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Publié le 18 Janvier 2012

Synopsis : Marc Bajau sillonne le pays pour le compte d’une marque de vêtements. Il aime cette vie sur la route, libérée de toute contrainte et faite de rencontres d’un soir. Mais alors qu’il démarre une nouvelle tournée de promotion, sa dernière conquête s'en va en lui laissant son fils, Lucas, un petit métis de six ans…
Commence alors une traversée de la France pas comme les autres, où Marc et Lucas vont croiser la route de Pierre, un retraité fantasque et envahissant, et celle de Julie, une jeune femme en errance.
Au cours de cette odyssée, flanqué de son trio improbable, Marc Bajau va connaître "10 jours en or" qui vont changer sa vie...

 

 

 

Avec Franck Dubosc, Claude Rich, Pathis Touré, Marie Kremer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Voici un film sympathique, mignon, qui vous fait passer un agréable moment. Et pourtant, le sujet du film est plutôt dramatique puisqu'il exploite l'actualité bien trop présente des expulsions des sans papiers et de leur conséquences. De même, le personnage de Franck Dubosc a un côté un peu pathétique, en commercial pour un marque de chaussettes avec sa petite vie bien réglée mais sans fantaisie non plus. Et pourtant, on rit avec plaisir (oh le pléonasme absurde !). Non, je devrais dire plutôt... De bon coeur. Ce n'est pas Dubosc qui est comique, mais les situations que son personnage rencontre et accumule. Marc est plutôt un homme banal, voire invisible,  neutre, bref, et son interprète ne fait pas "du Dubosc". Même sa couleur de cheveux n'est pas naturelle et lui donne étrangement un air plus grave. C'est un personnage qui transpire la solitude mais l'envie de bien faire, la gentillesse et le coeur sur la main... Mais faut pas pousser non plus ! Et voici qu'il se retrouve avec un gamin sur les bras, de façon tragique. Sa mère, menacée d'expulsion, lui confie d'une originale façon, espérant ainsi que son fils pourra échapper au destin qui semble tristement tracé. Dubosc va assumer tant bien que mal. Mais franchement, ses rapports avec l'enfant ,qui est une véritable intrusion dans sa vie "paisible" sont intéressants et délicatement mis en scène, comme la gène physique qui ressort des moments intimes ou une certaine affection parental hésite à s'installer.  Ne me méprenez pas. Mais quand Dubosc met l'enfant au lit, on voit bien qu'il ne sait pas trop y faire, qu'il ne lui fait pas le petit bisou de la nuit, qu'il n'ose pas le prendre dans ses bras...

Et puis, sur leur chemin, Dubosc et l'enfant vont croiser un vieil homme faussement suicidaire qui à juste besoin de compagnie et une fausse routarde qui ne fuit rien d'autre que l'échec et, elle aussi, la solitude... bref, la voiture de notre commercial va devenir un véritable arche de Noé.

De belles scènes, deux ou trois longueurs, une fin improbable, assez téléphonée et improbable. Mais l'ensemble fonctionne très bien, distraie et vous amène malgré tout le  et plus si affinité ! Une bonne adresse donc pour passer une soirée sympa, en famille, entre amis ou en amoureux ! Bref, film tout public !

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Janvier 2012

Synopsis :

 

Yann et Nadia, amoureux, se lancent dans un projet de restaurant au bord d'un lac. Leur rêve d'entrepreneur se brise rapidement. Nadia, contrainte d'accepter un travail à l'étranger, confie provisoirement son fils à Yann. Elle disparaît...

 

 

Avec Guillaume Canet, Leila Nekhti, Slimane Khettabi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

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Mon humble avis : C'est l'histoire d'un rêve qui devient vite une descente aux enfer jusqu'au 6ème étage d'un squatt insalubre. Yann et Nadia sont jeunes, tombent amoureux et très vite (trop vite à mon goût, à moins que le temps qui passe ait été raccourci par le réalisateur), trouve le lieu idéal pour ouvrir leur propre restaurant : une forêt, un lac à un heure de Paris. Leur apport financier n'est pas suffisant et les portes de la banque se referment. Alors, Yann et Nadia multiplient les crédits à la consommation pour combler le trou. La suite, pas besoin de vous la raconter, d'ailleurs, c'est le sujet du film, donc vous irez voir par vous même.

