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Publié le 23 Novembre 2010

Synopsis : On dit de Lou qu’elle est une enfant précoce. Elle a treize ans, deux classes d’avance et un petit corps qui prend son temps. Elle a une mère emmurée dans les tranquillisants, peu d’amis, et le ressenti aigu d’un monde qui va de travers.
Lou doit faire un exposé sur une jeune femme sans abri. Elle en a vu une à la Gare d’Austerlitz. Une qui fait la manche, demande des clopes, s’endort sur la table du café lorsque Lou lui offre à boire pour l’interviewer.
Elle a 18 ans, s’appelle No, Nora en fait mais tout le monde dit No, et bientôt Lou ne pourra plus se passer d’elle. Mais No est imprévisible, elle a grandi dans les foyers et elle ne ressemble à personne. Un jour, elle disparaît.
Lou la recherche, sûre de ce besoin qu’elles ont l’une de l’autre. Lorsque No réapparaît à bout de forces, Lou sait ce qu’elle doit faire : No viendra vivre chez elle.

 

 

Avec Nina Rodriguez (Lou), Marie Julie Parmentier (No), Zabou Breitman, Bernard Campan, Antonin Chalon

 

 

 

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Mon humble avis : Ce film est l'adaptation du roman éponyme de Delphine de Vigan, chroniqué ICI. Une très belle histoire d'amitié, de main tendue, où ne sont pas forcément sauvés ceux qu'on pense.

Adaptation très réussie, avec finesse et justesse. Le film est très fidèle au livre, à quelques nuances près, j'ai  bien retrouvé ce que j'ai lu. Nous avons moins accès à l'univers intérieur de Lou, cette jeune enfant surdouée, et à son imagination qui m'avait fait bien sourire lors de ma lecture. Zabou Breitman ajoute un regard d'adulte (mais sans jugement ni commentaire) sur les ados et leurs aspirations. J'ai trouvé le film un peu plus aéré que le livre, même si certaines scènes sont très fortes et disent beaucoup du désert affectif des uns et des autres. Le joli minois de Lou,  la nonchalance amusante de Lucas et une superbe bande originale sont pour beaucoup à la lumière du film. Ils permettent de respirer un peu dans un ensemble qui reste grave quoiqu'il en soit. Le sujet vous interpelle forcément, vous remue, vient vous chercher derrière vos retranchements. Enfin, je ne me souvenais pas m'être interrogée autant, dans le dernier quart de l'oeuvre,  sur le personnage de No et sur ce que cache ou pas son comportement et ses addictions. D'ailleurs, une relecture s'impose peut-être car je me demande si Marie Julie Parmentier n'est pas parfois trop extrême dans son jeu pour être complètement fidèle à l'héroïne du roman. Ce serait mon seul mini bémol sur ce film.

Dès la bande annonce, en apercevant le jeune Lucas, je me suis dit : C'est le fils de Zabou ! La ressemblance est frappante dans chaque scène où il figure.... Ce lien de parenté est confirmé sur Allociné. D'ailleurs, le jeune Antonin Chalon a joué dans les 3 autres films de sa mère.

Quant à Nina Rodriguez (lou), elle avait déjà été la fille (petite) de Zabou Breitnam dans le film "Le premier jour du reste de ta vie". J'espère qu'on la reverra bientôt, souvent et longtemps, tant elle est talentueuse et lumineuse.

Peut-on dévier la fatalité et jusqu'où peut-on aller pour cela, que l'on ait 13 ans ou 40 ans, voici les vrais questions de ce film très agréable et réussi.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 17 Novembre 2010

Synopsis : En 1977, dans une province de la bourgeoisie française, Suzanne Pujol est l’épouse popote et soumise d’un riche industriel Robert Pujol. Il dirige son usine de parapluies d’une main de fer et s’avère aussi désagréable et despote avec ses ouvriers qu’avec ses enfants et sa femme, qu’il prend pour une potiche. À la suite d’une grève et d’une séquestration de son mari, Suzanne se retrouve à la direction de l’usine et se révèle à la surprise générale une femme de tête et d’action. Mais lorsque Robert rentre d’une cure de repos en pleine forme, tout se complique…

 

 

 

 

Comédie avec Catherine Deneuve, Karine Viard, Gérard Depardieu, Fabrice Luchini, Judith Godrèche, Jérémie Renier, Elodie Frégé

 

 

 

 

  

 

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Mon humble avis :Un véritable come back dans les années 70, qui commence dès le générique, avec des couleurs et une police de caractère très d'époque !

