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Publié le 10 Avril 2012

Synopsis :

Quand Dan Geraldo, reporter en quête de scoop, arrive en Palombie, il ne se doute pas qu’il va faire la plus incroyable des découvertes… Avec Pablito, guide local plein de ressources, ils vont aller de surprise en surprise au cours d’une aventure trépidante et surtout révéler une nouvelle extraordinaire : Le Marsupilami, animal mythique et facétieux, existe vraiment !!!

 

Avec Alain Chabat, Jamel Debouze, Patrick Timsit, Lambert Wilson et le Marsupilami himself !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Quel chouette moment de franche rigolade !

Même si j'ai trouvé le début un peu diesel, je dois dire qu'une fois embarquée dans l'histoire, je n'ai débarquée qu'à la toute fin du générique !

Déjà l'environnement, les paysages : plein de couleurs, de belles (vraies ?) forêts ? Bref, une ambiance d'Amérique latine, bien exotique, bien sympathique. Une aventure là dedans, qui part un peu dans tout les sens et qui aboutira bien quelque part !

Je n'ai jamais lu la BD d'origine donc ne saurais dire si le film lui est fidèle ou pas. Ce qui est sûr, c'est qu'on y retrouve 100% de la pate d'Alain Chabat et des Nuls. Les nostalgiques de cette époque télévisuelle courront donc au ciné. Les gags se suivent, tantôt potaches, tantôt bien plus fins, tantôt bien "Nuls", souvent décalés et bien sûr caricaturaux à l'extrême. Mais tout fonctionne dans une ambiance farfelue et donne lieu a des scènes anthologiques, notamment lorsque Lambert Wilson, en robe d'or, se met à chanter et à chorégraphier Celine Dion. Un bonne séance de burlesque, ça fait du bien, avec un duo d'acteurs qui fonctionne à merveille : le nonchalant Chabat et l'excité Debouze, excité mais aussi très émouvant dans son ardeur à prouver qu'il n'est pas un menteur, que le Marsupilami existe bien. J'ai beaucoup aimé son regard d'enfant tout ému lorsqu'il rencontre à nouveau un Marsipulami en forêt. Autant d'émotions et de rire en une seul personne : chapeau !

Plein de petits détails à voir aussi,  notamment dans le faux costume Paga de Debouze d'ou débasse le bec d'une bouteille Canard WC !!! Bref, c'est déjanté de partout et c'est bon !

Parfois aussi, le mélange du français, de l'espagnol et de l'anglais donnent naissance à des expressions maisons bien drôles qui parsèment les répliques toujours hilarantes. Dommage qu'il y ait une scène qui ne soit pas décalée mais déplacée et que personnellement, j'aurais du mal à expliquer à mon gamin de 6 ans si j'en avais un (celle du petit chien....).

Et puis il y a le Marsupilami himself, so cute comme on dirait outre atlantique, si mimi, trognon, (bravo aux créateurs d'images de synthèse), qu'on a envie d'y croire, oui il existe. Au moins en peluche et on voudrait bien s'en acheter un pour rêver un peu encore. Mais il y a des âges où des choses ne se font plus. Sauf rire au ciné, c'est permis à tout âge !

 

Allez houba, houba !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 8 Avril 2012

Synopsis :

 

Alors qu’il s’apprête à intégrer l’armée israélienne pour effectuer son service militaire, Joseph découvre qu’il n’est pas le fils biologique de ses parents et qu’il a été échangé à la naissance avec Yacine, l’enfant d’une famille palestinienne de Cisjordanie. La vie de ces deux familles est brutalement bouleversée par cette révélation qui les oblige à reconsidérer leurs identités respectives, leurs valeurs et leurs convictions.

 

 

 

Avec Emmanuelle Devos, Pascal Elbé, Jules Sitruk, Mehdi Dehbi...

 

 

 

 

 

 

 

     

 

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Mon humble avis :Ah ! Enfin un coup de coeur, un vrai, sans aucune retenue ! (Mon 3ème de l'année avec Félins et Extrêmement fort et incroyablement prêt).

Le sujet de l'échange d'enfant par mégarde à la maternité a déjà été filmé, sous forme de comédie, par Chatillez dans le fameux La vie est un long fleuve tranquille. On imagine déjà la douleur qui peut s'infiltrer dans les familles et les enfants victimes de ses échanges quand la réalité éclate au détour d'une banale prise de sang par exemple. Qui est l'enfant ? Qui sont les parents ? Ceux qui partagent le même sang où ceux qui ont élevé avec amour cet enfant.

