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Publié le 26 Juin 2020

Cinéma, film, La bonne épouse, Martin Provost, Juliette Binoche, émancipation, libération de la femme, avis, chronique, blog

Film de Martin Provost

Avec Juliette Binoche, Yolande Moreau, Noémie Lvovsky

 

Synopsis :  Tenir son foyer et se plier au devoir conjugal sans moufter : c’est ce qu’enseigne avec ardeur Paulette Van Der Beck dans son école ménagère. Ses certitudes vacillent quand elle se retrouve veuve et ruinée. Est-ce le retour de son premier amour ou le vent de liberté de mai 68 ? Et si la bonne épouse devenait une femme libre ?

 

 

Mon humble avis : La bonne épouse est celle qui sait tenir son foyer, être au service de son époux et soumise à lui... Et c'est maintenant un film sympathique, qui se regarde avec plaisir mais, malgré le fait que ce soit une comédie, on ne peut pas dire que l'on rit beaucoup. On est souvent dans le désuet et le fond est de fait assez sombre. Mais les dialogues font cependant sacrément mouche ! Pour moi qui suis née dans les années 70, c'est même atterrant de constater à quel point les femmes étaient avant presque réduite au rôle de bonniches bien sages et qu'il y avait des écoles pour cela... des écoles ménagères. A ce titre, le film de Martin Provost est intéressant, qui témoigne d'une autre époque, pas si lointaine, et qui montre le chemin parcouru par les femmes pour l'égalité et l'émancipation, même si le chemin est encore long. Nombre des préceptes de la bonne épouse d'alors paraissent maintenant si aberrants, si humiliants... Et pourtant, sous d'autres latitudes et longitudes, il est triste de constater que pour certaines femmes, les choses n'ont que peu changer.

Martin Provost montre bien tout cela, ainsi que l'émancipation qui approche... Nous sommes en 1967-1968 et à Paris, cela commence à gronder. En Alsace où se déroule l'histoire du film, des jeunes filles élèves de l'école ménagère commencent à se rebeller contre l'avenir, ou plutôt le non avenir que l'on trace pour elles. En fait oui, le film est plus intéressant sur la période socio-historique que drôle, même si les tentatives d'humour ne manquent pas, en frôlant même le burlesque via le personnage de Soeur Marie Thérèse, surprenante et méconnaissable Noémie Lvovsky. Juliette Binoche fait bien le job, tout comme Yolande Moreau, comme d'hab en fait. Trop comme d'hab pour cette dernière que l'on voit toujours dans le même type de rôle au cinéma. Comme si les réalisateurs manquaient d'imagination pour proposer un rôle vraiment à contre-emploi à cette grande comédienne. C'est dommage.

Dommage aussi cette fin rocambolesque qui ajoute un style chorégraphié qui tombe comme un cheveu sur la soupe... qui sonne faux !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 16 Mars 2020

Cinéma, Film, Une sirène à Paris, Nicolas Duvauchelle, Matthias Malzieu, Dionysos

Film de Matthias Malzieu

Avec Nicolas Duvauchelle, Marilyn Lima, Rossy de Palma, Romane Bohringer

 

Synopsis :  Crooner au cœur brisé, Gaspard s’était juré de ne plus retomber amoureux. Quant à Lula, jolie sirène, elle n’a que le chant pour se défendre des hommes, en faisant s’emballer leur cœur jusqu’à l’explosion. Lorsque la Seine en crue vient déposer Lula au pied du Flowerburger, la péniche-cabaret où chante Gaspard, c’est un mini-tsunami qui va bouleverser leur existence. Lui, l’homme qui a souffert d’avoir trop aimé, et elle, la créature qui n’a jamais connu l’amour, vont apprendre à se connaître. Et à chanter d’une même voix…

 

 

Mon humble avis : Ah, l'univers de Matthias Malzieu, qu'il soit littéraire ou cinématographique, ou visuel, on ne s'en lasse pas !

