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Publié le 8 Novembre 2011

Synopsis :  A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement… Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra… Intouchables.

 

 

 

 

Avec François Cluzet, Omar Sy, Anne Le Ny

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Ah ! Comme j'aime le cinéma. Autant d'émotions, de rires et de bonne humeur en deux heures de temps, il n'y a que dans les salles obscures que l'on trouve cela. C'est vrai que la vie ne donne hélas pas tant d'occasions d'éclater de rire que ça, même si elle n'est pas forcément dramatique à souhait. Alors que le cinéma, d'un fond dramatique pire que ce que la plupart d'entre nous pourrait imaginer supporter vivre,  fait une leçon d'humour, un concentré de rire. Cette comédie qui n'oublie pas cependant de faire passer quelques messages,  ne passe pas sur la grave, le montre d'un autre angle qui fait que l'on en oublie de fermer les yeux sur une réalité qui pourrait déranger.

Intouchables est l'adaption d'une histoire vraie. D'un homme richissime et tétraplégique, et d'un jeune bipède qui tient bien debout, qui n'a pas la langue dans sa poche et qui ne voit jamais où est le problème. Et là, c'est la rencontre de ses deux hommes, chacun apportant à l'autre ce qu'il n'a pas. Au fil du temps, il va se créer plus qu'une complicité, plus encore que de l'affection, une véritable amitié où l'on s'écoute et où l'on s'amuse.
Ce film est drôlissime, et c'est voulu par l'homme qui l'inspire. Le duo improbable est génialement interprété. Omar Sy éparpille sa bonne humeur dans chaque réplique ou presque et décoince tout un petit monde aristocrate. François Cluzet, cloué dans son fauteuil, ne joue qu'avec son visage et le son de sa voix. Et s'est bluffant. Encore un rôle qui mériterait un César. Les dialogues sont aux petits oignons,hilarants mais émincés. Comme un oignon, ils peuvent vous amener quelques larmes mais aussi le remède à ces larmes : le rire. Et ce film rit de tout ou presque, sans que ce soit jamais vulgaire, sans que cela soit graveleux, lourds ou déplacés. De la finesse. Pas d'apitoiement. D'ailleurs, c'est ce qui fait que Philippe embauche Driss : il n'a pas pitié de lui, il le regarde comme un homme normal et oublie même son handicap. Même s'il y a de vrais violons dans la film, les gros violons ne sont jamais de sortie. Non, ce film est touchant et très drôle. Il fait un bien énorme et sa bande originale donne bien souvent l'envie de se lever, de danser et de frapper dans les mains ! C'est un film parfait qui s'est achevé sous les applaudissements de la salle ! Si je n'avais eu une semaine aussi chargée, je serais bien retourner le voir immédiatement.

Alors Intouchables rime incontournable !

Intouchables rime aussi avec impardonnables, ce que vous serez si vous n'allez pas voir ce film.

Et si vous ne voyez pas intouchables, vous serez aussi inconsolables !

Mémorable, sera le moment que vous passerez !

Bon, ça y'est, convaincus, je peux m'arrêter là ?!!!

 

 

Voici la bande annonce... Attention, elle annonce une comédie bien sympa or ce film est bien plus que cela... Peut-être bien la comédie de l'année !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 23 Octobre 2011

Synopsis : Le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs mais aussi la pause déjeuner où l’on se raconte ses problèmes de couple ; ce sont les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables ; c’est savoir que le pire existe, et tenter de faire avec… Comment ces policiers parviennent-ils à trouver l’équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle ils sont confrontés, tous les jours ?

 

 

Drame avec Karine Viard, Marina Foïs, Joey Starr, Maïwenn, Nicolas Duchauvel, Naidra Ayadi, Sandrine Kimberlain,

 

 

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

 

 

 

 

 Prix du jury au Festival de Cannes

 