Tout va très vite, le cercle infernal. Les dettes, le remboursement de 6000 € par mois quand chacun gagne un smic... La déchéance. Ces deux jeunes, on a envie de leur donner une bonne paire de claque, surtout à Yann, qui a les yeux bien moins ouvert que sa compagne. Ils n'écoutent aucun conseil de personnes avisées (professionnelles ou associations d'aide au sur-endetté) et préfère suivre celui de vague collègues.... Bref, yann reste tête baisser dans son rêve, au point d'emmener les siens dans la galère totale. Du coup, j'ai ressenti très peu d'empathie pour lui, le jugeant relativement responsable de sa catastrophe annoncée. Nadia est plus touchante. Mais l'émotion, la révolte et la colère nous vient du personnage de Slimane, ce gamin d'une dizaine d'année entraîner dans cet enfer, alors qu'il n'est responsable de rien, l'innocence personnalisée, évidemment. D'ailleurs, le jeune acteur qui l'interprète, qui se prénomme aussi Slimane, mérite vraiment les honneurs : Bonne bouille sympatique et excellent jeu.

La relation entre Yann et Slimane est intéressante. En l'absence de Nadia, ils doivent s'accepter, se comprendre, se respecter, s'habituer l'un à l'autre, se contenter l'un de l'autre, avant de finir par.... Mais suivre Yann qui devient père par la force des choses apporte de l'humanité à ce film qui en manque cruellement.... Puisque nous vivons dans un monde cruel. Le film est réalisé de façon assez factuelle, et ne cherche pas à venir grappiller vos bons sentiments toutes les 3 minutes. L'émotion, la vraie, la forte, celle qui ne nécessite aucun mot, ne vous saisit que dans les dernières minutes du film. Mais attention, vous saisit très fort.

C'est donc, après "toutes nos envies", un autre film sur le sur-endettement et la responsabilité de toutes ces sociétés de crédits à la consommation, qui vous prêtent contre une signature 3000 € comme cela, avec des intérêt effarants, sans même vérifier si vous êtes solvables.... A l'heure de la surconsommation et à l'époque où mille tentations arrivent chaque jour juste sur votre PC, via Spam et autre, vous faisant miroiter une vie meilleure.... J'espère que ce film aura un rôle d'utilité publique, à titre de prévention. Mieux vaut prévenir que...Parce qu'après, on devient ce que l'on a pas forcément voulu être.

Heureusement, ce film très brutal (sur le sujet) en tout cas, finit par une touche d'optimisme, avec une fin ouverte... Enfin, j'ai choisi d'y mettre de l'optimisme, en espérant que nos jeunes auront compris la leçon et ne retombent pas à nouveau dans le piège.

Un film intelligent, à la réalisation efficace et servit par un trio d'acteurs à leur sommet !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 3 Janvier 2012

Synopsis :

 

Jeanne est la doubleuse française d’une actrice américaine qui joue dans une série télé à succès.
Mais le jour où l’actrice américaine pète les plombs et annonce la fin de sa carrière, la vie de Jeanne bascule à son tour… Plus de travail, plus de revenu, plus rien… A moins que… A moins qu’elle ne prenne son destin en mains et ne tente a priori l’impossible : partir à Los Angeles, rencontrer la star américaine et la convaincre de reprendre la direction des plateaux de tournage…
Sur place, après quelques galères, elle croise la route d’un certain Farres qui va lui ouvrir les portes du monde merveilleux mais un peu compliqué de Hollywood.

 

 

Comédie avec Florence Foresti, Jamel Debbouze, Nikki Deloach

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Quand on adore les deux comédiens de cette affiche et que l'on veut se payer une tranche de franche rigolade... et bien on va à Hollywoo. On n'attend pas la comédie du siècle, on ne l'a pas d'ailleurs, mais on rit avec plaisir des mésaventures de notre Florence Foresti outre atlantique. Les répliques font mouches, les situations comiques ne manquent pas. Il y a aussi du soleil, des palmiers, des stars, des belles robes, des villas à Malibu, du silicone, des soirées de galas, des scènes de tournages, des agents hystériques, des actrices capricieuses, des acteurs  volages avec un poids chiche dans le cerveau... Bref, il y a Hollywood !

Et puis, derrière tout cela, il y a aussi Jamel Debbouze, un peu transparent dans ce rôle qui n'apporte pas grand chose au film d'ailleurs. Le personnage de Florence Foresti suffisait à garantir la réussite de ce film sympatique. Bref, Jamel Debouzze presque réduit à de la figuration à l'ombre de la pétillante, énergique et facécieuse Florence Foresti.

