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Publié le 9 Octobre 2015

 

Un début prometteur : Affichef

Film d'Emma Luchini

Avec Manu Payet, Fabrice Luchini, Veerle Baetens, Zaccharie Chasseriaud

 

 

Synopsis : Martin, désabusé pour avoir trop aimé et trop vécu, retourne chez son père, un horticulteur romantique en fin de course. Il y retrouve Gabriel, son jeune frère de 16 ans, exalté et idéaliste, qu’il va tenter de dégoûter de l’amour, sans relâche. Mais c’est sans compter Mathilde, jeune femme flamboyante et joueuse, qui va bousculer tous leurs repères... 

 

 

UN DEBUT PROMETTEUR, film d'Emma LUCHINI

Mon humble avis : Je ne vais pas y aller par quatre chemins, je me suis royalement ennuyée durant cette séance de cinéma.

Un début prometteur est un peu une histoire de famille. Réalisatrice : Emma Luchini. Acteur : Fabrice Luchini. Adaptation d'un  roman de Nicolas Rey, compagnon d'Emma Luchini.

Emma Luchini explique son choix de réalisatrice :  "J'ai adoré l'idée de ces deux frères se croisant à deux stades totalement opposés de leur existence. (...) C'est l'opposition entre forces sombres et forces lumineuses qui m'a attirée dans cette histoire. C'est aussi la vision des trois hommes face à l'amour."

Moi, je n'ai pas vu tout ça dans ce film, sans doute parce qu'à force de trop vouloir me le montrer, c'est devenu lourd et maladroit, plus souvent dans la caricature que dans la finesse.

Sans doute aussi que l'ajout de la rencontre d'une femme de 35 ans (qui n'existe pas dans le roman) a peut-être était de trop, ne me paraissant pas super réaliste, traitée de façon assez légère, laissant peu de place à l'émotion.

La bande annonce laisse imaginer une belle comédie. Hors non. Si l'on sourit 3 fois et que l'on rit une fois, après je me suis plutôt apitoyer.

Certes, le film traite de beaux sujets, mais loin d'être inédits : comme l'enchantement, le désenchantement, l'enthousiasme, qui ne sont pas forcément liés à l'âge. Mais ça part un peu dans tous les sens pour ne s'ancrer nulle part, dommage.

Par contre, la force + + + du film, c'est la prestation incroyable de Manu Payet dans le rôle de l'alcoolique Martin. Extraordinaire. L'acteur que l'on voit souvent joué avec son petit air mutin lutin mignon, ne joue pas du tout ici de ses atouts naturels. La transformation est stupéfiante !

Bref, le début du film est prometteur, mais la suite, à mes yeux ne suit pas ! A vous de voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 6 Octobre 2015

Premiers crus : Affiche

Film de Jérôme Le Maire

Avec Gérard Lanvin, Jalil Lespert, Alice Taglioni, Laura Smet

 

 

Synopsis : Fils de viticulteur, Charlie Maréchal a quitté la Bourgogne pour devenir un œnologue parisien réputé, auteur d’un guide à succès dont les notes font chaque année trembler tous les vignobles.
Mais en Côte-d’Or, son père a perdu le goût du vin et ses errements précipitent l’exploitation viticole familiale vers la faillite.
D’abord réticent, Charlie revient en Bourgogne. Il doit rechausser ses bottes et remonter ses manches, devenir viticulteur et se confronter à un métier qu’il ne connait pas, sous le regard dubitatif de son père.
Entre une météo capricieuse et un cépage délicat, Charlie va devoir prouver à son père qu’il est digne de ce terroir transmis de génération en génération dans leur famille.
Il est facile de noter un vin, mais comment fait-on un grand vin ? 

 

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Mon humble avis : Premiers crus est un film agréable, comme le sont les téléfilms du terroir que l'on aime à regarder sur France 3. L'histoire est assez classique : conflits familiaux et interfamille, sur fond de vigne. Le dénouement offre peu de surprise, mais peu importe, on se laisse emporter dans ce monde que qui cultive la terre chaque année pour en tirer un excellent millesime, malgré les difficultés et les aléas météorologiques.

