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Publié le 14 Juillet 2020

roman, Eric Vuillard, littérature, 14 juillet 1789, révolution, prise de la Bastille, avis, blog, chronique de lecture

Roman - Editions Le livre qui parle - 4h23 d'écoute -14.95 €

Parution d'origine chez Acte Sud en 2016

L'histoire :  23 Avril 1789 : Une phrase de Jean Baptiste Réveillon propriétaire de la Manufacture Royale de papiers peints va mettre le feu aux poudre : « Les ouvriers peuvent bien vivre avec quinze sols par jour au lieu de vingt, certains ont déjà la montre dans le gousset et seront bientôt plus riches que lui. » Le feu est mis au poudre, suit une insurrection qui fera 300 morts...et qui, trois mois plus tard, mènera à la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789. La Révolution Française !

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Un titre de livre qui tombe à point nommé pour aujourd'hui, jour de fête nationale française. Dans son roman, Eric Vuillard nous conte ce qui a conduit à cette prise de la Bastille. On pense connaître l'histoire et l'Histoire. Oui, celle que les livres scolaires et les cours nous ont inculqués, et que pour beaucoup, nous avons oublié au fils dans années et des décennies qui passent. 

C'est donc une autre version que nous propose l'auteur... La révolution vue par le peuple, vécue par le peuple, au coeur du peuple et de l'action. Vuillard plonge la main dans le bac des inconnus, des sans nom, des petits métiers, des petites gens, des parisiens qui subissent la famine quand on se roule dans l'or à Versailles, et même des étrangers qui parlent d'étranges dialectes, comme le bourguignon etc, mais qui se joignent au mouvement. Eric Vuillard évoquent ceux qui ont fait la prise de la Bastille, qui ont par une action qui ne dure parfois que quelques secondes, ont changé le cours de l'Histoire... Mais qui ensuite se sont enfuis pour éviter la corde, ce qui les a en même temps privés de la postérité dans les livres d'Histoire. 

Bref, Eric Vuillard nous emmène au coeur de la foule en colère, et loin, très loin de touts ces "grands hommes connus" dans cette époque révolutionnaire. Point question ici de Robespierre ou autre. Ce récit est passionnant qui débute par le premier événement qui mit le feu aux poudres jusqu'à la prise de la Bastille... Un grand industriel propose de travailler autant pour gagner moins... Une bonne partie du roman se déroule donc sur la journée du 14 juillet 1789. Certes, il y a quelques longueurs narrative dans la description des actes des uns et des autres, ou la liste des patronymes de ces "inconnus" mais si peu, comparé à l'importance du jour et le fait que le livre est bien court. Et ce roman nous propose une remémoration inédite de notre Histoire vraiment passionnante... Une fois de plus, on ne peut que constater que l'Histoire est un éternel recommencement.... Certes, les formes changent, les lois s'améliorent, la liberté et la démocratie semblent acquises (pourvu que cela dure, nul n'est à l'abri de rien) mais le fond reste le même : les pauvres, le peuple, contre les riches et le pouvoir, les inégalités etc. Et déjà, la mondialisation sévissait et ruinait certains commerces français...

Ce roman historique très bien documenté est donc passionnant, dommage qu'il soit interprété par une voix aussi morne. L'audiolecture aurait gagné en dynamisme avec une interprétation plus vivante, qui ressemble moins à un commentaire d'un reportage télévisé.

 

Les avis de Gambadou, Luocine et de Keisha qui sont bien complémentaires !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 10 Juillet 2020

Roman , Rose, littérature, tatiana de rosnay, Napoléon III, Haussmann, avis, blog, chronique

Roman - Editions Audiolib - 4h55 d'écoute - 21.90 €

Parution d'origine aux éditions Héloise d'Ormesson en 2011

L'histoire : Rose Bazelet, 59 ans, veuve, mène une vie paisible dans sa maison parisienne de la rue Childebert... Jusqu'au jour où elle reçoit une lettre qui a l'effet d'un couperet.... Sa maison, sa rue et bien d'autres vont être démolies au profit des grands boulevard Haussmaniens. Mais Rose n'a pas l'intention de se laisser faire.... Elle écrit alors de longue lettres à son défunt époux où elle lui narre son combat, et d'autres choses aussi... jusqu'aux secrets jamais avoués.