J'ai eu ce que je voulais, quand j'en avais besoin !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Décembre 2011

Synopsis : Nathalie a tout pour être heureuse. Elle est jeune, belle, et file le parfait amour. La mort accidentelle de son mari va couper son élan. Pendant des années, elle va s'investir dans son travail, se sentir en parenthèse de sa vie sensuelle. Mais subitement, sans qu'elle comprenne vraiment pourquoi, elle embrasse un de ses collègues. Markus, un homme très atypique. S'ensuit alors la valse sentimentale de ce couple hautement improbable qui va susciter interrogation et agressivité au sein de l'entreprise. Choisit-on vraiment par quel moyen on renaît à la vie ? Nathalie et Markus vont finir par fuir pour vivre leur histoire et leur émerveillement à l'abri de tout. Cette histoire de renaissance est aussi celle de l'étrangeté amoureuse.

 

 

Avec Audrey Tautou, François Damien, Pio Marmai, Joséphine de Meaux.

 

 

 

 

 

  

 

 

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Mon humble avis : Quel bonheur quand un film est le plus fidèle possible au livre dont il est l'adaption ! En même temps, les risques de trahison littéraire étaient réduits au minimum, le film étant réalisé en partie par l'auteur lui même !  Je suis sortie de la salle obscure comme en appesanteur, le sourire aux lèvres, attendrie. Et pourtant, j'ai bien ri aussi. On retrouve parfaitement l'univers de David Foenkinos : Un côté lunaire, un ton décalé et un humour bien plus subtil qu'il n'y parait, un humour délicat en fait, déposé là comme si de rien.... Et pourtant, cet ensemble m'avait franchement déconcertée lors de ma lecture du livre, car je ne m'attendais pas à cela. Mais, maintenant que je découvre l'auteur au fur et à mesure de mes lectures et rencontres, je dois dire que c'était pour moi jubilatoire de retrouver cette atmosphère faussement décalée qui sonne si juste.... et qui me convient tant (j'en profite pour faire ici la pub du dernier roman de l'auteur : les souvenirs !)

Quel talent dans ce film ! Un ami à moi pourrait dire à propos de La délicatesse : "L'extraordinaire talent des Foenkinos consiste à semer tant de fraîcheur, de finesse et de sobriété dans ses observations faussement futiles que le lecteur (spectateur) en sort ébloui et guilleret". Cet "ami" (au moins sur Facebook !), s'appelle Beigbeder et dit cela à propos du livre "Bonjour Minuit" de Jean Rhys (p247, Premier bilan après l'apocalypse). Ce passage, je l'ai lu en rentrant de ma séance de ciné et je me suis dit qu'il s'adaptait parfaitement à La délicatesse.

J'ai horreur des films qui ne savent pas choisir entre drame et comédie et qui finalement ne sont .... rien. Et bien la Délicatesse réussit le challenge d'être les deux. Chaque partie est un chocolat fourré.... Le début commence par le drame, mais avec pas mal de pointes d'humour, notamment dans les dialogues. La deuxième partie est une belle comédie romantique, mais qui ne doit pas faire oublier la douleur intérieure, la vérité des personnages. L'émotion est là mais comme le rire n'est jamais loin, on ne plonge pas dans le pathos ni dans la mièvrerie. Oui, encore une fois, beaucoup de délicatesse dans le dosage des ingrédients...J'ai beaucoup aimé la façon dont les réalisateurs ont mis en scènes les années qui passent, les changements de lieu, par une porte de restaurant qui s'ouvre le soir pour mener les personnages à sortir de l'ascenseur au travail le lendemain, comme cette main ouverte de François Damien qui conduit Audrey Tautou dans un autre lieu, un autre moment. 

Parlons des acteurs... Audrey Tautou qui peut paraître paysanne un instant, et femme fatale ou délicate l'instant d'après. Superbe de justesse. Malgré la relative rudesse de son parlé, un sourire, un regard, un mouvement et nous revoici dans... la délicatesse. Par contre la maigreur de notre belle actrice devient aussi effrayante que celle décriée des Top Models. François Damien est parfaitement désopilant en homme "invisible" qui prouve que l'amour rend beau !!!

Par contre, j'emets une petite réserve par rapport au site Allociné qui dit " Les réalisateurs voulaient construire leur histoire dans une entreprise chaleureuse, avec boiseries, dorures, marbres".... Hum hum... Les décors font très suédois des années antérieures, les poignées de portes en forme de croix m'ont paru mortuaires.... enfin, les tenues d'Audrey Tautou ajoutent encore au côté décalé et atemportel !

Quoiqu'il en soit, j'espère que les frères Foenkinos renouvelleront l'expérience cinéma car j'ai vraiment trouvé dans ce film un univers qui pourrait leur être propre, une atmosphère signée qui m'a fait pensé aux films de Jean Pierre Jeunet (vous me direz, avec Audrey Tautou dedans, cela facilite), mais non, ce n'est pas que ça...