Que ce film fait du bien ! Que du bien en cette période morose et crispée. Ce n'est pas compliqué, une sirène à Paris nous emmène dans un autre univers, comme dans un autre espace-temps, un autre monde, une autre époque pourtant bien dans le présent. C'est onirique, enchanteur, drôle, touchant, émouvant, merveilleux, sain, poétique, (faussement) bon enfant, tendre, fantaisiste, délicieux (comme un bonbon acidulé que l'on aime sucer doucement), charmant... Bon, c'est déjà pas mal pour vous convaincre non

Oui, Matthias Malzieu fait de chaque spectateur "une Alice au pays des merveilles". Tant de trouvailles visuelles qu'on ne s'est presque plus où regarder pour qu'aucun détail mignon tout plein ou malicieux ne nous échappe. (il y a un peu, visuellement, un côté Amélie Poulain dans ce film). On est les yeux grands ouverts, souvent bouche bée et le coeur en Chamallow . Ce film est un surprisier, à un d'un titre d'ailleurs. Musique et chansons sont aussi très présentes dans ce film, pas étonnant venant de son réalisateur Matthias Malzieu (Chanteur du groupe Dionysos, qui fait d'ailleurs une apparition dans le film)

Une sirène à Paris est une magnifique histoire d'amour, ou de non amour. De coeur brisé qui lutte mais qui, tant qu'il est brisé restera en vie. Mais dur de lutter contre l'amour, qui lutte lui-même pour s'insérer dans votre coeur, alors que le cerveau bloque l'accès pour se protéger.

Les personnages sont très forts, très caractérisés visuellement et donne une atmosphère années 50. Nicolas Duchauvelle est épatant et étonnant, avec une gentille pêche incroyable, alors qu'on le voit plus souvent dans des rôles inquiétants dans des films sombres.

Chacun verra dans ce film les métaphores qu'il souhaite, ou qu'il ressent, par rapport à son histoire personnelle. En tout cas, que vous ayez ou pas un coeur brisé, si vous aimez le merveilleux, être transporté ailleurs tout en étant là, ce film très coloré est fait pour vous !

 

PS : Si la situation actuelle vous empêche d'aller au cinéma... Pas panique,  ce film est l'adaptation du roman éponyme de Matthias Malzieu. Donc un petit tour en librairie et puis revient, et c'est parti !

Correction quelques heures après la rédaction de ce billet et l'intervention du 1er ministre : bon plus de ciné, plus de librairie ouverte... Vous pouvez toujours télécharger légalement le roman en version audio ou liseuse et vous garantir alors un excellent moment de lecture !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Mars 2020

cinéma, Biopic, de Gaulle, Lambert Wilson, Gabriel de Bomin, avis, blog, chronique, appel du 18 juin 1940

Film de Gabriel Le Bomin

Avec Lambert Wilson, Isabelle Carré, Olivier Gourmet

 

Synopsis :  Mai 1940. La guerre s’intensifie, l’armée française s’effondre, les Allemands seront bientôt à Paris. La panique gagne le gouvernement qui envisage d’accepter la défaite. Un homme, Charles de Gaulle, fraîchement promu général, veut infléchir le cours de l’Histoire. Sa femme, Yvonne de Gaulle, est son premier soutien, mais très vite les évènements les séparent. Yvonne et ses enfants se lancent sur les routes de l’exode. Charles rejoint Londres. Il veut faire entendre une autre voix : celle de la Résistance.

 

 

Mon humble avis : J'ai beaucoup aimé ce film, parfaitement mis en scène, en lumière, en images, en dialogues précis et compréhensibles et bien sûr, interprété avec brio.

De Gaulle (le film) se penche sur les quelques semaines qui ont précédé le fameux "appel du 18 juin. Ce qui rend le film passionnant car les détails de cette période sont très peu connus de nous tous (exceptés peut-être des passionnés et spécialistes de cette période". Dans ma tête et mes souvenirs scolaires, cela se résumait ainsi : Charles de Gaulle est parti à Londres et à lancer son fameux appel. Oui, mais pourquoi, dans quelles conditions, suite à quelle situation précise en France, je n'en savais fichtre (plus) rien. Ce film est donc une bonne révision de l'Histoire française (et mondiale)... Puis nous étions tout de même en Guerre Mondiale, donc les répercussions de cet appel n'ont pas dû se limiter à l'Hexagone. 