Je suis allée voir ce film car une de mes cousines est vigneronne, aussi, connaitre mieux son métier m'intéresse. 

Les images et photos des vignobles bourguignons et de cette campagne sont magestueuses et rendent magnifiquement hommage à cette belle région française et à son patrimoine premier : le vin, la terre et ses hommes. 

Premiers crus est un beau film sur la transmission intergénérationnelle, mais aussi sur le courage de ceux qui font le choix d'interrompre cette transmission qui peut être un poids, qui empêche certains de choisir leur propre vie.

C'est aussi une belle leçon face à la crise socio-économique que le monde traverse. Pourquoi miser sur la quantité et non sur la qualité ? Et la qualité ne peut se gagner qu'accompagnée d'un retour vers les valeurs et les méthodes du passé.

Les comédiens servent bien ce film. Néanmoins j'ai un bémol sur le rôle de Gérard Lanvin en vieux vigneron bougon. Il est à mon goût trop bougon et de ce fait, ce personnage tombe dans la caricature. Dommage.

Quoiqu'il en soit, voyez en film en bonne compagnie et prévoyer ensuite d'ouvrir une bonne bouteille, car Premiers crus donne envie de déguster un grand cru !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Septembre 2015

Boomerang : Affiche

Film de François Favrat

Avec Laurent Laffite, Mélanie Laurent, Audrey Dana

 

Synopsis : Boomerang : nom masculin, arme de jet capable en tournant sur elle-même de revenir à son point de départ… En revenant avec sa sœur Agathe sur l’île de Noirmoutier, berceau de leur enfance, Antoine ne soupçonnait pas combien le passé, tel un boomerang, se rappellerait à son souvenir. Secrets, non-dits, mensonges : et si toute l’histoire de cette famille était en fait à réécrire ? Face à la disparition mystérieuse de sa mère, un père adepte du silence et une sœur qui ne veut rien voir, une inconnue séduisante va heureusement bousculer la vie d’Antoine… 

 

 

 

Mon humble avis : Voici un très beau film inspiré du roman éponyme de Tatiana de Rosnay. Roman que je n'ai pas lu, donc je ne saurais dire si le film lui est fidèle à 100%.

Le succès du film tiendra aussi grâce à la qualité de l'interprétation. Laurent Laffite est extraordinaire dans un rôle grave dans lequel nous n'avons pas l'habitude de le voir. Mélanie Laurent est tout aussi brillante dans la pudeur, mais son rôle est plus discret, moins présent.

Boomerang peut être perçu comme un thriller familial. Nous sommes presque dans un huit clos familial oppressant, même si celui-ci se déroule entre Noirmoutier et Paris, et que des personnages secondaires interviennent. La tension monte dans tous les sens du terme : pour les spectateurs comme pour les protagonistes de la famille "intramuros", protagoniste d'ailleurs bien fouillé, juste ce qu'il faut pour tenir leur rôle dans cette famille qui préfère le bancal à la vérité depuis plus de 30 ans.

Le thème du film est assez universel. En effet, qui ne vit pas dans une famille qui n'ait de secret, de non-dit, qui ne communique pas, qui peine à montrer l'affection, qui va de maladresse en maladresse sans réaliser les dégâts de celles-ci.

Antoine, jeune quadra juste divorcé mène donc l'enquête sur la mort de sa mère, qui a toujours été présentée comme une noyade accidentelle. Les doutes qu'il a envers cette noyade l'obsèdent, le rendent irascible, irrationnel même pourrait-on dire. Par moment, le spectateur serait presque enclin à penser qu'il s'acharne pour pas grand-chose, car évidemment, on en vient à soupçonner un éventuel suicide, que pourrait-il s'être passé d'autre ? Mais Antoine a besoin de la vérité pour se construire réellement en tant qu'adulte, et père.

J'ai beaucoup aimé la relation qu'Antoine noue avec la jeune femme qui travaille à la morgue. Une relation jolie, délicate, pudique, émouvant tant elle est intelligente.