Et bien dans ce film, l'horreur de la situation et des questionnements des personnages est multiplié par 10, car tout cela se situe dans le conflit Israélo palestinien. Où se trouve notre moi, notre identité. Dans notre ADN ? Dans la vie que l'on mène entourée de notre famille. D'où vient notre caractère, l'héritage est il génétique ou éducatif ???

Joseph était israélien d'origine française et juif pratiquant, sa religion avait un sens pour lui. Sachant que la religion juive est transmise par la mère... Sa mère biologique est finalement palestinienne et musulmane, comme toute la famille d'ailleurs.

Yacine le palestinien devient Israélien de sang. En fait, chacun se retrouve avec l'identité de son pire ennemi historique, se pose la question de la nationalité et de la religion. Le frère de Yacine voit soudain en lui un ennemi, un fils de l'occupant... Pas à pas, chacun ira l'un vers l'autre et sera forcé de constater que ces certitudes ne sont pas forcément vérités. Que rien n'est aussi simple, aussi noir et blanc quelque part. Chacun va dépasser l'Histoire pour ouvrir son coeur et aller à la rencontre de l'autre.

Bref, le film est très fort, subtile, toute en finesse, ne verse pas dans le pathos. Il y a de très belles scènes ainsi que des photos de visages ou de paysages magnifiques. Lorraine Levy a su placer sa caméra ! Les dialogues sont justes et sur certaines scènes, le silence en dit plus encore. Curieux aussi de constater que dans cette histoire, les mères réagissent de façon bien plus ouverte, raisonnable, chaleureuse que les hommes qui restent braqués sur leur position. La situation est bouleversante et l'histoire vous happe, servie qu'elle est par des acteurs qui se valent tous. Pour ma part, j'ai eu plaisir à revoir Emmanuelle Devos et trouve que le petit Jules Sitruck n'est plus si petit que ça !

Une scène m'a particulièrement révoltée, qui prouve l'hypocrisie de certaines religions. Le jeune Joseph va voir le rabbin qui lui annonce que du fait de cette nouvelle maternité, il n'est plus juif, qu'il va devoir se reconvertir.... alors qu'il pratique sa religion avec conviction depuis 18 ans.

Ce film a été tourné en 4 langues (Français, Anglais, Hébreux, Arabes) et certaines scènes très fortes se déroule au pied du mur que les Israéliens ont dressé.... Entre le mur et les check point, on voit là un résumé de l'inhumanité qui règne dans cette région du monde.

Je sais que c'est utopique, mais si ces deux familles pouvaient être un point de départ, un modèle de réconciliation. En tout cas, même si l'on sort de se film remué, on est aussi apaisé quelque part. Oui, si... J'en ai trop dit, puisque c'est un film qu'il faut voir et ressentir, en silence, le souffle coupé. Un film d'une intelligence rare avec une bande originale magnifique, qui donne la chaire de poule.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 28 Mars 2012

Synopsis :  

En Nouvelle-Zélande, un richissime homme d’affaires d’origine française, Charles Doumeng, voit basculer sa vie en apprenant qu’il est atteint d’une maladie incurable. Sexagénaire, sans famille ni héritier et n’ayant plus que quelques semaines à vivre, éprouvant un soudain regain d’affection, il se met à la recherche de sa sœur, qu’il n’a pas revue depuis cinquante ans, dans l’ouest de la France.
A Mauprivez, petit village de la région nantaise, Corinne, trente-cinq ans, clerc de notaire, gros besoin d’argent, tombe sur l’annonce que Charles a écrite pour retrouver sa sœur, et dont la récompense est énorme. Elle part à la recherche de cette inconnue, sans succès, et décide, avec l’aide de son entourage, de lui former une famille sur mesure…
La supercherie marche du tonnerre. A l’autre bout du monde, Charles est aux anges, heureux d’avoir enfin trouvé des héritiers. Mais la vie réserve des surprises et les bonnes nouvelles n’arrivent jamais seules… Charles a été victime d’une erreur de diagnostic, il n’a jamais été malade !
Fou de joie, il décide de venir en France pour rencontrer sa nouvelle famille.
Les emmerdes commencent…

 

 

 

 

 

Comédie avec Alexandra Lamy, Eddy Mitchell, Valérie Bonneton

 

 

