Articles avec #cinema francais tag

Publié le 11 Octobre 2012

 

Synopsis :Plaquée par son petit ami, Pauline se laisse entraîner par sa sœur dans un palace de la riviera italienne. Au lieu de savourer les joies du farniente, elle se persuade qu’un crime a été commis dans l’hôtel et s’improvise détective, embarquant dans ses investigations un séduisant maître-nageur…

 

 

Avec Sandrine Kiberlain, Audrey Lamy, Claudio Santamaria, Antoine Chappey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

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 Mon humble avis :Ce soir là, au cinéma, j'ai vu deux films à la suite : Les seigneurs que j'ai adoré et celui ci qui, du coup, m'est paru bien pâle en comparaison. Oui, presque terne et pourtant, les couleurs ne manquent pas, tant dans les tenues de Sandrine Kiberlain, que dans le ciel bien bleu, les palmiers bien verts et le rouge à lèvre très rouge... Certes, le film joue avec un aspect un peu désuet et rétro dans le scénario (la miss qui s'improvise détective mais qui est réellement gaffeuse). Il y a un côté Imogène Mc Carthery dans cette Pauline détective. Hélas, Pauline n'arrive pas à la cheville d'Imogene. Les situations sont vite répétitives, le personnage de Sandrine Kiberlain ne m'est pas paru plus sympathique que cela. Certes, la fin montre un aspect touchant que l'on n'imaginait pas chez certains personnages, et la dernière image nous laisse dans une situation inattendue. Mais cela ne suffit pas pour rendre cette Pauline détective incontournable, même si l'ensemble ne mérite pas non plus l'adjectif déplaisant. Divertissant, voilà qui convient.

Au fait, les filles, questions, quand vous prenez un bain seule (oui, je précise seule, car le fait d'être à deux pourrait justifier la chose) : vous appliquez vous une bonne couche de rouge à lèvres pour vous séduire vous mêmes ??? Voilà, c'est le genre de détails qui m'énervent , que je remarque et sur lesquels je bloque quand le film ne m'embarque pas et me laisse dans mon confortable fauteuil.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 7 Octobre 2012

Synopsis :  

Patrick Orbéra, la cinquantaine, est une ancienne gloire du football qui a totalement raté sa reconversion. Sans emploi, alcoolique et ruiné, il n’a même plus le droit de voir sa fille Laura. Contraint par un juge de retrouver un emploi stable, il n’a d’autre choix que de partir sur une petite île bretonne, pour entraîner l’équipe de foot locale. Si ils gagnent les 3 prochains matchs, ils réuniront assez d’argent pour sauver la conserverie de l’île, placée en redressement judiciaire, et qui emploie la moitié des habitants. Patrick Orbéra est immédiatement confronté à un obstacle majeur : transformer des pêcheurs en footballeurs quasi-professionnels. Il décide alors de faire appel à ses anciens coéquipiers pour l’aider à hisser le petit club breton parmi les grands…

  

Avec José Garcia, Omar Sy, Jean Pierre Marielle, Gad Elmaleh

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

Mon humble avis : Excellente surprise que ce film, surtout que j'y suis allée par pure curiosité, limites avec une bonne dose d'aprioris. J'espérais rire mais craignais le lourdingue.

Et bien j'ai ri, de bon coeur et toute la salle avec moi. Lors du générique de fin, une partie de la salle s'est même aventurée à lancer quelques applaudissements. En même temps, nous sommes à Rennes, et le film se déroule sur l'île de Molène dans le Finistère...

Le dicton dit : "Qui voit Molène voit sa peine" et bien moi je dis, qui voit "Les Seigneurs rit de bon coeur !"

Certes, comme le veulent les rouages de la franche comédie, les personnages sont parfois caricaturaux (poussés dans leur extrêmes) et de-ci-delà, quelques clichés régionaux fleurissent. Mais, mais, ils servent bien l'histoire et le rythme.

