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Publié le 12 Juillet 2012

Synopsis : Lucas a 46 ans. Un grand flic, patron au trafic d’armes à Marseille.
Maya a 25 ans. Elle est jeune flic aux stups, à Paris.
Comme souvent, les armes croisent la drogue.
Et Lucas va croiser Maya. Pas forcément par hasard.
Flag, braquage, indics… leurs enquêtes vont s’entremêler.
Leurs vies aussi.
Parce que leur histoire a commencé bien longtemps avant leur rencontre…

 

 

Avec : Roschdy Zem, Leïla Bekhti, Marc Lavoine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Autant le dire tout de suite, mes étoiles s'adressent aux acteurs tous convaincants, à la mise en scène nerveuse  et aux cadrages réussis. Les personnages sont intéressants dans leur fêlures, dommage que ces aspects ne soient pas plus exploités et que l'émotion soit presque refusée aux spectateurs.

L'intrigue est très complexe, le nombre de personnages aux patronymes irretenables, d'abréviations de services de polices et d'informations distribuées comme des cartes fait que... De spectatrice active, je suis devenue passive, à me dire qu'il finirait bien par y avoir un dénouement qui éclaircirait le tout... Et bien non, un puzzle a mille pièces qui n'en comporte que 999. La millième, la manquante, étant celle du centre, celle qui donne le sens et explique le tout. L'histoire de ce père flic qui rencontre sa fille flic elle aussi était une bonne idée et représente à mes yeux le seul intérêt du film. Dommage qu'elle ne m'ait parue que secondaire alors qu'à lire les interviews des protagonistes du film, elle serait centrale. Un intrigue policière moins entortillée aurait peut-être permis de ce concentrer sur cet essentiel à sa juste valeur. Quelques coincidences semblent arranger tout le monde, au moins le réalisateur pour conclure, et certaines méthodes semblent pouvoir entrer dans la catégorie "invraissemblances policières".... (même si le scénario est coécrit par un ex policier) ...Genre quand le jeune flic va seul dans le hangar... Bref, de mon côté, je me suis sentie bien seule aussi dans les méandres de ce film, souvent peu aidée par la diction ou le son qui rendent certains dialogues incompréhensibles à qui n'a pas lu le scripte avant. Bref, j'ai passé une partie du film à demander à ma voisine : "Qu'est-ce qu'il a dit là?".

Encore une fois, heureusement, il y avait les acteurs, et notamment un Marc Lavoine bien inquiétant !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 29 Juin 2012

Synopsis :

 

Sacha aime ses amis, son piano, la fête.
La nuit, il joue dans un club de jazz et séduit des jolies filles.
Il vit dans l’instant, pour le plaisir. Sans réveil-matin, sans alliance, sans impôt.
Charlotte a trois enfants, deux ex-maris et une carrière professionnelle à gérer.
Elle n’a aucune place pour une histoire d’amour.
Tout les oppose. Ils n’ont rien à faire ensemble…
Ils sont faits l’un pour l’autre.

 

 

Avec Sophie Marceau, Gad Elmaleh, Maurice Barthélemy, François Berléant...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Mais oui, on sait, le bonheur n'arrive jamais seul, jamais où et quand on l'attend... Il n'empêche que je l'ai trouvé deux heures durant au cinéma, et manifestement, à en juger par l'hilarité partagée par la salle, je n'étais pas seule. Comme j'ai ri, de bon coeur, joyeusement (sans arrière pensée ni méchanceté). Je n'ai pas ri autant depuis Intouchable. Certes, il y a eu par exemple Le prénom qui a bien musclé nos zygomatiques, mais dans le Prénom, on rit surtout du cynisme des scènes et le cynisme cache souvent des vérités douloureuses. Dans le bonheur n'arrive jamais seul, on est dans la pure comédie romantique comme il en existe des centaines. Et cette fois, les ingrédients ont été savamment dosés, mixés, malaxés pour que la sauce prenne immédiatement et indubitablement.

