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Publié le 10 Décembre 2016

Demain tout commence : Affiche Antoine Bertrand

Film d'Hugo Gélin

Avec Omar Sy, Gloria Colston, Clémence Poésy, Antoine Bertrand

 

Synopsis : Samuel vit sa vie sans attaches ni responsabilités, au bord de la mer sous le soleil du sud de la France, près des gens qu’il aime et avec qui il travaille sans trop se fatiguer. Jusqu’à ce qu’une de ses anciennes conquêtes lui laisse sur les bras un bébé de quelques mois, Gloria : sa fille ! Incapable de s’occuper d’un bébé et bien décidé à rendre l’enfant à sa mère, Samuel se précipite à Londres pour tenter de la retrouver, sans succès. 8 ans plus tard, alors que Samuel et Gloria ont fait leur vie à Londres et sont devenus inséparables, la mère de Gloria revient dans leur vie pour récupérer sa fille…

 

Mon humble avis : Quel film magnifique, qui donne le sourire, qui donne envie d'aimer, de profiter de chaque instant, de s'amuser, de faire de la vie une fête au quotidien !

Je l'ignorais, mais Demain tout commence est le remake du film mexicain "Ni repris, ni échangé" paru sur nos écrans en 2013. Peu importe, je n'avais pas vu cette version.

Demain tout commence est une comédie où l'on rit beaucoup, on est super attendris par la complicité entre Samuel et Gloria et l'on est ému aussi, parce que ce film est une comédie dramatique.

Oui, même si Samuel fait de la vie de sa fille un conte de fées, la vie les rattrape sous toutes ses formes, dont la bêtise et l'égoïsme des adultes. A l'écran, cela passe par des rebondissements inattendus. Alors on passe du rire aux larmes, mais ce n'est pas "très" grave, car ce film fait un bien fou.

Déjà, vous y trouverez l'appartement de vos rêves ! Si si, en plein Londres, un appart transformé en mini parc de jeux. Mille et une trouvailles, déco et atmosphère qui procurent un ravissement total et qui donne envie de rester adulescent. Et en même temps, beaucoup d'émotion devant ce père qui n'était pas prêt à l'être et qui se révèle être un père pas comme les autres, pas toujours "raisonnable" mais tellement merveilleux.

Omar Sy trouve ici un rôle qui lui va comme un gant ! Normal, un film français pour un français, c'est tout de même mieux qu'un rôle secondaire sans âme dans un film américain. En second rôle ici, nous avons le québécois Antoine Bertrand qui marque par sa présence bien sentie, tant dans l'humour que dans l'émotion discrète, mais bien là.

Enfin, ce film ne serait pas aussi merveilleux sans sa petite fée magique : la toute jeune Gloria Colston qui interprète le rôle de ... Gloria. Cette gamine est magistrale, époustouflante de naturel, avec une frimousse à craquer, un sourire à faire fondre. Bref, le rôle principal du film, c'est bien elle ! C'est bien cette petite Gloria qui porte le film sur ses épaules pas si frêles ! Gloria est une véritable pépite d'or ! Quel talent !

Très drôle puis bouleversant, Demain tout commence est un film dynamique à souhait, efficace, très touchant, divertissant, poignant et surtout : une ode à la vie. A aller voir les yeux fermés, mais une fois dans la salle de cinéma, les ouvrir bien grand. Ca ne demandera aucun effort d'ailleurs, vos yeux s'écarquilleront d'eux-mêmes ! 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 15 Octobre 2016

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Film de Jérome SALLE

Avec Lambert Wilson, Audrey Tautou, Pierre Niney...

 

Synopsis :  1948. Jacques-Yves Cousteau, sa femme et ses deux fils, vivent au paradis, dans une jolie maison surplombant la mer Méditerranée. Mais Cousteau ne rêve que d’aventure. Grâce à son invention, un scaphandre autonome qui permet de respirer sous l’eau, il a découvert un nouveau monde. Désormais, ce monde, il veut l’explorer. Et pour ça, il est prêt à tout sacrifier.

