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Publié le 26 Janvier 2024

Film de Joachim Lafosse

Avec Daniel Auteuil, Emmanuelle Devos, Jeanne Cherhal

Synopsis : Silencieuse depuis 25 ans, Astrid la femme d’un célèbre avocat voit son équilibre familial s’effondrer lorsque ses enfants se mettent en quête de justice.

Mon humble avis : Ce film est inspiré d'un fait divers réel. En Belgique, Victor Hissel, avocat des victimes de Marc Dutroux, fut accusé de pédophilie et incarcéré 10 mois pour détention d'images pédophiles et fréquentation de sites internet du même style.

On a bien sûr deux grands et bons acteurs, vu leurs noms, il ne pourrait en être autrement. Emmanuelle Devos et Daniel Auteuil.

On a également une histoire terrible, glaçante. Pendant 30 ans Astrid s'est tue sur les agissements de son mari, sous prétexte qu'il s'est soigné... Et on sait dès le début que le fils est accusé de tentative de meurtre sur son père.

A part cela, rien, ce film est très pesant à regarder, et le sujet n'en n'est pas la cause puisqu'on le connaît avant d'entrer en salle, on sait qu'on ne va pas éclater de rire etc...

J'ai détesté la mise en scène... Sombre, dans le sens littéral du terme. Pas de lumière, même en plein jour, ça en est fatiguant. Tout est tourné en pénombre. Limite, ça endort. Tout est en flash back. Mais le scénario et les dialogues sont tellement intellectualisés et minimalistes qu'ils m'ont laissés à l'extérieur, me refusant ce qui me paraissait essentiel de savoir pour m'immerger dans l'histoire. On aperçoit des personnages qui semblent importants mais on ne nous laisse pas le temps de savoir qui ils sont. On évoque un certain Pierre, il faudra plus de la moitié du film pour comprendre qui il est.

On ne sait pas pourquoi Astrid s'est tu si longtemps... Peur de son époux ? Honte ? Déni ? Peur de perdre son confort de vie ? Sur Allociné, j'ai lu les intentions du réalisateur...  Je ne les ai pas trouvées ou saisies dans le film. Même l'aspect thriller du film m'a échappée.

Le film s'ouvre sur une longue scène... on est dans une voiture, et dans le rétroviseur intérieur, on voit le regard d'une femme (Emmanuelle Devos), regard qui s'embue subtilement au fur et à mesure du trajet. C'est la scène que j'ai préférée par ce qu'elle laisse libre court à l'imagination du spectateur, avant de le plonger dans le sujet.

Un film sur le silence en cas de drame, de crime, sur l'omerta, ainsi que sur la transmission du mal. Mais l'on reste en surface, sans analyse approfondie. A mes à mes yeux, un silence ne tient pas compte de ses spectateurs. C'est un film "entre soi".  Je me suis ennuyée. Un bon sujet et d'excellents acteurs ne suffisent pas à faire un bon film.

L'avis de "Sur la route du cinéma"

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 20 Janvier 2024

Film d'Ali Marhyar

Avec Ahmed Sylla, Mallory Wanecque et Julia Piaton

Synopsis : Souleyman, 27 ans, champion de boxe en pleine préparation des J.O. avec l’Équipe de France, voit son avenir s’écrouler lorsqu’il se fissure les os de la main, suite à une bagarre dans un bar. Souleyman se fait exclure de l’équipe et est envoyé au Château de Chambord, où il doit effectuer ses 400 heures de travaux d’intérêt général (T.I.G.) à ramasser les déchets dans les jardins.

Mon humble avis : Oups, le billet écrit hier soir... ben je ne l'ai pas enregistré :( Donc on recommence, dans les grandes lignes donc...)

