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Publié le 11 Juillet 2011

Synopsis : Juillet 2010, Montréal, Canada. Sophie Malaterre, 25 ans, illustratrice de mode, voit arriver les vacances d’été avec angoisse. Pas de projets, pas d’ami, pas de fiancé... On lui parle du site SWITCH.com qui permet d’échanger sa maison le temps d’un mois. Sophie trouve, par miracle, un duplex à Paris, avec vue sur la Tour-Eiffel. Son premier jour est idyllique. Le lendemain matin, elle est réveillée par les flics. Un corps décapité est dans la chambre d’à côté. Elle n’a plus aucun moyen de prouver qu’elle n’est pas Bénédicte Serteaux, la propriétaire des lieux. Le piège se referme sur elle... Elle n’a pas seulement changé d’appartement. Elle a changé de peau et de destin...

 

 

Thriller avec Eric Cantona, Karine Vanasse, Mehdi Nebbou

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

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Mon humble avis : Une bande annonce bien ficelée et alléchante, un scénario écrit par Jean Christophe Grangé spécialement pour le cinéma.... Pas besoin d'un argument supplémentaire, je fonce !

En fait, tout le film fonce. Le personnage de Sophie fonce tête baissée dans le piège, la police fonce droit dans le mur de l'entêtement et de l'aveuglement. Et ensuite, tout ce petit monde n'a plus qu'à foncer (oups courir), l'une pour échapper à l'autre, l'autre, pour rattraper l'une....

Alors oui, le scénario, la mise en scène, le jeux des acteurs, le rythme font que l'on est cloué à son siège pendant deux heure. C'est souvent le cas dans ces histoires de fous où la victime se retrouve au centre d'une terrible machination sans issue de secours en vue. Donc de ce côté là, le film remplit son contrat.

Mais....les invraisemblances sont beaucoup trop nombreuses. Les personnages sont sacrément aidés par un scénariste qui a décidé que toutes les portes s'ouvriraient sur leur chemin (vous comprendrez en voyant le film), que comme par hasard Sophie s'assiérait à côté de cet homme là et pas un autre, que Sophie ne parvenant pas à prouver son identité ne pensera même pas faire appeler sa mère.... Hum hum...

La jeune actrice Canadienne, Karine Vanasse est très convaincante. Elle a des airs de Sylvie Testud ou de Ludivine Sagnier. En tous cas, je les aurais aussi bien vu dans le rôle.
Quant à Cantona... Oui, mais je n'arrive pas à ne pas voir Cantona, à ne pas entendre Cantona qui s'est tout de même, au fil des années et des interviews et desspots publicitaires, forgé une allure plutôt caricaturale de lui même...

Par contre, une chose qui m'horripile.... Nous sommes dans un pays où nous ne sommes plus sensés fumer dans les lieux publics, les bureaux, les administrations.... Cantona et compères passent 2 heures a allumer des cigarettes, au commissariat, voire même dans le laboratoire d'analyse etc.... Cela n'apporte rien à l'intrigue, juste une contenance aux personnages, puisque c'est souvent à cela que sert une cigarette en public... Soit... Mais alors qu'on nous bombarde de campagnes anti tabac, ne serait il pas plus simple de commencer par banir la cigarette des films donc l'action se déroule après 2008 ??? Même Lucky Luke ne fume plus. Alors arrêtons de montrer des héros fumeurs ! Je digresse je sais....

Alors "Switch on" or "Swich off" ?" Switch on" tout de même si l'on ferme les yeux sur les invraisemblances. Efficace mais pas très crédible. Et une fin digne du pur Grangé, au cas où l'on n'aurait pas reconnu la patte du célèbre auteur de thriller plus tôt !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Juillet 2011

Synopsis : Le 24 juin 1991, Ghislaine Marchal est retrouvée morte dans la cave de sa villa de Mougins. Des lettres de sang accusent : « Omar m’a tuer ». Quelques jours plus tard, Omar Raddad, son jardinier, est écroué à la prison de Grasse. Il parle peu, comprend mal le français, a la réputation d’être calme et sérieux. Dès lors, il est le coupable évident. Il n’en sortira que 7 ans plus tard, gracié, mais toujours coupable aux yeux de la justice. En 1994, révolté par le verdict, Pierre-Emmanuel Vaugrenard, écrivain convaincu de l’innocence d’Omar Raddad, s’installe à Nice pour mener sa propre enquête et rédiger un ouvrage sur l’affaire…

 

 

Avec Samy Bouajila, Denis Podalydes, Maurice Benichou

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : J'ai redécouvert avec ce film ce "fait divers" qui défrayait la chronique au début des années 90... et qui n'est légalement toujours pas solutionné malgré des évidences déconcertantes, révoltantes, aberrantes, écoeurantes (à voir dans le film, c'est stupéfiant). Omar Raddad, partiellement gracié par Jacques Chirac (donc libéré en 1998), n'a toujours pas été déclaré non coupable du meurtre de Ghislaine Marchal.