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Mon humble avis : Il est des films dont on aimerait qu'ils n'existent pas, tant ils semblent impensables même dans nos pires cauchemars. Et souvent, ces films sont aussi nécessaires et ont un extrême mérite d'exister. Polisse est de ceux là. Vous ne pouvez imaginer comme je suis contente d'avoir ri au éclats 3 jours plus tôt devant le film "Bienvenue à bord". Car avec Polisse, c'est un tout autre voyage, un voyage dans le pire de l'Homme, dans sa perversion consciente ou non, dans les bas fonds de notre monde (quel que soit le milieu socioculturel) et les victimes sont âgées de 0 à 18 ans. Je pense avoir rarement vu un film à la violence psychologique aussi forte, parce que quelque part, il ne s'agit presque pas d'un film, mais limite d'un documentaire, donc de l'effroyable réalité. Peu ou pas de sang, pas de flingues dégainés à tout va. Non, nous suivons le quotidien d'une dizaine de flics, tous membres de la Brigade de Protection des Mineurs. Et franchement, on se demande comment ces hommes et ces femmes font pour ne pas pêter les plombs après ce qu'ils entendent ou voient à longueur de journée. On sent ses flics passionnés par leur métier, investis plus qu'ils ne le faudrait parfois, isolés par le métier et souvent "sur le fil". Car évidemment, lorsqu'on est de la BPM, le soir, on ne raconte pas vraiment sa journée à sa femme et ses enfants.... Alors nos flics deviennent une famille et s'offrent des moments de décompression. Et ces moments nous font du bien à nous aussi, car l'atmosphère est très lourde. L'ambiance dans la salle est étrange. On passe du silence de plomb où chacun se prend de plein fouet la violence des propos (violence réelle ou suggérée, tant dans le sens que dans les mots usités, les images qui se créent dans notre esprit...) à l'éclat de rire devant des échanges complices entre flics. Oui, heureusement que nous avons ces sas de décompressions, même si le cynisme et le drame n'est jamais loin. Et puis, on participe un peu à la vie personnelle des flics, on assiste à la naissance d'une romance... On est tout de même au cinéma.

Entre les moyens dont manque la police et les divers services sociaux, les valeurs qui ne sont plus les mêmes, l'évolution humaine qui se constate dès la cours du collège.... bref, notre monde  prend l'eau, Polisse n'est pas optimiste et met souvent mal à l'aise. C'est un film qui interloque, qui laisse sans voix, qui coupe le souffle comme un coup de point dans le ventre. Mais c'est un témoignage et un outil de prévention à montrer à n'importe quel parent.... Parents, ouvrez les yeux, regardez autour de vous, observer, prévenez, informez, expliquez à vos enfants le vrai et le mal, l'Amour.... Ça parait dérisoire de dire cela et peut-être malvenu de la part d'une célibataire sans enfant....  Mais après quelques exemples, vous ne me trouverez peut-être pas si effrontée.... Une jeune fille de quatorze ans, qui s'est fait voler son portable au collège, a accepté le chantage de sa "copine"... On lui rend son portable si elle fait une fe***tion à ses 4 copains... Autre exemple : Karine Viard pête les plombs car sa collègue lui reproche de surfer sur le net pendant le boulot... : "Et bien figure toi que ce matin, j'ai bu mon thé devant une fillette de 11 mois qui avait le va*in défoncé par son père depuis plusieurs mois alors merde, j'ai bien le droit de penser un peu à autre chose."

Bref, ce film est très dur mais remarquable, tout comme la brochette d'acteurs. Mon seul bémol irait à la présence de Joey Starrs, qui a ici le bon rôle, ce qui détonne avec ses frasques reconnues et récurrentes.....Ca fait un peu "repenti".

 J'espère vraiment que c'est un film qui pourra faire bouger les choses et entre autre, apporter à la police le respect qu'elle mérite. Un film qui nous fait avoir honte de l'ampleur que prennent nos petits tracas perso ou pro lorsque l'on voit ce que ces flics vivent à longueur d'année. Deux mots résument mon ressenti : Effroi et RESPECT. Oui, IMMENSE RESPECT pour ce film qui laisse abasourdi.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Octobre 2011

Synopsis : Isabelle, DRH d’une grande compagnie maritime, a commis l'erreur de choisir pour amant son patron. Avant d'embarquer pour la croisière inaugurale du fleuron de la flotte, il décide de la débarquer de sa vie et de son boulot ! Certaines femmes se vengent par le poison, l'arme à feu, ou la calomnie. Elle, elle choisit Rémy, chômeur flamboyant qui a tout raté sur terre et qui se dit qu'après tout sur mer.... Isabelle le recrute comme animateur. Il va d'abord se révéler être le pire cauchemar du PDG et du Directeur de Croisière, puis, peu à peu sur ce palais des mers, Rémy va trouver sa voie, l'amour et le succès. Il changera sa vie et celle de tous ceux qui croiseront sa route à bord...

