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Publié le 7 Septembre 2025

Film de Carlos Abascal Peiro

Avec Jean Chevalier, Karine Viard, Alex Luth, François Cluzet

Synopsis : Une semaine après la présidentielle, la France cherche toujours son Premier Ministre. Nino, jeune attaché parlementaire ambitieux, est missionné pour convaincre son père, Lionel Perrin d’accepter le poste. Mais cet éternel perdant a coupé les ponts avec la politique…et son fils. Nino se retrouve embarqué dans une course effrénée où tous les coups sont permis. Il a 24h pour sauver sa carrière, son couple et si possible l’avenir de la France !

Suite à une erreur de manip hier, le contenu de mon billet ne s'affichait pas...

Mon humble avis : Un film comme la politique... Alléchant sur le programme, mais ensuite rien. Un film comme en politique : un entre-soi où l'on se fiche de l'intérêt du spectateur que l'on perd très vite.

Je ne sais pas ce qu'a voulu faire le réalisateur... Une satire comique, ce n'est pas drôle... Un pamphlet sur le monde politique : encore faudrait-il qu'il soit compréhensible (et sans sombrer dans le ridicule et dans la caricature), dans le fond et dans la forme...  Le fond, tout va à une vitesse délirante qui ne laisse pas le temps d'analyser et de comprendre vraiment les tenants et aboutissants de ce qui se déroule devant nous dans un style très confus. La forme : soit les acteurs n'articulent pas assez, soit le son est mauvais, mais innombrables sont les phrases dont on ne perçoit pas la fin... Ce qui est très gênant, surtout dans des situations loin d'être limpides. Seules deux ou trois réparties sont bien senties et on rit une ou deux fois... Et l'on saisit à peu près que chacun veut tirer la couverture à soi.  Ah oui, il y a aussi un personnage féminin dont on dont on ne saisi jamais le rôle ni la position.

Après j'ai compté les gens qui sortaient de la salle vraiment pas bien pleine : 2 personnes...

Quant à la fin du film : Une scène tellement banale et téléphonée... et une autre, d'une vulgarité sans nom inappropriée qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Scène de très mauvais goût.

Je me demande vraiment ce que Karine Viard et François Cluzet, qui sont pour moi gage de qualité et de bons films, sont allés faire là-dedans...

En fait, si c'est pour montrer que la politique c'est un poisson noyé dans la sauce, et bien c'est réussi ! Comme en politique, on ne devient que simple spectateur qui ne participe plus, qui n'éprouve aucune empathie, dont l'intérêt s'étiole pour disparaitre au profit de l'agacement et la lassitude... dans l'attente du générique de fin.

C'est dommage, car le postulat de départ était bon, qui plus est très actuel, même si le film a été écrit avant que la valse à trois mois ou a quatre temps des premiers ministres français...

L'avis de Pascale

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 7 Juillet 2025

Film de Quentin Dupieux

Avec Adèle Exarchopoulos, Jérôme Commandeur, Sandrine Kiberlain

Synopsis : Magalie est une star du web hors sol et sans morale qui gagne des fortunes en postant des contenus choc sur les réseaux. Après un accident grave survenu sur le tournage d'une de ses vidéos, Magalie s'isole à la montagne avec Patrick, son assistant personnel, pour faire un break. Une journaliste détenant une information sensible commence à lui faire du chantage… La vie de Magalie bascule.

Mon humble avis : Tout part d'un accident de piano, dont seule la deuxième partie du film dévoilera les circonstances et conséquences !