 

Mon humble avis : Le Commandant Cousteau, l'un des français les plus célèbres dans le monde il y a 30 ans tombe dans l'oubli collectif. Alors, Jérôme Salle a décidé de le remettre au-devant de la scène, surtout que le combat initié par Cousteau, à savoir l'écologie, la protection du monde sous-marin, est hélas toujours on ne peut plus d'actualité. A son époque, Cousteau et son fils Philippe disaient "il est encore temps". Maintenant, l'on dit "Il est plus que temps, voire urgentissime".

Cousteau et ses documentaires ont parfois rythmé mes dimanches télévisuels d'enfance. Un héro, un précurseur dont on ne savait pas grand-chose en dehors de son bateau, La calypso, et de ses équipes de tournage.

Le film de Jérôme Salle entre dans l'intimité familiale des Cousteau, sans jamais s'éloigner de l'appétit dévorant de Cousteau pour l'aventure, la technologie, la science, la découverte, le refus "du trop cher", l'utopie, ... Le tout, avec un enthousiasme frôlant la mégalomanie.

Tour à tour dans ce film, on découvre donc un Cousteau émerveillé et merveilleux, que l'on admire forcément. Puis, à travers certaines actions contestables, à travers ses infidélités matrimoniales, à travers sa froideur face à certains événements familiaux, à travers sa nette préférence pour son fils cadet Philippe, son égocentrisme, on le trouve détestable d'une certaine façon. A quoi bon accomplir brillamment l'immensité lointaine si c'est pour négliger à ce point la proximité affective. Puis son fils Philippe lui ouvre les yeux et alors, Cousteau redevient celui que "j'ai connu", le défenseur de l'environnement. Puisque c'est vers 1975 que Cousteau a lâché son obsession de gigantisme pour la protection.

L'odyssée nous offre donc une magnifique galerie de portraits, portraits de personnages fort en couleurs et au destin incroyable ; depuis Cousteau lui- même, en passant par son épouse Simone, femme de caractère, de ses deux fils, Philippe le préféré et Jean-Michel le délaissé.

Des scènes de plongées magistrales, des paysages magnifiques, notamment en Antarctique, des rencontres fabuleuses avec les baleines, les lions des mers et les requins (bon, là, nous spectateurs, nous tremblons bien dans notre fauteuil !) ponctuent ce film évidemment interprété par la crème de la crème de nos comédiens français. 

Des passages très forts aussi, entre Cousteau père et fils. Et deux scènes, qui montrent la même grotte sous-marine à 25 ans d'intervalle, qui serrent le coeur et disent tout du drame que nous faisons vivre à notre planète : Vingt-cinq ans plus tôt, la grotte est un véritable aquarium géant, fourmillant de poissons de toutes les couleurs dans des paysages sous-marin de toutes beauté. Vingt-cinq ans plus tard, la grotte est terne et désertée de ses habitants.

Un film à voir, bien entendu, même si je lui ai trouvé quelques longueurs (en même temps, pas évident de résumer 30 ans de vie !) et qu'il m'a manquait cette petit chose innommable pour en faire un coup de coeur !

Cousteau est décédé en 1997, il y a déjà bientôt 20 ans ! Et, si vous êtes plongeurs, sachez que c'est à lui que l'on doit l'invention du détendeur, entre autre !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Octobre 2016

Victoria : Affiche

Film de Justine Triet

Avec Virginie Efira, Vincent Lacoste, Melvil Poupaud

 

 

Synopsis : Victoria Spick, avocate pénaliste en plein néant sentimental, débarque à un mariage où elle y retrouve son ami Vincent et Sam, un ex-dealer qu’elle a sorti d’affaire. Le lendemain, Vincent est accusé de tentative de meurtre par sa compagne. Seul témoin de la scène, le chien de la victime. 
Victoria accepte à contrecœur de défendre Vincent tandis qu'elle embauche Sam comme jeune homme au pair. Le début d’une série de cataclysmes pour Victoria.

 

 

Mon humble avis : J'ai vu ce film il y a deux semaines, mais ces derniers temps, ma vie fut tellement mouvementée que j'ai n'ai pas eu le temps de rédiger de billet plus tôt (nous en reparlerons de ces tumultes).