 

 

 

Comédie avec Gérard Darmon, Valérie Lemercier, Franck Dubosc

 

 

 

 

  

 

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Mon humble avis : Et oui, vous devez me trouver bien ecclectique dans mes goûts... Il y a quelques jours, j'octroyais mes 4 étoiles au film The Artist, plutôt art et essai, en noir et blanc et muet.

Et ce soir, je rentre de croisière dans la caraïbe sous un ciel bleu délicieux et un film merveilleusement léger et hop, 4 étoiles aussi. Tout simplement parce que ce film a rempli entièrement son contrat, j'ai eu ce que je voulais voir, même mieux car je m'attendais à du lourd parfois et finalement... Dans sa catégorie de bonne comédie pétillante, ce film excelle. Je ne vois rien à y redire. J'ai ri de bon coeur, j'admire vraiment les dialoguistes car plus d'une répartie dans ce film mérite le panthéon du cynique drôlissime. Bref, ce film met de bonne humeur, certains paysages font rêver et les gags s'enchainent mais avec un naturel remarquable. Franchement, je me demande où les scénartistes trouvent toutes ces idées. Les acteurs, on les connait bien pour la plupart. Mais je vous entends déjà rugir... Oui, mais il y a Dubosc que je ne supporte pas. Argument réfuté car il faut reconnaître qu'il excelle vraiment dans ces rôles d'abrutis touchants, drôles qui, à l'insu de leur plein gré, arrangent souvent bien les choses. Ok, Dubosc ne se renouvelle pas dans ses rôles au  cinéma. Mais il fait ce qu'il sait faire et le fait bien.

Dire qu'à l'origine, je m'étais inventé un prétexte remarquable pour justifier mon envie de voir ce film... qui se déroule sur le Costa Atlantica, fleuron du célèbre croisièriste italien Costa. Et oui, en tant qu'agent de voyage, ma conscience professionnelle me soufflait qu'il serait bien utile de connaître un de ces bateaux de l'intérieur ! Oui, je sais, je n'assume pas mes goûts. Mais en tout cas, j'ai bien fait d'écouter ma conscience professionnelle. Est-ce que cela m'a donné envie de faire une croisière Costa... Mes moyens me l'interdisent et j'ai d'autres priorités. Mais si Mr Costa me proposait un petit éductour, je ne refuserai pas.

Franchement, Bienvenue à Bord m'a fait passer un chouette dimanche aprem, avant d'entamer une nouvelle semaine ou plus simplement encore, d'allumer ma télé et de tomber sur les infos... terribles innondations en Thaïlande. J'ai bien fait de rire pendant le film ! Et j'espère que demain, au travail, les clients m'interrogeront plus sur les croisières que sur les inondations en Thaïlande. Bienvenue à bord, un film qui fait oublier le reste !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 15 Octobre 2011

Synopsis :  Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L'arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l'oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l'histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l'orgueil et l'argent peuvent être autant d'obstacles à leur histoire d'amour.

 

 

Film avec Jean Dujardin, Bérénice Béjo, John Goodman et Uggy le chien !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Il n'est pas aisé d'évoquer un film si inhabituel dans ma "filmographie". Je suis allée voir The Artist par curiosité, considérant cette séance comme une expérience de cinéphile, et surtout, un sacré voyage dans le temps. En effet, au cas où vous ne le sauriez pas, ce film rend hommage aux débutsd'Hollywood et du cinéma : il est en noir et blanc et muet complètement ou presque...

Ce n'est pas par le scénario que ce film brille, car celui ci est somme toute assez banal mais par le culot qu'il représente : remettre l'ancien au goût du jour et de ce fait à l'appréciation de chacun. Et franchement, je me suis régalée, envahie par une certaine nostalgie, et émue de réaliser ce qu'étaient réellement les prémices de ce 7ème art que l'on regarde maintenant dans des mégacomplexes UGC, CGR, Gaumont.... Et touchée que notre époque ultra modernisée sache encore rendre compte de ce passé, comme si l'on y était...

Car en 1927, les films muets étaient diffusés dans des théâtres et dans la fosse, c'est un orchestre qui, en direct, jouait ce que l'on appelle aujourd'hui la Bande Originale.

