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Publié le 6 Avril 2023

Film de Jeanne Herry

Avec Leïla Bekhti, Miou-Mioy, Gilles Lellouche, Dali Benssalah, Adèle Exarchopoulos, Elodie Bouchez, Fred Testot

Synopsis : Depuis 2014, en France, la Justice Restaurative propose à des personnes victimes et auteurs d’infraction de dialoguer dans des dispositifs sécurisés, encadrés par des professionnels et des bénévoles comme Judith, Fanny ou Michel.

Nassim, Issa, et Thomas, condamnés pour vols avec violence, Grégoire, Nawelle et Sabine, victimes de homejacking, de braquages et de vol à l'arraché, mais aussi Chloé, victime de viols incestueux, s’engagent tous dans des mesures de Justice Restaurative.

Mon humble avis : Depuis début 2023, j'ai plus de chance avec les choix de films que mes choix de lecture !

Ce film est à voir absolument. Bon, il n'est pas fun, pas divertissant, mais tellement instructif. C'est le genre de film qui ne s'arrête pas avec le générique de fin, mais qui poursuit son chemin de réflexion et de questionnement bien après...

J'ignorais tout à propos de la Justice Restaurative, même son existence. Jeanne Herry met en scène et filme parfaitement ce long processus. Parole est donnée aux victimes, et aux délinquants (ici vols avec violence, et un cas de viol incestueux)... Mais nous ne sommes pas dans un palais de justice, et point de témoignages cadrés mais ici sécurisés, ni de langage journalistique. Des mots, des vrais, pas calculés, sur l'instant.

C'est le coeur, l'âme, le cerveau qui s'expriment librement, dans un respect de quelques règles, mais dans des dialogues constructifs... Petite digression, on se prend à rêver que nos politiciens se comportent aussi bien que ces victimes qui rencontrent des bourreaux... Chacun demande le bâton de parole et ne s'exprime que quand il tient le bâton entre les mains. Personne ne coupe personne, les phrases vont jusqu'au bout... Ainsi, c'est clair, et constructif.

L'aspect inédit de cette justice restauratrice pour nous dans ce film, c'est qu'il donne aussi la parole aux coupables, ce qui permet au spectateur de comprendre leur fonctionnement, leur motivation, leur façon de penser... Sans évidemment les excuser. Mais cela permet à chacun, victimes, coupables et ici le spectateur, de faire un tour sur une rive inconnue, d'observer, d'écouter. Ce sont des vies ratées qui rencontrent des vies gâchées et vice et versa.

Les dialogues sont extrêmement soignés et percutants, ils clouent parfois aux sièges, car c'est là que se joue la tension du film. Car que ce soit du côté des victimes ou des agresseurs, on a affaire à des personnes à fleur de peau, sur le fil, avec qui mille précautions sont à prendre pour éviter explosion ou implosion. 

Certaines phrases dites par les coupables font froid dans le dos... Certains se savent coupables mais ne se sentent pas responsables... Or, il y a une quinzaine d'années (ou plus ?) les hommes politiques liés au scandale du sang contaminé se déclaraient responsables mais pas coupables. Et l'on peut se demander à quel niveau de la hiérarchie sociale on peut être responsable et coupable à la fois... Mais ce qui est clair, c'est que l'on ne nait pas tous égaux au niveau de l'intelligence, de l'éducation, de l'empathie... même si ceci n'excuse pas cela. Chacun est censé être responsable de ses choix et de ses actes, ou enfermé en HP.

Mais ce film, inspiré de faits réels, prouve qu'une graine de solution existe... Et elle s'appelle le dialogue et l'écoute, qui mènent parfois à une prise de conscience réelle du mal qui a été fait et de ses conséquences multiples. Mais tout cela prend du temps, et nécessite du cas par cas, et nous sommes dans une société qui courre et ne peut pas s'offrir ce luxe du cas par cas.

Alors certes, la fin est peut-être trop "belle", trop "positive" pour être franchement réaliste, mais elle met une graine d'espoir dans une société désunie qui en manque sacrément. Et puis, on est tout de même dans une salle de cinéma, donc la réalisatrice nous montre des exemples où la justice restaurative réussit. On peut imaginer qu'il y a aussi des échecs.