J'ai pris beaucoup de plaisir à voir le personnage de Suzanne, joué par l'excellente Catherine Deneuve, se réveiller,  s'accomplir, et se réaliser presque à l'insu de tous, en tout cas pour la plus grande surprise de son entourage. Suzanne qui parait si lisse cache bien des mystères, des secrets et un sacré potentiel. Comme quoi, il faut se méfier de l'eau qui dort !!!

Les répliques font souvent mouche et prêtent à rire. Certaines seront peut-être cultes, notamment celle où l'acariâtre mari Luchini dit à sa femme qu'on ne lui demande pas d'avoir un avis.

Mais j'ai regretté l'approche très théâtrale de la réalisation. Certes, ce film est l'adaptation du pièce de théâtre, mais si c'est pour faire la même chose devant une caméra, je vois moins d'intérêt... L'interprétation caricaturale et trop théâtrale justement de certains personnages m'a gênée. J'ai mis un peu de temps à entrer dans le film, à me faire au genre...

Et puis, là, c'est la ch'ti d'origine qui parle... Ce film est tourné dans le Nord, c'est écrit noir sur blanc sur les plaques d'immatriculation des voitures. A une ou deux exceptions près, toutes les scènes extérieures sont filmées dans une grisaille ambiante.... Si j'étais préfet du nord, j'interdirais désormais les tournages de films par temps gris... Car le Nord, ce n'est pas que ça, et ce n'est pas toujours ça...

Et enfin, à noter, les débuts discrets de la chanteuse Elodie Frégé en comédienne. A suivre !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Novembre 2010

Synopsis : Paul Exben a tout pour être heureux : une belle situation professionnelle, une femme et deux enfants magnifiques. Sauf que cette vie n'est pas celle dont il rêvait. Un coup de folie va faire basculer son existence, l'amenant à endosser une nouvelle identité qui va lui permettre de vivre sa vie.

 

 

 

Thriller avec Romain Duris, Marina Foïs, Catherine Deneuve, Niels Arestrup

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

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Mon humble avis : Ce film est la libre adaptation du roman éponyme du célèbre romancier Douglas Kennedy, lui même ravi de cette adaptation. Pour information, je n'ai pas lu ce livre.

J'ai passé un bon moment, j'ai aimé ce que je voyais, j'étais prise dans l'histoire. C'est bien filmé, très bien joué je trouve et certains paysages du Monténégro sont à couper le souffle.

La tension monte, le piège finira bien par se refermer. On attend donc, un peu comme le personnage, que l'engrenage se remette en route. On guette et on soupçonne un peu tout et tout le monde. Ca vient bien sûr, mais pas si fort, pas si violemment qu'on l'imaginait. Et puis paf, c'est la fin. Avec les copines, on s'est regardé, interrogatives ? C'est vraiment la fin ? Mais il manque au moins une demi heure de film là pour bien faire.

Une d'entre nous a lu le livre... et effectivement, d'après elle, il manque l'essentiel du livre, l'aspect psychologique de l'usurpation d'identité. C'est vrai que pour moi, le film s'attache plus à l'aspect pratique du sujet. Et surtout, il manque THE rebondissement qui fait la grandeur et la folie du livre...

C'est un bon film tout de même, agréable et captivant, mais qui aurait mérité d'être un peu plus approfondi. Il ravira je pense ce qui n'ont pas lu le livre. Quant  aux lecteurs...

Quoiqu'il en soit, soyez attentifs, Douglas kennedy apparaît à un moment, un peu comme Harlan Coben était apparu dans le "Ne le dis à personne" de Canet.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Octobre 2010

Synopsis : A la suite d'un événement bouleversant, une bande de copains décide, malgré tout, de partir en vacances au bord de la mer comme chaque année. Leur amitié, leurs certitudes, leur culpabilité, leurs amours en seront ébranlées. Ils vont enfin devoir lever les "petits mouchoirs" qu'ils ont posés sur leurs secrets et leurs mensonges.

