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Publié le 19 Février 2016

 

Joséphine s'arrondit : Affiche

Film de Marilou Berry

Avec Marilou Berru, Mehdi Nebbou, Medi Sadoun, Josiane Balasko

 

 

Synopsis : Depuis deux ans, Gilles (homme-parfait-non-fumeur-bon-cuisinier-qui aime-les-chats) et Joséphine (fille-attachiante-bordélique-mais-sympathique) s’aiment. Tout est parfait. Jusqu'à une nouvelle inattendue : ils seront bientôt trois. Ne pas devenir comme sa mère, garder son mec et devenir une adulte responsable, tout un tas d'épreuves que Joséphine va devoir affronter, avec Gilles... à leur manière.

 

 

 

Mon humble avis : Enfin une comédie où la salle entière éclate de rire ! Ca faisait longtemps !

Faut dire, y'a matière dans ce film survolté, qui frôle parfois le burlesque, mais curieusement un burlesque hyper réaliste, sans jamais être vulgaire.

Les répliques, méritant d'être mémorables voir cultes, fusent et claquent, toujours justes et très drôles.

Certaines scènes pourraient aussi devenir anthologiques, notamment une montrée dans la BA, lorsque Josephine se regarde dans le miroir de la salle de bain et y voit sa mère, alias Josiane Balasko. Et oui, petit rappel, Josiane Balasko et Marilou Berry sont mère et fille à la ville !... et la ressemblance  est plus que frappante, ce qui rend tout ceci encore plus hilarant.

Joséphine s'arrondit traite de la grossesse, attendue ou pas, et de toutes les angoisses qui vont avec : depuis la prise de poids, jusqu'à l'accouchement. Et surtout, se transformer d'urgence une adulte responsable pour devenir un bon parent !

C'est Marilou Berry qui réalise elle-même ce 2ème film tiré de la célèbre bande dessiné de Pénélope Bagieu. La réalisation est parfaite : pêchue, pleine de petits détails, elle laisse aussi place à l'émotion derrière des situations très comiques. Car si le film évoque les angoisses de la grossesse, il n'élude pas non plus les moments de joies et de pur bonheur ! Et autant le premier opus était tourné sur Josephine seule, ce 2ème opus s'ouvre sur le couple et la vie à deux.

Les personnages sont tous attachants et bien campés et forment une sacrée bande bien rafraichissante, qui fait plaisir à voir.

Film à voir que l'on soit parent ou pas, que l'on prévoit l'être ou pas. C'est drôle pour tout le monde. Joséphine s'arrondit, un chouette moment de fraicheur et de détente au ciné à ne pas manquer !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 17 Février 2016

Les Innocentes : Affiche

 

Film d'Anne Fontaine

Avec Lou de L'Aâge, Vincent Macaigne, Agata Buzek

 

 

Synopsis : Pologne, décembre 1945.Mathilde Beaulieu, une jeune interne de la Croix-Rouge chargée de soigner les rescapés français avant leur rapatriement, est appelée au secours par une religieuse polonaise.D’abord réticente, Mathilde accepte de la suivre dans son couvent où trente Bénédictines vivent coupées du monde. Elle découvre que plusieurs d’entre elles, tombées enceintes dans des circonstances dramatiques, sont sur le point d’accoucher.Peu à peu, se nouent entre Mathilde, athée et rationaliste, et les religieuses, attachées aux règles de leur vocation, des relations complexes que le danger va aiguiser...C’est pourtant ensemble qu’elles retrouveront le chemin de la vie.

 

 

 

 

Mon humble avis : Il faut savoir que ce drame est inspiré d'une histoire vraie...

"Les innocentes" est un film magnifique, bouleversant, poignant et terriblement troublant. Encore un récit qui fait froid dans le dos. Si je suis allée voir ce film, c'est aussi parce que l'une de mes jeunes nièces est entrée dans les ordres il y a un peu plus de deux ans. Et, en tant que proche, on s'interroge toujours pour comprendre mieux, différemment, connaître, s'approcher, partager. Les Innocentes permet entre autre de pénétrer dans la clôture, l'intérieur du couvent interdit au public, qu'il soit familial ou autre. De voir la vie des soeurs de l'intérieur.