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Mon humble avis : Du film culte (avec La vie est un long fleuve tranquille, Tatie Danièle, Le bonheur est dans le pré ou encore le fameux Tanguy), Etienne Chatillez passe au film qui se regarde, qui peine a démarrer et qui s'essoufle assez vite. Les personnages, comme les situations, sont poussés à l'extrème, donc ne font plus rire et restent néanmoins assez prévisibles. Le scénario est léger, tout semble partir un peu en vrille. Le jeu des acteurs est inégal. Valérie Bonneton se régale et s'amuse elle même et Eddy Mitchell est bien meilleur chanteur qu'acteur. Surtout que son personnage est très caricatural qu'il ne reste plus grand chose de naturel et croyable... Alexandra Lamy s'en sort plutôt bien, mais on est tout de même loin des tapis rouges. Son personnage est le plus réaliste de la bande, donc sans doute le plus touchant. Le dénouement laisse sceptique : ni crédible, ni moral, ni même un minimum logique...

Mais, mais, quand on a choisi un film détente qui change les idées, et bien on se laisse prendre sans déplaisir dans cette histoire avec cerise sur le gâteau, de superbes vues de Nouvelles Zélandes. Et puis quelques bonnes scènes assez jubilatoires, notamment celles du couvent. "Ah va savoir" ! En fait, c'est surtout lorsque l'on rentre chez soi que l'on se dit que l'on a rien vu d'extraordinaire. So far, l'année 2012 reste assez pauvre et peu surprenante au niveau ciné ! (Ok, mai choix ne sont pas forcément judicieux, mais l'année dernière, j'avais commencé l'année par une comédie et hop un coup de coeur)....

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 22 Mars 2012

Synopsis : Patrick est un homme rigoureux et borné. Elève brillant aux Antilles, sa mère l'a envoyé à l'âge de dix ans pour faire ses études en "France". 30 ans plus tard, il est devenu un historien réputé et fier. Coupé de sa famille et de ses traditions, il s'est intégré au point d'en avoir oublié ses racines... Un noir devenu "blanc à l'intérieur"... Apprenant que sa mère est sur le point de mourir, il part en urgence pour la Martinique, avec sa fille unique, et y débarque en plein carnaval. Durant trois jours, accompagné de son ami d'enfance, l'irrésistible Zamba, il va être emporté dans un tourbillon de folie, d'émotion, d'humour et de situations rocambolesques.
Un voyage initiatique rythmé par l'ambiance et les couleurs du carnaval. Trois jours qui vont changer sa vie.

 

 

Avec Lucien Jean Baptiste, Edouard Moutoute, Loreyna Colombo

 

 

 

 

  

 

étoile3etdemi

 

 

Mon humble avis : Il y a quelques mois, je regardais avec mes neveux et nièces le film "La première étoile. J'étais sceptique, mais ce film convenait aux plus jeunes et aux plus grands de la tribu alors ! Et excellente surprise !

Aussi, à la sortie de 30° Couleur, avec Lucien Jean Baptiste comme vecteur commun, je n'ai pas hésité. Et encore un bon moment, non négligeable dans cette période morose. Et puis, quand le cinéma m'offre un voyage au bout du monde en 10mn de voiture de chez moi, j'y cours !

Dans 1ère étoile, Lucien Jean Baptiste jouait le looser. Ici, il joue tout le contraire, l'homme qui a réussi au plus haut point... Un savoureux mélange de Lilian Thuram avec le métier de Stéphane Bern. Et moi, le genre Thuram, ça me laisse pas indifférente. Comme quoi, l'habit, l'allure fait bien le moine.

Avec 30° Couleur, c'est direction la Martinique. Certes, ce n'est pas ma chère Guadeloupe mais sa soeur Antillaise, c'est déjà pas mal ! Car j'y ai retrouvé tout ce que j'aime, ce qui m'a ramenée 1h30 durant sur l'une de mes terres de coeur : l'accent créole, les expressions, les doudous qui cuisine le fri à pin, le CRS, les accras de morue qui baignent dans l'huile, les cases en bois, les rythmes endiablés du carnaval, Val Val, les bals de zouk, le bruit des minuscules grenouilles dès le crépuscule et le fameux" mchxi" en fin de phrase qui montre l'agacement ou le désintérêt, bref ce petit son qui clot le sujet. Bref, j'étais sous les tropiques pendant 1h30.