Ce film revient sur cette histoire enterrée par les médias, le temps, d'autres faits divers et par chacune de nos mémoires. Il nous reste tous, dans notre inconscient collectif, cette phrase " Omar m'a tuer", qui a même ses dérivés dans nos conversations toujours plus proches de la plaisanterie que de l'horreur et l'injustice que cet homme, Omar Raddad a vécu. Qu'avons nous su, à l'époque, nous "le grand public". Pas grand chose, je ne sais plus bien et puis lors du procès en 1994, je ne vivais pas en France...

Extrait d'Allociné : Le scénario d'Omar m'a tuer s'inspire de deux ouvrages. Le premier, Pourquoi moi ?, a été écrit par Omar Raddad lui-même. L'ex-jardinier y livre un témoignage personnel sur la terrible épreuve qu'il a vécu durant plusieurs années de procès et de captivité. Le second, Omar : la construction d'un coupable, est de Jean-Marie Rouart, essayiste, romancier et chroniqueur français. Il s'agit d'un livre-enquête qui dénonce l'énorme défaillance de la justice au moment de cette affaire criminelle, ainsi que le lynchage médiatique dont a été victime Raddad.

Pour préparer ce film, Roschdy Zem, le réalisateur, s'est aussi appuyé sur des rapports de tribunaux, des procès verbaux et de conclusions d'enquête jamais officialisées.

Le résultat est atterrant, et fait froid dans le dos. La France, pays des droits de l'homme qui donne des leçons au monde entier... La légèreté avec laquelle l'enquête a été menée ne relève plus de l'incompétence ou de la bavure, mais de l'intention, de la volonté réelle d'accuser un homme précis. Quand dans nos séries policières, les experts en tout genre remuent ciel et terre et un véritable arsenal de machine ultra sophistiqué pour résoudre un crime des plus tordus, ici, gendarmerie et experts et juges ne voient pas l'évidence qui nécessite juste un minimum de logique, de bon vouloir et d'expositions officielles des vrais faits...  Alors qui -a-t-il derrière cela ? Un complot, une personne politique à protéger ? Quoiqu'il en soit, la mauvaise foi de la justice est flagrante et nous permet de douter de l'efficacité et de l'indépendance de celle ci. C'est une mascarade, qui ressemble à une dictature judiciaire.

Au début, on peut penser qu'il y a une justice à deux vitesses, suivant la couleur de peau et la compétence des avocats que l'on peut s'offrir. Mais, au court du film, c'est le célèbre avocat Maitre Vergès qui vient (et qui à priori continue) assurer la défense d'Omar Raddad.

Quelques mots sur le réalisateur et sur Sami Bouajila, qui campe le rôle d'Omar Raddad : parfait, juste, bouleversant, magistraux. Chapeau, respect total. Encore un acteur qui fait oublier que ce métier existe.... et qui mériterait quelques récompenses en or...  Beaucoup d'émotions sans fioriture. Des faits, une spirale infernale, et une justice qui fait honte... On peut critiquer ensuite les Etats Unis et un certain DSK directeur du FMI... Ah, j'avais oublié, Omar Raddad n'était que simple jardinier maghrébin analphabète... Dernier mot capital quand on lit le titre de ce film... que vous irez voir parce que c'est important de savoir, de comprendre et de ne pas oublier... Pour que ce film puisse faire bouger les choses et permette de rendre justice à un homme. Car je pense que ce film, aux yeux du public, réhabilite l'homme et lui rend honneur. Reste à ce que la justice bouge... alors allez voir ce film. Il semble que le cinéma soit bien plus indépendant que les médias...

 

 

Encore une fois, mon billet est long... Mais qu'est-ce que 1 minute et demi de lecture devant plus de 7 ans de prison alors que l'on est innoncent...