Sophie Marceau est toujours aussi délicieuse et naturelle, Gad Elmaleh est touchant et charmant. Le duo fonctionne à merveille. Dans les interviews, Gad Elmaleh ne cache pas que pour lui, embrasser Sophie Marceau était un fantasme inassouvi, enfin assouvi. Et on sent très bien cette admiration dans son regard, ce qui fait dire que l'acteur n'a pas du faire beaucoup d'effort pour simuler une fascination amoureuse pour sa partenaire !

Le coup de foudre est immédiat, les gags s'enchaînent, Sophie Marceau se casse la figure et se prend des flaques d'eau dans la figure mais n'en perd pas sa superbe. Le film démarre sur des chapeaux de roues, pour ensuite faire un tour dans l'émotion amoureuse pure et le désarroi de deux êtres que tout semble séparer. Ce film n'a rien  extrêmement original, quelques éléments du scénario restent obscures (pourquoi la fille de Sophie appelle Gad "Sushi" par exemple). Mais peu importe. Ce film se moque gentiment des clichés reconnue des comédie romantique. Résultat :  on rit à s'en faire mal au ventre, on est ému par ce joli couple et on ne s'ennuie pas une seconde. Le bonheur n'arrive jamais seul donne envie de retrouver ce bonheur d'être aimé et de rendre aussi beau et touchant celui ou celle qui nous aime. Un énorme coup de coeur, une bouffée d'air frais, un excellent divertissement... pour moi ! A vous de voir si vous vous laisserez contaminer par ce bonheur accompagné !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 25 Juin 2012

Synopsis :

 

Mémé is dead. Berthe n'est plus. Armand avait "un peu" oublié sa grand-mère… Pharmacien, il travaille avec sa femme Hélène à Chatou. Dans un tiroir de médicaments, Armand cache ses accessoires de magie car il prépare en secret un tour pour l'anniversaire de la fille… de son amante Alix. Et mémé dans tout ça ? On l'enterre ou on l'incinère ? Qui était Berthe ?

 

 

 

 

 

 

 

Comédie avec Valérie Lemercier, Denis Podalydès, Isabelle Candelier, Pierre Arditi

 

 

 

 

  

 

étoile2.5

 

 

Mon humble avis :Ah, on rage souvent contre les 4ème de couv des livres qui en raconte trop ou pas assez.... On pourrait peut-être former un club similaire contre les synopsis pas très fidèle, trop frileux, ou pas centrés, voire mensonger.

Bref, si vous lisez celui ci, la question que l'on imagine primordiale est : "Qui était Berthe", réponse qui n'occupe qu'une partie assez infime du film.

La situation des personnages n'est pas très claire au début qui traîne à se préciser. Certes, ce film est truffé de bon mots, de répliques hilarantes qui nous font rire à gorge déployée et de bon coeur, et distille un aspect burlesque et décalé assez plaisant. Le problème, c'est qu'à l'imagine du personnage interprété par Denis Podalydes, il y règne une certaine nonchalance qui nous oublie dans l'ennuie jusqu'à ce qu'un dialogue percutant récupère notre attention. Bref, une lenteur, un manque de rythme, sans doute revendiqué et recherché par le réalisateur, mais qui ne pas convaincu plus que ça. Finalement, très peu d'émotiondans Adieu Berthe. Avec une copine, on a calculé : 4.5 secondes d'émotions réelles qui, si elles avaient duré, aurait pu donner un tournant inattendu au film, mais non, la diatribe du personnage est reparti dans le farfelu, un personnage qui arrive à son point de départ, et nous avec. La boucle est bouclée, on se demande ce que tire Armand de cette histoire et ce que nous retiendrons de ce film... Juste des dialogues truculents et des situations cocasses, avec des trous d'airs entre les deux.... Avis en demi teinte donc ! Et oui, rire au cinéma ne suffit pas toujours ! Ah, je deviens difficile !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Juin 2012

Synopsis :  

À l'occasion d'un voyage, Mathias, 40 ans, croise par hasard un enfant qui lui fait étrangement penser à lui au même âge. Profondément troublé, il se lance dans une quête insensée sur les traces du petit garçon qui risque bien de bouleverser son existence et son équilibre familial …
Et si l'on pouvait revivre son enfance, pourrait-on alors changer le cours des événements ?