Il se dégage de ce film une bonne humeur contagieuse, on sent vraiment que les acteurs se sont bien amusés à tourner ce film. Certaines réparties ou quelques monologues (notamment ceux d'un Gad complètement à l'ouest) sont hilarants.

Mais le film de s'en tient pas à la rigolade, et c'est aussi une de ses forces. Ils est question d'une île isolée, et d'une conserverie de sardines sous la menace des huissiers. Cette conserverie, c'est le poumon économique de l'île. Le maire, les habitants et cette nouvelle équipe de foot plutôt improbable vont tous s'unir pour sauver cette entreprise. Certains ont tout à perdre, d'autres, tout à retrouver, comme un objectif de vie, un honneur... Alors, entre les lignes, on décèle une émotion vraie et sincère.

Évidemment, ce film se moque des stars du foot blindées de fric mais dépourvues de valeur morales et débordant d'égo et de malheur... forcément...

Alors, on en vient à rêver... A rêver que le sport de haut niveau retrouverait ses valeurs.... Que les footballeurs coureraient après un ballon pour une bonne cause, une cause qui à priori ne serait pas la leur, mais pour laquelle ils auraient envie de se battre.

En tous cas, de mon côté, je n'avais pas autant vibré devant un match de foot depuis 1998 !!!!

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Octobre 2012

Synopsis :

 

Hortense Laborie est une cuisinière réputée qui vit dans le Périgord. A sa grande surprise, le Président de la République la nomme responsable de ses repas personnels au Palais de l'Élysée. Malgré les jalousies des chefs de la cuisine centrale, Hortense s’impose avec son caractère bien trempé. L’authenticité de sa cuisine séduira rapidement le Président, mais dans les coulisses du pouvoir, les obstacles sont nombreux…

 

 

Avec Catherine Frot, Jean D'Ormesson, Hyppolite Girardot...

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

étoile3etdemi 

 

   

Mon humble avis : Encore un film où il manque un petit ingrédient que l'on ne saurait nommer pour qu'il soit parfait.. Mais outre ce petit ingrédient manquant, on peut jouer aussi au jeu de "chercher l'intrus"... L'intrus est dans l'erreur de casting.... Jean D'Ormesson... Que fait il là, mise à part réaliser un vieux rêve de jouer à l'acteur ?... Malgré tout le respect que j'ai pour cet homme, et bien j'ai vraiment déploré sa présence : il fait du D'Ormesson et joue plus le rôle d'un vieillard dépassé que d'un président en activité.... Vraiment dommage, la France ne manque pas d'acteurs possédant la carrure pour incarner un président...

Mais à part ces désagréments, le film est on ne peut plus savoureux dans tous les sens du terme, et drôle par moment aussi.  Bien entendu, Catherine Frot n'est pas innocente dans l'aspect gustatif de ce film. Elle est brillante, comme d'habitude. Aussi bien en femme forte en caractère qui se bat contre le protocole et s'amuse dans sa cuisine... Que dans la femme qui s'est retirée au bout du monde, sur une île de l'océan antarctique, dans un univers rude et masculin mais bien plus chaleureux qu'au 55 rue du Faubourg Saint Honoré. J'ai beaucoup aimé cette alternance entre le passé élyséen d'Hortense et son présent sur cette île où elle régale ces hommes isolés d'une cuisine extraordinaire, devenant presque un peu leur mère à tous.

Mais revenant au palais de l'Elysée : La découverte des couloirs, du protocole, des us et coutumes par Hortense est assez jubilatoire. Les égo des uns et des autres débordent, notamment dans une gué-guerre que mène la cuisine centrale à la cuisine privée, où Hortense veut juste appliquer son art, faire la meilleure cuisine qui soit pour le Président, avec des mets raffinés et d'origine du terroir, une cuisine personnalisée, savoureux mélange de la cuisine de nos grand-mères et du raffinement qu'impose le lieu. Et là, on se régale, rien qu'avec les noms des plats et menus qui sont une réelle invitation au voyage gustatif... Quand aux scènes et aux images de cuisine, de coulis, de gâteaux, de choux farcis au saumon, de boeuf en croûte... Elles sont magnifiquement filmées, terriblement frustrantes, ont l'avantage de ne pas faire grossir, mais invite tout de même à filer au resto aussitôt sorti de la salle de ciné !

