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Publié le 5 Janvier 2019

Film de Ludovic Bernard 

Avec Lambert Wilson, Jules Benchetrit, Kristin Scott Thomas

 

Synopsis :  La musique est le secret de Mathieu Malinski, un sujet dont il n’ose pas parler dans sa banlieue où il traîne avec ses potes. Alors qu’un des petits cambriolages qu’il fait avec ces derniers le mène aux portes de la prison, Pierre Geitner, directeur du Conservatoire National Supérieur de Musique l’en sort en échange d’heures d’intérêt général. Mais Pierre a une toute autre idée en tête… Il a décelé en Mathieu un futur très grand pianiste qu’il inscrit au concours national de piano. Mathieu entre dans un nouveau monde dont il ignore les codes, suit les cours de l’intransigeante « Comtesse » et rencontre Anna dont il tombe amoureux. Pour réussir ce concours pour lequel tous jouent leur destin, Mathieu, Pierre et la Comtesse devront apprendre à dépasser leurs préjugés…

 

 

Mon humble avis : Le scénario n'a rien d'original... L'histoire d'un jeune qui se retrouve dans un tout autre environnement socioculturel que le sien, un environnement qu'il pense ne pas être fait pour lui, qu'il rejette avant de comprendre qu'il est sa chance... Les messages du film ne sont pas inédits non plus : l'importance de la persévérance, chacun mérite sa chance, tout le monde peut avoir un certain or au bout des doigts si on l'aide à éclore, à cheminer vers l'excellence...

Et cependant, durant la séance, j'ai eu l'impression que tout le monde était en état de grâce, tant dans la salle que sur l'écran. La présence de la musique classique, qui envole n'est sans doute pas étrangère à cette sensation... Tout comme les doigts qui s'envolent avec maestria sur le piano et qui sont fascinant. Un talent que l'on ne peut qu'envier, comme celui de l'oreille parfaite du personnage principal.

Ce n'est pas un feel good movie, car sérieux, pas franchement léger ni drôle... Seule une réplique a fait rire la salle. Mais c'est un film qui émeut, qui fait du bien parce qu'il est apaisant.

Cette histoire est bien portée par ses comédiens... On connait déjà le talent de Kristin Scott Thomas et de Lambert Wilson... Mais j'ai découvert celui de Jules Benchetrit, fils de Samuel du même nom et de Marie Trintignant. Un don à suivre évidemment... 

Et oui, chose surprenante, j'ai pris énormément de plaisir à regarder ce film au scénario assez commun. J'étais bien. C'est ce qui compte non ?

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 20 Décembre 2018

Film de Frédéric Tellier

Avec Pierre Niney, Anaïs Desmoutiers, Chloé Stefani, Vincent Rottiers

 

Synopsis :  Franck est Sapeur-Pompier de Paris. Il sauve des gens. Il vit dans la caserne avec sa femme qui accouche de jumelles. Il est heureux. Lors d’une intervention sur un incendie, il se sacrifie pour sauver ses hommes. A son réveil dans un centre de traitement des Grands Brûlés, il comprend que son visage a fondu dans les flammes. Il va devoir réapprendre à vivre, et accepter d’être sauvé à son tour.

 

Mon humble avis : Encore un film magnifique en cette fin d'année. Un film, inspiré d'une histoire vraie, qui met ses comédiens en état de grâce et qui bouleverse, à juste titre et sans exagération ses spectateurs. 

Un film qui rend hommage, ou honneur, à ces hommes du feu qui sont là pour nous protéger,, nous secourir coûte que coûte... Leur devise étant "sauver ou périr".

Sauver ou périr commence comme une chronique de vie dans une caserne de pompiers de Paris. Les entraînements, les temps morts qui se transforment en jeux sportifs, les vies des uns et des autres. Puis la sirène, tout le monde s'active et connait son rôle par coeur. Et le terrain... Une crise cardiaque, un accident de la route, un incendie. Et toutes ces scènes qui mettent en avant le héros du film et son épouse, Franck et Cécile. Puis la catastrophe arrive (sans acharnement d'images insoutenable). Franck sort grand brûlé d'un incendie... Deux mois de coma, 2 ans d'hospitalisation, de rééducation, d'opérations. Le soutien de la famille, les doutes, la souffrance, la colère, l'angoisse de l'avenir, le refus de ce qu'il est devenu...

