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Publié le 28 Novembre 2017

Film d'Yvan Attal

Avec Daniel Auteuil, Camélia Jordana, Yasin Houicha

 

Synopsis :  Neïla Salah a grandi à Créteil et rêve de devenir avocate. Inscrite à la grande université parisienne d’Assas, elle se confronte dès le premier jour à Pierre Mazard, professeur connu pour ses provocations et ses dérapages. Pour se racheter une conduite, ce dernier accepte de préparer Neïla au prestigieux concours d’éloquence. A la fois cynique et exigeant, Pierre pourrait devenir le mentor dont elle a besoin… Encore faut-il qu’ils parviennent tous les deux à dépasser leurs préjugés.

 

 

Mon humble avis : Le brio, un film qui fait du bien, qui donne envie... de quoi ? D'aimer encore plus notre belle langue qu'est le français, de la maîtriser mieux encore, et d'en approfondir les mystères et les forces, les pouvoirs. Ah, la puissance des mots qui vous permettent de devenir ce que vous voudriez être !

Comme j'aimerais exceller dans l'art de la rhétorique, expression que j'entendis pour la première fois lorsqu'à l'époque, mon prof de philo évoqua Socrate. Et maintenant, ces concours d'éloquence dont on parle de plus en plus dans les médias et qui sont l'un des sujets du film me fascinent, même si je serais bien incapable d'y participer !

Mais le film dans tout cela ! Parfait, captivant, drôle et tragique à la fois ! La confrontation de deux mondes, de deux générations, d'une culture exclusive et d'une culture plurielle. Le réac d'un côté et la jeune fille de banlieue de l'autre. Mais, ce qui est vraiment appréciable dans ce film, c'est qu'il ne tombe pas dans les lieux communs des cités justement. Avec Neïla, on évolue dans une banlieue où comptent avant tout la fraternité, l'amitié, le respect de la famille et des cultures, du travail, le courage. Bref, pas de violences verbales et physiques qui dérangeantes.

Bien sûr, ce film est politique, qui veut combattre les préjugés, les difficultés réelles auxquelles se confrontent cette jeunesse qui ne porte pas un patronyme franchouillard ni une peau bien blanche et des cheveux bien lisses. Ce film dénonce parfaitement les catégories dans lesquelles les gens sont enfermés par la société, mais aussi par leur entourage qui craint le changement de leur proche, par crainte de les perdre ou de ne pas être à leur nouvelle "hauteur" . Mais ce qui est génial dans ce film qui est donc autant politique que social, c'est que tout est dit et montrer sans pathos, et au contraire, avec une certaine légèreté. Et de toute façon, dans ce film, le malheur n'est pas là où on l'imagine au premier abord. Ce film est là pour montrer que chacun peut faire exploser les barrages qui l'entourent et l'enferment, que ces barrages soient sociaux ou intérieurs, personnels. Questionnement, remise en cause personnelle, et découverte de la richesse de notre culture comme une arme, voici sur quoi repose entre autre ce film.

Et puis et surtout, il y a les échanges verbaux entre Neïla et Pierre (Camélia Jordana et Daniel Auteuil, excellents tous les deux). Echanges qui sont d'abord cyniques, puis neutres, et enfin affectueux, même si jamais loin de la provocation. Mais avec toujours le but ultime de l'excellence. D'ailleurs, des scènes de coaching de Neïla sont purement aussi grandioses qu'hilarantes. Mais la force de la langue et de l'expression n'est jamais absente.

Et enfin, il y a les fameuses scènes de concours d'éloquence, aussi émouvantes que fascinantes.

Bref, Le Brio mérite bien son titre ! C'est un film brillant, intelligent, émouvant, drôle, révoltant, passionnant, réveillant ! A ne surtout pas manquer !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 20 Novembre 2017

Film de Guillaume Gallienne

Avec Adeline d'Hermy, Vanessa Paradis, Alice Pol

 

Synopsis :  Maryline a grandi dans un petit village. Ses parents ne recevaient jamais personne et vivaient les volets clos. À 20 ans, elle "monte à Paris" pour devenir comédienne. Mais, elle n'a pas les mots pour se défendre. Elle est confrontée à tout ce que ce métier et le monde peuvent avoir d'humiliant mais aussi de bienveillant. C'est l'histoire d'une femme, d'une femme modeste, d'une blessure.