Premier film de ce réalisateur que je vois, et j'ai beaucoup aimé. Même si, c'est vrai, c'est space ! Mais ça fonctionne diablement. Les images envoient une impression surannée, comme un film de série B des années 80. L'accident de piano est un film complètement décalé, qui flirte avec le pastiche du film d'horreur, avec l'absurde, le tout sur un ton glacial et très détaché... Ce qui rend l'ensemble comique parce que cynique et grotesque. Mais cette farce, qui peut se regarder au premier degré comme au dixième, est bien réfléchie, comme le prouve les dialogues percutants. Avec peu de moyen et sans y aller par quatre chemins Dupieux prend pour cible deux contre médias : les influenceurs (ou créateur de contenu) du Web, et la presse. La premier, pour le néant qu'ils proposent (pour vous j'ai testé gnagnagna...) et la presse pour sa volonté à vouloir comprendre, et analyser ce néant. Bref, l'accident de Piano est un film sur la vacuité de notre époque, sur les artisans de ce vide qui est tant regardé et admiré qu'il génère un pognon de dingue à coup de likes et d'algorithmes.... Voilà ce que nous dit Dupieux... En 2025, ce qui compte c'est l'argent... et bien souvent, dans le divertissement et la "culture" via les réseaux sociaux, cette manne financière ne repose sur rien. Sans parler des fans et groupies qui vénèrent ces créateurs de contenue, donc ce vide.

L'exemple de Magalie (l'anti héroïne bien barrée, par une Adèle méconnaissable) est parlant. La caricature est poussée à son paroxysme, c'est féroce, drôle, c'est noir et très clair et lucide... dans les propos !

Bref, j'ai passé un très bon moment, et maintenant que j'ai découvert le cinéma de Dupieux, je compte bien rester à table !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Juillet 2025

Film de Cédric Klapish

Avec Suzanne Lindon, Julia Piaton, Abraham Wapler

Synopsis : Aujourd’hui, en 2025, une trentaine de personnes issues d’une même famille apprennent qu’ils vont recevoir en héritage une maison abandonnée depuis des années. Quatre d'entre eux, Seb, Abdel, Céline et Guy sont chargés d’en faire l'état des lieux. Ces lointains "cousins" vont alors découvrir des trésors cachés dans cette vieille maison. Ils vont se retrouver sur les traces d'une mystérieuse Adèle qui a quitté sa Normandie natale, à 20 ans. Cette Adèle se retrouve à Paris en 1895, au moment où cette ville est en pleine révolution industrielle et culturelle. Pour les quatre cousins, ce voyage introspectif dans leur généalogie va leur faire découvrir ce moment si particulier de la fin du XIXe siècle où la photographie s'inventait et l’impressionnisme naissait. Ce face à face entre les deux époques 2025 et 1895 remettra en question leur présent et leurs idéaux et racontera le sens de : La venue de l’avenir.

Mon humble avis : J'ai fini, tardivement, par voir le nouveau film de Cédric Klapisch, réalisateur que j'aime énormément. Mais là, grande déception. Pourtant, sur le papier, l'histoire pouvait être alléchante, et originale. Mais une fois dans la salle obscure, Dieu que le temps m'a paru long. Et même si l'on est au cinéma, les improbabilités m'ont sauté aux yeux.

Pourtant, cela démarrait bien avec une scène d'ouverture franchement drôle dans son aspect dérision de notre époque. En cours de film, quelques passages sympas sur l'art photographique et la présence douce et lumineuse de la chanteuse Pomme. Vers la fin, une scène très émouvante de départ à la retraite d'un professeur de Français (le toujours discrètement génial Zinédine  Soualem). A part cela, et bien voici :

- Vincent Macaigne fait du Vincent Macaigne. Certes, il le fait bien, comme d'habitude, mais ce n'est plus surprenant du tout. Il serait temps que les réalisateurs l'imaginent dans d'autres rôles.

- Suzanne Lindon a encore de sacrés progrès à faire en expression émotionnelle. Elle ne m'a pas touchée.

- Paul Kirshner (qui joue Anatole) n'est guère plus expressif et la fausse moustache qu'il porte fait tellement postiche que l'on ne voit que ça.

-  Avec le notaire et cie, quatre membres d'une famille entrent dans une masure qui n'a pas été ouverte depuis les années 40... Certes, les tapisseries sont d'un autre âge et en lambeaux mais sinon tout va bien... Rien ne s'effondre, rien n'est moisi, pas de rats, pas de toiles d'araignées etc...