The Artist est en noir et blanc. Et pourtant, comme ce film est lumineux, les jeux de lumières se remarquent beaucoup plus que dans les films actuels. Mêmes les comédiens retrouvent une grâce et une classe magnifique, même si un peu désuètes.

Le film est muet.... De temps en temps, une phrase en sous titre vous permet de comprendre le sujet global d'un dialogue... Mais l'on se rend vite compte que l'on peut comprendre énormément sans mots, tant les expressions des comédiens et les situations mises en place sont parlantes. Et pourtant, je n'ai pas eu la sensation d'un sur jeux de la part des acteurs. Tout m'a semblé naturel en fait.... Et lors d'une scène (un cauchemar de Jean Dujardin), on constate avec presque effroi tous les bruits que nous apporte le cinéma parlant et on réalise alors, incrédule, que depuis le début du film, il n'y a eu aucun bruit de pas, de voiture, de claquement de porte.... Et que tout cela ne nous a pas manqué !

L'histoire commence en 1927, très vite arrive 1929 et la grande dépression américaine... Intérêt supplémentaire en passant.

Et les artistes ? Bravo les artistes. Jean Dujardin mérite amplement son prix d'interprétation au festival de Cannes. Et l'on se dit que nous avons un acteur Français qui sait tout jouer, même du muet made in Hollywood. Cocorico ! Bérénice Béjo est radieuse, charmante et très juste. Un atout charme indéniable dans ce film. Enfin, comment ne pas citer l'atout humour et attendrissement : Uggy le chien. Excellent, il apporte un peu de légèreté aux moments plus graves. En tout cas, bravo à son dresseur !

Par contre, j'ai eu un peu de mal à comprendre l'obstination de Jean Dujardin dans son refus du cinéma parlant... Et puis l'on se dit, quelle aventure le cinéma... Et à chaque époque, les professionnels de la profession ont du s'adapter. ll y a eu le muet, le parlant, puis la couleur, les images de synthèses qui remplacent 1000 figurants par 10 figurants en copier/coller) et maintenant, la 3 D. Jusqu'où ira le cinéma ?

En attendant l'avenir, un voyage dans le passé ne fait pas de mal. Vous voulez un grand moment de cinéma... En 2011, The artist en est un, assurémenUn enchantement qui s'achève en apothéose : un numéro de claquettes où nos deux acteurs sont plus que sublimes !  Quel magnifique hommage au 7ème art ... et surtout aux artistes !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 13 Octobre 2011

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Synopsis : Juillet 1979, pendant les vacances d’été dans une maison en Bretagne. A l’occasion de l’anniversaire de la grand-mère, oncles, tantes, cousins et cousines sont réunis le temps d’un week-end animé. Qui plus est, la chute d'un satellite est annoncée.... Certains disent en Bretagne.

 

 

 

Comédie avec Julie Delpy, Lou Alvarez, Laure Atika, Bernadette Lafont, Denis Ménochet.....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile2.5

Mon humble avis : L'atout principal de ce film est sans contest la reconstitution parfaite de la fin des années 70, tant dans les décors, les allures des personnages, leurs tenues vestimentaires, leurs préoccupations. C'est ce qui amène des rires francs et mérités de la part des spectateurs qui se souviennent de cette époque et de certains aspects disons euh... ridicules ! La distribution est réussie et le jeu de acteurs parfait, avec une mention particulière pour la jeune Lou Alvarez que j'ai trouvée très à l'aise, naturelle.

Pour le reste, je suis mitigée. Le scénario n'a rien d'exceptionnel même si certaines scènes sont jubilatoires. Mais le début et la fin du film m'ont parus inutiles, des passages semblent interminables (notamment celui sur l'histoire de la sirène dans la voiture).  Au fil du film, la plupart des composants de cette famille paraissent abrutis, voire pathétiques dans leur vision xénophobe et machiste de base du monde. Les autres semblent transparants, inexistants. Bref, leur rôle se limite à de la figuration qui complique juste un peu les choses devant le trop grand nombre de personnages. Au point qu'il faut un sacré bout de temps pour distinguer les couples et leurs enfants..... Certains me semblaient encore orphelins à la fin du film ! Parlons de l'humour,  puisque ce film est classé parmi les comédies.... je dirais comédie de moeurs plutôt cynique. Même si certaines répliques sont hilarantes, on est trop souvent proche du borderline et même complètement dans le too much pour moi. On de dépasse rarement le niveau de la ceinture. Il me semble improbable que des parents puissent tenir de tels propos aussi vulgaires en présence de leur progéniture, des blagues bien salaces qui ne font rire qu'eux mêmes. Bref, un peu de mesure ou de finesse ne m'aurait pas déplue. Je sais, pas évident de doser correctement les ingrédients quand les 3 quarts des personnages ne volent pas très haut. C'est un peu casse figure en fait comme sujet...