Bon et l'histoire... Bien plus sensée que ne le laisse supposer une affiche pas forcément de très bon goût. Le négropolitain qui, après 30 ans d'exil, retrouve terre et famille à l'occasion de circonstances difficiles et qui fait face à un écart de culture..., culture qu'il va redécouvrir. Voici un sujet bien traité, avec subtilité et émotions, notamment lors de l'échange violent entre la soeur (qui n'a jamais eu son billet pour la métropole) et le frère qui a eu ce billet mais l'a très mal vécu. C'est très bien montrer la complexité et la l'incompréhension qui peut régner dans une même famille, suivant le lieu de vie de chacun. La couleur de peau est elle dans le sang ou dans la culture, ou toujours dans l'âme. Et puis il y a Alice, la fille de Patrick, qui découvre ses racines pour la première fois de sa jeune vie et qui semble, peu à peu, renaître à la vie.

Mon bémol irait au rôle un peu "Too much" d'Edouard Moutoute qui donne un aspect exhubérant à un film qui ne l'est pas. On est très loin de la comédie loufoque, d'ailleurs, je n'ai pas ri à gorge déployé. J'étais juste bien, il ne me manquait qu'un Punch Coco et le souffle des alizés.

30°Couleur est un film qui mérite une autre carrière que celle qu'il a, ou a eu suivant les villes. Chez moi, à Rennes, j'ai eu la dernière séance !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 16 Mars 2012

Synopsis :

 

Cloclo, c’est le destin tragique d’une icône de la chanson française décédée à l’âge de 39 ans, qui plus de trente ans après sa disparition continue de fasciner. Star adulée et business man, bête de scène et pro du marketing avant l’heure, machine à tubes et patron de presse, mais aussi père de famille et homme à femmes…
Cloclo ou le portrait d’un homme complexe, multiple ; toujours pressé, profondément moderne et prêt à tout pour se faire aimer.

 

 

Avec Jérémie Regnier, Benoit Magimel, Monica Scattini, Ana Girardot

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

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Mon humble avis : En résumé, pour moi, un mythe tombe et un acteur explose ! L'acteur, c'est Jérémie Régnier qui incarne à la perfection Claude François. En début de film, on devine encore l'acteur, en fin de film, on ne voit plus que le chanteur défunt. Un mimétisme parfait et bluffant. Il y a du César dans l'air, en tout cas, ce serait mérité car j'imagine l'investissement qu'a du représenter un tel rôle pour le comédien (entre autre, apprendre à danser, chanter...). Jérémie Régnier est vraiment l'atout de ce film, celui qui fait que c'est un film à voir ne serait-ce que pour la prouesse d'interprétation. Bluffante aussi est celle de Benoit Magimel dans le rôle de Paul Lederman. Je ne connais pas l'original alors je ne peux comparer... mais il a tout de même fallu que je rentre chez moi et visite Allociné pour me dire : Mais mon dieu, c'était Magimel, je ne l'ai pas reconnu !

Venons en au mythe.... je savais Claude François exigeant de réputation et stakanoviste du travail. Mais là, j'ai découvert un homme égoïste, égocentrique, capricieux, jaloux pathologique, méchant, tyrannique avec un ego sur dimensionné (à voir s'il ne doublerait pas M. Jackson). Bref, ce film m'a rendu notre cloclo national on ne peut plus antipathique car ses quelques moments de bonté et d'humanité sont absorbés par ses excès dans tous le reste. Les médias et notamment Michel Drucker qui participe à la promo du film évoquent la complexité du personnage. Certes, on voit Claude François douter de son avenir, on le voit ne pas oser s'avancer vers Sinatra qui chante SA chanson, donc oui, le chanteur n'est pas forcément sûr de lui comme il le montre tout le temps. Oui, Claude François maîtrise tout.... au point que très peu d'émotions transparaissent dans ce film (3 ou 4 moments m'ont émus, dont la naissance de la chanson Comme d'habitude et son enregistrement) pour le reste, j'étais plutôt offusquée et n'avaisqu'une envie : "baffer le mythe national". Même s'il est honnête de montrer l'homme tel qu'il était vraiment, j'aurais préféré que le film insiste plus sur son génie musical, sur sa créativité, son travail d'artiste que sur sa vie personnelle qui part régulièrement en vrille sans que le film ne nous l'explique clairement. Par exemple, quand Isabelle (mère des deux enfants de cloclo) le quitte, j'ai d'abord pensé qu'elle partait juste en vacances. Aucune réaction chez Cloclo, on passe à la suivante...