 

Tentation : La blogo lors de la sortie du roman (il y a donc 9 ans !)

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Je n'ai absolument rien à reprocher à ce roman. S'il ne m'a pas transportée, c'est juste parce que ce genre d'histoire n'a pas ma préférence.

Il s'agit d'un roman épistolaire. C'est Rose qui s'exprime le plus, mais l'on n'y trouve aussi des lettres de sa fille, de certaines de ses relations, et même un pli que son mari lui avait décrit dans leur jeunesse. Le style de Tatiana de Rosnay est très soigné, précis, agréable et correspond bien aux us et coutumes linguistiques d'alors.

Cette audiolecture fut tout de même agréable et intéressante... En effet, je savais bien qu'à une époque, Paris avait été transformée, modernisée pour ressembler au Paris que nous connaissons... Ceci, sous les ordres de l'empereur Napoléon III et du préfet de l'époque, le Baron Haussmann... D'où l'appellation "grands boulevards Haussmanniens". Mais je n'avais jamais approfondit le sujet. Dans mon esprit, Paris était passé de l'ile de Cité représentée dans Les misérables ou Notre Dame de Paris de Victor Hugo, bref, le Paris Médiéval, au Paris moderne comme par un claquement de doigt. Ce fut en fait plus de quinze année de travaux et des milliers de personnes dépossédées de leur bien, leur maison, leur histoire, leurs racines. Bref, je n'avais jamais réfléchi à toutes ces expropriations et leurs conséquences. Tatiana de Rosnay m'en a joliment donné l'occasion ici, en enrubannant la grande Histoire dans une très belle histoire d'amour, celle de Rose et de son mari, amour qui se prolonge post mortem.

Rose raconte donc la vie des petits contre les grands, de la vie face aux inéluctables évolutions et les dégâts intimes et personnels qu'ils provoquent. Une fois de plus, la littérature prouve qu'elle est atemporelle, car ce sujet est encore bien souvent d'actualité. Et je me dis alors que finalement, le Monde change peut-être dans la forme, mais dans le fond, les faits se répètent... Un roman que je vous conseille car intéressant, au delà de mes propres préférences.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 22 Juin 2020

Roman "Dans la forêt" de Jean Hegland, littérature américaine, nature writting, avis, blog, chronique, écologie

Roman - Editions Audiolib - 10h02 d'écoute - 23.90 €

Parution d'origine aux Editions Gallmeister en 2017

L'histoire :  Rien n'est plus comme avant : le monde tel qu'on le connaît semble avoir vacillé, plus d'électricité ni d'essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au coeur de la forêt. Quand la civilisation s'effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre.

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Tout arrive sur ce blog, même de la "nature writing" qui, à priori, n'est pas ma tasse de thé... Sauf que les feuilles de "dans la forêt" ont délicieusement bruissé sur la blogo et qu'un doux vent a conduit ce roman jusqu'à moi, dans sa version audio, très réussie. Le texte ne pouvait espérer meilleure interprète. 

Lors de sa sortie outre-Atlantique en 1996, ce roman a été perçu comme un choc littéraire. Vingt-quatre ans plus tard, je confirme, il est de ces livres magistralement écrits, narrés et d'une puissance telle qu'il est inoubliable. Si symbolique, si actuel, mais sans leçon de morale. Juste le destin de deux jeunes soeurs, dans le monde tel qu'il va, tel qu'il s'en va.

Curieusement, j'ai entamé cette audiolecture en début de déconfinement.... Et l'histoire fait une fois de plus écho à ce que nous venons de vivre, et que nous revivrons sans doute... Et même, que nous vivons un peu plus chaque jour sans nous en rendre vraiment compte, sans y prêter plus d'attention que ça pour la plus part d'entre nous.

De nos jours, le monde vacille. Plus d'électricité, plus d'essence, beaucoup de morts (on parle d'une étrange grippe), les villes se vident, et une migration se fait vers la côte Est qui semble se remettre plus vite. Une ruée vers l'origine en quelque sorte, une ruée en contre sens, quand on a tout usé de l'autre côté.