Deux scènes m'ont partculièrement émue... Celle où l'oncle Hubert, qui n'a pas toute sa tête et ce qui lui en reste est bourrée de divers neuroleptiques, se met à chanter La balade des gens heureux. Enfin, lorsqu'Albertine éprouve son premier chagrin d'amour.... On a envie de lui dire "courage ma fille, ce n'est que le début", puisqu'effectivement, force est de constater que 30 ans plus tard, dans le fond, les choses n'ont pas beaucoup changé.

Même si ce film en est aux antipodes, j'ai pensé à Mélancholia.... On attend qu'une chose percute la terre. Sauf qu'ici, il n'y pas la même subtilité !!!!

Conclusion : A  voir ou pas ? Oui, pour la reconstitution d'une époque. Sinon, pas d'urgence, pas de chute de Skylab annoncée, ni en Bretagne ni ailleurs !

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 7 Octobre 2011

Synopsis : Mars 1944. Alors que la planète est secouée par les soubresauts de la guerre mondiale, dans un petit coin d’une campagne française se joue une guerre de gosses… Car, depuis toujours, les gamins des villages voisins de Longeverne et Velrans s'affrontent sans merci. Mais, cette fois, leur guerre va prendre une tournure inattendue : tous les petits prisonniers se voient délestés des boutons de leurs vêtements, en sorte qu’ils repartent presque dénudés, vaincus et humiliés. Ce conflit porte désormais un nom : la "guerre des boutons". Et le village qui aura récolté le plus de boutons sera déclaré vainqueur… En marge de ce conflit, Violette, une jeune fille d'origine juive, fait battre le cœur de Lebrac, le chef des Longeverne. La véritable origine de Violette sera-t-elle dénoncée et découverte ?

 

Avec Laetitia Casta, Guillaume Canet, Kad Merad, Jean Texier, Clément Godefroy.

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : A l'origine, La guerre des boutons est un roman de Louis Pergaud, publié en 1912 et que je n'ai pas lu. Ensuite, il y eut en 1962 l'adaptation cinématographique d'Yves Robert, que j'ai vue... Et je me souviens de la fameuse réplique : "si j'aurais su, j'serais pas venu". Rien de plus. D'ailleurs, il parait que cette réplique ne figure pas dans le roman !

Et cette année, nos réalisateurs français nous offrent, comme par hasard et sans le faire exprès, deux nouvelles versions de ce mythe, deux versions qui sortent plus ou moins en même temps. Pour le générique et le nom des acteurs figurants sur l'affiche, j'ai choisi "La nouvelle guerre des boutons", de Christophe Barratier.

Christohe Barratier a situé sa guerre des boutons en 1944, pendant la guerre, manisfestement dans la zone à peu près libre mais où pas mal d'hommes sont partis aux combats.

Des gamins se battent pour une histoire de territoire, avec des armes en bois et comme trophées de guerre, des boutons. Jusqu' à ce que les choses dégénèrent et que les enfants reproduisent, à leur dimension, les horreurs des adultes.

J'ai aimé l'évolution des relations du jeune Lebrac avec  ses parents, ainsi que l'approche de la résistance discrète mais active qui est faite dans ce film, et l'image  différente que cette résistance donne des gens. Les répliques du Petit Gibus m'ont amusée un temps. J'ai souri, puis j'ai regardé. Je ne me suis pas ennuyée, mais l'extase et l'enthousiasme ne m'ont pas trop approchée.  C'est curieux, je n'ai rien de spécifique à reprocher à ce film bien réalisé, bien joué, avec de belles scènes et des paysages rafraîchissants. Mais je n'ai rien non plus pour l'encenser. J'ai eu la sensation de la présence de quelques poncifs. Et puis je n'ai pas été émue et je n'ai pas ri. Un film pas mauvais, mais qu'apporte -t-il de plus ??? je n'ai pas la réponse. Si, un aspect "remastérisé", terme très à la mode, et des couleurs sur la péloche !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 11 Septembre 2011