Ce film est avant tout une ode à la bonne cuisine française, élevée ici au rang d'art, de passion, de créativité, d'amour de la perfection et de l'expression de la personnalité. Cet objectif du film est parfaitement rempli !

 

  

  

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Septembre 2012

Synopsis :

 

Camille a seize ans lorsqu’elle rencontre Eric. Ils s’aiment passionnément et Camille donne naissance à une fille…
25 ans plus tard : Eric quitte Camille pour une femme plus jeune.
Le soir du 31 décembre, Camille se trouve soudain renvoyée dans son passé.
Elle a de nouveau seize ans. Elle retrouve ses parents, ses amies, son adolescence… et Eric.
Va-t-elle fuir et tenter de changer leur vie à tous deux ? Va-t-elle l’aimer à nouveau alors qu’elle connaît la fin de leur histoire ?

 

 

Avec : Noémie Lvovsky , Samir Guesmi, Judith Chemla, Yolande Moreau, Denis Podalydès...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  étoile3etdemi

 

Mon humble avis : Camille, 40 ans, un brin trop penchée la bouteille et en pleine période de divorce, fait un malaise au 12ème coup de minuit un 31 décembre.... Et ce réveille en 1985, alors qu'elle avait 16 ans.

Jj'ai parfois eu du mal a adhéré à la mise en scène  postulat de départ... Comment dire, j'ai été dérangée par l'aspect physique de l'actrice, qui même si elle quitte son visage de 40 ans usés d'abus, même si elle retrouve parfaitement les mimiques et la lumière de l'adolescence, n'en garde pas moins un visage et un corps d'aulte sans que grand monde ne s'en étonne... Alors ce n'est pas le sujet, mais cela m'a perturbée.

Pour le reste, c'est un film parfaitement interprêtée qui offre une plongée délicieuse est drôle dans les années 80, les années de mon adolescence... La reconstitution est parfaite, on en vient même a être étonné d'avoir eu, à l'époque, des looks aussi ridicules !!!

Par contre, dans les choses qui m'ont chatouillée aussi, une énooooooorme uchronie... Dans sa chambre d'ado où Camille redébarque en 1985 (l'année est bien précisée) est accorchée au mur une pochette de l'album Live to tell de Madonna sorti en mars 1986... Quitte à reconstituer, autant que cela le soit dans tout les détails...

Ce film nous dit avant tout qu'il faut bien profiter des gens et des choses avant qu'elles ne disparaissent et nous laissent des regrets et souvenirs qui s'effacent avec le temps, comme la voix de nos parents ou grands parents par exemple, qui nous quitte très vite et que l'on ne pourra jamais partager avec nos enfants.

Quant à la question principale du film... peut on, en connaissant notre avenir, le modifier par quelques actions afin d'éviter erreurs et souffrances... Il semble que non. Et puis toute modification conduirait à se priver des bonnes choses que l'on vit tout de même. Il semble que ce qui est (ou a été vécu)  doit l'être et que c'est cela qui nous construit.

Un film intéressant, intelligent, en équilibre maitrisé entre légèreté et sérieux. Et l'ensemble est touchant... A cela, l'actrice/ réalisatrice n'est pas étrangère... Elle incarne parfaitement ses personnages...

 

 

 

   

 

 

  

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Septembre 2012

Synopsis : Algérie, années 1930. Younes a 9 ans lorsqu'il est confié à son oncle pharmacien à Oran. Rebaptisé Jonas, il grandit parmi les jeunes de Rio Salado dont il devient l'ami. Dans la bande, il y a Emilie, la fille dont tous sont amoureux. Entre Jonas et elle naîtra une grande histoire d'amour, qui sera bientôt troublée par les conflits qui agitent le pays.