Finissons par un aphorisme maison.... Comme l'année qui s'annonce semble à peu près aussi brute dans ce bas monde que celle qui s'achève, n'hésitez pas, à vous offrir un joli, doux et drôle moment de délicasse !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 24 Décembre 2011

Synopsis : La vie n’est pas rose tous les jours pour Solweig, caissière dans un supermarché. Mais elle garde le sourire, malgré les remarques souvent déplaisantes des clients et un chef teigneux. Peut-être grâce au blog qu’elle tient en secret, où elle s’épanche avec humour sur son quotidien difficile…
Un soir, sous la neige, son destin croise celui de Charles. Le jeune homme tombe aussitôt amoureux d’elle, sans se douter qu’ils ne sont pas du même monde.
Mais si un simple blog peut changer le sort de milliers de caissières, n’est-il pas permis de croire aux contes de fées ?

 

 

Avec Déborah François, Elsa Zylberstein, Firmine Richard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Je suis passablement déçue. Je ne m'attendais pas à une telle adaptation du livre jubilatoire d'Anna Sam. Certes, qui dit adaptation ne dit pas copie. Il eut peut-être été difficile de toute façon de faire un film avec "juste" des anecdotes autour de caisses d'hyper marché et sur les observations fines et réalistes d'une caissière. Mais de là à aboutir à un résultat aussi consensuel, cela est presque navrant. Je ne repproche pas le fait que le réalisateur ait brodé une vie personnelle à notre caissière. Mais le problème est que cette vie personnelle devient plus importante que le sujet lui même : le rapport entre clients et hôtesses de caisses "invisibles" qui voient passer devant elles chaque jour tous les pannels de la population française, avec leurs bons et leurs mauvais côtés.  Oui le sujet devient secondaire, au point que l'on y reconnait à peine le livre d'origine, dont la lecture m'avait fait rire de toutes les couleurs (jaunes aussi, bien sûr), mais rire. Dans le film, on rit bien a deux ou trois répliques, on se révolte des conditions de travail des hôtesses de caisses mais bon... Bref, le film ne sait pas choisir entre comédie et drame social...

J'ai lu sur Allociné que le réalisateur ne voulait froisser personne.... c'est peut-être la meilleur façon pour laisser tout le monde de glace. On va au cinéma pour être remuée, ressentir des émotions ou rire, même si c'est rire à nos dépants, et pas pour que l'on nous arrange la réalité qui est le sujet principal du film. Le pompom vient avec la romance ajoutée dans le film, une romance cliché à souhait à laquelle on ne croit pas du tout. C'est mettre de la mièvrerie là où il n'y en avait pas. Un prince charmant et un conte de fée en plein Leclerc... Non, pour moi, le conte de fée existe, mais il est dans ce que vit la vrai Anna Sam depuis le succès de son livre. De caissière aux tapis rouges des avant premières, ça c'est un conte de fée mérité et nul besoin de prince charmant pour cela. Les contes de fée qui nous font vibrer maintenant, parce qu'ils existent, sont les réussites inattendues et qui semblent sans limite, de Madame Toulemonde.

Il y avait vraiment matière à faire une excellente comédie (format magique pour faire passer un message !) et nous sommes loin du compte.

Heureusement, il y a les actrices qui relèvent le tout et nous donnent du plaisir. Car on s'attache sacrément à ces 4 femmes, toutes différentes et qui font le même métier.  Et personnellement, je respire le soleil des antilles dès que j'entends l'accent de Firmine Richard dans des rôles toujours fort en caractère. Ca j'ai aimé.

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 22 Décembre 2011

Synopsis :  

La vie de Paul bascule le jour où sa femme Sarah disparaît subitement. Après une année de recherches infructueuses, Paul est un homme brisé, rongé par le doute et la culpabilité. Sa dernière chance est peut être de tout reprendre à zéro : déménager avec ses 2 enfants à Saint-Malo, la ville où il a grandit. Mais des rencontres inattendues vont donner à ce nouveau départ une tournure qu’il n’imaginait pas.

 

 

 

Avec : Benoit Magimel, Isabelle Carré, Antoine Duléry, Hugo Fernandez, Cassiopée Mayance, Audrey Tautou.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Ce film est "l'adaptation libre" du roman éponyme du romancier malouin Olivier Adam, qui a lui même participé à l'élaboration du scénario et a assisté en partie au tournage du film...