Neuf mois avant ce mois de décembre 1945, soldats allemands puis russes ont envahi le couvent, violant la plupart des soeurs. Sept d'entre-elles se retrouvent enceintes. Alors bien sûr, ce film montre une fois de plus la cruauté humaine, la bestialité masculine. Mais surtout, par les dialogues subtils entre la jeune infirmière et les soeurs, il permet une réelle réflexion sur la foi, la vocation, les voeux prononcés par les soeurs et surtout, sur et la maternité. Imaginer ces femmes, vierges pour la plupart, faisant don de leur corps à Dieu et, sans doute après un long cheminement, ayant renoncé à la maternité se retrouver enceintes dans de tels circonstances, et bien c'est juste odieux.

Les dogmes de l'église et certaines croyances sont tout aussi révoltants à entendre pour l'athée que je suis, quand ces viols sont expliqués par la Mère Abbesse à peu près par ces mots "C'est Dieu qui l'a voulu, il faut apprendre des épreuves que Dieu met sur notre route" etc... Pour moi, ça reste intolérable et incompréhensible, comme cette notion d'obéissance totale à cette Mère Abesse. Cette obéissance là est pour moi inconcevable, je la perçois comme de la soumission.

Deux reproches pour moi envers ce film. Certains dialogues puissants et sans doute d'importance première sont trop murmurés (en plus avec l'accent polonais) pour être bien saisis par le spectateur. Enfin, les soeurs se ressemblant toutes très fort avec leur voile, il est difficile les reconnaitre et donc de suivre leur parcours individuel. Car, sans trop dévoiler le film, on peut dire que chacune d'entre elles aura une réaction différente devant cette maternité imposée. Enfin, il faut aussi préciser que la relation qui unie la jeune infirmière aux soeurs évolue toujours et est juste lumineuse, magnifique et bien sûr, toute en pudeur, délicatesse et intensité.

A voir, sans hésiter, si vous aimez être amenés à certaines réflexions intimes et personnelles.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 13 Février 2016

 

Chocolat : Affiche

Film de Roschdy Zem

Avec Omar Sy, James Thierrée, Clothilde Hesme

 

 

Synopsis : Du cirque au théâtre, de l'anonymat à la gloire, l'incroyable destin du clown Chocolat, premier artiste noir de la scène française. Le duo inédit qu'il forme avec Footit, va rencontrer un immense succès populaire dans le Paris de la Belle époque avant que la célébrité, l'argent facile, le jeu et les discriminations n'usent leur amitié et la carrière de Chocolat. Le film retrace l'histoire de cet artiste hors du commun. 

 

 

 

Mon humble avis : Ce film est un biopic sur un personnage méconnu : Chocolat, premier clown noir, au début du XXème siècle. Mais pas que. C'est aussi un formidable "arrêt sur image" de cette époque et de la société d'alors.

Hélas, force est de constater qu'en plus de 100 ans, les choses n'ont pas beaucoup changé en France quant aux sujets de l'immigration, des sans-papier et du racisme primaire et animal.

Bien qu'à l'époque du film, on expose encore les "nègres" qui sont encore considérés comme des sauvages et des indigènes.

Parmi eux, il en est un qui se fait une place au soleil : Chocolat. Parce que le clown blanc Footit le repère et en fait son partenaire. Les numéros du duo sont drôles et remportent un vif succès. Mais en 2016, cette drôlerie met aussi mal à l'aise. Car bien évidemment, c'est toujours Chocolat qui se prend les coups de pieds aux fesses etc.

Mais il reste tout de même une profonde et belle amitié entre Toofit, le clown blanc mélancolique et plus sombre et Chocolat, le clown noir désinhibé et solaire, mais qui souffre de quelques addictions périlleuses.

Alors oui, dans ce film, on rit, on est énormément touchés par les personnages et les situations qu'ils vivent, mais on est aussi révolté avec la boule au ventre, ou dans la gorge un goût amer.