 

 

Avec : Nora Arnezeder, Fu'ad Ait Aattou, Anne Parillaud, Vincent Perez

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

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Mon humble avis :Les premières vingt minutes, j'ai eu très peur... Le film dégoulinait d'un pathos rarement égalé ! Je me suis dit, si cela est pour durer 2h39... Et puis, lorsque Younes, son oncle et sa tante quitte Oran, le film retrouve un ton adéquat. On entre alors dans la grande fresque où l'histoire côtoie et subit l'Histoire. Nous ne sommes pas noyés sous les détails historiques, mais le film permet une profonde immersion dans cette époque coloniale et sa chute. Les guerres traversées (mondiale et d'indépendance), sont plutôt en arrière plan. Nous,c'est une petite communauté que nous suivons, composée de français, de juifs, d'arabes, d'arrogants, humbles, aimants, fidèles, drôles. Il y a la une bande de potes bien sympa, même si l'un d'entre eux mériterait une lobotomisation tant ses propos et actes racistes de colon supérieur sont insupportables. Et puis une femme entre dans l'histoire, une deuxième... L'amour sera t-il possible ou fera-t-il exploser une amitié ancrée depuis des années...

Le personnage central de Younes est très intéressant, puisque arabe pauvre de naissance, il est élevé par une tante française et un oncle pharmacien... donc nantis... Il y aura toujours en lui une distance entre ses racines et ses branches, dans sa façon de parler, de regarder, d'agir. Il est le modèle parfait de l'intégrité, d'ailleurs, cette qualité aurait presque tendance à le rendre un peu lisse... mais il est beau comme un dieu et très attachant.

Moment crucial du film qui résume une situation qui devrait être limpide pour tout le monde et par le monde entier.... A qui appartient la terre ? A l'habitant où à l'envahisseur, quelque soit le bénéfice tiré de cette terre par l'envahisseur ? L'envahisseur peut-il imposer sa notion du bien et du bonheur sur les terres qu'ils occupent... Non, évidemment et une scène courte mais juste met les points sur les i.

Finalement, le temps passe assez vite et le film est prenant, servis par de bons acteurs... Mais je suis restée parfois sceptique sur les choix de casting... Pas de doute sur le talent de chacun, mais... Anne Parillaud parait presque aussi jeune que sa fille.... idem pour Vincent Perez et son fils...

Autre "détail" qui m'a dérangé... les paysages naturels sont de toute beauté. Par contre, les décors citadins sont pour moi plutôt ratés. Jamais au cinéma je n'ai eu autant l'impression de me trouver dans un studio de ciné et non sur une place d'un village ... au point que je me suis presque cru par moment devant une pièce de théâtre. Sans doute parce que la mise en scène ne m'a pas complètement convaincue, comme si elle semblait manquer de naturel lors des entrées de personnages en scènes, lors des passages des figurants... bref, j'ai regardé un beau film, mais je n'étais pas dans le film. Ces détails m'ont laissé un peu en extérieur.

Mais il faut en tirer une leçon.... Les histoires d'une nuit peuvent coûter cher... Car tout de même, quel gâchis, tout ça pour une nuit ! Comme quoi, il ne faut pas trop s'empresser de prêter serment, surtout quand on le fait avec le diable !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 8 Septembre 2012

Synopsis : Damien, professeur de civilisation chinoise, vit avec sa femme, Iva, metteur en scène de théâtre, et leur fils Noé. Leur histoire d’amour s’est enlisée dans une routine empreinte de lassitude. Pour éviter à une certaine Zorica d’être expulsée, Damien se trouve un jour piégé par Iva, qui le somme de demander l’aide de son père, conseiller d’État, avec lequel il entretient une relation plus que distante. Cette mission hasardeuse plonge Damien dans une spirale qui va bouleverser sa vie…

 

Avec Jean Pierre Bacri, Isabelle Carré, Kristin Scott Thomas, Claude Rich...