- La moitié de du film se déroule à Paris en 1895... Et là, les clichés s'accumulent, les décors font vraiment carton pâtes, même les figurants semblent mal dirigés tant leur présence ne parait pas naturelle. On est plus dans une succession de tableau que dans un film fluide. Certaines expressions usitées par les personnages, des dialogues paraissent tout à fait anachroniques.

Bref, quand je m'ennuie, je vois tous les défauts, si ça se trouve, peut-être même que j'en invente.

Seuls Julia Piaton (j'adore), la chanteuse Pomme, Abraham Wepler et Zinedine Soualem tirent leur épingle du jeu et sauvent, à mon humble avis, ce film d'un marasme absolu.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 27 Juin 2025

Film de Johann Dionnet

Avec Baptiste Lecaplain, Alison Wheeler, Lyes Salem

Synopsis : Comédien en perte de vitesse, Stéphane débarque avec sa troupe au Festival d’Avignon pour jouer une pièce de boulevard. Il y recroise Fanny, une comédienne de renom, et tombe sous son charme. Profitant d’un quiproquo pour se rapprocher d’elle, Stéphane s’enfonce dans un mensonge qu’il va devoir faire durer le temps du festival…mais qui va très vite le dépasser !

Mon humble avis : Comme en Mai, j'ai visité la ville d'Avignon, évidemment, je ne pouvais que voir ce film. Déjà, pour le plaisir de revoir rues, places et ruelles où je me suis baladée, même si le contexte est un peu différent : nous sommes ici en plein festival d'Avignon, donc les rues sont pleines, l'animation de la ville est à son paroxysme. Et c'est bien sympa le temps d'une séance, de se retrouver sous ce soleil, d'apercevoir des artistes de rue, mais aussi, de bénéficier de superbes vues aériennes. Bon, ça c'est pour le visuel !

Avignon est une douce comédie romantique, rafraichissante malgré le soleil de plomb qui règne sur le Palais des Papes. L'histoire est un peu diesel. Au début, j'ai craint un côté un peu trop limite et gags et en fait pas du tout.  Le scénario gagne en finesse tout au long du film et s'achève sur une fin des plus inattendues.

Avignon est aussi porteur de messages... Il est question de la précarité du monde théâtrale, du métier de comédien, du flux tendu financier permanent qui menace l'existence ou la disparition d'une oeuvre. On y voit aussi la passion qui régit la vie d'acteur non connu du grand public. Mais surtout, et c'est là tout le sel de l'histoire qui dénonce les perpétuelles barrières d'un genre par rapport à un autre. Dans ce film, les comédiens qui interprètent des classiques regardent de haut avec un mépris non dissimulé leurs "confrères" qui joue dans des comédies de boulevard. Comme si un genre d'art était supérieur à l'autre. Et le plus souvent, ce mépris émane de personnes qui ne connaissent que le genre qu'il défende et représente. Sans penser dire que le public a le droit de choisir sans être forcément débile pour son choix, que le public peut aimer les deux, que le public peut tantôt aimer assister à une représentation du Cid et le lendemain, se diriger vers le divertissement total avec une bonne comédie, qui détend les zygomatiques... Sans pour autant remettre en cause le talents des comédiens. Cette frontière qui existe dans tous les styles d'art m'exaspère. Elle est aussi présente en musique par exemple ou en littérature. Les livres qui se vendent le plus en France sont souvent bien dénigrés par ceux qui ne vont lire que de "la grande, ou de la vraie littérature". Sans se dire qu'il y a de la place pour tout le monde et qu'il en faut pour tous les goûts. Personnellement, je fais toujours attention à dire "je n'aime pas" et j'évite de dire "c'est nul".

Les personnages du film sont pour la plupart représentatifs de ce fameux débats qualitatifs mais au niveau humain. Une fois qu'on apprend à les connaitre, une fois qu'ils ont les moyens d'exprimer ce qu'il y a de meilleurs en eux, ils deviennent très attachants, profondément humain, et courageux quelque part.