Sauver ou périr, c'est un film magnifique et magistralement interprété et réalisé.  Il nous parle de ces hommes qui vivent leur métier par passion et qui sont au service de leur concitoyens quoiqu'il arrive, quelques soient les dangers et les conséquences. A une époque où les hommes en uniforme qui sont là pour nous défendre et nous protéger sont plus souvent hués et caillassés qu'admirés et respectés, ce film est très important... même si je doute que les caillasseurs aillent le voir.

Mais en dehors de la vie en uniforme, Sauver ou périr est aussi et surtout une histoire forte sur l'avant et l'après, sur la résurrection d'un homme, sur l'amour, ses doutes et sa force, sur le mental. Pas de résurrection sans un mental en béton armé, et sans objectif, sans projet, sans réalisation personnelle, même si celle-ci est à des années-lumière des rêves précédents. Pierre Niney incarne à la perfection cette résilience, cet acceptation du nouveau soi nécessaires à ce que de la survie, on puisse revenir à la vie, la vie simple, différente peut-être, mais la vie.

Conclusion : On peut être fier de nos hommes du feu... et de notre cinéma !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 12 Décembre 2018

Film de Jeanne Herry

Avec Gilles Lellouche, Elodie Bouchez, Sandrine Kiberlain,Olivia Côte, Miou-Miou, Stefi Celma

 

Synopsis :  Théo est remis à l'adoption par sa mère biologique le jour de sa naissance. C'est un accouchement sous X. La mère à deux mois pour revenir sur sa décision...ou pas. Les services de l'aide sociale à l'enfance et le service adoption se mettent en mouvement. Les uns doivent s'occuper du bébé, le porter (au sens plein du terme) dans ce temps suspendu, cette phase d'incertitude. Les autres doivent trouver celle qui deviendra sa mère adoptante. Elle s'appelle Alice et cela fait dix ans qu'elle se bat pour avoir un enfant. PUPILLE est l'histoire de la rencontre entre Alice, 41 ans, et Théo, trois mois.

 

 

Mon humble avis : Quel film, mais quel film ! Et pourtant, tout en pudeur, en sobriété (pas de musique par exemple), et d'une telle justesse, comme le confirme l'une de mes "coséanseuses" qui a adopté deux enfants. C'est un film que l'on regarde en apnée, entre tristesse et bonheur devant toute la bienveillance qui entoure cet enfant

Nous suivons le parcours de Théo (et parallèlement celui de sa future maman), depuis le moment où il est remis à l'adoption et celui où il arrive enfin chez sa mère adoptive (la formidable Elodie Bouchez, qui semble bien de retour sur grand écran !

J'ai apprécié que ce film casse un peu les codes ou les préjugés... L'assistant familial (autrement dit la famille d'accueil) est un homme, Gilles Lellouche. C'est donc un homme qui pouponne, qui change les couches, qui fait le peau à peau, qui s'inquiète du développement du nourrisson. Et cet homme a lui-même une famille, il est déjà père et tout va bien dans sa vie. Ensuite, c'est à une mère monoparental que les services sociaux accordent l'adoption. Elodie Bouchez, qui en début de processus d'adoption est en couple. Mais ce processus est tellement long que lorsque "l'enfant paraît", elle est mère célibataire et cependant ultra prête, tant son cheminement et les années l'ont fait grandir, mûrir etc.

On sort admiratifs de ce film, admiratifs notamment envers ces services sociaux souvent décriés... Car l'on apprend ici l'énorme travail qui est fait, le nombre de personnes qui s'investissent pour le bien être de l'enfant avant tout.

J'ai été bouleversée d'apprendre et de constater tout ce qu'un tout petit bébé peut comprendre et garder comme cicatrice de l'abandon... Au point d'en faire une dépression. Je n'imaginais pas qu'un être âgé de quelques heures puisse autant ressentir cette notion d'abandon. 