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

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Mon humble avis : Devinez pourquoi (ou pour qui), je suis allée voir ce film ? Bacri bien sûr, avec cerises sur le gâteau, Kristin Scott Thomas, toujours aussi classe même dans le mauvais rôle, et Isabelle Carré, qui devrait s'appeler Isabelle Rayon de Soleil.

Pour Bacri, j'en ai eu pour mon argent ! Même si c'est un peu comme d'habitude, que je finirais presque par reprocher à Jean Pierre de jouer des rôles souvent similaires, je ne m'en lasse pas. Même si, attention, Bacri sourit plus dans ce film qu'à l'accoutumée, même si sa vie s'écroule. Donc attention, Jean Pierre sourit, et d'un sourire charmant !

Pour le reste, et bien j'ai cherché Hortense sans vraiment le trouver (et oui, surprise, Hortense est un homme, dont on se demande pourquoi il porte le titre....) Un titre qui laisse présager, tout comme l'affiche, un film proche du loufoque. Et bien non. Cherchez Hortense est pour moi un film "multi fruits mixés". Comme les jus de fruits que composent autant de fruit tropicaux qu'une simple pomme et dont au final, on ne sait distinguer aucun goût ni aucun fruit précis... Au point presque que Cocktail de fruits devient une nouvelle créature de la nature. Il y a tant de sujets abordés dans ce film que l'on ne fait que les goûter, et les avaler sans les macher, parce qu'on n'en a pas le temps. Non pas que le film file à une allure supersonique, au contraire, l'ennui m'a guettée, voir bien occupée par moment. Mais de l'adultère, on passe à l'homosexualité, de là, on passe aux sens papiers, puis à la tromperie générale,l'homme qui devient homme à 50 ans,  à la vieillesse, l'égoisme, le narcissisme, puis aux parents démissionnaires, puis à l'usure du couple, puis au fils de 50 ans terrorisé et ignoré, voire humilié par un père haut placé. Le tout avec sucre ajouté, à savoir des scènes par forcément utiles, voire répétitives. Bon, je n'irais pas dire que le fim est mauvais, mais j'en attendais plus. Je ne saurais dire ce que j'ai vraiment vu : un drame ? une comédie ? un film aux rebondissements plutôt attendus... Bien sûr, des scènes prêtent à sourire, d'autres (une ou deux en fait) à l'hilarité.

Soit j'ai été distraite, soit noyée d'ennui, soit je suis partiellement sourde... mais avoir mal compris un prénom a conduit à un débriefing obligatoire avec mes "coséanciers" pour que je dise : "Ah, c'est pour ça ?!!! Il n'empêche, malgré des acteurs qui ne me lassent pas, je cherche toujours Hortense !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 25 Août 2012

 Synopsis : 

Rachel, 9 ans, est enfant unique. Dans la France provinciale du début des années 1980, cette petite fille effacée ne peut s'empêcher de dormir avec son cartable sur le dos, angoissée à l'idée de rater la rentrée scolaire. Affolée, sa mère (excellente Agnès Jaoui) la fait suivre par une psychiatre (Isabella Rossellini). Coincée entre une mère qui la surprotège, un père rêveur et passif, rescapé d'Auschwitz (Denis Podalydès, toujours juste), et une grand-mère facétieuse (Judith Magre), Rachel peine à exister par elle-même. Tout va changer lorsqu'elle rencontre l'intrépide Valérie, gamine fantasque, délurée et pleine de vie, qui l'entraîne hors du train-train quotidien étouffant de sa propre famille.

 

 

Avec Agnès Jaoui, Denis Podalydes, Isabelle Carré, Isabella Rossellini, Juliette Gombert, Anna Lemarchand

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis  : Quel film !  je n'ai aucun reproche à lui faire, du pur bonheur, et pourtant...