J'ai beaucoup aimé ce film, même s'il ne révolutionne pas le genre de la gentille comédie, même s'il n'entrera pas dans les annales.  Mais il est très plaisant à regarder, fait passer un bon moment (qui peut tout à fait être familiale). Il dénonce des injustices et défend de bonnes valeurs telles que le dialogue, le courage, le travail, la transmission. Et bien sûr, on est dans l'optimisme malgré les galères, dans le feel good moovie. Ce n'est pas un film hilarant, mais on sourit beaucoup et on rit parfois, et j'aime cela, car cela signifie que je suis touchée. Et effectivement, le destin des deux protagonistes principaux ne peut qu'émouvoir, voire bouleverser pour celui de Mélissa, jeune fille toute en colère et violence. Mallory l'incarne avec maestria et elle possède un charisme exceptionnel. Sa carrière n'est pas finie !!! Ce n'est pas un film sur le succès, mais plutôt sur "comment s'en sortir avec ce que l'on est, avec nos propres armes".

Ahmed Sylla, je l'aime bien, il ne se prend pas la tête, il n'en fait pas des caisses et il joue juste.

Et puis, cerise sur le gâteau... le décor ! Le château de Chambord et son domaine ! De près, de loin, de l'intérieur... presque une visite personnelle, le château presque que pour nous, avec de vraiment superbes photos. Cela donne envie de retourner le visiter... et de le privatiser !!!

Un film qui fait du bien, et bien par ces temps-ci, ça fait du bien, à ne pas bouder.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 6 Janvier 2024

Film de Caroline Vignal

Avec Laure Calamy, Vincent Elbaz, Noémie De Lapparent

Synopsis : Un mari formidable, deux filles parfaites, un cabinet dentaire florissant : tout va bien pour Iris. Mais depuis quand n’a-t-elle pas fait l’amour ? Peut-être est-il temps de prendre un amant. S'inscrivant sur une banale appli de rencontre, Iris ouvre la boite de Pandore. Les hommes vont tomber… Comme s’il en pleuvait !

 

Mon humble avis : Laure Calamy retrouve la réalisatrice d'Antoinette dans les Cévennes, son premier énorme succès au cinéma. Même si le film Iris et les hommes développe un capital sympathie, je ne pense pas qu'il connaisse le même succès qu'Antoinette. 

Iris et les hommes est une comédie de moeurs bien contemporaine. Contemporaine c'est sûr avec l'aspect de l'affranchissement via les sites de rencontre, les applis, l'addiction aux notifications qui ponctuent la journée. Comédie, pas tant que ça, même si le traitement global du sujet reste à surfer sur la légèreté, je n'ai pas ri tant que ça. Peut-être que le comique aurait dû être plus accentué ou alors les sujets plus approfondis et analysés, pour donner à ce film un caractère plus précis, plus trempé. 

L'ensemble reste donc assez gentil, peut être vu par presque tous, pas de vulgarité ni scènes trop osées. Les sujets de l'usure du couple, l'usure du désir et le désir au féminin sont bien plantés et quelques scènes sont bien senties, mais ce n'est pas suffisant à mes yeux. Quant à la fin, elle est tellement attendue qu'elle ne surprend pas.

Heureusement, il y a la force fragile de Laure Calamy, on va dire qu'elle porte le film à bout de bras, peut-être un peu trop d'ailleurs.

Bref, un film juste sympa, mais qui ne révolutionne pas le cinéma !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 21 Décembre 2023

Film de Martin Bourboulon

Avec François Civil, Eva Green, Vincent Cassel, Romain Duris, Pio Marmaï

Synopsis : Du Louvre au Palais de Buckingham, des bas-fonds de Paris au siège de La Rochelle… dans un Royaume divisé par les guerres de religion et menacé d’invasion par l’Angleterre, une poignée d’hommes et de femmes vont croiser leurs épées et lier leur destin à celui de la France.

Mon humble avis : Visuellement, ce deuxième opus reste un très bon divertissement, prenant, gentiment drôle parfois, touchant de temps en temps. L'action est évidemment présente dans cette épopée, tout est rapide, pas de temps mort, on ne s'ennuie pas. Donc à voir comme tel, j'ignore d'ailleurs s'il respecte l'oeuvre d'origine et les quelques faits historiques.