Par contre, j'ai constaté quelques raccourcis ou improbabilité relationnelles. En effet, en début de film, Antoine est au volant d'une voiture, sa soeur à côte de lui. Leurs échanges viennent d'être violents. Antoine accélère, sa soeur lui demande de ralentir. Il poursuit dans sa lancée et double n'importe comment, pour finir par faire 3 "jolis" tonneaux. Sa soeur sera grièvement blessée, suivront pour elle 3 mois de rééducation. Et le hic pour moi, c'est que jamais cet accident est réévoqué face à la caméra, comme si l'accident comme le comportement d'Antoine étaient anecdotiques. Personnellement, si l'on me faisait un coup pareil, pas sûr  que je sois aussi clémente.

Il n'empêche que lorsque le dénouement s'annonce, nos gorges se serrent et nous nous emplissons d'effroi. Car jamais, ô grand jamais, nous ne pouvions imaginer une telle horreur, et une telle hypocrisie familiale.

A noté que les scènes qui se déroulent à Noirmoutier donnent bien envie d'aller y passer quelques vacances !

 

 

PS : Par contre, ce qui est très perturbant, c'est qu'avec sa barbe, Laurent Laffite ressemble beaucoup à Ben Affleck !!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 26 Septembre 2015

Marguerite : Affiche

Film de Xavier Gianolli

Avec Catherine Frot, André Marcon, Michel Fau, Christa Théret, Denis Mpunga, Sylvain Dieuaide

 

 

Synopsis : Le Paris des années 20. Marguerite Dumont est une femme fortunée passionnée de musique et d’opéra. Depuis des années elle chante régulièrement devant son cercle d’habitués. Mais Marguerite chante tragiquement faux et personne ne le lui a jamais dit. Son mari et ses proches l’ont toujours entretenue dans ses illusions. Tout se complique le jour où elle se met en tête de se produire devant un vrai public à l’Opéra.

 

 

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Mon humble avis : Quel plaisir de retrouver Catherine Frot sur grand écran, dans un rôle qui, une fois de plus, lui va à merveille !

Inspirée d'une histoire vraie, celle de Marguerite est on ne peut plus orginale et inédite. Les décors et l'atmosphère des années 20 sont parfaitement rendus. Y plane encore l'ombre de la Première Guerre Mondiale, on y trouve les clubs privés fréquentés par de riches hommes et leurs épouses désoeurvrées. Et là dedans, il y a Marguerite, qui semble bien en avance sur son temps, malgré les appararences trompeuses. Elle n'est pas si ingénue que cela ! Ce qui rend ce personnage plus complexe qu'il n'y parait, plus intéressant aussi, et touchant.

Oui, Marguerite m'a touchée car, comme elle, je chante faux comme une casserole, et depuis toujours, quand je chante, on me demande de me taire. Pour contrer cela, secrètement, lors de mon adolesence et même après, je me rêvais éveillé de devenir une grande chanteuse qui aurait rempli des Zénith. Rêve que je n'ai jamais mis à exécution et qui m'a quitté depuis pas mal d'années !

Marguerite est un film sur le mensonge et son poids qui s'accroit au fil des années, au point que ce mensonge devient obligatoire. C'est aussi un film sur l'hypocrisie de la haute société, et l'amour maladroit des proches qui pratiquent tous ce mensonge. Mais Marguerite prouve aussi qu'il faut aller au bout de ses rêves, même si dans cette histoire, Marguerite est bien aidée par sa richesse précunière. Enfin, la grande questio est : toute vérité est -elle bonne à dire, ou plutôt est elle utile à dire, si le mensonge ne nuit à personne. Doit on brandir le mensonge si son sujet fait plaisir à celui qui ne le reconnait pas, si cette fausse vérité rend bien vivant celui ci fait plaisir et rend ultra vivant et passionné, donne une raison de vivre. Une vérité peut couper l'herbe sous le pied alors qu'un demi mensonge teinté d'encouragement et de conseils peut donner une belle prairie.