Un bon film à voir en ce début d'été ! 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 16 Juin 2025

Film de Fabienne Godet

Avec Denis Podalydès, Salif Cissé, Aure Atika

Synopsis : Baptiste, imitateur de talent, ne parvient pas à vivre de son art. Un jour, il est approché par Pierre Chozène, romancier célèbre mais discret, constamment dérangé par les appels incessants de son éditeur, sa fille, son ex-femme... Pierre, qui a besoin de calme pour écrire son texte le plus ambitieux, propose alors à Baptiste de devenir son ‘répondeur’ en se faisant passer pour lui au téléphone… Peu à peu, celui-ci ne se contente pas d’imiter l’écrivain : il développe son personnage !

Mon humble avis : Si j'ai voulu voir ce film en urgence entre mon retour de vacances et un nouveau départ de quelques jours, cette fois-ci pour des funérailles, c'est parce que j'ai lu et adoré le livre éponyme dont il est l'adaptation. Pour retrouver ma chronique du roman de Luc Blanvillain, c'est ICI.

Si l'idée de départ peut paraître farfelue, le film n'en n'est rien et ne part jamais dans le déjanté ou l'ubuesque. Tout sonne en fait très juste, le dosage est délicat et parfait, même si évidemment les situations cocasses où l'affaire pourrait glisser ne manquent pas et nous amusent bien.

Un film très humain et une histoire qui dit beaucoup sur nous autres bipèdes... Depuis le parasitage du téléphone portable dans nos vies, jusqu'aux droits ou devoirs que nous avons de nous immiscer dans la vie des autres, pour leur bien évidemment ! Il est aussi bien sûr de confiance et de son non abus, puisque mine de rien, Chozène donne son téléphone et donc toute sa vie à Baptiste. Et oui, maintenant, toute notre vie est dans un téléphone. Baptiste en abusera-t-il ou pas ? Et bien sûr, il y a le gros sujet principal, le mensonge... Qui parfois, arrange bien tout le monde, même le bonheur quand ses "victimes" ont du mal à lui laisser une place.

Cette comédie douce et bienveillante est avant tout une étude des moeurs, des liens familiaux et franchement, il fait du bien. D'autant que son casting est aux petits oignons. Podalydès, on sait de quoi il est capable, mais la grande surprise, voire la grande découverte pour moi est Salif Cissé ! Au-delà de personnage très attachant qu'il a su créer, il y a aussi derrière un formidable travail sur la voix et la gestuelle... Pour cela, son coach a été Michael Gregorio, rien que ça, excusez du peu !!!

A voir, et pendant la séance, n'oubliez pas de mettre votre portable sur le mode répondeur !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 7 Mai 2025

Film de Maël Piriou

Avec Julia Piaton, Grégory Gadebois et Quentin Dolmaire

Synopsis :  Mélanie, avocate, atteinte d’une maladie incurable, a décidé qu’il était temps de profiter de la vie ! Elle embarque Benjamin, son ami de toujours, dans un périple vers l’Espagne pour explorer enfin leur sensualité dans une maison close. Les voici à bord d’un van délabré, conduit par Lucas, un chauffeur bourru sorti de prison la veille. Contrairement à Mélanie, Benjamin ne semble pas pressé d’arriver et fait d’ailleurs tout pour prolonger cet improbable voyage à ses côtés…

