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Publié le 25 Juillet 2018

Film d'Erick Zonca

Avec Vincent Cassel, Romain Duris, Sandrine Kiberlain, Elodie Bouchez

 

Synopsis : 

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Au sein de la famille Arnault, Dany, le fils aîné, disparaît. François Visconti, commandant de police usé par son métier, est mis sur l’affaire. L’homme part à la recherche de l’adolescent alors qu’il rechigne à s’occuper de son propre fils, Denis, seize ans, qui semble mêlé à un trafic de drogue. Yan Bellaile, professeur particulier de Dany, apprend la disparition de son ancien élève et propose ses services au commandant. Il s’intéresse de très près à l’enquête. De trop près peut-être…

 

Mon humble avis : Ca pour être le polar choc de l'été comme l'annonce le film, Fleuve Noir est choc... Dans les toutes dernières confidences... Déjà le dénouement de l'enquête met mal à l'aise, mais les confidences qui nous attendent quelques minutes plus tard chamboulent et donne définitivement au film une atmosphère très malsaine...

Mais l'intrigue est parfaitement ficelée et l'enquête rondement menée, le tout hyper prenant et le suspense est haletant. Bref, c'est un polar très sombre et glaçant, violent psychologiquement mais sans scène de réelle violence physique. On est dans un "certain" réalisme policier et sociétal

Mais "certain seulement", car le personnage de Vincent Cassel cumule tous les clichés du genre (alcoolique, obsédés par son boulot, en mal d'amour) et à mes yeux comme à ceux de mes "coséanseurs" Vincent Cassel en fait beaucoup trop pour que le flic reste crédible. Toujours sous le joug du Whisky, à proximité d'haleine de tout le monde, de jour comme de nuit, en service ou pas... Bref, je ne trouve pas cela peu vraisemblable ou alors très inquiétant D'autant que le maquillage et les traits de Vincent Cassel accentue au maximum cet "aspect alcoolo crado cheveux gras imperméable dégueulasse" alors que dans une scène, on voit Cassel torse nu, les pectoraux bien formés, les épaules magnifiquement dessinées, bref, le corps d'un homme qui s'entretient avec la tronche d'un alcoolique, ben pour moi, ça ne colle pas ! Et cela m'a dérangée tout au long du film.

Romain Duris est, quant à lui, parfait dans le rôle ô combien inquiétant de cet étrange professeur de français, qui se dit et se rêve écrivain, et pour qui cause justifie n'importe quel moyen.

A noter, pour moi, un réelle plaisir de retrouver Elodie Bouchez sur grand écran, actrice que je trouve superbe et que l'on n'a vu que trop rarement ces dernières années.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 12 Juin 2018

Film d'Hélène Fillières,

Avec Lambert Wilson, Diane Rouxel, Corentin Fila

 

Synopsis :  Laure a 23 ans. Elle se cherche. C’est dans la Marine Nationale qu’elle va trouver un cadre, une structure, des repères. Solide et persévérante, elle va faire son apprentissage et découvrir sa voie.

 

Mon humble avis : Avec ce film, nous entrons dans les arcanes de l'école de formation de la marine. C'est très intéressant, mais parfois compliqué si l'on n'y connait pas grand-chose à cette armée, au niveau du vocabulaire employé, des expressions et des initiales, surtout qu'en début de film, cela semble trop souvent murmuré ou pas assez articulé.

Bien sûr, il y a des images superbes et l'on peut se rendre compte de ce qu'est vraiment intégrer l'armée. Le style de vie, le protocole, les cérémonies, les us et coutumes et surtout, cette obéissance à toute épreuve et l'humiliation souvent subie. Bref, un univers qui n'aurait jamais été pour moi, au cas où mon âge avancé m'apporterait quelques regrets !

Le parcours de la jeune Laure, sa persuasion, son entêtement, son courage, et sa persévérance sont admirables et sont pour moi le seul enjeu du film alors que celui-ci devrait se placer dans sa relation avec le commandant Rivière (Lambert Wilson)...