Enfin bref, ce film est bien plus tragique que comique, car l'isolement et la solitude de Marguerite fait vraiment de la peine. Le film est réussi bien sûr, mais j'y ai déploré des longueurs, un côté confus par moment. Et il m'a manqué un petit quelque chose pour que Marguerite soit un grand spectacle de cinéma. Car j'ai eu l'impression d'assister à un biopic, sans rien de plus. J'ai passé un moment agréable, mais ne suis pas sortie en me disant : whaou, quel film !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 3 Septembre 2015

Dheepan : Affiche

Film de Jacques Audiard,

Avec 

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Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs 

Fuyant la guerre civile au Sri Lanka, un ancien soldat, une jeune femme et une petite fille se font passer pour une famille. Réfugiés en France dans une cité sensible, se connaissant à peine, ils tentent de se construire un foyer.

 

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Mon humble avis : Audiard, la Palme d'Or à Cannes, ma carte Pass... J'y vais.

Bon, veuillez m'excusez, je ne nommerais pas les acteurs par leurs noms et pour cause, ce sont des noms Sri Lankais... C'est d'ailleurs pour cela que sous l'affiche, je me suis contentée d'un "copier/coller" !

Alors le film ? Bon évidemment. Mais vraiment pas gai. Moi, cela m'a plutôt donné le cafard sur l'état d'une partie de la société Française : celles de certaines banlieues très chaudes, où j'ai la chance de ne pas vivre. D'ailleurs, j'ai trouvé dommage que le sujet principal - une "fausse" famille de migrants Sri Lankais tente de s'intégrer et de devenir une vraie famille - devienne secondaire devant cette violence urbaine qui occupe bientôt tout l'écran. Pour vraiment affronter son sujet, Audiard avait-il besoin de confronter ces migrants dans un contexte aussi extrême ? La situation dramatique des 3 migrants était suffisante, pas besoin d'y ajouter cette violence environnementale.

Même si la fin n'est pas vraiment surprenante (ben faudrait pas un suicide collectif à la sortie des salles), je ne serai pas aussi dithyrambique que certains magazine pour qui Dheepan est "un hymne à l'espérance". Ce n'est pas ce que j'ai vu. Ou alors de l'espérance peut-être, mais pour 3 personnes sur combien ?

Bien sûr, la mise en scène est parfaite, bien sûr, les comédiens sont excellents, surtout pour des non professionnels. C'est le cas de l'acteur qui joue Dheepan. D'ailleurs, il est très touchant dans son rôle. Le choc des cultures est flagrant, l'envie de s'intégrer aussi. Le courage et les conditions de vie de cette fausse famille ne laissent pas insensible, loin de là. 

La fausse mère n'a pas réussi à m'émouvoir, d'ailleurs, les émotions du début disparaissent derrière la guerre urbaine qui se déclenche. On a plus l'impression d'assister à un grand gâchis (pas cinématographique hein !), mais un grand gâchis sociétal.

Qui plus est, il m'a manqué des éléments de "la vie d'avant" de ces personnages Sri Lankais pour vraiment saisir leur nature, leur fuite, leur urgence.

En fait, je pense vraiment que j'aurais adoré l'histoire de ces 3 migrants dans un cadre différent.  Car ce cadre amène du spectaculaire là où le sujet méritait de la simplicité, de la sobriété pour être apprécié pleinement. Là, j'ai l'impression qu'Audiard a voulu traiter 2 sujets et que de ce fait, aucun des deux n'est approfondi. Dommage.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Septembre 2015

Une famille à louer : Affiche

Film de Jean-Pierre Améris

Avec Benoît Poelvoorde, Virginie Efira, Philippe Rebbot, Calixte Broizin-Doutaz, Pauline Serieys

 

 

Synopsis : Paul-André, la quarantaine, est un homme timide et plutôt introverti. Riche mais seul, il s'ennuie profondément et finit par conclure que ce dont il a besoin, c'est d'une famille ! Violette, quadragénaire pleine de peps, est menacée d'expulsion et a peur de perdre la garde de ses deux enfants. Paul-André propose alors un contrat en tout bien tout honneur pour louer sa famille contre le rachat de ses dettes. Pour le meilleur et pour le pire… 

 

 

 

Mon humble avis : Une famille à louer est une petite comédie familiale sympathique, pas désagréable à regarder, mais qui ne me laissera pas de souvenirs impérissables. Il m'est arrivé de pouffer de rire, mais jamais de grands éclats ni d'abdominaux mis à mal ! 