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 31 Mai 2011

Synopsis :  Marius Vallois a douze ans et besoin d’un père.
Marie Vallois a un fils de douze ans, de lourdes responsabilités professionnelles, un amant à calmer, un poste à pourvoir, une soeur adorée, un cousin compliqué mais aucun père pour Marius.
Robert Pique a une centrale vapeur, toujours du linge en retard, un fantasme chinois, une voisine qu’il protège et cherche du boulot.
Monsieur Papa est l’histoire du curieux lien qui va se tisser entre ces trois personnages. Un lien qui leur donnera beaucoup de fil à retordre et des attaches pour la vie.

 

 

Comédie avec Kad Merad, Gaspard Meier Chaurand, Michèle Laroque, Vincent Perez

 

 

 

 

 

 

 

   

 

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Mon humble avis :Voilà déjà quelques semaines que j'ai assisté à la projection de ce film, en avant première. Je pensais me rafraîchir la mémoire et retrouver l'histoire du livre "Monsieur Papa" de Patrick Cauvin. Que nenni, rien de commun avec le roman, à part le titre emprunté avec l'autorisation de l'auteur défunt.

Néanmoins, j'ai trouvé dans ce film ce que je cherchais. Un agréable moment, une bonne soirée. Ce film semble conçu pour être regardé le sourire aux lèvres. Il fait rire aussi mais, mais sans présenter gags après gags. Monsieur Papa a provoqué en moi beaucoup plus de tendresse que d'émotions bouleversantes, et c'est tant mieux. Kad Merad ne tire pas sur nos larmes et ne cherche pas à déborder d'émotions. J'ai trouvé que ce film était mesuré, juste et touchant... comme les comédiens d'ailleurs. J'avoue que je suis plus adepte de la dimension émotionnelle de l'acteur Kad Mérad que par ces propensions comiques indéniables (attention, je classe les chti aussi dans l'émotion) Mais c'est dans les moments plus "dramatiques" que cet acteur me touche le plus. Michèle Laroque est comme d'habitude lumineuse et tellement réaliste. Le jeune Gaspard Meir Chaurand est mignon tout plein et vraiment dans le ton. Vincent Perez est devenu abject depuis notre mariage éclair !!!! Trêve de plaisanterie, il est excellent. Vous me direz si comme moi, dans une certaine scène, vous ne retrouvez pas l'allure et les gestes de Serge Gainsbourg ?!!!

J'ai particulièrement apprécié deux aspects du film que je tiens à évoquer ici, histoire de vous donner encore un peu plus envie... Le gardien d'immeuble et son ami sont tout bonnement succulents. Ils vous donneront la réponse à la question de mots croisés : tube rouge en 14 lettres ! Et puis... L'immeuble dans lequel vit Robert. Un immeuble où les gens se voient, se reconnaissent, s'approchent, s'observent sans que ce soit forcément par derrière le rideau. Certes, le métier de Robert n'est pas étranger à cet état de fait mais tout de même, ça me fait rêver. Dans mon immeuble, j'ai l'impression que mes voisins courent pour ne pas avoir à tenir la porte et à saluer un voisin. Si un bruit de clé retenti, l'autre voisin referme sa porte. bref, là ou je vis, un "bonjour" étonne, quand il n'agresse pas !

Revenons en au film... J'ai beaucoup aimé, j'y ai cru, son humanité et son optimisme m'ont fait du bien. Qui plus est, c'est un film résolument familial pour petits (je dirais à partir de 8 -10 ans) et grands.

 

 

L'avant première : Une excellente ambiance, très bonne communication entre le public et Kad Merad qui était présent avec Mme, scénariste du film. Au cas où l'on serait aveugle et sourd en voyant un film, ce genre d'événement permet de constater une nouvelle fois qu'être comédien et célèbre, c'est un double métier. Franchement, j'ai été épatée par l'aisance de Kad Merad en public (bon relativement normal me direz vous) mais surtout, par sa patience et sa gentillesse lors d'une interminable séance dédicaces et photos. C'est vraiment un métier et cela révèle aussi je pense une nature profondément humaine et sincère.

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 25 Mai 2011

                                                                                       

Synopsis : 6 mai 2007, second tour de l'élection présidentielle. Alors que les Français s’apprêtent à élire leur nouveau Président, Nicolas Sarkozy, sûr de sa victoire, reste cloîtré chez lui, en peignoir, sombre et abattu. Toute la journée, il cherche à joindre Cécilia qui le fuit. Les cinq années qui viennent de s'écouler défilent: elles racontent l'irrésistible ascension de Sarkozy, semée de coups tordus, de coups de gueule et d'affrontements en coulisse. La conquête : L'histoire d'un homme qui gagne le pouvoir et perd sa femme.