Mon humble avis : "Encore" un road movie... je dis "encore" car il n'y a pas si longtemps, je voyais le film "On ira" . Dans ce dernier, le voyage était "motivé" par la fin de vie, l'envie d'en finir avec la maladie, la douleur etc. Ici, dans Une pointe d'amour, c'est l'envie de vivre avant qu'il ne soit trop tard qui signe le top départ de ce voyage pour ce trio improbable : un repris de justice, son avocate et le meilleur ami de celle-ci. Tous les deux en fauteuil roulant... Mais ils ont pour eux la jeunesse.
Les deux films s'attaquent à des sujets tabous... le premier : la fin de vie... Le deuxième, l'amour, la sensualité, le désir, la sexualité chez les personnes en situation de handicap physique. On ne peut que saluer ces démarches.
Le sujet est ici traité avec pudeur, délicatesse, tendresse, bienveillance, un peu d'humour (juste ce qu'il faut) et plein d'amour, pas qu'une pointe !
Le film ne m'a pas bouleversée, mais il m'a beaucoup touchée. Si j'ai par moment regretté un certain manque de rythme, et un scénario un tantinet timide, j'ai été complètement conquise par ce trio d'acteur. Une telle osmose, chacun a sa place mais aucun ne tenant sans l'autre. Julia Piaton, on la voit de plus en plus et c'est tant mieux, car on sent qu'elle aime ses personnages et qu'elle leur donne toute son énergie. Sa beauté naturelle, pleine de charme, loin des stéréotypes est pour moi un réel atout. Quentin Dolmaire, je ne le connaissais pas. Il joue si bien que pendant le film, je me demandais s'il n'était pas réellement tétraplégique. Quant à Grégory Gadebois en repris de justice, faux infirmier et vrai chaperon malgré lui... Que dire, pour moi, il devient au fil des films un pilier du cinéma français. Discret, mais bien pilier. Son nom sur une affiche suffit à me faire entrer en salle, "les yeux fermés". D'ailleurs, ce rôle a été écrit spécialement pour lui, donc logique qu'il lui aille autant comme un gant. 
Luca, son personnage, évolue avec ses deux comparses sans jamais s'appesantir de leur condition, sans déployer en empathie démesurée. Il s'occupe d'eux évidemment, les porte etc... Mais jamais il ne les regarde comme des personnes handicapées.
Ce film montre avec justesse que le sentiments et l'amour, que l'on soit valide ou en fauteuil, sont toujours source de questions, de doutes, de détresses, de joie, de bonheur, de partage... Sauf que pour les personnes en fauteuil et dépendant, il y a une peur supplémentaire de rejet et surtout, la difficulté physique et matérielle du passage à l'acte.
Malgré mes tous petits reproches, ce premier film salutaire et utile et une réussite, bien agréable à regarder.
 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Mai 2025

Film d'Elsa Bennett et Hippolyte Dard

Avec Valérie Bonneton, Clovis Cornillac, Michèle Laroque, Sabrina Ouazani

Synopsis : A la suite d’un accident de voiture, Suzanne perd la garde de ses trois enfants. Elle n’a plus le choix et doit se soigner dans un centre pour alcooliques. A peine arrivée, elle y rencontre Alice et Diane, deux femmes au caractère bien trempé… Denis, éducateur sportif, va tenter de les réunir autour du même objectif : participer au rallye des Dunes dans le désert marocain. Il devra s’armer de beaucoup de patience et de pédagogie pour préparer cet improbable équipage à atteindre son objectif.

Mon humble avis : La Bande annonce laisse un peu penser à une comédie, que nenni. Ce film n'en n'est pas une, même si quelques situations ou bons mots comiques détendent l'atmosphère... tendue... Car tout au long du film, on sent qu'on est sur un fil, que la situation collective ou individuelle de l'une de ses femmes pourrait basculer d'un instant à l'autre... Chacune d'entre elle et toutes ensembles, elles sont une poudrière. Même la sororité qui s'installe entre elles semblent pouvoir voler en éclat à chaque instant.

Des jours meilleurs est un film dur, magnifique et bouleversant sur l'alcoolisme des femmes (sujet plutôt tabou...) qui est plus caché, à l'abri des regards et qui, socialement, semble plus "condamnable" que celui des hommes.