Même si ce film pourrait presque être un documentaire, il est bouleversant et doit beaucoup à un scénario et des dialogues ciselés, jamais encombrants... A tel point que l'on oublie qu'il y a justement un scénario. Tout est "juste ce qu'il faut". Tout comme les comédiens qui apportent une aura supplémentaire, tant ils semblent tous en état de grâce. Ce film ne vient pas vous chercher, il vous prend, il vous saisit. L'émotion vient d'elle-même, naturellement, juste parce qu'un petit être vient de naître et non parce que la prodigieuse réalisatrice Jeanne Herry en aurait décidé ainsi. Tout est naturel dans ce film, rien ne parait fabriqué, comme la vie en fait ! Allez, on file au ciné !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Décembre 2018

Film de Jean-Paul Rouve

Avec Ludivine Sagnier,, José Garcia, Jean-Paul Rouve, Pauline Clément et  Ramzy Bedia

 

Synopsis :  Lola a deux frères : Benoit, qui se marie pour la 3ème fois, et Pierre, qui débarque en retard au mariage… Excuses, reproches, engueulades, brouilles, chacun essaye de vivre sa vie de son côté. Benoit va devenir père sans y être prêt. Lola fait la rencontre de Zoher alors qu’elle s'occupe de son divorce. Quant à Pierre, ses problèmes professionnels s'enveniment. Tout dans leur vie devrait les éloigner, mais ces trois-là sont inséparables.

 

 

Mon humble avis : J'apprécie l'Homme Jean-Paul Rouve et les films dont il tourne la manivelle.... Et quand, cerise sur le gâteau, on sait que David Foenkinos est coscénariste de Lola et ses frères, et bien le bon film est garanti !

Jean Paul Rouve nous parle souvent de toi, de moi, de nous, de vous et s'est pour cela qu'il m'émeut toujours, en toute simplicité, sans jamais en faire trop. Ses personnages et ses films sont simples... Comme la vie... Donc compliqués aussi. Dans les rapports humains, dans la trajectoire que les personnages se donnent dans la vie, dans les obstacles qu'ils rencontrent...

Les films sur les fratries me parlent toujours... Puisque je les compare souvent à celle que je compose avec mon frère et ma soeur... Ce que nous sommes, ce que nous pourrions être, ce que nous n'avons pas été, ce que nous ne serons jamais, sur ce que j'aimerais que nous soyons.

Et ce qui différencie toujours les membres d'une fratrie, c'est la réussite des uns et les échecs des autres... Que ses échecs ou réussites soient professionnels ou personnels. Et ce qui distingue une fratrie d'une autre pour gérer et intégrer ces différences personnelles, c'est la communication... Partage ou non-dit... Oh pas de grand secret de famille dans ce film... Juste des secrets personnels... La perte d'un emploi, la difficulté d'avoir un enfant... Tout cela se tait... Par fierté, pour ne pas gâcher le bonheur des autres, parce qu'on croit l'autre incapable de comprendre notre détresse, par honte...

C'est tout cela que nous montre Jean-Paul Rouve avec sa finesse habituelle, son regard aiguisé sur les petites choses de la vie, son humanité, simple, aimante, bienveillante. Alors bien sûr ce film n'est pas un drame, puisque les dialogues sont assez piquants pour nous amener à sourire ou à nous émouvoir... Et puis Jean-Paul Rouve aime les gens, ses personnages et leur offre la possibilité de rebondir... Un beau message d'espoir aussi. Bref, un très beau film français... A voir, pour que nos artistes français puissent poursuivre leur oeuvre et que la diversité cinématographique perdure. Que l'on puisse, pendant des années encore, voir des films simples, qui ne coûte pas des fortunes et des fortunes, et qui sont "juste beaux". !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 27 Novembre 2018

Film de Kheyron

Avec Kheyron, Catherine deneuve, André Dussolier

 

Synopsis :  Waël, un ancien enfant des rues, vit en banlieue parisienne de petites arnaques qu’il commet avec Monique, une femme à la retraite qui tient visiblement beaucoup à lui.
Sa vie prend un tournant le jour où un ami de cette dernière, Victor, lui offre, sur insistance de Monique, un petit job bénévole dans son centre d’enfants exclus du système scolaire.
Waël se retrouve peu à peu responsable d’un groupe de six adolescents expulsés pour absentéisme, insolence ou encore port d’arme.
De cette rencontre explosive entre « mauvaises herbes » va naître un véritable miracle.