Alors, Victoria... Et bien je dirai film sympa mais qui ne casse pas trois pattes à un canard.  Ce qui le rend agréable et franchement sympathique, c'est bien entendu la présence lumineuse de Virginie Efira, qui joue là un rôle qui lui va (euh comme d'habitude peut-on commencer à dire ?!) comme un gant. Celui de la jeune maman quadra solo dépassée par les événements mais débordant d'énergie.

Ce qui m'a dérangée dans Victoria, c'est le mélange des genres pas toujours réussi, équilibré ou nécessaire. Une dose de comédie romantique, une dose de burlesque, quelques pincées de pure comédie et finalement, beaucoup de drame. Pas dans ce que les dialogues disent, mais dans ce que la caméra montre... en arrière-plan (ce qui rend, par cet aspect, le film intéressant d'ailleurs.) Ce sont les omissions du personnage Victoria qui apportent la portion dramatique du film et donc les émotions, le coeur qui se sert devant ce beau portrait de femme actuelle dans la tourmente.

Le burlesque, on en atteint le maximum lors d'un procès où des témoins particuliers sont appelés à la barre pour témoigner : un chien, et un singe.

En fait, Victoria aurait pu être un film magnifique s'il s'était contenté de l'essentiel : une femme seule avec 2 enfants, avocate, qui doit défendre un de ses amis pour tentative de meurtre. Mais les rebondissements conjugaux de l'accusé et de la victime, quelques scènes totalement inutiles sur lesquelles on ne revient même pas, font que Victoria n'est qu'un bon divertissement. Ce n'est déjà pas mal me direz-vous ? Oui, mais il aurait pu être tellement plus !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 21 Septembre 2016

La Taularde : Affiche

Film D'audrey Estrougo

Avec Sophie Marceau, Suzanne Clément, Anne Le Ny

 

 

Synopsis : Interdit aux moins de 12 ans

Pour sauver l’homme qu’elle aime de la prison, Mathilde prend sa place en lui permettant de s’évader. Alors que sa survie en milieu carcéral ne dépend que de lui, Mathilde n’en reçoit plus aucune nouvelle. Isolée, soutenue uniquement par son fils, elle répond désormais au numéro d’écrou 383205-B. Mathilde deviendra-t-elle une taularde comme une autre ?
 
 
Mon humble avis : Rien, mais rien à reprocher à ce film, même si je n'irai pas le voir deux fois, tant la dureté et la violence carcérale y est bien souvent insoutenable, à voir, mais surtout à entendre.
La taularde offre une plongée apnéiste, réaliste, sans concession et sans fard dans une prison de femmes. Le film a été tourné dans une prison désaffectée de Rennes. On se prend des coups de poings dans le ventre, des uppercuts presque à chaque instant, tant dans les regards des détenues, dans leur dialogue, les menaces, la violence à fleur de peau.
On suit donc Mathilde, alias Sophie Marceau dans cette prison. Mathilde est incarcérée suite à l'aide apporté à son mari pour le faire évader de prison. Mathilde s'est sacrifiée, préférant ses deux ans de taule à elle aux 10 ans de son époux.
Outre "l'intégration" d'une quadragénaire prof de lettres dans cette univers acculturé, La taularde laisse planer le doute tout au long du film : Mathilde est-elle une amoureuse fleur bleue qui ce serait fait avoir par un homme qu'elle ne connaissait pas depuis si longtemps que ça, où la stratégie du couple est-elle réellement une histoire vécue à deux... La réponse, terrible, parviendra dans les dernières minutes du film et nous laisse sans voix.
Le film est extrêmement bien réalisé, les visages, souvent montrés en gros plans, expriment tous la douleur ou l'effroi, ça en est bouleversant. Mais le plus saisissant dans ce film, c'est l'interprétation exceptionnelle de Sophie Marceau ! Elle aussi sans fard ni maquillage, elle est bluffante de vérité, et nous offre là une de ses meilleures compositions. Elle nous rappelle ainsi qu'elle n'est pas que belle,  mais aussi une actrice au talent incroyable, talent trop peu usité au long de sa carrière dans des films qui mettent plus souvent son côté glamour en avant que son don indéniable de comédienne.
Et, bien sûr, les défaillances de l'administration pénitentiaire ne sont pas réduites au silence, loin de là.
A voir donc, car film très très fort, même si pesant et pas vraiment distrayant !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 3 Septembre 2016