Ce qui, je pense, n'est pas étranger au fait que l'on retrouve bien le livre sur l'écran. Enfin un  film qui ne trahit pas le roman d'origine ! Certes, tout n'y est pas exactement pareil, certains personnages ont même étés supprimés, ce qui est sans doute nécessaire pour, dans un film, s'attacher à l'essentiel d'un roman. Ayant dévoré le livre il y a quelques années, je connaissais donc déjà l'histoire... et la fin. Et dans ma tête, des souvenirs, un ressenti, une atmosphère. Celle ci est peut -être un peu moins "lourde" que dans le livre mais tout aussi prenante, bouleversante, poignante. Pas un bruit dans la salle de cinéma. Et les acteurs ne sont pas innocents dans la réussite du film. Benoit Magimel, en pudeur, retenue et souffrance. Il tient là un grand rôle qui fera date dans sa carrière. On sent l'homme blessé maintenu en vie par /pour ses enfants. Les deux enfants jouent à merveille, avec un naturel bluffant. Le jeune Hugo Fernandez est d'ailleurs celui qui apporte l'instant émotionnel le plus fort, celui où, suivant votre nature, votre gorge se noue douleureusement ou vos larmes coulent quoique vous fassiez. Antoine Dulery est touchant en homme dévoué, qui est quelque part passé à côté de sa vie, et d'une vie qui le prive d'enfant. Ramzy est quasi méconnaissable. Isabelle Carré apporte calme et droiture.

Enfin, le parti pris du réalisateur : celui de faire un film sans frou frou, avec beaucoup de silence, de regards, de sobriété. Et les non dits aussi, entre les personnages, les non dits réalistes de la vie où l'on se tait pour ne pas s'épancher et ne pas craquer, parce que dire serait trop long et avouer éventuellement que l'on ne s'en sort pas : "Ca va? - "Oui ça va". - "Et les enfants" ? - "ca va aussi".

Ce film est sincère, et fidèle à l'univers de l'auteur.

Et puis, et puis petite cerise sur le gâteau pour une fille du coin... Le film est entièrement tourné sur Saint Malo mais surtout sur Saint Lunaire, village proche de Dinard (et de St Malo par extension), où vit ma mère. Aussi quel plaisir de reconnaître chaque lieu de prise de vue ou presque, les maisons, les rues, les plages, les écoles, les restaurants, les places où l'on se stationne les jours d'affluence... Et vraiment, j'habite une belle région !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 6 Décembre 2011

Synopsis :

 

"The Lady" est une histoire d’amour hors du commun, celle d’un homme, Michael Aris, et surtout d’une femme d’exception, Aung San Suu Kyi, qui sacrifiera son bonheur personnel pour celui de son peuple. Rien pourtant ne fera vaciller l’amour infini qui lie ces deux êtres, pas même la séparation, l’absence, l’isolement et l’inhumanité d’une junte politique toujours en place en Birmanie. "The Lady" est aussi l’histoire d’une femme devenue l’un des symboles contemporains de la lutte pour la démocratie.

 

 

Avec Michele Yeoh, David Thewlis, Jonathan Raqqett, Jonathan Woodhouse

 

 

 

 

 

 

 

 

  

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Mon humble avis :Je suis allée voir le film sans lire le pitch, juste après avoir vu la bande annonce. Le nom de Luc Besson et le sujet me suffisait. Je connais forcément, de loin, la vie de Aung San Suu Kyi, résistante à la dictature birmane et prix Nobel de la Paix en 1991. Mais en savoir plus n'était pas du luxe.

Je ne m'étendrai pas sur la qualité cinématographique du film, des plans, du jeux des comédiens car j'ai trouvé ce film parfait. Allez quelques mots tout de même sur de superbes photos et paysages, qui ne sont pas birmans mais Thaïlandais. Évidemment, on ne tourne pas un film sur une dictature dans le pays brimé ! Néanmoins, quelques scènes ont été tournée dans Rangoon, en caméra cachée. Je reconnais juste un peu de nébulosité sur le statut de Aung San Suu Kyi sur la fin du film, puisqu'elle semble à nouveau sous résidence surveillé sans que l'on sache ce qui a valu ce retour en arrière.