 

 

 

 

Avec Marion Cotillard, François Cluzet, Benoît Magimel, Gilles Lellouche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      

 

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Mon humble avis : Alors, ces Petits Mouchoirs ? Ils vous mènent du rire aux larmes mais vous gardent toujours sur le fil de l'émotion. En effet, on rit beaucoup, aux éclats, mais on n'est pas dupes. Car on sent bien que les personnages qui provoquent notre hilarité, et bien ils aimeraient pouvoir pleurer.

Une bande d'amis trentenaires - quadra part comme tous les ans en vacances au Cap Ferret. Mais cette année, il manque Bruno, cloué sur un lit d'hôpital après un brutal accident de scooter. C'est donc un film de potes sur une bande de potes. Il n'est pas toujours aisé d'être amis. Il faut supporter les obsessions et les manies des autres. Et puis, pas toujours facile d'écouter l'autre autant qu'il vous écoute, ou juste de se faire entendre quand chacun ne voit que son horizon et son petit mouchoir.

Il y a donc dans ce film galerie de personnages qui, même s'ils se le cachent, partagent tous un point commun : ils fuient et nient leur propre réalité. Ils sont abîmes et étouffent sous leurs petits mouchoirs. Ils n'y arrivent pas, ils n'y arrivent plus. Il y a celui qui pense y être arrivé dans la vie comme en amour et qui ne supporte plus le poids de tout cela. Le burn out n'est pas loin. Il y a le boulet qui pense qu'il n'y arrivera jamais mais qui garde toujours espoir, le flambeur, dragueur qui est en fait brûlé sur plusieurs degrés, celle qui n'y arrive pas avec les hommes et qui fuit et enfin, celui qui pensait y être arrivé et qui doute que ce soit la bonne gare.

Tous ces personnages sont bouleversants à leur manière et excessivement bien interprêtés. Pour ma part, je j'attribue une mention spéciale à Gilles Lellouche que je découvre réellement avec ce film. Merci aussi à Guillaume de nous rendre la Marion qu'on aime ! La Française sans fard, pas l'américaine qui laisse jouer son bâton de rouge à lèvres Chanel ! Les dialogues sont délicieux  (voire cultissimes en devenir) et cyniques dans ce qu'ils taisent. La réalisation nous invite vraiment au plus près des personnages, et nous incite à nous intégrer dans cette bande, à devenir l'un d'eux, ou en tout cas, à nous projeter parmi eux. Ce qui est sûr, c'est que le réalisateur aime ses acteurs et qu'il les connaît bien. Comme le coin d'ailleurs... Le bassin d'Arcachon est décidemment très cinémagénique !

Vous irez voir ce film si vous êtes prêts à vous prendre une claque, à laisser libre cours à votre sensibilité, à faire une brêche dans votre mur, à regarder sous vos propres petits mouchoirs. A vous les avouer déjà à vous même. Ce qui est un grand pas. Un film que l'on va voir pour la sensabilité qu'il dégage et qu'il réveille en nous. Et pour cela, n'oubliez pas vos mouchoirs. Franchement, l'émotion, tendresse, tristesse sont au rendez vous, à leur paroxisme même. Je suis sortie de ce film très émue, bouleversée. Tout est juste dans ce film, à part, je le reconnais, la scène de réconciliation entre Cluzet et Magimel qui sonne faux, qui aurait mérité plus de pudeur, de distance, de masculinité.

Comment, vous ne savez pas ce que c'est qu'un petit mouchoir ? Un petit mouchoir, ce sont les petits mensonges que l'on se fait à soi et aux autres pour éviter de se montrer ou de s'avouer tel que l'on est. On en a tous des petits mouchoirs. Moi, j'en ai tellement que j'en ai fait un patchwork bien cousu pour être sûr que rien ne dépasse entre deux. Guillaume Canet definit aussi Les petits mouchoirs comme le tapis sous lequel on cache la merdre jusqu'à ce que cela finisse par déborder. Et ca déborde chez moi, chez les personnages du film, un peu partout non ?