Le duo Chocolat /Footit est un pur bonheur à voir. Si bien interprété ! La complicité qui les lie et la complexité de leur relation est vraiment palpable et fait plaisir à voir en tant que spectateur. Quel bon choix d'acteurs ! Omar Sy, tout le monde le connait. Il n'y avait que lui pour camper autant ce Chocolat et porter le film tant par son talent que par son nom en haut de l'affiche, assurant la venue des spectateurs.

La découverte pour moi, c'est James Thierrée ! Son nom ne vous dit rien ? Thierrée est un enfant de la balle, et le petit fils de Charlie Chaplin. Donc du talent dans les veines, dans les gènes. C'est lui qui a créé tous les numéros de cirques du duo. Et en tant que clown blanc torturé et mélancolique, il est tout simplement merveilleux.

De mon côté, je pressens une pluie de César pour ce film : Meilleur film, meilleurs comédiens, meilleurs décors, costumes etc...

Bref, un film à voir pour le plaisir, pour l'histoire et l'Histoire, pour le spectacle, pour ses très justes propos !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 4 Février 2016

 

Les Saisons : Affiche

Film documentaire

de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud

 

 

Synopsis : Après avoir parcouru le globe à tire d’ailes avec les oiseaux migrateurs et surfé dans tous les océans en compagnie des baleines et des raies mantas, Jacques Perrin et Jacques Cluzaud reviennent pour ce nouvel opus sur des terres plus familières. Ils nous convient à un formidable voyage à travers le temps pour redécouvrir ces territoires européens que nous partageons avec les animaux sauvages depuis la dernière ère glaciaire jusqu’à nos jours.
L’hiver durait depuis 80 000 ans lorsque, en un temps très bref, une forêt immense recouvre tout le continent. Une nouvelle configuration planétaire et tout est bouleversé. Le cycle des saisons se met en place, le paysage se métamorphose, la faune et la flore évoluent. L’histoire commence… À un interminable âge de glace succède une forêt profonde et riche puis, sous l’impulsion d’hommes nouveaux, une campagne riante.
Les Saisons est une épopée sensible et inédite qui relate la longue et tumultueuse histoire commune qui lie l’homme aux animaux.

 

 

 

Mon humble avis : Je ne me lasse pas de ce type de documentaires ! Qui plus est, voir ceci sur grand écran au cinéma, c'est vraiment tip top +, +, + ! On a vraiment l'impression d'y être !

Car Les Saisons vous permets de voir la forêt européenne comme vous ne la verrez jamais, même si vous passez des heures à vous y promener ! Un tel documentaire bénéficie de l'oeil avisé des cameramen agrémenté de sacrés zooms, des techniques cinématographiques, des connaissances des naturalistes et de la patience et du temps que l'on prend rarement. Et même si on le prenait, pas sûr qu'on en voit autant, et d'aussi près.

Les Saisons développe l'histoire et les évolutions de la forêt depuis l'air glacière. Très peu de textes et de voix off, nous sommes tout aux images et aux sons de la nature. 

La première partie est simplement sublime, pose un sourire béat sur nos lèvres. De nombreux animaux sont très comiques sans le savoir et nous font donc rire. D'autres nous émeuvent et certains nous font trembler. Car évidemment la nature n'est pas sans une certaine violence, il faut bien que tout le monde mange à sa faim et protège ses petits. Mais, si les scènes de chasse et de poursuites nous sont magistralement montrées, la mise à mort et le festin nous sont épargnés. En tout cas, hiboux et chouettes m'ont bien fait rire, les écureuils sont trop mimi et dans l'ensemble, les oiseaux semblent être les véritables commères de la forêt !

La deuxième partie noue le coeur, car elle voit l'arrivée de l'homme dans des forêts jusqu'alors préservée de cette présence qui conduira à sa perte. L'homme classera alors les animaux qui jusqu'alors vivaient harmonieusement en 2 catégories : les utiles et les nuisibles. L'homme gagnera en force et, d'apprenti sorcier, deviendra force géologique qui modifie les climats et donc le mode de vie des animaux et leur accès à leur espace naturel en le morcelant. 