Et le film dans son ensemble ? Les reconstitutions de l'époque, de l'hystérie collective et du ryhtme infernal que vivait Claude François sont excellentes. Mais malgré ce rythme infernal du chanteur, j'ai trouvé quelques longueurs. J'espérais que ce film me donne envie de chanter en danser.... Et bien non, car comme je l'ai dit plus haut, on passe assez vite sur le musical pour retourner dans le caractériel.... Et même, j'espère qu'à l'avenir, quand je serai dans une soirée dansante et que viendra un de ses tubes qui décollerait un mort d'une chaise.... et bien j'espère que j'aurais encore envie de danser avec toujours autant d'enthousiasme et d'insouciance et que ne me viendra pas en tête l'odieux personnage qui m'occupe pour l'instant l'esprit.

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 4 Mars 2012

Synopsis :

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

L’infidélité masculine et ses nombreuses variations, vues par 7 réalisateurs.

 

 

Réalisateurs : Jean Dujardin, Gilles Lellouches, Emmanuelle Bercot, Fred Cavayé, Michel Hazanavicius, Alexandre Courtès, Eric Lartigau

 

 

Acteurs : Jean Dujardin, Gilles Lellouches, Alexandra Lamy, Géraldine Nakache, Guillaume Canet, Sandrine Kiberlain....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Ces derniers temps, Jean Dujardin nous a habitué au charme désuet du noir et blanc et au glamour des multiples tapis rouges.... Alors là, autant vous dire tout de suite, la chute est violente. On est les deux pieds dans notre époque, dans un film de mecs plutôt lourding qui se moquent d'eux même avec un talent insconstant.

La bande annonce donne le meilleur du film et bien entendu tait les quelques longueurs ressenties. L'idée est originale, un film fait de plus ou moins longs sketchs filmés par des réalisateurs différents. Dommage qu'en début de sketch, le réalisateur et le titre du skech ne soient pas mentionnés. Car je ne suis pas assez cinéfile pour distinguer là dedans la patte d'un réalisateur au profit d'un autre. Et cela aurait été intéressant comme exercice justement.

Bon revenons en au film. Bien sûr, c'est bien joué, décousu et déconcertant. On rit parfois de bon coeur mais plus souvent par offuscation. Car bien sûr l'ensemble est plutôt complètement irrévérencieux, tendance graveleuse franchement exagérée (quoique, j'espère !), un peu plus de finesse aurait été appréciée. Mais en même temps, bon nombre de réparties font mouches et des passages méritent le statut d'anthologique, notamment ceux où figurent Sandrine Kiberlain, celui où le chien est jeté par la fenêtre... Les Infidèles, un film qui va du grinçant au drame en passant par le potache plutôt lourd, qui n'oublie surtout pas d'être impertinent et outrageant et qui et finalement très moral. Car dans tous ces infidèles, pas l'ombre d'une personne heureuse. Ce film ne fait donc pas l'apologie de l'adultère, loin de là, il le tourne en ridicule. Par contre, mon cinéma Gaumont a eu la délicatesse, avant le film, de diffuser une publicité pour un site internet spécialisé dans les relations extraconjugales... Hum hum.

Si on passe sous silence la fin grotesque où seul les acteurs ont du s'amuser, ce film peut donc plaire ou déplaire....  A vous de voir !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Février 2012

Synopsis :

 

Marie, 40 ans, se réveille en pensant qu’elle en a 25. Elle a oublié 15 ans de sa vie. Elle se réveille au début d’une histoire d’amour qui en fait se termine. Elle se réveille et elle a quatre jours pour reconquérir l’homme de sa vie.

 

 

 

Avec Juliette Binoche, Matthieu Kassovitz, Aure Atika.

 

 

 

Libre adaptation du roman éponyme de Frédérique Deghelt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

 

Mon humble avis : Aucun doute, on se régale dans ce film, mais... pas encore un coup de coeur.

J'ai lu le livre il y a un peu plus d'un an, il m'avait plutôt déçue et mon souvenir était vague avant d'entrer en salle. Mais entre curiosité, des copines qui me disent "Binoche est sublime"  et ma chère Sylvie Testud derrière la caméra... Tout de même, un petit tour en salle obscure s'impose malgré un temps superbe dehors.