Inutile de s'étendre sur les comédiens, ils sont juste tous parfaits, au diapason. Ils incarnent vraiment leurs personnages, on oublie que l'on a affaire à des comédiens. Quel casting hors-pair !

Et, je tiens à rendre hommage aux professionnels et aux bénévoles qui gèrent cette justice restauratrice, et qui vont ainsi au-devant de situations bien difficiles et délicates, mais qui, après un très long travail, aboutissent à des "soulagements" des victimes par la prise de conscience réelle du crime commis par les agresseurs. La reconstruction des victimes peut alors commencer.

Un film humaniste, proche du documentaire, d'une intelligence et d'une finesse exceptionnelles que je conseille donc très fortement... et qui n'est pas plombant, soit dit en passant, qui nous cloue à notre fauteuil, qui nous fait souvent retenir notre respiration...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 2 Avril 2023

Film de Denis Imbert

Avec Jean Dujardin, Izïa Higelin, Annie Duperey 

Synopsis : Un soir d’ivresse, Pierre, écrivain explorateur, fait une chute de plusieurs étages. Cet accident le plonge dans un coma profond. Sur son lit d’hôpital, revenu à la vie, il se fait la promesse de traverser la France à pied du Mercantour au Cotentin. Un voyage unique et hors du temps à la rencontre de l'hyper-ruralité, de la beauté de la France et de la renaissance de soi.

Mon humble avis : C'est un beau film certes, mais j'en attendais un peu plus... Le rythme est lent, logique, on suit Sylvain Tesson pas à pas et donc à pied, mais les incessants flash-back sur l'accident, les temps qui l'ont précédé et suivi cassent un peu cette sérénité qui nous atteint. Plutôt que ces incursions citadines et souvent bruyantes, j'aurais préféré partager un peu plus des rencontres paysannes et locales que Tesson a dû faire en chemin.

Un film sur la reconstruction d'un homme au corps blessé, qui doit le réparer pour garder libre son âme vagabonde. On n'enferme pas Sylvain Tesson.

Les paysages traversés sont magnifiques... et vides... En sortant de la salle, je ne suis demandée pourquoi nous montrer une nature qui paraît aussi morte... A part un rapace à un moment, pas un animal sauvage, pas de pépiement d'oiseaux, alors que la solitude et la discrétion de Tesson ont certainement été propices à quelques rencontres sauvages.

Les réflexions sur notre époque, notre société, la solution de la fuite font mouche et l'on y reconnait bien le personnage Tesson quand on le connaît un peu via ses livres, ses apparitions télé, ou cinématographiques (CF la panthère des neiges).

Jean Dujardin fait bien le job, sobrement, dans un personnage épuré. 

Il m'a semblé qu'à un moment, Sylvain Tesson fait une courte apparition en tant que figurant.

Mais cela reste un beau film sur la réparation, l'endurance, le courage. Un film qui montre aussi que la vie peut être gâchée par quelques instants de bêtise... Un film qui donnerait bien envie de prendre le temps, et de parcourir ces chemins noirs loin de toute cette agitation actuelle.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Mars 2023

Film de Jennifer Devolder

Avec Karin Viard, Melvin Boomer, Steve Tientcheu

 

Synopsis : Après avoir raté le concours d’entrée en médecine, Léopold intègre par défaut l’école des sage-femmes en cachant la vérité à son entourage. Alors qu’il s’engage sans conviction dans ce milieu exclusivement féminin, sa rencontre avec Nathalie, sage-femme d’expérience au caractère passionné, va changer son regard sur cet univers fascinant et bouleverser ses certitudes.

Mon humble avis : J'ai adoré ce film qui m'a captivée, émue, bouleversée, donné le sourire, parfois le rire (mais ce n'est pas du tout l'objectif premier), m'a serré la gorge, m'a rebellée une fois de plus contre le système administratif français sclérosé et injuste, qui court à sa perte sous le poids des process (etc), et contre le connerie de certain de mes concitoyens ...