 

 

 

Avec Denis Podalydes, Florence Pernel, Bernard Lecoq...

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Conquise par cette conquête !

 Je me suis régalée, captivée par ce film qui se regarde presque comme un thriller alors que tout le monde connait l'histoire, sa fin et la suite !

Ce film nous présente les hommes politiques tels qu'on ne les voit jamais : juste entre eux.... comme des loups ....devant le pouvoir... Même si on ne se fait pas ou plus d'illusion sur leurs motivations et la mascarade qu'est la scène politque, on réalise encore un peu plus à quel point ils ont tous un égo surdimensionné, une mégalomanie sans doute nécessaire pour parvenir à un tel niveau. Ils sont menés par une ambition et une détermination sans borne autant admirables que détestables. Comme quoi, personne n'est complètement blanc ou noir là dedans. Certains prennent les moyens de leurs ambitions, quels qu'en soient le prix, la manière et la légitimité. Tous autant qu'ils sont, issus du même camps. Ces deux heures passées dans les coulisses du pouvoir, sur le chemin de l'Elysée montrent à quel point tout n'est que stratégie, alliance, mépris, négociation, haine, peau de bananes, insulte, manipulation et coups bas...

 La conquête est une fiction très bien documentée et inspirée de faits réels. On observe ces protagonistes célèbres par le trou de la serrure et là, on jubile !!!! Bravo aux dialoguistes ! J'ignore ce qu'il y a de véridique dans ces dialogues, mais impossible de douter de leur réalisme. Ce sont des joutes verbales de haute voltige même si nos dirigeants les placent souvent sous la ceinture et sans gants, voire "avec des graviers" ! Mais franchement, certaines réparties sont jubliatoires, on sourit car on connait l'original. D'ailleurs, même si ce film s'achève en mai 2007, il ne manque pas de petits indices sur la suite ou de clins d'oeil prémonitoires.  Ainsi, dans le caractère de Nicolas Sarkozy, on découvre un homme qui, lorsqu'il lâche le chien de garde, peut se révéler colérique, instinctif, irascible.... Bref, derrière le rideau préélectoral, s'annonçaient déjà les futurs "casse toi pauvre con".

Et puis il y a Nicolas Sarkozy qui voit Cécilia s'éloigner et qui devient vulnérable, qui ne se sent plus si "tout puissant". Cette approche de l'homme brisé intimement est intéressante et filmée intelligemment.... En effet, lors d'une ultime discussion privée, sans témoins,entre les deux époux, le réalisateur a choisi de couvrir les paroles par la musique...

Le comportement et les réactions de Cécilia semblent assez aboutis dans ce film, restent respectueux. Ce personnage m'a touchée dans ses choix devant une situation qui la dépassait et qu'elle ne souhaitait pas. Quelque part, elle est restée droite et loyale, a accompli jusqu'au bout le mission qu'elle estimait sienne, sans se trahir elle même (le tout, dans une certaine limite !)

Pourquoi suis-je allée voir ce film ? Par curiosité ! Oui, pour le jeu des acteurs que je devinais bluffant par avance (bon, Ok, je ne nie pas une petite dose d'une autre curiosité, de nature plus.... euh... moins....). Et bien c'est encore plus que bluffant. Bernard Lecoq est Chirac, Samuel Labarthe est Villepin, Florence Pernel est Cecilia et là, méga Géraldine d'Or pour Denis Poladydes qui s'est glissé dans la peau d'un Sarkozy plus vrai que nature, avec un art du mimétisme sidérant ! De telles interprètations, c'est du pur bonheur.

Pour moi, La conquête est un film parfait, captivant et distrayant à souhait, qui a le mérite je pense d'être apolitque. Ce film n'est ni pro ni anti Sarkozy, il constate, c'est tout.Personne n'en sort grandi ou "diminué" réellement, à part peut-être Villepin qui m'a surprise... mais que l'on connait moins aussi... Et c'est un film qui me conforte dans mes désillusions envers ce milieu même si je suis restée fascinée pendant 2 heures !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Avril 2011

Synopsis : : En coupant à travers champs pour aller porter le déjeuner à son père, Patricia rencontre Jacques. Elle a dix-huit ans, il en a vingt-six. Elle est jolie, avec des manières fines de demoiselle ; il est pilote de chasse et beau garçon. Un peu de clair de lune fera le reste à leur seconde rencontre. Il n'y aura pas de troisième rendez-vous : Jacques est envoyé au front. Patricia attendra un enfant de cette rencontre. Les riches parents du garçon crieront au chantage, Patricia et son père, le puisatier, auront seuls la joie d'accueillir l'enfant. Une joie que les Mazel leur envieront bientôt et chercheront à partager, car Jacques est porté disparu...