 

 

Avec Jean Paul Rouve, Miou Miou, Benoit Poelvoorde, Arly Jover, Miljan Chatelain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

 

 

Mon humble  avis : J'aime beaucoup Jean Paul Rouve. C'est un acteur qui m'émeut presque à chaque fois, si le rôle est conçu pour cela. Une impression d'être à l'ouest mais bien là, à crever l'écran. Et dire qu'il a fait ses débuts en qualité de planton décérébré dans la série Julie Lescaut. Tout ça pour dire que son nom sur une affiche de ciné me suffit pour entrer dans la salle obscure. Et quand son nom apparaît deux fois, en tant qu'acteur et réalisateur.... et bien le film en devient incontournable.

Nous sommes ici dans un conte philosophique, presque initiatique, ancré dans la réalité. Ce postulat déconcerte au premier abord et une fois accepté, il nous embarque tout au long de l'histoire. Il y a un côté merveilleux lorsque Jean Paul Rouve retrouve le monde de son enfance, juste réactualisé bien sûr. Les principales questions que pose l'acteur dans ce film sont au nombre de 3 : que dirait l'adulte que nous sommes si nous pouvions rencontrer en temps réel l'enfant que nous étions.... Que penserait l'enfant que nous étions s'il rencontrait, toujours en temps réel, l'adulte que nous sommes devenus... Et enfin, que changerions nous de notre enfance, si nous pouvions...

Le film est extrêmement touchant, mignon, délicat et pudique à la fois. Les dialogues sont parfois bien épurés pour privilégier les silences et les regards. Il est aussi très prenant car bien sûr, dès le début, on se demande comment peut bien finir une telle histoire. J'ai eu plaisir à y revoir mes grandes plages de ch'nord, puisque le film se déroule en grande partie dans les environs de Dunkerque.

Je suis un peu passée à côté de la rencontre entre Jean Paul Rouve filiale entre Jean Paul Rouve et "son père" Poelvoorde pour me concentrer sur celle de Jean Paul Rouve et son double enfant, même si les rapports qui s'instaurent entre les deux acteurs adultes sont très humains et... beaux. Simple comme mot mais je n'en trouve pas d'autre.

Quelques longueurs ou plutôt lenteurs sont à déplorer et la fin se serait passé de quelques gramme de pathos. Mais ces petits défauts sont largement compensés par une interprétation impeccable de la part de chacun, du plus jeune au plus âgé. Jean Paul Rouve a réuni un bon casting pour servir son improbable histoire et nous emporter avec lui, à nous poser les mêmes questions, et à nous émerveiller de l'enfant que nous étions... et que nous sommes toujours... parfois !

PS : En fait à la réflexion, je trouve Jean Paul Rouve assez aérien. Et en cela, j'aimerai le voir rencontrer l'univers de Foenkinos, je pense que cela donnerait quelque chose d'intéressant. Je dis ça, je ne dis rien.... Etant donné le nombre de célébrité qui passe sur ce blog !!!

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 23 Mai 2012

Synopsis :   Ali se retrouve avec Sam, 5 ans, sur les bras. C’est son fils, il le connaît à peine. Sans domicile, sans argent et sans amis, Ali trouve refuge chez sa sœur à Antibes. Là-bas, c’est tout de suite mieux, elle les héberge dans le garage de son pavillon, elle s’occupe du petit et il fait beau.
A la suite d’une bagarre dans une boîte de nuit, son destin croise celui de Stéphanie. Il la ramène chez elle et lui laisse son téléphone.
Il est pauvre ; elle est belle et pleine d’assurance. C’est une princesse.  oTout les oppose.
Stéphanie est dresseuse d’orques au Marineland. Il faudra que le spectacle tourne au drame pour qu’un coup de téléphone dans la nuit les réunisse à nouveau.
Quand Ali la retrouve, la princesse est tassée dans un fauteuil roulant : elle a perdu ses jambes et pas mal d’illusions.
Il va l’aider simplement, sans compassion, sans pitié. Elle va revivre.