Je déplore néanmoins, comme c'est souvent le cas avec ce genre de film, le nombre de "comme par hasard" et de "ouf, arrivés juste à temps". Remarque, à l'époque, pas de grève SNCF ni d'embouteillage sur les périphs. Mais le film empreinte tout de même de sacrées ellipses. De même, il y a toujours des moments de grande confusion pour le public, où l'on ne sait plus qui est qui, qui se bat contre qui... C'est à croire que tout cela est tourné sans que la compréhension nette du public soit importante. C'est un peu comme si le public était laissé de côté pendant que l'équipe de tournage s'amuse. Et puis pas mal de personnages se ressemblent terriblement, apparaissent et disparaissent sans que l'on ait le temps de se remémorer qui ils sont. Enfin, dernier "petit oups"... Deux hommes au pilori à marée montante à priori toute une nuit... Et l'un n'est ni mort de froid ni mort noyé. Hum hum... Mais bon, nous sommes dans le film d'aventure, d'action, et en se ce sens, il remplit tout à fait le cahier des charges.

Les photos et décors naturels sont superbes, même si un peu transformés (il n'y a pas de forêt sur le long de la plage de St Malo)... Saint Malo, son fort, ses remparts, Le fort La Latte, bref, mes environs sont vraiment bien mis en valeur, avec notamment de superbes scènes équestres.

On y va pour le côté spectaculaire et divertissant, et on en a pour notre argent ! A ne pas bouder !

Nos mousquetaires ont toujours du panache, Romain Duris en tête pour moi ! J'adore ce savoureux mélange de Pirate des Caraïbes et Keith Richard dans le look bien recherché !

 

L'avis de Dasola et Pascale 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Décembre 2023

Film de Katell Quillévéré

Avec Vincent Coste, Anaïs Desmoutier, Paul Beaurepaire 

Synopsis : 1947. Sur une plage, Madeleine, serveuse dans un hôtel-restaurant, mère d’un petit garçon, fait la connaissance de François, étudiant riche et cultivé. Entre eux, c’est comme une évidence. La providence. Si l’on sait ce qu’elle veut laisser derrière elle en suivant ce jeune homme, on découvre avec le temps ce que François tente de fuir en mêlant le destin de Madeleine au sien...

Mon humble avis : Je suis allée voir ce film parce qu'apprécie Anaïs Desmoutier, mais surtout parce que le premier tiers du film est tournée dans ma ville, Dinard... Mes plages, mon GR etc...

Le film commence très fort et noue le ventre... Une série de photos ou de films d'archives sur les femmes tondues à la fin de la seconde Guerre Mondiale, pour avoir "pactisé" avec l'ennemi. Ce sont des images vraiment violentes à recevoir. La dernière d'entre elles, qui n'est pas archive pour le coup, montre Madeleine, tondue, qui essaie d'effacer une croix gammée tracée sur son ventre bien arrondie. 

On la retrouve quelques années plus tard, avec un gamin de 4 ou 5 ans, en Bretagne. C'est l'histoire même de sa grand-mère qui a inspiré le début du film à la réalisatrice. Vient la rencontre avec François... Madeleine voit dans ce mariage un abri contre sa situation de fille mère... François, on le devine bien vite, y trouve là une couverture pour cacher et nier son homosexualité. Mais le couple s'aime à sa manière. Katell Quillévéré nous montre ainsi un couple ou l'union est basé sur une acceptation totale de l'autre, de ses valises, de ses déviances. Il n'empêche, tout au long du film, on s'attend à ce qu'advienne une catastrophe... Dans ce sens, le film est donc assez prévisible.

Je suis mitigée sur ce film, et ne n'est pas par l'interprétation, qui est parfaite. Mais que de longueurs ou de lenteurs, malgré les nombreuses ellipses pour couvrir deux décennies. Les scènes de sexes sont aussi interminables, très malsaines à mes yeux et franchement pas nécessaires. Franchement, de l'implicite aurait bien suffit, là où s'étale l'explicite. Enfin, le sort de l'enfant Daniel, puis de l'adolescent et enfin du jeune adulte m'a été insoutenable. Sa mère ne l'aime pas, ne lui porte aucune attention ni affection, elle s'occupe juste de son intendance. Mais elle le voit à peine. J'ai trouvé cela particulièrement monstrueux, et pas forcément justifié. Daniel n'est pas le fruit d'un viol, mais bien d'un amour avec un officier allemand. 