Sage homme est magnifique hommage aux femmes... Celles qui donnent la vie, celles qui font naître la vie, celles qui accompagnent, qui travaillent durent sans compter leurs heures malgré parfois le manque de moyen. C'est aussi un film qui montre que ce monde de femmes pourrait tout à fait être mixte.

Sage homme nous montre aussi le courage d'un jeune homme pour sortir de sa condition sociale, malgré le jugement de son environnement... Les potes qui le taclent, le père qui espère peut-être trop sans prendre conscience des conditions minimales nécessaire pour réussir. Et pour Léopold, devenir sage-femme dans le monde macho qui est le sien, et bien ce n'est pas facile ni à accepter, ni à avouer.

Sage homme, c'est avant tout la transmission du savoir, de la passion, de la conception humaine de son travail d'une génération à une autre. C'est l'apprentissage d'un métier, et pas n'importe lequel. Et cela devient, au delà du respect, une relation qui oscille entre tutoriat, admiration, et amitié.

Et ce que ce film nous dit avant tout, c'est que peu importe nos choix, peu importe l'orientation professionnelle (ou autre) pour laquelle on opte, ce qui compte avant tout, c'est l'engagement que l'on n'y met.

Un film magnifique, avec des scènes bouleversantes et quelques unes plus dures, et oui, dans une maternité, tout ne se passe pas toujours bien.

Karin Viard est une nouvelle fois grandiose, et Melvin Boomer nous touche beaucoup, dans l'évolution et le questionnement qui sont les siens tout au long du film. Et comme il émeut, notamment lorsqu'il lave son premier nouveau-né.

A voir ! Sauf peut-être, si l'on travail dans le milieu hospitalier /obstétrique et que l'on a besoin de se changer les idées !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 21 Février 2023

Film d'Eric Besnard

Avec Grégory Gadebois, Lambert Wilson, Marie Gillain 

Synopsis : Vincent est un célèbre entrepreneur à qui tout réussit. Un jour, une panne de voiture sur une route de montagne interrompt provisoirement sa course effrénée. Pierre, qui vit à l’écart du monde moderne au milieu d’une nature sublime, lui vient en aide et lui offre l’hospitalité.

Mon humble avis : Le casting et les paysages aperçus dans la bande annonce ont suffi à me donner l'envie de voir ce film, peu m'importait l'histoire.

Et pourtant, elle est belle cette histoire, même si, au premier abord, elle semble déjà vue dix fois... L'ultra citadin connecté qui débarque dans un coin paumé. Les choses simples, c'est bien plus que ça. 

Pas de grands effets ni d'effets spéciaux, mais déjà il est à voir sur grand écran pour la splendeur immersive des paysages. On a vraiment l'impression d'y être, de sentir les herbes hautes caresser nos mollets etc... Un film de grand air se voit sur grand écran, un point c'est tout.

Le scénario prend des tournants inattendus lorsqu'on découvre les motivations de l'un et les secrets de l'autre. Il nous dit aussi qu'il ne faut pas se fier aux apparences. Il nous montre deux hommes que tout semble opposer et qui ont bien plus en commun que ce que les apparences peuvent nous montrer... Notamment, le fait de ne pas être réellement à la bonne place, de n'avoir pas forcément mené la vie qui était dans leur ADN, qu'elles qu'en soient les raisons. L'un est taiseux, l'autre est ultra bavard... Peut-être pourront il se rejoindre dans le juste milieu, si tant est qu'il existe. Et chacun apportera à l'autre une part de lui... Celle de ralentir, ou au contraire, celle d'entrer en action, de ne plus attendre, de se bouger.

De beaux messages individuels donc, mais aussi de l'universel... Le besoin urgent de protéger la planète et notamment les océans, de toute exploitation abusive à des fins futiles.

Le duo Gadebois / Wilson fonctionne à merveille !