En fait, c'est mignon, c'esy frais et bien souvent touchant, mais il manque quelque chose pour que ce film soit une grande comédie. Un peu plus de surprises sans doute, de piquant et de fantaisie aussi. Disons que tout m'est paru un peu trop convenu. Bref, on est loin de la réussite totale que fut "les émotifs anonymes", du même réalisateur.

Certes, les acteurs servent le film à merveille. Poelvoorde est émouvant dans sa maladresse et sa solitude, comme il sait si bien le faire, ce n'est pas la première fois qu'il incarne ce genre de personnage. Virginie Efira illumine l'écran et apporte un sacré peps, tout comme les jeunes comédiens qui jouent ses enfants.

Si l'on observe bien, il y a des détails bien trouvés. Par exemple, en début de films, les ingrédients du petit déjeuner qui envahissent la table proviennent tous de distributeurs low cost. Et sur la fin, ce sont des célèbres marquent qui remplacent le "pas cher".

Bien sûr, ce film a un très bon fond et démontre la difficile cohabitation entre des classes d'origines socioculturelles différentes. Mais surtout, une famille à louer prouve une fois de plus que l'argent ne fait pas le bonheur, même s'il peut y contribuer !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 4 Août 2015

Nos futurs : Affiche

Film de Rémy Bezançon

Avec Pio Marmai, Pierre Rochefort, Mélanie Bernier

 

 

Synopsis : Deux amis d’enfance, qui s’étaient perdus de vue depuis le lycée, se retrouvent et partent en quête de leurs souvenirs… 

 

 

Mon humble avis : Ce film serait presque à voir deux fois, pour que la deuxième soit éclairée par cette fin si inattendue, qui explique tout (ou presque... le presque, ce sont quelques maladresses dénichées deci-delà, mais quasiment invisibles), et sert la gorge.

Un film que l'on regarde donc au premier degré pendant 1h30, et que l'on repense au 2ème degré qui est en fait le 1er degré camouflé. (vous me suivez là ?!) C'est cette fin justement qui fait de "Nos futurs" un film différent, qui n'est pas un énième film nostalgie qu'avons-nous fait de nos 20 ans, que sommes-nous devenus, le temps passe etc...

La première lecture de ce film m'a beaucoup plu, sans doute aussi parce que je suis dans un âge où l'on regarde le passé avec regret ou joie, où l'on revoit de vieilles connaissances et que s'établit alors l'heure des bilans : qui a réussi, qui galère, qui est heureux, malheureux, que nous reste-t-il en commun après toutes ces années. L'amitié est-elle faite de souvenirs ou de points communs contemporain.

Ici, nous avons Tomas qui a bugué sur ses 18 ans. Un éternel adulescent, voire adolescent tout court. Rien n'a changé dans sa vie.

Yann est devenu un homme d'affaire, plutôt ténébreux. Une zone d'ombre le poursuit, comme un trauma jamais digéré. L'un est resté gamin, l'autre a vieilli prématurément. Ensemble, ils partent sur les routes pour retrouver leurs copains de terminale et préparer une fiesta comme avant. Et nous les suivons le coeur joyeux, entre la jubilation des bonnes répliques et l'émotion contenue, mais pas étalée comme de la confiture.

Au final, n'a pas bugué sur ses 18 ans celui que l'on croit, puisque Rémy Bezançon réussit à surprendre totalement le spectateur par le dénouement. Sans celui-ci, on aurait une comédie faussement légère qui donne la banane avec une sauce mélancolie que chacun peut arranger avec ses propres souvenirs. Avec ce dénouement, on sort le coeur et la gorge serrés.

A noter que les deux comédiens qui portent le film forment un excellent duo qui fonctionne à merveille.