Le réalisateur Gabriel Le Bomin nous permet en même temps de ré-appréhender la vie de nos concitoyens d'aller, de reprendre la mesure du climat sous lequel il vivait alors, et sans doute, pour quelques temps pour le spectateur, de remettre les pendules à l'heure par rapport à la crise sociale que la France traverse depuis quelque temps.

Avec certains de mes compagnons de séances, nous étions d'accord sur le fait que le film nous laissait un peu sur notre "faim". C'est rare dans un biopic, mais nous aurions souhaité qu'il dure un peu plus de temps, afin de nous montrer en image les premiers effets de cet Appel, les premiers soldats, hommes, officiers, résistants rejoignant de Gaulle. De même nous aurions apprécié que les explications aillent jusqu'à nous rappeler comment la France s'est retrouvée divisée en deux, entre la France occupée et la France du Gouvernement de Vichy. Après, honte à moi, je ne  m'en souviens plus, mais cette division s'est peut-être installée plus tardivement, et le film ne pouvait pas non plus durer cinq heures.

Bref, grâce à ce film, on ne peut que reprendre conscience et admirer que le courage, l'intelligence, le patriotisme et la ténacité de Charles de Gaulle. Cet homme à qui nous devons certainement (ainsi qu'un des milliers d'autres), la chance d'être encore Français. Mais manifestement, cet appel fut manifestement un tournant décisif.

A voir évidemment !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Février 2020

Film, cinéma, La fille au bracelet, Roshdy Zem avis, blog, chronique

Film de Stéphane Desmoutier

Avec Roschdy Zem, Anaïs Desmoutier, Mélissa Guers

 

 Synopsis :  Lise, 18 ans, vit dans un quartier résidentiel sans histoire et vient d'avoir son bac. Mais depuis deux ans, Lise porte un bracelet car elle est accusée d'avoir assassiné sa meilleure amie.

 

Mon humble avis : J'avoue, ce film m'a laissée perplexe, mal à l'aise, et je ne sais trop qu'en penser. Bien sûr, il est très subtil, bien réalisé et interprété avec la sobriété nécessaire au sujet. D'ailleurs, celui-ci est inspiré d'une histoire vraie argentine, qui a déjà donné lieu à un film, mais selon un regard différent. Ici, Stéphane Desmoutier s'intéresse à celui des parents envers Lise, leur fille accusée de meurtre. Le film étant avant tout centré sur le personnage ô combien complexe et au comportement si déstabilisant de Lise... Dont, comme le dit l'avocate générale, les silences sont si assourdissants, que le film en devient souvent étouffant.

La fille au bracelet est un film de procès et de justice. Plus de la moitié des scènes se déroule en cours d'assise, à grand renfort de plaidoiries.

L'histoire met deux générations face à face... Et comme le rappel l'avocate de l'accusée, la justice ne doit pas juger la morale et la façon de vivre du suspect mais bien l'acte qui lui est ou pas reproché. C'est donc un film sur le doute. Le doute est constant et le spectateur repartira avec son intime conviction ou son doute, quelques soient les délibérés des jurés. Quant à moi, j'ai bien ma version possible des faits, mais celle-ci n'est ni évoquée ni suggérée dans le film.

Le film se penche beaucoup sur la jeunesse actuelle, l'adolescence qui se cherche et qui, via les réseaux sociaux, perd plus de repères qu'elle n'en trouve, au point de ne même plus trop savoir ce qui est bon ou redoutable.

Je regrette et trouve même étrange qu'il ne soit jamais question d'expertise psychologique de Lise, ni même d'un suivi médical. Les scènes de procès sont très réalistes et minutieusement tournées jusque dans le moindre détail judiciaire, dommage qu'il y ait cependant un petit arrangement avec le réel : chaque soir après le procès, Lise rentre chez elle, alors qu'elle devrait être incarcérée.