 

Mon humble avis : Encore un mauvais choix de film pour moi. Pourtant, Maryline est porté par une valeur "sûre" pour moi, ce coup si du côté de la réalisation, puisque c'est Guillaume Gallienne qui s'y est collé. Je pensais qu'un tel artiste ne pouvait que m'emballer. Et bien non !

Durant la séance, j'ai eu un doute et me suis demandé si le film ne durait pas trois heures, car je n'avais pas prêté attention à sa durée. Et bien non, un film dans la norme, 1h47. Donc je me suis ennuyée.

Sans doute parce que je n'ai rien ressenti, ou presque. Peu ou pas d'empathie pour le personnage de Maryline, qui en mériterait pourtant tant elle patauge autant dans la vie qu'avec elle-même. Elle semble n'avoir de prise sur rien du tout dans sa vie, alors que j'imagine que lorsque l'on veut devenir comédienne, il faut prendre les rênes et user un peu des éperons. De ce fait, j'avais plutôt envie par moment de botter les fesses de Maryline, bref, de la remuer. Sa passion pour le cinéma et son envie de devenir actrice m'ont paru invisibles à l'écran. Dommage, car le sujet d'une jeune femme et d'une actrice en herbe sortant de sa chrysalide était séduisant. Le problème justement, est que l'on ne ressent pas les efforts pour évacuer l'enveloppe de nymphe. Au contraire, on a plutôt l'impression d'assister, trop longtemps, à un naufrage.

De plus, le film est beaucoup trop elliptique. On passe d'une situation à une autre, d'un état à un autre sans explication et beaucoup trop rapidement. Il m'a manqué des données pour apprécier et justifier l'évolution du personnage. 

Cependant, les images sont belles, Adeline d'Hermy fait ce qu'elle peut pour donner un minimum de vie à cette Maryline qui en semble presque dépourvue. A noter : quelques minutes vraiment lumineuses, pendant ce film, lors des apparitions de Vanessa Paradis. Une Vanessa Paradis en état de grâce, qui m'a fait penser à une certaine Jeanne Moreau (j'ignore si c'était voulu ou si c'est juste mon sentiment personnel !)

Bref, je n'ai pas accroché avec ce film.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 16 Novembre 2017

Film de Thierry Klifa

Avec Catherine Deneuve, Diane Kruger, Nicolas Duvauchelle, Nekfeu

 

Synopsis :  Une maison bourgeoise au milieu de nulle part. Une cité à Sète. Une mère et sa fille. Deux amis d’enfance. Une disparition. Un chantage. La confrontation de deux mondes.

 

 

Mon humble avis : Ce film ne m'a pas convenu. Non pas qu'il soit mauvais ou même raté.

C'est qu'à mes yeux, il est bien trop violent. Oh,  n'est pas une violence à l'américaine avec des fusillades à tout va et de l'hémoglobine dans des combats chorégraphiés qui n'en finissent pas.

Non, c'est une violence réaliste, urbaine, du quotidien, psychologique, comportementale, verbale. De ce fait, le film est très agressif pour le spectateur puisqu'il le ramène de plein fouet à une réalité sociétale. Et ce dès le début, avec les réparties saccadées de Nicolas Duvauchel, réparties débordantes de fureur, d'irascibilité et très virulentes, tant dans le ton que dans le langage utilisés, ceux des cités, des trafics en tous genre, des voyous, des bandes, ou même des gangs.

Tout nous sépare est donc un film qui tient en haleine certes, surtout parce qu'il coupe notre souffle régulièrement, sitôt qu'une situation devient "tendue", tant on craint la violence qui pourrait découler de ces situations. Les sujets du film sont pourtant intéressants : la confrontation de la bourgeoisie avec les jeunes de la cité (où la vie ne vaut pas grand-chose), qui montre bien la part d'ombre et de lumière de chaque protagoniste. De même la relation affectueuse et respectueuse qui se noue entre un maître chanteur et sa victime est étonnante, curieuse. L'interprétation est impeccable. Donc rien à reprocher à ces niveaux là mais peut-être, pour rendre le film plus subtile, le réalisateur aurait pu être plus "light" dans les clichés.