 

Mon humble avis : Un film que la bande annonce rend "sympatoche" et que l'on va voir pour se distraire.... Et dont on sort bouleversés, mais avec la banane ! 

Mauvaises herbes est de cela. Certes, il y a l'humour des dialogues et de certaines situations qui vous amène à sourire ou rire. Mais il y a surtout tout le reste. En passant, je voudrais dire qu'il serait bien que les critiques officielles et la presse cesse de vendre à tout bout de champs des films sous la bannière "comédie", quand ces films sont bien plus que cela (idem par exemple pour "Le grand bain). Par exemple, le Dauphiné Libéré dit : une comédie hilarante... Leur journaliste a-t-il vraiment vu le film ? Car hilarant non. Emouvante, grave et souvent drôle oui.

Il y a les flash-back qui nous montrent d'où vient Waël, ce qu'il a vécu, et ce à quoi il a survécu : enfant des rues dans un pays en guerre... Et ces flash-back arrivent sans prévenir, vous saisissent et donne une profondeur sans fond à Waël, que l'on ne peut qu'admirer.

Il y a la relation qui unit Waël et Monique, dont on découvre les racines et la force au fil du film.

Il y a les solitudes et les envies de faire, pour l'autre, pour les autres. Celle de Dussolier qui veut vraiment raccrocher ces jeunes en décrochage, celle de Deneuve qui protège son poulain, quitte à sortir des rails. Et le tout, dans une bienveillance qui fait du bien, jamais mièvre même si cela semble parfois utopique.

Et surtout, il y a cet ancien gamin de pays en guerre qui devient un véritable moteur d'éducation, de repère, de dialogue, de confidence, de communication. Le lien est enfin créé entre ces jeunes et la société et ce lien est loin d'être standardisé... C'est ce qui fait sa force, son intelligence, sa finesse. Et les confidences que provoquent ou reçoit Waël vont lui permettre de mettre à jour et de dénouer des situations bien dramatiques que vivent ces jeunes. Il faut savoir que Kheyron, acteur, réalisateur et surtout scénariste du film a été éducateur... Les ados rebelles qu'il décrit dans ce film, il les a donc rencontrés et s'y est "confronté" pour de vrai. Kheyron sait donc de quoi il parle dans son film.

Alors oui, ce film est un miracle et même plus, un trésor. Une preuve de plus que la diversité est enrichissante et qu'il peut en naître le meilleur, le bon. Et tout ceci est démontré ici sans pathos, avec un rythme allègre. C'est un film qui donne peut donner la foi en l'humain, même s'il ne range pas sous le tapis le pire de l'humain, il n'en fait pas étalage. Au contraire. A voir, vite, d'urgence, à conseiller etc... Ce film profondément humaniste doit faire un tabac et remuer un max de monde, car c'est grâce à ce genre de film que notre monde peut devenir meilleur.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 13 Novembre 2018

Film de Pierre Salvadori

Avec Pio Marmai, Adèle Haenel, Audrey Tautou, Damien Bonnard

 

Synopsis :  Yvonne jeune inspectrice de police, découvre que son mari, le capitaine Santi, héros local tombé au combat, n’était pas le flic courageux et intègre qu’elle croyait mais un véritable ripou. Déterminée à réparer les torts commis par ce dernier, elle va croiser le chemin d’Antoine injustement incarcéré par Santi pendant huit longues années. Une rencontre inattendue et folle qui va dynamiter leurs vies à tous les deux.

 

Mon humble avis : Une affiche et une bande annonce prometteuses. Et tous ces mots et ces phrases accolées à l'affiche rendaient ce film encore plus alléchant.

Justement, reprenons les une par une ces incitations...

- La comédie de l'année... Certainement pas. Une comédie sympatoche oui, mais guère plus.