RECHERCHE DANS L'INTERET DES FAMILLES

 

 

Synopsis : Sur la route des vacances, la femme de Stéphane Monnereau, capitaine de police à la P.J. parisienne, disparaît. Les indices semblent indiquer qu’il n’est peut-être pas étranger à cette disparition. Pour éviter d’être placé en garde-à-vue, Stéphane prend la fuite avec son fils. Désormais il devra assumer seul sa double mission : se disculper aux yeux des enquêteurs et savoir ce qui est vraiment arrivé à sa femme.

 

 

Polar avec Yvan Attal, Pascal Elbé, Armelle Deutsch

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Et bien figurez vous que j'ai sans doute un bel avenir de scénariste à Hollywood. Et en même temps je me découvre totalement démoniaque ! Car en regardant ce film, j'ai imaginé un scénario bien plus machiavélique encore, même si j'ai fait choux blanc à la fin !

Bon, reprenons depuis le début. Je vous l'accorde, à la lecture du synopsis, on se dit " rien de bien nouveau sous le soleil". Effectivement, ce film ne se démarque pas par son originalité. Par moment, l'uniforme de la gendarmerie et quelques dialogues m'ont même fait penser à la défunte série "Une femme d'honneur".  Il n'empêche que R.I.F fonctionne bien, captive ses spectateurs, tient en haleine et laisse même échapper quelques rires lors de quelques répliques bien gratinées, chose rare pour ce genre cinématographique. Ce film est assez sombre et comme sorti d'un autre temps. Il faut dire que le centre de l'action est une veille station service de route nationale à l'ancienne, loin des enseignes multiservices qui feront bientôt par d'attraction, villages vacances.... J'ai oublié de préciser... Nous sommes en Lozère à la Toussaint... Même les images semblent parfois délavées, comme si le réalisateur avait apposé quelques calques sur sa caméra.

En tout cas, le suspens fonctionne dès le début, avant même la disparition, puisqu'à chaque instant, on se dit "c'est maintenant". Et bien non, ce sera pour plus tard jusqu'au moment où... Et là, aucune explication logique n'apparaît, c'est le doute qui s'installe et plane sur notre flic désespéré et prêt à tout. Sommes nous face à une machination, un enlèvement longuement préparé, une vengeance,une fuite volontaire, un malheureux hasard... Pour savoir, entraînez vous un peu au sprint et allez courir avec le charismatique Yvan Attal. A moins que vous ne préfériez la force tranquille d'un parfait Pascal Elbe. Je m'inquiète tout de même pour Yvan Attal. A chaque film, je le trouve de plus en plus pâlichon. Il devrait prendre des vacances bien méritées au soleil. J'aurais dû l'inviter à m'accompagner en croisière en Turquie. Un peu de soleil lui ferait du bien et sa compagnie ne m'aurait pas déplue !

Bon, je m'égare et conclue donc : film de très bonne facture ! Pas une minute d'ennui à l'horizon, même si le film n'est pas particulièrement nerveux. La tension est dans les personnages, dans la situation.

A noter que ce film rend quelque part hommage, par une note après la dernière image, aux milliers de personnes (plus ou moins médiatisées)qui disparaissent en France chaque année. Qui sont retrouvées, ou pas.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 1 Septembre 2011

Synopsis : On ne choisit ni ses parents, ni ses enfants !
Paul de Marseul, propriétaire d’un prestigieux vignoble à Saint Emilion a un fils, Martin, qui travaille avec lui sur le domaine familial. Mais Paul, vigneron exigeant et passionné, ne supporte pas l’idée que son fils puisse un jour lui succéder. Il rêve d’un fils plus talentueux, plus charismatique… plus conforme à ses fantasmes de père ! L’arrivée de Philippe, le fils de son régisseur va bouleverser la vie de la propriété. Paul tombe en fascination devant ce fils idéal. Commence alors une partie d’échec qui se jouera à quatre : deux pères, deux fils, sous le regard impuissant des femmes qui les entourent. Et au moins l’un d’entre eux n’a plus rien à perdre …

  

  

Drame avec Niels Arestrup, Lorant Deutsch, Anne Marivin, Patrick Chesnay, Valerie Mairesse