Du vent dans mes mollets, c'est une bonne dose d'ingrédients qui vous mènent du rire aux éclats aux larmes, à l'émotion, aux souvenirs, à la nostalgie.... Nostalgie de l'enfance, dans les années 80, celle que j'ai vécue, où je me suis retrouvée à 100%. Nostalgie et mélancolie aussi d'une époque qui se décline au passé, même si les angoisses enfantines et les affres des adultes se conjugent toujours au présent, comme à l'imparfait, et sans doute au futur. Il semble que finalement, rien ne change, mis à part les décors, les téléphones qui ont (ou pas des fils) etc, et le vent qui souffle toujours dans les mollets quand on fait du vélo... Les deux fillettes qui jouent Rachel et Valérie sont délicieuses de justesse, de malice et de naturel. Chacun pourra se retrouver dans l'enfant délurée ou dans l'autre, mal dans sa peau car différente, qui se révelera et découvrira le bonheur dans cette amitié avec une petite fille si dissemblable, mais pas tant en fait ! L'excellente surprise de ce film tient donc dans ces deux petites filles et leurs répliques cuisinées aux petits oignons, un scénario et des dialogues succulents... au point de mener une salle entière à rire.

Et puis il y a les adultes, qui surprennent moins car on connait leur talent qu'aucun film ne dément jamais. Ce couple qui s'oublie et se retrouve grâce au risque, au danger de l'adultère... ce couple qui va se dérider quand il constatera que leur petite fille peut être heureuse sans être ultra couvée. Car bien sûr, le sujet principal du film tourne autour de l'amitié, de l'enfance, et des parents qui, pensant bien faire, sont complètement à côté de leur plaque. Mention spéciale tout de même pour Agnès Jaoui, que l'on reconnait à peine, tant elle est empâtée et vêtue comme une mégère psychorigide, dans un rôle où l'on ne l'attend pas forcément.

Chaque personnage apporte sa dose d'émotion et de rire, jusqu'à un final que l'on attend pas et qui vous emprisonne dans votre fauteuil bien après que la lumière fut !

Pour moi, un sans faute sur toute la ligne : bravo à la réalisatrice, scénariste, à l'auteure dont est inspiré ce film et à l'équipe de comédiens qui a tout donné pour faire de ce film un cocktail de rire et d'émotions, un voyage dans le monde finalement merveilleux, même si pas toujours, de l'enfance. Un monde en tout cas où l'imagination n'a pas de limite ! Le vent dans les mollets et un vent de fraicheur dont il serait vraiment dommage de se priver.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 19 Août 2012

 Synopsis : 

 

Odile est une jeune femme indépendante et rationnelle à l'existence bien réglée. Pourtant, alors qu'elle prend possession de la maison de sa tante dont elle vient d'hériter en Bretagne, la réalité, petit à petit, commence à lui échapper… Est-ce l'endroit qui est hanté ? La mémoire d'Odile qui, en se réveillant, lui joue des tours ? Ou bien Loïc, son prétendu "ami d'enfance retrouvé", qui l'entraîne vers d'étranges chemins ? Dans les brouillards de cette Cornouaille mystérieuse, rien ne se passe comme Odile l'attendait...

 

 

Avec Vanessa Paradis, Samuel Le Bihan, Jonathan Zaccaï...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Cornouaille ne manquepas d'arguments.... Un Finister magistralement filmé, des paysages superbes, une atmosphère particulière et une actrice aussi magnétique qu'un pôle. Vanessa Paradis est effectivement "magnifique" dans le rôle de cette jeune femme perdue, en manque de repère, à un tournant important de sa vie. Je mets des guillemets à magnifique car en fait, ce que j'ai plus apprécié, c'est de voir Vanessa Paradis sans fard ni artifice, une femme commune en quelque sorte. Même si, au fil d'un film, son personnage retrouve une certaine paix intérieure et devient moins tourmentée, et là,on retrouve la Vanessa Paradis que l'on connaît, lumineuse physiquement.

Mais celle qui occupe les neuf dixièmes du film, c'est l'actrice aussi fragile que forte, une actrice au sommet de son art. Et ça, c'est du pure plaisir.