Bref, il s'avère surtout que ce film n'était pas pour moi, que j'ai mal vécu, voir subi cette séance en salle obscure.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Novembre 2017

Film de David et Stéphane Foenkinos

Avec Karine Viard, Anne Dorval, Tibault de Montalembert

 

Synopsis :  Nathalie Pêcheux, professeure de lettres divorcée, passe quasiment du jour au lendemain de mère attentionnée à jalouse maladive. Si sa première cible est sa ravissante fille de 18 ans, Mathilde, danseuse classique, son champ d'action s'étend bientôt à ses amis, ses collègues, voire son voisinage... Entre comédie grinçante et suspense psychologique, la bascule inattendue d’une femme.

 

 

Mon humble avis : J'adore Karine Viard qui depuis des années, nous subjugue de son talent ! Et bien une fois encore, elle m'a plus que bluffée. Je ne sais pas, mais alors que je vois beaucoup de ses films, j'ai l'impression d'avoir encore découvert de nouvelles expressions dans son regard, dans son visage. Bref, il semble vraiment que son don soit infini, puisque toujours surprenant alors qu'on l'attend. 

J'adore aussi David Foenkinos qui est l'un de mes auteurs favoris. Et j'apprécie aussi l'homme, rencontré à plusieurs reprises. Il me fait rire (mais pas que !), tant en écrivant qu'en étant.

Aussi, je ne pouvais que passer un bon moment dans mon fauteuil en velours devant Jalouse.

Le portrait de cette femme, mère, divorcée, prof, qui aime et déteste, qui émeut tout en étant détestable est réussi en tous points, et surtout, en délicatesse. Nous ne sommes pas dans la grosse comédie potache à un gag par minute et pourtant, l'on rit beaucoup. On rit, mais le malaise n'est jamais loin non plus. Car Jalouse est une comédie certes, mais aussi et surtout un drame. Disons que l'aspect comique allège le côté dramatique de l'histoire qui se déroule face à nous. Nathalie est jalouse comme un pou, mais ne s'en rend pas compte, et sa jalousie la rend malade. Jalouse, Nathalie n'en n'est pas moins malheureuse et finira par comprendre qu'elle est même en dépression. Jalouse car, au fond, malheureuse.

Avec un personnage pareil, évidemment, les piques, les coups-bas, les mesquineries, les méchancetés fusent presque à chaque instant. Et sous la plume des frères Foenkinos, cela donne forcément des dialogues acides, corrosifs, grinçants à souhait, délicieusement méchants et percutant. Mais les frangins n'en n'oublient pas pour autant l'émotion (sans en faire des tonnes) et la profondeur des protagonistes.

Ajoutez à cela de magnifiques scènes de danse classique pleines de grâce filmées avec tant de perfection que le temps semble s'arrêter, vous avez là un film à voir, sans aucun doute !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 23 Octobre 2017

Film de Lorraine Levy

Avec Omar Sy, Alex Lutz, Ana Girardot,Sabine Azéma

 

Synopsis :  Knock, un ex-filou repenti devenu médecin diplômé, arrive dans le petit village de Saint-Maurice pour appliquer une "méthode" destinée à faire sa fortune : il va convaincre la population que tout bien portant est un malade qui s'ignore. Et pour cela, trouver à chacun la maladie réelle ou imaginaire dont il souffre. Passé maitre dans l'art de la séduction et de la manipulation, Knock est sur le point de parvenir à ses fins. Mais il est rattrapé par deux choses qu'il n'avait pas prévues : les sentiments du coeur et un sombre individu issu de son passé venu le faire chanter.

 

 

Mon humble avis : Je ne connaissais le Docteur Knock (de Jules Romain) que de nom et n'avais aucune idée de qui il était vraiment, ni ce que son histoire racontait. Aussi, il m'était impossible de vous dire si le film était fidèle à la pièce initiale ! Heureusement, Allociné (mon 2ème meilleur ami après Google) est là et m'a donné quelques réponses.