D'ailleurs, face à certains plans larges de paysages (campagnes, forêt), j'ai vraiment pris conscience de l'impact de la présence humain. Ce qui a toujours existé pour moi, je ne m'étais je pense jamais posé la question de savoir si cela existait il y a mille ans ou plus. Par exemple, la campagne, avec ses champs, ses prés, est une fabrication purement humaine, même si c'est loin d'être la pire. Les chemins forestiers, creusés et façonnés par l'humain pour la pratique de la chasse, a divisé l'habitat animalier. Et c'est sans parler de la déforestation qui commença notamment avec l'apparition de la marine marchande, ou de la marine de guerre, pour la construction des bateaux.

Bref, un documentaire magnifique et instructif sur notre bien le plus précieux, sur nos poumons que nous mettons à mal chaque jour que nous étendons notre propre territoire et notre soit disant suprématie. A voir absolument !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 28 Janvier 2016

 

Les Chevaliers blancs : Affiche

Film de Joachim Lafosse,

Avec Vincent Lindon, Louise Bourgoin, Valérie Donzelli, Reda Kateb

 

Synopsis : Jacques Arnault, président de l’ONG "Move for kids", a convaincu des familles françaises en mal d’adoption de financer une opération d'exfiltration d'orphelins d’un pays d’Afrique dévasté par la guerre. Entouré d’une équipe de bénévoles dévoués à sa cause, il a un mois pour trouver 300 enfants en bas âge et les ramener en France. Mais pour réussir, il doit persuader ses interlocuteurs africains et les chefs de village qu’il va installer un orphelinat et assurer un avenir sur place à ces jeunes victimes de guerre, dissimulant le but ultime de son expédition...

 

 

 

Mon humble avis : Ce film, tourné au Maroc, s'inspire de l'affaire de l'Arche de Zoé, qui survint en 2007, au Tchad, mais laisse une large place au fictionnel.

J'aime ce genre de film, qui permet ensuite d'aller boire un verre avec mes "coséanseurs" et de discuter réellement, de se questionner, de se positionner... même si le film ne prend pas réellement position, il relate. Un peu comme un reportage en fait. Un reportage qui s'intéresse aussi aux caractères complexes des personnages.

Les chevaliers Blancs, c'est un film dont les sujets principaux sont les rapports entre l'Afrique et l'Occident, le Néocolonialisme, l'humanitaire, et les conséquences de l'ingérence. "L'enfer est pavé de bonnes intentions", voilà une expression qui pourrait presque résumer le film à elle seule. Presque car ce film est vraiment dense et permet moult ressentis.

Jusqu'où va la bonne foi ? La bonne foi pardonne -t-elle l'aveuglement, la prétention, même si celle-ci est quelque part de sauver le monde ? Comment ce qui saute aux yeux du spectateur n'a-t-il pas sauté aux yeux des protagonistes ? Le spectateur voit bien que la différence criante dans les façons de communiquer entre les blancs et leur argent, et les Tchadiens qui ne pensent qu'à l'avenir de leurs enfants.

Certains pourront trouver certaines longueurs dans ce film. Mais je pense qu'elles sont nécessaires pour rendre compte de la langueur, de la lenteur de l'Afrique, des démarches, des aléas. Alors, il y a l'attente, la patience, l'impatience.

Ce film, entre plénitude et tension, est intense, captivant et servi par des acteurs très classes, tout en nuances et/ou discrétion (excellente Louise Bourgoin et bien sûr le bluffant Vincent Lindon). C'est simple, on oublie que l'on a affaire à des comédiens, à un film. On a l'impression de vivre cette histoire, en spectateur impuissant certes, mais de la vivre tout de même.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 18 Janvier 2016

 

Arrête ton cinéma ! : Affiche

Film de Diane Kurys

Avec Sylvie Tesdud, Josiane Balasko, Zabou Breitman

 

 

Synopsis : C’est dans l’enthousiasme que Sybille démarre l’écriture de son premier film. Actrice reconnue, elle va passer pour la première fois de l’autre côté de la caméra. Tout semble lui sourire. Ses productrices Brigitte et Ingrid sont deux personnages loufoques mais attachants et Sybille se jette avec elles dans l’aventure, mettant de côté sa vie familiale. Mais, du choix improbable des actrices, aux réécritures successives du scénario, en passant par les refus des financiers, le rêve merveilleux va se transformer en cauchemar. Incorrigible optimiste, Sybille réalisera trop tard que ses productrices fantasques et totalement déjantées vont l’entraîner dans leur folie…

 

 

 

Mon humble avis : Le moment est agréable, même si quelques longueurs, mais pas si hilarant que cela. Pourquoi ? Parce que pour moi, les personnages de Josiane Balasko et Zabou Breitman en font trop. Cela mène donc au "too much", voire même au soulant !