Enfin et dernière chose, la question principale que pose le film de Stéphane Desmoutier est : "A quel point connaît-on ses enfants, si toutefois on les connaît vraiment" ?

En fait, je pense que c'est un bon film, mais j'en suis sortie vraiment mal à l'aise et perturbée, limite glacée, à un moment où je n'avais pas envie de l'être. J'aurais sans doute eu besoin de plus d'éclaircissements et surtout de moins de suggestivité... puisqu'en fait, ce film pose le spectateur dans le rôle de juré, mais qui n'a pas toutes les cartes en main (on ne peut abattre toutes les cartes d'un procès qui dure des jours en à peine 2 heures).

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Février 2020

cinéma, film #jesuislà, Alain Chabat, Eric Artigau, avis, blog, chronique

Film d'Eric Lartigau

Avec Alain Chabat, Blanche Gardin, Doona Bae

 

Synopsis :  Stéphane mène une vie paisible au Pays Basque entre ses deux fils, aujourd’hui adultes, son ex-femme et son métier de chef cuisinier. Le petit frisson dont chacun rêve, il le trouve sur les réseaux sociaux où il échange au quotidien avec Soo, une jeune sud-coréenne. Sur un coup de tête, il décide de s’envoler pour la Corée dans l’espoir de la rencontrer. Dès son arrivée à l’aéroport de Séoul, un nouveau monde s’ouvre à lui…

 

Mon humble avis : La bande annonce me tentait, par cette "promesse" de passer la moitié du film en Corée du Sud, donc au bout du monde, un bout que je ne connais pas. Et puis Eric Lartigau étant le réalisateur de l'excellent et remarqué "La famille Bélier", je me suis dit que #jesuislà ne pouvait pas être mauvais.

Et bien j'avais faut sur toute la ligne. Ce film est en fait... navrant. Pas drôle du tout, pas triste non plus, mais pas émouvant pour autant. La première partie en France, il faut tendre l'oreille car les comédiens n'articulent pas et leur filiation/parenté ne saute pas aux yeux, il faut donc un petit temps pour constituer l'arbre généalogique... qui en fait n'apporte pas grand-chose de plus. Les dialogues sont d'un banal à mourir et Blanche Gardin, qui tente l'accent du sud-ouest mais sans articuler est limite incompréhensible.

Puis enfin, le film semble démarrer, puisque l'on s'envole pour Séoul. On y atterrit même ! et puis c'est presque tout. Puisqu'Alain Chabat ne quitte pas l'aéroport pendant 11 jours, puisqu'il attend sa dulcinée virtuelle IRL, qui a priori à du retard... Comme Chabat poste sur Instagram plein de photos sur ses rencontres, aventures et mésaventures dans l'aéroport, toujours accompagné du #jesuislà, dans l'espoir que la jolie Soo les lise, et bien il devient une star d'Instagram avec plus de 900 k de followers, donc une célébrité dans l'aéroport. Bref, c'est d'un pauvre, d'une vacuité navrante, tant dans la forme que dans le fond. Même si, au final, on gagne tout de même (et enfin), 10 minutes de balade dans Séoul.... Bon, cette balade n'est pas plus passionnante que le reste... et nous nous distrait pas vraiment de notre ennui.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 7 Février 2020

Cinéma, film, L'esprit de famille, François Berléand, avis, chronique, blog

Film d'Eric Besnard

Avec François Berléand, Josiane Balasko, Guillaume De Tonquédec

 

Synopsis :  Alexandre s'embrouille une nouvelle fois avec son père Jacques. A priori, il ne devrait pas, car ce dernier vient de décéder, mais Jacques, ou plutôt son esprit, est bien là, à râler à ses côtés. Et comme Alexandre est le seul à le voir et donc à lui parler, sa mère, sa femme et son frère commencent à s’inquiéter de son étrange comportement.

 

 

Mon humble avis : L'esprit de famille est un beau film mais inégal... Qui peine à trouver son genre, ce qui est sans doute voulu par le réalisateur, mais qui à mes yeux, n'est pas une bonne idée. En effet, affiche et bande annonce laissent penser que nous allons voir une comédie, ce que ce film n'est pas du tout... A part quelques situations qui prêtent à sourire, mais qui se rapprochent d'un burlesque caricatural inutile, déplacé, pas vraiment inspiré. Alors que le reste sonne juste, entre sobriété, onirisme et douce fantaisie, émotion et nostalgie.