En effet, la source de sa volonté n'est pas claire et du coup nous tient à distance... Est-ce pour se surpasser elle-même (ce qui serait pour moi la seule raison vraiment intéressante), pour prouver à l'autre qu'elle peut y parvenir ? Pour suivre un modèle qu'elle admire ? Ou par amour ? Si c'est cette raison qui l'emporte, à mes yeux, c'est raté. Tout cela reste bien flou, trop flou ou trop subtil pour être réellement crédible. Ce qui est certainement un choix de la cinéaste mais qui m'a laissée mitigée en sortie de salle. L'armée la taiseuse est ici poussée à l'extrême avec un afflux de non-dits qui noient les émotions en fait...

Le ton du film est froid, ton appuyée par une météo finistérienne qui ne semble jamais avoir un rayon de soleil. Ce qui donne une certaine langueur à ce film, accentuée par des dialogues souvent minimalistes.  Je me demande ce qu'aurait donné le film avec une actrice aux yeux marron en fait... Car ce qui est vraiment magnétique ici, ce sont les yeux de Diane Rouxel. Bref, j'ai trouvé l'ensemble assez lisse, malgré l'interprétation irréprochable.

Mais bon, Volontaire n'est pas non plus un film désagréable. A vous de voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 8 Juin 2018

Film de François Damiens

Avec François Damiens, Matteo Salamone, Tatiana Rojo

 

Synopsis :  Dany Versavel a un souci avec son fils : à 15 ans, Sullivan ne veut plus d’un père qui fait le king derrière les barreaux. Pour Dany, son « ket », c’est sa vie, hors de question de le laisser filer. Il décide donc de s’évader de prison prématurément ! Entre cavales, magouilles et petits bonheurs, il a tant de choses à lui enseigner. Un apprentissage à son image. Au pied de biche, sans pudeur ni retenue. Mais là où l’on pouvait craindre le pire, se cache peut être le meilleur…

 

 

Mon humble avis : Ce n'est ni pour la profondeur et le travail du scénario, ni même pour sa finesse que l'on va voir ce film. On va voir Mon Ket car c'est un OVNI dans le cinéma, un film presque expérimental. Car il a été tourné à 80% en caméra cachée.

Les acteurs principaux sont bien des acteurs, dont l'irrésistible François Damien en génial toqué irrévérencieux en tête... Ceux-ci sont bien au courant qu'ils sont filmés et font donc leur boulot.

Mais tous les personnages secondaires le sont à leur insu, piégés par la caméra cachée de Damiens. (Ils ont tous donné leur accord au final pour figurer dans le film).

Cela donne des situations extrêmement comiques, burlesques, hilarantes... Ces personnes lambda qui se retrouvent témoins et acteurs de circonstances absurdes menées par François Damiens sont juste un régal à observer... Ils ont, où n'ont pas, la réaction que l'on pourrait attendre  dans de tels contextes... La plupart sont ébahis, perplexes de stupeur, d'autres font preuve de beaucoup de patience, d'incrédulité ou encore d'égo quelque peu surdimensionné.

Le must reste tout de même le passage au débit de tabac où François Damiens apprend à fumer à son ado de fiston...

Mais, cela part sur les chapeaux de roue dès les première scènes en prison, où Damiens inverse la situation en considérant que le personnel pénitentiaire est à son service et que c'est lui qui le paie avec ses impôts.

Bref, même si le scénario est léger; il s'éloigne même un peu trop de son sujet. Mais il est en fait secondaire, il sert de fil rouge pour la succession de sketchs qui le composent. C'est sympa mais pas inoubliable.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Juin 2018

Film de Vanessa Filho

Avec Marion Cotillard, Ayline, Aksoy-Etaix, Alban Lenoir

 

Synopsis :  Une jeune femme vit seule avec sa fille de huit ans. Une nuit, après une rencontre en boîte de nuit, la mère décide de partir, laissant son enfant livrée à elle-même.

 

Mon humble avis :  Ce film est d'une intensité rare. Puissant ça oui, bouleversant aussi. Et dérangeant, certainement. Mieux vaut être "préparé" pour le voir, et renoncer à aller au ciné si vous traversez une mauvaise période. Car on sort de là chamboulé, révolté. Bref, on se sent très mal.