Dès les premières minutes, j'ai su que j'allais adorer ce film. Car effectivement, Juliette Binoche est magnifique, elle éblouit l'écran et joue à merveille + + +. Radieuse, même dans la détresse !Elle m'a émue plus d'une fois et m'a fait aimé un personnage qui m'avait souvent énervée dans le livre. On le savait déjà, Juliette est une grande actrice quand elle joue... Et je ne sais pas, mais j'ai l'impression qu'on ne la voit pas si souvent que cela au cinéma. Bien sûr, le film n'évite pas les défauts, incohérences et improbabilités qui avaient en parti "gâché" ma lecture. Genre, après 15 ans, Marie traverse tout Paris pour aller à son travail sans se perdre une fois malgré les itinéraires et moult sens interdit qui ont du fleurir en 15 ans. Bref, ces exemples sont multiples, mais on a moins le temps de les analyser au cinéma. Et puis on pardonne plus au ciné, parce que c'est du ciné par-dit ! Et  Juliette Binoche est plus que convaincante dans le rôle de la femme perdue "dans le temps". Vraiment c'est bluffant. Bien que la sensibilité et la caméra de Sylvie Testud ne sont pas étrangers à la beauté, l'espèce de vérité et l'effroi qui se dégagent du film, malgré quelques moments de rire. Sylvie Testud sait utiliser une caméra, sublimer ses comédiens, les caresser, les effleurer, les observer. Chapeau ! Ce film passe pour une comédie, j'y vois plus un drame avec quelques cocasseries.

Sylvie Testud a pris beaucoup de libertés dans cette adaptation. ( A la sortie de la séance, une copine, qui a lu aussi le livre, m'a bien rafraichi la mémoire). Sylvie Testud a même sacrément épuré l'histoire, en coupant des pans entiers, sans doute pour se concentrer sur son essentiel : la reconquêtes des repères, de soi même et d'un homme. Cela n'enlève rien à la légitimité de ce film et à sa réussite. Sauf qu'il manque tout de même un peu plus d'explications dans le "pourquoi, comment". On reste sur une petite faim malgré un dialogue final, plutôt monologue d'ailleurs, qui vous noue le ventre. Et puis en tant que gente féminine, il y en a un qui m'a bien ouvert l'appétit. Je reprendrais bien une petite part de notre délicieux Matthieu Kassovitz, qui ne semble pas prendre une ride au fil des ans et garde son atout charme intact. Pêut-être parce qu'il le préserve en se "montrant" discret. Matthieu, un peu plus de films avec vous dedans ne nuirait pas à ma santé !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 11 Février 2012

Synopsis :   Eddie, Dov, Yvan et les autres… Nos chaleureux amis ont migré du Sentier moribond à la banlieue florissante d’Aubervilliers… Là où les vieux entrepreneurs juifs ont laissé le terrain à de jeunes grossistes chinois courageux et dynamiques…
La petite bande est toujours aussi soudée, solidaire que lors des épisodes précédents, et la vie suit son cours, au gré des petits évènements familiaux et des affaires.
Dov semble toujours frivole, Eddie entreprenant, Yvan transi, Karine désinvolte, Sandra résolue, Chochana naïve, Serge irresponsable et mythomane. Quant à Patrick, il est amoureux et l’heureuse élue est loin d’être facile d’accès.
Tout irait pour le mieux jusqu’à ce qu’un vent mauvais apporte son lot d’adversité compromettant sérieusement la cohésion du groupe.
Succomberont-ils sous l’orage à la zizanie, ou bien, une fois de plus, à force d’entraide, de ruses et d’habileté, triompheront-ils de la crise avec panache ?

 

Avec Bruno Solo, Vincent Elbaz, José Garcia, Richard Anconina, Gilbert Melki.

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

Mon humble avis : Sur la vie de mon blog, eh, tu me connais, je dis toujours la vérité eh ! Et ben la vérité, c'est qu'au début, j'ai trouvé ça un peu lent. Fini le Sentier, boujour Aubervilliers. Mais mon frère, l'ennemi à changé, maintenant, ce sont les chinois, c'est du moins ce que croient nos fameux compères. Ils ont tous pris quelques années dans la vue, des enfants, des femmes, pas trop de rides et puis ils sont restés fidèles à eux mêmes sur la tête de mon hamster ! Y'a toujours le dragueur, le glandeur, le gaffeur, le richissime... Mais la vérité, j'ai cru que c'était l'arnaque, que j'avais tout vu dans la bande annonce, sauf une répartie qui arrive à la fin !