A noter un petit clin d'oeil du réalisateur à l'un de ses précédents films "délicieux" que j'avais vu et adoré. Un autre film, simple en apparence, sur les choses simples, et vraiment j'aime ça, ça me fait un bien fou, et ça joue l'un des rôles que j'attends du cinéma !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 14 Février 2023

Film de Guillaume Canet

Avec Guillaume Canet, Gilles Lellouches, Vincent Cassel

Synopsis : Nous sommes en 50 avant J.C. L’Impératrice de Chine est emprisonnée suite à un coup d’état fomenté par Deng Tsin Quin, un prince félon.
Aidée par Graindemaïs, le marchand phénicien, et par sa fidèle guerrière Tat Han, la princesse Fu Yi, fille unique de l’impératrice, s’enfuit en Gaule pour demander de l’aide aux deux valeureux guerriers Astérix et Obélix, dotés d’une force surhumaine grâce à leur potion magique.
Nos deux inséparables Gaulois acceptent bien sûr de venir en aide à la Princesse pour sauver sa mère et libérer son pays. Et les voici tous en route pour une grande aventure vers la Chine.
Mais César et sa puissante armée, toujours en soif de conquêtes, ont eux aussi pris la direction de l’Empire du Milieu…

Mon humble avis : Me voilà bien partagée pour ce film...

J'ai trouvé la première partie lente, poussive, je ne parvenais pas à rentrer dans cette histoire qui ressemblait plus à un défilé de stars... Ces mêmes stars sur lesquelles se base la promo du film, mais qui ne font que des apparitions, parfois très furtives, et pas forcément des mieux interprétées.

La deuxième partie est plus rythmée... Mais je m'attendais à m'esclaffer tout au long des presque deux heures, et j'ai à peine ri. Pourtant, je salue de belles trouvailles et des références bien senties... Référence cinématographiques, musicales, sportives, publicitaires ou autres... ainsi que des clins d'oeil et des pics en rapport avec la société contemporaine. De ce côté-là, le cahier des charges est bien rempli. 

De même, on ne peut que s'incliner devant la masse de travail qu'ont dû représenter la préparation et le tournage d'un tel film... avec cette multitude de décors différents notamment. Visuellement, c'est une réussite. Enfin, mention spéciale pour Gilles Lellouche, qui remplace haut la main Gérard Depardieu dans le rôle d'Obélix, avec un capital sympathie et humour bien supérieur. Depardieu et moi, ce n'est juste plus possible. Et évidemment, le duo amical Canet / Lellouche fonctionne très bien.

Du positif donc, mais pas d'enthousiasme débordant, une fluidité qui tarde à venir malgré l'envergure bien visible du film. Sympa mais sans plus. Je pense que le jeune public doit rire plus que celui de ma génération, mais les références doivent lui échapper...

Astérix et Obélix : mission Cléopâtre n'est pour moi toujours pas égalé !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Février 2023

Film de Marie-Castille Mention- Scharr

Avec Oulaya Amamra, Lina El Arabi, Niels Arestrup

Synopsis : À 17 ans, Zahia Ziouani rêve de devenir cheffe d’orchestre. Sa sœur jumelle, Fettouma, violoncelliste professionnelle. Bercées depuis leur plus tendre enfance par la musique symphonique classique, elles souhaitent à leur tour la rendre accessible à tous et dans tous les territoires. Alors comment peut-on accomplir ces rêves si ambitieux en 1995 quand on est une femme, d’origine algérienne et qu’on vient de Seine-Saint-Denis ? Avec détermination, passion, courage et surtout le projet incroyable de créer leur propre orchestre : Divertimento.

Mon humble avis : Si ma Maman n'avait pas voulu voir ce film, je ne m'y serais pas penchée et c'eut été dommage, car c'est un grand coup de coeur !

Un des genres de film que j'adore, qui donne des ailes, qui force l'admiration envers le personnage, qui redonne foi en quelques êtres humains, qui nous montre une jeune femme qui n'est pas née avec une cuillère en argent et qui se bat pour parvenir à ses fins : celles de devenir cheffe d'orchestre ! Quand on est une femme, d'origine maghrébine et qu'on vit dans le 9.3, ce n'est pas gagné et pourtant ! Zahia grimpe, passe au-dessus des murs et les abaissent pour que les autres puissent passer ! Elle tend les bras de chaque côté et réunit tout le monde. Quelle belle leçon de vie, de courage, de passion, de persévérance, de détermination.... On se dit que s'il y avait plus de Zahia sur terre, le monde serait plus beau...Sa seule chance, c'est d'être née dans une famille aimante, où elle a reçu une bonne éducation, et d'avoir des parents qui croient en elle et son talent. Des parents qui la soutiennent mais ne l'obligent en rien. Ils respectent juste son choix. Le reste, elle le gagne à force de travail, d'ambition, de passion.