Mais attention, à quelques invraisemblances mineures près, ce film est une magistrale réussite. La jeune Ayline Aksi Etaix n'est pas étrangère à ce résultat. La petite fille qui joue Ellie est archi bluffante de talent. Malgré la présence de Marion Cotillard, et bien c'est elle qui porte le film sur ses frêles épaules. Les plans de la caméra sur le visage de l'enfant sont saisissants : on voit réellement en elle tantôt l'enfant qu'elle devrait être, tantôt l'adulte qu'elle semble devenue...à 9 ans... Marion Cotillard ne surprend plus, car on sait qu'elle est capable de TOUT jouer à la perfection... Enfin si, elle épate toujours tout de même !

Le sujet de ce film est on ne peut plus dramatique... Une mère célibataire, paumée, immature, dépressive, alcoolique... qui abandonne sa fille de 9 ans, la mettant dans un taxi direction la maison pendant qu'elle même part avec l'amant du soir... Marlène ne reviendra que des jours et des jours plus tard, sa gamine livrée à elle-même. Sauf que la petite Ellie suit la même voie que sa mère... et devient alcoolique...

Alors évidemment, Gueule d'Ange est choquant. On est sidéré devant le nombre d'adultes qui croisent la vie ou un instant de vie cet enfant errant seul sans s'en préoccuper, sans même lui adresser un regard. On est en colère de la quasi absence des services de l'enfance. On est abasourdi par la déchéance de la mère et des conséquences sur sa fille.

On pourrait croire que les détails de cette histoire sont exagérés ou caricaturaux pour marquer les esprits ou faire pleurer dans les chaumières. A peine, m'a dit un de mes "co-séanciers", ancien policier qui enquêté sur des histoires de meurtres ou de maltraitances sordides. Ses mots : "tout ce qui est dans le film, je l'ai déjà vu, je l'ai déjà constaté, j'y ai déjà été confronté dans ma vie professionnelle.

Outre les sujets majeurs de la dépendance et de ces dégâts (dont les dégâts collatéraux) et de la maltraitance de l'enfant, je pense que le but de ce film est effectivement de marquer les esprits et de rappeler notre responsabilité à tous de prendre soin de ces enfants en déroute, dont les parents n'assument pas leur devoir. Même si c'est derrière les murs, même si cela semble ne pas nous concerner.

Là où je suis plus dubitative, c'est que je ne pense pas que les gens concernés par le sujets (ou qui devraient se sentir concernés) iront voir ce film... En tout cas, pas les parents tombés dans la déchéance de l'addiction au point d'en oublier leurs enfants... Et sans doute pas non plus les gens qui, dès qu'une situation les dérange (soit dans leur emploi du temps, soit dans leur état d'âme), pratiquent la politique de l'autruche qui ne veut pas d'ennui...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 28 Mai 2018

Film de Marie-Castille MENTION- SCHAAR

Avec Audrey Fleurot, Clotilde Courau, Olivia Côte, Nicole Garcia

 

Elles sont Présidente de la République, nounou, boulangère, comédienne, prof, fleuriste, journaliste, sans emploi, pédiatre. Elles sont possessives, bienveillantes, maladroites, absentes, omniprésentes, débordées, culpabilisantes, indulgentes, aimantes, fragiles, en pleine possession de leurs moyens ou perdant la tête. Bien vivantes ou déjà un souvenir ... Fils ou fille, nous restons quoiqu'il arrive leur enfant avec l'envie qu'elles nous lâchent et la peur qu'elles nous quittent. Et puis nous devenons maman ... et ça va être notre fête !

 

 

Mon humble avis : Celles et ceux qui s'attendent à un film drôle, comme peut le laisser supposer la bande annonce seront déçus. Tout comme celles et ceux qui imaginent ici une véritable histoire.

Car La fête des mères est un film choral, qui met en scène une multitude de personnages qui se croisent et s'entrecroisent sans être conscients de leurs "X" degrés de séparation, finalement infimes, qui les séparent ou les rapproches. Toutes et tous sont reliés par un fil que seuls les spectateurs peuvent remarquer.

Ce film est un hymne aux mères qui assurent d'une façon ou d'une autre la transmission, mais aussi à toutes les femmes. Il décortique avec justesse, sensibilité et discrétion les rapports des mères avec leurs enfants, qu'ils soient encore enfants ou devenus adultes. Il se penche autant sur le ressenti des mères, que celui des enfants. Il y a le ressenti, les ressentiments, l'amour, l'admiration, la tendresse, l'incapacité à communiquer, l'absence d'instinct maternel devant une certaine pression sociale qui fait croire que celui-ci est naturel et spontané.