Cependant, le plaisir sans fond dans ce film est apporté par la génialissime (si si, même si je l'adore, je reste objective !) Sylvie Tesdud. On est vraiment en profonde empathie, surtout que l'on s'est qu'Arrête ton cinéma est l'adaptation de son roman "C'est le métier qui rentre", lui même autobiographique, même si romancé !

C'est cynique et cruel à souhait, souvent ubuesque, au point que j'aurais préféré plus de finesse dans les situations.

Il paraît que le roman, que je n'ai pas lu, est plus drôle. Car sans doute plus délicat et le format écrit laissant libre l'imagination du lecteur de créer son propre visuel des protagonistes.

Maintenant, même si c'est outrancier et caricatural, il y a beaucoup de vrai dans cette histoire et les personnages qui y sont croqués. Arrête ton cinéma est donc une plongée intéressante dans les coulisses du monde du Septième Art. En tous cas, cela montre bien l'envers du décors des paillettes. Je ne regrette donc pas de ne pas avoir fait de cinéma ! (comme si j'en avais eu la possibilité !!!)

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 7 Janvier 2016

 

 

Pension complète : Affiche

Film de Florent Siri

Avec Gérard Lanvin, Franck Dubosc, Pascale Arbillot

 

 

Synopsis : François et Charlotte dirigent ensemble un hôtel-restaurant gastronomique au bord de la mer mais leur relation conjugale n’est pas au beau fixe : obsessionnel acharné, François veut sa première Étoile au Guide Michelin tandis que Charlotte, à l’aube de la quarantaine, ne rêve que d’un premier enfant. Cette situation, déjà compliquée, va littéralement exploser le jour où le premier mari de Charlotte, Alex, débarque dans leur vie alors que tout le monde le croyait mort dans le terrible tsunami de 2004…

 

 

 

Mon humble avis : Curieux, la presse ne s'est même pas donné la peine de critiquer ce film, c'est du moins ce qui (n') apparait (pas) sur Allociné.

Je vais voir ce genre de film sans en attendre grand-chose, sauf le fait de passer un bon moment de détente. En cela, cette pension complète respecte le menu. Mais "pension complète" signifie les 3 repas sans les boissons... Et bien dans cette histoire, il manque un peu de folie de l'alcool... même si Dubosc et Lanvin se prennent une bonne cuite au cours du film. Il manque un peu de piment et d'acidité pour provoquer l'hilarité du spectateur. On sourit, on s'esclaffe une fois ou deux, mais guère plus. 

D'ailleurs, ce soir, avec des compagnons de ciné, je me demandais à quand remontait la dernière comédie ultra drôle, celle qui fait rire la salle de concert et les spectateurs se tordre sur leur fauteuil... et de mémoire, je suis remontée à "9 mois ferme" de et avec Dupontel, sorti en salle en octobre 2013... OK, Dubosc n'est pas Dupontel... Mais justement, c'est peut-être là que le bât blesse... Car peu de surprise dans cette pension complète où les rôles ne sont pas à contre-emploi. Si, entre Lanvin et Dubosc les rôles avaient été inversés, c'eut été plus surprenant et moins poncif. Pour le poncif, ce coup-ci, ne n'est pas pour Dubosc que je l'emploie mais pour Lanvin. Dans le rôle du brun ténébreux presque mafioso, qui n'articule pas quand il parle, que dis-je, quand il marmonne... au point qu'il faut parfois tendre l'oreille pour être sûr de tout saisir.

L'histoire se déroule dans un restaurant gastronomique, mais donne plus le plaisir que l'on ressent dans une pizzéria sympa. Reste que le générique de début est appétissant et que les paysages sont splendides.