C'est Nell, l'aînée, qui raconte l'histoire, dans son dernier cahier... En ville, la vie n'est plus, ou presque plus. De la survie. Depuis toujours, Nell et Eva vivent dans une maison en pleine forêt. Avant que le monde ne vacille, Nell se préparait à intégrer Harvard et Eva, une grande école de danse. Leurs parents décèdent, elles ne sont plus que deux, l'une de 18 ans et l'autre de 17, en pleine forêt... Elles vont organiser leur survie, leur vie, avec les moyens du bord. S'aimer, se déchirer, se disputer, s'entraider, se sauver l'une et l'autre en faisant face aux imprévus. Ce roman est l'histoire de leur survie, sans pathos. Du quotidien, des petites choses qui deviennent grandes, des épreuves terribles qui grandissent et qui finalement, créent un avenir. Nell et Eva vont apprendre la forêt, qui est leur unique source de vie. Elles vont l'étudier, l'exploiter, la soigner, la comprendre, la vénérer, la respecter, l'utiliser à bon escient en pensant à l'avenir : il faut tenir, il faut durer. La forêt va devenir leur alliée et l'Homme le potentiel danger qui rode et peut toujours revenir. Oui, l'Homme est plus dangereux que la nature, même pour lui-même. Et tant que ma lecture a duré, j'ai été transportée, sans une minute d'ennui. Dans la forêt ressemble à un conte à l'ancienne, mais est pourtant tellement contemporain par les messages qu'il distille sans lourdeur, avec une finesse magnifique. Cependant, la tension ne manque pas, donc quelques coups de stress pour le lecteur entre des moments lumineux.

Dans la forêt est un roman très sensoriel... Tous nos sens sont en exergue, sollicités, aux aguets et nous apprennent à vivre avec le minimum, avec l'essentiel. Du courage, et la nature. Après tout, Eva conclut en disant : "Nous nous avons nous, la forêt et peut-être encore un peu de temps".  N'est-ce pas notre situation collective et planétaire ? Un peu de temps, si l'on réagit et que l'on sait prendre les bonnes décisions, utiliser nos meilleures ressources intérieures. Un retour aux sources, un retour à l'essentiel, un retour aux origines. Une lecture incontournable, qui, je crois laisse une empreinte indélébile.

L'avis de Sylire, de Gambadou

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 18 Juin 2020

Au château d'Argol, littérature, Julien Gracq, surréalisme, gothique, avis, blog, chronique

Roman - Editions Brumes de Mars - 3h55 d'écoute - 8.30 €

Parution d'origine aux éditions José Corti en 1938

L'histoire :  Albert, Herminien et Heide. Albert ayant acheté le mystérieux château d’Argol, en Bretagne, il y reçoit la visite de son meilleur ami Herminien, qui arrive accompagné de la belle Heide. Entre ces trois personnages se tissent des rapports d’amour et de haine.

Tentation : Curiosité littéraire et culturelle

Fournisseur : Bib N°1

Mon humble avis : Voici une (audio)lecture très expérimentale pour moi. Ma conclusion est limpide, je n'ai pas la culture littéraire nécessaire pour apprécier un tel roman dans toutes ses nuances, ses inspirations et les styles et courants littéraires dans lesquels il s'inscrit.

 Aussi, je me suis aidée de mon "ami google" pour en savoir plus et peut-être mieux comprendre et saisir ce qui fait de "Au Château" l'Argol un tel monument reconnu. Pour André Breton, "Au château d'Argol" est le premier roman surréaliste... Oui bon, j'ignore globalement à quoi cela correspond... C'est un concept littéraire et artistique français qui vise à transcender le réel à partir de l'impulsion psychique de l'imaginaire et de l'irrationnel. Pour cela, les écrivains surréalistes se basent sur l'utilisation des images pour exprimer l'émotion.

Au château d'Argol est aussi reconnu comme étant un roman gothique. Oui, il se déroule dans une atmosphère pesante et mystérieuse, dans un vieux château isolé aux allures et entourages assez terrifiant. 

Quelle étrange lecture pour moi qui ne suis pas habituée à fouiller dans ces styles et époques littéraire. Je me suis tout d'abord régalée des mots, de la douceur qui en émanent, surtout dans les descriptifs des lieux, des forêts, du château, d'une rivière, de l'océan. Oui, ces mots bien assortis et assemblés m'ont caressée, bercée, comme s'ils ouvraient et décuplaient tous mes sens... Il faut préciser que cette version audio est sublimée par d'excellents bruitages (la nature, le vent, les pas dans un hall désert...) Mais, sur la longueur, cette douceur m'est devenue plus ennuyeuse, voire soporifique.