Toutes les mères sont réunies dans ce film. Les absentes, car décédées ou en rupture familiale, les vivantes mais jamais là, même quand elles sont là. Celles qui ont l'instinct maternel sur-dimensionné et d'autres qui ne l'ont pas (encore). Les vieillissantes, et celles qui perdent la tête pour cause d'Alzheimer, mais qui n'oublient pas les mots qui piquent. Celles qui attendent avec joie, celles qui viennent d'apprendre qu'elles attendent et qui en sont terrifiées. Celles qui ne le seront jamais biologiquement mais qui attendent aussi l'enfant qui viendra de loin. Celles qui aimeraient que leur adulte d'enfant leur lâche les baskets. Celles qui sont fières, celles qui doutent, celles pour qui la maternité est juste naturelle et un long fleuve pas forcément tranquille mais qui se calme avec le temps... Celles qui ne seront jamais grand-mère parce que le fils est homosexuel. Car au-delà des mères, c'est de la parentalité que traite ce film. De la parentalité classique, de la monoparentalité, de d'homoparentalité.

La fête des mères n'oublient pas les femmes qui ne seront jamais mère parce qu'elles ne le souhaitent pas et qui sont souvent montrées du doigts par la société.

Ce film à l'esthétique parfaite est donc une succession de saynètes, avec à chaque fois un personnage qui donne le relais à un autre pour la saynète suivante. Le tout est admirablement bien filmé, avec douceur et pudeur, délicatesse et force. Il se dégage de très fortes émotions et celles-ci seront différentes selon que vous soyez mère ou pas, selon les relations que vous entretenez avec vos parents... La fête des mères vous offre un autre regard sur l'autre justement, d'autres points de vue, d'autres témoignages, d'autres explications... Et qui que vous soyez, quoique vous viviez, quoique vous ressentiez, vous pourrez vous dire : "je ne suis pas la/le seul(e)"...

C'est vraiment un très beau film, porté admirablement par tous les comédiens et comédiennes.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 12 Mai 2018

Film de François Prévôt-Leygonie et Stéphan Archinard

Avec Arnaud Ducret, Max Baissette de Malglaive, Alice David

 

Synopsis :  Vincent Barteau, 35 ans, entraîneur de foot d'1,92 m, voit débouler dans son quotidien de célibataire invétéré, son neveu, Léo, 13 ans, 1,53 m autiste Asperger et joueur d'échecs émérite. Cette rencontre aussi singulière qu'explosive va bouleverser l'existence de Vincent et offrir à Léonard la chance de sa vie.

 

 

Mon humble avis : Ce film est l'adaptation du roman "La surface de réparation" d'Alain Gillot.

Je mets 4 pattes à ce film parce que l'histoire est belle, émouvante, touchante avec un certain degré d'humour. Un humour léger car le sujet est tout de même grave, donc il ne s'agit pas provoquer l'hilarité de la salle, ce qui serait déplacé.

La relation qui se noue au fil du temps entre Vincent et Léo est tournée et conçue avec délicatesse et subtilité... En effet, Vincent se retrouve avec un gamin sur les bras, celui de sa soeur, mais gamin dont il ignorait l'existence... Il le sait spécial mais n'a aucune connaissance de son autisme... Comme d'ailleurs personne d'autre dans cette famille très réduite... C'est d'ailleurs ce que j'ai trouvé de très peu probable, que le diagnostic n'est pas été établi plus tôt, Léo ayant toutes les caractéristiques de l'autisme Asperger... Mais bon...

Le jeune Max Baissette de Malglaive, qui incarne Léo, est tout simplement bluffant de talent et de réalisme. Vraiment chapeau à lui car tout y ait, depuis le regard fuyant ou vide, jusqu'au débit ultra rapide de paroles répétées. Arnaud Ducret est aussi très convaincant. Les paysages (La Rochelle et l'île de Ré) sont sublimes et très agréables à voir à l'écran. Beaucoup de bons points pour ce film. Mais aussi quelques défauts... Notamment le nombre de clichés, sur l'autisme aspi, sur le rôle de Vincent (la scène des nymphettes dans la piscine poussent le clichés à l'extrême. De même certaines évolutions du scénario sont on ne peut plus prévisibles.