Le reste, et bien, l'histoire est agréable, intrigante, construite de façon assez originale. Cette maison isolée, inhabitée, pleine de souvenirs bon pour les uns, traumatisant pour les autres, et ces gens qui vivent là où la terre s'arrête, bref, tout ce quotidien tantôt battu par les vents, tantôt recouvert d'un généreux soleil, j'ai aimé.

La tournure surnaturelle que peut prendre le film suivant votre regard est intéressante, en effet, elle donne lieu à deux interprétations différentes du film.... et donc, à un "débat" entre copines.

Hélas, la langueur se transforme parfois en lenteur, la fin est attendue et , je ne saurais comment expliquer cela, mais il m'a manqué un zest de profondeur pour que ce film me bouleverse totalement.

Cornouaille reste un film qui mérite sa place dans le haut du panier, et un plaisir à ne pas bouder !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Août 2012

Synopsis :

 

Mila et Javier sont tous deux chirurgiens du cœur.
Mariés depuis dix ans, ils ont deux passions : leur amour et leur métier.
Mais Mila tombe enceinte, contre toute attente, et la perspective d'un enfant remet en cause l’équilibre de leur relation. Le penchant pour l’alcool de Javier devient alors une réelle menace…

 

 

 

Drame avec Juliette Binoche, Edgar Ramirez, Hippolyte Girardot

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

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Mon humble avis :Ce film est on ne peut plus légitime dans son sujet et même dans sa façon de le traiter et pourtant,  je suis peu enthousiaste. La sauce n'a pas pris pour moi. Outre des longueurs, il y a surtout une base empêche d'y croire tout à fait et qui parvient même à excéder devant l'inconscience de Mila et Javier. Oui, les deux personnages font preuve de tant d'inconscience, pire que des enfants,  que même si le scénario était tiré d'une histoire vraie, on aurait du mal à mordre à l'hameçon. De ce fait, on ne ressent aucune empathie pour ce couple qui implose de l'intérieur.... la cause, un enfant non souhaité qui pointera son nez dans quelques mois... et la mise sur au banc de sa profession de chirurgien cardiaque par l'hôpital pour cause d'alcoolisme. Et c'est surtout là que le bat blesse... J'espère que ce n'est que du cinéma, car qu'un hôpital mette autant de temps à relever de ses fonctions un chirurgien dont l'alcoolisme n'est un secret pour personne, cela fait froid dans le dos et me parait complètement irréaliste. Le film aurait gagné en profondeur si les antihéros avaient eu une autre profession à moindre responsabilités humaines. Leur déchéance aurait alors été crédible et j'aurais pu me consacrer sur leur déchéance propre. De plus, nombre de scènes de bloc opératoire (âmes sensibles s'abstenir) prennent trop de place au dépend d'un dialogue de couple sur l'alcoolisme qui n'arrive jamais alors qu'il aurait été intéressant. Bon, pour tout dire, je n'arrive pas à croire qu'une femme chirurgien de haut niveau soit aussi aveugle devant l'état lamentable de son mari et continue à l'encourager et à le recommander professionnellement... sans que jamais une cure de désintoxe ne soit abordée. Mêmesi  Mila et Javier partage un amour fusionnel, passionnel et destructeur, je refuse de croire que cet amour rende aussi aveugle et inconscient quand on vit dans cette catégorie socioprofessionnelle, de même que l'entourage qui se contente d'un simple réconfort. Mais je suis peut-être très très naïve.

Encore une fois, ce sont les acteurs qui pour moi, sauvent ce film du naufrage. Oui, Juliette Binoche parvient enfin, à quelques minutes de la fin, à nous arracher un peu de pitié, ce qui n'est pas le meilleur des sentiments... Quant à toute fin, on nage dans le cliché au point que l'on quitte la salle noyé et plutôt démoralisé par ce film... Et qu'un remontant n'est pas de refus !