- Jubilatoire... Faut pas exagérer ! Assez plaisant suffit pour décrire ce film

- Rires en cascades... Euh non... Quelques éclats éparpillés.

- Une comédie hilarante et bourrée d'émotion... Comédie sans qualificatif suffit. J'espérais un film bien plus décalé et plus téméraire dans l'hilarité supposée. Certes, le comique de situations est souvent bien exploité et quelques répliques sont franchement bien senties. Mais bon... Bourrée d'émotion... Quelques passages sont effectivement émouvants et incitent à réfléchir sur le statut de victime et la colère légitime... Mais pas de quoi nouer la gorge ni arracher les larmes.

Bon j'arrête là mon précédé de chronique qui va devenir répétitif. En Liberté est une comédie qui se regarde bien sûr, qui détend, sans pour autant casser 3 pattes à un canard. Je dirai que son atout majeur est son excellente distribution, Adèle Haenel en tête, qui crève l'écran. 

Alors sentez-vous libre d'y aller... ou de ne pas y aller !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Novembre 2018

Film de Gilles Lellouche

Avec Matthieu Almaric, Guillaume Canet, Benoît Poelvoorde, Philippe Katerine, Jean-Hugues Anglade, Virginie Efira, Marina Foïs, Leïla Bekhti

 

Synopsis :  C’est dans les couloirs de leur piscine municipale que Bertrand, Marcus, Simon, Laurent, Thierry et les autres s’entraînent sous l’autorité toute relative de Delphine, ancienne gloire des bassins. Ensemble, ils se sentent libres et utiles. Ils vont mettre toute leur énergie dans une discipline jusque-là propriété de la gent féminine : la natation synchronisée. Alors, oui c’est une idée plutôt bizarre, mais ce défi leur permettra de trouver un sens à leur vie...

 

 

Mon humble avis : Le grand bain m'a beaucoup émue, alors il serait presque inutile de préciser que j'ai beaucoup aimé ce film....

Ce sont d'abord des portraits d'hommes cabossés par la vie, pour de multiples raisons... Une dépression, un rêve trop haut jamais atteint, un talent surévalué ou non reconnu, une violence difficilement contenue dont on apprendra la raison plus tard, une simplicité et une gentillesse trop importante pour éviter les moqueries etc... Puis l'on découvre que les deux femmes au manifestement fort caractère ont aussi leur blessure.

Mais cette histoire et celles de reconstructions, liée à celle d'une construction... une équipe ! Ceci montre bien que l'on s'en sort rarement seul, car c'est aussi histoire de soutien et de confiance.... Celui d'une épouse, d'un fils, d'une fille. Bref, c'est aussi un film d'amour, le vrai le pur, celui qui est parfois remué par les difficultés de la vie et les mensonges, mais qui tient bon.

Evidemment, avec Gilles Lellouche derrière la caméra et au stylo des dialogues, il était impossible d'avoir un film dramatique et déprimant. Les répliques sont si bien écrites que bien sûr, le ton général du film est celui d'une comédie... mais dont il faut lire à travers les lignes... Donc une comédie très intelligente et fine.

Pourquoi ce film m'a tant touchée ? Parce qu'il m'a parlé... et fait écho à mon histoire personnelle... Quand on est au fond du trou, l'essentiel est de trouver une branche à laquelle s'accrocher, de (re)trouver un but dans la vie, quelque chose où l'on participe, où l'on se sent utile, où l'on fait partie d'un ensemble... Peu importe que ce nouvel objectif semble ridicule ou démesuré aux yeux des autres... Effectivement, dans le film, la natation synchronisée masculine amènent bien des moqueries et des incompréhensions autour des personnages. Mais peut importe la reconnaissance de la victoire, pourvu que cette victoire soit personnelle et collective. Dans le film, c'est la natation synchronisée qui, bien qu'elle se déroule le plus souvent sous l'eau, sort les personnages de l'eau. Et bien moi, ce sont les chats. Chaque sauvetage, chaque trappage, chaque stérilisation, chaque adoption, chaque petite vie en détresse sauvée est pour moi une victoire, personnelle certes, mais aussi collective car de la première à la dernière étape, on ne sauve rarement un chat tout seul. Une telle action demande l'intervention de plusieurs personnes, d'un réseau etc... Et chaque chat sauvé de la rue, rend le monde un peu meilleur puisqu'il diminue le nombre de souffrance... Certes, je sais que des humains souffrent aussi, mais moi, ce que je sais faire, c'est sauver des chats qui ont un coeur qui bat et, comme nous des émotions, qui ressente la joie, l'amour, la souffrance, la faim, la peur...