J'ai donc aimé les mots, ce qu'ils évoquaient en moi, leur son et les images que je leur associais, mais je n'ai en rien saisi leur sens profond. En fait, je suis restée en surface, et imperméable à l'histoire que je n'ai pas entendue, même si, par moments, mon imperméabilité prenait tout de même un peu l'eau, mais trop peu pour partager les émotions et le déroulement de l'histoire des 3 personnages. Je suis restée dans mes émotions des mots, mais celles d'Albert, d'Herminien et de Heid me sont demeurées complètement étrangères. Je n'ai rien partagé de leurs relations (ni l'amour ni la haine), qui pourtant mènent à un viol et un meurtre. Mais oreilles ont dû entendre la description (surréaliste) d'un viol sans s'en rendre compte. C'est tout de même fort ! En fait, j'ai l'impression d'avoir lu un roman sans histoire. Expérimentale donc cette audiolecture de ce Château d'Argol qui attendait sur mon PC depuis plusieurs années. Expérimentale mais pas concluante, même si ma culture s'en trouve légèrement élargie. Mais que vaut une culture élargie quand on ne l'a pas saisie dans son entièreté ? Je l'ignore.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 29 Mai 2020

L'affaire cendrillon, polar, thriller, hollywood, Mary Higgins Clark, avis, blog, chronique, livre audio

Thriller -  Editions Audiolib - 9h11 d'écoute - 22.90 €

Parution d'origine chez Albin Michel en 2015

L'histoire : Laurie Mauran, productrice d'une émission de télévision que revient sur des meurtres jamais élucidés, se penche sur l'Affaire Cendrillon...

Ce cold case remonte à 20 ans. Suzanne, une belle étudiante est retrouvée morte à Hollywood alors qu'elle aurait du se trouver à un casting pour un premier rôle.

Laurie et ses collègues reprennent donc l'enquête à zéro, en s'appuyant sur l'entourage de l'époque de Suzanne. Ce qui va évidemment réveiller certaines personnes qu'il vaut mieux laisser dormir...

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib et donc ma PAL audio.

 

Mon humble avis : Depuis toujours, je préfère lire des auteurs vivants que morts. Et depuis des années, je les empile dans ma PAL. Sauf que les écrivains sont comme tout le monde, ils décèdent aussi... J'ai donc de plus en plus de livres orphelins dans mes PAL papier et audio... Voilà pourquoi j'en ai sorti ce thriller, écrit mains de Mary Higgins Clark 'décédée récemment) et d'Alafair Burke. Ce titre ne doit être que le 3ème que je lis de la reine du crime américain. Donc je ne suis pas grande connaisseuse de cette grande dame de la littérature à suspense.

Mon audiolecture fut très agréable et franchement réussie. Les décors sont bien plantés, les personnages variés et bien campés, le style agréable malgré quelques passages ou dialogues que j'ai perçus comme étant un peu "nunuches". Disons que ce roman est très classique dans le genre et par rapport à d'autres thrillers qui jouent horriblement (dans tous les sens) avec vos nerfs, celui-ci m'a paru comme un peu désuet, mais d'une désuétude agréable, reposante

Il n'empêche, cette intrigue est diablement efficace, rondement menée et construite avec maestria, jusqu'en ses moindres recoins. C'est vraiment une histoire à tiroirs et régulièrement, la suspicion du lecteur change de cible parmi les protagonistes de l'affaire, et ceci, quasiment dès le début. D'autant que l'écrivaine ne tarde pas à ajouter quelque nouveau cadavre dans l'équation.

Si quelqu'un découvre ou a découvert le nom du tueur avant la fin, et bien qu'il me le dise !

Un bon moment de lecture doté d'un excellent suspense, à ne pas bouder donc, surtout en cette période estivale approchante et propice aux lectures plus légères !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 21 Mai 2020

Récit - Editions Thélème - 5h38 d'écoute - 17 €

Parution d'origine chez Belfond en 2009

Le sujet: Haruki Murakami est très connu comme écrivain japonnais. Il l'est moins en tant que sportif amateur, coureur de fond... Murakami "collectionne" les marathons et triathlons (et même un ultra-marathon de 100 km ! ) depuis plusieurs décennies. Il nous livre ici ses réflexions de coureur de fond et d'auteur comme deux parallèles qui, à l'horizon, se rejoignent pour former sa vie.