Ah et puis petit détail mais énorme à mes yeux... Mesdames et Messieurs les réalisateurs, faites attention, à force de vouloir forcer sur le symbole, on quitte la réalité... Quand Javier arrache ses billets d'avion... Ce sont des billets d'avion d'il y a 5 ans que l'on voit là.... Depuis au moins 5 ans, les billets d'avion sont passés à tout l'électronique. Il n'y a plus que des E.Ticket depuis des années et vous pouvez les arracher autant que vous voulez, vous n'en n'avez nul besoin. Pour embarquer, une simple pièce d'identité suffit !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 24 Juillet 2012

Synopsis :

 

L’histoire se passe à Carhaix. En plein coeur de la Bretagne. Un petit hôpital, une maternité paisible. Pas beaucoup d’accouchements. Mathilde, sage-femme, Firmine, puéricultrice, et Louise, propriétaire du Bowling de Carhaix y vivent, heureuses et amies. Catherine, DRH, y est envoyée pour restructurer l’hôpital et surtout fermer à terme la maternité qui perd de l’argent. Quatre femmes dont l’âge, la personnalité, les origines sont différentes et qui vont pourtant former un quatuor fort en humanité et en humour pour défendre cette maternité. La vie, l’amour, l’amitié, la Bretagne et... le bowling !

 

 

 

Avec Catherine Frot, Mathilde Seigner, Firmine Richard, Laurence Arné

 

 

 

 

  

 

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Mon humble avis :Bowling, un film qui en prend plutôt plein les quilles par la presse mais qui, de mon côté, m'a fait passer un excellent moment entre rire, émotions et réalisme. Le scénario s'inspire en effet d'une histoire réelle datant de 2008 et franchement actuelle : la fermeture d'une maternité d'une petite ville de province, ici Carhaix. Ici, il s'agit d'une mater et bretagne, mais les informations nous montrent bien qu'il aurait pu s'agir d'un tribunal ou autre dans les champagne ardennes ou ailleurs. A part quelques binioux et dialogues en Breton, ce film aurait pu être tourné ailleurs, s'il ne se référait pas à un fait réel.

La réalisatrice, pour traiter de ce sujet, à choisi d'y ajouter un patte comédie, sans doute pour rendre le film plus grand public et attirer celui ci en plus grand nombre. Certains pourront regretter ce choix, moi non.

Le quatuor d'actrice est délectable. Bien sûr, je manque d'objectivité : Le simple nom de Catherine Frot suffit à me faire quitter le soleil pour l'ombre, Firmin Richard était ma voisine en Guadeloupe et je l'ai eu comme cliente. Et de toute façon, j'adore ! Mathilde Seigner est toujours aussi convaincante dans ce genre de rôle. J'aimerai juste la voir prendre un peu plus de risque et varier ses prestations, car j'ai parfois l'impression que son personnage reste le même de film en film, même si c'est un personnage avec qui j'accroche beaucoup. Enfin, Laurence Arné, je ne connaissais pas, mais elle m'est parue bien sympathique et vivante.

Le film dénonce la fermeture de service hospitalier sous prétexte économique, la mauvaise gestion de certains établissements parfois volontaire par acquaintance politique ou autre (préfet and co...)

De superbes images aériennes sur une partie de la Bretagne que je ne connais pas sont des atouts supplémentaires à ce film sur l'amitié et le combat, donc le regroupement de tous les habitants d'une commune pour une même cause, malgré les différences de chacun, bref, la solidarité et la détermination dont ont fait preuve les habitants de carhaix ou d'ailleurs face à la fermeture d'une mater, d'une usine ou autre. Le tout avec de l'humour qui permet, malgré l'injuste et le dégoût devant la situation, de ne pas oublier que l'on est aussi au cinéma pour se distraire.

Il a a des passages truculents (notamment celui ou Catherine Frot étrenne sa boule de bowling dans son appartement parisien), et d'autres loufoques et hélas déplacés... comme la fin qui aurait pu être plus fine. Mais bon, même si mes amies bretonnes n'ont pas aimé ce film qu'elles ont trouvé bourré de clichés, je me suis laissée porter pour passer un très bon moment. J'en suis sortie le coeur joyeux et lors du générique, j'ai du me retenir de ne pas me lever pour danser. A vous de voir !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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