  

  

Scénario de Gilles Legrand et Delphine de Vigan

 

 

  

 

  

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Mon humble avis : Il s'en passe des choses dans les caves... On n'y fait pas que déguster et recracher des grand crus, on n'y fait pas que fabriquer avec patience et passion un millésime forcément supérieur au précédent.... On s'y déchire, on s'y déteste. On espère y gagner, oh non l'admiration, à peine la reconnaissance, mais juste l'amour de son père et si c'est encore trop, et bien au moins son respect. C'est le cas de Martin qui aimerait aussi recevoir le savoir que la famille se transmet depuis des générations. Mais rien, son père ne lui donne rien. Au contraire, il lui préfère de plus un plus un autre fils, celui du régisseur, qui possède toutes les qualités pour devenirle fils rêvé. Martin ne récupère que miettes, mépris, propos plus qu'outrageants et phrases assassines.

Voici un film français comme je les aime. Des photos magnifiques des vignobles du  St Emilion, une incursion dans le monde viticole et une histoire de famille. L'atmosphère se fait de plus en plus étouffante, la tension monte. Et pourtant, on espère toujours que le père et le fils vont se rencontrer, que ce père détestable va tendre une main, que le fils va se révolter. Personnellement, si j'étais Martin, il y a belle lurette que j'aurais pris mes cliques et mes claques. Mais il est attaché au domaine...

L'histoire n'est pas forcément originale, mais la réalisation est parfaite et le scénario très subtile, tout comme les personnages. Au début, on croit Paul, le père, âpre et maladroit, on le découvre anguleux et haineux et pire encore manipulateur et machiavélique. Les dialogues sont aux petits oignons acidifiés et prennent toutes leur ampleur grâce au jeux parfait de tous les acteurs, Niels Arestrup et Lorant Deutsch en tête. Mais n'oublions pas Patrick Chesnais, Valérie Mairesse, Anne Marivin et Nicolas Bridet qui participent tous à la réussite de ce film.

Pour moi, c'est un film parfait (pour qui aime les films lents, sans réelle action). C'est un film atmosphérique, psychologique mais ou rien ne déborde, ni dans le pathos, ni dans l'excès de bons sentiments. C'est un film dérangeant, où les gens ne s'aiment pas de façon politiquement correcte. Et c'est terrible. Des scènes très fortes (notamment celle ou Martin hurle sur son père que "ce n'est pas ça être un père") jusqu'à une fin édifiante et qui, quelque part m'a soulagée... Et puis, il y a la voix de Bashung qui chante les mots bleus... et l'on se dit que vraiment, le talent de Delphine de Vigan est présent dans ce film ample aux qualités multiples (gustatives, visuelles, humaines...)

Un film acre qui se déguste comme un grand cru, même si l'acreté vous laisse un goût amer dans la gorge, dans le coeur, une sensation douloureuse dans tout votre être. Un  film dont on peut dire, comme d'un vin, qu'il est brillant et épanoui, à la rétro olfaction certaine...

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Août 2011

Synopsis : Jean, 35 ans, habite encore avec sa mère dans sa petite ville de Corse et travaille comme cuisinier dans le restaurant familial. Son avenir, à son grand désespoir, est tout tracé : reprendre le restaurant. Mais un jour, Nora, jeune femme de caractère est jetée à la mer depuis un voilier de course. Elle échoue sous les yeux de Jean. C’est l’aventure qui frappe à sa porte. Une nuit très mouvementée commence : une promenade en voiture avec une femme aussi imprévisible que séduisante, qui va l’entraîner bien loin de chez lui…

 

 

Film avec : Fred Testot, Leïla Bekhti, Jean François Stévenin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Les personnages sont touchants, prétendant chacun être ce qu'ils ne sont pas.Celui de Fred Testot qui s'invente et vit dans le regard de Nora la vie qu'il a toujours rêvé, celle d'un aventurier, m'a bien plu, ainsi que sa sa relative placidité (qui pourrait passer pour un manque de caractère)qui m'a déroutée. Le jeux des acteurs est assez juste et quelques répliques sont bien pensées. Dommage que le scénario n'ose pas une véritable émotion ou un humour franc.  Heureusement, la Corse joue son rôle à merveille, à nous éblouir de paysages qui ne donnent qu'une envie, prendre un billet d'avion.