Luc Besson a choisi un angle de vue original sur cette histoire. Le point de vue humain, intérieur, le cheminement personnel de Aung San Suu Kyi, ses sacrifices individuels, ses renoncements, son don de soi total à la cause de la démocratie. Et je découvre avec ce film grandiose, captivant et forcément troublant que ce n'est pas une histoire ni un destin individuel... Mais ceux d'un couple, de Aung San Suu Kyi et de son mari, Dr Aris, professeur universitaire à Oxford Angleterre. Ils sont tellement unis dans leurs convictions, dans leur engagement, dans leur combat que celui ci les sépare physiquement pendant des années. Le soutien  du Dr Aris à sa femme est tout aussi bouleversant et admirable que l'obstination et les privations de liberté de son épouse. Vraiment, c'est le combat d'un couple grâce à l'amour et le respect qu'il se porte et c'est immense. Car sans le dr Aris qui remue toute la communauté internationale, je pense que Aung San Suu Kyi ne serait plus de ce monde depuis belle lurette. Ensemble, malgré le pire, ils décident de ne pas plier devant la junte militaire, de ne rien accorder, de ne pas faire un pas en arrière pour que la démocratie puisse régner en Birmanie. Aung San Suu Kyi  et Dr Aris font le choix de renoncer à leur vie de famille pour la liberté d'un peuple et la défense d'une cause.

Alors oui, les détails politiques ne foisonnent pas dans le film, ils sont secondaires, mais on peut les trouver n'importe où, dans des documentaires TV ou sur Wikipédia ou autre.

Forcément, ce film me fait réfléchir... Dans quelques mois, nous allons avoir la chance de voter et déjà, nous traînons les pieds pour la plupart, car globalement, aucun candidat n'inspire plus confiance que l'autre ou ne convainque avec des promesses mille fois faites. Nos dirigeants politiques passent leur temps à se mitrailler à balles à blanc et joutes verbales.... En France, je ne vois aucun leader politique mus par la conviction profonde et désintéressée, par la cause. je ne trouve personne qui se met au service d'une cause, qui serait prêt à se donner. Non, je regarde des gens qui débordent d'égo et qui cherchent tous à tirer la couverture à eux. En même temps, nous n'avons aucun taré de miliaire non plus et notre armée est là pour nous défendre...Mais nous n'avons personne qui ait le charisme, la grâce, l'humilité, la force, la volonté, les valeurs, le courage, la grandeur d'âme d'une personne comme Aung San Suu Kyi, nous n'avons pas non plus de Nelson Mandela. Nous avons le temps d'avoir une classe politique qui me fait souvent honte et qui mène certains débats à des niveaux de pacotilles. Pourquoi ? Peutêtre parce que notre liberté d'agir et de penser est pour l'instant acquise et que nous n'avons pas de grande cause vitale et nationale à défendre. Aucune cause qui concerne absolument tout le monde,  à part un jour de carence à droite ou 3 ans de boulot en plus à gauche... Un foulard rouge autour du cou ne donne pas, en France, le droit de vous tirer une balle dans la tête sans raison.

Alors oui, The Lady est un film incontournable, magnifiquement joué et tourné et qui remet quelques pendules à l'heure. Profond et sincère respect à toute l'équipe du film et admiration pour le modèle...

 

 

 Une des photos les plus fortes du film... 

 

 

 

 

 

 Une photo pleine de symbole et d'espoir, prise il y a quelques jours : Aung San Suu Kyi avec Hillary Clinton

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 30 Novembre 2011

Synopsis : Une famille de femmes que la vie a souvent bousculée mais qui est parvenue avec le temps à apprivoiser les tumultes. Les hommes ont peu de place dans cette vie et naturellement quand l'une d'entre elle tombe amoureuse tout vacille. L'équilibre est à redéfinir et tout le monde s'y emploie tant bien que mal. Mais le destin ne les laissera souffler que peu de temps avant d'imposer une autre réalité. La famille devra alors tout réapprendre. La mécanique de l'adoption devra à nouveau se mettre en marche forçant chacun à prendre une nouvelle place...

 

 

 

Avec Mélanie Laurent, Clémentine Célarié, Denis Ménochet,Marie Denarnaud

 

 

 

 

 

 

 

 

  

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Mon humble avis :Pour un premier film, "Les adoptés" est franchement bluffant de maîtrise, de maturité. On peut dire que tout réussit à Mélanie Laurent, à moins que ce soit elle qui réussisse tout : actrice, chanteuse, réalisatrice, réputation grandissante et gage de qualité.