Tentation : Curiosité

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : J'imagine que certaines de mes blogo copines doivent être très surprises de trouver ce titre sur mon blog... En effet, avec celui-ci, je suis aux antipodes de ma zone de confort.

Et pourtant, ce "récit, ouvrage, témoignage, autobiographie", bref, cet OVNI littéraire m'a plu. J'espérais y trouver un quelque chose... et victoire, ce quelque chose, je l'ai ressenti et entendu.

Peu importe que vous soyez sportifs ou non pour lire ou écouter ce texte... Puisque, même si Murakami se garde bien de donner des leçons de vie ou de bien être, la portée de ses lignes vont bien plus loin que les foulées d'un coureur. Et il me semble que rare sont les livres qui offrent autant de liberté d'interprétation individuelle que celui-ci. Chacun peut le lire en fonction de ce qu'il est.

J'avoue, le titre peut paraître rébarbatif, d'ailleurs quelques passages le sont mais cela ne m'a pas gênée. Je déteste courir... mais j'aime marcher... sans zèle ni acharnement cependant, pas au point de n'en plus pouvoir... Même s'il m'est arrivé dans la vie de surmonter de sacrés défis et de sacrés montagnes. Je marche pour le plaisir dans la nature, et pour l'activité physique régulière chez moi, sur mon tapis de marche. C'est donc évidemment en marchant que j'ai écouté ce texte de Murakami.

Avec humilité, il y détaille ses entraînements, ses courses, ses ressentis, ses douleurs, ses euphories, la place qu'il laisse dans sa vie à la course à pied et à l'écriture de romans... Deux activités qui demandent de la constance, de l'opiniâtreté, de la pratique, une certaine rigueur de vie, le tout sur le long terme. Bref, il est vraiment question d'endurance !

Voici comment j'ai interprété mon audio lecture : le course de fond, le plaisir de Murakami, même s'il y a douleurs, échecs... Mais cela n'a rien d'obligatoire dans sa vie. L'écriture, son travail et gagne-pain qu'il a eu la chance de choisir et de pratiquer avec plaisir. Deux activités pourtant solitaires, mais qui amènent à certaines rencontres et conduisent à une routine et obligent celui qui les pratiques à des choix.  Mais pour moi, ces deux activités sont comme des allégories de la vie de chacun, avec ses aléas, ses épreuves et ses succès etc... On marche ou on court dans sa vie, mais on avance. Comme dans le texte, il y a des moments qui semblent pénibles et répétitifs, mais dont on tire des leçons pour les prochaines fois. Murakami incite ici chacun à se questionner sur notre pourquoi. Pourquoi fait-on les choses, que celles-ci soient incontournables, obligatoires ou qu'elles restent un loisir ? Oui, pourquoi les fait on alors qu'elles nous demandent parfois tant d'efforts, nous infligent douleurs, doutes, parfois déception avant le plaisir, l'euphorie, la réussite. Qu'est-ce donc qui nous meut lorsque rien ne nous y oblige ?

Ce que l'on fait dit beaucoup de ce que nous sommes, aussi, effectivement, il y a un aspect autobiographique (autoportrait) dans ce texte, ou Murakami le discret met en lumière un pan inconnu de lui... et qui dit beaucoup de ce qu'il est.

En tout cas, si pour un coureur de fond l'essentiel est de ne pas marcher, pour un marcheur de la vie, le principal est de ne pas s'arrêter, de ne pas s'asseoir !

Quoiqu'il en soit cette étrange audiolecture cumulée à ma marche a été comme hypnotique et ma donné des ailes, de la force dans les mollets tout en activant ma spiritualité !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 15 Mai 2020

Claudine à Paris, Colette, Littérature Française, avis, chronique, blog, édition thélème, Isabelle Carré, livre audio

Roman - Editions Thélème - 4h55 d'écoute - 19 €

Parution d'origine en 1901

L'histoire : Claudine et son père viennent de quitter la province de Montigny pour s'installer à Paris. La jeune fille de 17 ans, tout d'abord nostalgique de sa campagne s'habitue pas du tout à la vie de la capitale. Puis, avec son neveu Marcel et Renaud, le père de celui-ci, donc son oncle, elle va se créer un nouvel univers et quitter au fur et à mesure l'insouciance de l'adolescence.