Un beau film, même si l'on n'atteint pas la perfection et la finesse "du premier jour du reste de ta vie"

 

Attention, spoiler, donc uniquement pour ceux qui ont déjà vu le film et pourraient répondre à ma question : que vient faire le coup de fil de Yann et le visite en fin de film. Ce n'est pas logique vu ce que l'on vient d'apprendre non ?

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Août 2015

Les Chaises musicales : Affiche

Film de Marie Belhomme

Avec Isabelle Carré, Philippe Rebbot et Carmen Maura

 

 

Synopsis : Perrine est une musicienne presque professionnelle. Elle vit seule et anime des goûters d’anniversaires, ou les gâche, c’est selon. Par accident, elle fait tomber un homme dans la benne d’une déchèterie. L’inconnu est dans le coma, mais Perrine est prête à tout pour qu’il se réveille. Elle s’immisce dans sa vie pour le découvrir, mais profite aussi de l’occasion pour lui emprunter son boulot, son appartement, son chien… Mais surtout, elle tombe amoureuse… 

 

 

Mon humble avis : C'est un film gentil, charmant, mignon, propret. Pas désagréable pour un sous mais qui ne me rend pas ultra enthousiaste non plus.

Déjà, certaines contradictions m'ont embêtée...  Qu'un hopital, avec l'identité d'un patient ne parviennent pas à trouver le moindre proche alors que ce patient lui même n'est ni marginal ni isolé socialement... Bof

Qu'un chien puisse rester "oublié" plusieurs jours dans un appart et que l'appart ne soit pas souillé par le même chien... Bof. Bref, moult détails comme cela m'ont titillée et quand je suis titillée, c'est que le film ne m'emprisonne pas.

J'ignorais que la réalisatrice est Rennaise. Ce qui explique que ce film ait été tourné à Rennes et dans les environs Rennais. Ceci est forcément un plus pour les spectateurs résidants dans cette région.

Certains passages sont franchement originaux et bien trouvés, comme l'affichage dans la rue des compétences de Perrine, qui annonce tout de suite le caractère de l'héroine du film. De même, j'ai bien aimé la relation qui unit Perrine à son épicier.
Rien à reprocher aux comédiens du film qui emplissent parfaitement le cahier des charges. mais une fois de plus , c'est aussi là que le bât blesse pour moi au niveau d'Isabelle Carré. J'aime beaucoup cette actrice, elle excelle dans ses rôles, mais voilà, ce sont toujours les mêmes rôles : femme effacée, sans confiance, gaffeuse, timide, nunuche. En fait, j'adorerais la voir dans un rôle super fort ou à contre emploi, comme celui d'une méga méchante par exemple !

Les chaises musicales sont donc une petite comédie romantique gentillette, sans surprise scénaristique, qui distraie mais c'est tout.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 22 Juin 2015

 

La Résistance de l'air : Affiche

Film de Fred Grivois

Avec Reda Kateb, Ludivine Sagnier, Johan Heldenbergh, Tchéky Karyo

 

 

Synopsis : Champion de tir au fusil, Vincent mène une vie tranquille entre sa femme et sa fille. Jusqu’au jour où des problèmes d’argent l’obligent à remettre en cause ses projets et menacent l’équilibre de sa famille.
Une rencontre au stand de tir avec Renaud, personnage aussi séduisant qu'énigmatique, lui promet une issue grâce à un contrat un peu particulier. Dès lors, Vincent met le doigt dans un engrenage des plus dangereux…

 

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Mon humble avis : Nous étions 6 potes à aller voir ce film. Trois ont détesté, trois ont globalement aimé. Je fais partie du 2ème groupe !

La bande annonce semble "annoncer" un film qui bouge sacrément. Et ce n'est pas le cas. L'intrigue est assez longue à se mettre en place, ce qui a provoqué l'ennui d'une partie de notre groupe. Disons que c'est plus un film sombre qu'un réel thriller, même si, à la fin, la tension monte sacrément au fur et à mesure que le piège se referme sur Vincent.