Et pourtant l'histoire est belle, terriblement triste finalement... En fait, si j'avais été réalisatrice, j'aurais fait de Daniel le héros central du film. Ce personnage est magnifique et mériterait un film à lui seul.

 

L'avis de Pascale

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 2 Décembre 2023

Film de Delphine Deloget

Avec Virginie Efira, Félix Lefebvre, Arieh Worthalter, India Hair

Synopsis : Sylvie vit à Brest avec ses deux enfants, Sofiane et Jean-Jacques. Une nuit, Sofiane se blesse alors qu’il est seul dans l’appartement. Les services sociaux sont alertés et placent l’enfant en foyer, le temps de mener une enquête. Persuadée d’être victime d’une erreur judiciaire, Sylvie se lance dans un combat pour récupérer son fils.

Mon humble avis : Un rien est tout bascule... Parce que la société s'en mêle ou parce que la société protège envers et contre tout. Sommes-nous dans une époque surprotectrice ou le moindre accident n'est plus toléré ou sommes-nous une société qui prévient plutôt que de guérir ? Sylvie se retrouve dans une spirale infernale... Plus elle se débat, plus elle s'enfonce. Il faut dire que cette mère aime ses enfants plus que tout au monde, mais qu'elle est tout de même bien insouciante. Et qu'en plus, on ne peut pas dire qu'elle s'entoure très bien. Et la personne qui semble la plus structuré autour d'elle, c'est son frère aîné... On hésite entre faire de lui un égoïste ou un homme qui se protège de cette inconséquence et cette légèreté familiale, qui peuvent paraître pour toxiques. Car il y a aussi le petit frère de Sylvie, pire qu'un boulet, un homme à qui on aimerait donner des coups de pied au C...

La tension monte au fur et à mesure que Sylvie s'accroche et décroche en même temps.  On sort de ce drame social complètement K.O et bouleversé ! Sans savoir pour autant se faire une  opinion précise de la situation. Est-ce une femme victime de la rigidité de l'administration et de la justice française, ou un enfant sauvé d'une gravité potentielle. Le film ne tranche pas, et ne juge pas cette mère courage déboussolée. Mais il montre tout de même que l'enfer peut être pavé de bonnes intentions, des deux côtés. En tout cas, c'est une famille qui reste unie, mais c'est une famille démolie. Un film haletant, et évidemment, avec Virigine Efira, il ne peut-être que magistralement incarné ! Le film est maîtrisé, bien documenté, la réalisatrice sait de quoi elle parle et de toute façon, impossible de traiter un tel sujet à la légère.

En y réfléchissant, je me dis que si la justice française n'était pas aussi empêtrée dans sa lenteur incontestable, le drame n'aurait pas pris une telle ampleur. Mais bon. En tous cas, un film qui interroge profondément !

L'avis de Pascale

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 21 Novembre 2023

Film de Frédéric Tellier

Avec Benjamin Lavernhe, Emmanuelle Bercot, Michel Vuillermoz

Synopsis : Né dans une famille aisée, Henri Grouès a été à la fois résistant, député, défenseur des sans-abris, révolutionnaire et iconoclaste. Des bancs de l’Assemblée Nationale aux bidonvilles de la banlieue parisienne, son engagement auprès des plus faibles lui a valu une renommée internationale. La création d’Emmaüs et le raz de marée de son inoubliable appel de l’hiver 54 ont fait de lui une icône. Pourtant, chaque jour, il a douté de son action. Ses fragilités, ses souffrances, sa vie intime à peine crédibles sont restées inconnues du grand public. Révolté par la misère et les injustices, souvent critiqué, parfois trahi, Henri Grouès a eu mille vies et a mené mille combats. Il a marqué l’Histoire sous le nom qu’il s’était choisi : l’Abbé Pierre.