Tentation : Curiosité culturelle et littéraire

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Une audiolecture plus par curiosité littéraire que par réelle envie... Mais je n'avais pas lu de "Colette" depuis le collège me semble-t-il, il me fallait donc remédier à cette lacune. Donc pourquoi pas "Claudine à Paris" pioché à la bib... Ce roman a d'abord paru signé par "Willy", l'époux d'alors de Colette, qui l'utilisait comme "nègre".

L'excellente interprétation qu'Isabelle Carré donne du texte de Colette m'a vraiment enchantée. Quelle vie et quelle énergie dans ces mots. Le style de Colette m'a plus qu'enthousiasmée : je me suis délectée de sa finesse, de ses facéties, de sa richesse, de sa musicalité, de son insolence qui n'empêche pas une subtile élégance. Pour ces raisons-là, je ne regrette pas mon excursion dans l'univers de Colette.

Claudine à Paris est la suite de Claudine à l'école, roman que je n'ai pas lu... puisque je ne savais pas. Dommage, mais tant pis ! Mais pour être honnête le contenu même de l'histoire ne m'a pas passionnée, parce qu'il n'est pas du genre de ceux qui m'extasient.  Mais il faut reconnaître que la description du Paris de 1900, de ses us, coutumes et moeurs reste intéressante comme cadre de fond. J'ai été étonnée que Colette évoque l'homosexualité si tôt dans son oeuvre et à cette époque.  Une audio lecture qui enrichit donc un peu culturellement mais qui pour moi, n'a rien eu de passionnant, ni d'émouvant ! Oui,  l'histoire Claudine à Paris m'a laissée tout à fait neutre émotionnellement.

La suite de la vie de Claudine est contée par d'autres romans. 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 9 Mai 2020

Roman - Editions Audiolib - 9h02 d'écoute - 22.90 €

Parution d'origine chez J.C Lattès en 2017

 

L'histoire : Le Havre, 1940... La dêbacle, l'Exode, puis le retour au Havre, pour deux soeurs Emilie et Muguette, leurs enfants alors que leurs époux sont au front. L'occupation allemande et les bombardements des alliés. A travers ce roman, c'est l'histoire de deux familles, leur quotidien fait de privation et de peur, que l'on suit durant les cinq ans de la Grande Histoire.

 

Tentation : Ma récente lecture "Les guerres intérieures" de la même auteur

Fournisseur : Bib N°4

 

Mon humble avis : Effectivement, mes copines blogueuses ne m'ont pas trompée. Quel roman ! Quelle force et puissance dégage-t-il ! Bien sûr, il prend aux tripes et noue la gorge devant l'horreur du quotidien vécu pendant 4 ans par les Havrais durant la Seconde Guerre Mondiale.

Je savais que la ville du Havre avait particulièrement souffert pendant cette guerre et qu'elle avait été complètement démolie à coup de largages de bombes. Mais j'ignorais le reste, le comment, le pourquoi, le par qui... et ce l'enfer que cela représentait pour ses habitants. 

De sa plume si juste et délicate, Valérie Tong Cuong laisse chacun des protagonistes s'exprimer au fil de chapitres qui leurs sont dévolus. Joffre, le mari d'Emilie, revenu traumatisé du front, et qui semble s'adapter aux occupants sans rébellion. Emilie qui ne reconnait plus son époux et qui se bat pour maintenir toute la grande famille, la sienne et celle de sa soeur, à flots : c'est à dire en sécurité et avec une assiette rationnée. Muguette, atteint de la tuberculose qui, du fond de son sanatorium, accepte que ses deux enfants, Joseph et Marlyne, soient envoyés en Algérie pour y être protégés. Jean et Lucie, les enfants d'Emilie et Joffre, qui quittent l'enfance bien trop vite et prennent des risques pour améliorer le quotidien familial.

A travers cette saga bouleversante, Valérie Tong Cuong montre tout ce que l'on peut faire par amour : se dépasser soi-même, se séparer de ses enfants, se taire, ne pas paraître tel que l'on est au fond de soi, mentir... Oui, par amour, quitte à renoncer à l'amour de ses proches, il faut apprendre à mentir.