A l'origine, l'action de Knock se situe dans les années 1920, qui voient la naissance du totalitarisme en Allemagne.

Lorraine Levy a transposé l'histoire dans les années 50, s'approchant ainsi d'un sujet toujours contemporain : l'arrivée d'un étranger dans une cité. Et d'un docteur cruel et sans pitié, elle a fait un Knock toujours mégalo et manipulateur, mais à la fois très humain et sensible. Un toubib que l'on aime tout en étant tout de même un peu dérangé de l'aimer, car il n'est pas toujours très "catholique".

Le film de Lorraine Levy est franchement charmant, lumineux (ses personnages principaux ne sont pas étrangers à cette luminosité), joyeux, plaisamment drôle. Il dispense une jolie délicatesse surannée. Un vrai plaisir pour les yeux que la reconstitution d'un petit village des années 50, avec ses échoppes et son atmosphère. Et un pur régal pour les oreilles que les dialogues qui j'imagine, reprennent des phrases cultes de Jules Romain. 

Oui, j'ai beaucoup aimé ce film qui donne le sourire, qui nous invite dans cette petite communauté villageoise peuplée de personnages haut en couleur ! Ah ce facteur merveilleusement interprété par Christian Hecq, il m'a bien régalée celui-là ! Le curé, alias Alex Lutz, vaut aussi le détour. Quant à Omar Sy, brillant une fois de plus !

Knock nous emmène ailleurs dans une atmosphère bon enfant, dans une autre époque qui annonce bien la nôtre. En sortant de la salle, une chanson de Renaud, "Etudiant poils aux dents" m'est venue en tête avec une phrase précise : "La médecine est une putain, et son maquereau c'est le pharmacien" ! Knock en démontre sans doute les prémices !

A voir évidemment, pour passer un très bon moment de cinéma !

 

PS : Ouvrez vos yeux, à quelques reprises, Lorraine a glissé un clin d'oeil un Jules Romain (clin d'oeil que mes copines de séances n'ont pas vu)... Un indice... les plaques de noms de rue !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 17 Octobre 2017

Film de Tonie MARSHALL

Avec Emmanuelle Devos, Suzanne Clément, Richard Berry, Samy Frey, Benjamin Biolay

 

Synopsis :  Emmanuelle Blachey est une ingénieure brillante et volontaire, qui a gravi les échelons de son entreprise, le géant français de l'énergie, jusqu'au comité exécutif. Un jour, un réseau de femmes d'influence lui propose de l'aider à prendre la tête d'une entreprise du CAC 40. Elle serait la première femme à occuper une telle fonction. Mais dans des sphères encore largement dominées par les hommes, les obstacles d'ordre professionnel et intime se multiplient. La conquête s'annonçait exaltante, mais c'est d'une guerre qu'il s'agit.

 

 

Mon humble avis : Numéro Une est un film sobre, efficace et diablement classe !

Un film sur le monde impitoyable des affaires, des affaires au plus haut niveau, où tout se mêle, même la politique. Il nous plonge dans les arcanes de ce milieu qui est m'est totalement inconnu. Bien entendu, il ne donne pas forcément le moral dans le sens où il montre que tout est corrompu ! Tout y est stratégie, compromis, trafic et réseau d'influence, menace, chantage. Oui, tous les coups bas y sont permis, même les plus vils.

Numéro Une est aussi évidemment un film féministe, sur le combat des femmes pour être reconnues. Ici dans le monde des affaires et de l'industrie. Mais ce film ne se veut pas victimaire, même si, l'on entend bien des propos déplacés sur les femmes, que l'on voit bien une main "déplacée" sur une cuisse.

Ce qui est formidable, c'est que le personnage d'Emmanuelle, malgré ses fragilités personnelles, reste une femme forte, qui a de la répartie, mais une répartie bien plus subtile et fine que ses collègues masculins. De même, elle a un rapport avec ses partenaires (clients) chinois qu'un homme ne pourrait sans doute pas avoir. Ceci montre bien l'utilité et la parfaite légitimité des femmes et de leur présence à de tels postes, dans la haute stratosphère tant de notre économie que de notre politique. Et bien sûr, on constate qu'elles se battent deux fois plus.