Mon humble avis : Quel film ! On en sort forcément chamboulé, et sans doute chacun se questionne intérieurement : "et moi, que fais-je pour améliorer le sort des autres, pour bonifier le monde ?". Et en même temps, j'ai comme ressenti une forme de découragement. Tant d'énergie dépensée par un tel homme et d'autres de son espèce, et pourtant, ce n'est pas suffisant, puisque la situation ne change pas vraiment, que des hommes, des femmes et des enfants vivent toujours dans la rue, ici en France et partout dans le monde. L'abbé Pierre voulait sauver le monde, et cependant, il a souvent ressenti une sensation d'échec devant cette misère persistante. Et pourtant, il en a sauvé des vies, en tant que résistant, puis en tant "qu'Abbé Pierre / Emmaüs". Il en a ramené à la vie des gens perdus, il leur a rendu des dignités...

Moi, j'ai sauvé des animaux, j'ai sauvé une personne au bout du rouleau par mon témoignage, j'ai trié des collectes alimentaires, mais rien d'autre... Bref, voilà ma réflexion en sortant de ce film...

Que tout le monde devrait voir, tant il est un formidable témoignage d'humanisme, de courage, de persévérance, d'altruisme, de colère constructive.

L'abbé Pierre - une vie de combats est un film épique, qui couvre plus de 70 années de la vie de cet homme... On le découvre jeune moine, puis soldat au début de la 2ème Guerre Mondiale, puis résistant, puis député puis... "juste" Abbé Pierre. Evidemment, je connaissais le personnage et son oeuvre mais j'étais loin d'imaginer l'étendue internationale de celle-ci. A l'époque, j'avais aussi vu le film Hiver 54 avec Lambert Wilson (en 1989-1990). C'est fou comme on peut connaître et méconnaître en même temps, car de sa vie, de la naissance et de l'évolution de ses engagements, de ses doutes, je ne savais rien.  J'ignorais même l'existence de cette fabuleuse et dévouée femme qu'est Lucie. La portée et l'environnement politique des différentes périodes m'avaient toujours échappé.

A mes yeux, le film est magistralement réalisé... Depuis son déroulement clair malgré les ellipses nécessaires (couvrir 70 ans en 2h, c'est pas facile facile), en passant par les décors de reconstitution, le maquillage... Et évidemment l'interprétation...  On a franchement des acteurs excellents en France ! Benjamin Lavernhe est plus qu'extraordinaire et convaincant, il est bluffant. Avec Emmanuel Bercot, ils forment vraiment un duo extraordinaire, où chacun complète l'autre.

Récemment, j'ai lu le défi de Jérusalem d'Eric Emmanuel Schmitt... Livre postfacé par le Pape François qui dit globalement : le chrétien n'a pas pour mission d'évangéliser ni de convertir, mais de témoigner et d'aimer... Et ces témoignages, dans mon environnement, je n'en vois pas beaucoup... Mais l'Abbé Pierre était de ceux qui témoignaient en aimant l'autre, en allant vers l'autre ou en l'accueillant. Jamais dans le film, on ne le voit chercher à convertir quiconque. Manifestement, sa foi était son support personnel, mais en rien son étendard. Il s'est donné corps et âme. Je ne sais pas si, de notre époque, émaneront d'autres personnages tels que l'Abbé Pierre, Soeur Emmanuelle ou d'autres, capables de déplacer des montagnes à eux seuls, d'unir et de réunir... L'avenir nous le dira... 

En tout cas, ce film magnifique, bouleversant est à voir absolument.

L'avis de Pascale

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Novembre 2023

Film de Géraldine Danon

Avec Stéphane Caillard, Alison Wheeler, Alexis Michalik, Charles Berling

Synopsis : Connue comme "la petite fiancée de l’Atlantique", Florence Arthaud fut surtout une grande navigatrice. Son palmarès exceptionnel, et unique dans cet univers masculin, connut son apogée avec sa victoire de la Route du Rhum en 1990.

Au-delà de ces exploits, FLO raconte l’incroyable destin d’une femme farouchement libre qui - après un accident de la route ayant failli lui coûter la vie - décide de rejeter son milieu bourgeois et la vie qui lui avait été tracée, pour vivre pleinement ses rêves.