Il n'empêche, c'est une belle histoire, sur une pathologie dont on ne parle toujours pas assez. Il permet au spectateur de se mettre un peu à la place des parents des enfants autistes et des difficultés quotidiennes que cela induit, sans parler des prises en charges etc... Même si ici, il s'agit d'un aspi, verbal... Et que cela n'a rien n'a voir avec un autiste non aspi, non verbal où les relation avec l'enfant sont réduites à presque rien. Je suis "bien placée" pour le savoir puisqu'au dernier trimestre 2017, je me suis occupée une matinée par semaine d'une autiste non verbale de 7 ans... Et je vous assure que c'est terrible... Au point que je n'ai pas eu la force de continuer et j'en suis désolée pour les parents.

Et à savoir, depuis le tournage de ce film, Arnaud Ducret s'est engagé dans la cause de l'autisme.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 24 Avril 2018

Film d'Agnès Jaoui

Avec Jean-Pierre Bacri, Agnès Jaoui, Léa Drucker, Sarah Suco

 

Synopsis :  Castro, autrefois star du petit écran, est à présent un animateur sur le déclin. Aujourd'hui, son chauffeur, Manu, le conduit à la pendaison de crémaillère de sa productrice et amie de longue date, Nathalie, qui a emménagé dans une belle maison près de Paris. Hélène, sœur de Nathalie et ex-femme de Castro, est elle aussi invitée. Quand ils étaient jeunes, ils partageaient les mêmes idéaux mais le succès a converti Castro au pragmatisme (ou plutôt au cynisme) tandis qu'Hélène est restée fidèle à ses convictions.
Leur fille, Nina, qui a écrit un livre librement inspiré de la vie de ses parents, se joint à eux.
Alors que Castro assiste, impuissant, à la chute inexorable de son audimat, Hélène tente désespérément d'imposer dans son émission une réfugiée afghane. Pendant ce temps, la fête bat son plein...

 

 

Mon humble avis : Fan depuis toujours du couple ciné Bacri/Jaoui (dans la vie, ils font ce qu'ils veulent, cela ne m'intéresse pas !), me voici, pour la première fois, vraiment déçue par leur dernier film en commun...

Toute "l'action" se déroule dans les jardins d'une belle demeure à 30 km de Paris, lors d'une pendaison de crémaillère ambiance mi bobo, mi jet set !

Spectatrice volontaire, je me suis donc retrouvée comme "invitée" à cette soirée... Mais plutôt comme si je me tapais l'incruste et que je n'avais rien à faire là. Il me semblait errer d'ennui, ma coupe de champagne à la main et les pieds endoloris dans mes chaussures idoines à ce type de cocktail, cherchant désespérément un endroit, des gens, une table, une chaise à qui me greffer. Le tout, entourée de personnes, qui toutes regroupées, cumulent toutes poncifs et caricaturent donc notre belle société hyper connectée du XXIème siècle... Euh... CSP ++ tout de même !

Bien entendu, je suis cerclée de gens au cynisme bien travaillé, machos XXL ou dépressifs, d'anciens qui s'accrochent à leur célébrité, assistante de prod surbookée, de You tubers et de leur harem dont on se demande bien ce qu'ils font là... Et le débat du film est lancé : olders VS youngers !

Sujet qui pourrait être intéressant s'il n'était pas basé sur un scénario banal, qui sonne comme du déjà-vu et ne surprend pas. Et ce, dès le début... Tous ces invités qui arrivent séparément ou à deux, l'un en retard parce que pas décidé, l'autre à cause du GPS etc.... Et tout ce beau monde arrivé à deux repart seul, et les seuls du début repartent à deux... En gros, c'est à peu près ça !

Certes, les répliques signées Bacri / Jaoui, bien trouvées et forcément acides font tout de même mouche  de temps en temps, quand elles ne semblent pas sur écrites. Cela ne suffit pas à faire un bon film.