 

 

Sur le site http://www.lespetitsmouchoirs-lefilm.com/, une excellente interview de Guillaume Canet

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 26 Octobre 2010

Synopsis : Julia Jarmond, journaliste américaine installée en France depuis 20 ans, enquête sur l'épisode douloureux du Vel d'Hiv.
En remontant les faits, son chemin croise celui de Sarah, une petite fille qui avait 10 ans en juillet 1942.
Ce qui n'était que le sujet d'un article devient alors, pour Julia, un enjeu personnel, dévoilant un mystère familial.
Comment deux destins, à 60 ans de distance, vont-ils se mêler pour révéler un secret qui bouleversera à jamais la vie de Julia et de ses proches ?
La vérité issue du passé a parfois un prix dans le présent...

 

 

Drame avec Kristin Scott Thomas, Mélusine Mayance, Niels Arestrup

 

 

 

 

 

 

 

      

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Mon humble avis : Ah ces satanées lumières qui se rallument toujours trop vite au cinéma et qui vous obligent à ravaler vos larmes. Pourquoi ne pourrait-on par rester encore un peu dans l'histoire, dans notre bouleversement personnel et quitter la salle sur la pointe des pieds, dans une semi obscurité, dans le respect de ce que l'on vient de voir, de ressentir....

Ce film est l'adaptation du livre éponyme  (que je n'ai pas lu) de Tatiana de Rosnay que j'ai interviewée l'an dernier à propos d'un autre roman. Je ne puis donc dire si le scénario est tout à fait fidèle au livre ou pas. Peut m'importe. L'essentiel est que ce film soit magnifique et parfaitement réussi.

Parfois, des acteurs portent de leur mieux un film. Celui ci n'a pas besoin d'être porté. Au contraire, il est magistralement servi par les comédiens, Kristin Scott Thomas (qui me fascine toujours plus de film en film) et la jeune Mélusine Mayance en tête. Les seconds rôles ne sont pas en reste. Tous participent à la dimension exceptionnelle d'"Elle s'appelait Sarah". A travers ces personnages imparfaits ou ignobles, le spectateur fait face à ses propres failles, à sa propre lâcheté. Quand la journaliste Julia interroge sa collègue "Et toi, qu'est-ce que tu aurais fait" ? , c'est évidemment à toute la salle qu'elle s'adresse, à chacun d'entre nous. Enfin, j'espère que c'est ainsi que vous avez ressenti (ou ressentirez) cette question à laquelle il est bien difficile de répondre.

C'est vraiment un film à voir, même si la première demi heure est parfois difficile à supporter, l'ensemble vous amène a retenir votre souffle dans une autre dimension. Et la toute première qualité de ce film est de mettre un visage sur drame collectif, et ainsi que chacun se sente concerné, même si l'Histoire nous a épargné, et même si les années passent. L'horreur collective redevient ainsi individuelle. Ce visage, c'est celui de Sarah.

 

 

Et une amie a levé un lièvre.... Elle s'appelait Sarah.... Ce titre a-t-il un lien avec la chanson "Comme toi" de Jean Jacques Goldman qui disait "Elle s'appelait Sarah et elle n'avait pas 8 ans, sa vie c'était douceur, rêve et nuage blanc..." Si vous le savez, dites moi !

 

Après vérification auprès de l'auteur et de l'éditeur du livre... Oui, l'éditeur a bien choisi le titre français du livre en s'inspirant de la chanson "comme toi" de Goldman

  

  

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Octobre 2010

Synopsis : Condamné pour un crime qui n'était, selon lui, qu'un accident, Constant réussit à s'évader de la prison où il purge sa peine...
Constant finit par échouer dans un coin perdu, près des berges désertes d'un canal....Se cachant sur une péniche à l'abandon, Constant tente de reprendre son souffle, accalmie de courte durée...
Dès l'aube, Sylvia une pétillante jeune femme qui a reconnu l'homme traqué, lui propose un implacable marché : assassiner (puisqu'elle le pense être un tueur professionnel) Jeanne, sa mère adoptive sinon elle le dénonce à la police ! Piégé, Constant ne peut qu'accepter cette périlleuse " mission ". Mais bien loin de tuer Jeanne, Constant la sauve d'un suicide annoncé....