Evidemment, Numéro Une est aussi l'occasion de dresser un magnifique portrait de femme, tiraillée entre ses propres valeurs et celles de son entourage. Cette femme, c'est l'extraordinaire Emmanuelle Devos, extraordinaire d'ordinaire, de naturel, de simplicité. J'aime beaucoup cette actrice toute en subtiles nuances.

Par contre, étant bien étrangère au milieu décrit, j'avoue avoir été un peu perdue au milieu des noms cités et de leurs rôles, comme dans certains événements stratégiques. D'où mes 3 pattes. Si j'avais une autre culture, j'aurais pu, assurément, ajouter une quatrième patte de matou !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 9 Octobre 2017

Film de Claire Denis

Avec Juliette Binoche, Philippe Katerine, Xavier Beauvois,Gérard Depardieu

 

Synopsis :  Isabelle, divorcée, un enfant, cherche un amour. Enfin un vrai amour.

 

 

Mon humble avis : Mais quel ennui, quel ennui mortel !

D'ailleurs, à mi-film, le personnage de Juliette Binoche, dans un dialogue, décrit parfaitement les choses : "On piétine là, on tourne en rond".

L'affiche et le titre du film laissait pensait à une "résurrection" de cette Isabelle, qui patauge dans des amours ratés. Que nenni, tout le film montre cet embourbement (dont personne ne s'étonne, vu les relations qu'Isabelle choisit) et l'expression "Un beau soleil" intérieur" ne vient qu'en tout fin de film, alors que le générique défile déjà.

En fait, le seul plaisir du film est celui qu'a sans doute pris Claire Denis à filmer Juliette Binoche au plus près, entre sourires et larmes. Oui, Binoche est lumineuse, mais ça ne suffit pas à faire tenir un film debout.

Si j'avais été seule au ciné, pour sûr, j'aurais quitté la salle pour ne pas perdre mon temps.

Que dire des dialogues ; ennuyeux, navrants, agaçants au plus haut point. Aucun personnage ne sait finir ses phrases et quand il en recommence une, on tremble d'avance d'irritation. Exemple de dialogue : "Tu ne dis rien" ? "Je ne sais pas" ? "Pourquoi ? " , "Je ne sais pas " , Tu penses que je devrais dire quelque chose". " Je ne sais pas, peut-être" , "Mais dire quoi" 'J'en sais rien, ç'est à toi de savoir"... Bref, et cette exemple bidouillé par moi n'est en rien exagéré. D'autant plus que dans le film, chaque personnage répète d'abord la question de l'autre. Bref, c'est d'une interminable vacuité !

Bref, je leur aurais bien foutu quelques paires de baffes à ces personnages qui se noient dans leurs petits malheurs égocentriques de riches parisianistes immatures. Bon, les choses s'expliquent un peu dans le générique de fin qui présente Christine Angot comme co-scénariste. L'imbroglio général tient donc de sa source.

Bref, pour moi, ce film est un raté complet, qui n'a pas rebondit sur la seule chose qui aurait pu le sauver : Le personnage de Philippe Katerine et ses propositions envers Isabelle. Si Isabelle s'était penchée sur ses propositions, on aurait sans doute pu avoir un film moins vide, que l'on aurait peut-être pu regarder à un 2ème ou 3ème degré et qui alors nous aurait fait rire. Mais là, rien de tel. On ne rit pas, on ne pleure pas, on ne peut même pas s'émouvoir devant ces personnages nombrilistes...

Quel dommage. Quand on pense au nombre de films qui, chaque année, ne voient pas le jour faute de financement et qu'on se retrouve à regarder ce navrant soleil intérieur, on se dit qu'il y a maldonne.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 5 Octobre 2017

Film d'Eric Toledano et Olivier Nakache

Avec Jean-Pierre Bacri, Jean-Paul Rouve, Gilles Lellouche, Eye Haidara, Hélène Vincent

 

 

Synopsis :  Max est traiteur depuis trente ans. Des fêtes il en a organisé des centaines, il est même un peu au bout du parcours. Aujourd'hui c'est un sublime mariage dans un château du 17ème siècle, un de plus, celui de Pierre et Héléna. Comme d'habitude, Max a tout coordonné : il a recruté sa brigade de serveurs, de cuisiniers, de plongeurs, il a conseillé un photographe, réservé l'orchestre, arrangé la décoration florale, bref tous les ingrédients sont réunis pour que cette fête soit réussie... Mais la loi des séries va venir bouleverser un planning sur le fil où chaque moment de bonheur et d'émotion risque de se transformer en désastre ou en chaos. Des préparatifs jusqu'à l'aube, nous allons vivre les coulisses de cette soirée à travers le regard de ceux qui travaillent et qui devront compter sur leur unique qualité commune : Le sens de la fête.