L'esprit de famille porte sur le deuil, les regrets et les non-dits d'une famille, la filiation, le lâcher prise. Le tout avec de beaux dialogues, même s'ils sont parfois cruels, mais qui vont permettre à certains personnages de se relever, et surtout de se révéler. Rien de bien nouveau, mais une autre version bien à elle.

Le lieu de tournage, sur la côte Morbihannaise, offre des images, des paysages et des lumières justes splendides. On aimerait tant y être !

Je salue la prestation de Guillaume de Tonquédec qui sait être vraiment touchant, même bouleversant, lors de sa mue... de la paix qu'il fait avec feu son père et surtout avec lui-même et son entourage. Vraiment, chapeau !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 3 Février 2020

cinéma, film les traducteurs, Lambert Wilson, Thriller, avis, blog, chronique

Film de Régis Roinsard

Avec Lambert Wilson, Riccardo Scamario, Olga Kurylenko, Frédéric Chau, Alex Lawther

 

Synopsis :  Isolés dans une luxueuse demeure sans aucun contact possible avec l'extérieur, neuf traducteurs sont rassemblés pour traduire le dernier tome d'un des plus grands succès de la littérature mondiale. Mais lorsque les dix premières pages du roman sont publiées sur internet et qu'un pirate menace de dévoiler la suite si on ne lui verse pas une rançon colossale, une question devient obsédante : d'où vient la fuite ?

 

 

Mon humble avis : Le coup de coeur envers ce film ne saute pas aux yeux. Celui-ci commence en mode diesel et il faut un certain temps pour que le rythme prenne et que la "fuite" explose et rende alors chaque protagoniste comme un coupable potentiel. Il faut aussi s'habituer aux bonds dans les temps passé et présents... Et aux multiples accents des traducteurs, ceux-ci étant tous de nationalités différentes mais s'exprimant en français. Donc concentration, sinon, vous serez un peu perdus. Mais d'un coup, la tension monte et va crescendo... jusqu'au final qui vous laisse éberlués et abasourdis ! Parce que vous n'avez rien imaginé de tel, rien vu venir ! (même si vous attendiez ! ) Mais une fois que le scénario se ré-enroule devant nous sur l'écran, on crie alors au génie ! Quelle histoire à placards et tiroirs, quelle histoire en trompe l'oeil ! Tout le monde est manipulé : personnages et spectateurs. Vraiment, ce scénario original super bien ficelé mérite les palmes de la surprise et mérite à lui seul le déplacement !

Trois styles de thriller en un... Un genre Agatha Christie (on pense évidemment aux dix petits nègres, au crime de l'orient express), un genre arnaque... Le troisième genre, vous le découvrirez dans la salle, dans les dernières minutes du film. Et l'on pourrait dire que certaines scènes rappellent certaines émissions de téléréalité (enfermement, pas de contact à l'extérieur, grand luxe des installations mises à disposition etc...

Mais ce thriller est aussi un merveilleux hommage à la littérature, aux lecteurs, et surtout, aux traducteurs, qui sont payés en droits d'auteurs (2%) sur les ventes en France, mais qui sont rémunérés à la page le plus souvent à l'étranger. Les traducteurs dénoncent aussi l'aspect marketing primant sur le littéraire dans l'édition où certains romans se vantent comme un tube de dentifrice !

A savoir, c'est d'une situation réelle dont s'est inspiré Régis Roinsard pour écrire son incroyable et captivant scénario. Il y a quelques années, les traducteurs d'Inferno, roman de Dan Brown, avaient aussi été enfermés dans un bunker pour que ne filtre aucune information sur le futur best-seller tant attendu.