 

 

Avec Daniel Auteuil, Kad Merad, Jean Pierre Daroussin, Sabine Azema, Nicolas Duchauvelle, Astrid Berge-Frisbey

 

 

 

 

 

Remake de le l'oeuvre originale de Marcel Pagnol (film de 1940)

 

 

 

 

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Mon humble avis : Aujourd'hui, je vais être très rapide pour évoquer ce film. Ce n'est pas un film dont on parle, c'est un film que l'on ressent, que le vit, que l'on déguste.

Honte sur moi. Petite, j'étais élève à l'école Marcel Pagnol. Je n'ai pourtant lu aucun de ces livres, ni vu un seul de ces films. Ma culture de l'univers de cet auteur se résume à Jean De Florette et Manon des sources, deux films vus à leurs sorties et revus depuis.

Alors je serais bien incapable de dire si le réalisateur a respecté l'atmosphère propre à Pagnol, s'il est resté fidèle au script où s'il s'est amusé  à prendre quelques libertés. En même temps, chacun sait à quel point Pagnol est cher à Daniel Auteuil, aussi, je lui fais confiance pour respecter Pagnol.

J'ai aimé, beaucoup aimé, plus encore ce film ensoleillé, à l'accent provencal, plein de fraîcheur. A mes yeux, tout y est parfait, tant dans les images, les dialogues, les acteurs, l'humour qui se dégage. Il flotte comme une légèreté malgré la gravité du sujet. Bien sûr, j'ai tremblé de rage et de tristesse devant la rigueur, la férocité et l'injustice des traditions et de la bienséance de l'époque. Mais que d'émotions sur les visages, dans les regards de ses grands acteurs réunis ici.

Vraiment, j'ai été comme en apesanteur pendant deux heures. C'était magistral et magnétique. J'étais, et je suis encore, juste émerveillée !

Premier essai d'Auteuil le réalisateur marqué !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 26 Avril 2011

Synopsis (Allociné) :  La famille, c'est compliqué…
Surtout quand Eli, le père, bientôt 60 ans, attend un enfant de sa nouvelle femme. À l’annonce de la nouvelle, ses deux grandes filles, Dom, qui cherche a adopter, et Justine, qui passe d’un petit ami à un autre sans trop d’état d’âme, sont ébranlées.
Pour se rapprocher de Justine avec qui il n’a jamais pu s’entendre, Eli a la bonne idée de se lier d’amitié avec tous ses ex… A son insu.
Mais lorsque Justine tombe de nouveau amoureuse et qu’Eli s’apprête à tout gâcher, la famille est sur le point d’imploser. Est-ce que tout ce petit monde va parvenir à se réconcilier avant qu’il ne soit trop tard ?

 

 

Comédie (?) avec Michel Blanc, Mélanie Laurent, Géraldine Nakache, Guillaume Gouix...

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Et soudain j'ai trouvé le temps long. Ce film n'a pas su choisir un genre : comédie ? Drame ? Burlesque ? Un peu tout en même temps, du coup rien n'est approfondi, chaque genre n'est qu'effleuré. Bref, de ce fait le film ne touve pas vraiment ni son style ni son rythme. Après une mise en place rapide et efficace du sujet, les choses s'emmêlent. Quand il aurait fallut  y aller franchement, dans l'humour et le loufoque du personnage de Michel Blanc, la réalisatrice a choisi de couper l'élan par des dialogues ou des situations intimistes...  Les élans de comédie sont interrompus par des moments plus graves qui approchent souvent la mièvrerie, avec une apothéose dans la voix Off de Michel Blanc sur la dernière image.... A force de bouillir, la casserole d'eau finit par déborder. C'est la même chose avec les bons sentiments qui dans l'excès, empêchent l'émotion.  Je me demande pourquoi les cinéastes insistent tant pour mettre des mots sur le message global du film que les spectateurs ont logiquement compris... bref, je trouve cela ringard...

Le personnage de Michel Blanc est trop ou pas assez corsé, trop ou pas assez joué. Bref, on n'y croit pas. Les autres acteurs s'en sortent bien, même avec les honneurs pour Mélanie Laurent. Son personnage m'a bien plu, m'a touchée. J'ai bien aimé son délire de création artisitique à partir de clichés de radio. Le beau frère complètement à l'ouest m'a amusée aussi.