Je conseille chaleureusement ce roman qui certes vous malmènera, mais vous remettra en mémoire une page d'Histoire et le destin d'une ville, Le Havre rarement développé à ce point dans les manuels. Et pour celles et ceux qui ne manquent de rien d'essentiels dans cette étrange époque que nous vivons, "Par amour" permet vraiment de relativiser sur nos difficultés et restrictions actuelles. Un beau et grand roman, vraiment !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 25 Avril 2020

Ray Bradbury, Fahrenheit 451, roman, SF, Science Fiction, anticipation, dystopie, avis, blog, chronique, littérature

Roman SF - Editions Ecoutez Lire - 5h03 d'écoute 

Parution d'origine en France chez Denoël en 1955

L'histoire :  451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres, dont la détention est interdite pour le bien collectif.  Guy Montag est donc un pompier pyromane... Jusqu'au jour où sur un chantier, il dérobe une fois de plus un livre, qui rejoint les autres qu'il cache soigneusement chez lui. Mais ce livre là changera sa vie, car il l'ouvrira, le lira et commencera à comprendre beaucoup de choses. Montag devient alors la cible principale de ses collègues, et se lance dans une course poursuite... vers la liberté !

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Je ne lis pas souvent de SF simplement parce que c'est un genre littéraire que j'ai découvert comme tel via la blogosphère et que depuis, ma PAL s'est empli de centaines de romans plus conventionnels. Et pourtant, à chaque fois que découvre un classique de cette littérature SF, je me prends une véritable claque, un choc qui m'amène à vénérer ma lecture. D'ailleurs, j'ai écouté ce livre en audio, mais je prévois me le procurer en format papier, afin d'en relire certains passages, au gré de mes envies.

Je ne vais pas faire une étude sur ce texte sur lequel tout à déjà été dit (remarque, je n'ai jamais la sensation d'en faire), mais vous inciter à le découvrir de toute urgence si ce n'est pas déjà fait. C'est un bijou, un véritable chef d'oeuvre, si dense et intense dans ses dénonciations, ses craintes, ses analyses sociétales, même si ici, on est supposé être dans un avenir plus ou moins proche.

Fahrenheit 451 équivaut à 232.8 degrés Celcius, et c'est le point d'auto inflammation du papier, donc évidemment des livres. Dans cette dystopie, Bradbury a imaginé une société où posséder un livre serait un crime et le lire, encore plus. Les pompiers n'existent plus pour éteindre les feux, mais pour les provoquer, à chaque découverte de stocks de livres. Les livres brûlés ne sont pas une "nouveauté", moult doctrines et religions l'ont fait de par l'histoire, par esprit de censure, n'autorisant au peuple que des lectures précises. Ici, c'est mondial et aucun livre n'est épargné.

Dans ce roman aucune religion ni idéologie purement dictatoriale pour remplacer les livres, ces objets si dangereux puisqu'ils amènent les citoyens à penser, à réfléchir, à connaitre autre chose que ce dont la société les abreuve. Juste la dictature sociétale ; celle du divertissement à outrance, de l'abêtissement qui vous est servi sur un plateau et qui vous envahit tellement de toute part qu'il devient l'unique vérité, l'unique réalité, l'unique possibilité. Donc aucune sensation de domination, de manque de liberté, de malheur, de peur ou autre... En fait, plus vraiment de bonheur à part celui de la consommation et de la vacuité cérébrale. Puisque l'on imagine même plus que l'on puisse penser. Donc plus aucun souci dans la vie, plus aucune réflexion, plus aucune remise en question... mais plus de choix non plus.

Comme à chaque lecture de ce type, je suis estomaquée par l'imagination ultra visionnaire de ces auteurs. Bradbury a écrit Fahrenheit 451 en 1953 (en pleine période du maccarthysme aux Etats Unis)  et l'action est sensée se dérouler environ cinquante ans plus tard, donc il y environ vingt ans. Dans les habitats qui se ressemblent tous, les Hommes sont fascinés par leurs murs qui sont devenus des écrans... Les murs parlent et on parle au mur qui apporte tout à domicile : divertissements, informations, voix diverses, publicités... Les voix des murs deviennent la famille... Et en 2020, où en sommes-nous avec nos réseaux sociaux, nos amis FB, instagram, nos conversations par écrans interposés... Bref, ce n'est qu'un exemple d'anticipation parmi tant d'autres figurants dans cette histoire, mais vraiment, c'est bluffant.