Ce film commence avec une certaine légèreté sur un sujet qui peut être grave, tout dépend de la façon dont on l'observe : La peur d'aimer, de laisser de la place à l'autre dans sa vie, la peur de l'échec amoureux qui paralyse et par dessus tout, des relations familiales fusionnelles et donc très encombrantes. Ici, c'est Lisa (mélanie Laurent) qui voit d'un très mauvais oeil l'amour naissant entre sa soeur Marine et Alex. Lisa craint le changement, ne veut pas perdre sa confidente, sa meilleure amie, son autre, tout ce qu'elle a mis en une seule personne : sa soeur. Ce n'est pas de la jalousie, c'est au delà.... On est dans la relation exclusive, qui empêche l'un des êtres de s'épanouir et de prendre son envol. Et puis c'est aussi un film sur ce que l'on voulait devenir et que l'on n'est pas devenu, même si l'on s'en sort pas trop mal, en apparence. Ca, ça me rentre droit dans le coeur.

Mélanie Laurent a su filmer cela avec intelligence et un immense talent. J'ai vraiment aimé le regard de sa caméra, soit dans les ralentis, dans les flous, ainsi que les sons qui signifient l'overdose et l'isolement. Beaucoup d'humour dans la première partie du film qui pourtant nous montre l'intime amoureux ou douloureux, l'euphorie comme le désarroi.

Et puis le film bascule avec un drame. Chaque personnage doit alors se reconstruire, se réorienter, s'accepter, se reconnaître, s'adopter soit même, adopter l'autre. S'ouvrir à une vie différente que celle entrevue quelque temps avant et surtout s'unir. Alors les barricades vont se baisser. Et "Les adoptés" devient très émouvant, lacrymal ou bouleversant suivant votre caractère. Mais le cri et la détresse de Mélanie Laurent lorsque le chariot s'en va me restera longtemps en mémoire, tout comme la douleur plus silencieuse de Denis Ménochet. Curieux, cet acteur, je l'avais trouvé assez répugnant il y a quelques semaines dans le film Le Skylab. Et là, il m'est apparu touchant et beau, j'avais envie de le prendre dans mes bras, et qu'il me prenne dans les siens. C'est étrange d'inspirer autant de sensations contradictoires. C'est sans doute à cela que l'on peut reconnaître un excellent acteur.

D'ailleurs, chaque comédien participe à la réussite de ce film, et j'ai été ravie de revoir Clémentine Célarié, malgré sa chevelure blond platine ! Clémentine est toujours à vif, ces larmes coulent tellement vrai, comme ces coups de gueule sur les plateaux télé viennent du fond du coeur !

Le scénario est bien plus subtile que le synopsis peut le laisser présager et la fin n'est pas forcément celle qu'on prévoit. Mais elle est si pleine de symboles que l'on en est tout retourné. Mélanie Laurent nous offre ici un film intelligent, original, créatif. Entre fraicheur, douceur et brutalité de la vie. Le genre de film qui laisse une emprunte indélébile** avec des personnages que l'on ne peut qu'adopter !

** C'est mon avis au moment où j'écris cette chronique, 24h après avoir vu le film. Pour vérifier l'appropriation du terme "indélébile", réinterrogez moi sur mon ressenti dans un an !

  

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 20 Novembre 2011

Synopsis :

  Elle habite avec son fils et son mari en face du Luxembourg... Il habite seul avec son fils à l’arrière d’une camionnette.
Elle dirige une prestigieuse fondation d’art contemporain... Il vit de petits boulots et d’allocations.
Elle a bac + 7... Il a failli faire 7 ans de prison.
Elle tutoie le ministre de la culture... Il tutoie toutes les bouteilles d’alcool qu’il rencontre.
Elle aime le débat d’idées... Il aime le sexe avec des inconnues à forte poitrine.
Ils ne se ressemblent pas du tout... et se supportent encore moins.
D’ailleurs, ils n’auraient jamais dû se rencontrer. Mais leurs enfants, eux, sont inséparables... Ils finiront par comprendre pourquoi...

 

 

Comédie avec André Dussolier, Isabelle Huppert, Benoît Poelvoorde et Virginie Efira

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Le film commence fort, sur des chapeaux de roue. On rit bien, les réparties succulentes et/ou graveleuses fusent et font mouche. Et chacun est dans son rôle, à merveille, jusqu'à Virginie Efira toujours aussi lumineuse et pétillante. Alors, le moment est bon.... Sauf que le sujet s'essouffle et semble ne jamais vouloir finir. Et en fait, il me semble finit sans être terminé.