Il y a de bons passages, de bonnes répliques. Le problème c'est qu'ils figurent tous ou presque dans la bande annonce et laissent ainsi croire que l'on pourrait voir une comédie hilarante et cynique à souhait. On a juste un film de plus sur les  difficultés relationnelles père / fille, sur les parents qui ne sont pas éternels mais qui même absents, ne sont jamais loin... Un film qui manque dCe sera donc à votre appréciation. La mienne est très mitigée.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 22 Avril 2011

Synopsis (Allociné) : Un braqueur s’évade de prison pour traquerson ancien codétenu, un tueur en série qui a entrepris de lui coller ses crimes sur le dos. Une policière de la Brigade des Fugitifs se lance à la poursuite du braqueur, devenu bien malgré lui l’ennemi public numéro 1. Quand chacun des protagonistes aura été au bout de lui-même, qui sera le chasseur, et qui sera la proie ?

 

 

Film d'action avec Albert Dupontel, Alice Taglioni, Sergi Lopez, Stéphane Debac, Natacha Regnier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  Attention : 1er quart d'heure du film assez violent : âmes sensibles et trop jeunes s'abstenir...

 

 

Mon humble avis : La proie est un thriller musclé et efficace. Il vous entraîne dans un rythme effréné qui ne s'essouffle jamais et vous laisse KO.Bref, ça déménage ! Nous sommes dans le thème pourtant bien étrenné de la course poursuite mais qui entraîne toujours ! Originalité : le braqueur devient ici la cible d'une terrible machination. Le diable en personne sous le visage d'un homme à qui l'on donnerait le bon dieu sans confession ! La référence à de tragiques et horribles" faits divers" est bien là. On en tremble. On est glacé quand on comprend à quel monstre on a affaire sans que rien ne semble pouvoir l'arrêter. Notre seul espoir : Dupontel !

Même si l'on devine en partie l'issue de l'énigme, (on est au cinéma !) le plaisir et le suspens fonctionnent à merveille. Par contre, c'est la partie de la fin que je n'avais pas imaginée qui m'a déçue car  "énorme", et cliché... Nous sommes toujours au cinéma !

L'interprétation des acteurs est impeccable et n'est pas étrangère au magnétisme dégagé par ce film. Dupontel n'est pas qu'en muscles. Comme d'habitude, il est toujours aussi mystérieux, inquiétant, dur et touchant. Juste. J'adore. Et le rôle du père truand prêt à tout pour sauver sa fille lui va comme un gant. je suppose qu'après un tel tournage, il a gagné un repos bien mérité ! Alice Taglioni est l'atout charme du film mais ne joue pas que sur cela. Elle est convaincue de ce qu'elle fait et on y croit. Mais la révélation de ce film est pour moi Stéphane Debac dont l'apparente placidité est bien trompeuse... Ne jamais se fier aux apparences !

Un très bon film dans le genre si l'on accepte les défauts qui accompagnent souvent ce genre justement : poncifs, coïncidences et invraisemblances multiples, jusqu'à une surenchère dans "l'immortalité" du héros. Des détails qui nuisent tout de même à la qualité globale du film. j'ai eu des impressions de "too much" même si "la proie" a rempli son rôle premier :me divertir, m'amener à prévenir le héros du danger qui le guette, me scotcher à mon siège et broyer le bras de mon voisin !!!

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Avril 2011

Synopsis : Alessandro est un professeur italien de musique baroque qui vit à Strasbourg avec Irina, sa fille de 15 ans, en pleine crise, et son frère Crampone, un gentil fou anarchiste qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir.
Parfois, Alessandro a l'impression d'avoir deux adolescents à élever, alors qu'il ne se rend même pas compte qu'il est lui-même démuni face à l’existence. Voulant être un père modèle, il en a oublié de reconstruire sa vie amoureuse, d'autant plus qu'il est entouré d'une bande de copains dont la fantaisie burlesque l'empêche de se sentir seul.
Mais au moment où sa fille découvre les premiers émois de l’amour, sans qu’il s’y attende, tout va basculer pour Alessandro…

 

   

Avec Clothilde Courau, Stefano Accorsi, Néri Marcoré, Lisa Cipriani....