Bref, scénario et huis clos géniaux ! A voir (en étant concentré !)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 28 Janvier 2020

cinéma, film, je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, avis, blog, chronique, Jean Paul Rouve

Film d'Arnaud Viard

Avec Jean-Paul Rouve, Alice Taglioni, Benjamin Lavernhe,

 

Synopsis :  Dans la belle maison familiale, à la fin de l’été, Aurore fête ses 70 ans, entourée de ses 4 enfants, tous venus pour l’occasion. Il y a là Jean-Pierre, l’aîné, qui a endossé le rôle de chef de famille après la mort de son père ; Juliette, enceinte de son premier enfant à 40 ans et qui rêve encore de devenir écrivain ; Margaux, l’artiste radicale de la famille, et Mathieu, 30 ans, angoissé de séduire la jolie Sarah.
Plus tard, un jour, l’un d’eux va prendre une décision qui changera leur vie

 

Mon humble avis : Je garde un excellent souvenir de ma lecture, dans les années 2000, du recueil de nouvelles d'Anna Gavalda. J'avais adoré, mais ce souvenir est vide, je ne sais plus du tout ce qu'il contenait. Ce film en est une adaptation libre, très libre même, puisque certains des personnages sont créés ex nihilo, d'autres sont piochés dans d'autres nouvelles du recueil que celle titre, et adapté au scénario.

Le film m'a semblé long, parfois un peu ennuyeux et surtout, déprimant. Il en ressort une mélancolie XXL avec une impression de pathos... Après, certes, l'ensemble est hélas très réaliste, mais je réalise que j'ai de plus en plus besoin de cinéma distrayant, plutôt que de films qui me montre les difficultés de la vie telles qu'elles sont, ou telles qu'elles peuvent être chez les autres.

Ici, nous avons Jean-Pierre, l'aîné d'une fratrie de 4 orpheline de père. Jean Pierre semble avoir bien réussi sa vie, il est d'ailleurs un peu le soutien de toute la famille (financier pour l'une, psychologique pour l'autre etc). Sauf que du coup, personne ne s'interroge sur Jean-Pierre, sur son bien-être, son bonheur. Comme il n'a pas de problème précis, majeur ou visible comme ses frères et soeurs, Jean-Pierre va forcément bien. Jusqu'au jour où...  Certes, ce film célèbre l'amour et la solidarité familiale (qui à ce point et sans doute assez rare), mais c'est un film où ce sont la tristesse et le drame qui permettent à certains personnages d'ouvrir les yeux et/ou de rebondir. Le tout dans une atmosphère qui m'a paru déprimante, même si délicate, bien rendue, bien réalisée...

Mais heureusement, il y a une lumière dans ce film. L'interprétation de Jean-Paul Rouve. Magnifique et bouleversant Jean-Paul Rouve, qui excelle vraiment dans tous les rôles qu'il porte, du plus comique au plus dramatique. Quoiqu'il fasse, ce gars illumine l'écran ! Il vaut à lui seul le déplacement, si vous êtes prêts pour du "plombant". Je précise tout de même que les autres comédiens sont tout aussi parfait, mais moins lumineux !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 20 Janvier 2020

Film de Thomas Bidegain et de Marc Fitoussi

Avec Elsa Zylberstein, Manu Payet, Blanche Gardin

 

Synopsis :  Dans un monde où la technologie numérique a envahi nos vies, certains d’entre nous finissent par craquer.
Addict ou technophobe, en famille ou à l’école, au travail ou dans les relations amoureuses, Selfie raconte les destins comiques et sauvages d’Homo Numericus au bord de la crise de nerfs…

 

Mon humble avis : Une comédie décapante, cynique à souhait, qui passe au vitriol notre société ultra connectée et évidemment ses dérives, ses excès, son ridicule...

C'est caricaturé évidemment, mais si peu en fait, et hélas... Répliques et situations sont truculentes. Seule la fin m'a un peu semblé partir à vau l'eau, c'est le cas de le dire. Mais pas bien grave, le message est largement passé !

Cinq histoires se suivent et s'entrelacent et certains personnages sont présents dans différents actes, un peu comme un fil conducteur, ou une patate chaude !

C'est l'histoire avec Elsa Zylberstein qui m'a le plus plu, car les personnages principaux y sont beaucoup plus subtils qu'en apparence.