 

 

Mon humble avis : Nouveau film du duo de réalisateurs d'Intouchables, vu en avant-première !

Ou comment réussir l'organisation d'un mariage même si tout par à vau-l'eau !

On rit beaucoup dans cette nouvelle comédie, excellente évidemment mais qui n'atteint pas l'exceptionnel d'Intouchables. Et puis il y a d'autres moments où l'on est aussi très ému, pas par l'aspect larmoyant ou émotion dégoulinante, non, mais par l'intensité des paroles et des moments. (la grande mise au point presque finale de Bacri restera longtemps ancrée dans ma mémoire, mais je n'en dis pas plus).

Toledano et Nackache nous emmènent dans les coulisses d'un mariage. Heure par heure, nous suivons les derniers préparatifs puis le déroulement de la fête, avec ses imprévus (évidemment comiques pour nous, mais beaucoup moins pour Bacri et sa brigade). Bien entendu, nous sommes ici dans un mariage très haut de gamme et prout-prout !

J'ai perçu quelques petites longueurs et répétitions, sans doute dues à la mise en scène rapide, sans temps mort, obligatoire pour couvrir ces 12 heures et les réduire en 2 heures. Mais par moment, j'aurais apprécié que le film ralentisse un peu, se pose quelque part pour approfondir plus, plutôt que de passer d'une situation comique à une autre presque non-stop.

Les dialogues, aux petits oignons mais aussi bien assaisonnés d'ail et de piments, sont nombreux, excellents et rien n'est dit au hasard. Ce qui semble être un détail dans un échange sera repris plus tard dans le film et trouvera sa raison d'être.

Le casting est truculent et l'on se régale d'un Bacri (certes déjà vu, mais comme on l'aime) dans un rôle écrit sur mesure pour lui.

Le message du film est clair ! Quelques soient les efforts et la contingence mis en place pour la perfection d'une fête, celle-ci ne peut réussir que si chacun a le sens de la fête, de la vie, du partage !

Le sens de la fête se révèle donc un très bon moment de cinéma et de divertissement mais moins subtile et marquant qu'Intouchables !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 25 Septembre 2017

Film de Christian Carion,

Avec Guillaume Canet, Mélanie Laurent, Olivier de Benoist, Antoine Hamel

 

Synopsis :  Passionné par son métier, Julien voyage énormément à l’étranger. Ce manque de présence a fait exploser son couple quelques années auparavant. Lors d’une escale en France, il découvre sur son répondeur un message de son ex femme en larmes : leur petit garçon de sept ans a disparu lors d’un bivouac en montagne avec sa classe. Julien se précipite à sa recherche et rien ne pourra l’arrêter.

 

 

Mon humble avis ; Mon garçon a plusieurs cordes à son arc pour séduire ! Déjà, comme le promet la bande annonce, c'est un thriller vraiment sous tension, dans une atmosphère oppressante à souhait décuplée par l'environnement montagnard et hivernal. Tel que l'ensemble est tourné, c'est vraiment anxiogène !

Ensuite, il y a une interprétation impeccable, notamment avec un Guillaume Canet sans artifice, brut de pomme et même de décoffrage. Son visage transpire de souffrance, de rage, de tension et de fatigue. Mélanie Laurent est comme à son habitude très juste, dommage que l'on ne la voit pas plus à l'écran.

Mon garçon suit donc la traque d'un père qui recherche son fils kidnappé, le tout dans un climat familial cabossé (divorce, absence paternelle etc).  Le film montre donc jusqu'où un père est prêt à aller pour retrouver la chair de sa chair. Quand on touche à l'enfant, l'homme redevient un animal. Et Julien (Guillaume Canet) ira loin, très loin, ce qui amène deux scènes où j'ai fermé les yeux et bouché mes oreilles ! 