 

 

 

Avec Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts, Armand Verdure, Celine Salette

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Un film qui me laisse avec une impression de coup de poing dans l'estomac, un peu comme Polisse, même si ces deux films sont diamétralement opposés dans leur sujet comme dans leur vue d'ensemble. De rouille et d'os se veut optimiste. Tout cela pour dire qu'il m'a sacrément remuée ce film... Et depuis je m'interroge beaucoup sur toute cette violence effrayante dont certains semblent avoir besoin pour vivre, voire qui devient le sens de leur vie.

Ce film est l'adaptation d'un recueil de nouvelles éponyme de Craig Davidson. Adaptation à priori très libre puisque les deux personnages centraux du film (Stéphanie et Ali), n'existe pas dans le livre d'origine que ma curiosité cherchera sans doute à lire, histoire de comprendre comment l'on peut adapter tout en ajoutant ce qui devient l'essentiel pour le spectateur.

Mais ne nous éloignons pas du sujet principal qui est toute de même le retour à la vie de Stéphanie (Marion Cotillard), après sa ressente amputation des deux jambes. Formidable leçon de vie qui nous est donnée par notre oscarette dans un jeu splendide, d'une justesse bouleversante et lumineuse. Pour moi, plus Marion Cotillard est sans fard, nature, dans son environnement français, plus elle rayonne de talent. Alors que dans ses films américains, j'ai l'impression que sans trois couches de rouge à lèvre, les ricains ne sauraient pas quoi faire d'elle. Ici, elle trouve un rôle à sa démesure; Réussir à ce point à jouer une amputée sans l'être.... (pour ceux qui se pose la question, il y a tout de même quelques effets spéciaux, notamment des prothèses et des chaussettes vertes camouflées au montage), mais cela n'enlève en rien au talent de l'actrice. Et le personnage de Stéphanie sonne on ne peut plus juste. C'est Ali, le comédien Belge Matthias Schoenaerts qui va l'aider à se redresser dans tous les sens du terme. L'acteur Belge, retenez son nom, car il risque de devenir récurrent au cinéma. C'est je pense la véritable révélation du film. Et pourtant, j'ai eu beaucoup de mal avec ce personnage bien plus complexe qu'il n'en n' a l'air, à moins qu'au contraire, il soit d'une simplicité déconcertante. Avec cette simplicité, il se fout de tout, trouve tout naturel et normal, que ce soit le mal qu'il fait à l'autre comme l'aide qu'il apporte à l'insu de son plein gré, presque juste parce qu'il est là. Il peut être aussi monstrueux que quelque part adorable, car pour lui tout est normal. C'est cet aspect là du personnage qui va permettre à Stéphanie de se relever de son amputation, car Ali la voit, la considère, lui parle comme à une personne normale.

J'ai aimé que les dialogues entre ces deux personnes soit plutôt bruts de pomme et que l'essentiel se passe dans les silences, les regards, les non-dits.

Tout ceci dans des images superbes, très parlantes et pudiques à la fois. Jaques Audiard maitrise son film à merveille et, outre une émotion intense mais qui ne verse pas dans le pathos, nous laisse des images très fortes dans la tête.

Pour moi, ce sera les moments où Stéphanie découvre son amputation, celle où Ali la sort de la mer la première fois (si symbolique dans l'emboitement corporel et psychologique des deux personnages, celle ou Stéphanie, qui reprend goût à la vie, se déchaîne et danse sur une musique de ouf chez elle, seule, sur son fauteuil.

Un film qui mérite quelques palmes cannoises je pense !