Mais bon, la vérité, d'un seul coup, hop, c'est parti. Bon je n'ai pas forcément ri à gorge déployée mais tout de même, y' a des sacrées réparties made in Yallah et ça fonctionne bien. Ca donne la banane. Ca mets de bonne humeur !  Et puis, tu les connais ces gars là, faut pas se fier aux apparences... L'entour-loupe qu'ilsréservent à leur pire ennemi qui finalement leur ressemble pas mal est juste génialissime. La vérité, rien vu venir ! Et puis, la vérité, on est bien avec cette équipe. On aurait tort de se priver de bons moments comme ça.  Dans la série "3", on a vu nettement pire (genre les bronzés) et, la vérité, c'est peut-être parce qu'on en attend trop depuis hyper longtemps que la vérité, on est un peu déçu au début. Mais la vérité, si La Vérité 3 était la Vérité 1, on dirait que c'est la comédie de l'année. Sauf que là, y plus l'effet nouveauté ! Mais là vérité, mon frère, tu peux me croire, c'est tout même un bien bon film, avec des scènes anthologiques ! Et puis le générique de fin donne toujours autant envie de danser !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 24 Janvier 2012

Synopsis :

 

Marc Marronnier, critique littéraire le jour et chroniqueur mondain la nuit, vient de divorcer d’Anne. Il est sûr à présent que l’amour ne dure que 3 ans. Il a même écrit un pamphlet pour le démontrer mais sa rencontre avec Alice va renverser toutes ses certitudes.

 

 

 

Avec Gaspard Proust, Louise Bourgoin, Joe Starr, Nicolas Bedos, Bernard Menez, Valérie Lemercier, Anny Duperey

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

 

Mon humble avis ;Une toute petite pointe de déception chez moi. Il faut dire que j'attendais énormément de ce film, j'étais bien décidée à faire de "L'amour dure 3 ans" un de mes coups de coeur de l'année, tant j'avais aimé le livre et tant je m'éclate dans l'univers de Beigbeder, son humour, son acidité et sa sensibilité à peine cachée ! Le film est excellent, mais pas de coup de coeur pour autant. Il manque un petit truc pour moi, sans doute un peu plus de rythme. Allez, je lâche le morceau, j'ai trouvé quelques longueurs.

Et pourtant, j'ai  adoré la réalisation et le montage. Le mini film qui ouvre les "hostilités" et résume le premier mariage du personnage de Marc est très drôle. Génial quand Marc s'adresse en chuchottant à la caméra. Hilarante les passages où Marc ouvre sa boite aux lettres pour y découvrir les nombreux refus des éditeurs jusqu'à cette rencontre délicieuse avec Valérie Lemercier. De belles pépites, avec jamais très loin, l'auto-dérision de l'auteur réalisateur. Autres points notables et franchement non négligeables : les chouettes paysages du pays basque et les décors intérieurs, notamment l'appartement de Marc, dans ses moments "propres" : remplis de bouquins, empilés mais suivant une certaines méthodes... Bref, un lieu où l'on a envie de s'enfermer avec une couette, un pot de glace Ben and Jerry géant pour lire tout ce qui recouvre les murs, le sol, qui pourrait presque servir de table basse....

Le film est original, les réparties sont là, le ton décalé, l'humour, le cynisme et quelque part, le romantisme. D'ailleurs, durant le film, je me suis dit que l'on s'approchait aussi probablement de l'univers de David Foenkinos. Après, qui s'inspire de, qui est le maître ? Je ne sais pas, si ça se trouve, chacun fait son business de son côté sans remarquer le frôlement ...

Le film fourmille de petits détails et de clins d'oeil que l'on remarque suivant son âge, sa culture et son attention. Par exemple, j'ai cru apercevoir Frédéric Beigbeder dans le rôle d'un soldat, dans un vieux film en noir et blanc.... Une de mes amies m'a dit  : Ah bon ? Peut être Beigbeder s'amuse(ra)-t-il, comme certains auteurs et / réalisateur, à apparaître furtivement dans l'adaptation ciné de leur oeuvre (Hitchcok, Coben and co)

Personne ne tarit d'éloge envers les comédiens, alors, je me range dans les rangs Non, franchement, tous bien, même s'il y en a deux que je n'ai pas reconnus et un que je ne supporte toujours pas, même s'il était culotté de lui donner CE rôle là justement ! Gaspard Proust est excellent (je vais étudier son cas de plus près !) mais ma 1/2 étoile de mer de réserve viendrait peut-être de son personnage que j'ai trouvé par moment trop nonchalant quelque part...