Bref, je suis peut-être cruelle avec ce film et leurs auteurs, mais c'est parce que je sais qu'ils sont capables de tellement mieux.... Puisqu'ils nous ont déjà offert de superbes chefs-d'oeuvre, avec la justesse et la simplicité qu'on leur connaît. Mais simplicité ne signifie pas forcément banalité, banalité où nous fige cette Place Publique.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 20 Avril 2018

Film d'Eloïse Lang

Avec Miou-Miou, Camille Cottin et Camille Chamoux

 

Synopsis :  Rose et Alice sont deux sœurs très différentes. Rose est libre et rock n’roll. Alice est rangée et responsable. Elles ne sont d’accord sur rien, à part sur l’urgence de remonter le moral de Françoise, leur mère, fraîchement larguée par leur père pour une femme beaucoup plus jeune. La mission qu’elles se sont donnée est simple « sauver maman » et le cadre des opérations bien défini : un club de vacances sur l’Ile de la Réunion…

 

 

Mon humble avis : Quel film sympathique ! Une comédie douce-amère qui fait du bien, où tout est savamment dosé pour ne rien étouffer. De la délicatesse au milieu des plaisanteries, des émotions et des sentiments que l'on sent et ressent très fort. Et trois portraits de femmes, bien différentes malgré leurs liens familiaux, parfaitement brossés, approfondis et qui disent tant sur les femmes d'aujourd'hui... 

Le casting est excellent. Miou Miou est très touchante en mère sexagénaire, perdue d'abord, puis retrouvant peu à peu le chemin des plaisirs de la vie.

Camille Cottin déborde d'énergie juste, m'est avis qu'elle est sortie épuisée du tournage !

L'évolution de ces trois femmes au fil du film m'a touchée. En fait, elles sont toutes les trois larguées quelque part. L'une par son mari, les autres par rapport à la vie qu'elles mènent la tête dans le guidon sans trop réfléchir à leur besoin et leurs envies profondes. L'une est trop, l'autre pas assez. L'évolution de Miou Miou, je l'ai évoqué plus haut. Rose, tellement hyper active et centrée sur son projet qu'elle voit ne voit l'essentiel de ce qui lui manque qu'à la fin du film. Quant à la refoulée Alice, ancrée dans son rôle de mère de famille parfaite... Et bien elle va se défouler !

Evidemment, les dialogues sont épicés et aussi bien arrangés qu'un rhum arrangé.

Et puis, il y a le soleil, la mer, les palmiers, la verdure tropicale de la Réunion... Un petit coup de soleil dans une salle obscure, ça fait toujours du bien ! Ca donne l'impression d'être un peu parti en vacances. Alors, largués ou pas, n'hésitez pas à larguer les amarres  direction le cinéma !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 20 Mars 2018

Film de Franck Dubosc

Avec Franck Dubosc, Alexandra Lamy, Elsa Zylberstein, Gérard Darmon

 

Synopsis : Jocelyn, homme d'affaire en pleine réussite, est un dragueur et un menteur invétéré. Lassé d'être lui-même, il se retrouve malgré lui à séduire une jeune et jolie femme en se faisant passer pour un handicapé. Jusqu'au jour où elle lui présente sa sœur elle-même handicapée.

 

 

Mon humble avis : Première réalisation de l'acteur humoriste Franck Dubosc ! Le scénario et les dialogues sont aussi de lui... Et quelle réussite. Ce film est tout bonnement génial ! Un véritable plaisir à regarder : la lumière d'Alexandra Lamy, certaines scènes esthétiquement magnifiques, l'amour naissant, le vrai, dans les yeux de Dusbosc. Du bonheur aussi pour les oreilles, tant les répliques sont bien senties, tombent à pic et ne débordent jamais dans le graveleux et le cynisme inutiles. Rien n'est gratuit, tout est en parfait équilibre dans ce film : l'humour, l'émotion, la simplicité et le message ou les messages qu'il délivre...

Car "Tout le monde debout" colle on ne peut plus à l'actualité... Le film sort pendant les jeux paralympiques de Corée (euh, je ne me risque pas à écrire le nom de la ville !), et la question de l'accessibilité des personnes handicapée  tant aux différents lieux qu'à une vie normale est de plus en plus présentes dans les médias, dans les préoccupations politiques et dans la vie de chacun. Tout le monde debout a l'intelligence de poser les questions que les valides se posent sur le handicap et de donner les réponses des hommes et des femmes concernés. Le tout, sans pathos. Mais avec de l'humour. L'humour d'Alexandra Lamy en fauteuil face aux gaffes des valides qui l'entourent et notamment de Dubosc qui l'approche d'une façon... mensongère. Pas de pitié, mais de l'empathie.