Ce film est aussi un éloge du collectif, de l'utilité publique, sociale et relationnelle de la musique, la musique met à bas les barrières. La musique rassemble, même les plus différents, c'est ce que montre aussi ce film... Qui est extrêmement bien réalisé, sans manichéisme, et interprété brillamment, notamment par Oulaya Amamra, que je ne connaissais pas, et que j'espère revoir souvent sur le grand écran, car elle le mérite sacrément !

Ce film est un biopic... En effet, Zahia Ziouani dirige l'orchestre qu'elle a créé dans la diversité, l'Orchestre symphonique Divertimento, qui se produits chaque année devant plus de 50 000 spectateur. C'est elle aussi qui officie en cheffe d'orchestre dans l'émission de France 2 Prodiges.

A voir, un beau film qui fait du bien, et qui donne envie d'écouter encore et encore le Boléro de Ravel ! De très belles et fortes émotions !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 24 Janvier 2023

Film de Marc Fitoussi

Avec Laure Calamy, Olivia Coste, Kristin Scott Thomas

 

Synopsis : Adolescentes, Blandine et Magalie étaient inséparables. Les années ont passé et elles se sont perdues de vue. Alors que leurs chemins se croisent de nouveau, elles décident de faire ensemble le voyage dont elles ont toujours rêvé. Direction la Grèce, son soleil, ses îles mais aussi ses galères car les deux anciennes meilleures amies ont désormais une approche très différente des vacances… et de la vie !

Mon humble avis : Un road movie féminin qui ne m'a pas embarquée du tout...  Entre un personnage déprimé ultra négatif et un autre exubérant limite agaçant, j'ai eu du mal à ne pas avoir envie de les baffer tous les deux !  Je n'ai pas ri, peut-être quelque fois des sourires se sont ébauchés, mais guère plus. J'ai trouvé le temps long et l'ensemble plat. Les cyclades pour moi manque de peps, de rythme, de relief, de réelles drôleries ou d'émotions profondes. Ces dernières n'adviennent qu'en toute fin du film. Certes, elles l'éclairent sous un nouvel angle, lui donne plus de sens, mais ce n'a pas été suffisant pour moi. Cette histoire est plus profonde qu'il n'y parait, mais cela tarde vraiment trop à se manifester. Certes, Les Cyclades nous dit bien que chacun à sa façon de vivre la douleur, les épreuves et d'y survivre et que cela se respecte. Certes, les comédiennes ne déméritent pas mais ne renouvelle pas non plus le genre des vacances foireuses. Dommage, en tant que spectateur, on ne profite même pas vraiment des paysages méditerranéens qui sont très peu exploités. C'est très rare mais c'est arrivé pendant cette séance, je me suis penchée vers ma compagne de séance pour dire : "pas  terrible hein" ? ...  avis qui me fut confirmé. Désolé, j'aurais voulu me régaler ! 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 20 Janvier 2023

Film d'Olivier Treiner

Avec Lou de Laâge, Raphaël Personnaz, Isabelle Carré, Grégory Gadebois

Synopsis : Les grands tournants de notre existence sont parfois dus à de petits hasards. Si Julia n’avait pas fait tomber son livre ce jour-là, aurait-elle croisé Paul ? Ou sa vie aurait-elle pris une toute autre direction ?
Nos vies sont faites d’infinies possibilités. Pour Julia, il suffit d’un petit rien tellement de fois ; tous ces chemins qu’elle aurait pu suivre, toutes ces femmes qu’elle aurait pu être…
Choisit-on son destin ? A quoi tiennent l’amour ou le bonheur ?