L'acte avec la famille qui filme constamment l'évolution de la maladie gravissime de leur enfant est le plus cynique. Et oui, enfant guéri = moins de followers et de likes et de comm'... Les voyeurs vont voir ailleurs et cette famille cherche désespérément un moyen de continuer à passionner le monde entier.

Bref, ce film qui fait franchement rire (même si parfois jaune) montre à, la perfection l'addiction actuelle de la société au tout connecté et les dangers que cela comporte. Tout n'est plus qu'histoire d'algorithme, de course aux likes, aux followers, la vie et l'intime est partagée avec le monde entier, il faut équilibrer les compte, les points, noter tout, tout le monde, n'importe comment et pour n'importe quoi. Faut avoir une bonne note mais pas trop bonne non plus. Bref, la vie ne se vit plus que par écrans interposés, le téléphone greffée à la main et la wifi en perfusion.

J'ai beaucoup aimé ce film bien ficelé mis en valeur par d'excellents comédiens. Bon, sur ce, je vous laisse, je quitte mon écran et retourne à la vraie vie. Dans la vraie vie, il y a aussi le ciné, donc n'hésitez pas !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 14 Janvier 2020

Cinéma, Sol, Chantal Lauby, chronique, avis blog

Film de Jézabel MARQUES

Avec Chantal Lauby, Camille Chamoux, Giovanni Pucci

 

Synopsis :  Sol, célèbre interprète de Tango argentin, vit à Buenos-Aires depuis de nombreuses années. Derrière son tempérament excessif et son sourire incandescent, la Diva cache une blessure dont elle ne s’est jamais réellement remise : la perte de son fils unique, Raphaël, avec qui elle avait rompu tout lien. Sol revient à Paris dans l’espoir de rencontrer enfin Jo, son petit-fils de 7 ans, né de l’union de Raphaël et d’Eva, sa belle-fille, qu’elle ne connaît pas. Mais devant eux, Sol prend peur et prétend être là pour louer le studio situé sur leur palier. Dès lors, elle va tout faire pour apprivoiser ses nouveaux voisins…

 

 

Mon humble avis : Sol est un joli film familial. Un film juste, tendre, drôle, touchant et émouvant. Le tout, bercé par l'envoûtante et enveloppante par la musique du tango. Pour une fois, la bande originale ne m'a pas échappée, tant elle joue un vrai rôle dans cette histoire.

Sol est aussi le portrait de deux femmes qui, à la base, se détestent. Deux femmes fortes et fragiles et la fois, qui vont s'apprivoiser et réaliser qu'elles ont beaucoup plus de point commun qu'elles ne l'imaginent, et surtout que chacune a besoin de l'autre, à sa façon. Elles ignorent en effet qu'elle partage le deuil de la même personne. Et ce n'est qu'avec l'aide de l'autre que chacune pourra justement faire son deuil

Le début de film peut sembler un peu poussif, qui mise plus sur l'humour et les quiproquos, puis un autre rythme s'installe, qui est plus dans l'émotion, lorsque les différents personnages se découvrent une affection réelle ou latente entre eux. Là, le film devient une très jolie histoire sur la transmission familiale ou intergénérationnelle, transmission qui soit générique, d'expérience de vie ou de caractère.

Chantal Lauby est excellente, tantôt drôle, tantôt émouvante, dans le rôle de cette grand-mère inconnue, censée être morte, qui tente de se rapprocher de son petit fils et d'établir une relation grand-mère/petit fils alors qu'elle n'est connue que comme la coloc/femme de ménage. Camille Chamoux interprète dignement le rôle d'Eva, la mère psychorigide et surprotectrice de son enfant, qui vit encore dans le souvenir de son défunt époux. Au contact de Sol, Eva va se détendre, réapprendre à rire et à profiter des bons moments qu'offre la vie. Quand à Jo, le petit garçon, c'est le truculent jeune Giovanni Pucci qui déborde d'énergie et de naturel.

Sol, c'est vraiment un bon et agréable moment de cinéma.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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