Un magnifique mélange de violence, de douleur, de douceur et de grâce. Assez étrange, plutôt inédit ! 

 

  

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 13 Mai 2012

Synopsis : 20 ans après son divorce,  une mère se fait quitter à nouveau par son jeune compagnon. Elle décide alors de rejoindre Paris ou se trouve ses deux filles, qu'elle n'a pas vu depuis 20 ans. Les retrouvailles ne sont pa forcément chaleureuses. Il faut dire que cette mère n'a jamais su aimer ses enfants. Il en résulte que Sandrine, 40 ans, ne sais pas aimer non plus et que la cadette, Alice, multiplie les avortements pour ne pas ressembler à sa mère.

 

Alors, les deux soeurs décident de kidnapper leur mère pour l'obliger à les aimer.

 

 

 

Avec Josianne Balasko, Mathilde Seigner et Marina Foïs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Une bande annonce complètement trompeuse, qui fait croire à un film cynique tirant sur la comédie. Hors, on est loin de la comédie, mais on nage en plein drame, en pleine cruauté. Bien sûr, la présence de Mathilde Seigner assure une dose de cynisme avec des répliques tranchantes toujours bien balancées. Mais pour moi ce film est tout sauf drôle.

Je l'ai aimé tout de même, malgré l'atmosphère oppréssante qui s'installe lorsque le film se dirige vers le huit clos. On se demande jusqu'où les deux filles vont aller, qui va craquer en premier, qui va faire le premier pas, qui sera prêt à recevoir l'autre le cas échéant.

En tout cas, cela fait froid dans le dos, autant d'indifférence maternelle envers ses filles, voire une haine. Comment peut on en arriver là ? Et ce pourquoi est encore plus atterrant je crois que ce que l'on peut s'imaginer au fil du film.

Alors bien sûr, ce film traite des conséquences à l'âge adulte du manque d'amour maternelle, sur la capacité à aimer, sur l'envie d'enfanter, sur la confiance en soi, sur tout ce qu'on est prêt à faire pour obtenir une once d'amour ou de reconnaissance maternelle.

Le film est sobre, entre dans certaines langueurs, les silences nombreux et les dialogues subtiles même regorgent de violence psychologique.

J'aurais peut-être aimé que le "Pourquoi" soit un peu plus creusé, qu'il donne lieu à des échanges, une conversion approfondie entre les 3 femmes au lieu d'un espèce de "simple" constat" plutôt expéditif.

Les 3 actrices ne sont pas pour rien dans l'intérêt du film. Elle nous offre toutes les 3 une prestation remarquable et des moments très forts, très justes, terrifiants, ou le malheur conduirait presque à la démence. Balasko trouve là un rôle de marâtre à sa démesure. Superbement ignoble et quelque part, touchante.

Mon coup de coeur va à Marina Foïs, lors de la scène où elle tient sa mère en joug avec un fusils de chasse en hurlant "Une chanson douce". Moi, ça m'a retournée. Pour savoir si ce film vous retourne aussi, comment on peut ne pas aimer ses enfants à ce point... et bien vous savez ce qu'il vous reste à faire.

En tout cas, l'enfer est bien pavé de bonnes intentions et ses trottoirs sont fait d'ignorance. 

 

 

Du coup, ce n'est pas la bande annonce que je mets ici, mais un teaser, plus fidèle au film

 

 

 

moin

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 5 Mai 2012

Synopsis :

 

Amanda souffre d’androphobie, une véritable peur des hommes, qui la pousse à détruire systématiquement toute histoire d’amour destinée à devenir sérieuse.
Florence, sa meilleure amie, rêve de la voir s’engager dans une relation sentimentale stable et harmonieuse.
Elle insiste pour qu’Amanda ne reste pas seule chez elle le soir du nouvel an, et n’obtient gain de cause qu’après lui avoir juré que tous les autres invités seront en couple, à l’exception de Maxime, un collègue homosexuel. Mais Maxime part à la dernière minute rejoindre son amant à Amsterdam, et Antoine, fraîchement séparé de sa femme, débarque seul à la soirée…