Un film juste sympa que l'on peut voir en famille, qui ne fait de mal à personne à défaut d'enrichir le cerveau !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 29 Décembre 2015

 

Le Grand partage : Affiche

Film d'Alexandra Leclère

Avec Didier Bourdon, Karine Viard, Josiane Balasko, Valérie Bonneton

 

 

Synopsis : Un hiver pire que jamais. Le gouvernement publie un décret obligeant les citoyens français les mieux logés à accueillir chez eux pendant la vague de froid leurs concitoyens en situation précaire. A l’heure du Grand Partage, un vent de panique s’installe à tous les étages dans un immeuble très chic de la capitale.

 

 

LE GRAND PARTAGE, film d'Alexandra LECLERE

 

 

Mon humble avis : L'atout majeur de ce film, c'est la superbe brochette de bons comédiens qui s'en donnent à coeur joie, et cela se voit ! De Valérie Bonneton à Karine Viard (enfin sans vulgarité !) en passant par Josiane Balasko, tout de monde est au diapason.

L'atout secondaire de ce Grand partage est son sujet très actuel. Non pas pour l'hiver glacial hors norme, mais il est très facile d'imaginer que les concitoyens en situation précaire accueillis de gré ou de force dans les appartement chics puissent être des migrants. L'accueil des migrants en France et en Europe faisant la une de la plupart des bulletins d'informations depuis quelques mois. Cela permet éventuellement à chacun de réfléchir à ses propres possibilités / envies d'accueil. Evidemment, nous sommes ici au cinéma, donc la réflexion se fait toutes proportions gardées ! Bref, chacun peut tenter de répondre : que ferais-je à leur place ?

Les personnages sont bien taillés dans leurs ambiguités, même si l'on frôle souvent la caricature. Comme ce film se veut comédie, il est bien obligé d'exagérer un peu en tout !

Le début du film est vraiment trucculent, le milieu est sympa mais s'embourbe et se répète un peu, la fin tombe vraiment dans l'excès, dommage. On rit un peu bien sûr, mais parfois jaune ou vache ! 

Ce grand partage, même s'il ne sera pas mémorable, a le mérite de pointer du doigts l'écart abyssal entre les appartements de 200 m² pour 3 personnes et les mal, voire pas logés, notamment, les travailleurs pauvres. Un salaire, une feuille de paie, mais insuffisante pour se payer un toit.

Enfin, ce film montre qu'il est bien facile d'avoir des convictions, mais qu'il est beaucoup plus dur de les appliquer.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 24 Décembre 2015

 

Le Goût des merveilles : Affiche

Film d'Eric Besnard

Avec Virginie Efira, Benjamin Lavernhe, Lucie Fagedet, Laurent Bateau et Hervé Pierre

 

Synopsis : Au cœur de la Drôme provençale, Louise élève seule ses deux enfants et tente de préserver l’exploitation familiale. Un soir, elle manque d’écraser un inconnu au comportement singulier. Cet homme se révèle vite différent de la plupart des gens. Et sa capacité d’émerveillement pourrait bien changer la vie de Louise et de sa famille.

 

 

 

LE GOUT DES MERVEILLES, film d'Eric BESNARD

 

Mon humble avis : Voici un film qui fait autant de bien au coeur qu'aux yeux. Un film "doudou" aux images superbes, lumineuses, comme le sont les comédiens, Virginie Efira en tête, comme d'habitude ! J'adore cette actrice, belle naturellement, pas sophistiquée, et avec de vraies formes féminines. Et par-dessus le marché, très bonne comédienne ! A noter aussi, la présence de Lucie Fagedet, l'adolescente qui joue Laetita dans "Parents mode d'emploi", mon rendez vous adoré post JT France 2.

Cette comédie romantique est plus romantique que réelle comédie. On ne rit pas forcément beaucoup, mais on s'émerveille et on a un sourire béat presque tout au long du film. "Presque" parce que les personnages traversent tout de même des moments difficiles. Mais humour et situations cocasses (souvent liées au syndrome d'Asperger) sont bien présents. Présence délicate et non poussive bien appréciée.