Un Petit boulot : Affiche

Film de Pascal Chaumeil

Avec Romain Duris, Michel Blanc, Alice Belaïdi

 

Synopsis : Jacques habite une petite ville dont tous les habitants ont été mis sur la paille suite à un licenciement boursier. L'usine a fermé, sa copine est partie et les dettes s’accumulent. Alors quand le bookmaker mafieux du coin, lui propose de tuer sa femme, Jacques accepte volontiers... 

 

 

Mon humble avis : Encore un film ou Romain Duris crève l'écran ! Ok, je ne suis peut-être pas objective, j'adore cet acteur !

Le scénario est franchement bien ficelé, pour faire osciller le film entre comédie, drame et limite burlesque british. Ce n'est pas hilarant, car l'humour est y discret et tout en finesse, et parfois sur un ton décalé. Et bien sûr, l'humour est plutôt noir que rose bonbon ! Mais c'est délicieux, bien senti et les dialogues sont bien assaisonnés !

Bien sûr, je reprocherai à ce film, une fois de plus, d'être tourné dans le Nord, ma région d'origine. Comme s'il n'y avait que dans le Nord que le ciel est gris, qu'il y a des usines qui ferment, des chômeurs et de la misère. Mais bon... Passons...

Jacques accepte de tuer la femme d'un ami (Michel Blanc, excellent dans le genre parrain). Le synopsis précise "bien volontiers", mais ce n'est pas si simple que cela ! Car certes, Jacques est empêtré dans un chômage longue durée, mais il a une conscience morale profonde, et c'est justement cette conscience qui va apporter de la drôlerie dans pas mal de situation. En tueur à gages, Jacques est hors norme, puisque le sang-froid et le "de sang-froid", il ne connait pas.

Un petit boulot peut paraître tout à fait amoral, mais le scénario s'appuie sur le postulat d'une société on ne peut plus immorale, la nôtre, celle du 21ème siècle capitaliste à outrance avec ses profits à tout prix !

Et puis, au delà de cette immoralité, je dirais même au-devant de cette immoralité, ressort surtout la valeur de l'amitié, d'un certain courage.

Et l'envie, non pas de l'extraordinaire, mais juste d'une normalité reposante.

Et puis n'oubliez pas, c'est du cinéma !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Août 2016

Comme des bêtes : Affiche

Film d'animation de Yarrow Cheney et Chris Renaud

Avec les voix de François Damien, Florence Foresti, Philippe Lacheau

 

 

Synopsis : La vie secrète que mènent nos animaux domestiques une fois que nous les laissons seuls à la maison pour partir au travail ou à l’école.

 

 

Mon humble avis : Comme des bêtes... un titre pas trop bien choisi je trouve pour ce film d'animation mimi tout plein.

Car quand dans la vie on dit faire quelque chose "comme des bêtes", ce n'est en général pas très reluisant. Et qu'ici, nous avons affaire à des animaux de compagnie, bien plus intelligents et unis que certains humains.

Le scénario n'offre rien de bien nouveau dans l'absolu : des animaux qui s'unissent pour sauver deux des leurs en grand danger. Ca sonne un peu déjà vu, mais l'on se régale toujours devant tant de "mignonnitude" et tant de réalisme dans le caractère de chaque espèce représentée ici. On retrouve bien les mimiques des chats et des chiens et tous les personnages sont vraiment attachants.

Le premier tiers du film se déroule vraiment dans les familles respectives animaux de compagnie, en présence de celles-ci ou non, puisque justement, la question est de savoir ce que nos chers chats / chiens / canaris, Hamster font lors de nos absences. Je dirais que c'est la partie la plus comique.