Mon humble avis : Le film n'est pas parfait, mais qu'est-ce qu'il est beau, prenant, émouvant, bouleversant !
Mes petits bémols sont au nombre de 3 :

La musique couvre parfois trop les dialogues, de ce fait, il arrive que certains mots soient inaudibles, comme c'est de plus en plus courant hélas... Les personnages secondaires ne sont pas tous aisément reconnaissables, surtout pour qui n'est pas une fana absolue de la navigation de haut vol. Et enfin, j'ai parfois manqué de repères temporels. Donc comme vous le voyez, rien de rédhibitoire !

Les images sont magnifiques... Qu'elles soient en plans larges, ou en plan serré... Que ce soit sur une mer limpide ou déchaînée... Que ce soit sur le visage exaltée de liberté et d'insouciance de Florence, ou dans ces périodes sombres où elle est dévastée. L'actrice qui interprète Florence Artaud livre une performance extraordinaire (tant dans les émotions que dans l'action nautique). Elle est lumineuse, elle rayonne ! Magnifique.

Ce film subit pas mal de polémiques, normal, nous sommes en France, pays des jamais contents. Il paraitrait que certains événements portés à l'écran soient faux... Et alors ? En tout début de film, une phrase annonce : film de fiction très librement inspirée de la vie de Florence Artaud. On va voir une belle (même si tragique) histoire, une aventure hors du commun. On a un superbe portrait d'une femme qui fut exceptionnelle, et qui des années après, le reste et le sera toujours. Une femme qui a marqué l'Histoire de la navigation, et qui a déjoué les traditions machistes et misogynes du milieu marin, une femme qui a fait preuve d'une ténacité, d'une persévérance et d'un courage extraordinaire, une femme qui a tenu tête, qui était farouchement libre, une femme qui avait de la répartie face aux hommes, une femme qui ne se laissait pas faire, une femme porte drapeau bien en avance sur son temps, une femme qui a dit "tout est possible" et qui permet d'y croire, une femme qui a gagné bon sang ! Et lors de l'arrivée à Pointe à Pitre, ma gorge s'est serrée d'émotion !

J'ai lu que les hommes (marins) étaient particulièrement caricaturés... je vois partout des gens qui sont les caricatures d'eux-mêmes, et je pense que les marins "jouent" souvent aussi de cette caricature. J'ai lu que Florence Artaud y était montrée comme une alcoolique... Elle a eu des moments difficiles, oui, avec de l'alcool mais tellement plus d'autres moments grandioses... 

N'en déplaise à certains, j'ai trouvé ce film superbe, un magnifique hommage à une femme hors norme... Et un film réalisé par une femme également, épouse du navigateur Philippe Poupon !

Je me suis laissée emportée par Flo sur les flots. Juste dommage que dans la Bande originale qui est super sympa et pêchue, ne figurent pas à un moment ou un autre les morceaux de Pierre Bachelet la concernant, dont son duo avec lui. Cela aurait été un beau clin d'oeil à deux disparus...

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 1 Novembre 2023

Film d'Albert Dupontel, 

Avec Cécile de France, Nicolas Marié, Albert Dupontel

 

Synopsis : Journaliste politique en disgrâce placée à la rubrique football, Mlle Pove est sollicitée pour suivre l’entre-deux tours de la campagne présidentielle. Le favori est Pierre-Henry Mercier, héritier d'une puissante famille française et novice en politique. Troublée par ce candidat qu'elle a connu moins lisse, Mlle Pove se lance dans une enquête aussi étonnante que jubilatoire.

Mon humble avis : Dupontel, j'adore, j'y vais les yeux fermés !

Bon cette fois-ci, le résultat est un peu en de ça de mes espérances. Rien à redire sur le sujet du film, ni sur son interprétation bien au contraire (Cécile de France et Nicolas Marié forment un duo savoureusement drôle et rusé). Mon bémol irait au montage... En effet, certaines scènes, très rapides, ne laissent pas aux spectateurs le temps de les appréhender réellement. De ce fait, certaines parties de l'histoire et quelques personnages restent nébuleux, comme si les spectateurs étaient laissés en dehors de la petite cuisine interne. De même il arrive que la fin de certains dialogues soit inaudible. C'est dommage. Car ceci mis à part, ce drame drôle est franchement bien pensé dans cette époque de désillusion politique, où l'intérêt et la confiance ne sont plus là... Cette satire du monde politique montre bien quels sont les intérêts qui tirent les ficelles du pouvoir, et également, comment les journalistes peuvent être bridés dans leur travail sitôt qu'ils découvrent un pot aux roses...