Le fond du film n'a rien d'original, deux personnes opposées qui sont plus ou moins obligées de se supporter et qui comme deux pôles d'un aimant, vont se rapprocher. Les duos improbables fonctionnent toujours (ou souvent au cinéma). C'est assez bien ficelé dans les premiers temps et puis, au fur et à mesure que la pingouingivrée (alias Isabelle Huppert) se détend, et bien j'ai eu l'impression que pas mal de choses partaient en vrille pour arriver à une scène qui m'a déçue. Elle a peut-être amusé les acteurs mais moi, voir la classe d'Isabelle Huppert réduite à faire "la brouette" et le cheval... Ben, je ne sais pas, mais ce n'est dans de telles positions que j'ai envie de voir une actrice d'une telle envergure, et un peu de retenue aurait rendu l'ensemble un peu plus crédible. Enfin, chose rare devant une comédie, j'ai ressenti des longueurs... Bref, je ne suis pas motivante ni très inspirée par ce film. Alors je conclus : Mon pire cauchemar est un divertissement qui se regarde, il y a pire, mais il y a bien mieux dans le genre en ce moment, dont le fameux Intouchables qui casse la baraque !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 18 Novembre 2011

Synopsis :  

Claire, Jeune juge au tribunal de Lyon, rencontre Stéphane, juge chevronné et désenchanté, qu'elle entraîne dans son combat contre le surendettement. Quelque chose naît entre eux, où se mêlent la révolte et les sentiments, et surtout l'urgence de les vivre.

 

 

 

 

Avec Marie Gillain, Vincent Lindon, Amandine Dewasmes

 

 

 

 

Librement inspiré du livre " D'autres vies que la mienne", d'Emmanuel Carrère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Je n'aime pas le synopsis. Il donne une très mauvaise idée, voire une fausse image de film, annonçant presque une romance déguisée.

Il oublie de préciser que Claire (Marie Gillain) s'investit dans la défense de Céline, mère sur endettée, et qu'elle se prend d'amitié pour elle. Il oublie aussi, (et je ne spoilie pas, c'est dans la bande annonce) que devant une IRM de son cerveau, un médecin lui montre une tâche, une sale tâche contre laquelle on ne peut rien faire, prolonger un peu, c'est tout. Quelques mois. Et pour Claire, tant de chose à réaliser encore que ce combat contre le sur-endettement et celui de Céline devient sa cause, sa raison survivre, de tenir. C'est son ultime réalisation.

Et c'est une très belle relation qui se crée avec son collègue Vincent Lindon, emprunte de respect, d'amitié, d'admiration, d'union dans le combat et de protection.

Ce film est magnifique, en même temps, venant d'un tel réalisateur qui retrouve qui plus est un de ses acteurs... fétiches, il ne pourrait en être autrement; Je vous rappelle que l'on doit à cette paire d'hommes le bouleversant film Welcome, sur les clandestins de Sangattes. Lioret est donc le cinéaste des grandes causes et ici, il montre du doigt et même plus toutes ces sociétés de crédit à la consommation. Celles ci enfoncent les personnes modestes déjà aux abois, qui signent des contrats aveuglement, des contrats qui leur mettront la tête sous l'eau pour la vie, par des taux d'intérêt exhorbitants notés en 15ème page en caractère 5 ! Ces sociétés qui mènent leurs clients mauvais payeurs autribunal, tout en  continuant à leur accorder de nouveaux prêts...

Bref, encore un domaine où l'on se dit que l'on vit dans un monde de fou, un monde hypocrite, qui se situe presque au dessus des lois... Alors certes, certaines stratégies ou expressions judiciaires me sont un peu passées au dessus de la tête, mais là n'est pas l'important. L'essentiel, c'est qu'il se passe quelque chose, que les choses pourraient changer. Et puis il y a ce qui se passe, au sens propre comme au sens figuré, dans la tête de Claire. Marie Gillain est époustouflante de lumière, de grâce, d'émotions contenues et de pudeur. J'ai été très contente de la revoir dans un grand rôle au cinéma. Vincent Lindon est poignant dans l'écorché qui trouve plus fragile que lui, quelqu'un dont il prendra soin et pour qui il se battra, à sa façon, avec les honneurs de la discrétion. Enfin, mention spéciale pour Amandine Deswames qui incarne avec humilité et finesse le drame du sur-endettement, mais une femme qui relève la tête devant l'humiliation. Un rôle très fort aussi.

Tout est justement rendu dans ce film, depuis la cruauté sociale jusqu'à la maladie et la résistance que chacun a au fond de lui. Et l'amour d'une mère et d'une femme pour les siens à un point que l'on imagine même pas. Mais le pathos n'est pas là. On ne verse pas dans l'apitoiement. On ressent comme une paix intérieure en sortant de Toutes nos envies. On ne peut que saluer la grandeur d'âme d'un personnage tel que Claire. Bravo, encore un film dont on peut être fières.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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