 

 

Avec Laura Morante, Isabelle Carré, Pascal Elbé

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Le film est agréable à regarder, touchant et sous couvert d'une comédie, plutôt triste en fait. Les acteurs sont bien en place mais ils n'évitent pas l'eccueil de quelques longueurs. Le malentendu est un peu trop exploité à mon goût. Pour le reste, est bien je n'ai pas envie d'en parler alors pour une fois, je vous laisse avec les avis de :

 

Ouest France 3*/5 : Rien à dire sur [le] générique, si ce n'est beaucoup de bien. Ils ont le charme, la fragilité, la grâce qui conviennent aux rôles. Ils s'y donnent avec retenue dans des prestations pleines de délicatesse. Ils sont comme la cerise sur le gâteau, sauf qu'il manque à cette comédie sentimentale la consistance d'un gâteau.

 

le point 4*/5 : Pour son premier film derrière la caméra, Laura Morante, l'impeccable comédienne signe une comédie romantique qui prend plaisir à détourner les lois du genre. Pourquoi Amanda préfère-t-elle croire qu'Antoine est homosexuel ? Pourquoi Antoine ne fait-il rien pour dissiper le malentendu ? Comment s'y prend-on pour tricher avec ses sentiments et désirs ? Avec ses personnages encombrés par eux-mêmes, ses bonnes idées scénaristiques et ses amusants aphorismes lacaniens, La cerise sur le gâteau entraîne dans son humour inquiet et sa douce amertume. Au final, malgré un début poussif, une comédie singulière et intelligente qui bénéficie de la conviction de ses excellents acteurs : Isabelle Carré, Pascal Elbé et... Laura Morante. À découvrir

 

Première : 2*/5 ; Mise en scène atone, scénario laborieux (...), direction artistique limitée (...). Le duo [que Laura Morante] forme avec Pascal Elbé provoque néanmoins un ou deux moments d'émotion

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 27 Avril 2012

Synopsis :

 

Vincent, la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d’enfance.
En attendant l’arrivée d’Anna, sa jeune épouse éternellement en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale... Mais quand on demande à Vincent s’il a déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître, sa réponse plonge la famille dans le chaos.

 

 

 

Avec Patrick Bruel, Valérie benguigui, Charles Berling....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Quand le théâtre s'invite au cinéma.... Cela avait déjà donné l'inénarrable "Dîner de cons" et bien dans la même lignée, je vous propose Le prénom !

Claude et Vincent (bruel)sont déjà arrivés chez Babou et Pierre. Même s'il manque Anna, que le bal commence ! En fait, de bal, c'est bien vite le début des hostilités, qui transforme cette soirée en joute verbale de haut niveau, en révélations inattendues puis en règlements de compte venant parfois de la petite enfance. C'est un véritable combat d'épées auquel se provoquent tous ces personnages et on ne sait jamais qui a encore de la réserve, qui sortira la plus belle botte, qui frappera avec une arme acérée ou au contraire, une épée en peluche... C'est hilarant, drôlatique, cynique à souhait, cruel souvent, émouvant parfois et le tout porté par des acteurs formidables. Enfin une salle de ciné qui rit aux éclats et au complet, enfin des vannes qui volent sans cesse, pire qu'un match de ping pong mais le tout avec un texte au petits oignons (enfin, au petits raisins !), un texte maîtrisé, qui joue sur les jeux de mots, cache parfois des paroles de chansons célèbres, un texte magistralement travaillé qui fait mouche à chaque fois. Aucune fausse note, aucun mauvais goût. Un rythme qui ne vous laisse aucun répit...Bravo aux plumes.