Enfin, j'ai lu le livre et j'ai vu le film, et alors ?

J'ai lu le livre en 2007, sur mes heures de travail en Guadeloupe.... je m'ennuyais tellement à mon poste et le bouquin me passionnait tant que les quelques clients qui auraient pu justifier mon maigre salaire étaient vite expédiés (je précise que je n'étais pas sur un trottoir, mais derrière un comptoir de loueur de voiture (voiture sans S, sinon, je n'aurais pas eu le temps de lire !!!).

Comme ma mémoire est une passoire, je me souviens juste avoir adoré le livre, avoir ri, avoir dit mille fois : mais c'est trop vrai ce qu'il dit !!!... (Avoir vécu une véritable révélation).

Et je ne me le suis pas dit autant pendant le film. Parce que le film, il y a des images.... sans images, toujours possible, plus ou moins, de m'identifier aux personnages. Là, m'identifier à Louise Bourgoin, pas facile.... je n'ai pas les attributs ni les mensurations pour...

Quoiqu'il en soit, un très bon film adapté très librement par l'auteur de l'excellent roman !

  

 

 

 

  

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 22 Janvier 2012

Synopsis : À 40 ans, Mélina est la voix la plus célèbre de France. Animatrice à la radio, la nuit à l’antenne elle résout les problèmes affectifs et sexuels des auditeurs avec impertinence, humour et sans tabou. Tout le monde connaît sa voix, mais personne ne connaît son visage.
Dans la vie, elle évite tout contact et vit comme une vieillefille dans les beaux quartiers. Partie à la recherche d’une mère qu’elle n’a jamais connue, elle découvre que celle-ci vit au sein d’une famille nombreuse, en banlieue. Elle décide de s'approcher d'elle, incognito....

 

 

Avec Karine Viard, Nicolas Duvauchelle, Nadia Barentin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

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Mon humble avis :Sublissime Karine Viard, mais ce n'est pas une première, qui porte ce film de la première à la dernière minute. Drôle à ses dépends, parce qu'on aime rire du malheur des autres pour oublier qu'il est aussi le nôtre, très touchante, voire bouleversante quand elle hurle tout son intérieur. Animatrice radio, elle écoute et conseille les autres dans leur intimité. Mais qui l'écoute elle ? Et se laisse-t-elle seulement approcher ? Elégante aussi, classe, parfaite pour nous dresser le portrait du femme qui semble avoir réussi dans la vie. Mélina est une célébrité anonyme qui vit dans un superbe appartements dans les très beaux quartiers parisien. Mais elle vit seule, sans fantaisie, avec son chien, ses tics, ses tocs et ses phobies....  Tout cela parce qu'elle recherche l'amour d'une mère qui l'a abandonnée lorsqu'elle avait 4 ans. Le sujet du film (comment se construire après un abandon et la recherche des "coupables" pour comprendre) n'est pas d'une originalité débordante mais il est traité avec justesse, délicatesse et subtilité. En cela, le film est réussi, indubitablement... Alors, pourquoi pas 4 étoiles ?

Parce que plusieurs bâts blessent... ceux qui ont vu ou qui iront voir le film seront ou pas d'accord avec moi... Je ne peux développer plus que ci dessous, sous peine de spoiler...

Cette apparition soudaine des paparazzi tombe comme un cheveux sur la soupe et ne semble être là que pour passer à l'étape suivante du film. Un alibi, rien d'autre...

Nicolas Devauchelle.... Oh oui, je le trouve charismatique, séduisant, mimi, mystérieux.... Mais comme je vais beaucoup au cinéma, je le vois souvent.... et comme il a une élocution très particulière, brutale, bien à lui et bien j'ai l'impression qu'il joue toujours le même rôle déplacé de film en film... J'aimerai, maintenant qu'il est "installé", qu'il me surprenne un peu.

J'aurais aimé une rencontre / une confrontation plus construtive. Celle choisie par le réalisateur est certes très cruelle et inattendue, mais elle m'a quelque part laissée sur ma faim, même si elle m'a bouleversée.

Enfin, les derniers moments sont très beaux, mais franchement, la leçon de morale ou le conseil d'humanisme de base était inutile et pour moi, comme inapproprié.

Je conclus tout de même en reprenant mes premiers mots... Sublissime Karine Viard qui mérite à elle seule le déplacement, sans compter que le film est tout de même bon et prenant.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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