J'ai trouvé l'ensemble et les détails fichtrement bien ficelés. On n'est pas jamais dans la caricature. Les origines, les âges, les situations personnelles et les CSP de toutes ces femmes sont si variés que cela démontre bien que l'alcoolisme peut toucher tout le monde, quelle que soit la classe sociale. Le déclencheur de cet alcoolisme varie aussi d'une femme à l'autre, mais les conséquences sont les mêmes.

S'il n'y avait pas ce projet de participation à ce fameux rallye du désert, on pourrait être dans une chronique sociale. Mais finalement, cette idée de rallye qui peut paraître farfelue sur le papier s'intègre autant dans le film que dans la démarche de chacun de personnage, dans la démarche de résilience... Donner un but, l'atteindre ou pas, faire équipe, se dépasser... Etre loin de son quotidien... Se relever.

Tout est dit et montré avec justesse, délicatesse et respect. Sans jugement. On ne peut que déplorer et se sentir impuissants devant le mal être des personnages, et admiratif devant le combat que chacune doit mener contre elle-même, contre la maladie... puisque le film le rappelle : l'alcoolisme, comme toutes les addictions, est une maladie. 

Toutes ces femmes passent devant la caméra pour un face à face avec la psychiatre, que l'on ne voit pas. Elles sont donc face caméra et témoignent avec un naturel poignant de leur chemin dans l'alcoolisme. D'ailleurs, nombre des rôles secondaires sont d'anciennes femmes alcooliques qui racontent donc leur propre histoire. Toutes sont bouleversantes.

Et que dire de Valérie Bonneton qui est là où on ne l'attend pas et où on ne la voit quasiment jamais. Elle est d'une justesse incroyable et montre qu'elle peut être plus que brillante et saisissante de vérité loin du rôle de la femme bavarde qu'on lui donne souvent. Pour moi, elle est vraiment LA révélation de ce film.

Que dire d'autre sinon que "des jours meilleurs" devrait être vu par le plus grand nombre possible, au féminin comme au masculin... Car oui, c'est aussi un film qui, sans être moralisateur, fait réfléchir sur notre propre consommation d'alcool, et la place que celle-ci prend en société, pour ce qui est de l'alcoolisme dit "mondain", trop souvent ignoré que ce soit par les individus, ou l'entourage. 

Chapeau, j'ai adoré ce film courageux et nécessaire qui m'a captivée, touchée, embarquée, émue. Et ce soir, j'aurais pu, mais je n'ai pas pris d'apéro

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 20 Avril 2025

Film de Régis Wargnier

Avec Julia de Nunez, Clovis Cornillac, Julien de Saint Jean

Synopsis : Quelques heures avant l'attribution de sa 3ème étoile, le célèbre chef Paskal Jankovski disparait avec son second lors d'une partie de chasse. A 20 ans, sa fille Clara se retrouve seule aux commandes du restaurant. Deux ans plus tard, elle reçoit une mystérieuse invitation pour Taïwan...

Mon humble avis : Un film de Régis Wargnier étant pour moi un événement (Régis Wargnier n'avait pas tourné depuis 2014), il me fallait absolument voir La Réparation, d'autant que la bande annonce était alléchante.

Et finalement, j'en suis ressortie sans être retournée, sans enthousiasme débordant... Plutôt hésitante sur mes impressions.

Esthétiquement, "La réparation" est clairement réussi. C'est d'ailleurs un des grands points du film : depuis la mise en scène d'assiettes de haute gastronomie à leur dégustation, depuis le Moulin breton aux grandes avenues de Taïpei en passant par de somptueuses adresses, un temple isolé dans la montagne et les ruelles de la ville, tout est sublimé, et les lumières donnent une ambiance particulière, proche du mystère.

On est entre le drame familial, le thriller et le film de voyage. Dans sa quête pour retrouver son père disparu, Clara suit des indices particuliers qu'elle retrouve à travers le sens du goût... Des saveurs dans des plats, une façon de présenter un dessert lui laissent penser que peut-être... Cette originalité est agréable et bien pensée, étant donné le monde professionnel dans lequel évoluent les protagonistes. Si ceux-ci régalent leurs papilles, nous, nous en prenons plein des yeux.