Bref, revenons-en au film.... bravo Gilles Lellouche et compères pour ce premier film bouleversant et drôle. Une superbe première réalisation !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 7 Novembre 2018

Film d'hervé Mimram

Avec Farbrice Luchini, Leïla Bekthi, Rebecca Marder

 

Synopsis :  Alain est un homme d’affaires respecté et un orateur brillant. Il court après le temps. Dans sa vie, il n'y a aucune place pour les loisirs ou la famille. Un jour, il est victime d'un accident cérébral qui le stoppe dans sa course et entraîne chez lui de profonds troubles de la parole et de la mémoire. Sa rééducation est prise en charge par Jeanne, une jeune orthophoniste. À force de travail et de patience, Jeanne et Alain vont apprendre à se connaître et chacun, à sa manière, va enfin tenter de se reconstruire et prendre le temps de vivre.

 

 

Mon humble avis : Ce film, tiré d'une histoire vraie, me concerne intimement... Puisqu'il y a 10 ans, j'ai aussi été victime d'un AVC. Et parmi mes séquelles, j'ai gagné "le manque du mot ou l'émission du mauvais mot" ce qui m'amène bien sûr parfois à certaines difficultés oratoires. Mais moindres qu'à cet homme pressé, ce qui fait qu'en public, ma gêne ne passe pas pour un handicap et laisse les autres soit dans l'incompréhension, doit dans la moquerie...

Parlons du film... Bien évidemment un film sur un tel sujet est important et Un homme Pressé à l'avantage de traiter le drame par l'humour. Aussi aucun pathos n'alourdit le "divertissement" du spectateur.

Néanmoins le ton et le fond du film reste pour moi très commun et sonne comme du déjà vu... Le super homme d'affaire acariâtre, égoïste qui ne s'intéresse à personne fait sa rédemption et se transforme en son contraire après un sérieux accident de la vie... En cela, L'homme pressé est très classique et sans grande surprise scénaristique.

Mais, car bien sûr il y a un "mais"... Il y a Fabrice Luchini, le maître de l'éloquence parfaite qui incarne cet homme pressé privé de son talent oratoire par qu'il n'a plus la notion du sens des mots. Ses tirades qui ne veulent de ce fait rien dire son irrésistibles tout comme son jeu, comme d'habitude, puisque je suis fan archi fan ! Donc l'atout de ce film, ce sont ses comédiens... Luchini et Leïla Behkti, qui forment un improbable mais délicieux duos ! Donc on y va pour la prestation de Fabrice Luchini !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 17 Octobre 2018

Film de Michel Blanc

Avec Karin Viard, Jean-Paule Rouve, Carole Bouquet, Charlotte Rampling

 

Synopsis :  Voyez comme ils dansent…
Julien sent comme une présence hostile derrière lui en permanence.
Alex, son fils apprend qu’Eva, lycéenne de 17 ans a oublié de le prévenir qu’il allait être père.
La mère d’Eva, Véro, dans une sale passe depuis sa naissance pense qu’elle va être obligée d’arracher le sac des vieilles pour nourrir le futur enfant.
Elizabeth, dont le mari Bertrand s’est volatilisé, voit sa maison dévastée par une perquisition.
Lucie exaspérée par les délires paranos de Julien, son mari, est au bord du burn out conjugal.
Serena, la maîtresse de Julien sent qu’il lui ment. Julien ne sent pas que Serena lui ment aussi.
Loïc, fils ainé de Véro, seul élément stable de la bande ne l’est pas tant que ça.
Sans oublier un absent toujours très présent…

 

 

Mon humble avis : Un film choral comme il en existe d'autres... Sauf que "Voyez comme on danse" est vraiment servi par une super chouette brochette de comédiens... Qui nous fait dire que vraiment, en France, on est gâté par la qualité de nos acteurs.