Le réalisateur n'a pas cherché à tirer les larmes du spectateur, pas de mièvrerie ni de pathos, malgré le sujet sensible de l'autisme Asperger, maladie ô combien difficile à appréhender tant pour les diagnostiqués que pour leur entourage. Une de mes amies, qui connait très bien le syndrome d'Asperger, a visionné la bande annonce et m'a dit qu'il y avait pas mal de clichés. Mais bon, je suppose que les clichés sont parfois nécessaire pour atteindre un public qui pour la plupart, méconnaît l'autisme d'Asperger.

Bien entendu, le sujet principal du film est l'acceptation des différences, et la possibilité de vivre ensemble si chacun fait un pas vers l'autre. Le tout est filmé avec beaucoup de grâce, de jolie sensualité, de la luminosité, de la contemplation, de la poésie. Et comment ne pas bouder notre plaisir devant ces magnifiques paysages de la Drôme Provençale. En fait, ce goût des merveilles est une formidable bouffée d'oxygène, sans effet spéciaux, en pleine nature ! Et moi, je préfère ça au côté obscure de la force !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 11 Décembre 2015

Un + une : Affiche

Film de Claude Lelouch

Avec Jean Dujardin, Elsa Zylberstein, Christophe Lambert

 

 

Synopis : Antoine ressemble aux héros des films dont il compose la musique. Il a du charme, du succès, et traverse la vie avec autant d’humour que de légèreté. Lorsqu’il part en Inde travailler sur une version très originale de Roméo et Juliette, il rencontre Anna, une femme qui ne lui ressemble en rien, mais qui l’attire plus que tout. Ensemble, ils vont vivre une incroyable aventure…

 

 

Mon humble avis : Mes 3 compagnons de séances ont été moins convaincus que moi par ce film.

Pour ma part, j'ai beaucoup aimé. Je me suis sentie bercée, caressée et émue par cette histoire. Point question de larmes ni de gorge serrée, mais j'étais comme en flottaison. Les personnages, leurs échanges, leurs regards silencieux m'ont touchée. L'un apporte à l'autre ce qu'il désirait sans le vouloir, l'autre ce qu'il n'imaginait même pas !

Il faut dire qu'Elsa Zylberstein est ici tout simplement époustouflante et lumineuse. Merveilleuse est l'adjectif qui lui convient le mieux dans ce film.

Jean Dujardin est fidèle à lui-même, et campe bien son personnage de gars charmeur à priori superficiel qui collectionne les conquêtes.

Le sujet du film est récurrent pour Lelouch. Un homme, une femme et des variantes. Je ne suis pas experte en Leloucherie, alors je ne pourrai vous dire si c'est un bon Lelouch, son meilleur, son moins bon. Je sais juste que j'ai aimé. Bien sûr, on retrouve la patte du réalisateur, avec des flash-back, des rêves filmés...

Un + une est aussi une fabuleuse invitation au voyage, dans l'un des pays à la spiritualité la plus développée, la plus mythique et mystique : L'Inde. Le pays, l'Inde, les Indiens sont magistralement filmés par Lelouch. Toutes ces couleurs chatoyantes, ces reflets de soleil, les lumières, l'eau du Gange, c'est simplement magnifique et apaisant. Je pense que l'histoire m'aurait sans doute moins séduite si elle avait été filmée à Angoulême (je n'ai rien contre Angoulème, d'ailleurs, je ne connais pas, mais c'est le premier lieu qui me soit venu à l'esprit).

Un + une, c'est un film sur la tolérance de la spiritualité ou la non spiritualité des uns et des autres... Tout en gardant en tête que l'habit (donc l'apparence, mais aussi le comportement) de fait pas le moine, et qu'il suffit parfois d'une rencontre pour se questionner autrement... et ainsi, changer de regard, voire ouvrir les yeux... et l'esprit.

Le film ne prend pas forcément la tournure que l'on pourrait imaginer et j'ai aimé cet aspect "bout de chemin ensemble". Et une scène importante à mes yeux, très touchante sur la fin : quand Dujardin rentre d'un voyage à New York, qui l'attend à l'aéroport avec les clés de la voiture ?.... 

J'ignore si Un + une est un grand film, en tout cas, il est très réussi artistiquement parlant. C'est un très joli film, dans tous les sens du terme.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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