Sinon, quand on est spectateur cela donne : rhoo, tout de même, hahah, il exagère, il blague là ou pas, y va pas oser, hihihi, le pauvre, oh le con, l'enfoiré, là il a pas tort, rhoo non, pas ça, c'est pas possible, hahaha, jusqu'où vont ils aller aie aie, ça fait mal, houlàlà, hihi, trop drôle, j'ai mal au ventre, j'ai mal aux abdos, trop drôle ! Trop bien ce film ! Restera pour moi aussi anthologique que le dîner de con. Les dîner des cons, ça existe toujours, les dîners prénoms, si vous voulez de l'ambiance, c'est pas mal aussi !

Tout ça pour un prénom, vous ne choisirez plus le prénom de votre futur bambin de la même façon !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Avril 2012

Synopsis :

 

En plein échec professionnel et sentimental, Ben, qui se rêvait comique à New York, est de retour à Paris. Il rencontre Alex, présentateur-vedette du Breakfast-club, le Morning star de la radio. Avec Cyril, un quadra mal assumé, et Arnold, le leader charismatique de la bande, ils font la pluie et le beau temps sur Blast FM. Très vite Ben est engagé : Il écrira pour eux. Alors qu’il a à peine rejoint l’équipe, un raz de marée frappe de plein fouet la station : l’audience du breakfast est en chute libre. C’est en bus qu’ils sillonneront les routes de France pour rencontrer et reconquérir leur public. Pour ces Parisiens arrogants, de ce road trip radiophonique naîtra un véritable parcours initiatique qui bousculera leurs certitudes.

 

Avec Clovis Cornillac, Manu Payet, Douglas Attal, Come Levin.

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile2.5

 

Mon humble avis :Parfois, il faudrait écrire sa chronique en live, pendant le film. Qu'aurais-je dis alors, en direct, de Radiostars qui fait déjà un buzz médiatique.... Voici donc un avis chronologique...

Au début, j'ai été amusée de me retrouver dans ses studios radios, me rappelant toutes proportions gardées, mes propres expériences régionales. Je fus, dans ma jeunesse, secrétaire , standardiste et responsable des avant première ciné pour NRJ Chérie FM Lille... Donc là, fun pour moi.

Mais néanmoins, j'ai attendu que le film commence vraiment à la fin de son premier tiers. Des jeux d'acteurs inégaux, des rôles inexistants, on ne sait vraiment trop pourquoi, pour ajouter de la verve aux vannes. Dommage, il eut mieux fallut peut-être moins de personnages, mais que chacun soit plus creusé et étoffé et dépasse l'anecdotique. En fait tous ces gars sont pour certains sympathiques, d'autres caractériels mais globalement, ils sont tous plutôt pathétiques. Réalistes ou caricaturaux ? Je me suis parfois lassée de leurs engueulades respectives et outrée de leur course à la vulgarité gratuite pas très fine. Certes, l'un des personnages pointe du doigt leur défaut et celui de tout groupe social éventuel ; "c'est toujours la course à la vanne, à celui qui sortira la meilleure. Mais dès qu'on parle de quelque chose de sérieux, il n'y a plus personne". Ensuite, j'ai failli écraser un paquet de clope dans la "gueule" de Cornillac. Excusez ma vulgarité mais oui, ça m'énerve, un personnage qui à une clope au bec dans chaque scène, que l'on soit dans un bus, une boite, un mac do, un studio radio, une chambre d'hôtel... Bref, partout, malgré une certaine loi. On sait tous très bien pourquoi on commence à fumer... Pour se donner une contenance...  A croire que Romain Levy trouvait le rôle de Cornillac bien vide pour l'affubler d'une cigarette systématique... Je joue peut-être la veille étriquée. Mais non, 4 ans après, j'ai toujours envie et en voir sur grand écran pendant deux heures, ça me tue.... Et ça va complètement à l'envers de campagne de sensibilisation.... Bon, je critique, je critique mais j'appose 3 étoiles. Je me justifie....