Mon humble avis : Lou de Laâge porte admirablement bien ce film, avec un talent éclatant ! Elle incarne toutes les Julia possibles, depuis la fin de l'adolescence jusqu'au troisième âge... Avec les changements de look, d'apparences, de personnalités etc. Franchement chapeau !

Le tourbillon de la vie est un beau film, qui interroge sur ces tous et ces petits rien qui forment la vie. Les hasards, les aléas ou les prédilections ? Quoiqu'il en soit, tous ces embranchements de vie mènent à des existences bien différentes, avec des racines et une colonne vertébrale commune... Les parents... Où que la vie nous mène, on a les mêmes et on les perd. Et pour Julia, le piano... Sa passion, son ADN.

On constate avec ce film que les contrariétés du destin ne sont pas forcément une fatalité sur le long terme... Après tout, c'est "la Julia" qui a eu la vie la plus basculée, qui a dû renoncer à tous ses rêves et projets, qui finalement, semble la plus heureuse, la plus épanouie. Celle qui reçoit la reconnaissance du coeur faute de célébrité professionnelle par exemple.

Le film pose aussi la question suivante : Est-ce la vie qui façonne notre caractère ou le caractère qui façonne notre vie ? Pas toujours évident de répondre. Mais dans cette histoire... il n'y a qu'une Julia de 17 ans... et pléthore de Julia à des âges différents. 

Pléthore, j'exagère un peu... Mais plusieurs Julia et sans doute trop pour moi... Le film suit une cadence folle et passe sans cesse d'une Julia à l'autre (que l'on reconnait par son entourage, ses vêtements etc), sans nous laisser le temps de digérer ce qui est advenu à la Julia que l'on vient de quitter. Il est une Julia que l'on quitte assez rapidement dans la première partie, et que l'on retrouve en toute fin. Bref, c'est assez fatiguant à suivre...  Pour rester purement agréable, je trouve que quelques branches auraient dû être élaguées, pour en laisser d'autres grandir. Car tout ça en 2h00, ça fait beaucoup. Il n'empêche que ce film était un sacré challenge et qu'il est globalement remporté !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 14 Janvier 2023

Film de Mathieu Vadepied

Avec Omar Sy, Alassane Diong, Jonas Bloquet

Synopsis :  1917. Bakary Diallo s'enrôle dans l'armée française pour rejoindre Thierno, son fils de 17 ans, qui a été recruté de force. Envoyés sur le front, père et fils vont devoir affronter la guerre ensemble. Galvanisé par la fougue de son officier qui veut le conduire au cœur de la bataille, Thierno va s'affranchir et apprendre à devenir un homme, tandis que Bakary va tout faire pour l'arracher aux combats et le ramener sain et sauf.

Mon humble avis : Est-ce que ce film est parfait ? Je n'en sais rien et là n'est pas la question...

Tirailleurs est un formidable hommage aux tirailleurs Sénégalais (d'Afrique Occidentale en général), qui ont combattu, le plus souvent contraints et forcés, lors de la 1ère Guerre Mondiale (dans le film), mais aussi lors de la 2ème Guerre Mondiale, en France, dans les tranchées, dans un pays qu'il ne connaissait pas, dont ils ne parlaient pour la plupart même pas la langue. Tirailleurs sort ces hommes de l'oubli individuel, collectif, politique, oubli même jusque dans les manuels scolaires parfois.  Tirailleurs est rend aussi hommage, à mon avis, à tous les combattants, petits soldats qui se battent sur le front, hier, aujourd'hui, demain, ici, là-bas ou ailleurs. Je n'ai pu m'empêcher de penser aux soldats Ukrainiens, et même aux soldats russes, engagés dans une guerre qui les dépasses. Bref, hommage au courage de certains hommes. On est en 2023, mais sur terre, rien de changé par rapport à 1917... Des morts, des morts et encore des morts pour quelques centaines de mètres de territoire perdues, regagnées... Le monde est toujours aussi absurde, malgré les leçons du passé.