Mais ce n'est pas tout.... Ce film est à voir rien que pour ses dialogues... Hilarants, piquants, acerbes, décalés. Pas une réplique qui soit là pour remplir, pas une phrase qui tombe à plat ou qui soit vide sens. Et un rythme : effréné ! On aurait bien envie de prendre des notes pour ensuite balancer certains échanges en soirée et briller en société... Oh pas pour notre culture, mais pour le sens de notre répartie et de notre causticité. Et bien impossible de prendre des notes ou de mémoriser quoique ce soit, car ce film ne souffre d'aucun temps mort scénaristique ! Bref, les bons mots sont jubilatoires... Les membres du Splendide en ont encore sacrément sous le pied ! Chapeau à Michel Blanc pour ces dialogues savoureux.

L'histoire quant à elle...est celle d'un roman choral, où chaque personnage va de (mauvaise) surprise en galère... Et chacun de ces personnages est plus ou moins en interaction avec les autres, par un lien familial ou amical. Evidemment, les rebondissements ne manquent pas et font de ce film (qui est une vague suite de "Embrassez qui vous voulez"), une comédie grinçante, divertissante et enlevée, avec un regard très juste sur la société bobo parisienne !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 3 Octobre 2018

Film de Benoît Delepine et Gustave Kerven

Avec Jean Dujardin, Yolande Moreau, Joseph Dahan, Lou Castel

 

Synopsis :  Monique dirige une communauté Emmaüs près de Pau. Après plusieurs années d’absence, elle voit débarquer son frère, Jacques, un bon à rien qui n’a qu’une obsession : trouver l’idée qui le rendra riche. Plus que des retrouvailles familiales, ce sont deux visions du monde qui s’affrontent.

 

Mon humble avis : J'ai mis un peu de temps à entrer dans le film et à l'apprécier, et finalement, je réalise qu'il m'en faut aussi pour en sortir... I feel good n'est pas loin de la pépite, malgré ses apparences légères, quelques longueurs, une bande annonce qui réunit les moments les plus comiques du film, sans montrer ni même laisser deviner ce qu'ils cachent derrière leur apparences.

Certes, Jean Dujardin m'a un peu saoulé et son personnage m'a d'abord paru exagéré et ubuesque... Et puis, j'ai compris... I feel good traite, entre autre et discrètement, de la bipolarité. Et dans le film, Jacques est en phase maniaque XXL. Un personnage qui peut donc paraître comme une pure création cinématographique comique ne l'est pas tant que cela.

Mais la maladie psychique de l'anti-héros n'est pas le seul sujet du film, qui a pris naissance et se déroule dans le village Emmaüs près de Pau... Les deux réalisateurs nous proposent ainsi de faire connaissance avec les cabossés de la vie qui retrouvent dignité, activité et vie sociale au sein de la communauté. Dans cette atmosphère bienveillante, il est autant question de vie et d'intérêt communautaire que de la prise en compte de l'histoire, de la nature et des compétences de chacun. Et le message politique et sociétal du film est clair : il n'y a que dans ces conditions que nos sociétés actuelles s'en sortiront...

Et bien sûr, l'environnement "récup" et recyclage d'Emmaüs, de ses compagnons heureux d'avoir retrouvé une place et de jouir de l'essentiel, donne le contre-pied au personnage de Jacques pour qui, point de bonheur sans millions et belles voitures.

I feel good montre parfaitement qu'il n'ait pas utile de rêver loin et grand pour mener une vie tant suffisante qu'épanouissante, stable, rassurante.

Tous ces sujets sont parfaitement maîtrisés par les deux réalisateurs, qui nous offrent par-dessus les marchés des dialogues savoureux et qui font mouche qu'ils tiennent du registre comique ou de celui l'émotion. Mais, la délicieuse cerise sur le gâteau, c'est évidemment la prestation de Yolande Moreau, encore une fois bouleversante sans en faire des tonnes, en toute discrétion et intelligence. Sublime Yolande Moreau !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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