Mais l'on peut déplorer un scénario plutôt consensuel et surtout, une fin qui laisse sur la faim. Qui, quand, pourquoi ? On ne le saura jamais. Et pourquoi un deuxième gamin, jamais évoqué au cours du film ? On ne le sait pas plus ce qui du coup, laisse entrevoir des failles dans le scénario et la logique policière. De même que les saisons qui passent... Un indice relevé sur une vidéo manifestement tournée en saison estivale alors que l'enlèvement se déroule en fin d'hiver ? Oui, beaucoup de question restent en suspens et se révèlent frustrantes pour le spectateur. Pour moi, ce n'est pas le genre de film qui permet une fin ouverte (genre vont ils s'aimer et avoir beaucoup d'enfants etc).

Donc du bon dans ce film évidemment, mais les non- réponses finales sont vraiment décevantes.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 23 Septembre 2017

Film d'Olivier Ayache - Vidal

Avec Denis Podalydes, Léa Drucker, Abdoulaye Diallo, Pauline Huruguen

 

Synopsis :  François Foucault, la quarantaine est professeur agrégé de lettres au lycée Henri IV, à Paris. Une suite d’évènements le force à accepter une mutation d’un an dans un collège de banlieue classé REP +. Il redoute le pire. A juste titre.

 

 

Mon humble avis : Le nombre de pattounes de chat importe peu ici. J'aurais pu en mettre 5 comme deux. Pourquoi ?

Parce que ce film est bien réalisé, légitime dans son sujet et dans l'actualité. Je ne m'étalerai pas sur les sujets de l'échec scolaire, de la déscolarisation, des zones d'enseignements prioritaires etc. Je ne les maîtrise pas et ils "ne me concernent pas" directement. Même si cela ne m'empêche pas d'avoir quelques options sur l'éducation nationale. Même si cela ne m'empêche pas de me demander ce qui a bien pu ce passer en France (et sans doute ailleurs) ces cinquante dernières années pour que le maître d'école ne soit plus respecter, pour que le professeur doive -être ainsi toujours sur ces gardes pour que ne dégénèrent pas les situations, pour que l'ado ait le dessus sur l'adulte.

Mais hélas, le  film d'Olivier Ayache n'apporte rien de nouveau là-dessus : juste une nouvelle version de ce qui semble avoir déjà été vu au cinéma, comme à la télévision dans un docu-fiction.

Mais à mes yeux, Les Grands Esprits n'évite pas les clichés, les poncifs sur cet environnement. Même la fin apporte ses grands violons, histoire de rester positif, de montrer qu'il y a de l'espoir tout de même, que tout n'est pas perdu etc...

Après, j'avoue qu'il y a de splendides moments dans cette histoire. Dès l'entrée, déjà, la longue tirade latine de Denis Podalydes m'a merveilleusement cueillie. Même si je n'y ai rien compris, j'ai juste trouvé cela très beau, très agréable à écouter. Comme quoi, le sens peut être mineur face à la forme. De même, lorsque Podalydes évoque à sa façon le contenu des Misérables d'Hugo, l'instant est délicieux et étonnant.

Mais il y a aussi certaines scène qui donnent à vomir, et pas forcément celles que l'on imagine. Juste après cette tirade latine, qui résonne entre les murs du lycée Henry IV, force est de constater que les élèves (pourtant parmi les plus brillants de l'hexagone) sont brimés, rabaissés, humiliés par les propos du professeur. A quoi bon ? Pourquoi tant d'énergie à démolir l'autre plutôt que de lui tendre la main.

Loin de sa zone de confort, François va se remettre en question et apprendre cela : A tendre la main.

L'interprétation est bien sûr excellente, tant chez les ados que chez les adultes. D'ailleurs, j'ai beau me creuser la tête, je ne vois pas qui d'autre que Podalydes aurait pu endosser le costume de François.

En conclusion : un bon film mais pas exceptionnel, puisque "déjà vu" !

 

L'avis de Stéphie, prof de lettres

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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