Alors, vite, ruez-vous sur ce roman pendant que nous en avons encore le droit. (dès que les librairies seront réouvertes) Fahrenheit 451 est vraiment puissant, passionnant, captivant. Il y fait l'apologie de la liberté de penser, de la liberté d'expression, de la liberté de choisir sa culture, de la liberté de choisir son activité de détente ou son moyen d'apprentissage. Et, surtout, c'est une ode à la mémoire. La mémoire de l'histoire et de la culture, que celle-ci soit écrite ou orale... mais cette mémoire que rien ne peut enflammer ni éteindre. Magistral, vraiment. Un énorme coup de coeur trop énorme pour décrire vraiment mon enchantement littéraire !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 21 Avril 2020

Thriller, polar, littérature, Nous étions des hommes, Gilles Legardinier, avis, chronique, blog, Alzheimer, dépôt de brevets

Thriller - Editions Lizzie -  11h32 d'écoute - 18.90 €

Parution d'origine aux éditions Fleuve Noir en 2011

Le sujet : En Ecosse, le docteur Kinross et la généticienne Cooper travaillent sur la maladie d'Alzheimer... La maladie galope, atteint des personnes de plus en plus jeunes, comme une épidémie. Aux quatre coins de globe, des carnages se multiplient dans des lieux relativement clos... Comme si des hommes s'étaient entre-tués dans une soudaine folie meurtrière. Kinross et Cooper font une découverte scientifique qui bouleversera la médecine et les connaissances sur l'Alzheimer. Mais leur découverte intéresse beaucoup trop de monde, et pas forcément pour les bonnes raisons. A qui faire confiance ? C'est une course contre le temps et contre la mort qui commencent pour Scott et Jenni !

Tentation : 4ème de couv'

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Je connaissais Gilles Legardinier comme auteur de comédies/romances, j'ignorais totalement qu'il officiait aussi dans le domaine du thriller jusqu'à cette trouvaille dans le rayon "audio" de ma bib'.

Et bien trouvaille bien heureuse ! Car "Nous étions les hommes" se lit ou s'écoute très bien. Construit à merveille, il captive du début à la toute fin, et nous amène à nous attacher aux personnages (dont certains sont vraiment mystérieux), et à méditer sur notre forme de vie, en tant qu'humain. Humain qui veut ou qui doit toujours plus, et qui, pour cela, modifie à tort son cadre de vie et son rapport à la nature... qui court à sa perte. J'ai écouté ce roman en début de confinement et me suis demandé si l'idée était bonne car la maladie d'Alzheimer y est tout d'abord présentée comme pouvant basculer dans la pandémie. Mais j'ai poursuivi et l'auteur m'en a donné raison, car l'histoire est bien plus complexe que cela et elle est franchement intéressante, même s'il m'a semblé qu'il manquait un maillon d'explication scientifique... mais peut-être est-ce mon attention qui m'a joué un petit mauvais tour.

Quoiqu'il en soit, Gilles Legardinier nous emmène tout d'abord en milieu hospitalier auprès des patients atteints d'Alzheimer... Et qui approchent du basculement... Le basculement est cet instant où le patient perd totalement sa mémoire et ce qui fait de lui un être humain... C'est fort à lire et ce sujet est rendu moins dur du fait qu'il est glissé dans une intrigue de thriller, ce qui, par ailleurs, est très original.

Ensuite, l'auteur nous fait découvrir un autre monde. Celui des découvertes scientifiques, des dépôts de brevets, et surtout du gigantesque trafic d'ampleur internationale qui entourent et menacent ces brevets déposés. Certes, un lecteur lambda comme je suis peut facilement imaginer l'appétit vorace des laboratoires pharmaceutiques, mais en fait, les amis, cela va bien plus loin, et c'est terrible ! Car oui, des découvertes révolutionnaires, que ce soit dans le médical, l'alimentaire, les télécommunications voient parfois leur mise à jour et leur accès au grand public empêchés par des personnages peu scrupuleux et très spéculatifs.

Avec tous ces bons ingrédients, Gilles Legardinier nous offre là un thriller original, bien documenté et donc très intéressant, parfaitement maîtrisé dans sa narration. Et dont le sujet principal est certainement l'éthique, sujet qui semble hélas être souvent une espèce menacée.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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