Mais l'évolution du personnage de Vincent est intéressante. De mari, homme et fils plutôt effacé et complaisant, il devient un tueur à gage. Nous voyons donc son étonnement à accuser le coup, la découverte qu'il fait de lui même, une certaine violence qui se révèle en lui, malgré son calme plutôt olympien exigé par sa passion : le tir à 300 mètres. Et puis, il y a le cas de conscience de trop, et voilà, c'est l'engrenage vers l'infernal.

Son épouse découvre aussi son mari sous un autre jour.

Les acteurs sont tout à fait convaincants, et Tchéky Karyo est aussi méconnaissable que détestable, malgré l'empathie que son état devrait générer. Reda Kateb est grandiose et porte royalement le film.

Il règne une atmosphère plutôt malsaine dans ce film qui ne met pas vraiment à l'aise. Avec la crise économique, nous avons un (anti) héro qui se révèle prêt à tout pour solutionner tous ses problèmes d'un coup. Le réalisme social de ce film est incontestable. Des gens normaux qui mènent une vie normale mais qui ne s'en sortent pas.

J'ai apprécié le découpage séquences de ce film. Mais il manque du rythme, un peu plus d'action et un impact plus fort pour le rendre innoubliable.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Juin 2015

Comme un avion : Affiche

Film de Bruno Podalydès

Avec Bruno Podalydès, Denis Podalydès, Sandrine Kiberlain, Agnès Jaoui

 

 

Synopsis : Michel, la cinquantaine, est infographiste. Passionné par l'aéropostale, il se rêve en Jean Mermoz quand il prend son scooter. Et pourtant, lui‐même n’a jamais piloté d’avion…
Un jour, Michel tombe en arrêt devant des photos de kayak : on dirait le fuselage d’un avion. C'est le coup de foudre. En cachette de sa femme, il achète un kayak à monter soi‐même et tout le matériel qui va avec. Michel pagaie des heures sur son toit, rêve de grandes traversées en solitaire mais ne se décide pas à le mettre à l'eau. Rachelle découvre tout son attirail et le pousse alors à larguer les amarres.
Michel part enfin sur une jolie rivière inconnue. Il fait une première escale et découvre une guinguette installée le long de la rive. C’est ainsi qu’il fait la connaissance de la patronne Laetitia, de la jeune serveuse Mila, et de leurs clients ‐ dont la principale occupation est de bricoler sous les arbres et boire de l’absinthe. Michel sympathise avec tout ce petit monde, installe sa tente pour une nuit près de la buvette et, le lendemain, a finalement beaucoup de mal à quitter les lieux… 

 

 

 

Mon humble avis : Méfiez vous des palindromes... Certains pourraient changer le cours de votre vie, et vous amener à suivre le cours d'une rivière !

J'ai adoré ce film au faussement léger, aérien, décalé (tant dans les personnages que dans certains dialogues et situations). Bref, il se dégage de "Comme un avion" un charme délicieux et délicat. Il y a dans ce film autant de mélancolie que de fantaisie et d'onirisme.

On flotte, on se laisse porter, on fait des allers retours avec Michel, on plane parfois aussi tant l'environnement et les décors incitent à bucoliser. Et surtout, on rit beaucoup.

Un feel good movie qui donne le sourire, servi par des comédiens tous en harmonie. On plonge dans un autre monde qui n'est pas si loin... et qui confirme le dicton ; l'aventure, l'inconnue, le changement et le dépaysement ne sont pas forcément au bout du monde. Un autre dicton trouve ici toute sa splendeur : ce n'est pas le destination qui compte, mais le chemin emprunté. Car parfois, la destination se trouve en cours de route, en cours de chemin et ici, en cours de cours d'eau !

La destination du  film, c'est les bonheurs simples dont celui de se réaliser, de transformer un rêve en une autre réalité et de se trouver soi même. La destination peut se révéler être une renaissance, un nouveau départ !

Un film où il ne pleut que la nuit (ça fait du bien ces temps ci !) aussi burlesque que bucolique et tout à fait enchanteur, que je vous conseille donc sans retenue.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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