Le duo formé par Douglas Attal et Manu Payet (le discret timide qui écrit et le désinibé qui en jette sur scène) m'a touchée et bien plu. On fait un chouette voyage en bus en France, si ce n'était avec cette équipe de plus ou moins bras cassés, on pourrait se croire en tournée avec un chanteur émergeant qui sillonne la France. Bien sûr, il y a quelques réparties et dialogues délicieux et grincents, accompagnés de situations presque anthologiques. Et puis la fin, même si elle fait appel aux bons sentiments de chacun, prouve que là dedans, tout ce monde n'est pas si mauvais, qu'il n'y a pas que l'égo qui compte. Les médias disent que c'est un film qui met debonne humeur.... Il ne plombe pas le moral certes, mais je pense qu'il sera vite oublié pour moi. Certes, j'ai passé un moment plutôt bon, j'ai ri quelques fois. En fait, pour tout vous avouer, mon plaisir fut la prestation de Manu Payet. Aurais-je un petit faible ? A suivre ?!

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Avril 2012

Synopsis :

Quand Dan Geraldo, reporter en quête de scoop, arrive en Palombie, il ne se doute pas qu’il va faire la plus incroyable des découvertes… Avec Pablito, guide local plein de ressources, ils vont aller de surprise en surprise au cours d’une aventure trépidante et surtout révéler une nouvelle extraordinaire : Le Marsupilami, animal mythique et facétieux, existe vraiment !!!

 

Avec Alain Chabat, Jamel Debouze, Patrick Timsit, Lambert Wilson et le Marsupilami himself !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

Mon humble avis : Quel chouette moment de franche rigolade !

Même si j'ai trouvé le début un peu diesel, je dois dire qu'une fois embarquée dans l'histoire, je n'ai débarquée qu'à la toute fin du générique !

Déjà l'environnement, les paysages : plein de couleurs, de belles (vraies ?) forêts ? Bref, une ambiance d'Amérique latine, bien exotique, bien sympathique. Une aventure là dedans, qui part un peu dans tout les sens et qui aboutira bien quelque part !

Je n'ai jamais lu la BD d'origine donc ne saurais dire si le film lui est fidèle ou pas. Ce qui est sûr, c'est qu'on y retrouve 100% de la pate d'Alain Chabat et des Nuls. Les nostalgiques de cette époque télévisuelle courront donc au ciné. Les gags se suivent, tantôt potaches, tantôt bien plus fins, tantôt bien "Nuls", souvent décalés et bien sûr caricaturaux à l'extrême. Mais tout fonctionne dans une ambiance farfelue et donne lieu a des scènes anthologiques, notamment lorsque Lambert Wilson, en robe d'or, se met à chanter et à chorégraphier Celine Dion. Un bonne séance de burlesque, ça fait du bien, avec un duo d'acteurs qui fonctionne à merveille : le nonchalant Chabat et l'excité Debouze, excité mais aussi très émouvant dans son ardeur à prouver qu'il n'est pas un menteur, que le Marsupilami existe bien. J'ai beaucoup aimé son regard d'enfant tout ému lorsqu'il rencontre à nouveau un Marsipulami en forêt. Autant d'émotions et de rire en une seul personne : chapeau !

Plein de petits détails à voir aussi,  notamment dans le faux costume Paga de Debouze d'ou débasse le bec d'une bouteille Canard WC !!! Bref, c'est déjanté de partout et c'est bon !

Parfois aussi, le mélange du français, de l'espagnol et de l'anglais donnent naissance à des expressions maisons bien drôles qui parsèment les répliques toujours hilarantes. Dommage qu'il y ait une scène qui ne soit pas décalée mais déplacée et que personnellement, j'aurais du mal à expliquer à mon gamin de 6 ans si j'en avais un (celle du petit chien....).

Et puis il y a le Marsupilami himself, so cute comme on dirait outre atlantique, si mimi, trognon, (bravo aux créateurs d'images de synthèse), qu'on a envie d'y croire, oui il existe. Au moins en peluche et on voudrait bien s'en acheter un pour rêver un peu encore. Mais il y a des âges où des choses ne se font plus. Sauf rire au ciné, c'est permis à tout âge !

 

Allez houba, houba !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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