 

 

 

Comédie avec Daniel Auteuil, Medeea Marinescu et Sabine Azema.

 

 

 

   

 

 

étoile2.5

 

 

Mon humble avis : Donnant donnant est un film qui a pas mal d'atouts dans sa manche. Une très bonne distribution, de la sincérité, quelques dialogues savoureux, des moments très drôles, d'autres touchants.Le scénario est sympa, léger. Et la mise en scène  frôle l'impeccable. Bravo à Isabelle Mergault pour cette réalisation et les belles photos qu'elle nous offre de ses personnages. On y voit toutes leur failles, toutes leurs forces. Manifestement, Isabelle Mergault aime beaucoup ses acteurs qui lui rendent bien. Alors pourquoi 2 étoiles et demi...?

Parce qu'il y a certaines longueurs et par moment, Meedeea Marinescu m'a semblé surjouer. Que Daniel Auteuil  n'y voit pas plus clair dans le début de la fin m'a paru peu vraissemblable. Cela m'a même un peu agacé. Le moment crucial du film, où Auteuil suit Azéma pour la tuer, est tourné sous le mode burlesque et sonne vraiment faux dans l'ensemble. Dommage.

Et puis... Ce film n'était pas fait pour me distraire. Dans le synopsis, il n'est nulle part fait mention que le personnage d'Auteuil fait un AVC et en ressort avec de gros troubles du langage.... Pas très divertissant quand on voit sa propre histoire sur l'écran.... pour les autres, cela restera tout de même un bon divertissement, réalisé par une femme sympathique qui a su nous émouvoir terriblement avec "Je vous trouve très beau" et qui y reparviendra, j'en suis sûre... un jour... Allez Isabelle, au travail !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 4 Septembre 2010

 

Synopsis : C'est l'histoire d'un homme qui reçoit la visite de son cancer. " Bonjour, lui dit le cancer, je suis votre cancer. Je me suis dit que ça serait peut-être pas mal de faire un petit peu connaissance... "

 

 

 

Comédie avec Albert Dupontel, Jean Dujardin et Anne Alvaro...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

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Mon humble avis : Un film surprenant. Et tellement surprenant qu'on ne sait pas quel bout le prendre, l'"apprécier", l'aimer ou le détester.D'un côté, la bande annonce réunit les moments les plus drôles et semble promettre un film léger, et ultra grinçant, bref, du Dupontel. D'un autre côté, l'affiche prévient : c'est un film mortel... Et je confirme, l'ensemble est assez plombant et laisse un goût amer dans la bouche, accompagné d'une sensation de malaise. Certes, les bons mots et les réparties que l'on attend d'un tel duo d'acteurs ne manquent pas, avec des scènes qui prêteraient bien à sourire si l'ensemble n'était pas aussi tragique. D'ailleurs, une séquence est particulièrement malsaine, qui voir une femme de la cinquante bien tassée avoir une relation sexuelle avec un gamin de 16 ans. Ce passage n'a rien à faire dans le film et n'apporte rien à l'histoire. Comme s'il fallait choquer pour réveiller l'attention du spectateur. Car je dois avouer que je me suis souvent ennuyée dans ce film, même si certaines réflexions sur la vie, la mort et la maladie sont justes et bien menée. Et de ce fait, ce film sera tout à fait déconseiller aux personnes atteints de ces maladies aux sales noms, au même à leur entourage. 

Que de longueurs et de répétitions, dans les situations et les dialogues. Encore un film où, si je n'avais été accompagnée, j'aurais sans doute quitté la salle. Et l'interprétation dans tout cela ? Très inégale, à moins que cela soit un choix du réalisateur : on passe sans transition d'un ton théâtral, limite caricatural, aux émotions intenses et un jeu d'acteur digne et réaliste... Par contre, je ne doute pas que Dujardin et Dupontel ont du partager de sacrées crises de fous rires en tournant ce film. Quant à la fin, elle me semble plutôt bâclée, sauf si elle est mise en scène pour laisser place à l'interprétation de chacun. Résultat : déception globale, dommage, c'était mon dernier ciné avant un petit bout de temps.