C'est  une comédie sentimentale mais assez proche de la bluette convenue, même si en arrière plan, la solitude des personnages nous fait de grands signes. C'est aussi un peu un road movie puisque la moitié du film se déroule dans un magnifique bolide noire coupe Italienne. Et pourtant, malgré tous ces arguments, j'ai trouvé le temps long et rien de bien nouveau. Dommage qu'au volant de cette Ferrari, on n'ait jamais dépassé la troisième et que le film ne décolle jamais vraiment. Et puis je pense que quelques détails insignifiants m'ont agacée.... Nora se retrouve balancée à la mer par son mec et une heure après, elle semble sortie tout droit d'un défilé de mode, les cheveux lisses et brillants made in L'Oréal puisqu'elle le vaut bien, maquillage impeccable manifestement très waterproof. Tout au long du film (en tout cas jusqu'à l'épisode shoping), alors que ses bagages se réduisent de plus en plus, elle continue à défiler dans des tenues dont on ignore la provenance (peut-être possède -t-elle un sac magique à la Joséphine ange Gardien).

Alors oui le cinéma n'est pas la vraie vie, oui le cinéma est là pour faire rêver. Mais le personnage de Nora m'aurait bien plus touchée, m'aurait permis plus d'identification si, après son bain de mer, elle avait gardé un crinière un peu terne, emmêlée et salée.... Là j'aurais pu m'y croire, là j'aurais rêvé à cette nuit particulière, improbable, dans un bolide Italien avec un homme de plus en plus charmant. Mais je n'ai pas rêvé, je me suis juste distraite devant ce qui ressemblait à un bon téléfilm de France  3 dans la catégorie "Déjà diffusé".

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 29 Juillet 2011

Synopsis :  1992. Colombie. Cataleya, 9 ans, assiste au meurtre de ses parents. Échappant de justesse au massacre, elle se réfugie aux États-Unis, chez son oncle Emilio, un gangster. 15 ans plus tard, elle travaille pour lui comme tueuse à gages. Elle signe ses meurtres d'une orchidée dessinée sur le torse de ses victimes : un message à l'intention des assassins de ses parents. Car Cataleya est bien décidée à aller jusqu'au bout de sa vengeance… quitte à perdre tous ceux qu'elle aime.

 

 

Film d'action avec : Zoe Saldana, Michael Vartan, Amanda Stenbelrg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

 

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Mon humble avis :Un film écrit par Luc Besson et son acolyte et produit entre autre par la société de prod de Luc Besson lui même... De la promesse d'action en plus, assez d'arguments pour que je puisse enfin retourner au ciné, déserté depuis 2 semaines....

Alors, il y a une très jolie fille, dont la plastique fantastique et élastique ravira les hommes. Les femmes se contenteront de la belle gueule de Michael Vartan, de passage dans ce film pour quelques minutes.

Sinon, il y a un peu de Nikita, un peu de Léon, mais sans la finesse, la nouveauté et la magie de ces films. Car il y a aussi une bonne dose de  Catwomen et de Tomb Raider. Les dialogues sont relativement pauvres, mais le film est riche de clichés, raccourcis, comme par hasard et zones d'ombre qui ne servent qu'à boucler le film en moins de deux heures, mais non à lui donner une profondeur. Certains effets spéciaux, ceux qui sont sensés le plus s'approcher de la vérité, sont trop visibles. Un bon effet spécial, c'est celui que l'on ne voit pas et qui nous fait tout gober, même le pire des monstres à 15 pattes. Rien de tout cela ici, mais des images qui m'ont dérangée. Dommage, quand on sait comment l'équipe Besson maîtrise les images de synthèse avec la série des Arthur et les minimoys, où même avec l'excellent Cinquième Elément.

Les nostalgiques de la grande époque de Luc Besson seront donc déçus par ce film. L'empreinte Besson est là (jusque dans certaines poursuite digne des" Yamakasi", mais pas son génie. Par contre, ceux qui recherchent juste un film d'action avec une super héroïne passeront un moment de distraction correcte. Car il y a assez d'ingrédients pour vous garder éveillé et capter votre attention ! Ca déménage tout de même ! Quant à moi, je vais m'entrainer au combat à la brosse à dent et à la serviette éponge, ça peut servir, quelque fois que l'on m'attaquerait dans ma salle de bain !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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