Et pourtant, je n'ai pas réussi à croire complètement à cette histoire de disparition, et encore moins au récit qui nous en est fait plus tard dans le film. Ce passage qui aurait dû être bouleversant m'a laissée de glace, sans aucune empathie et toujours, avec un gros doute sur la crédibilité... même si le cinéma est sensé tout permettre. Pas mal d'événements m'ont paru téléphonés (je me suis même douté de la fin) et quelques scènes qui n'apportent rien surfent sur des poncifs...

Mais on suit, on apprécie le visuel et le bon jeu de la jeune Julia de Numez, parce qu'on veut savoir... même si la tension n'est jamais au maximum et que lorsqu'elle advient, elle n'est pas trop expliquée/justifiée...

Bref, sans plus.

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 7 Avril 2025

Avec Marco Luraschi, Jeanne Balibar, Marc Barbé, Phénix Brossard

Synopsis : Ethan, 17 ans, devient apprenti-jockey dans une écurie d’obstacles, l’épreuve la plus violente du galop. Au contact des purs-sangs, il découvre le monde des courses, des paris et de l’argent. Sa passion grandit, sa frustration aussi. Courir pour gagner, mais toujours au service des autres. Bientôt il devra choisir : transgresser les règles ou sauver sa peau.

 

Mon humble avis : Un film imparfait mais très intéressant et diablement prenant !

Commençons par mes bémols : le son... pas toujours bon, des parties de dialogues m'ont échappé. Quand Ethan arrive dans l'écurie, on ne sait pas s'il est familier du milieu équestre... Au début il semble que non, et finalement, il paraît apprendre très vite. On ne sait pas sur combien de temps, d'années se déroule l'intrigue... mais Ethan finit par monter en course un cheval qu'il a vu naître, donc on peut imaginer environ 3 ans... On accompagne Ethan et sa patronne dans quelques hippodromes pour des courses, dommage, on ne sait pas où. 

A part ça, Lads est vraiment un bon film à voir. Déjà, on assiste à la naissance d'un acteur (très très prometteur) en la personne de Marco Luraschi, fils du célèbre Mario Luraschi (dresseur et cascadeur équestre pour le cinéma entre autres). Donc évidemment, Marco est excellent cavalier, mais il se révèle aussi un très bon comédien.... Qui a dû apprendre la "position jockey" pour participer au film.

Lads nous montre ce que l'on ne voit pas souvent, c'est à dire les coulisses du monde des courses hippiques.  Comme le dit le réalisateur, ce sont "les ouvriers des courses" qu'il met en scène et en lumière... Ces jeunes de banlieue populaire qui rêve d'ascension sociale en arrivant à Chantilly, qui rêvent de devenir Jockey... Mais sur 100 d'entre eux, un seul y parviendra, les autres nettoieront les stalles toutes leur vie.

Le film nous met tout le temps sous tension car c'est un milieu où il y a la rivalité. Et qui dit concurrence, dit "tous les coups sont permis". On craint toujours un coup plus méchant que le précédent, une chute etc. Les conditions de vie de ces jeunes sont spartiates et draconiennes. Les courses hippiques et les chevaux capables de les courir coûtent une fortune... Quand il y a autant d'argent à la clé, et bien là aussi, tous les coups sont permis, quel qu'en soit le prix pour l'animal ou pour celui qui le monte...

Ce que montre ce film, qui a parfois presque le ton du documentaire, n'est pas tellement reluisant pour ce milieu impitoyable qui serait en délitement. Mais il y a Ethan, ce jeune plus complexe qu'il n'y parait, qui se trouve et qui devient la lumière, qui reste droit dans ses bottes, ses convictions et son respect pour sa monture. Non, il n'est pas prêt à tout.  Et il nous offre de superbes scènes de complicité avec les chevaux.

Autre "plus" non négligeable, la sublime mais trop rare Jeanne Balibar.