  

   

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Août 2010

Synopsis : Dans le décor aseptisé des bureaux d’une puissante multinationale, deux femmes s’affrontent… La jeune Isabelle travaille sous les ordres de Christine, une femme de pouvoir qu’elle admire sans réserve.
Convaincue de son ascendant sur sa protégée, Christine entraîne Isabelle dans un jeu trouble et pervers de séduction et de domination.
Ce jeu dangereux va trop loin… jusqu’au point de non retour.

 

 

 

Thriller avec Ludivine Sagnier, Kristin Scott Thomas, Patrick Mille

 

 

 

Une sincère pensée pour Alain Corneau, le réalisateur, qui vient de décéder...

 

 

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Mon humble avis : Whaou... Quel film ! Je ne m'attendais pas à cela, à une telle évolution dans le scénario ! Il faut dire que la bande annonce, déjà alléchante, garde bien des secrets. Ce thriller est calme, car même les protagonistes parlent posément, se regardent, se jaugent, se jugent, se défient. Mais la pression monte, votre rythme cardiaque résonne dans vos tempes. Cette histoire traite de la manipulation avec un immense brio, puisque le premier manipulé se trouve le spectateur. Confortablement installé dans son fauteuil, il se doute qu'un drame se prépare, mais n'imagine pas un instant un tel retournement de situation à la moitié de la pellicule.

Un grand bravo aux deux actrices, vraiment brillantes. Leur duo fonctionne parfaitement. Kristin Scott Thomas (que je surnomme depuis peu Kristin Sauce Tomate, très fière de cette consonance que j'ai trouvée et qui va bientôt ne faire rire que moi ) est magistrale et sa grâce naturelle sert à merveille son rôle, inquiétant, ambivalent, détestable mais tellement inatteignable... Machiavel avec un sourire de sirène... Mais méfiez vous de l'eau qui dort.  Car personne n'est manichéen dans ce film...

Alain Corneau confirme la maîtrise qu'il a de la caméra et de la mise en scène. Celle ci est minimaliste et donne une atmosphère de plus en plus inquiétante. Rien à reprocher à ce film, si ce n'est que je m'interroge un peu sur son titre... Crime d'Amour.... Crime de fascination, crime de jalousie oui, mais crime d'amour ??? Cela n'est pas flagrant à l'écran... A moins qu'il s'agisse d'amour propre ?

En tout cas, j'en connais une qui ne renierait pas une telle intrigue... C'est vrai, Agatha Christie n'a-t-elle pas cherché au fil de ses romans la recette du crime parfait ?? Le crime parfait existe-t-il ? Réponse dans la toute dernière minute, avant que l'image ne disparaisse et lne aisse place au générique.

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 5 Août 2010

Synopsis : Chère moi-même, aujourd'hui j'ai 7 ans et je t'écris cette lettre pour t'aider à te souvenir des promesses que je fais à l'âge de raison et aussi te rappeler ce que je veux devenir..."
Ainsi commence la lettre que Margaret, femme d’affaires accomplie, reçoit le jour de ses 40 ans.

 

 

Comédie avec Sophie Marceau,  Jonatan Zaccaï, Marton Csokas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       

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Mon humble avis : J'adore Sophie Marceau et une telle affiche semblait promettre un film bien joyeux !

Et bien "l'âge de raison" (que je n'ai toujours pas atteint !) me divise. L'idée de départ est pourtant originale est touchante : Margaret reçoit les lettres qu'elle s'est envoyée à elle même 33 ans plus tôt, par dépôt chez un notaire qui a tenu la promesse de lui faire parvenir. Ces lettres sont colorées, mignonnes, conçues comme un jeu de piste. Leur lecture donne lieu à des flashs back amusants.

Et pourtant, l'ensemble paraît assez convenu, tant le réalisateur semble filmer son actrice toujours aussi radieuse et non le personnage qui, soit dit en passant est parfois agaçante dans ses oh, ah, oui, non, peut-être, je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdue....

Les clichés ne manquent pas. Certes, ils servent parfois d'effets comiques mais euh... la fin n'est pas drôle et pourtant très "cliché" alors ??? J'ai noté aussi quelques longueurs et redondances dans ce film qui hésite parfois entre la comédie et le drame. Mais j'ai tout de même aimé la façon qu'à Margaret de se montrer autre aux yeux du monde, en enfouissant son moi intérieur. Ceci m'a particulièrement touchée.