En tant que Française petite blanche, c'est boulversée que je suis sortie de la salle de cinéma bien sûre, mais aussi, et surtout amère... devant l'Histoire de Mon Pays. Il n'y a vraiment pas que du beau, il n'y a vraiment pas que de quoi lever fièrement la tête. La France a vraiment considéré les hommes africains colonisés comme de la chair à canon... puis comme de la chair à pétrole, à diamants.... L'homme blanc exploite partout où il passe...

Pour moi le film est juste... Il montre juste la réalité, on pourrait presque être dans un documentaire, s'il n'y avait cette histoire du père et de son fils. Mathieu Vadepied nous emmène dans les tranchées, sur le front, sous les bombes, dans la peur, dans la nuit... Et dans les camps de retranchement, où tous les coups sont permis, même "entre frère", pour survivre, vivre un peu mieux, éviter le front, fuir...

Omar Sy et Alassane Diong (son neveu dans la vie) sont sobres et parfaits, et donc bouleversants et on est forcément remué par ce jeune garçon qui devient homme en quelques jours et quelques morts au bout de son fusil.

Le film nous montre l'Histoire, mais ne s'attarde pas sur l'horreur physique (blessures etc)... L'objectif je pense est de ne pas être potentiellement "rebutant" pour certains, et de laisser toute la place à la réflexion sur l'injustice de la France envers ses combattants noirs, à qui elle avait tant promis pour ne rien donner au final. Et quand j'entends le racisme primaire et suprémaciste de certains qui n'ont jamais eu à se battre pour rien, ça me donne envie de vomir.

Ce n'est pas un film que j'ai vu par "plaisir", mais pour l'Histoire... Un film à voir par devoir de mémoire, par respect envers ceux qui ont défendu nos terres sans rien y gagner, même pas la liberté d'y vivre, même pas de reconnaissance nationale... Rien, l'"oubli".

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 6 Janvier 2023

Film de Christian Duguay

Avec Pio Marmaï, Mélanie Laurent, Carmen Kassovitz, Kacey Mollet Klein

Synopsis : Née dans le haras de ses parents, Zoé a grandi au milieu des chevaux et n'a qu'un rêve : devenir jockey ! Tempête, une pouliche qu'elle voit naître, va devenir son alter ego. Or, un soir d'orage, Tempête, affolée, piétine le dos de Zoé et vient briser tous ses rêves, elle ne marchera plus. Elle va pourtant s'accrocher, coûte que coûte pendant des années, et va tenter l'impossible pour renouer avec son destin.

Mon humble avis : Un très beau film, avec de superbes images équines et équestres. Film familial, pourquoi pas, mais pas avec de trop jeunes enfants. J'ai en effet vu des mamies quitter la salle avec leurs petits-enfants. Ce n'est pas un film "mièvre" pour enfant sur les chevaux, malgré le titre et le prénom de l'héroïne, et le fait qu'il soit l'adaptation d'un roman jeunesse. On n'est pas dans une histoire rêvée. 

Car il est question de handicap, de résilience, de dépassement de soi, de courage, de la famille qui surmonte les crises. Mais aussi des soucis financiers d'un haras, avec son rachat par un Américain, et l'importance que les chevaux gagnent des courses pour renflouer les caisses... Tout cet aspect-là doit complètement dépasser les trop jeunes.

Tempête offre une plongée dans le quotidien d'un haras, mais aussi, dans le monde des courses hippiques.... Avec entre les deux, les entrainements etc... C'est très intéressant... Le tout filmé par le réalisateur de Jappelou, qui sait donc y faire autant avec les chevaux et les caméras ! A noter, film réalisé quasiment sans doublures.

C'est un film sincère, qui s'intéresse autant aux chevaux qu'aux êtres humains qui les entourent. La gorge se noue puis le sourire ému revient, les émotions et les valeurs défendues sont belles. Le tout porté par des comédiens qui n'ont plus rien à prouver et qui font donc parfaitement le job, sans trop en faire, avec naturel. Il y a une petite nouvelle, qui ne démérite pas du tout bien au contraire ! Faut dire qu'elle a de qui tenir : Carmen Kassovitz, une comédienne à suivre !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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