Cette comédie romantique est donc une parfaite réussite, autant hilarante et cocasse,  qu'émouvante et tendre, et qui fait preuve d'une délicatesse et d'une élégance étonnantes de la part de son auteur (que pour ma part j'appréciais déjà, même si je sais que celui-ci fait débat). Bref, un bon bain rafraîchissant, à ne surtout pas bouder ! Je lui prédis un chouette succès. Allez, tout le monde debout, on va au ciné !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 2 Mars 2018

Film de Dany BOON

Avec Dany Boon, Valérie Bonneton, Line Renaud, Laurence Arné

 

Synopsis :  Valentin D. et Constance Brandt, un couple d’architectes designers en vogue préparent le vernissage de leur rétrospective au Palais de Tokyo. Mais ce que personne ne sait, c’est que pour s’intégrer au monde du design et du luxe parisien, Valentin a menti sur ses origines prolétaires et ch'tis. Alors, quand sa mère, son frère et sa belle-sœur débarquent par surprise au Palais de Tokyo, le jour du vernissage, la rencontre des deux mondes est fracassante. D’autant plus que Valentin, suite à un accident, va perdre la mémoire et se retrouver 20 ans en arrière, plus ch’ti que jamais !

 

 

Mon humble avis : J'ai vu ce film il y a déjà quelques semaines, en avant-première, en présence de mon ch'ti national préféré : Dany Boon. Pour rappel, je suis ch'ti d'origine, de sang et de caractère, même si Bretonne d'adoption, aussi, une réalisation Boon est pour moi incontournable !

Une fois de plus, mon Dany fait ce en quoi il excelle : la bonne comédie familiale, sans violence, sans vulgarité, sans scènes déconseillées aux moins de 12 ans.

Avec ce film, il revient sur ses origines : Le Noooord ! et un sujet qui lui est cher : la famille et le respect et l'amour de nos racines.

Bien sûr, les personnages s'approchent de la caricature, mais c'est celle-ci qui donne au film l'aspect comique, les malentendus (ben voui hein, quand tout l'monde y cause pas pareil), les quiproquos qui amène les spectateurs à s'esclaffer de bon coeur, sans forcément y être forcé par des gags potaches.

Evidemment, l'effet surprise de Bienvenue chez les ch'ti n'est plus, mais le concept des ch'tis qui montent à la capitale et se retrouve propulsés dans un monde de créateurs bobos fonctionne à merveille et permet de pointer le doigt sur le superflus/ridicules de certaines vie et sur l'essentiel d'autres modes de vie. Cela amène plus d'émotions et de sentiments profonds que dans "Bienvenue". Car oui, il émane de cette Ch'tite famille beaucoup de tendresse et de générosités, celles qui fond chaud au coeur et donne le sourire.

Bien évidemment, les dialogues sont cuisinés aux petits oignons et les comédiens jouent leur rôle et maîtrise à merveille un accent qui, pour certaines n'est pas le leur. Valérie Bonneton est remarquable !

Et, ce qui ressort une fois de plus de ce film, c'est l'effort des personnages pour comprendre l'autre, de faire un chemin vers lui pour perdure le lien, quitte à apprendre sa langue. Ce que fait Laurence Arné quand Dany Boon se réveille de son amnésie et ne parle plus que ch'ti ! D'ailleurs, la rééducation de celui-ci pour qu'il retrouve son langage châtié est à mourir de rire... Notamment lors des épisodes des cartes : "c'est une voiture"... "C'est une girafe". Et devant la carte qui représente un tube de crème solaire :"heu cha, j'conno pas !

Bref, La ch'tite famille est un film réussi, à voir absolument, seul, entre amis ou en famille ! Un film qui en ces temps glaciaux, réchauffe bien le coeur !

 

PS : Que ceux qui ne maîtrise ni le patois ni l'accent ch'ti, pas d'inquiétude ! Bien souvent, les situations parlent assez d'elles-mêmes pour que tout le monde puisse comprendre, depuis les ch'ti jusqu'aux marseillais les plus profonds !

 Et voici, en exclu internationale, une photo de vos 2 ch'tis préférés !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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