 

   

 

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Mon humble avis : Voici un film qui se regarde gentiment, dans la joie et la bonne humeur, au rythme de bande originale sympa, tantôt péchue, tantôt lyrique. On rit beaucoup devant certaines scènes et les réparties sont le plus souvent efficaces. Certains personnages sont gratinés, notamment l'excellent Oncle Luiggi, joué par le non moins excellent neri Marcoré. Il en deviendrait presque le centre du film si Stefano Accorsi ne dégageait pas un charme aussi solaire et décalé. On est également ravi de retrouver les gracieuses Anouk Aimé et Clothilde Courau. Les sujets de l'adolescence, des rapports parents / ados à cette époque et celui, plus grave du deuil sont les thèmes principaux d'un scénario qui se veut léger en surface et un peu plus profond.... en profondeur !!!

En me couchant, je me suis dit, c'est un peu "La Boum" trente ans après, version monoparentale Italienne, puisqu'Alessandro élève seul sa fille suite au décès de sa femme quelques mois après la naissance d'Irina. La Boum donc mais le personnage central est le père et l'adolescente n'est hélas pas Sophie Marceau (ou en tout cas, pas encore)...Et c'est maintenant que du dièse, je passe au bémol...

Le jeu de la jeune Lisa Cirpriani est très inégal et manque souvent de naturel. Certes, elle a un très joli minois et déborde de fraîcheur mais... De même, l'interprétation de la grand mère ne m'a pas du tout convaincu, tout comme celle de quelques autres personnages qui apparaissent de ci delà...

Même les passages des figurants devant la caméra, sensés être anodin et s'inscrire naturellement dans un décorum, m'ont paru envahissants et trop marqués. En général, les figurants, on ne les voit pas ou alors, on n'y prête très peu attention et là, impression bizarre...

Enfin, la présence de deux personnages de trop dans la scène finale la fait basculer dans le mélo mièvre.... et c'est un peu dommage.

Mais nous étions 10 à voir ce film, 6 l'ont adoré sans retenue et 4 étaient plus mitigés, non mitigés n'est pas le terme... 4 étaient moins enthousiastes.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 4 Avril 2011

Synopsis : Un écrivain en mal d'inspiration infiltre la vie d'une journaliste star de la télé et de sa fille danseuse étoile pour écrire à leur insu une biographie non autorisée. Pendant ce temps, en Bretagne, un garçon de 20 ans, Bruno, qui habite avec ses parents, ne sait pas encore les conséquences que toute cette histoire va avoir sur son existence...

 

 

 

Film avec Géraldine Pailhas, Catherine Deneuve, Nicolas Duchauvelle..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

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Mon humble avis :Une fois n'est pas coutume, je commencerais ce billet en parlant des acteurs qui sont le véritable atout de ce film, et quel atout ! Vraiment non négligeable. Y'a pas à dire, en France, on a vraiment de très bons acteurs. Catherine excelle dans le rôle de la mauvaise mère carriériste. Géraldine Pailhas est lumineuse, gracieuse et touchante de fragilité dans le rôle de danseuse étoile, à croire même qu'elle est née pour ça. Marina Foïs parvient, en quelques scènes, à donner une dimension très émouvante à son personnage de mère "qui a toujours eu peur de ce moment là". Jean Baptiste Lafarge est à sa place et nul doute que l'avenir lui sourira. Enfin, la véritable révélation de ce film, c'est Nicolas Duchauvelle, brillantissime d'ambiguïté. Il est tellement inquiétant que j'ai eu l'impression que c'était réellement lui qui l'était ! je me dis encore aujourd'hui que vraiment, je n'aimerais pas le croiser.... Je pense sincèrement que cela mérite un César. Oups, nous sommes fin mars et j'ai déjà attribué le césar féminin à Karin Viard et le césar masculin à Nicolas Duchauvelle....

Et le reste ? L'histoire tient franchement la route, j'ai été captivée, sentant le drame arriver, sans savoir quand il arriverait.... C'est tout l'intérêt d'un film me direz vous. Oui, ici, c'est un film dramatique qui a une atmosphère proche du thriller. "Encore" une histoire de manipulation (je dis encore car j'en vois beaucoup ces temps ci, mais ne m'en lasse pas !). Jusqu'où va cette manipulation, l'arroseur devient il l'arrosé ? On se pose vraiment la question. J'ai eu l'impression que le film dépassait les deux heures, et ce n'est pas le cas. En même temps, c'est un film d'atmosphère...

 Au passage... A quand des films non fumeur....  Cette cigarette qui n'apporte rien au scénario et qui envahit presque chaque scène... Qu'est-ce qu'ils fument dans ce film !