Ensuite, nous voilà embarqués dans un film d'aventure / poursuite bien rythmé, avec rebondissements, suspens et tout ce qu'il faut pour capter le spectateur.

Bien sûr, l'émotion est bien là, car le film se veut également porteur d'un message : les dangers pour les animaux errants en ville et la souffrance des animaux abandonnés. C'est franchement bien fichu, car ces derniers se regroupent en une armée qui vit dans les égouts de New York. Et l'on y trouve de tout, depuis les chats et les chiens, jusqu'aux serpents, crocodiles, cochons ou lapinoux ! Ce qui est très réaliste, car l'on imagine pas le nombre d'espèces exotiques présentes dans les égouts des grandes villes. Comme des bêtes rappelle bien que les animaux sont dotés d'émotions, ne sont ni des meubles ni des peluches et qu'il est bon d'adopter un animal dont on pourra s'occuper dans un environnement adéquat ! On adopte pas un bébé crocodile quand on vit à Manhattan !

Par contre, j'ai été choquée par la maigreur du personnage de Kathie (la Môman de Max et Duke). Maigreur pire que celle des top model filiforme. A quoi bon montrer des silhouettes on ne peut plus irréaliste (genre 1.75 m pour 45 kg) à de jeunes enfants qui commencent à se faire une idée de l'idéal à atteindre, de l'idéal imposé !

Sinon, ce film est un beau mixe de tendresse et d'humour !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 31 Juillet 2016

Camping 3 : Affiche

Film de Fabien Ontenienté

Avec Franck Dubosc, Claude Brasseur, Antoine Duléry, Michèle Laroque

 

 

Synopsis : Comme chaque été, au Camping des Flots Bleus se retrouvent pour leurs vacances nos amis, Les Pic, Jacky et Laurette, Gatineau, tout juste divorcé de Sophie, le 37, et Patrick Chirac fidèle à ses habitudes.
Cette année, Patrick a décidé de tester le co-voiturage... Pensant traverser la France avec Vanessa, il se retrouve avec trois jeunes dijonnais : Robert le charmeur, Benji le beau gosse et José la grande gueule.
Bien évidemment, après le co-voiturage, Patrick se voit contraint de tester le co-couchage…

 

 

 

Mon humble avis : Voilà plus de 10 jours que j'ai vu Camping 3, mais trop occupée par mes divers félins, je n'avais pas encore eu le temps de rédiger mon billet...

Alors, quid de ce Camping 3, genre de film honni par les uns et adoré par les autres ?

Et bien pas de grande surprise, ni bonne ni mauvaise. Camping 3 reste un film bien divertissant, à voir dans la joie et la bonne humeur, en allant du 1er au 10ième degré ! Mais meilleur que le N° 2.

Les gags vont du plus lourd au plus fin, les dialogues font souvent mouches et bien des situations prêtent à rire, ou du moins à sourire !

Ce troisième opus est moins basé sur le rendez-vous amical annuel d'une bande de quadra- quinca- sexagénaire ! Et oui, dans l'équipe, personne ne va en rajeunissant !

C'est pour cela sans doute, histoire de renouveler l'air, qu'apparaissent dans ce film 3 jeunes post adolescents, dont Patrick Chirac, alias Franck Dubosc a bien du mal à se débarrasser, avant de ne plus vraiment vouloir les voir partir. Cette relation entre Dubosc et ses 3 gars permet la confrontation de 2 générations, de nouveaux gags, et un regard ironique mais bien senti sur l'évolution de notre société. Mais surtout, elle apporte de belles émotions et des échanges verbaux savoureux, tant dans le drôle, le piquant, que dans l'émotionnel. Chaque génération se trouvera ébranlée dans ses préjugés sur l'autre. Bref, le personnage de Dubosc gagne en sensibilité bienvenue.