Bref, un film à voir, si vous aimez un minimum les chevaux parce qu'on n'en voit beaucoup. Et en dehors de l'aspect "film engagé", Lads est aussi un très bon divertissement.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 28 Mars 2025

Film de Ken Scott

Avec Leïla Bekhti, Jonathan Cohen, Joséphine Japy, Jeanne Balibar, Naïm Naji

Synopsis : En 1963, Esther met au monde Roland, petit dernier d’une famille nombreuse. Roland naît avec un pied-bot qui l’empêche de se tenir debout. Contre l’avis de tous, elle promet à son fils qu’il marchera comme les autres et qu’il aura une vie fabuleuse. Dès lors, Esther n’aura de cesse de tout mettre en œuvre pour tenir cette promesse. À travers des décennies d’épreuves et de miracles de la vie, ce film est le récit d’une histoire vraie, drôle et bouleversante, celle d’un destin incroyable et du plus grand amour qui soit : celui d’une mère pour son enfant.

Mon humble avis : Ce film est l'adaptation du roman autofiction éponyme de Roland Perez, célèbre avocat... Que je ne connaissais pas du tout ! Je savais qu'il s'agissait d'une histoire vraie, mais ignorais l'aspect adaptation.

Quelle gageure parfaitement réussie que de mener une histoire qui s'étend sur 50 ans en seulement 1h40 de film ! Tout est donc menée tambour battant, sans temps mort, avec une superbe énergie... contagieuse.

C'est un drame qui devient comédie par l'extravagance d'Esther, cette femme optimiste, manipulatrice et sans filtre, qui ose tout, va jusqu'au bout, qui se dévoue corps et âme à ses enfants, et surtout le petit dernier, Roland, né handicapé. Malgré tous les avis médicaux, elle se battra bec et ongles pour que son fils ne le soit plus. Avec un tel personnage, cela donne des scènes bien drôles, d'autant que nous sommes dans une famille juive, avec les expressions, croyances, et traditions qui vont avec. Esther, c'est le genre de mère dont tout enfant rêverait mais dont tout adulte aimerait s'émanciper et s'éloigner, tant elle est collante et veut tout régir. Ainsi, la première moitié du film est sur la relation fusionnelle entre la mère et le fils, et la deuxième partie, sur l'émancipation de Roland devenu adulte. Une mère se bat pour libérer son fils, puis ce même fils se bat pour se libérer de sa mère envahissante. Ce film parle aussi du handicap, mais avec autant de profondeur que de légèreté. C'est aussi un bel hommage à ces mères qui se donnent toutes entières et se battent pour que leurs enfants soient acceptés tels qu'ils sont. 

Il faut dire que le destin de Roland Perez est sacrément démesuré. Par l'acharnement de sa mère à son inclusion, il sera même danseur auprès de Joe Dassin et d'autres stars de l'époque, jouera dans des publicités et des séries etc... Avant de se lancer dans le droit, de devenir avocat spécialisé dans la propriété intellectuelle, et notamment, avocat de stars, dont Sylvie Vartan qui joue ici son propre rôle.

Ce film est donc fait d'émotions et d'humour. Et surtout, il est porté par des acteurs extraordinaires ! Que dire de Leïla Bekhti (actrice que j'adorais déjà et qui était ma motivation pour voir ce film) ! Elle joue (alors qu'elle était enceinte) Esther de ses 30 ans à ses 85 ans. Certes, il y a du maquillage, des prothèses, mais tout de même, cela ne fait pas tout. Il faut être une sacrée artiste de talent pour interpréter un tel personnage... Tout y est... le regard, la démarche etc... Naïm Naji qui joue Roland de 5 à 7 ans et lui aussi très touchant avec ses grands yeux ronds et bouleversant quand il ne peut que ramper dans l'appartement.

Une ode, touchante et drôle, à la vie et aux combats des mères courage qui ont des enfants "différents". Une fresque familiale à voir, assurément !

L'avis de Pascale

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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