Le dernier quart d'heure du film accentue le doute et met relativement mal à l'aise. Quand à l'explication donnée par le personnage Matthieu à Maria.... Je me suis dit "Tout ça pour ça ?" J'espérais une révélation plus importante, plus dévastatrice quelque part. Et de ce fait, je suis un peu restée sur ma faim... Mais tout de même, ces acteurs, dieu qu'ils sont bons !

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 24 Mars 2011

Synopsis :  France, ouvrière, vit dans le nord de la France, à Dunkerque avec ses trois filles.
Son ancienne usine a fermé et tous ses collègues se retrouvent comme elle au chômage. Elle décide de partir à Paris pour trouver un nouveau travail. Elle va trouver un stage pour devenir femme de ménage. Assez rapidement, elle se fait engager chez un homme qui vit dans un univers radicalement différent du sien. Cet homme, Steve est un trader qui a réussi, il travaille entre la City de Londres et le quartier de la Défense à Paris.

Les deux individus vont se côtoyer. Cette ouvrière va découvrir les gens qui vivent dans le luxe. Elle va finir par découvrir que cet homme, fort séduisant et sympathique, est en partie responsable de la faillite de son ancienne entreprise.

 

 

Avec Karin Viard, Gilles Lellouches, Audrey Lamy...

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Du grand Klapish ! Ma part du gâteau est un film comique et dramatique, social et divertissant, actuel et atemporel.

Superbe mise en scène de la théorie des dominos ou du battement d'ailes de papillon...

Au début, il y a le trader (Gilles Lellouches), maître du monde et maître dans l'art de la goujaterie, qui d'un click droit ou d'un click gauche, brasse des millions d'euros dans son immense plateau de jeu qu'est la finance internationale. D'un achat ou d'une vente, il "dézingue" une entreprise, sans que l'effleurent un instant les conséquences de son acte....

L'usine de France (Karin Viard) est délocalisée et après 20 ans de bons et loyaux services, France est licenciée sans imaginer un seul instant qu'à l'origine de son licenciement, il y a un trader... dont elle devient, toujours sans le savoir, la femme de ménage.

Gilles Lellouches croit être heureux parce qu'il a tout, des plus jolies filles à la vie de luxe. Mais c'est dame solitude qui lui tient finalement plus compagnie. Alors que Karin Viard, vit dans la chaleur modeste mais très humaine de sa famille et de ses amis.

Cedric Klapish fait donc se rencontrer les extrêmes, les opposés, les rapproche, les éloigne et met la lumière sur des contrastes saisissant, aussi bien matériels qu'affectifs. Qui va le plus évoluer au contact de l'autre ???

Dans cette histoire, on frôle autant la comédie que le drame, un drame personnel et collectif qui nous renvoie à ce qui nous menace tous plus ou moins à notre époque. Certes on rit tant les dialogues sont savoureux et certaines situations, pourtant bien réelles, semblent tellement insensées qu'on pourrait les croire absurdes (notamment celle liée au machisme primaire et à l'égoïsme sans nom de Lellouches). Mais l'émotion n'est jamais loin et nous fait dire que l'on regarde un film équilibré, intelligent, nécessaire et pourtant très divertissant aussi.( Par contre, il y a tant de subtilité dans ce film que je doute qu'un jeune public y trouve son compte...)

Klapish est un réalisateur à acteurs bien sûr. Il sait les choisir, leur être fidèle, leur offrir des rôles en or qu'ils ne trahissent pas, bien au contraire, qu'ils subliment !

Gilles Lellouches est excellent dans ce rôle qui lui va si bien (trop bien peut-être et trop souvent, attention....), celui du mec goujat, bourrin et abruti qui ne se pose pas de question.

On savait Karin Viard grande actrice, mais là, le mot grande ne lui suffit plus. Même grandiose semble trop limité pour décrire le talent dont elle fait preuve ici. Magnifique, tant en femme rustique et abîmée qu'en fausse Russe où on la confondrait presque avec Nicole Kidman. Karin Viard mérite un César. On verra l'an prochain si je suis médium...

La fin.... partage et fait débat... Pour ma part, je l'ai adorée et pour moi elle ne pouvait être autre. Le titre du film y prend tout son sens, même si l'expression "part du gâteau" est venue bien avant dans l'histoire. Sa signification réelle, elle vient là. Car ainsi, même s'il n'a pas la même saveur pour tous, chacun à sa part du gâteau. Karin Viard ason honneur, sa réussite, quel qu'en soit le prix. Et Lellouche a enfin une conscience quoique... Il a en tout cas tous les ingrédients en main pour en prendre (de la conscience !)

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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