On est moins dans la beaufitude que dans les premiers opus, l'approche de l'homosexualité et du handicap manque de finesse, mais le film réserve vraiment de bons moments, agrémentés par la clim salvatrice du ciné en journée de canicule. Un film de vacances, qui donne l'impression d'y être !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 13 Juillet 2016

Irréprochable : Affiche

Film de Sébastien Marnier

Avec Marina Foïs, Benjamin Biolay, Jérémie Elkaïm et Joséphine Japy

 

 

Synopsis : Sans emploi depuis un an, Constance revient dans sa ville natale quand elle apprend qu’un poste se libère dans l’agence immobilière où elle a démarré sa carrière, mais son ancien patron lui préfère une autre candidate plus jeune. Constance est alors prête à tout pour récupérer la place qu’elle estime être la sienne.

 

 

Mon humble avis : Je suis déçue par Irréprochable qui, à mes yeux, n'a d'irréprochable que le titre.

Le film est lent, trop lent. Je m'y suis ennuyée dans ses longueurs et ses répétitions et c'est dommage, car avec ce sujet et l'intitulé "thriller", il eut été possible d'obtenir un résultat bien plus scotchant, captivant, percutant et inquiétant.  Constance est prête à tout pour récupérer sa place, mais le scénario ne va pas chercher beaucoup d'originalité dans ce "prête à tout" ! Effacer des rendez-vous sur un Ipad, mettre du sucre dans le réservoir d'un scooter, bref, ça sonne "déjà vu". D'autres idées sont bonnes mais le réalisateur ne surfe pas dessus et ces idées tombent donc à plat, sans suite dans le scénario. J'aurais aimé plus de violence psychologique en fait.

Certains médias résument ce film comme la difficulté d'une femme de quarante ans à retrouver un emploi. En fait non, l'âge n'a rien à voir dans cette histoire, même si le personnage de Constance en est persuadé. Irréprochable traite avant tout de la mythomanie, de la manipulation, de la sociopathie, et de la perception du personnage principal sur son drame personnel.

J'ai trouvé l'ambiance de ce film très malsaine, en dehors de l'intrigue principale ! Car bien entendu, on n'attend pas d'un thriller qu'il reflète une atmosphère sereine ! Ambiance malsaine... ne cherchez pas trop loin... Il y a Benjamin Biolay dans ce film, qui nous joue le seul rôle qu'il sait jouer et qu'il a déjà joué maintes fois : un rôle sombre, mystérieux et bien sûr, pervers et répugnant. Et ceci n'apporte rien à l'intrigue, au contraire, elle en éloigne le spectateur. Sans cette relation Constance/Gilles, le film aurait franchement gagné en intensité. Bon, Ok, j'avoue, sans cette relation, je ne sais pas comment j'aurais amené le seul coup de théâtre du film, le seul rebondissement que l'on attendait pas, alors qu'on en attendait tant d'autres.

Reste la prestation parfaite, inquiétéante et physique de l'excellente Marina Foïs dans cette femme qui rêve sa vie bien moins étroite qu'elle ne l'est. Une excellente prestation, c'est trop peu pour sauver un film tout de même. Bref, si vous allez au ciné avec parcimonie, je pense qu'il y a mieux à voir !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 7 Juillet 2016

La Tortue rouge : Affiche

Film d'animation Franco-Belge de Michael DUBOK DE WIT

 

 

Synopsis : À travers l’histoire d’un naufragé sur une île déserte tropicale peuplée de tortues, de crabes et d’oiseaux, La Tortue rouge raconte les grandes étapes de la vie d’un être humain.

 

 

 

Mon humble avis : Ce film d'animation est un chef d'oeuvre, un trésor, une merveille, un bijou, une perle fine ! D'ailleurs, il a obtenu le Prix Spécial "Un certain regard" lors du dernier Festival de Cannes.

Attention, il ne s'adresse pas aux enfants qui risquent de s'y ennuyer, de ne pas percevoir le réel sujet en filagramme. Qui plus est, certaines scènes sont difficiles psychologiquement.

Aucun dialogue dans ce film. Toutes les émotions passent par les situations parlantes, les regards et les onomatopées exclamatives ou interrogatives des personnages. Leurs respirations aussi expliquent bien les sentiments. Les autres sons sont ceux de la mer, du vent, des oiseaux.