J'ai aussi un choc... Bon léger le choc, mais tout de même. A un moment du film, on a l'impression de voir... Vic de la Boum. Exactement le même visage que Vic dans la Boum, 30 ans après ! Veinarde Sophie !

Ce film forme donc un divertissement pas franchement incontournable, mais pas désagréable non plus ! Sophie Marceau pétille et les questions qu'elle se pose, légitimes, s'adaptent à chaque adulte que nous sommes : " Suis-je restée fidèle à mes idéaux, que suis-je devenue par rapport à mes rêves d'enfants, la gamine que j'étais serait elle fière de moi, notre enfance influence -t-elle nos choix d'adulte  ?"....

Et manifestemment, l'essentiel est de "devenir ce que l'on est !"

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 17 Juillet 2010

Synopsis : Dino Fabrizzi est le vendeur numéro un de la concession Maserati de Nice. A 42 ans, il arrive à un tournant de sa vie, le poste de directeur lui est ouvertement proposé et sa compagne depuis un an, Hélène, a la ferme intention de l'épouser. Pour Dino, la vie est belle, sauf que cette vie parfaite s'est construite sur un mensonge. Dino s'appelle en fait Mourad Ben Saoud. Ni son patron, ni Hélène et encore moins ses parents ne sont au courant de cette fausse identité... Dans dix jours débute le ramadan et Mourad qui passe outre tous les ans devra cette fois assumer la promesse faite à son père malade. Faire le ramadan à sa place... Pour Dino, l'italien, cela ne va pas être simple.

 

 

Comédie avec Kad Mérad, Valérie Benguigui et Roland Giraud

 

 

 

 

 

    

 

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Mon humble avis : Déjà en voyant la bande annonce, je me doutais que ce film n'était pas aussi léger que casting et réalisateur pouvaient le présager. Mais à ce point  là.... Ce film est la vraiment la bonne surprise de l'été ! Après quelques bons rôles noyés dans quelques navets, Kad Mérad renoue enfin des scénarii qui mettent en avant son un talent  irréfutable dans des rôle qui lui va comme un gant. Un gant a plusieur doigts, alors il n'enferme pas un acteur, au contraire de la mouffle ! Kad Merad décline ici à la perfection toute une palette de sentiments, dans des scènes très intenses qui se passent parfois de mots, ou alors là, où les mots prennent une dimension que chacun décidera dans son intimité. Je pense notamment aux têtes à têtes avec le père de Dino/Mourad, avec sa mère ou avec l'iman.

Les sujets de la honte identitaire, de l'intégration, du racisme sont traités avec un réel tact, émotion et humour. C'est l'humour qui vient en aide à la cause et non la cause qui sert l'humour. Donc aucune lourdeur dans ce film, juste de l'émotion, de la tendresse, des sourires et un peu de rires qui permettent de mieux passer le message qu'un documentaire lancinant et répétitif. Le duo Kad et O a tout compris et tout réussi avec ce film. La religion musulmane est filmée avec respect, fascination, silences. Loin des clichés habituels de la violence, du sectarisme et des imans recruteurs de fous de Dieu.

Le sujet principal du fim est aussi le mensonge, celui qu'utilisent ceux qui refusent à avouer leurs faiblesses, ceux qui ne veulent pas décevoir, ceux qui pensent que leurs simples qualités ne suffisent pas à les rendres aimables, ceux qui s'imaginent que devenir un autre suffit à effacer la réalité... Bref, ceux qui jouent un rôle en public et se retrouvent prisonnier de ce personnage crée de toutes pièces.

Alors, L'italien, bercé par une BO très Italienne est vraiment un film à voir.... Ne serait-ce que pour quelques scènes très fortes... Lesquelles ? Allez un exemple où deux...

La mère qui dit à son fils : Quand on est arrivé d'Alger avec ton père, on a compris qu'on ne nous demandait pas de nous intégrer, mais de ne pas déranger...

Ou encore, Kad dans sa cellule de prison qui fait ses ablutions pour se préparer à la prière... Cette scène est magistrale, je la vois encore au fond de mes yeux.

 

 

 

    

 

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Rédigé par Géraldine

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