Et si demain, nous avions un candidat présidentiel qui n'annonçait pas son vrai programme, pour le bien social et écologique... Et si demain, un homme politique parlait vraiment du fond du coeur...

Le film est rocambolesque et certes utopiste (comme Dupontel sait le faire) mais on pourrait presque espérer pour notre sort à tous qu'il soit visionnaire. Second tour est résolument humaniste et intelligent. Sous le signe de l'humour, c'est un film qui dénonce, comme les autres oeuvres du réalisateur. D'autant les réparties, qu'elles soient comiques ou profondément sérieuses, sont excellentes et ne laissent pas indifférentes... Comment tout changer sans rien casser, c'est presque sur cette phrase que s'achève ce Second tour, à voir tout de même malgré mes petits bémols, car Dupontel nous offre vraiment un univers cinématographique bien à lui et des moments sacrément jubilatoires !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 20 Octobre 2023

Film de Karine Blanc et Michel Tavares

Avec Clovis Cornillac, Eye Haïdara, Laurence Cote

Synopsis : Maire d’un petit village de montagne au pied du Mont-Blanc, Paul Barral se bat pour maintenir les commerces et préserver l’école d’une fermeture annoncée. Alors qu’il cherche désespérément comment attirer de nouvelles familles, l’arrivée de mères célibataires en situation difficile dont Joe-Lynn, chanteuse au franc-parler et ses deux enfants, va vite faire des étincelles dans ce village paisible. Non sans détermination, Monsieur Le Maire a peut-être trouvé là, une solution inédite pour ramener de la vie dans un territoire à l’abandon...

Mon humble avis : Un chouette moment de cinéma, en avant-première, en présence des réalisateurs et de Clovis Cornillac, qui a commencé par remercier les spectateurs présents dans la salle de toujours venir au ciné, d'oser même venir voir un film pour l'instant inconnu, juste par curiosité et par amour du cinéma !

Un bon petit film français comme je les aime, un peu social, un peu drôle mais pas trop, et très humain... et donc touchant. Un film qui nous montre des Mr et Mme Tout le monde. Monsieur, le Maire nous montre ce qu'est la vie d'un élu d'une petite commune rurale et désertée, d'autant plus isolée ici que nous sommes en montagne. Ses prérogatives, ses petites et grandes préoccupations, ses responsabilités tant humaines que pénales. Et franchement, c'est bien fait, et c'est un bel hommage à ses hommes et femmes qui s'engage pour leur commune, et qui sont de moins en moins récompensés et respectés dans la charge qui est la leur.

Le film aborde aussi les violences conjugales et familiales, et le sort de ces femmes qui peinent à s'en sortir, faute de structures d'accueil adéquates, et de confiance ou de coup de pouce de la part de la société parfois. Ici, le coup de pouce, c'est Paul, Mr le Maire, même si le coup de pouce est à la base très intéressé... pour le sort de sa commune.

Il y aura une belle rencontre humaine, une intégration difficile d'abord puis chaleureuse, chacun apportant son savoir et sa nature à l'autre. Puis c'est tout une commune qui fera front pour accueillir et protéger. Avec ce film, on déplore une fois de plus la lenteur et la rigidité administrative de la France, qui pourraient en décourager plus d'un, et qui sont souvent bien éloignées des discours politique. A savoir que ce film s'inspire librement d'un fait réel...

Evidemment, les comédiens ont été choisis avec soins... Clovis Cornillac incarne, comme d'habitude parfaitement, ce maire terrien, investi et humaniste. Quant à Eye Haïdara, elle est une fois de plus magistrale dans cette femme au fort caractère, mais femme fragile, qui ne demande qu'à vivre normalement. 

Un très bon moment, un joli film ! Le film sort le 1er novembre, à vos agendas !

Des petites photos que j'ai prises de Clovis :)

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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