Le visuel est magnifique, savoureux mélange bien dosé de crayons numériques et de dessins réalisés au fusain. Les paysages et couleurs sont à couper le souffle. Le nôtre uniquement, car bien sûr, cette ile sur lequel notre naufragé échoue cache de multiples dangers et lui n'a qu'une envie : la quitter au plus vite. (D'ailleurs, Allociné me confirme mon intuition, Michael Dubok de Wit s'est inspiré des Seychelles pour concevoir "son île". Mais l'ensemble reste "simple" (dans le sens pas de grands effets), épuré, (comme pour aller à l'essentiel) mais riche comme peut l'être la nature à l'état brut.

La tortue rouge est un film philosophique qui joue énormément sur les symboles. C'est aussi un film d'aventure, une parabole, une fable, et peut-être... un songe... Ce sera à vous de choisir, suivant votre interprétation.

Toute une vie se déroule sous nos yeux, et même s'il ne se passe "pas grand-chose", on la trouve bien trop courte cette vie. Et pourtant, on sort de ce film comme étourdit, bouleversé et apaisé en même temps, heureux, avec la sensation d'avoir vécu quelque chose d'unique, quelque chose qui fait du bien. Qui nous renvoie à nos origines, à notre essentiel, à notre présence sur terre, à notre évolution et à chaque étape de notre vie.

Ce n'est pas compliqué, La tortue Rouge est une merveille de poésie, à voir et à revoir absolument !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 28 Juin 2016

L'Idéal : Affiche

Film de Frédéric Beigbeder

Avec Gaspard Proust, Audrey Fleurot, Jonathan Lambert

 

 

Synopsis : L'ancien concepteur-rédacteur Octave Parango de « 99 francs » s'est reconverti dans le "model scouting" à Moscou. Cet hédoniste cynique mène une vie très agréable dans les bras de jeunes mannequins russes et les jets privés de ses amis oligarques... jusqu'au jour où il est contacté par L'Idéal, la première entreprise de cosmétiques au monde, secouée par un gigantesque scandale médiatique.
Notre antihéros aura sept jours pour trouver une nouvelle égérie en sillonnant les confins de la Russie post-communiste, sous les ordres de Valentine Winfeld, une directrice visuelle sèche et autoritaire.
Entre les réunions de crise à Paris, les castings à Moscou, une élection de Miss en Sibérie, une fête chez un milliardaire poutinien et une quête des "new faces" aux quatre coins de l'ex-URSS, le fêtard paresseux et la workaholic frigide vont apprendre à se supporter et peut-être même à se sauver.

 

 

Mon humble avis : On aime Beigbeder et on veut du Beigbder, alors on est servi et ce film nous ravit. En cas contraire, je pense que l'on s'abstient, ou qu'alors on est prêt pour une découverte, un film hors norme, aux apparences (apparences uniquement) superficielles, au ton on ne peut plus décalé, caustique, cynique même. Moi, j'aime et me suis bien régalée.

L'idéal est l'adaptation du roman "Au secours, Pardon" de Beigbeder himself. Mais c'est aussi et surtout une parodie très impertinente et perverse du monde de la mode, des cosmétiques, de la beauté. Car derrière l'Idéal, nom de la marque de cosmétique dans le film, on devine bien l'Oréal, parce que je le vaux bien !

Le visuel est très moderne et inventif (même dans les scènes d'orgies) ! Dialogues et répliques font mouche, toujours dans l'irrévérence, of course ! Gaspard Proust reste le "sosie" parfait de Beigbeder, qui, comme Hitchcock, s'offre une apparition discrète dans le film. Jonathan Lambert, en patronne de l'idéal, est plus qu'idéal, hilarant !

Mais l'Idéal est avant tout une satire acerbe du monde de la beauté et donc une critique de notre monde en général, qui ne vit que sous le dictat de la beauté, du toujours plus, de la consommation et de la tentation. Du modèle que l'on vous sert en pâture et à qui il faut ressembler à tout prix pour paraitre normal. 

C'est un film où l'on aime détester les personnages, car derrière les apparences lisses, grotesques ou frivoles, se cache une faille qui les rends finalement assez humains.

 

Le lien vers ma chronique sur le roman Au secours pardon, que j'ai lu en 2009

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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