tant elles offrent de belles réflexions sur tout cela... Notamment, à la question : Où est le bonheur ? Ailleurs, où l'on est pauvre chez les riches, où chez soi, ou l'on est moins pauvre que les pauvres.

Le style est très agréable, aussi, ce roman se lit et s'écoute facilement. Je dirais qu'il peut être comparé à celui d'Alain Mabanckou. Car si j'avais écouté ce livre "à l'aveugle", j'aurais désigné Mabanckou comme auteur. Et l'interprétation proposée par cette version audio ne me contredit pas. Les personnages sont hauts en couleurs et tous attachants... parfois, malgré leurs apparences.

Voici venir les rêveurs est donc un très bon récit, qui donne à réfléchir, qui émeut, qui touche, qui révolte. Son sujet est hélas toujours autant d'actualité Mon seul bémol est que je l'ai trouvé un peu trop long.

 

Le billet d'AGFE, celui de Sylire

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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